Bulletins

Au jour le jour, septembre 2026

La machinerie agricole a beaucoup évolué. Cette photo a été prise en 1919.

Joseph Hébert - Capitaine de milice, juge de paix et censitaire
Introduction Joseph Hébert naît vers 1740 à la Rivière‑aux‑Canards, près de Grandpré, dans l’actuelle Port Williams en Nouvelle‑Écosse, au sein d’un monde acadien bientôt bouleversé par la Déportation. Adolescent au moment de la Déportation de 1755, il porte le nom de son père, Joseph Hébert, et sa mère est Madeleine Dupuis. Après les années d’exil, il s’ancre à La Prairie comme habitant, censitaire, capitaine de milice et juge de paix, autant de rôles qui témoignent d’une reconstruction lente, mais résolue. Son parcours offre un point d’observation privilégié sur une famille acadienne qui reprend racine dans la vallée du Saint‑Laurent, au tournant du XIXᵉ siècle, sous un régime britannique qui reste, pour eux, celui de l’ennemi. Origines acadiennes et rupture de 1755 ___________________________________________ La famille de Joseph Hébert est installée depuis si longtemps sur les rives de la Rivière‑aux‑Canards que le lieu a fini par porter leur surnom. Tout près se trouve le village des Dupuis, auquel Joseph est apparenté par sa mère et trois de ses oncles et tantes. Entre 1742 et 1753, ses quatre sœurs et son frère naissent au village des Héberts. À la veille de la Déportation de 1755, la famille y est solidement enracinée. Figure 1 – L’ancêtre de l’auteur est René David Hébert (1762-1839) En septembre 1755, Joseph subit le sort de nombreux jeunes Acadiens : enfermé dans l’église de Grand‑Pré sous les ordres de Winslow, il voit se briser le monde de son enfance. Quelques semaines plus tôt, son père — qui porte le même prénom — a déjà été capturé à Halifax, où il était venu comme député réclamer la restitution des canots et des fusils confisqués. Le 13 décembre 1755, le sloop Dove quitte la Pointe des Boudrots avec le dernier convoi à partir de la région des Mines, emportant Joseph[i] vers le Connecticut. Les exilés entassés sur le Dove appartiennent surtout aux lignées Dupuis (huit familles) et Braux (cinq familles), auxquelles s’ajoutent quatre familles Hébert dit Groc. Quinze autres familles Hébert dit Groc sont séparées de ce groupe et expédiées sur d’autres navires vers le Massachusetts. Les archives du Connecticut et les manifestes de bord fixent l’arrivée du Dove à New London le 30 janvier 1756[ii], quoique les sources se contredisent sur la date.   Exil et mariage ____________________________________________ La précarité de l’exil se lit dans le destin de Madeleine Dupuis, mère de Joseph, morte au Connecticut en 1760, à trente-huit ans. Pourtant, c’est dans cette même terre d’exil que son père Joseph, alors cinquantenaire, trouve une seconde vie en s’unissant à Anne Bourg, jeune veuve de vingt ans sa cadette. De cette union naît une nouvelle lignée : René David, ancêtre de l’auteur, voit le jour à Guilford en 1762 ; puis Jacques, futur patriote déporté en Australie après les rébellions de 1837-38 ; et enfin trois demi-sœurs, avant que la famille ne regagne La Prairie en 1774. Joseph aurait également acquis, durant ces années, une solide maîtrise du français et de l’anglais, à l’écrit comme à la lecture, compétence dont l’utilité se manifeste pleinement lors de son établissement à La Prairie.   En 1765, au Connecticut, Joseph unit sa destinée à celle de sa cousine germaine Magdelaine Josephte Hébert, dite Josephe, fille de son oncle Olivier. Ce mariage au sein du réseau acadien relève moins du hasard que de l’instinct : face à la dispersion, les familles déracinées resserrent leurs liens et se replient sur le cercle des leurs. Pour Joseph, cette union est aussi une boussole, le premier geste d’un homme qui recommence, doucement, à espérer un avenir après l’exil. Quelques mois plus tard, la Proclamation du gouverneur James Murray et sa politique de peuplement des seigneuries ouvrent justement cette voie : les Acadiens du Massachusetts et du Connecticut déposent des requêtes pour gagner la province de Québec, et la famille Hébert s’inscrit dans ce mouvement qui conduit les premiers navires d’exilés vers le port de Québec en 1766. Retour à La Prairie ____________________________________________ En juin 1768, Joseph Hébert quitte le Connecticut à bord du sloop Phenix[iii] à destination de Boston, en compagnie de son grand‑père René dit le Groc Hébert et des familles de ses oncles Charles, Armand et Olivier. Les registres de bord, rédigés pour la famille de Charles, notent simplement « Joseph Hébert, son neveu, 28 ans », confirmant son identité et son lien de parenté. Sa femme n’apparaît pourtant pas avec lui, mais dans un autre regroupement, avec la famille de son père Olivier, comme si l’on avait préféré que le papier lui‑même détourne le regard d’un mariage entre cousins germains. Quelques semaines plus tard, rassemblée à Boston autour de l’oncle Jacques, la famille Hébert au complet monte sur la goélette Betsey[iv] qui doit les mener au port de la ville de Québec. Ces déplacements entre la Nouvelle-Angleterre, Boston et le Québec racontent un retour par étapes plutôt qu’un