Bulletins

Au jour le jour, novembre 2009

Ancien presbytère de La Prairie (1848-1910)

Recherche de photographies anciennes
Au cours de l’été dernier, la SHLM a profité d’une subvention du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine pour réaliser un DVD de photographies des bâtiments situés dans l’arrondissement historique. Le projet s’articulait autour de nombreuses étapes : sélection des photos, numérisation et corrections, recherche d’informations historiques et description des images. Par la suite, il a fallu transférer toutes ces données dans Archi-Log et accorder une cote à chaque photographie. Plus de 230 images ont été ainsi traitées. Il est fort probable que ce projet se poursuive au printemps prochain. C’est pourquoi nous faisons appel à nos lecteurs pour élargir notre collection d’images illustrant l’arrondissement historique de La Prairie. Si êtes en possession de photographies anciennes ou récentes illustrant un élément du Vieux-La Prairie nous serions heureux de vous les emprunter afin de les numériser. Ces photos vous seraient rendues par la suite. Voilà donc une bonne occasion de collaborer à un projet de votre Société d’histoire. ...
Les home children
Au lendemain de la guerre de 1914-1918, la famille de grand-père Desrosiers accueillit un jeune garçon venu d’Angleterre. Il s’appelait Ernest Banford. À la même époque, un autre garçon du nom de Gibb arrivait chez Émile Raquepas. Depuis longtemps, le gouvernement canadien encourageait l’immigration d’agriculteurs britanniques sur son territoire. En 1903, dans le but d’accroître davantage l’arrivée de ces ressortissants au pays, il établit, à Londres, un bureau d’émigration bien situé qui ouvrit la voie à cet accroissement. Un grand nombre de Britanniques, tant nantis que pauvres, répondirent à l’appel. La plupart des immigrés pauvres arrivés avant la guerre y vinrent avec leur famille, mais un nombre impressionnant étaient seuls. Parmi ceux-là, des milliers de jeunes garçons et filles n’étaient pas accompagnés d’un adulte, membre de leur famille, à leur arrivée. Les garçons, une fois ici, devenaient des apprentis ouvriers agricoles, et les filles étaient envoyées dans des petites villes et des foyers ruraux pour y travailler comme domestiques. On les appelait les home children, soit les jeunes des taudis, des hospices ou des maisons de correction et des écoles paroissiales donnant asile aux pauvres, et envoyés au Canada – et dans d’autres colonies britanniques – pour répondre à la demande sans cesse croissante de main-d’oeuvre bon marché dans les fermes canadiennes, et pour servir de domestiques dans les foyers. Nombre de ces jeunes, la plupart d’entre eux âgés de 8 à 10 ans, provenaient de familles urbaines pauvres qui ne pouvaient s’en occuper adéquatement. D’autres enfants, peut-être le tiers, étaient des orphelins, alors que le reste était des jeunes fugueurs ou des enfants abandonnés. À une époque où peu d’émigrants britanniques étaient contraints au travail forcé une fois rendus à destination, presque tous ces enfants immigrants devenaient des apprentis peu de temps après leur arrivée au Canada. L’accueil d’enfants britanniques orphelins et pauvres avait débuté vers 1830. Le mouvement des home children se structura vraiment vers 1868. Des activistes entreprenants, désireux de sauver des enfants qui vivaient dans des conditions pitoyables, lancèrent différents programmes d’émigration juvénile. Ils croyaient que l’émigration était un moyen efficace de sauver ces jeunes parmi les plus pauvres et provenant des districts les plus peuplés des villes grouillantes de Grande-Bretagne. Dans les fermes canadiennes, loin des tentations et de l’air pollué de la ville, leurs protégés deviendraient des adultes travailleurs et en santé. C’est ce qu’on croyait. Ce fut sans doute souvent le cas. Pour ces enfants transplantés dans cet autre pays aux grands espaces remplis d’air pur, coupés des liens familiaux, même très ténus et imparfaits, la terre promise ne s’est pas toujours avérée un éden. Suite à la découverte d’un certain nombre d’enfants gravement maltraités sur des fermes et au suicide de quelques-uns, la Direction générale de l’immigration adopta, en 1925, un règlement interdisant aux sociétés d’immigration volontaire d’amener des enfants de moins de 14 ans au Canada. Le programme d’immigration de longue durée prit fin abruptement en 1939. Entre autres raisons, parce que l’opinion des Canadiens et des Britanniques avait évoluée. De part et d’autre de l’Atlantique, on ne tolérait plus l’idée que des organismes philanthropiques séparent des jeunes de leurs parents et les envoient travailler dans des terres lointaines, aussi saines soient-elles. Le jeune Banford accueilli chez les Desrosiers était un beau garçon aux cheveux d’un blond pâle. Il couchait sous les combles avec les garçons encore présents à la maison. Grand-mère qui avait de l’affection pour lui prenait soin de le bien nourrir. Il souffrait toutefois, malheureusement, d’une affection chronique fort désagréable pour l’entourage, le catarrhe puant. On désignait autrefois par ce terme une inflammation de la muqueuse nasale, de la gorge et des bronches, déterminant une hypersécrétion des muqueuses. Dans le cas d’Ernest, les abondantes sécrétions coupaient littéralement l’appétit de ceux qui mangeaient près de lui. Le Docteur Dubuc, du village, s’avéra impuissant à remédier à cette affection. Après plus d’un an, on dut se résigner à se séparer de ce jeune qui retourna dans son pays. Si ce départ soulagea quelqu’un, personne n’en fut heureux et des coeurs furent sincèrement peinés.   Source internet : Young immigrants to Canada Ernest Banford ...
