Au jour le jour, février 2026

Le pain aliment de base
Dans la vie quotidienne des habitants de la Nouvelle‑France, le pain occupait une place absolument centrale. Il était préparé à partir du blé cultivé localement, que les meuniers transformaient en farine dans le moulin banal. Cette farine servait ensuite à cuire un pain souvent consommé à tous les repas, au point d’être considéré comme l’aliment de base des habitants de l’époque.
La recette était simple : farine, eau, sel et levain qu’on mélangeait dans un grand pétrin en bois. Pour la cuisson, les maisons avaient souvent un four extérieur en pierre ou en argile.
Compte tenu de l’importance du pain, le boulanger fut l’un des premiers artisans à s’établir au début de la colonie, d’abord dans les petites agglomérations. La Prairie aurait vu arriver son premier boulanger dans la première moitié du 19e siècle.
Le métier exige de travailler dès 4 heures du matin et les journées de repos sont peu nombreuses.
Les transactions sur les lots 14 et 15
Grâce à ses travaux, madame France Pinsonneault a pu établir la chaîne de titres des lots 14 et 15, là où s’établira au 20e siècle la boulangerie Lussier. Nous vous présentons ici les résultats de ses recherches.
« Je me suis intéressée aux lots 14 et 15 parce qu’Edmour Lussier était mon grand-oncle, son épouse, Martha Dupuis, étant la sœur de mon grand-père Serge Dupuis. »
En 1697, Les Jésuites vendent à Hiérosme Longtain.
En 1701, Hiérosme Longtain vend les lots 14 et 15 à Louis Dupuis (ancêtre des Dupuis) et Barbe Dubau.
Louis Dupuis et Barbe Dubau cèdent les lots à Jacques et François (fils) enfants de François Pinsonneau, ancêtre des Pinsonneau.
Avant de mourir, François fils, donne sa moitié du lot à son frère Jacques.
En 1751, Jacques Pinsonneau vend la maison et la terre à Joseph Menneson maître menuisier.
Suite à un incendie, Menneson rebâtit la maison.
En 1753, Menneson vend les lots 14 et 15 à Pierre Lefebvre.
Puis, Pierre Lefebvre et Marguerite Moquin vendent à Philip Cron.
En 1775, Cron revend à Pierre Lefebvre.
À cause d’une mésentente au sujet de la grandeur du terrain, il y a eu bornage sur plusieurs lots par l’arpenteur. Ce nouvel arpentage aura pour effet de provoquer plusieurs rétrocessions de lots.
En 1782, Lefebvre vend à nouveau à Jacques Alexis Lamarre.
En 1794, Lamarre vend à Pierre Ste-Marie. Quelques mois plus tard, ce dernier vend à Marie-Anne Faye veuve de J. Duquet.
En 1813, dans son testament, Marie Faille veuve cède les lots à Gaspard Ninsel et Ursule Faille.
En 1837, Ursule Faille, veuve de Gaspard Ninsel, vend à Ambroise Hébert.
En 1843, Ambroise Hébert, maître boulanger, achète le lot no 14 sur lequel se trouve une maison de bois, laquelle a sans doute été détruite par le grand incendie d’août 1846. Après l’incendie de 1846, Ambroise Hébert a fait construire l’édifice en brique qui deviendra plus tard la Boulangerie Lussier. Voilà sans doute la naissance d’une première boulangerie à La Prairie.
Selon Gérard Lussier, M. Hébert prit deux appartements dans la maison, puis en arrière dans la cour il construisit un four de 40 pieds de profondeur sur 30 pieds de largeur. Ce four fut plus tard remplacé par des installations plus modernes, mais qui ne donnaient pas de meilleurs résultats.
De l’union de Ambroise Hébert et Sophie Demers naîtront six enfants : Jean-Baptiste, Sophie, Alphonse, Ambroise (prêtre, décédé à La Prairie à l’âge de 24 ans), Wilfrid sulpicien et Hector.

Ambroise Hébert travaille avec son fils Hector Hébert et lui apprend le métier de boulanger. Au décès d’Ambroise Hébert en 1905, c’est son fils Wilfrid Hébert qui est désigné exécuteur testamentaire et administrateur des biens. En conséquence, Hector hérite de la boulangerie et de tout le matériel qui s’y trouve.
En 1910, Wilfrid Hébert, administrateur des biens de son défunt père, vend la boulangerie à Arthur Barbeau.
Testament en faveur d’Arthur Barbeau de son épouse Flore Lamarre décédée en 1921.
Vente judiciaire par Arthur Barbeau à Arthur Barbeau 1923 sur le lot 14.
Barbeau avait vendu à Maximin Olivier, mais ce dernier disparaît en 1923 et son épouse remet la boulangerie à Arthur Barbeau.
En 1924, vente par Emilien Lamarre à Edmour Lussier maître boulanger.
Edmour Lussier avait appris son métier dans une boulangerie de Farnham. Puisque la boulangerie prend de l’expansion, en 1925, il doit acquérir le lot 15 qui est à côté et qui appartient à Joseph Georges Carrier. Il achète également un terrain à proximité sur Saint-Georges afin d’y entreposer les voitures et les chevaux. On y installera également une meunerie.
Edmour et son épouse, le couple aura 9 enfants, ont habité la partie droite de la boulangerie. Il y avait également un logis à l’étage. Parce qu’elle était située en bordure du fleuve, les inondations ont causé de nombreuses difficultés à la boulangerie. De plus, les années de la grande crise économique exigèrent beaucoup de souplesse de la part des administrateurs de la jeune entreprise.
En 1963, Edmour Lussier, qui décédera en 1970, vend à son fils Gérard et autres. En 1971, on produit 1500 pains par jour, qui seront distribués dans La Prairie, Brossard, Delson, Candiac, Saint-Constant et Kahnawake.
En 1979, Gérard Lussier prend sa retraite et vend à son frère et associé Gaston-Guy Lussier et autres.
Au soir du 2 mai 1982, un incendie est déclaré à l’arrière de l’édifice. De jeunes garçons auraient mis le feu dans des détritus. Après une nuit de combat contre le feu, le bâtiment est complètement détruit. Au moment de l’incendie, Gaston-Guy, Daniel et Pierre en assumaient la direction. Suite à la conflagration, 38 employés se retrouvent sans travail.
La petite entreprise ne survivra pas à ce désastre.
En 1985, le terrain est vendu à Cécile Morin, veuve de J. Giroux. Deux ans plus tard, madame Giroux cède le terrain à René Héon et autres qui le céderont à Québec inc.
Enfin, en avril 1995, Québec inc. le vend à la municipalité pour la somme de 33 000 $.
Quelques années plus tard, en 1998, Hydro-Québec y fera ériger la Place de la boulangerie.