rapatriement massif et immédiat. Les premiers d’entre eux sont d’ailleurs arrivés dans la région deux étés plus tôt. En août 1768, une lettre du prêtre Desligneries mentionne Joseph Hébert[v] à La Prairie et confirme que la famille est arrivée à destination. Quatorze mois s’écoulent ensuite avant la régularisation du mariage de Joseph et Josephte, le 10 octobre 1769[vi], à Saint‑Philippe, paroisse des parents de l’épouse. Ce délai, probablement lié à un empêchement de consanguinité, marque aussi l’ancrage progressif du couple dans la seigneurie de la rive sud de Montréal. Famille et tutelle ____________________________________________ De l’union de Joseph et Josephe Hébert ne survit qu’un seul enfant, Joseph, baptisé à l’Assomption le 13 janvier 1776 et inhumé à La Prairie le 9 décembre[vii] suivant. Consanguinité, enfant unique, mort avant un an: avec Joseph, cette branche s’éteint.  Même si sa descendance directe est close, Joseph reste au centre du groupe familial et, privé d’enfants, il assume peu à peu un rôle de père auprès de ses neveux et demi‑frères. À la mort de son père, il se présente en mars 1783[viii] devant la Cour des prérogatives de Montréal pour faire établir une tutelle en faveur des enfants mineurs du second lit, ses demi-frères et demi-sœurs. Cette décision témoigne de la confiance dont il jouit au sein du groupe familial. Quinze ans plus tard, Joseph se voit confier la curatelle de son neveu, Guillaume Hébert[ix], sourd et muet. L’année suivante, son neveu Samuel Everton arrive du Connecticut pour s’installer à La Prairie, et Joseph l’accueille en lui donnant à exploiter son verger par bail[x]. Son dévouement envers sa famille est tel que certains parents lui confient la tutelle de leurs enfants en cas de décès. L’absence d’héritier direct contribue, en partie, à l’importance que prennent les neveux, nièces et frères consanguins dans la transmission de ses biens. Joseph rédige au moins trois testaments et concède deux donations entre vifs, jusqu’à ce que son dernier testament lègue les biens restants à ses deux demi‑frères, dont l’un est mon ancêtre. Suite dans le prochain numéro. Notes [i] Paul Delaney, La liste de Winslow expliquée, Moncton, N.-B., Les Éditions Perce-Neige, 2020, p. 306–307 [ii] Ibid. p.403 [iii] André-Carl Vachon, Les Acadiens déportés qui acceptèrent l’offre de Murray, Québec, Éditions La Grande Marée, 2016, p. 253 [iv] Ibid. p. 255 [v] Nicole Martin-Verenka, Chassés d’Acadie : les Acadiens du sud de Montréal (Québec : Éditions Histoire Québec, 2003), p. 298 [vi] Registres paroissiaux et actes d’état civil, 1621–1968 », Collection Drouin, Québec, Canada. [vii] Ibid. [viii] Cour des prérogatives de Montréal, ordonnance de tutelle concernant les enfants mineurs de feu Joseph Hébert, 14 mars 1783. [ix] District de Montréal, Cour du banc du roi, requête concernant la curatelle de Guillaume Hébert, 21 mars 1798 [x] Bail à ferme no 1748, 1er octobre 1799, greffe du notaire Edme Henry, Bibliothèque et Archives nationales du Québec. ...
Guides-étudiant en 2026
  Nous tenons à remercier chaleureusement nos trois guides, Avelyn, Clélia et Matthias, pour leur excellent travail et leur engagement tout au long de l’été. Clélia Fournier Avelyn Daoust-McMahon Grâce à leur accueil chaleureux, leur enthousiasme et leur intérêt pour l’histoire, ils ont contribué à faire découvrir le patrimoine de la région à de nombreux visiteurs, certains venus d’aussi loin que la Nouvelle-Zélande. Ils ont notamment assuré l’accueil des visiteurs, animé les visites guidées du Vieux-La Prairie et, en collaboration avec l’ArchéoMusée, accueilli de nombreux groupes de jeunes lors des Journées du Vieux-La Prairie. Ils ont également répondu aux requêtes généalogiques et nous ont apporté une précieuse aide auprès de nos bénévoles dans le cadre de différentes tâches et recherches. Merci, Avelyn, Clélia et Matthias, pour votre dynamisme et votre belle contribution à notre saison estivale 2026! Nous vous souhaitons une excellente rentrée et beaucoup de succès dans vos études! Nos guides seront exceptionnellement de retour pour la Fête des récoltes, la Journée du patrimoine religieux et la Journée de la culture, auxquelles nous vous convions chaleureusement, ainsi que pour les visites effrayantes en octobre! L’exposition consacrée à Joséphine Marchand se poursuit! Nous remercions chaleureusement le Musée du Haut-Richelieu pour le prolongement de cette belle exposition jusqu’à la fin septembre.   Matthias Galanis ...
Mot du président
Bonjour, La rentrée 2026 approche à grand pas pour la SHLM. De nombreux évènements vous attendent : Samedi 12 septembre (9h à 17h) : Nous animerons un kiosque lors de la Fête des Récoltes au parc Lucie-Roussel. Dimanche 13 septembre: Journée du patrimoine religieux à l’église de La Nativité (visites de l’église). À compter du lundi 14 septembre (19 h): Reprise des activités du club de généalogie. Samedi 26 septembre: Journées de la Culture: visites gratuites du Vieux La Prairie et du Musée d’archéologie. Visites effrayantes: De retour en octobre. Les dates seront annoncées prochainement. Antoine Simonato, Président de la SHLM       ...