La SHLM au 33e Conseil de généalogie
N.D.L.R. La FQSG vit actuellement des heures difficiles ; un conflit interne bouleverse l’administration en place. Ce conflit s’articule autour d’une lutte de pouvoir avec en filigrane des divergences majeures sur ce que devraient être les exigences futures du BQACG. Il est à souhaiter que cette situation se règle rapidement pour le plus grand bien de la généalogie au Québec. La Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) organise annuellement un Conseil de généalogie où elle invite deux représentants par société membre. Les participants sont invités à échanger entre eux sur divers sujets à caractère généalogique. Le 33e Conseil de généalogie a eu lieu le 24 octobre dernier au séminaire des Frères du Sacré-Coeur de Victoriaville. Cette année, M. Stéphane Tremblay (directeur adjoint du comité de généalogie) représentait la SHLM. Chaque société présente s’est vue remettre, gracieuseté de la FQSG, un exemplaire de chacun des titres suivants : « Combattre pour la France en Amérique » et « 25 ans au carrefour de la recherche généalogique au Québec ». L’ordre du jour de cette réunion comprenait deux items: en avant-midi, les représentants étaient invités à résumer les activités de leur société de généalogie pour l’année qui se termine et en après-midi, la fédération allait présenter aux représentants des sociétés membres le document de consultation produit par le comité de travail du BQACG (Bureau québécois d’attestation de compétence en généalogie). En matinée, 23 représentants, sur une possibilité de 54 sociétés membres, se levèrent à tour de rôle pour présenter un résumé de leurs activités annuelles. Ce tour de table fut fort instructif et votre représentant a su s’acquitter de cette tâche avec concision. L’objectif principal de mon intervention était de mettre en relief le travail constant de nos bénévoles à travers toutes les différentes activités de la SHLM : vente de livres usagés, club de généalogie, visites guidées, Archi-Log, projet de numérisation des photographies des maisons patrimoniales du Vieux-La Prairie, conférences, bulletin mensuel « Au jour le jour » et publication du livre « 1691 : La bataille de La Prairie ». À n’en pas douter nous sommes une société d’histoire et de généalogie très dynamique dont nous devons être fiers. Avant le repas du midi (offert par la Fédération) M. Marcel Fournier a déposé le rapport des activités du Fichier Origine pour l’année 2009. Le Fichier Origine (www.fichierorigine.com) sert à obtenir des informations sur les ancêtres des Québécois qui sont arrivés en Amérique du Nord entre 1608 et 1865. Ce répertoire fut visité plus de 5 000 fois par les internautes en 2009 et il renferme maintenant des informations sur 5 189 pionniers. En après-midi, le comité de travail du BQACG a déposé son document de consultation et en a fait la lecture point par point devant les représentants des sociétés de généalogie. Les suggestions des représentants ont été notées afin d’élaborer un document final qui sera présenté au conseil d’administration de la FQSG en avril 2010. Depuis 1990, les attestations de compétence en généalogie sont décernées par le Bureau québécois d’attestation de compétence en généalogie (BQACG). En fait, cet organisme est un bureau de service créé et géré par la FQSG. En octobre 2008, un nouveau système de compétence basé sur l’accumulation de points avait été mis en place par la Fédération. Ce système avait été rapidement critiqué et un comité de travail avait été mis sur pied en juin 2009 afin de revoir la structure et le fonctionnement du BQACG. Le système proposé par le comité fait disparaitre le système de pointage élaboré en 2008. Dorénavant, les candidats qui présenteront un portfolio pour obtenir une des catégories d’attestation seront évalués par trois juges nommés par le BQACG. Les trois catégories d’attestation sont : généalogiste de filiation agréé (GFA), généalogiste recherchiste agréé (GRA) et maître généalogiste agréé (MGA). Les juges nommés par le BQACG seront tous détenteurs d’une attestation de la catégorie MGA. Pour obtenir une catégorie d’attestation, le candidat devra passer un examen écrit (pour chaque niveau postulé) et devra faire la preuve qu’il possède toutes les compétences requises en déposant un portfolio comportant des travaux généalogiques en rapport avec les compétences exigées. Des frais administratifs (non spécifiés en ce moment) seront exigés pour ouvrir un dossier dans chacune des catégories. Si un candidat échoue, il pourra se représenter au BQACG avec son nouveau portfolio après un délai d’une année. Le but principal de la refonte de ce système d’attestation est de stimuler l’intérêt des membres des sociétés de généalogie et de les inciter à faire reconnaître leur travail au sein de leur communauté. En ce moment au Québec, selon le site de la FQSG (www.federationgenealogie.qc.ca), 26 personnes possèdent l’attestation de GFA, 20 personnes possèdent celle de GRA et seulement 15 personnes possèdent l’attestation de MGA. Ce processus de consultation connaîtra son dénouement final lorsque le document approuvé par le conseil d’administration de la FQSG sera soumis au vote lors de l’assemblée générale annuelle de la FQSG au congrès de Drummondville (du 28 au 30 mai 2010). ...
