Au jour le jour, octobre 2010

Vous souvenez-vous qu’il y a 25 ans nous fêtions le cent cinquantième anniversaire de la naissance du premier train au Canada entre La Prairie et Saint- Jean (Dorchester). Au cours de l’été 2011 votre société d’histoire à la ferme intention de souligner par une exposition le 175e anniversaire du même événement. La ville de La Prairie proposera sans doute à la population de nombreuses activités liées à ce qui fut pour notre localité le début d’une ère de prospérité. Serez-vous de la fête ?

Dans La Prairie d’avant la Seconde Guerre mondiale, alors que cette petite ville avait encore une certaine atmosphère de village, quelques individus étaient connus, autant et parfois plus par un surnom que par leur vrai nom.
Enfants, il nous était facile de comprendre l’origine de certains de ces surnoms : ainsi en était-il de Morveux qui affichait un nez propice à cette caractéristique et de La Patte à… qui devait s’aider d’une béquille pour marcher. Par contre, le Branleux, qui exerçait un métier qui le mettait en contact autant avec des adultes que des enfants, ne montrait aucun signe ostensible pouvant justifier ce surnom. J’appris en vieillissant qu’il aimait les jeux de cartes où on misait de modestes sommes entre copains. Ceux-ci l’avaient-ils affublé de ce sobriquet parce qu’il était hésitant à se décider lors de ces parties ? Étaient-ce ces mêmes copains qui avaient gratifié sa femme du rare surnom (du moins à La Prairie) de La Comète ? L’épithète peut s’appliquer à quelqu’un d’étonnant, de rare ou à une commère selon le cas. Le physique attrayant de la personne en cause porte à croire qu’on avait voulu souligner, en plaisantant, le bon choix conjugal de ce copain.
Pourquoi, par ailleurs, le tueur attitré de l’abattoir local était-il surnommé Moineau, un sobriquet péjoratif signifiant « vilain moineau » même quand il est ironiquement qualifié de « joli moineau ». Certains laissaient entendre qu’il pouvait provoquer des avortements clandestins à l’aide de broches à tricoter !
Crapet, un synonyme de crapaud, était un résident du Fort-Neuf affublé de ce surnom à cause de sa démarche évoquant celle de ce batracien.
Les surnoms, il y en a eu depuis longtemps à La Prairie, comme ailleurs. En voici quelques-uns relevés dans le recensement paroissial fait par le curé Bourgeault, en 1878. Le nom d’une veuve y est accompagné du surnom Le Croche associé à son défunt mari. Cela évoque une jambe croche qui affecte la démarche. Dans une autre famille où résidait un journalier de 39 ans, ce dernier est dit Boitasse, qui boite. Les données du recensement étant mises à jour quand un paroissien décédait on en déduit que Boitasse ne devait pas être un homme très heureux, car, en 1888, on le trouva pendu. On peut penser, par contre, qu’un certain Joachim était un être choyé. Le recenseur ajoute à son nom le sobriquet plutôt affectueux de Pitou-Ninnin ! Ces termes désignent, pour Pitou : enfant, fiancé ou mari, et, pour Ninnin, sont synonymes de fanfan, mon poulet, mignon.
Dans les dictionnaires on fait état de différents types de surnoms, certains se transmettant à la descendance, d’autres d’une durée limitée à une tranche de vie ou disparaissant avec elle.
Beaucoup de surnoms transmis à des descendants étaient tirés des caractéristiques d’un individu : ainsi les « dits Sans regret » ou « Sans façon ». Lépine en rapporte, entre autres, d’assez savoureux: « Antoine Bonnet dit Prettaboire, René Cruvinet dit Bas d’argent et Jacques Legendre dit Bienvivant. »
Les sobriquets sont des surnoms plutôt familiers, parfois plaisants, souvent moqueurs qui peuvent aussi être ridicules ou injurieux. Ils sont souvent attribués dans l’enfance par des compagnons d’école ou de jeu. Beaucoup commencent par un Ti (petit) : Ti-Blanc, un oncle dont la chevelure blonde était très pâle ; Ti-Rouge, un rouquin ou un fervent libéral ? Ti-Zoune était un de mes compagnons de classe. Il y a eu longtemps beaucoup de Ti-Zoune au Québec. Le comédien Olivier Guimond fils dont le père portait ce surnom le donna comme titre à une de ses pièces. Ce n’est que récemment que j’ai trouvé le sens de Zoune, un québécisme équivalent de « zizi », pénis. Comme Ti-Cul, il est employé par des grands pour rappeler à des jeunes leur infériorité évidente!
Rappelons pour mémoire deux Ti de La Prairie bien connus à l’époque. D’une part, Ti-Gris, petit de taille et grisonnant, enseignant à l’Académie Saint- Joseph sous le nom religieux de Frère Bruno. D’autre part, Ti-Mine, la servante du presbytère du temps du curé Chevalier. Son sobriquet était peut-être tiré de son prénom, mais ce n’est pas celui-ci qui en fit un petit personnage, C’est plutôt dans sa façon d’alimenter le clergé local qu’elle attira l’attention de pieux citoyens. Responsable de plusieurs tâches au presbytère il lui fallut sans doute en condenser certaines pour venir à bout de l’ensemble. Elle choisit de rationaliser la préparation des mets. Elle en préparait certains en bonne quantité pour en avoir en réserve dans la glacière pour plusieurs repas. Ce n’était pas une mauvaise idée sauf que les menus manquaient de variété et que, par exemple, certains jeunes vicaires moins portés au renoncement n’arrivaient pas à se délecter d’oeufs au miroir réchauffés. Le curé s’accommodait de ce régime, mais la chose se sut dans la communauté. Des paroissiens compatissants se donnèrent le mot sans le dire pour inviter de temps à autre ces jeunes prêtres à partager un de leurs repas de famille. Ils savaient, eux, que si un esprit est sain dans un corps sain, un corps sain demande du bon pain.
Et, pour en finir avec les Ti, évoquons le souvenir de René Lévesque, premier ministre du Québec au crâne dégarni, qualifié de Ti-Poil !
Références
Bourgeault, Florent, curé, Recensement de la population de La Prairie de la Magdeleine, 1878
Lépine, Luc, L’impact des noms de guerre militaires français sur la patronymie québécoise. www.histori.ca/prodev/article.do?id=15333
Meney, Lionel, Dictionnaire québécois français
Dictionnaire Bélisle de la langue française au Canada
Le Grand Robert de la langue française