17 Sep 2026
Conférence
13 Oct 2026
Conférence

Au jour le jour, février 2026

Place de la boulangerie, érigée par Hydro-Québec en 1998.

Les origines de l’ancienne boulangerie de la rue Saint-Ignace
Le pain aliment de base Dans la vie quotidienne des habitants de la Nouvelle‑France, le pain occupait une place absolument centrale. Il était préparé à partir du blé cultivé localement, que les meuniers transformaient en farine dans le moulin banal. Cette farine servait ensuite à cuire un pain souvent consommé à tous les repas, au point d’être considéré comme l’aliment de base des habitants de l’époque. La recette était simple : farine, eau, sel et levain qu’on mélangeait dans un grand pétrin en bois. Pour la cuisson, les maisons avaient souvent un four extérieur en pierre ou en argile. Compte tenu de l’importance du pain, le boulanger fut l’un des premiers artisans à s’établir au début de la colonie, d’abord dans les petites agglomérations. La Prairie aurait vu arriver son premier boulanger dans la première moitié du 19e siècle. Le métier exige de travailler dès 4 heures du matin et les journées de repos sont peu nombreuses. Les transactions sur les lots 14 et 15 Grâce à ses travaux, madame France Pinsonneault a pu établir la chaîne de titres des lots 14 et 15, là où s’établira au 20e siècle la boulangerie Lussier. Nous vous présentons ici les résultats de ses recherches. « Je me suis intéressée aux lots 14 et 15 parce qu’Edmour Lussier était mon grand-oncle, son épouse, Martha Dupuis, étant la sœur de mon grand-père Serge Dupuis. » En 1697, Les Jésuites vendent à Hiérosme Longtain. En 1701, Hiérosme Longtain vend les lots 14 et 15 à Louis Dupuis (ancêtre des Dupuis) et Barbe Dubau. Louis Dupuis et Barbe Dubau cèdent les lots à Jacques et François (fils) enfants de François Pinsonneau, ancêtre des Pinsonneau. Avant de mourir, François fils, donne sa moitié du lot à son frère Jacques. En 1751, Jacques Pinsonneau vend la maison et la terre à Joseph Menneson maître menuisier. Suite à un incendie, Menneson rebâtit la maison. En 1753, Menneson vend les lots 14 et 15 à Pierre Lefebvre. Puis, Pierre Lefebvre et Marguerite Moquin vendent à Philip Cron. En 1775, Cron revend à Pierre Lefebvre. À cause d’une mésentente au sujet de la grandeur du terrain, il y a eu bornage sur plusieurs lots par l’arpenteur. Ce nouvel arpentage aura pour effet de provoquer plusieurs rétrocessions de lots. En 1782, Lefebvre vend à nouveau à Jacques Alexis Lamarre. En 1794, Lamarre vend à Pierre Ste-Marie. Quelques mois plus tard, ce dernier vend à Marie-Anne Faye veuve de J. Duquet. En 1813, dans son testament, Marie Faille veuve cède les lots à Gaspard Ninsel et Ursule Faille. En 1837, Ursule Faille, veuve de Gaspard Ninsel, vend à Ambroise Hébert. En 1843, Ambroise Hébert, maître boulanger, achète le lot no 14 sur lequel se trouve une maison de bois, laquelle a sans doute été détruite par le grand incendie d’août 1846. Après l’incendie de 1846, Ambroise Hébert a fait construire l’édifice en brique qui deviendra plus tard la Boulangerie Lussier. Voilà sans doute la naissance d’une première boulangerie à La Prairie. Selon Gérard Lussier, M. Hébert prit deux appartements dans la maison, puis en arrière dans la cour il construisit un four de 40 pieds de profondeur sur 30 pieds de largeur. Ce four fut plus tard remplacé par des installations plus modernes, mais qui ne donnaient pas de meilleurs résultats. De l’union de Ambroise Hébert et Sophie Demers naîtront six enfants : Jean-Baptiste, Sophie, Alphonse, Ambroise (prêtre, décédé à La Prairie à l’âge de 24 ans), Wilfrid sulpicien et Hector. Ambroise Hébert et Sophie Demers Ambroise Hébert travaille avec son fils Hector Hébert et lui apprend le métier de boulanger. Au décès d’Ambroise Hébert en 1905, c’est son fils Wilfrid Hébert qui est désigné exécuteur testamentaire et administrateur des biens. En conséquence, Hector hérite de la boulangerie et de tout le matériel qui s’y trouve. En 1910, Wilfrid Hébert, administrateur des biens de son défunt père, vend la boulangerie à Arthur Barbeau. Testament en faveur d’Arthur Barbeau de son épouse Flore Lamarre décédée en 1921. Vente judiciaire par Arthur Barbeau à Arthur Barbeau 1923 sur le lot 14. Barbeau avait vendu à Maximin Olivier, mais ce dernier disparaît en 1923 et son épouse remet la boulangerie à Arthur Barbeau. En 1924, vente par Emilien Lamarre à Edmour Lussier maître boulanger. Edmour Lussier avait appris son métier dans une boulangerie de Farnham. Puisque la boulangerie prend de l’expansion, en 1925, il doit acquérir le lot 15 qui est à côté et qui appartient à Joseph Georges Carrier. Il achète également un terrain à proximité sur Saint-Georges afin d’y entreposer les voitures et les chevaux. On y installera également une meunerie. Edmour et son épouse, le couple aura 9 enfants, ont habité la partie droite de la boulangerie. Il y avait également un logis à l’étage. Parce qu’elle était située en bordure du fleuve, les inondations ont causé de nombreuses difficultés à la boulangerie. De plus, les années de la grande crise économique exigèrent beaucoup de souplesse de la part des administrateurs de la jeune entreprise. En 1963, Edmour Lussier, qui décédera en 1970, vend à son