01 Jan 1970
Notre prochaine conférence: l'alimentation en Nouvelle-France
Nouvelles SHLM
La SHLM sera présente… Deux des auteurs du livre 1691 : La bataille de La Prairie, messieurs Jean Joly et Stéphane Tremblay seront présents à titre d’auteurs au Salon du livre de Montréal. Vous pouvez aller les rencontrer jeudi le 19 novembre en soirée et samedi le 21 en avant-midi. Le livre sur la bataille de 1691 est toujours disponible à nos locaux au coût de 25,00 $, un beau cadeau à offrir. Vous pourrez également regarder Canal Vox mercredi le 18 novembre à 20 h, dans le cadre de l’émission Jonction Rive-Sud. M. Tremblay y présentera notre livre aux téléspectateurs. Le 5 décembre prochain, la SHLM sera l’hôte de la table de concertation des sociétés d’histoire de la Montérégie. Ces rencontres, organisées sous l’égide de la Fédération des sociétés d’histoire du Québec, ont pour but de permettre aux sociétés représentées d’élaborer ensemble des stratégies susceptibles de les rendre plus efficaces dans leurs actions. Messieurs Jean-Marc Garant et Jean L’Heureux agiront à titre de délégués de la SHLM.   Un grand disparu Tous auront remarqué que, suite aux travaux d’aménagement à l’intersection du boul. Taschereau et du chemin de Saint-Jean, le monument rappelant la construction du boul. Alexandre Taschereau en 1932 était disparu. Nous ignorons ce qu’il est advenu du monument, a-t-il été détruit ou simplement entreposé ? ...
À propos du bulletin
Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Laurent Houde Révision Jean-Pierre Yelle Design graphique François-Bernard Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur. La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour. ...

Au jour le jour, octobre 2009

Garage Dominion Tire Depot qui faisait face à l'église, à La Prairie

Lancement du livre « 1691 : La bataille de La Prairie »
Le 27 septembre dernier plus d’une centaine de personnes assistaient au lancement du livre sur la bataille du 11 août 1691. Encadrés de quelques soldats du régiment de Lacorne, les 3 auteurs, ainsi que M. François-Bernard Tremblay designer graphique, furent présentés à l’assemblée. Les brefs discours furent suivis d’une séance de signature de dédicaces à laquelle s’adonnèrent nos auteurs avec fébrilité. Pour ceux et celles qui auraient raté ce bel après-midi, des exemplaires du livre sont disponibles à nos locaux au coût de 25$ chacun. ...
Emilien Audette, dit Pacaud
Cette phrase est tirée d’un court texte d’Emmanuel Desrosiers paru dans le journal Le Patriote, le 17 mai 1934, sous le titre de Un des héros de Laprairie. Un article publié auparavant dans La Presse du 4 août 1928 avait précisé ce que furent ces sauvetages. On y rappelle deux faits particuliers survenus quarante ans plus tôt, en 1888. À cette époque, Emilien Audette, alors dans la vingtaine, était gardien du club de natation de La Prairie. Le lieu qu’il surveillait, dans la baie de La Prairie, attirait chaque été quantité d’amateurs de canots. Le 8 août 1888, vers 19h30, le bateau reliant Montréal à La Prairie arrive au quai. La vague qu’il produit fait alors chavirer une embarcation où se trouvaient deux femmes et deux hommes. Témoin de l’événement, Audette plonge et rejoint les «deux demoiselles qui déjà enfonçaient». Il les ramène à terre et retourne chercher leurs deux compagnons. Cette action d’éclat, précédée de bien d’autres dont le journal nomme les rescapés permet d’attribuer à M. Audette une cinquantaine de sauvetages. Ses concitoyens jugent alors qu’il mérite d’être récompensé par une décoration et organisent une fête en son honneur. On n’en connaît pas actuellement la date précise, mais l’article de La Presse rapporte «que cette année-là, la mairesse, Mme Thomas Brisson, épingla la médaille d’honneur sur la poitrine du héros en présence d’une foule immense qui avait envahie Laprairie.» En 1928, quarante ans plus tard, pour renouveler à M. Audette leur appréciation, ses concitoyens lui offrent un banquet à l’hôtel Montréal de la rue Du Boulevard. Dans son texte de 1934, E. Desrosiers énumère certaines des personnalités qui y assistèrent: les députés provincial et fédéral, le juge Arthur Brossard, le Dr Joseph-Moïse Longtin, maire de Laprairie, le Dr Thomas Brisson, le Dr L. Dubuc, Me Julien Brisson et plusieurs autres. Le journaliste qui a rédigé l’article de La Presse du 4 août 1928 indique en le concluant qu’il a rencontré Emilien Audette. Il mentionne également que beaucoup de temps après 1888 il se fit élire comme échevin et fut l’un des parrains de la charte de La Prairie. Dans un texte non publié, ni daté, mais de toute évidence postérieur à 1928, Emmanuel Desrosiers raconte une visite à M. Audette. Il le désigne comme « un citoyen de coeur tout en étant très original » et mentionne que les gens de La Prairie le surnomment plus communément « Pacaud ». Le visiteur est bien accueilli par son hôte. « Il vous faut visiter sa maison de fond en comble et vous n’arrivez pas à causer de ce qui vous amène car Pacaud est un humble. Dès le seuil, écrit-il, M. Audette vous prend et ne vous laissera pas. Ce qui frappe d’abord c’est un grand portrait au crayon de Laurier, portrait qui prend tout un pan de mur, un autre de Mercier, puis d’autres encore. Ses sauvetages étaient pour lui chose naturelle. Il rappelle ce qui s’est passé; toutefois, sa discrétion est telle qu’elle nous oblige à consulter la filière de La Presse du temps afin de compléter notre récit ». Il ne semble pas que cette consultation, si elle a eu lieu, ait été fructueuse. Aujourd’hui, la date de la grande fête lors de laquelle M. Audette fut décoré nous demeure toujours inconnue, de même que son ampleur réelle et la participation de personnalités du temps venues d’en dehors de La Prairie. P,-S. Je remercie Mme Patricia McGee qui a exploré les archives de la SHLM et y a trouvé des photocopies de textes de La Presse de 1928 concernant M. Audette ; également M. Gaétan Bourdages qui a consulté les procès-verbaux du conseil municipal de La Prairie pour les années 1888 et 1928, mais sans rien y trouver sur le présent sujet. Ma propre consultation sur microfilms des éditions de La Presse du 4 août 1928 à décembre 1928 s’est aussi avérée infructueuse. Un lecteur de Au jour le jour connaîtrait-il les données qui nous manquent ? « Un homme de coeur qui a risqué sa vie une cinquantaine de fois pour sauver celle des autres. » ...