Notre prochaine assemblée générale annuelle aura lieu le 17 mars 2026 à 19h00 au Théâtre du Vieux-La Prairie, 247 rue Sainte-Marie, La Prairie.
Votre présence est importante.

Bonjour,
Déjà un mois écoulé en cette année 2026. Notre organisme est en mode planification afin d’atteindre ses objectifs.
C’est pourquoi le conseil d’administration, les directeurs de comités ainsi que notre directeur général préparent la documentation nécessaire à la tenue de l’assemblée générale annuelle, laquelle aura lieu le mardi 17 mars 2026 à 19 h au Théâtre du Vieux-La Prairie, situé au 247 rue Sainte-Marie.
Pour y assister, vous devez être membre en règle. Pour cela, vous pouvez renouveler votre adhésion ou devenir membre de la SHLM via notre site internet ou encore en personne durant nos heures d’ouverture.
Nous travaillons également à l’embauche de nos guides étudiants en vue de l’été 2026. Vous êtes étudiant(e) au cégep ou à l’université, disponible dès juin, faites parvenir votre CV à monsieur David Barrette à [email protected].
Antoine Simonato, président de la SHLM


Le Québec semble être une « société amoureuse distincte » (championne du monde de l’union libre, avec beaucoup de divorces et de célibat), mais il n’en est rien. La nation québécoise est prisonnière de mythes, de clichés, de normes et de conformismes, et surtout d’une histoire.
Alors que le Québec a dit adieu aux unions traditionnelles et a adopté une vision plus individualiste, son approche de l’amour, héritée des XVIIIe et XIXe siècles, persiste.
Venez découvrir les particularités de l’amour québécois à travers l’histoire, ainsi que ce qui continue d’en faire une réalité encore aujourd’hui.
Jean-Sébastien Marsan est un écricain et journaliste. Il est auteur de la série Histoire populaire de l’amour au Québec (2024).
Depuis 1993, monsieur Marsan apparait régulièrement dans les journaux et les médias à titre de rédacteur et chroniqueur. Il a notamment participé à plusieurs reprises à l’émission Aujourd’hui l’histoire à la radio de Radio-Canada. Il était aussi adjoint à la direction générale et directeur des communications de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) de 2016 à 2022.
Mardi 17 février 2026 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : https://shlm.info, 450-659-1393

La Crise vue de la cuisine :
Les ménagères montréalaises durant la grande Dépression des années 1930
La crise économique des années 1930 est souvent associée, dans la mémoire collective, à des images de chômage masculin et de misère visible : files d’attente aux soupes populaires, travailleurs itinérants ou colons en Abitibi. Les femmes y sont pourtant peu présentes. Or, des témoignages recueillis auprès d’épouses de chômeurs montrent qu’elles ont joué un rôle crucial dans la survie des familles. Avec des secours directs insuffisants, elles ont fait preuve d’une grande ingéniosité pour nourrir leurs enfants, payer le loyer et maintenir la vie quotidienne.
Cette conférence met en lumière ces stratégies de survie féminines, trop souvent oubliées, et rappelle que l’expérience antérieure de la pauvreté a permis à ces femmes de faire face à des situations extrêmes. Vue de la cuisine, la Crise n’est pas très spectaculaire. Elle ne fait pas de belles photos. Elle devient très « ordinaire ».
Un « ordinaire » fait de tâches ménagères toujours plus lourdes sans éclats, mais combien essentielles.
Véritable pionnière de l’histoire des femmes et de l’histoire sociale, Denyse Baillargeon a enseigné pendant 25 ans à l’Université de Montréal. Elle a participé et réalisé d’importantes publications, comme Brève histoire des femmes au Québec ou encore, Repenser la nation : histoire du suffrage féminin au Québec. C’est avec immense honneur que la SHLM se vaudra le plaisir de recevoir cette figure de proue du mouvement féministe au Québec.
Mardi 21 avril 2026 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393
Au jour le jour, décembre 2025

Après plus de cent ans, le vieux rempart de béton montre des signes évidents de décrépitude. (Voir le texte plus bas)