fils Gérard et autres. En 1971, on produit 1500 pains par jour, qui seront distribués dans La Prairie, Brossard, Delson, Candiac, Saint-Constant et Kahnawake. En 1979, Gérard Lussier prend sa retraite et vend à son frère et associé Gaston-Guy Lussier et autres. Au soir du 2 mai 1982, un incendie est déclaré à l’arrière de l’édifice. De jeunes garçons auraient mis le feu dans des détritus. Après une nuit de combat contre le feu, le bâtiment est complètement détruit. Au moment de l’incendie, Gaston-Guy, Daniel et Pierre en assumaient la direction. Suite à la conflagration, 38 employés se retrouvent sans travail. La petite entreprise ne survivra pas à ce désastre. En 1985, le terrain est vendu à Cécile Morin, veuve de J. Giroux. Deux ans plus tard, madame Giroux cède le terrain à René Héon et autres qui le céderont à Québec inc. Enfin, en avril 1995, Québec inc. le vend à la municipalité pour la somme de 33 000 $. Quelques années plus tard, en 1998, Hydro-Québec y fera ériger la Place de la boulangerie. Les employés de la boulangerie Lussier ...
Assemblée générale annuelle
Notre prochaine assemblée générale annuelle aura lieu le 17 mars 2026 à 19h00 au Théâtre du Vieux-La Prairie, 247 rue Sainte-Marie, La Prairie. Votre présence est importante. ...
Mot du président
Bonjour, Déjà un mois écoulé en cette année 2026. Notre organisme est en mode planification afin d’atteindre ses objectifs. C’est pourquoi le conseil d’administration, les directeurs de comités ainsi que notre directeur général préparent la documentation nécessaire à la tenue de l’assemblée générale annuelle, laquelle aura lieu le mardi 17 mars 2026 à 19 h au Théâtre du Vieux-La Prairie, situé au 247 rue Sainte-Marie. Pour y assister, vous devez être membre en règle. Pour cela, vous pouvez renouveler votre adhésion ou devenir membre de la SHLM via notre site internet ou encore en personne durant nos heures d’ouverture. Nous travaillons également à l’embauche de nos guides étudiants en vue de l’été 2026. Vous êtes étudiant(e) au cégep ou à l’université, disponible dès juin, faites parvenir votre CV à monsieur David Barrette à [email protected]. Antoine Simonato, président de la SHLM   ...
17 Feb 2026
Conférence
21 Apr 2026
Conférence

Au jour le jour, décembre 2025

Après plus de cent ans, le vieux rempart de béton montre des signes évidents de décrépitude. (Voir le texte plus bas)

Le Salon funéraire Henri-Guérin
« Les cultures sont l’ensemble des forces collectives qui s’opposent à la mort » Jean Duvignaud, Introduction à la sociologie, 1971 (1966), p. 12   Ce mois-ci nous vous proposons d’explorer un pan fort intéressant de l’histoire de La Prairie. La ville a connu au cours des siècles une importante économie de la mort. Nous n’avons qu’à penser à la Famille Patenaude, qui tenait un commerce de vêtements mortuaires depuis 1944 sur la rue Saint-Ignace. Un jour, ceux-ci auront sans doute un article dédié dans le Bulletin. Toutefois, cette fois-ci, notre regard se portera sur la famille Guérin et tout particulièrement sur l’histoire du fondateur du salon funéraire le plus connu de la région. Partons à la recherche du passé d’Henry Guérin ; électricien, embaumeur et propriétaire du salon funéraire éponyme au 425 chemin de Saint-Jean. Contexte  Dans les années 1940, Henry Guérin et sa femme, Léontine Patenaude, habitent Saint-Constant en compagnie de leurs enfants, Charlemagne, Yvon, Fernande, Giselle et Liette. Henry est à cette époque employé par la compagnie Baillargeon de Saint-Constant, fabricants de cierges, à titre de contremaître. Il travaille également le soir comme électricien. Possédant déjà les qualités d’un entrepreneur, Henry travaille beaucoup pour améliorer la situation économique de sa famille. Celui-ci est déjà quelque peu en contact avec l’industrie funéraire. Il fabrique de l’encens pour la compagnie Baillargeon et sa femme avait travaillé brièvement chez les Patenaude de La Prairie. Il est difficile de déterminer ce qui a motivé monsieur Guérin à fonder un salon funéraire : souhaitait-il apporter un soutien moral à la communauté ? Développer une entreprise dans un secteur sous-exploité, ou satisfaire sa volonté d’apprendre un métier tout particulier ? Tout ce que nous savons, c’est qu’Henry aurait entretenu des rapports amicaux et professionnels avec un certain Alfred Allaire, le fondateur des salons funéraires aujourd’hui appelés Yves Légaré. Monsieur Allaire, ayant transformé son salon de barbier à Montréal en salon funéraire dans les années 1930, aurait convaincu Henry de fonder son propre salon sur la Rive-Sud. [1] C’est ainsi qu’Henry commence à suivre des cours d’embaumement auprès d’un embaumeur itinérant prénommé Eugène Théorêt. Celui-ci assura la formation de nombreux embaumeurs de la région de Montréal, car à cette époque, le métier d’embaumeur n’avait pas encore de formation professionnelle. Fondation du Salon Quelques années plus tard, en 1950, le salon funéraire Henry Guérin est officiellement fondé à l’emplacement actuel du 425 chemin de Saint-Jean. À l’aide de ses deux fils, Henry bâtit le salon de ses propres mains et l’aménage adéquatement. On y trouve une salle d’exposition de cercueils, un fumoir et une salle de réception pour l’exposition du