Le 6 octobre 1726, un nommé Pierre Quiscacon reçoit une concession des Jésuites. Il profite déjà depuis 1725 de cette terre du rang Saint-François-de- Borgia, ou rang de La Bataille, située dans la seigneurie de Laprairie-de-la-MadeleineBibliothèque et Archives nationales du Québec, Centre d’archives de Montréal (BAnQ-M), notaire G. Barette, concession à Pierre Quiscacon. . La terre voisine appartient à François Leber fils, laquelle jouxte celle de son frère Jacques. Les deux frères sont fils de François Leber, futur capitaine de milice de La Prairie (première mention en 1729).
Dans les registres de cette paroisse, il n’y a aucun acte de baptême, de mariage ou de sépulture au nom de Quiscacon ou d’une quelconque variante orthographique. Les greffes des notaires de l’époque ne contiennent aucun acte libellé sous ce nom (achat, vente, échange, rétrocession, donation, etc.).
MAIS QUI EST DONC PIERRE QUISCACON ?
Un premier indice apparaît dans l’acte de concession d’une terre à Jean-Baptiste Munié (Meunier) dit Lafleur en date du 26 juin 1742BAnQ-M, le même, 26 juin 1742, concession à J. Bte Lafleur. . L’acte stipule que la terre avait été concédée à Pierre Quiscacon, panis, le 6 octobre 1726, lequel demeurait chez le sieur Leber. La terre fut ensuite cédée à ce dernier puis rétrocédée en 1740 aux seigneurs jésuites. Le terrier de la seigneurie, en date de 1751Société d’histoire de La-Prairie-de-la-Magdeleine (SHLM), Fonds des Jésuites, Seigneurie de Laprairie-de- la-Madeleine, Terrier de 1751, p. 244, précise que :
Pierre Quiscacon est mort à la fin de mai 1727 et son père adoptif, François Leber père a hérité de lui, du consentement des seigneurs qui ont bien voulu lui faire cette grâce.
Ainsi, Pierre Quiscacon est un Amérindien adopté par François Leber père. L’acte de concession (à Munié dit Lafleur) de la terre qu’il a occupée le qualifie de panis. Il ne faut pas prendre ici panis au sens d’esclave. Le terrier nous apprend en effet que François Leber était bien son père adoptif et non son maître ou propriétaire. Un esclave ne pouvait pas contracter devant notaire, du moins sans l’accord explicite de son maître ou propriétaire. Tout indique que si Pierre avait déjà été esclave, il ne l’était plus à ce moment. Il était probablement originaire de la nation pawnee ou panise.
D’OÙ VIENT LE NOM DE QUISCACON ?
Nous avançons une hypothèse. Les Kiskakons formaient l’un des quatre clans de la tribu des Outaouais. KoutaoiliboeDonald Chaput, « Koutaoiliboe », Dictionnaire biographique du Canada, vol. II, 1701-1740, www.biographi.ca , un important chef outaouais appartenant au clan des Kiskakons de Michillimakinac vers les années 1700-1706, fut l’un des alliés les plus fervents et fidèles des Français. Peut-être notre Pierre provenait-il du clan des Kiskakons. Le notaire, en rédigeant l’acte de concession, tenait à lui attribuer un nom et il aurait choisi celui de son clan comme patronyme. On peut penser que les Kiskakons, ayant capturé cet enfant de la nation panise, l’ont ensuite troqué ou offert aux Français.
Dans le Dictionnaire des esclaves de Marcel TrudelMarcel Trudel, Dictionnaire des esclaves et de leurs propriétaires au Canada français, Cahiers du Québec/Histoire, Hurtubise HMH, Ville LaSalle, 1990, p. 33. , nous ne trouvons pas de Pierre Quiscacon ou Kiskakon. Par contre, il y figure un Pierre, amérindien, demeurant chez François Leber, baptisé le 15 juillet 1714, à l’âge de 9 ou 10 ans. Le registre paroissialJean-Pierre Pepin, Fonds Drouin numérisé, Paroisse de La Nativité-de-la-Sainte-Vierge-Marie de La Prairie, 1700-1715, p. 154 mentionne Marie-Anne Magnan, en tant qu’épouse de François Leber et marraine. Pierre y est qualifié de « petit sauvage », résidant chez François Leber. C’est notre Quiscacon, sans son patronyme.
François Leber et Marie-Anne se sont mariés à Montréal le 29 octobre 1698. Le couple a eu 13 enfants, dont 12 baptisés à La Prairie entre 1701 et 1720Bertrand Desjardins, Dictionnaire généalogique du Québec ancien, Programme de recherche en démographie historique (PRDH), Gaétan Morin éditeur, 2002. . En 1714, lors du baptême de Pierre Quiscacon, la famille Leber compte déjà 7 enfants vivants dont Jacques et François qui recevront des concessions en 1726, en même temps que Pierre Quiscacon. Toujours dans le dictionnaire de Trudel, juste au-dessous de l’entrée précédente, on trouve un Pierre, panis (l’acte de sépulture note panis de nation), inhumé le 22 mai 1727, en présence de Pierre Lefebvre. C’est encore notre Quiscacon que le terrier de 1751 dit être décédé à la fin de mai 1727. Ces deux Pierre sont donc le seul et même Quiscacon de l’acte de concession déjà cité.
Pierre a donc une dizaine d’années à son baptême en 1714. Il reçoit une concession en 1726, à l’âge de 22 ans et décède l’année suivante, à l’âge de 23 ans environ. Notons que, selon Marcel Trudel, à cette époque, la durée de vie moyenne des Amérindiens de sa condition (panis, esclaves ou adoptés) était de 20 ans. Chez les Amérindiens, les cultivateurs sont rares et les censitaires, encore plus. Pourtant, Pierre Quiscacon est bien un panis censitaire de la seigneurie de Laprairie-de-la-Madeleine, dans le rang de La Bataille.
N.D.L.R. Cette recherche de l’auteur fut publiée initialement sous la forme d’une notule généalogique dans le cahier 262 (volume 60, numéro 4, hiver 2009, pages 322 et 323) des Mémoires de la Société généalogique canadienne-française.