« Les cultures sont l’ensemble des forces collectives qui s’opposent à la mort »
Jean Duvignaud, Introduction à la sociologie, 1971 (1966), p. 12
Ce mois-ci nous vous proposons d’explorer un pan fort intéressant de l’histoire de La Prairie.
La ville a connu au cours des siècles une importante économie de la mort. Nous n’avons qu’à penser à la Famille Patenaude, qui tenait un commerce de vêtements mortuaires depuis 1944 sur la rue Saint-Ignace. Un jour, ceux-ci auront sans doute un article dédié dans le Bulletin.
Toutefois, cette fois-ci, notre regard se portera sur la famille Guérin et tout particulièrement sur l’histoire du fondateur du salon funéraire le plus connu de la région.
Partons à la recherche du passé d’Henry Guérin ; électricien, embaumeur et propriétaire du salon funéraire éponyme au 425 chemin de Saint-Jean.
Contexte
Dans les années 1940, Henry Guérin et sa femme, Léontine Patenaude, habitent Saint-Constant en compagnie de leurs enfants, Charlemagne, Yvon, Fernande, Giselle et Liette. Henry est à cette époque employé par la compagnie Baillargeon de Saint-Constant, fabricants de cierges, à titre de contremaître. Il travaille également le soir comme électricien. Possédant déjà les qualités d’un entrepreneur, Henry travaille beaucoup pour améliorer la situation économique de sa famille. Celui-ci est déjà quelque peu en contact avec l’industrie funéraire. Il fabrique de l’encens pour la compagnie Baillargeon et sa femme avait travaillé brièvement chez les Patenaude de La Prairie. Il est difficile de déterminer ce qui a motivé monsieur Guérin à fonder un salon funéraire : souhaitait-il apporter un soutien moral à la communauté ? Développer une entreprise dans un secteur sous-exploité, ou satisfaire sa volonté d’apprendre un métier tout particulier ? Tout ce que nous savons, c’est qu’Henry aurait entretenu des rapports amicaux et professionnels avec un certain Alfred Allaire, le fondateur des salons funéraires aujourd’hui appelés Yves Légaré. Monsieur Allaire, ayant transformé son salon de barbier à Montréal en salon funéraire dans les années 1930, aurait convaincu Henry de fonder son propre salon sur la Rive-Sud. [1]
C’est ainsi qu’Henry commence à suivre des cours d’embaumement auprès d’un embaumeur itinérant prénommé Eugène Théorêt. Celui-ci assura la formation de nombreux embaumeurs de la région de Montréal, car à cette époque, le métier d’embaumeur n’avait pas encore de formation professionnelle.
Fondation du Salon
Quelques années plus tard, en 1950, le salon funéraire Henry Guérin est officiellement fondé à l’emplacement actuel du 425 chemin de Saint-Jean. À l’aide de ses deux fils, Henry bâtit le salon de ses propres mains et l’aménage adéquatement. On y trouve une salle d’exposition de cercueils, un fumoir et une salle de réception pour l’exposition du défunt. Son atelier d’embaumement est situé dans la cour arrière. Mise à part sa femme Léontine, personne n’était autorisé à pénétrer dans son atelier. Celui-ci tenait à cœur la préservation de la dignité du défunt. Le deuxième étage du bâtiment servait de lieu d’habitation de la famille, comme c’était le cas pour la majorité des commerces de cette époque.
Le salon des Guérin se démarque rapidement au cours des années 50. Le salon de monsieur Jean-Baptiste Audette, qui était le seul salon du village auparavant, est rapidement concurrencé par le nouvel arrivant. Il ferme ses portes quelques années suivant l’arrivée de la famille Guérin. Il faut dire que le nouveau salon avait apporté un tout nouveau niveau de professionnalisme dans la région. Beaucoup plus moderne que son prédécesseur, le salon Henri se distingue par sa convivialité et son service impeccable. Monsieur Guérin assure la grande majorité des activités de l’entreprise. De la collecte du corps, à l’embaumement, en passant par l’accueil des familles et la comptabilité, Henri est un véritable couteau suisse. Encore une fois, son amour du travail et sa grande sensibilité contribuent à forger sa réputation dans l’entourage.
Il faut dire que la famille profite aussi d’un contexte favorable au développement de ce type d’affaires. Les années 50 sont marquées par une forte croissance économique dans la région du Grand-Montréal. Les 30 glorieuses percolent sur la Rive-Sud et entraînent la croissance et la fondation de nombreuses municipalités qui avoisinent La Prairie. La ville elle-même connaît une croissance exponentielle et le salon profite de son positionnement stratégique à la jonction entre le boulevard Taschereau et le chemin de Saint-Jean, deux des plus importantes artères économiques et sociales de la Rive-Sud.

Changement dans les pratiques mortuaires
C’est aussi durant cette période que nous assistons à une mutation profonde des pratiques mortuaires et funéraires. C’est le début de l’institutionnalisation de la mort avec l’émergence des salons funéraires. À partir des années 1940, on en voit apparaître partout au Québec. Auparavant, la mort se célébrait chez soi et avait une dimension beaucoup plus enracinée dans les traditions catholiques. Le corps était exposé même durant la nuit. Les membres de la famille se passaient le relais pour accueillir les paroissiens et les anciennes connaissances du défunt. C’est ce que l’on appelait les longues veillées[2]. Plusieurs chapelets étaient récités chaque heure et il était de coutume pour les invités d’asperger le corps du défunt avec une branche de sapin[3]. Les trois jours d’exposition du corps étaient donc chargés d’une ambiance ritualiste. Par contraste, les années d’après-guerre développent une expérience funéraire beaucoup plus sobre et professionnelle.
Les activités du salon
Le quotidien d’Henry ressemblait à ceci : on l’appelait lorsqu’un habitant de la région était décédé. Il montait alors dans sa camionnette spécialement conçue pour transporter les corps des défunts. Il se rendait alors sur les lieux, accompagnait la famille dans leur chagrin. Puis, il amenait le corps dans sa salle d’embaumement et attendait entre deux et trois heures pour faciliter son travail. Ensuite, il passait encore entre deux et trois heures à préparer le corps à l’exposition. Il n’était pas rare que les défunts fussent exposés dans la salle de réception du salon le jour même de leur décès. Même en pleine nuit, l’entrepreneur répondait au téléphone et grimpait dans sa camionnette pour honorer les défunts.
« plus de 1/6 de la population, soit près de 11 millions de personnes en France et plus de 1,3 million au Québec, vivent actuellement des réactions de deuil concomitantes aux pratiques funéraires. »
Gil Labescat, La ritualisation dans la trajectoire du mourir : l’action rituelle funéraire,, Université de Strasbourg et Université du Québec à Montréal, 2016, p. 318.