défunt. Son atelier d’embaumement est situé dans la cour arrière. Mise à part sa femme Léontine, personne n’était autorisé à pénétrer dans son atelier. Celui-ci tenait à cœur la préservation de la dignité du défunt. Le deuxième étage du bâtiment servait de lieu d’habitation de la famille, comme c’était le cas pour la majorité des commerces de cette époque. Le salon des Guérin se démarque rapidement au cours des années 50. Le salon de monsieur Jean-Baptiste Audette, qui était le seul salon du village auparavant, est rapidement concurrencé par le nouvel arrivant. Il ferme ses portes quelques années suivant l’arrivée de la famille Guérin. Il faut dire que le nouveau salon avait apporté un tout nouveau niveau de professionnalisme dans la région. Beaucoup plus moderne que son prédécesseur, le salon Henri se distingue par sa convivialité et son service impeccable. Monsieur Guérin assure la grande majorité des activités de l’entreprise. De la collecte du corps, à l’embaumement, en passant par l’accueil des familles et la comptabilité, Henri est un véritable couteau suisse. Encore une fois, son amour du travail et sa grande sensibilité contribuent à forger sa réputation dans l’entourage. Il faut dire que la famille profite aussi d’un contexte favorable au développement de ce type d’affaires. Les années 50 sont marquées par une forte croissance économique dans la région du Grand-Montréal. Les 30 glorieuses percolent sur la Rive-Sud et entraînent la croissance et la fondation de nombreuses municipalités qui avoisinent La Prairie. La ville elle-même connaît une croissance exponentielle et le salon profite de son positionnement stratégique à la jonction entre le boulevard Taschereau et le chemin de Saint-Jean, deux des plus importantes artères économiques et sociales de la Rive-Sud. Funérailles, 1960-1970, Archives nationales à Montréal, Fonds Antoine Desilets, (06M,P697,S1,SS1,SSS17,D12,P62), Antoine Desilets Changement dans les pratiques mortuaires C’est aussi durant cette période que nous assistons à une mutation profonde des pratiques mortuaires et funéraires. C’est le début de l’institutionnalisation de la mort avec l’émergence des salons funéraires. À partir des années 1940, on en voit apparaître partout au Québec. Auparavant, la mort se célébrait chez soi et avait une dimension beaucoup plus enracinée dans les traditions catholiques. Le corps était exposé même durant la nuit. Les membres de la famille se passaient le relais pour accueillir les paroissiens et les anciennes connaissances du défunt. C’est ce que l’on appelait les longues veillées[2]. Plusieurs chapelets étaient récités chaque heure et il était de coutume pour les invités d’asperger le corps du défunt avec une branche de sapin[3]. Les trois jours d’exposition du corps étaient donc chargés d’une ambiance ritualiste. Par contraste, les années d’après-guerre développent une expérience funéraire beaucoup plus sobre et professionnelle. Les activités du salon Le quotidien d’Henry ressemblait à ceci : on l’appelait lorsqu’un habitant de la région était décédé. Il montait alors dans sa camionnette spécialement conçue pour transporter les corps des défunts. Il se rendait alors sur les lieux, accompagnait la famille dans leur chagrin. Puis, il amenait le corps dans sa salle d’embaumement et attendait entre deux et trois heures pour faciliter son travail. Ensuite, il passait encore entre deux et trois heures à préparer le corps à l’exposition. Il n’était pas rare que les défunts fussent exposés dans la salle de réception du salon le jour même de leur décès. Même en pleine nuit, l’entrepreneur répondait au téléphone et grimpait dans sa camionnette pour honorer les défunts. « plus de 1/6 de la population, soit près de 11 millions de personnes en France et plus de 1,3 million au Québec, vivent actuellement des réactions de deuil concomitantes aux pratiques funéraires. » Gil Labescat, La ritualisation dans la trajectoire du mourir : l’action rituelle funéraire,, Université de Strasbourg et Université du Québec à Montréal, 2016, p. 318. Funérailles, 1960-1970, Archives nationales à Montréal, Fonds Antoine Desilets, (06M,P697,S1,SS1,SSS17,D12,P6), Antoine Desilets. La fin d’une ère Tous les habitants de La Prairie étant entrés en contact avec Henri sont d’accord sur une chose. Cet homme était rempli d’humanité et de respect pour les familles des défunts. Son calme et son appui moral permettaient aux proches d’effectuer leur deuil dans la dignité. Il ne fut alors pas étonnant que Henri eût droit à une grande messe lors de son décès le 13 avril 1966. Plusieurs familles pour lesquelles il avait arrangé les funérailles étaient présentes pour le célébrer et le remercier pour son appui pendant toutes ces années. À la suite de sa mort, c’est son fils Yvon qui reprendra le salon. La famille Guérin continuera de gérer le salon jusque dans les années 90. Le salon sera ensuite acheté par La Maison Darche, un autre salon funéraire québécois, toujours propriétaire du salon sur le chemin Saint-Jean. ______________________________ [1] Salon funéraire Yves Légaré, https://yveslegare.com/en/pages/a-propos [2] Yves Hébert, « Les rites funéraires d’autrefois (Québec 1880-1940) », Encyclopédie sur la mort, 2001. [3] Ibid. ...