Cette photo datant de 1914 ou 1914 montre un reposoir de la Fête Dieu érigé à l’angle sud-ouest des rues Saint- Jacques et Saint-Louis. C’est François Barbeau qui le 8 juillet 1827 avait fait don à la fabrique de cet emplacement « pour un reposoir sur la rue Saint-Louis ».

Le conférencier s’intéresse depuis plusieurs années aux noms de famille du Québec et nous livre l’état présent de ses recherches. Le caractère multiethnique du Québec favorise une meilleure compréhension du système utilisé en Occident pour nommer les personnes. On y aborde les particularités québécoises : noms dits, transformations de noms, créations originales, etc.

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La Prairie-de-la-Magdeleine
Dépôt légal 2002
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Au jour le jour, septembre 2010

Malgré le succès évident du souper-bénéfice de l’automne 2009, il a été convenu de revenir cette année à la formule du brunch qui a par le passé connu un immense succès auprès de nos membres. Il ne s’agit pas d’une activité-bénéfice, mais plutôt d’une occasion unique de se rencontrer et de partager nos réussites et nos projets.
C’est un rendez-vous le dimanche 24 octobre à 11 h au restaurant Au Vieux Fort.
Brunch 5 services, avec service aux tables. Coût : 35 $ par personne. Moitié prix pour les moins de 8 ans. Invitez vos parents et amis.
Billets disponibles à nos locaux.
Réservations au 450-659-1393

D’importants travaux de restauration ont été entrepris au cours de l’été sur l’édifice du Vieux Marché. La toiture qui datait de 1978 était endommagée, probablement à cause d’un écartement des fermes de toit qui exerçaient une poussée sur les murs les plus longs et déformaient la couverture de tôle à la canadienne. Le clocheton a été refait comme autrefois et on y a installé une cloche sans pourtant être certain hors de tout doute que cette cloche ait déjà habité le clocheton du Vieux Marché. Les portes du rez-de-chaussée ainsi que les contre-fenêtres du rez-de-chaussée et de l’étage seront remplacées. Afin de protéger le courrier, une boîte aux lettres devrait être installée à l’intérieur de la porte d’entrée principale. Compte tenu de possibles retards dus à la température, on prévoit terminer les travaux pour la fin de septembre 2010.