La fin d’une ère
Tous les habitants de La Prairie étant entrés en contact avec Henri sont d’accord sur une chose. Cet homme était rempli d’humanité et de respect pour les familles des défunts. Son calme et son appui moral permettaient aux proches d’effectuer leur deuil dans la dignité.
Il ne fut alors pas étonnant que Henri eût droit à une grande messe lors de son décès le 13 avril 1966. Plusieurs familles pour lesquelles il avait arrangé les funérailles étaient présentes pour le célébrer et le remercier pour son appui pendant toutes ces années.
À la suite de sa mort, c’est son fils Yvon qui reprendra le salon. La famille Guérin continuera de gérer le salon jusque dans les années 90. Le salon sera ensuite acheté par La Maison Darche, un autre salon funéraire québécois, toujours propriétaire du salon sur le chemin Saint-Jean.
______________________________
[1] Salon funéraire Yves Légaré, https://yveslegare.com/en/pages/a-propos
[2] Yves Hébert, « Les rites funéraires d’autrefois (Québec 1880-1940) », Encyclopédie sur la mort, 2001.
[3] Ibid.

Le rempart de béton a été construit il y a plus d’un siècle par le gouvernement fédéral.
Jusqu’à la construction de la Voie maritime du Saint-Laurent durant la décennie 1950, il servait à protéger le Vieux La Prairie des inondations et surtout des immenses blocs de glace qui, au printemps, menaçaient les maisons situées en bordure du fleuve.
Hélas, de nos jours, cet immense mur, qui sert à marquer l’ancien lit du fleuve et à supporter de nombreux terrains qui y prennent appui, montre des signes évidents de décrépitude.
De toute évidence, des travaux majeurs s’imposent afin de le remettre en état.
La directrice générale de la ville de La Prairie a confirmé qu’un carnet de santé du mur a été établi et que les coûts pour le rénover au complet sont estimés à 2,4 M$.
Une première demande de subvention de 400 000 $ a été déposée auprès du ministère du Patrimoine pour rénover le tronçon qui s’étend entre le chemin de Saint-Jean et la rue du Boulevard, soit environ 18 % de sa superficie.
N.D.L.R. Merci à Mme Céline Gaudette, conseillère du quartier La Clairière pour nous avoir fourni ces informations.
Un dossier à suivre…


Le comité de la vente de livres annonce quelques changements à son organisation.
Michel Côté, responsable du comité au cours des deux dernières années, change de rôle. Il nous a fait part qu’il demeurerait présent mais dans un rôle plus limité. Michel s’occupera du transport des boîtes, sera remplaçant pour la cueillette des livres au centre Guy-Dupré et continuera sa gestion des livres anglais.
Merci pour ton implication.
Un membre de longue date de ce comité, Mme Nicole Surprenant, a annoncé qu’elle se retirait après plus de 20 ans de participation.
Encore une fois, merci Nicole pour ton engagement et ton assiduité.
Le comité est toujours actif et a déjà débuté la préparation de la vente 2026.
Nicole Crépeau, Yolande Girard, Huguette Langlois et Danielle Surprenant sont toujours impliquées au sein de ce groupe.
Nous vous rappelons qu’en tout temps, nous recueillons les livres en bonne condition ainsi que les casse-tête.
Vous pouvez venir les déposer au local de la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine situé au 249 rue Sainte-Marie à La Prairie.

La période de renouvellement pour l’année 2026 est maintenant commencée. Celui-ci sera valide du 1er janvier au 31 décembre 2026. Les tarifs demeurent inchangés : 50 $ pour un abonnement individuel et 75 $ pour un abonnement familial.
Vous pouvez procéder au renouvellement en utilisant une des trois options suivantes :
Indiquez votre nom et votre numéro de membre
Question de sécurité : Année de la fondation de la SHLM
Réponse : 1972 (ou 1972SHLM pour les institutions bancaires exigeant plus de 4 caractères)
Merci de votre fidélité et au plaisir de vous compter parmi nous en 2026 !

L’année 2025 arrive bientôt à sa fin. Je vous invite à notre dernière conférence de l’année qui se tiendra comme à l’habitude au théâtre du Vieux-La Prairie, juste en haut des locaux de la SHLM.
Julien Lehoux, historien, viendra parler de notre passé militaire à La Prairie avec l’histoire du 85e bataillon.
Comme chaque année, nous tiendrons également un kiosque au marché de Noël de La Prairie qui aura lieu du 5 au 7 décembre au Centre multifonctionnel Guy-Dupré.
Au nom du C.A. de la SHLM, de ses employées, de ses bénévoles et de ses membres, je vous souhaite un bon temps des fêtes avec votre famille et vos amis.
Prenez du temps pour vous et au plaisir de se revoir au retour du congé pour vous souhaiter une bonne année 2026.
Antoine Simonato, président de la SHLM

L’histoire du régiment de Maisonneuve
D’abord connu sous la désignation de 85th Battalion of Infantry, le Régiment de Maisonneuve figure parmi les plus anciennes unités militaires francophones de la province.
Si le régiment est officiellement établi à Montréal, c’est à La Prairie qu’il a d’abord recruté la majorité de ses membres, de sa fondation jusqu’à la Première Guerre mondiale.
De la défense de Montréal à sa mobilisation en Europe, l’histoire du 85e illustre un volet méconnu du passé local : celui d’une unité militaire profondément enracinée dans sa communauté et marquée par de nombreuses pertes.
Détenteur d’une maîtrise en histoire et d’une seconde en muséologie à l’Université du Québec à Montréal, Julien Lehoux s’est spécialisé sur l’histoire militaire canadienne, sur les expériences d’emprisonnement et d’internement et sur les enjeux mémoriels.
Il est présentement le coordonnateur du projet éducatif
Je me souviens, de Compagnie Canada, où il y travaille depuis 2021.