Un rempart en mauvais état
Le rempart de béton a été construit il y a plus d’un siècle par le gouvernement fédéral. Jusqu’à la construction de la Voie maritime du Saint-Laurent durant la décennie 1950, il servait à protéger le Vieux La Prairie des inondations et surtout des immenses blocs de glace qui, au printemps, menaçaient les maisons situées en bordure du fleuve. Hélas, de nos jours, cet immense mur, qui sert à marquer l’ancien lit du fleuve et à supporter de nombreux terrains qui y prennent appui, montre des signes évidents de décrépitude. De toute évidence, des travaux majeurs s’imposent afin de le remettre en état. La directrice générale de la ville de La Prairie a confirmé qu’un carnet de santé du mur a été établi et que les coûts pour le rénover au complet sont estimés à 2,4 M$. Une première demande de subvention de 400 000 $ a été déposée auprès du ministère du Patrimoine pour rénover le tronçon qui s’étend entre le chemin de Saint-Jean et la rue du Boulevard, soit environ 18 % de sa superficie. N.D.L.R. Merci à Mme Céline Gaudette, conseillère du quartier La Clairière pour nous avoir fourni ces informations. Un dossier à suivre… ...
Vente de livres d’occasion
Le comité de la vente de livres annonce quelques changements à son organisation. Michel Côté, responsable du comité au cours des deux dernières années, change de rôle. Il nous a fait part qu’il demeurerait présent mais dans un rôle plus limité. Michel s’occupera du transport des boîtes, sera remplaçant pour la cueillette des livres au centre Guy-Dupré et continuera sa gestion des livres anglais. Merci pour ton implication. Un membre de longue date de ce comité, Mme Nicole Surprenant, a annoncé qu’elle se retirait après plus de 20 ans de participation. Encore une fois, merci Nicole pour ton engagement et ton assiduité. Le comité est toujours actif et a déjà débuté la préparation de la vente 2026. Nicole Crépeau, Yolande Girard, Huguette Langlois et Danielle Surprenant sont toujours impliquées au sein de ce groupe. Nous vous rappelons qu’en tout temps, nous recueillons les livres en bonne condition ainsi que les casse-tête. Vous pouvez venir les déposer au local de la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine situé au 249 rue Sainte-Marie à La Prairie.   ...
Abonnement 2026
La période de renouvellement pour l’année 2026 est maintenant commencée. Celui-ci sera valide du 1er janvier au 31 décembre 2026. Les tarifs demeurent inchangés : 50 $ pour un abonnement individuel et 75 $ pour un abonnement familial. Vous pouvez procéder au renouvellement en utilisant une des trois options suivantes : Virement Interac à l’adresse [email protected] Indiquez votre nom et votre numéro de membre Question de sécurité : Année de la fondation de la SHLM Réponse : 1972 (ou 1972SHLM pour les institutions bancaires exigeant plus de 4 caractères) Renouvellement en ligne par carte de crédit sur notre site : https://shlm.info/ Renouvellement en personne au 249, rue Sainte-Marie, La Prairie. Merci de votre fidélité et au plaisir de vous compter parmi nous en 2026 !   ...
Mot du président
L’année 2025 arrive bientôt à sa fin. Je vous invite à notre dernière conférence de l’année qui se tiendra comme à l’habitude au théâtre du Vieux-La Prairie, juste en haut des locaux de la SHLM. Julien Lehoux, historien, viendra parler de notre passé militaire à La Prairie avec l’histoire du 85e bataillon. Comme chaque année, nous tiendrons également un kiosque au marché de Noël de La Prairie qui aura lieu du 5 au 7 décembre au Centre multifonctionnel Guy-Dupré. Au nom du C.A. de la SHLM, de ses employées, de ses bénévoles et de ses membres, je vous souhaite un bon temps des fêtes avec votre famille et vos amis. Prenez du temps pour vous et au plaisir de se revoir au retour du congé pour vous souhaiter une bonne année 2026. Antoine Simonato, président de la SHLM   ...
16 Dec 2025
Conférence
20 Jan 2026
Conférence

Au jour le jour, octobre 2025

Le vendredi 22 mai 1981, près d’une centaine de visiteurs assistaient à l’inauguration du Café instantané. Ce café-théâtre offrait du théâtre, des spectacles de chansonniers, des spectacles pour enfants ainsi qu’un casse-croûte. Pour en apprendre davantage sur ce lieu, voir les articles de Ginette Duphily parus dans le Au jour le jour à compter de février 2020.