Un cercueil de fer

La consultation du répertoire des sépultures de la paroisse de la Nativité de La Prairie, nous a appris qu’il y a eu plus de 330 sépultures dans la crypte de l’église paroissiale. Nous savons également que ces sépultures qui auraient dû cesser après 1878 suite à une ordonnance de l’évêque, se sont malgré tout poursuivies jusqu’en 1928. Au début du mois de juin 2010, des ouvriers mandatés par la firme Videotron ont mis à jour un cercueil de fer en cassant une dalle de béton dans la crypte.
Les travaux furent immédiatement stoppés pour céder la place à la mi-juillet à deux semaines de fouilles archéologiques intensives. Bien que la tombe de fer scellée ne put être ouverte à cause des risques de contamination, les fouilles permirent de mettre à jour sept autres sépultures. À la fin des fouilles le site fut recouvert de terre et le cercueil de métal est demeuré en place avec ses secrets. Nous attendons avec impatience le rapport final des archéologues afin de pouvoir faire une mise en valeur du site.
Ils ont guidé notre été

Grâce à une importante subvention d’Emploi d’été Canada, la SHLM a pu embaucher au cours de l’été trois guides étudiants tous de La Prairie, ce sont Stéfanie Guérin, Marie-Pier Davies et Étienne Dionne-Pérusse. Sans doute à cause d’une température favorable et de la qualité de l’accueil de nos guides nous avons connu une fréquentation nettement supérieure aux étés précédents. Notre exposition estivale (prêtée par Exporail) était de calibre professionnel, mais n’a pas suscité l’intérêt escompté, les tramways de Montréal attirant surtout des visiteurs d’un certain âge qui ont connu ce mode de transport dans leur jeunesse.
La SHLM a reçu de nombreux messages de félicitations vantant la qualité de nos visites guidées. L’activité Marchez dans l’ombre du passé qui a attiré plus de cent spectateurs, a connu un succès à la mesure du travail investi : recherche et documentation, rédaction des textes, appels aux bénévoles, mise en scène et création des costumes. Grâce à nos guides, on a eu un bien bel été.
Vente de livres usagés

Encore une fois cette année notre vente de livres usagés a connu un immense succès, nettement au-delà des résultats des années précédentes. Cette réussite est entièrement due à l’implication de nombreux bénévoles oeuvrant sous l’habile direction de Mme Hélène Létourneau. Les tâches étaient nombreuses et variées : triage, nettoyage, classement, étiquetage, emballage, transport, mise en place, publicité, comptabilité, vente et bilan. Bref, plus de 2 350 heures de bénévolat pour 6 200 livres vendus.
Cependant avec les années notre vente de livres usagés a connu une croissance si importante que les circonstances nous obligent à repenser l’ampleur de cette activité qui exige beaucoup en espace, en temps et en énergie. La SHLM ne doit pas perdre de vue sa mission première qui est la sauvegarde et la diffusion du patrimoine.
Votre C.A. procédera cet automne à une consultation au sujet de l’importance à donner en 2011 à cette activité de financement.

EXCEPTIONNELLEMENT, LA CONFÉRENCE AURA LIEU AU COMPLEXE
SAINT-LAURENT, SALLE LANCTOT (500, RUE SAINT-LAURENT, À LA PRAIRIE)
Érigée par la population locale et entretenue par elle depuis plus de 100 ans, cette croix de chemin commémore un événement historique (la bataille de 1691) et revêt un caractère tout à fait exceptionnel. Inauguration, bénédiction, allocutions prononcées, l’auditoire pourra revivre l’histoire de la croix à partir de photographies datant d’environ 1900 jusqu’à 2009. Une enquête verbale menée auprès d’une quinzaine de résidents et ex-résidents du rang de la Bataille révèle le rôle et l’importance de la croix dans la vie de la population locale, les noms des artisans de la rénovation majeure qu’elle a subie et une photographie datée, ainsi que des informations sur la famille de ces artisans.


Nouvelle coordonnatrice

Le C.A. de la SHLM est heureux de souhaiter la bienvenue à Mme Marie-Hélène Bourdeau qui agira à titre de coordonnatrice pour la prochaine année. Mme Bourdeau connaît bien les rouages de la Société d’histoire puisqu’elle occupait depuis plusieurs mois le poste de trésorière au sein du C.A. Nous devrons donc sous peu voir à combler cette vacance au C.A.
Premier salon des auteurs en généalogie et en histoire
Vous êtes passionné de généalogie et d’histoire ? La Société généalogique canadiennefrançaise vous offre de participer à son premier salon des auteurs en généalogie et en histoire. Il vous sera possible de rencontrer des auteurs, des romanciers, des spécialistes du domaine de l’édition, et plus. Des conférences vous seront également présentées. Vous aurez la possibilité d’acquérir des oeuvres des auteurs participants. Une journée bien remplie, pour 5 $, le dimanche 3 octobre 2010 de 9 h à 16 h à l’Auberge Royal Versailles, 7200, rue Sherbrooke Est à Montréal. Pour plus d’informations, contactez la SGCF au 514-527-1010 ou consultez leur site web au www.sgcf.com. Notre secrétaire, M. Stéphane Tremblay, représentera la SHLM à cet événement.