Mardi 16 décembre 2025 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : https://shlm.info, 450-659-1393

Des Arbres et des Arts
Dernier volet de la série cinématographique « Le Suroît », le long-métrage
« Des Arbres et des Arts » est actuellement nominé dans trois festivals internationaux, dont le prestigieux Festival international du film sur la nature.
Ce documentaire interroge l’enjeu de la préservation de la nature, en abordant le concept de « Personnalité juridique » des forêts.
Le film a été réalisé en participation avec l’Observatoire international des droits de la Nature. Un représentant de l’organisation sera présent à la conférence pour échanger avec l’auteur et le public. Ce sera une occasion en or d’en apprendre davantage sur les enjeux de préservation de l’environnement.
André Desrochers est un cinéaste ayant plus de 20 films à son actif. Son travail porte principalement sur l’environnement, l’écologie et les peuples autochtones du Québec. Il a notamment réalisé un film pour l’UNESCO dans le cadre de l’année de la Biosphère, en collaboration avec l’ONF.
André est un cinéaste engagé qui utilise le pouvoir des images pour sensibiliser le public à la protection de notre planète.
Mardi 20 janvier 2026 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393
Au jour le jour, octobre 2025

Le vendredi 22 mai 1981, près d’une centaine de visiteurs assistaient à l’inauguration du Café instantané. Ce café-théâtre offrait du théâtre, des spectacles de chansonniers, des spectacles pour enfants ainsi qu’un casse-croûte. Pour en apprendre davantage sur ce lieu, voir les articles de Ginette Duphily parus dans le Au jour le jour à compter de février 2020.

Dans le guide de la ménagère de décembre 1927, entre recettes et conseils, se retrouve une annonce qui semble trop belle pour être vraie. À la page 43, un titre en gras attire l’attention : « Cette femme a gagné $2 427,00 pendant ses moments de loisir maison. »2
Le texte qui suit raconte l’histoire d’une dame E. Gauvreau du Québec, qui dans ses temps libres, tricote des chaussettes grâce à un autotricoteur de la compagnie The Auto Knitter Hosiery Co. Limited.1 À chaque semaine, affirme-t-elle, en échange de son labeur, elle reçoit un chèque pour la quantité de chaussettes qu’elle a produite.2 Suite à ce témoignage suivent d’autres affirmations, venant de tout le Canada, de clients contents de faire un peu plus d’argent supplémentaire. Une dame de la Colombie-Britannique, un homme de la Saskatchewan et une jeune fille voulant aider ses parents proclament que, grâce à ce programme, ils ont pu se trouver de quoi s’occuper facilement en plus d’assurer un apport d’argent supplémentaire pour leur foyer. Cette annonce se termine ensuite par une carte détachable, afin d’inscrire ses coordonnées et contacter la compagnie pour s’inscrire à leur programme. Cette publicité n’est pas unique. Des annonces similaires apparaissent dans plusieurs autres journaux et magazines, anglais et français. Cet étrange modèle d’affaires est-il légitime ?

Apparemment oui, et la compagnie Auto Knitter Hosiery and co. Ltd, appartenant à monsieur T.W Chadburn 8, ne serait pas la seule dans ce mouvement. Aux États-Unis, la compagnie Ainslie and co fonctionne de manière similaire. Basée à Brooklyn, New York, elle offre aussi d’envoyer leurs machines autotricoteur aux foyers de leurs clients, en échange des chaussettes produites 10. Il y a tout de même des standards. Dans un manuel d’instruction de la compagnie Harmony Auto Knitter, une autre compagnie ayant ce type de modèle d’affaires 3, les standards des chaussettes sont énoncés clairement pour que celles-ci soient vendables. La bordure doit être tissée dans une tension plus élevée et doit avoir une largeur de 5 pouces, la jambe de la chaussette doit mesurer 8 pouces et avoir une tension plus faible que la bordure, le dessus du pied doit avoir la même tension que la jambe et doit mesurer 7 pouces alors que le dessous du pied doit mesurer 11 pouces 7. Pour faire une paire, il faut absolument que le nombre de tours et la tension soient identiques pour les deux chaussettes 7. Pour ce qui est de notrecompagnie canadienne, monsieur Chadburn promet un prix fixe aux chaussettes qui sont aux standards de sa compagnie. Une annonce de la compagnie promet un taux fixe de 75 centimes par chaussette 5.
Ces compagnies, apparaissant au tournant du 20e siècle, voient toutefois leur popularité bondir lors de la Première Guerre mondiale et lors de la Seconde Guerre mondiale. Il y a un besoin urgent de produire des chaussettes en masse. À cause des conditions inhumaines dans les tranchées dues à l’eau et la boue constante. Les bottes et molletières coupent la circulation dans les pieds des hommes 6. La combinaison de ces conditions engendre le pied de tranchées, un fléau pour les soldats 6.