Rue Charles-Yelle
N.D.L.R. Les informations qui suivent sont tirées d’un texte inédit de Mgr Émile Yelle et de la collaboration de M. Jean-Pierre Yelle. Deux hypothèses existent quant à l’origine du nom : le nom de Diel s’est perpétué grâce à un ruisseau qui portait son nom. Les Diel ou dit Yell seraient peut-être des descendants des Vikings islandais de l’île de Yell qui ont participé à l’invasion du nord-ouest de la France par les Normands et leurs terribles drakkars au 9e siècle. Cependant seule une analyse de l’ADN paternel pourrait confirmer cette hypothèse. Ou encore : Diel est une forme franc-comtoise du nom de Saint-Déicole, qui fut abbé de Lure en Franche-Comté. Sa sainteté éminente et la multitude de ses miracles le rendirent populaire dans toute la France. En Franche-Comté, les enfants recevaient souvent au baptême le nom de Deel et les filles celui de Deele (corruption de Diel). Lorsqu’au Moyen Âge, les ordonnances des rois de France obligèrent les citoyens des villes aussi bien que les serfs à adopter un nom de famille en plus de leur nom de baptême, un grand nombre changèrent leur prénom en nom patronymique. C’est ainsi que s’explique la formation de nombreux noms de famille empruntés aux grands saints populaires de la France: Diel, Jean, Jacques, Denis, Martin, Rémy, Thibaut etc. Charles Diel était dit le Petit, son surnom lui venant sans aucun doute de sa petite taille. Il était né en France, à Sainte-Colombe-en-Caux, en Normandie, en 1652, du mariage de Philippe Diel, laboureur, et de Marie Hanquetin. Venu de Sainte-Colombe au Canada, Charles Diel dit le Petit passait son contrat de mariage à Montréal, devant le notaire Bénigne Basset, le 10 août 1676. Vingt-et-un jours plus tard, à l’église Notre-Dame, il épousait Marie-Anne Picard, fille d’Hugues Picard et d’Antoinette de Liercourt. À son mariage, Marie-Anne Picard ne comptait pas encore treize ans, puisqu’elle avait été baptisée à Montréal, le 3 novembre 1663. Voici une copie fidèle de cet acte: « Le Trente et Un août Mil Six Cent Soixe et Seize – A Esté fait et Solennize Le Mariage de Charles diel habitant de la Prajrie de la Magdelajne – fils de deffunct Philippe diel vivant Laboureur demt a Ste Colombe en Caulx diocese de Rouen et de Marie hanquetin ses pere et mere et de Marie anne picard, fille de hugues Picard et d’Anthoinette de Liercourt ses pere et mere de cette paroisse Les trojs bans publis auparavant Sans aucune opposition Ledt AMariage fait en presence de Mr Claude Raimbaut Menuisier, Symon Guillory Armurier de hugues picard et d’Anthoinette de Liercourt pere et Mere de Lad; de Pierre L’Escuyer beaufrère et de Marie Juillet Sa femme, soeur de Mere de lad et de plusieurs autres tous amys communs desdparties quj ont déclaré ne Scavoir Signer de ce fe requis Selon l’ordonnance. catherine primot             guillory marie iuliete                   francoise Lemoyne Charle iulet Claude Raimbault G. Perot curé ».  Après son mariage Charles Diel, qui est l’ancêtre des Yelle (Diel) d’Amérique du nord, s’établit sur le fleuve St-Laurent, dans la seigneurie de La Prairie à l’endroit appelé « Mouille-pieds ». Du côté de La Prairie, sa propriété était bornée par un ruisseau connu longtemps sous le nom de « ruisseau Diel ». Cette propriété appartenait en 1940 à l’honorable Simard (boulevard Simard), et sur l’autoroute 132 entre Saint-Lambert et La Prairie, on traversait le « ruisseau Diel » sur le pont Simard. Ce ruisseau n’est plus visible aujourd’hui, on peut cependant en distinguer encore la trace au printemps lors de la fonte des neiges. En 1722 les limites entre La Prairie et Longueuil furent changées, et la propriété des Diel devint la dernière de la paroisse de Longueuil du côté ouest. C’est donc à La Prairie que les recen seurs de l’année 1681 le retrouvent et nous le présentent ainsi avec sa famille: « Charles Diel 28 ; Madelaine (Marie-Anne) Picard, sa femme, 19 ; enfants : Jeanne 3, Marie, 1 ; 1 fusil ; 3 vaches, 4 arpents en valeur. » Huit autres enfants, trois garçons et cinq filles devaient naître par la suite, faisant un total de dix enfants, trois garçons et sept filles. Suite au décès de Marie-Anne Picard à Montréal en 1697, Charles Diel se remaria à Montréal en 1702 à Marie-Françoise Simon. Deux enfants naquirent de cette seconde union. Nous ignorons à quel moment le patronyme Diel devint Yelle. Dans le registre des sépultures pour l’année 1690, conservé au presbytère de La Prairie, on peut lire l’acte de baptême de Charles Diel, fils de Charles le Petit, baptisé le 6 août 1688. Hélas on n’y trouve pas la signature du père puisque ce dernier était absent au baptême, la marraine a déclaré ne savoir signer. ...