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Au jour le jour, juin 2010

Du 15 juin au 26 septembre 2010, la Société d’histoire de La Prairie-de-la- Magdeleine vous propose une exposition sur les tramways de Montréal dans la première moitié du 20e siècle.
À travers des photos et des objets reliés à l’univers des tramways, venez découvrir et, peut-être pour certains, revivre cette époque romantique du transport en commun. Par la même occasion joignez-vous à nos guides costumés qui vous feront mieux connaître la richesse historique unique du Vieux La Prairie.
Horaire : du mardi au vendredi de 9 h à 17 h, samedi et dimanche, de 11 h à 17 h

En avril 2010 le nuage de cendres produit par l’éruption du volcan islandais d’Eyjafjallajökull allait perturber le trafic aérien au-dessus du nord de l’Europe pendant plusieurs jours forçant ainsi des milliers de voyageurs à la frustration d’une attente sans solution rapide. L’annulation de nombreux vols a également eu des conséquences désastreuses sur le plan économique. Un mois plus tard le nuage de cendres s’étendait sur 2 000 km et bouleversait à nouveau l’espace aérien du nord-ouest de l’Europe.
Nous ne sommes pourtant par les premiers à subir les effets d’une éruption volcanique. Le 10 avril 1815 le volcan Tambora situé en Indonésie explose. Cette éruption d’une ampleur démesurée, c’est la plus violente connue historiquement, projette entre 100 km3 et 150 km3 de matières volcaniques à des dizaines de kilomètres en altitude. Ces matières en suspension provoqueront des changements climatiques dramatiques qui perdurèrent durant plusieurs années. L’été de 1816 fut le pire.
Nos ancêtres, tant à La Prairie qu’ailleurs au Québec, connurent un été froid et pluvieux avec des périodes de gel, ce qui affecta sérieusement le rendement des récoltes et la santé du bétail. Hélas il existe peu de journaux ou de chroniques de l’époque pour témoigner de cette « année sans été ». Malgré tout nous avons pu tirer des pages du journal Le Spectateur Canadien les récits suivants :
Mai 1815 : « Après les gelées dans la semaine depuis le 12 jusqu’au 19 du courant le tems est devenu doux et sec […] Hier au matin il y avait de la glace d’un quart de pouce d’épaisseur, et une légère chûte de neige ! Ce matin il a tombé encore une peu de neige, et à 8 heures le Thermometre étoit près du point de gelée. […] »
Québec, 13 juin 1816 : « Nous avons observé … jeudi dernier, la circonstance extraordinaire d’une chûte de Neige ce jour la de plus d’une heure de durée. Depuis ce tems la saison donne des signes de sévérité permanente et extraordinaire. […] … les couvertures des maisons, les rues et places de la ville étoient entierement couvertes de neige […] nous sommes informés que la neige est restée pendant quelques tems environ un pied de hauteur. […] Nous nous flattons que le tort fait aux récoltes dans le voisinage de cette ville n’est pas tout à fait aussi grand qu’on auroit pu le craindre. La neige de Vendredi dans la nuit les a protégées contre les grandes gelées. Si la végétation eût été plus avancée, elle auroit souffert d’avantage. […] Après voir précisé que de telles conditions climatiques s’observent également dans toute la partie nord des États- Unis, l’auteur ajoute : « Dans des circonstances aussi défavorables aux productions de la terre dans une aussi grande étendue de pays, on ne peut pas recommander trop de précautions contre la disette. » […]
Le 13 juillet 1816 : « La pluie abondante qui est tombée vers le milieu de la semaine dernière a été suivie de plusieurs jours de tems froid avec un vent du Nord-Ouest. Il y a eu une légère gelée dans quelques parties de ce voisinage ; mais elle n’a pas causé grand dommage. Le bled et l’avoine ont toujours bonne apparence. »
Vermont, le 7 octobre 1816 : « Le tems n’a peut-être Jamais été aussi triste ici qu’il l’est à présent. Il fait extrêmement froid ; et la sécheresse n’a jamais été aussi grande. Nous avons eu de fortes gelées dans ce Comté, tous les mois durant ces quatorze mois passés. Les dernières gelées ont entierement detruite le Grain. Il n’est pas probable qu’il en munira assez pour la semence de l’année prochaine. Il n’y a pas assez de foin pour hiverner les animaux, et rien pour les engraisser cet automne. […]
À une époque où les communications étaient lentes et limitées nos ancêtres ignoraient totalement les causes véritables de ce terrible été et ils furent sans doute nombreux à souffrir de disette à l’hiver suivant. Deux siècles plus tard, malgré des avancées considérables en science, l’homme ne maîtrise pas la nature et, compte tenu de la population mondiale actuelle, une éruption volcanique de l’ampleur de celle du Tambora aurait aujourd’hui des conséquences apocalyptiques.
Sources consultées :
Le Spectateur Canadien, année 1816
Le lecteur pourrait également consulter le document suivant, il s’agit du journal tenu par un pasteur anglican de Frelighsburg :
Reisner, M.E. , The Diary of a Country Clergyman, 1848-1851. James Reid Montreal McGill-Queen’s University Press 2000, 393 p.