Lors de la Première Guerre mondiale, 75 000 soldats seront touchés par cette maladie nécrotique et souvent fatale si laissée non traitée trop longtemps 9. Pour prévenir, il faut changer régulièrement ses chaussettes pour une nouvelle paire propre et sèche 6. Ceci est plus facile à dire qu’à faire, puisque les pauses sont courtes et avec le manque d’hygiène ; les paires de chaussettes fraîches se font rares. Il était commun, pour les soldats écrivant à leurs familles, de demander de nouvelles paires de chaussettes.
La croix rouge encourage la distribution de machines à coudre et de laine dans les foyers d’Amérique du Nord et en Angleterre1. Le modèle le plus utilisé est la Gearhart et les foyers peuvent contribuer à l’effort de guerre en fabriquant des chaussettes pour les soldats. Grâce à cet effort, les cas de pieds de tranchée peuvent diminuer, sauvant la vie de nombreux soldats alliés 6.
Donc, chers tricoteurs, la prochaine fois que vous prendrez vos aiguilles ou votre tricotin moderne, gardez en tête les efforts vaillants des femmes qui ont participé aux efforts de guerre de leurs cuisines, aidant à gagner de l’argent pour leurs foyers et protégeant les pieds de leur fils et de leurs maris dans les tranchées. Même si le modèle d’affaires des autotricoteurs est depuis longtemps éteint, il reste tout de même qu’il y eut une époque où ce passe-temps a réellement sauvé des vies.
______________________________
1-Keyel, Rebecca. « Knit a Bit for Our First Line of Defense » : Emotional Labor, Knitters, and Comforts for Soldiers during the First World War. s. d. consulté le 13 août 2025. https://digitalcommons.unl.edu/tsaconf/975.
2-Guide de la Ménagère, décembre 1927, page 43, Archives de la Société d’Histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine P1, S3, D3.94, Fond Élisée Choquette
3-Tony, Nutting. 1999. « The British Hosiery and Knitwear Machine Building Industry since 1850. » Textile History 30 (2) : 207–33. doi:10.1179/004049699793710543.
4-Tricotage à la maison avec machine auto-knitter chez Émile Létourneau. Saint-Luc, comté de Saint-Jean., 1951, Archives nationales à Québec, Fonds Ministère de la Culture et des Communications, (03Q,E6,S7,SS1,D2,P 88 837), Omer Beaudoin.
5-The Journal of agriculture and horticulture, 1929-02, Collections de BAnQ, Page 3.
6-Radio-Canada — . « Des chaussettes pour les soldats : un aperçu de l’effort de guerre de familles canadiennes » .11 novembre 2016. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/814080/acadie-chaussette-guerres-mondiales.
7-Manuel d’instruction de la compagnie Harmony Auto knitter, 1924 Harmony_2.pdf
8-Grey Roots museum and archives, the Auto Knitter Hosiery and Co. Limited The Auto Knitter Hosiery Co. Ltd. | Grey Roots Museum & Archives
9-Régnier Christian Les pieds de tranchée ; Controverse Étiologiques, Histoire des sciences Médicales tome XXXVIII— nu. 3, 2004 HSMx2004x038x003x0315.pdf
10-https://www.oldtymestockings.com/sock_machines_american.html
11-« Trench foot is dangerous! » (Reeve 084392-13), National Museum of Health and Medicine

Inauguré le 15 septembre 2025, le Terminus 1836 est un nouvel espace commémoratif qui rappelle un moment fort et déterminant de l’histoire, l’inauguration du premier chemin de fer au Canada, reliant La Prairie à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Il comprend un pavillon évoquant l’ancienne gare disparue, des panneaux d’interprétation, une réplique de la voie ferrée et une œuvre d’art public signée Claude Millette. Il est situé derrière le garage Shell, à la jonction de la rue Saint-Philippe et de la piste cyclable, à proximité du stationnement du Complexe multifonctionnel Guy-Dupré.

Le terminus 1836 est une initiative de la Ville de La Prairie. La SHLM y a contribué directement, puisque c’est elle qui, en 2023, avait amorcé la mise en valeur de l’emprise du premier chemin de fer en regroupant les partenaires concernées, notamment la Ville de La Prairie, le Collège Jean-de-la-Mennais, Exporail, Vigile verte et Track.

À la lecture des panneaux, le visiteur peut s’imaginer que le Terminus 1836 était un véritable carrefour, car ce premier chemin de fer reliait essentiellement Montréal aux États-Unis, notamment Albany et New York. La Prairie servait de lieu de transition vers Saint-Jean où les passagers poursuivaient leur route par voie d’eau sur le Richelieu, le lac Champlain et la rivière Hudson.
N.D.L.R. Le signataire de cet article est le véritable initiateur du projet « Le terminus 1836 ». Nous lui devons la recherche historique, la rédaction des textes et les interventions auprès des autorités concernées. Son travail acharné et compétent a mené à la réalisation du Terminus 1836.


Michel Côté, responsable du comité, tient à remercier tous les bénévoles pour leur implication dans le succès de la vente de livres d’occasion. Leur participation a été essentielle à chaque étape : collecte des livres à la bibliothèque, tri et nettoyage des centaines de livres dans les locaux, mise en place de la salle, accueil et aide aux acheteurs lors des journées de vente, et rangement le dimanche en fin de journée.
Pour les trois jours de l’événement, un total de 11 847 $ de livres d’occasion et de casse-tête ont été vendus. À cela s’ajoutent environ 200 $ de livres en anglais (vendus au courant de l’année) et 365 $ de livres neufs (SHLM), ainsi que des dons.


De nombreuses circonstances nous imposent de modifier la fréquence de publication du bulletin Au jour le jour. Il n’y aura pas de numéro en novembre et le prochain bulletin vous sera livré en décembre. En 2026, le bulletin paraîtra dans l’ordre suivant : février, juin, septembre et décembre.
Nous vous rappelons que toute personne intéressée à l’histoire locale peut nous faire parvenir un texte et des illustrations afin d’enrichir le contenu du Au jour le jour.
À vos plumes et crayons (le traitement de texte est aussi valable…).
Merci de votre compréhension!

L’automne est arrivé. C’est la reprise de nos activités hebdomadaires comme le club de généalogie qui se réunit tous les lundis à partir de 19 h dans nos locaux au 249, rue Sainte-Marie à La Prairie.
Pour ce qui est de nos activités mensuelles, les conférences ont débuté en septembre dernier. Ne manquez pas la prochaine le mardi 14 octobre à 19 h avec l’historien Gilbert Desmarais intitulé L’évolution des relations avec les autochtones du Québec; du Contact à nos jours.
Merci aussi à tous nos bénévoles pour votre soutien lors de notre vente annuelle de livres d’occasion et pour nos visites guidées effrayantes qui ont lieu présentement chaque samedi en soirée jusqu’à la fin octobre.
Je souhaite à tous un automne magnifique.
Antoine Simonato, président de la SHLM