L’autotricoteur, le passe-temps qui a sauvé des vies
Dans le guide de la ménagère de décembre 1927, entre recettes et conseils, se retrouve une annonce qui semble trop belle pour être vraie. À la page 43, un titre en gras attire l’attention : « Cette femme a gagné $2 427,00 pendant ses moments de loisir maison. »2  Le texte qui suit raconte l’histoire d’une dame E. Gauvreau du Québec, qui dans ses temps libres, tricote des chaussettes grâce à un autotricoteur de la compagnie The Auto Knitter Hosiery Co. Limited.1 À chaque semaine, affirme-t-elle, en échange de son labeur, elle reçoit un chèque pour la quantité de chaussettes qu’elle a produite.2 Suite à ce témoignage suivent d’autres affirmations, venant de tout le Canada, de clients contents de faire un peu plus d’argent supplémentaire. Une dame de la Colombie-Britannique, un homme de la Saskatchewan et une jeune fille voulant aider ses parents proclament que, grâce à ce programme, ils ont pu se trouver de quoi s’occuper facilement en plus d’assurer un apport d’argent supplémentaire pour leur foyer. Cette annonce se termine ensuite par une carte détachable, afin d’inscrire ses coordonnées et contacter la compagnie pour s’inscrire à leur programme. Cette publicité n’est pas unique. Des annonces similaires apparaissent dans plusieurs autres journaux et magazines, anglais et français. Cet étrange modèle d’affaires est-il légitime ? Boîte contenant l’appareil, quelques pièces de rechange ainsi que le manuel d’instructions. Apparemment oui, et la compagnie Auto Knitter Hosiery and co. Ltd, appartenant à monsieur T.W Chadburn 8, ne serait pas la seule dans ce mouvement. Aux États-Unis, la compagnie Ainslie and co fonctionne de manière similaire. Basée à Brooklyn, New York, elle offre aussi d’envoyer leurs machines autotricoteur aux foyers de leurs clients, en échange des chaussettes produites 10. Il y a tout de même des standards. Dans un manuel d’instruction de la compagnie Harmony Auto Knitter, une autre compagnie ayant ce type de modèle d’affaires 3, les standards des chaussettes sont énoncés clairement pour que celles-ci soient vendables. La bordure doit être tissée dans une tension plus élevée et doit avoir une largeur de 5 pouces, la jambe de la chaussette doit mesurer 8 pouces et avoir une tension plus faible que la bordure, le dessus du pied doit avoir la même tension que la jambe et doit mesurer 7 pouces alors que le dessous du pied doit mesurer 11 pouces 7. Pour faire une paire, il faut absolument que le nombre de tours et la tension soient identiques pour les deux chaussettes 7. Pour ce qui est de notrecompagnie canadienne, monsieur Chadburn promet un prix fixe aux chaussettes qui sont aux standards de sa compagnie. Une annonce de la compagnie promet un taux fixe de 75 centimes par chaussette 5.   Des chaussettes pour la Croix-Rouge Ces compagnies, apparaissant au tournant du 20e siècle, voient toutefois leur popularité bondir lors de la Première Guerre mondiale et lors de la Seconde Guerre mondiale. Il y a un besoin urgent de produire des chaussettes en masse. À cause des conditions inhumaines dans les tranchées dues à l’eau et la boue constante. Les bottes et molletières coupent la circulation dans les pieds des hommes 6. La combinaison de ces conditions engendre le pied de tranchées, un fléau pour les soldats 6. Les pieds de tranchées Lors de la Première Guerre mondiale, 75 000 soldats seront touchés par cette maladie nécrotique et souvent fatale si laissée non traitée trop longtemps 9. Pour prévenir, il faut changer régulièrement ses chaussettes pour une nouvelle paire propre et sèche 6. Ceci est plus facile à dire qu’à faire, puisque les pauses sont courtes et avec le manque d’hygiène ; les paires de chaussettes fraîches se font rares. Il était commun, pour les soldats écrivant à leurs familles, de demander de nouvelles paires de chaussettes.   La croix rouge encourage la distribution de machines à coudre et de laine dans les foyers d’Amérique du Nord et en Angleterre1. Le modèle le plus utilisé est la Gearhart et les foyers peuvent contribuer à l’effort de guerre en fabriquant des chaussettes pour les soldats. Grâce à cet effort, les cas de pieds de tranchée peuvent diminuer, sauvant la vie de nombreux soldats alliés 6.   Donc, chers tricoteurs, la prochaine fois que vous prendrez vos aiguilles ou votre tricotin moderne, gardez en tête les efforts vaillants des femmes qui ont participé aux efforts de guerre de leurs cuisines, aidant à gagner de l’argent pour leurs foyers et protégeant les pieds de leur fils et de leurs maris dans les tranchées. Même si le modèle d’affaires des autotricoteurs est depuis longtemps éteint, il reste tout de même qu’il y eut une époque où ce passe-temps a réellement sauvé des vies. ______________________________ 1-Keyel, Rebecca. « Knit a Bit for Our First Line of Defense » : Emotional Labor, Knitters, and Comforts for Soldiers during the First World War. s. d. consulté le 13 août 2025. https://digitalcommons.unl.edu/tsaconf/975.   2-Guide de la Ménagère, décembre 1927, page 43, Archives de la Société d’Histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine P1, S3, D3.94, Fond Élisée Choquette   3-Tony, Nutting. 1999. « The British Hosiery and Knitwear Machine Building Industry since 1850. » Textile History 30 (2) : 207–33. doi:10.1179/004049699793710543.   4-Tricotage à la maison avec machine auto-knitter chez Émile Létourneau. Saint-Luc, comté de Saint-Jean., 1951, Archives nationales à Québec, Fonds Ministère de la Culture et des Communications, (03Q,E6,S7,SS1,D2,P 88 837), Omer Beaudoin.   5-The Journal of agriculture and horticulture, 1929-02, Collections de BAnQ, Page 3.   6-Radio-Canada — . « Des chaussettes pour les soldats : un aperçu de l’effort de guerre de familles canadiennes » .11 novembre 2016. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/814080/acadie-chaussette-guerres-mondiales.   7-Manuel d’instruction de la compagnie Harmony Auto knitter, 1924 Harmony_2.pdf   8-Grey Roots museum and archives, the Auto Knitter Hosiery and Co. Limited The Auto Knitter Hosiery Co. Ltd. | Grey Roots Museum & Archives   9-Régnier Christian Les pieds de tranchée ; Controverse Étiologiques, Histoire des sciences Médicales tome XXXVIII— nu. 3, 2004 HSMx2004x038x003x0315.pdf   10-https://www.oldtymestockings.com/sock_machines_american.html   11-« Trench foot is dangerous! » (Reeve 084392-13), National Museum of Health and Medicine ...