François Beaucourt ou Malepart dit Beaucourt est né à La Prairie le 25 février 1740 du mariage entre Paul Malepart de Grandmaison dit Beaucourt, sergent des troupes de la marine et peintre amateur, et Marguerite Haguenier. Cette dernière était la fille de Louis Haguenier, menuisier.
Louis Haguenier, grand-père paternel de François, était bien connu dans La Prairie. En 1725 lorsqu’on ajoute deux chapelles latérales à l’église de pierre de 1705, il collabore à la construction avec son fils également charpentier. Dans le cahier des comptes et délibérations des marguilliers ont peut lire : « 85 livres pour refaire les croisées de l’église et payé pour l’ouvrage du rond-point et d’une chapelle ». Ce même Haguenier refait la porte de l’église en 1727 et construit un confessionnal en 1729. Louis Haguenier a également travaillé en collaboration avec Paul Jourdain dit Labrosse.
Le père de François décède en 1756 et sa mère se remarie l’année suivante avec Romain Lasselain, caporal dans le régiment de Guyenne. Nous ne savons rien de la jeunesse du peintre Beaucourt, mais il est certain qu’en juillet 1773, il a 33 ans, on le retrouve à Bordeaux en France où il épouse Benoîte Camagne, fille mineure d’un peintre de l’endroit. Cet épisode européen fait de lui le premier peintre canadien à avoir étudié en France.

Durant son séjour outre atlantique Beaucourt exécute plusieurs peintures dans la région de Bordeaux, travaux dont il ne reste plus rien aujourd’hui. Il tente à quelques reprises d’être nommé académicien à l’Académie de Bordeaux, où il sera finalement reçu en février 1784, ce qui signifie qu’on lui reconnaît quelque talent. Peu après sa nomination il aurait quitté la France pour les Antilles où il séjourne durant quelques années.
Après un passage aux États-Unis on le retrouve à Montréal en 1792. Il produit alors de nombreux tableaux historiés pour des églises autour de Montréal : Varennes, Lanoraie, Yamachiche, l’île Perrot et Saint-Martin de l’île Jésus.
Aujourd’hui le Musée des beaux-arts du Canada conserve quatre oeuvres de Beaucourt, le musée McCord une seule, le Musée national des beaux-arts du Québec en possède six et le Musée des beaux-arts de Montréal aucune.
Beaucourt a également peint des portraits. Si vous visitez l’ancien Hôpital général des Soeurs grises rue Saint-Pierre dans le Vieux-Montréal (aujourd’hui leur maison de retraite) vous pourrez y admirer trois tableaux de François Beaucourt : le portrait de Claude Poncin, sulpicien et ceux de Mère d’Youville et de Mère Despins.
François Malepart dit Beaucourt, peintre de France et d’Amérique, est décédé subitement à Montréal le 22 juin 1794.
Documents consultés :
Malepart de Beaucourt, François par Madeleine Major-Frégeau, le Dictionnaire Biographique du Canada.
François Beaucourt par Jean-René Côté, bulletin Au jour le jour, Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine, février 2003, pages 5, 6 et 7.
La Presse, cahier Retro Perspectives, semaine du 27 déc., 1980, Vol. 22 No. 52, page 5
Catalogue du Musée des beaux-arts du Canada et catalogue du Musée McCord.

L’historien Marcel Trudel a publié sur plusieurs années quatre tomesTrudel, Marcel. Mythes et réalités dans l’histoire du Québec. Éditions Hurtubise, Cahiers du Québec, Collection Histoire. Quatre tomes parus entre 2001 et 2009. d’une série de commentaires critiques sur certains aspects de l’histoire du Québec. À la page 103 du tome 3 M. Trudel affirme au sujet de La Prairie : […] Et quand les Jésuites installent leurs premiers colons dans ce même lieu devenu leur seigneurie, il n’y a toujours pas d’Amérindiens. Ni l’histoire ni l’archéologie n’y ont trouvé trace d’une occupation antérieure à celle des Français. Une telle affirmation paraît étonnante de la part d’un historien de si grande réputation car de nombreuses campagnes de fouilles archéologiques ont démontré la présence de foyers amérindiens à La Prairie plusieurs milliers d’années avant la période de contact avec les Européens.
Dans le tome 4 de la même édition au chapitre V : Ce qu’il en coûte pour entrer dans le lit d’un noble, vous pourrez lire la croustillante histoire du mariage de Barbe Dupuy de La Prairie avec Paul Lérigé de Laplante. Bonne lecture.