Au Québec, nous sommes nostalgiques de la Nouvelle-France et nous disons qu’à l’époque les relations avec les Premières Nations étaient meilleures. Nous avons une image des Français, Canadiens et Autochtones vivant en harmonie et combattant ensemble l’envahisseur britannique. La situation aurait changé drastiquement avec la Conquête et créé un écart grandissant entre les divers groupes. Est-ce vraiment le cas et, si oui, pourquoi ?
Cette conférence présentera l’évolution des interactions avec les Autochtones du Québec allant du Contact jusqu’à maintenant.
Historien et conférencier, Gilbert Desmarais est aussi auteur de livres jeunesse sur l’histoire dont Montréal : 375 ans d’histoire (2016) ; Les enfants de la Nouvelle-France (2020); Les enfants de la Conquête (2023) et Les enfants de la Confédération (2024) publiés aux Éditions Bayard Canada.
Il est conseiller historique au Musée des plaines d’Abraham et a collaboré à divers projets, dont une étude sur l’histoire de la foresterie dans la MRC d’Argenteuil.
Depuis une vingtaine d’années, il anime des sites patrimoniaux au Canada et aux États-Unis avec divers groupes de reconstitution historique. Il est chevalier de l’ordre de Saint-Véran depuis 2011.
Mardi 14 octobre 2025 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393

Au 19e siècle, dans la vallée du Saint-Laurent, on pouvait apercevoir ces immenses trains de bois équarri, avec leurs mâts de sapin, leurs banderoles colorées, leurs nombreuses voiles et leurs maisonnettes se transformant en villages nichés sur l’onde.

Partisan du pittoresque, l’ouvrage populaire C.R. Chisholm’s Panoramic Guide consacre aux cageux plusieurs gravures « sur bois debout ».
Cette conférence sur l’épopée des cageux sera enrichie d’un court métrage (17 min.) et d’une discussion autour de la reconstitution historique d’un radeau auparavant mis à l’eau.
Isabelle Regout et Alexandre Pampalon sont les cofondateurs de la Maison des Cageux du fleuve Saint-Laurent situé à Lanoraie.
Depuis une décennie, le duo fait connaître l’histoire des cageux (raftmen). Ayant à leur actif de nombreux livres, vidéos et articles traitant du sujet, il est convenable d’affirmer que ces deux amoureux de l’histoire sont de véritables spécialistes de ces marins atypiques.
Mardi 18 novembre 2025 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393
Au jour le jour, septembre 2025

Pour ceux qui ne me connaissent pas, laissez-moi me présenter. Je m’appelle Matthias et j’ai eu la chance d’être un des deux nouveaux guides à la Société d’histoire de La Prairie de la Magdeleine (SHLM) pour l’été 2025 ! Je suis étudiant au Champlain College en études internationales et, comme bien des jeunes, j’ai de nombreuses passions. Malgré tout, la littérature, l’histoire et la géopolitique sont mes passe-temps favoris. En entendant parler de l’offre d’emploi de la SHLM par ma mère, ma curiosité a été piquée. En effet, étant un grand passionné d’histoire, le poste de guide à la Société d’histoire me semblait très attrayant. Être payé pour apprendre et en apprendre aux autres ! Qu’est-ce qui pourrait être mieux ? J’étais donc très heureux quand j’ai reçu un courriel de la directrice générale m’informant que j’avais été retenu pour le poste.
Au cours de mes premières journées à la Société, j’ai pu rencontrer mes collègues et me familiariser avec les lieux. Ayant grandi sur la Rive-Sud, l’environnement du Vieux La Prairie ne m’était pas totalement inconnu. Cependant, la courbe d’apprentissage n’était pas moins grande pour autant. Durant ma première semaine, j’ai eu trois livres et deux manuels à lire afin d’acquérir les connaissances historiques requises pour mener à bien une visite guidée du Vieux La Prairie. Heureusement, comme mentionné précédemment, j’aime l’histoire et la lecture, donc la tâche ne m’a pas paru trop ennuyeuse. En fait, le tout s’est révélé plutôt amusant. Apprendre autant de faits sur la région dans laquelle j’habite depuis ma naissance m’a vraiment ouvert les yeux sur une histoire dont j’ignorais à peu près tout. Maintenant, quand je me promène dans La Prairie, je comprends pourquoi certaines choses sont comme elles sont et de plus j’ai appris l’origine de certains noms de rues.
Sans aucun doute, la partie préférée de mon emploi est les visites guidées. Bien sûr, les recherches généalogiques et les archives sont intéressantes, mais diriger une visite reste plus agréable. Le fait de voir l’excitation et la surprise sur le visage des visiteurs quand ils apprennent un fait qu’ils ignoraient complètement est gratifiant. Au cours des visites, l’Église est bien sûr l’attraction la plus appréciée. Les gens sont toujours très contents de pouvoir descendre dans la crypte et visiter un endroit dont ils n’ont jamais eu et n’auront probablement jamais encore l’occasion d’explorer.
De plus, au cours de l’été, j’ai eu la chance de participer au projet Instagram pour la Société. Notre but était d’ouvrir un compte sur la plateforme Instagram et d’y publier des petites capsules vidéo afin de rejoindre

des personnes qui n’auraient jamais entendu parler de la Société d’histoire. Les capsules produites, de nature tant informative que ludique, ont une durée moyenne d’environ une minute. Des capsules d’une si courte durée peuvent sembler insuffisantes pour transmettre des connaissances, mais avec une approche vulgarisatrice, nous avons réussi à garder ce court format tout en respectant la mission éducatrice de la Société. Nous avons réussi à produire sept vidéos, toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Lors du filmage, nous avons eu recours à notre magnifique costumier afin d’habiller nos « vedettes » de vêtements dignes de l’époque. Pour ma part, même si je ne suis apparu qu’une fois dans une des vidéos, j’ai joué un rôle important en tant que monteur. En effet, tous les effets spéciaux, collages et bien plus que vous voyez ont été réalisés par moi-même. Pour leur part, les capsules font fureur sur notre compte Facebook et montent lentement en popularité sur notre compte Instagram. En bref, le lancement du compte Instagram a été un projet auquel j’ai pris beaucoup de plaisir à participer et que j’ai très hâte de reprendre et de bonifier l’an prochain ! Si vous ne l’avez pas encore fait, s’il vous plaît, prenez le temps d’aller suivre notre compte Instagram @Shlaprairiem afin de nous aider à atteindre un plus large public.