Le terminus 1836
Sur les traces du premier chemin de fer au Canada Inauguré le 15 septembre 2025, le Terminus 1836 est un nouvel espace commémoratif qui rappelle un moment fort et déterminant de l’histoire, l’inauguration du premier chemin de fer au Canada, reliant La Prairie à Saint-Jean-sur-Richelieu. Il comprend un pavillon évoquant l’ancienne gare disparue, des panneaux d’interprétation, une réplique de la voie ferrée et une œuvre d’art public signée Claude Millette. Il est situé derrière le garage Shell, à la jonction de la rue Saint-Philippe et de la piste cyclable, à proximité du stationnement du Complexe multifonctionnel Guy-Dupré. La voie ferrée était en réalité un chemin à lisses. En fait, les rails étaient en bois (du chêne blanc), recouverts d’une bande de métal de trois pouces de large. Le terminus 1836 est une initiative de la Ville de La Prairie. La SHLM y a contribué directement, puisque c’est elle qui, en 2023, avait amorcé la mise en valeur de l’emprise du premier chemin de fer en regroupant les partenaires concernées, notamment la Ville de La Prairie, le Collège Jean-de-la-Mennais, Exporail, Vigile verte et Track. L’intérieur du pavillon. À la lecture des panneaux, le visiteur peut s’imaginer que le Terminus 1836 était un véritable carrefour, car ce premier chemin de fer reliait essentiellement Montréal aux États-Unis, notamment Albany et New York. La Prairie servait de lieu de transition vers Saint-Jean où les passagers poursuivaient leur route par voie d’eau sur le Richelieu, le lac Champlain et la rivière Hudson. N.D.L.R.  Le signataire de cet article est le véritable initiateur du projet « Le terminus 1836 ». Nous lui devons la recherche historique, la rédaction des textes et les interventions auprès des autorités concernées. Son travail acharné et compétent a mené à la réalisation du Terminus 1836.   Exemple d’un panneau d’interprétation. ...
Vente de livres d'occasion 2025
Remerciements aux bénévoles Michel Côté, responsable du comité, tient à remercier tous les bénévoles pour leur implication dans le succès de la vente de livres d’occasion. Leur participation a été essentielle à chaque étape : collecte des livres à la bibliothèque, tri et nettoyage des centaines de livres dans les locaux, mise en place de la salle, accueil et aide aux acheteurs lors des journées de vente, et rangement le dimanche en fin de journée. Résultats de la vente Pour les trois jours de l’événement, un total de 11 847 $ de livres d’occasion et de casse-tête ont été vendus. À cela s’ajoutent environ 200 $ de livres en anglais (vendus au courant de l’année) et 365 $ de livres neufs (SHLM), ainsi que des dons. Les casse-tête, toujours aussi populaire. ...
Avis à nos lecteurs...
De nombreuses circonstances nous imposent de modifier la fréquence de publication du bulletin Au jour le jour. Il n’y aura pas de numéro en novembre et le prochain bulletin vous sera livré en décembre. En 2026, le bulletin paraîtra dans l’ordre suivant : février, juin, septembre et décembre. Nous vous rappelons que toute personne intéressée à l’histoire locale peut nous faire parvenir un texte et des illustrations afin d’enrichir le contenu du Au jour le jour. À vos plumes et crayons (le traitement de texte est aussi valable…). Merci de votre compréhension! ...
Mot du président
L’automne est arrivé. C’est la reprise de nos activités hebdomadaires comme le club de généalogie qui se réunit tous les lundis à partir de 19 h dans nos locaux au 249, rue Sainte-Marie à La Prairie. Pour ce qui est de nos activités mensuelles, les conférences ont débuté en septembre dernier. Ne  manquez pas la prochaine le mardi 14 octobre à 19 h avec l’historien Gilbert Desmarais intitulé L’évolution des relations avec les autochtones du Québec; du Contact à nos jours. Merci aussi à tous nos bénévoles pour votre soutien lors de notre vente annuelle de livres d’occasion et pour nos visites guidées effrayantes qui ont lieu présentement chaque samedi en soirée jusqu’à la fin octobre. Je souhaite à tous un automne magnifique. Antoine Simonato, président de la SHLM ...
14 Oct 2025
Conférence
18 Nov 2025
Conférence

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