Nouvelles SHLM
Travaux à l’édifice du Vieux Marché Lors d’une conférence de presse donnée à La Prairie le 2 octobre dernier, la ministre du Tourisme et ministre responsable de la Montérégie, Mme Nicole Ménard, annonçait une aide financière de 109 430,00 $ pour soutenir d’importants travaux de restauration de l’édifice du Vieux Marché. L’aide accordée permettra de compléter le financement nécessaire pour restaurer la toiture et la maçonnerie, remplacer les portes et les fenêtres et assurer la réfection du clocher.   Nouvelle secrétaire coordonnatrice Suite au départ de Mme Édith Gagnon et après avoir occupé de nombreux postes en administration et dans le secteur de la finance, Mme Karine Gervais s’est jointe à nous depuis le 1er septembre dernier. Nous lui souhaitons beaucoup de satisfaction dans ses nouvelles fonctions.   Nouveaux membres Nous souhaitons la bienvenue à nos nouveaux membres : 393 Gilles Blanchard 394 Jocelyne Sainte-Marie 395 Hélène Sainte-Marie 396 Alain Pomminville 397 Louise André 398 Gérard Forget 399 Dolores Landry 400 Claudette Charest ...
À propos du bulletin
Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Laurent Houde Révision Jean-Pierre Yelle Design graphique François-Bernard Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur. La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour. ...
01 Jan 1970
Conférence: L'esclavage en Nouvelle-France

Au jour le jour, septembre 2009

Promenade sur le fleuve à La Prairie

Lancement de 1691 : La bataille de La Prairie
La Société d’histoire de La Prairie de la Magdeleine est heureuse de vous convier au lancement du livre 1691 : La bataille de La Prairie, en présence de ses auteurs. L’événement aura lieu dimanche, le 27 septembre 2009 à 14 heures, au Complexe Saint-Laurent, situé au 500, rue Saint-Laurent, à La Prairie. Prière de confirmer votre présence au 450-659-1393 ou par courriel : [email protected] ...
Vente de livres d'occasion
Cette année la vente de livres de juin a remporté un franc succès pour atteindre un peu plus de 9 000 $. Pour arriver à cette fin notre équipe s’est mobilisée dès janvier à faire une sélection parmi les livres reçus, à les classer par catégorie, à inscrire les prix à l’intérieur et à les mettre en réserve et ce jusqu’à la mi-mai. La publicité faite jusque-là pour la cueillette de livres a été remplacée par celle de la vente de juin. Les panneaux installés à des endroits stratégiques ont ainsi rejoint une large clientèle. Au même moment, dans l’équipe, le jeu a monté d’un cran, on sentait l’effervescence nous gagner comme à l’approche des séries éliminatoires au hockey. On allait enfin toucher au but. Les livres ont été ressortis des caisses et ont trouvé place sur les tables montées à cet effet. On s’est ensuite affairé à la décoration du local et on a fait en sorte que les visiteurs se sentent les bienvenus et bouquinent dans une ambiance agréable et chaleureuse. Ce n’est pas sans raison qu’ils aient été nombreux à revenir plus d’une fois au cours de la semaine, entraînant avec eux parents et amis. Les acheteurs ont vanté la qualité et la diversité de nos livres de même que leurs prix des plus intéressants. Ils ont également souligné l’amabilité et la diligence des bénévoles qui les recevaient et les guidaient si nécessaire dans leurs choix. Afin d’assurer une présence constante et un service de qualité, madame Hélène Létourneau, la capitaine de cette valeureuse équipe, avait remanié ses trios et réclamé l’aide de nouvelles recrues. Du haut de ses trois pommes, elle a su communiquer sa passion aux membres de l’équipe, elle a su également faire appel aux talents respectifs de chacun et soutenir les efforts qui ont mené à cette éclatante victoire. Tout au long de la saison, accompagnée de son éclaireur, M. Jean L’Heureux, elle a frappé aux portes des équipes alliées pour s’assurer d’une récolte abondante afin d’en mettre plein la vue le moment venu. Un grand merci chers membres pour votre appui à la SHLM et votre participation à cet événement. Nous comptons sur votre fidélité pour que cette vente s’inscrive dorénavant comme une tradition au calendrier de la SHLM. C’est avec plaisir que nous vous disons : « À la prochaine ! ».   N.D.L.R. Il n’y aura pas de vente de livres usagés à l’automne 2009. Cette activité de financement devrait reprendre en juin 2010. ...