Je suis résidente du vieux La Prairie depuis toute petite. J’ai toujours adoré le charme de nos rues étroites, de nos maisons centenaires et de leurs histoires. Mon quartier, je pensais bien le connaître… mais décidément, je n’avais encore aperçu que la pointe de l’iceberg.
Cet été, en travaillant comme guide touristique à la Société d’histoire, j’ai eu la chance de redécouvrir le Vieux La Prairie à travers les yeux de nos visiteurs, mais aussi à travers les anecdotes que l’on m’a racontées et les livres que j’ai lus. J’ai échangé mes promenades tranquilles pour des visites structurées, appris à transformer des dates précises en histoires évocatrices, et surtout, à partager mon attachement pour ce lieu unique.
Le rôle de guide demande une préparation rigoureuse, du moins au départ. J’ai d’abord assisté à une visite pour me familiariser avec le parcours, puis j’ai plongé dans l’histoire de la Seigneurie de La Prairie-de-la-Magdeleine. J’ai rapidement assimilé les récits entourant les bâtiments anciens, le grand feu et les inondations. Cependant, la portion consacrée à la bataille du 11 août 1691 m’a donné du fil à retordre. Contrairement aux autres segments, elle ne s’appuie sur aucun repère visuel précis, ce qui compliquait l’enchaînement de mes idées.
Évidemment, à force de répéter et de répéter, le tout est devenu facile. En revanche, lors de mes premières visites, je dois avouer que c’était difficile de parcourir le Vieux La Prairie sans tout connaître parfaitement et en utilisant mes petits cartons d’aide-mémoire comme béquilles.
J’ai de l’expérience à me produire devant des gens. Que ce soit lors de présentations orales ou même lors de pièces de théâtre. Toutefois, dans ces situations, le public ne voit pas le processus d’apprentissage, il ne voit que le résultat final, une fois que tout est bien rodé. Lors de mes premières visites, j’étais gênée d’être en période de formation. En revanche, je ne pouvais pas attendre d’être une pro pour commencer, car c’est en se jetant à l’eau qu’on apprend. Ce fut une excellente leçon pour moi, qui aie parfois du mal à sortir de ma zone de confort. Mais, je me suis dit qu’on commence tous quelque part et que je devais être clémente avec moi-même.
Le stress des premières visites dissipé, les rencontres avec les visiteurs deviennent très enrichissantes. Être guide, c’est aussi savoir s’adapter à chaque type d’individu. Certains sont plus réservés, d’autres posent mille questions. Mais mes visiteurs préférés de l’été ont été un couple de contemplatifs : des gens qui prenaient le temps de savourer chaque mot, comme s’ils se laissaient porter par le courant de l’histoire. Leur émerveillement était contagieux. Inspirée par leur curiosité, j’ai prolongé la visite, qui s’est étirée sur deux heures et vingt-quatre minutes. Une de mes collègues est même partie à ma recherche, inquiète du temps écoulé ! Bon, il est certain qu’une visite de cette durée n’est pas fréquente, mais une fois de temps en temps, avec un public captivé c’est très amusant.
Cela dit, je ne dirais pas que « l’on donne ce que l’on reçoit » s’applique toujours au métier de guide. Oui, les visiteurs passionnés nourrissent notre enthousiasme, mais il arrive aussi que l’on doive déployer deux fois plus d’énergie pour susciter un sourire ou un regard intéressé. Cette expérience m’a appris à ne pas me laisser influencer par une expression fermée. Après tout, chaque visite est une nouvelle histoire à raconter et parfois, il suffit d’une phrase pour allumer une étincelle.
Finalement, je suis très reconnaissante d’avoir eu cette expérience de travail, puis d’avoir été si bien entourée par mes collègues et tous les autres membres que j’ai côtoyés durant les dernières semaines. Je termine mon été la tête pleine de nouvelles connaissances et j’ai hâte de voir ce que l’année prochaine me réservera.


Auteur du livre « La Prairie en Nouvelle-France,1647-1760 » paru en 1992, M. Louis Lavallée est décédé le 14 juillet dernier à l’âge de 81 ans.
Professeur honoraire, il a enseigné à l’Université de Montréal l’histoire de France d’Ancien-Régime de 1971 à 1999.
Dans le cadre des recherches pour la rédaction de ce livre, Louis Lavallée a consulté plusieurs archives de la collection de la SHLM.

Ne manquez pas cette chance unique de vous procurer des livres d’occasion à petit prix. On vous attends en grand nombre.

Nos visites effrayantes seront de retour en 2025.
Restez à l’affût.
Des détails supplémentaires vous seront communiqués très prochainement

Nous sommes en septembre! L’automne arrive à grands pas et la SHLM vous offre une foule d’activités en lien avec notre mission :
Bonne rentrée!
Antoine Simonato, président de la SHLM

Jack Kerouac et le « Petit Canada » de Lowell, Mass.
À partir de l’exemple de Jack Kerouac et de quelques autres personnages historiques, nous découvrirons des parcelles de l’histoire de l’émigration canadienne-française aux États-Unis, notamment à Lowell, Massachusetts.
Ce sera l’occasion de comprendre les liens qui existaient et qui existent encore entre les sociétés canadienne et américaine. Venez découvrir l’histoire de ces francophones qui ont tout abandonné dans l’espoir de trouver une vie meilleure de l’autre côté de la frontière.
Réal Houde détient un doctorat en étude du religieux contemporain. Il est généalogiste de filiation agréé (GFA) et il est diplômé de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie.
Il est aussi professionnel de l’éducation, auteur et communicateur.
Monsieur Houde se passionne pour l’histoire des francophones en Amérique et a écrit plusieurs articles et livres, dont son dernier publié en 2023 « Le réflexe féodal. Concentration et transmission du pouvoir au Canada français. »
Mardi 16 septembre 2025 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393
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