Un beau cadeau à notre organisme

Le 18 mai dernier la SHLM recevait un chèque de 2 500,00 $. Cet argent provient du quatrième tournoi golf de la mairesse, parrainé par la Fondation Guy Dupré.
Nos plus sincères remerciements à nos donateurs !
Nouveaux membres
Notre organisme désire souhaiter la bienvenue à ses nouveaux membres :
415 Marc Phaneuf
416 Chantal Gaudet
418 Régent Camiré
419 Albert Juneau
422 Alban Malaisé

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La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour.
Au jour le jour, mai 2010

Un soldat français insulte le roi d’Angleterre !
Il est pour le moins étonnant que la justice de la Nouvelle-France aille jusqu’à protéger la réputation du roi d’Angleterre. Il faut en conclure qu’au-delà des rivalités culturelles, on interdit à tout sujet de salir l’image de toute tête couronnée, peu importe le royaume.
Le soldat Pierre Dupuis dit Lamontagne va apprendre qu’on ne touche pas à un roi !
Soldat du régiment de Carignan-Salières, Pierre Dupuis arrive avec la compagnie du capitaine Louis Petit en 1665. Après le licenciement des troupes en 1688, Pierre Dupuis aide plusieurs autres soldats de sa compagnie à s’établir dans la nouvelle seigneurie de Chambly.
À la suite d’une altercation avec le commandant du fort Saint-Louis, le sieur de Chambly, on arrête Dupuis. Le 4 février 1671, le Conseil souverain à Québec le reconnaît coupable « d’avoir mal parlé de la royauté en la personne du roi d’Angleterre et tenu un discours tendant à la sédition ».
Pour le punir, il est condamné « à l’amende honorable » et sera :
« Tiré des prisons par l’exécuteur de la haute justice pour être conduit, nu en chemise, la corde au col (cou) et la torche au poing, au-devant de la grande porte du Château Saint-Louis et d’en demander pardon au roi et, de là, conduit au poteau de la basse ville pour lui être imprimé une fleur de lys avec le fer chaud sur une de ses joues. »
Pour compléter le tout, Dupuis subira « le carcan pour y rester une demi-heure », laissé à la risée publique.
Les peines criminelles en Nouvelle-France : examinons d’abord certaines définitions de mots ou d’expressions de l’époque.
L’amende honorable est une peine humiliante faite en public. Le criminel est alors « condamné d’aller nu en chemise, la torche au poing et la corde au cou, devant une église pour demander pardon à Dieu, au roi et à la justice » de quelque méchante action.
Nu en chemise signifie sans autre vêtement qu’une chemise. La torche, dans l’amende honorable, doit être portée à la main par le condamné; elle pèse deux livres (1 kilo).
Flétrir signifie imprimer sur une épaule ou la joue d’un condamné, une fleur de lys avec un fer chaud.
Le carcan est un outil pénal qu’on installe dans une place publique. Le criminel est attaché à un poteau à l’aide d’une chaîne et d’un anneau de fer au cou. Le but est de l’exposer à la risée publique durant quelques heures.
Tiré de La scandaleuse Nouvelle-France de Guy Giguère

Mon père, William Houde, a fait ses études en agronomie à l’Institut agricole d’Oka, de 1918 à 1921. Ayant pu démontrer qu’il possédait déjà les sciences fondamentales qu’on y enseignait en première année, il fut autorisé à compléter son cours en trois ans au lieu de quatre et obtint son diplôme de bachelier en sciences agricoles quelques semaines avant son vingtième anniversaire.
De ses études il avait conservé neuf livres manuscrits dont cinq subsistent. Faits de papier ligné, ils sont composés de huit cahiers de quarante pages reliés entre eux sous une couverture rigide garnie de toile avec, sur le dessus, l’emblème de l’institut et sa devise, In labore et scientia.
L’étudiant utilisait ces livres « vierges » pour y rédiger les cours dictés par certains de ses professeurs qui n’étaient pas encore parvenus à en faire une oeuvre écrite satisfaisante. Toutefois, pour la vingtaine des matières enseignées, des manuels écrits sous forme de notes de cours polycopiées étaient à la portée des étudiants.
Il faut comprendre, qu’à cette époque, l’agronomie comme science universitaire était encore bien jeune. Arrivés à Oka en 1881 pour y fonder un monastère sur un domaine qui leur fut concédé, les Trappistes s’engagèrent d’y établir une ferme modèle et de se consacrer à la formation de jeunes agriculteurs. En 1908, leur ferme école devenait l’Institut Agricole d’Oka et s’affiliait à l’Université Laval en vue d’octroyer des diplômes universitaires. Pour arriver à ces fins il fallut développer la compétence d’un corps enseignant en évolution par des stages dans des universités étrangères, en même temps que certains moines s’appliquaient à obtenir des diplômes universitaires.
Les progrès de l’IAO furent rapides. Dès 1911, trois gradués de l’Institut, les premiers agronomes formés au Québec, obtinrent leur diplôme de bachelier en science agricole (BSA) de l’Université Laval.
Dans les années 1918 à 1921, tous les professeurs n’en étaient pas encore à l’étape de confier à l’impression des notes de cours susceptibles d’être bientôt remaniées. Tout en dictant leurs notes ils pouvaient se permettre d’expliquer et de commenter au besoin tout en retenant l’idée de préciser leur pensée. Cette façon de faire exigeait aussi d’eux de s’exprimer clairement, indiquant titres et sous-titres de leurs exposés et d’utiliser au besoin le tableau noir pour mettre en évidence des termes scientifiques nouveaux ou les schémas de machines agricoles, par exemple. À l’examen des cahiers manuscrits de mon père on devine bien ces façons de procéder des professeurs.
Dans le cours de zoologie du professeur Létourneau on note une attention particulière apportée à la classe des oiseaux dont l’utilité en agriculture est surtout la destruction des insectes. Leurs espèces, souligne-t-il, dépassent le million. Faisant image, il exprime qu’ils sont nombreux comme le sable de la mer. « Leur fécondité tient du prodige ! » Par exemple, « un simple couple de bêtes à patates, si rien ne mettait obstacle à sa multiplication, donnerait, dans le cours d’un été, naissance à 60 millions d’individus. »
Si certains insectes bienfaiteurs dévorent leurs frères nuisibles, leur action est très insuffisante par rapport aux besoins. « L’auxiliaire, l’aide chargé par la Providence de chasser ces insectes, de les empêcher de prendre la prépondérance, c’est l’oiseau insectivore. Sans lui, la famine nous décimerait. »
Dans leur développement rapide les oisillons ont besoin d’une nourriture animale riche et abondante pour former les muscles qui vont actionner leurs ailes. C’est la raison pour laquelle les parents ne servent que des insectes à leurs petits. Un chercheur a compté, qu’en douze heures, deux parents oiseaux firent 426 voyages à leur nid, y apportant à la nichée 848 larves.
Proportionnellement les oiseaux insectivores adultes sont moins voraces que leurs petits, mais de par leur nombre ils assument un imposant rôle insecticide.
« Je n’exagère pas, concluait le professeur, sans les oiseaux insectivores, la famine nous décimerait. Qui donc alors oserait, à moins d’être un idiot destructeur, toucher aux nids de ces oiseaux du bon Dieu, qui égayent les campagnes de leur ramage et nous défendent contre le dévorant fléau de l’insecte. »
Ces livres écrits sous la dictée ont, pour quelque temps, servis de manuels de référence à leurs possesseurs. Certains, plus que d’autres, en même temps que transmetteurs de connaissances, nous laissent entrevoir la personnalité du docte auteur dictant son savoir.