Programme des conférences 2009-2010
22 SEPTEMBRE 2009 par MICHEL PRATT. Histoire de la ville de Longueuil. Nous savons tous où se situe la ville de Longueuil. Mais au fond, connaissons-nous vraiment son histoire ? Ce qui est proposé ici, est un survol de l’histoire de Longueuil, depuis la prise de possession du territoire par Charles Le Moyne en 1657 jusqu’à la récente fusion de la ville avec les territoires de Saint-Hubert et de Greenfield Park en 2006.   20 OCTOBRE 2009 par DENYSE BEAUGRAND-CHAMPAGNE. L’esclavage en Nouvelle-France. Un voyage dans les fonds d’archives pour aborder l’esclavage en Nouvelle-France. Des esclaves, d’origine amérindienne et africaine, sont mentionnés dans les registres de l’État civil, les greffes des notaires et les archives judiciaires. Leur présence est confirmée par les journaux personnels et dans le rapport annuel des Jésuites, alors que la législation les concernant est présente dans les registres des intendants et dans la correspondance officielle.   24 NOVEMBRE 2009 par HÉLÈNE GOUSSE. L’alimentation en Nouvelle-France. Nous sommes en 1750, quelque part le long de la vallée du Saint-Laurent. C’est l’heure de se mettre à table. Qu’allez-vous trouver dans votre assiette ? Comment ont été apprêtés les aliments qui s’y trouvent et d’où viennent-ils ? Cette assiette, est-elle bien garnie ou presque vide ? Quelles influences ont dicté son contenu ? Des « oeufs coiffés » aux « mitasses de poulet », vous découvrirez comment nos ancêtres ont répondu à leur façon à cette question toujours répétée : « Qu’est-ce qu’on mange ? »   19 JANVIER 2010 par ROLAND JACOB. L’histoire des noms de personnes a toujours été fascinante, entourée, semble-t-il, de mystère. Aujourd’hui, il va de soi de donner au nouveau-né un prénom, sinon plusieurs, et un nom de famille, celui du père ou celui de la mère ou même les deux. En a-t-il toujours été ainsi ? Non, loin de là ! Monsieur Jacob avec de nombreux exemples expliquera comment les noms ont évolué depuis le Moyen Âge, comment des prénoms, des noms de lieux ou des métiers sont devenus des noms de famille. 16 FÉVRIER 2010 par HÉLÈNE TRUDEAU. Les députés du Bas-Canada à la défense des censitaires de La Salle. Hélène Trudeau vous invite à découvrir comment, sous le Régime anglais, grâce à l’intervention de Louis-Joseph Papineau et des députés canadiens de la Chambre d’assemblée, les droits des censitaires, les citoyens de l’époque, furent défendus jusqu’auprès du Conseil privé de Londres. Dans les années 1820, Londres reconnut en effet leurs droits hérités du Régime français, ce qui entraîna des changements territoriaux qui ont de quoi étonner encore de nos jours.   20 AVRIL 2010 par JACYNTHE TARDIF. « Se marier en 1750 » portera sur les coutumes et croyances populaires de l’époque de la Nouvelle-France en opposition avec celles d’aujourd’hui. Depuis quelle époque, se marie-t-on en blanc ? Qu’est-ce que le treizain ? Pourquoi enlève-t-on la jarretière de la mariée, durant le repas de noce ? Et, qu’est-ce qui se passe durant la bénédiction du lit nuptial ? Voici, quelques unes des questions auxquelles elle répondra vêtue de sa propre robe de mariée. 18 MAI 2010 par MARCEL MOUSSETTE. Originaire de La Prairie, Monsieur Marcel Moussette nous entretiendra sur la colonisation des milieux humides en Nouvelle-France du point de vue de l’archéologie. En examinant divers établissements de colonisation dans des environnements humides de l’Acadie, du Canada et de la vallée du Mississipi aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’archéologue Marcel Moussette se propose de rendre compte des stratégies de subsistance utilisées par les colons et des relations de ces derniers à ces environnements particuliers. Le choix des sites archéologiques étudiés est fait de façon à présenter, autant que possible, un éventail des zones humides différentes, menant à des discussions et comparaisons d’une région à l’autre : Belle-Isle en Acadie, dans le marais d’eau salée du littoral atlantique ; l’île aux Oies en Canada, dans le marais d’eau saumâtre de l’estuaire moyen du Saint-Laurent ; La Prairie en Canada, dans la plaine de débordement du tronçon fluvial du Saint-Laurent et Cahokia au Pays des Illinois, dans la plaine de débordement du tronçon fluvial du Mississipi. ...
Mot du président
Bonjour chers membres ! Maintenant que les vacances sont terminées, voici les principaux événements à venir en ce début d’automne. D’abord le mardi 22 septembre une première conférence sur l'histoire de Longueuil donnée par M. Michel Pratt suivie le 27 septembre au complexe St-Laurent, dans le cadre de la semaine de la culture, du lancement du livre sur la Bataille de 1691 par trois de nos membres. À noter également à votre agenda notre souper bénéfice annuel qui aura lieu le 14 novembre au nouveau Club de golf de La Prairie (voir l’invitation ci-jointe). Vous pouvez déjà réunir votre tablée de huit personnes ou encore inviter un couple d'amis afin de leur faire mieux connaître la SHLM. Réservez vos places dès maintenant. Mme Édith Gagnon nous a quittés dernièrement après trois années au sein de notre organisme. Mme Gagnon s'est trouvé un emploi hebdomadaire rempli de nouveaux défis à Exporail (musée ferroviaire de St-Constant). Nous lui souhaitons la meilleure des chances dans ses nouvelles fonctions et tenons à lui témoigner nos remerciements pour tout le travail accompli à la Société. Notre nouvelle secrétaire coordonnatrice Mme Karine Gervais est en poste depuis le premier septembre. Je vous invite à venir la rencontrer et à faire vos réservations auprès d’elle pour le lancement du livre ainsi que pour notre souper bénéfice. ...
Nouvelles SHLM
Départ d’Édith Gagnon Plusieurs membres bénévoles se sont joints aux membres du CA pour souligner son départ. Après trois années parmi nous Mme Édith Gagnon nous quittait récemment pour un poste d’archiviste à temps plein chez Exporail à Saint-Constant. Au cours de son séjour parmi nous Mme Gagnon a effectué un travail formidable pour le compte de la SHLM. Nous regrettons son départ et nous lui souhaitons tout le succès voulu dans ses nouvelles fonctions. Club de généalogie Le club de généalogie a repris ses activités depuis le 14 septembre. Messieurs Jean L’Heureux et Stéphane Tremblay sont disponibles pour vous aider dans vos recherches tous les lundis de 19 h à 21 h. Nous tenons à préciser que suite à un récent jugement de la cour le Fonds Drouin a été retiré de la banque de données Ancestry pour une durée indéterminée.   Nos guides étudiantes Au cours de l’été qui prend fin la SHLM a pu profiter de la créativité et du dynamisme de nos deux guides, Stéphanie Guérin et Marie-Pier Davies qui apparaissent sur la photo ci-jointe en costumes de bain de l’époque victorienne. En plus des visites guidées elles se sont acquittées de nombreuses tâches : Marchez dans l’ombre du passé, La Prairie d’hier à aujourd’hui, conception d’un nouveau dépliant corporatif etc.   Nouveaux membres La SHLM est, une fois encore, des plus heureuse de souhaiter la bienvenue à ses nouveaux membres : 371 Cavanagh-Thériault 372 Alexandre Émond 373 Maxime Lessard 374 Fany Lévesque 375 Judith Pommainville 376 Francis Ranger 377 Sylvain Rivard 378 Édouard Larin 379 Cynthia J. Petelle 380 Jean-Guy Coutu 381 Huguette Pinsonneault 382 Lawrence Nielsen 383 Darlene Nielsen 384 Lucie Dupuis 385 Lise Brossard 386 Madeleine Ashfield 387 William Ashfield 388 Sylvie Côté 389 Carmen Côté 390 Marie Pier Davies 392 Stéphanie Guérin ...
À propos du bulletin
Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Nicole Crépeau Révision Jean-Pierre Yelle Design graphique François-Bernard Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur. La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour. ...

Au jour le jour, juin 2009

Élèves de l'Académie Saint-Joseph en 1888

Exposition estivale à la SHLM
Du 15 juin au 24 septembre nous vous proposons une exposition consacrée à « L’oeuvre des Frères de l’Instruction chrétienne à La Prairie ». Venez revivre en images l’évolution du domaine depuis sa fondation en 1890 : les agrandissements successifs, la chapelle, les jardins de plantes. Vous y découvrirez également la ferme, l’imprimerie, la boulangerie, l’atelier de couture et les autres activités qui permettaient à la communauté de vivre en complète autarcie. L’exposition s’achève sur un survol de l’importante oeuvre éducative des FIC. Entrée gratuite ...
Un curé sans culotte !
Le chanoine Joseph Chevalier, curé de La Prairie, dans son livre La Prairie Notes historiques à l’occasion du centenaire de la consécration de l’église en 1941 rapporte la liste des curés qui ont dirigé la paroisse de La Prairie depuis son origine. La paroisse a d’abord connu huit jésuites de 1671 à 1690 avant l’arrivée de 5 sulpiciens qui se succéderont jusqu’en septembre 1717. C’est le dernier de ces sulpiciens, Jean Gaschier, qui arrive au Canada en 1707 et qui est curé du 27 août 1708 au 22 septembre 1717, qui retient notre attention ainsi que celle de l’évêque de Québec. Certains curés ont laissé leurs marques pour des raisons bien variées. On se rappellera entre autres le curé Paul- Armand Ulric, premier prêtre séculier à La Prairie (1718-1725) qui avait tenté d’empêcher avec fougue mais sans succès le rattachement du Mouillepied à la paroisse de Longueuil. On pourra aussi se souvenir de Monsieur Gaschier sulpicien, pour une remontrance un peu inusitée qu’il a reçue de son évêque. Il semble bien que les habitants de La Prairie comme d’autres d’ailleurs y compris le curé et bien avant l’annonce des changements climatiques, avaient une pratique particulière durant les canicules d’été selon le texte qui suit écrit par Mgr de Saint-Vallier. Ce texte s’adresse explicitement au curé. Une lettre semblable transmise par l’évêque sera transmise aux habitants de Ville- Marie en 1719. « C’est avec douleur que nous avons appris, à notre retour de France (1713), le mauvais usage ou vous étiez de paraître, contre la bienséance, en simple chemise, sans caleçon et sans culotte, pendant l’été, pour éviter la grande chaleur, ce qui nous a d’autant plus surpris que nous voyons violer par là les règles de la modestie que l’Apôtre demande dans tous les chrétiens, et donner une occasion si prochaine de péché à vous et aux autres personnes qui peuvent vous voir en cet état… Nous avons demandé à M. le marquis de Vaudreuil, gouverneur général, de s’employer à nous aider à déraciner dans votre paroisse une si détestable coutume qui serait la cause assurée de damnation d’un grand nombre de pères de famille, aussi bien que des enfants… »Archives de l’évêché de Québec, Registre C. Lettre pastorale du 28 mai 1719. Auguste Gosselin, L’Église du Canada. Depuis Mgr de Laval jusqu’à la conquête. Tome 1 Mgr de Saint-Vallier. p.324 L’abbé Gaschier, en 1717 après un court séjour à Chambly retourna en France. On peut donc dire qu’une de ses expériences en Nouvelle-France fut celle de La Prairie.       RÉFÉRENCE : Chevalier Joseph, Laprairie, Notes historiques à l’occasion du centenaire de la consécration de l’église. 1941. 297p. Landry Yves, Pour le Christ et le roi. La vie au temps des premiers Montréalais. Libre expression. 1992. 320 p. Le Mouillepied et Saint-Antoine-de-Pade. Société d’histoire de Longueuil.Cahier no 15. Longueuil 1983. Tanguay Cyprien, Le répertoire général du clergé canadien. Montréal 1893. ...