Exposition sur les tramways de Montréal
Du 15 juin prochain jusqu’à la fin septembre la SHLM présentera une exposition sur les tramways de Montréal. Afin de bien garnir la présentation, nous sommes à la recherche d’objets liés à l’histoire des tramways.
Si vous possédez de ces objets ou si vous connaissez quelqu’un qui soit prêt à nous prêter du matériel relié aux tramways : « correspondances », tickets d’embarquement, photographies ou autres objets, nous serions heureux de les présenter au public visiteur.
N’hésitez pas à nous contacter.
Le contenu de votre bulletin mensuel
Le présent bulletin qui vous parvient dix fois l’an est d’abord le bulletin de nos membres. Or il arrive que nous ayons très peu de collaborateurs pour écrire dans ces pages. Pourtant, vous connaissez sans doute de magnifiques histoires à raconter sur La Prairie ; ne laissez pas ces souvenirs se perdre à jamais.
C’est avec plaisir que nous irons vous rencontrer pour recueillir vos récits et rendre tout cela par écrit.
Un seul numéro pour nous rejoindre : 450-659-1393

Vous êtes les premiers invités à choisir, parmi nos trésors, des lectures qui sauront vous captiver. Soyez au rendez-vous le vendredi 28 mai prochain entre 16 h et 20 h.
Nous ouvrirons les portes du Vieux Marché à 15 h 30 et c’est à 16 h que l’ouverture officielle de la vente des livres usagés aura lieu. Nous vous attendons en grand nombre. Aussi, nous profiterons de cette journée spéciale pour remettre, à 20 h, un très beau prix de présence.
Veuillez confirmer votre présence par téléphone au (450) 659-1393 ou par courriel à [email protected] avant le 18 mai 2010. Au plaisir de vous y rencontrer.

Originaire de La Prairie, Monsieur Marcel Moussette nous entretiendra sur la colonisation des milieux humides en Nouvelle-France du point de vue de l’archéologie. En examinant divers établissements de colonisation dans des environnements humides de l’Acadie, du Canada et de la vallée du Mississippi aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’archéologue Marcel Moussette se propose de rendre compte des stratégies de subsistance utilisées par les colons et des relations de ces derniers à ces environnements particuliers.
Le choix des sites archéologiques étudiés est fait de façon à présenter, autant que possible, un éventail des zones humides différentes, menant à des discussions et comparaisons d’une région à l’autre : Belle-Isle en Acadie, dans le marais d’eau salée du littoral atlantique ; l’île aux Oies en Canada, dans le marais d’eau saumâtre de l’estuaire moyen du Saint-Laurent ; La Prairie en Canada, dans la plaine de débordement du tronçon fluvial du Saint-Laurent et Cahokia au Pays des Illinois, dans la plaine de débordement du tronçon fluvial du Mississippi.

Éditeur
Société d’histoire de
La Prairie-de-la-Magdeleine
Dépôt légal 2002
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada
ISSN 1499-7312
COLLABORATEURS :
Coordination
Gaétan Bourdages
Rédaction
Gaétan Bourdages
Laurent Houde
Albert Lebeau
Révision
Jean-Pierre Yelle
Design graphique
François-B. Tremblay
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