Toponymie : rue Houde
Fils de Philippe Houde et Alexandrine Laurent, William Houde est né à Louiseville le 3 juillet 1901. Suite à ses études académiques et commerciales à l’Académie de Louiseville il entreprend un cours d’agronomie à l’institut agricole d’Oka pour en graduer comme bachelier en agriculture de l’Université de Montréal, en 1931. De 1921 à 1926 il est attaché au ministère de l’Agriculture du Québec à divers titres : instructeur agricole, agronome adjoint des comtés de Matane et de Gaspé-Nord ; officier en grandes cultures pour le district de Montréal et, inspecteur de fermes de démonstration dans les districts de Lotbinière et Gaspé. En 1925, il épouse, à La Prairie, Colombe Desrosiers, fille d’Arthur Desrosiers et de Pacifique Demontigny. Naîtront de cette union Laurent, Claudette et Normand. De 1926 à 1931, il est agronome officiel du comté de Drummond. En 1931, il laisse le ministère de l’Agriculture et devient gérant des ventes de la division des fertilisants de la Canadian Industries Limited pour le Québec et l’est de l’Ontario. La même année il devient résident de La Prairie. Au cours des ans il démontre un sens civique actif comme commissaire d’école, de 1938 à 1950, comme membre fondateur et premier président de la Chambre de commerce de La Prairie, en 1943, et comme échevin de la Ville de La Prairie, en 1946. C’est à ce dernier titre qu’il a été particulièrement impliqué dans le processus d’achat des terrains de la Commune et dans l’orientation de leur développement. En 1943, il contribue à l’installation d’une nouvelle industrie à La Prairie : la Cie Ferdon Ltée est une entreprise de déshydratation de légumes destinés à l’alimentation des forces armées outre-mer. Il y est impliqué à titre d’actionnaire et d’administrateur avec comme fonction principale de recruter, conseiller et surveiller la production d’agriculteurs de la région engagés par contrat à livrer leurs récoltes à la nouvelle usine. Peu après la fin de la guerre, l’usine sera réorientée dans la production de légumes surgelés. Membre impliqué au sein de la Corporation des agronomes du Québec depuis sa fondation, en 1937, William Houde en est élu président en 1944. Toujours en poste à la Canadian Industries Limited depuis 1931, il la quitte en 1948. L’année suivante il fonde la Cie William Houde Ltée et construit à La Prairie son usine de fabrication d’engrais chimiques. Il a dirigé cette compagnie jusqu’à sa retraite. Il a ensuite fait partie de son conseil d’administration jusqu’à son décès, à La Prairie, en 1981. En refaisant à vol d’oiseau le trajet de cet homme très humain on retient de lui le désir de se réaliser, l’attrait pour le travail, la persévérance, la capacité de s’adapter à des conditions changeantes, une ouverture d’esprit et l’acceptation de l’autre. Profondément attaché à tous les siens, généreux de sa personne, attiré par la nature, cultivant son propre potager, aimant la chasse au gibier ailé, amateur de bonne table, on le percevait aussi comme doux et honnête. Un ensemble de traits qui complétaient son esprit d’entreprise. ...
Exposition dans le hall du Complexe Saint-Laurent
Les loisirs au siècle dernier à La Prairie Découvrez des photos de 1905 à aujourd’hui illustrant des Laprairiens participant à des activités de loisirs telles que le soccer, le baseball, la raquette, la baignade, la pêche, le théâtre, la musique et bien d’autres encore. Peut-être vous identifierez-vous ou encore reconnaîtrez-vous vos parents ou vos grands-parents ? ...
Incendie au charnier
Le charnier paroissial était, à la mi-mai, endommagé par un feu dont l’origine demeure mystérieuse. Construit en 1834 suite à un ordre de l’évêque, c’est Casimir Dupuy qui sera chargé d’ériger la bâtisse de pierre. Elle devra être ornée d’un clocher et d’un coq, et fermée par une lourde porte de fer. Il y a encore quelques années une croix surmontait le toit en façade. Le charnier et l’enclos paroissial (vieux cimetière situé derrière et sur les côtés de l’église) sont de nos jours, dans le pourtour de l’église, les seuls témoins de la période antérieure à 1840. ...
Horaire d'été en vigueur du 24 juin 2009 au 29 août
Nos locaux seront ouverts du mardi au dimanche de 10 h à midi et de 13 h à 17 h. ...
Nouveaux membres
Le cercle des membres de la SHLM ne cesse de s’agrandir : 366 Micheline Mailloux 370 Guy Marion ...
À propos du bulletin
Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Laurent Houde Jean-Pierre Yelle Révision Jean-Pierre Yelle Design graphique François-Bernard Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur. La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour. ...