Au jour le jour, novembre 2026

Vue sur la place Foch (aujourd’hui Place de La Mennais). À gauche, l’ancien cairn rappelant l’affrontement du 11 août 1691 au fort de La Prairie et la gloriette toujours en place. À droite le chemin Édouard VII qui menait de Saint-Lambert à La Prairie.

____________________________________________
Ce sont surtout les actes fonciers qui gardent la trace de l’arrivée de Joseph Hébert dans la région de La Prairie. Entre 1768 et 1780, sa résidence échappe à toute documentation notariée comme aux chroniques locales : cultivait‑il une terre déjà acquise par sa famille, vivait‑il sur une concession sans titre enregistré à la Petite Cadie ? Aucun document ne permet de trancher.
En février 1780[i], un acte notarié — signé de sa main — atteste enfin que le capitaine Joseph Hébert habite Laprairie. Le mois suivant, son père meurt. D’autres actes au nom de « Joseph Hébert » décrivent un preneur qui ne sait pas signer, et l’identité se brouille. À ce moment‑là, deux Joseph circulent dans les actes notariés : le fils d’Amand et Joseph Ignace, fils d’Olivier, tous deux illettrés, tous deux confondus sous le même prénom.
La première terre de Joseph Hébert n’est qu’un ruban de friche, sans maison ni grange. Trois arpents de front sur trente de profondeur, au nord de la rivière de Montréal entre les lots de Jacques Brosseau et de Pierre Marié. Acquise d’Étienne Tremblay pour 250 chelins, cette parcelle l’assujettit au régime seigneurial: cens à verser, rentes à payer, terre à mettre en valeur. Avant la fin de l’année, il la revend pour 800 schellings, sans l’avoir ni défriché ni dressé la moindre construction. La revente s’explique sans doute par un achat le mois précédent : une terre à la Côte des Saints-Anges, payée 1 900 livres. Un prix qui laisse croire à des bâtiments, même si l’acte demeure muet à ce sujet. De dimensions identiques à la première, ce lot affleure le chemin du roi. Il est encadré d’un côté par une terre que Joseph possède déjà, de l’autre par celle de Nicolas Lefebvre. Trois mois plus tard, une concession d’un arpent sur trente à la Côte Sainte-Catherine vient compléter l’ensemble.
Au début de 1782, ces deux terres passent aux mains de Julien Sarrazin dit Depelteau[ii] pour 4 000 livres, un profit de 54%. Joseph, lui, continue à demeurer à La Prairie, sans qu’on puisse préciser où il habite. Les terres qu’il achète alors sont des lots en friche, sans bâtiments, qu’il revend avec profit, peut-être pour alimenter le moulin à scie de son demi‑frère René David.
Au recensement de 1787, un Joseph Hébert apparaît rue Saint‑Ignace, sur un terrain d’environ 1 180 pieds carrés, avec une maison et une grange. S’agit-il de notre Joseph ou d’un des cousins du même nom ? Des sources notariales concordantes le présentent comme propriétaire d’une maison rue Saint‑Ignace, et le testament de Josephte Hébert, rédigé en 1822, précise que l’acte a été passé dans une chambre nord‑est de cette maison.
____________________________________________
Joseph Hébert ne se contente pas de ses premières acquisitions : dans les années 1780 et 1790, il étend patiemment son emprise sur la terre, achetant des parcelles dans la baronnie de Longueuil, la seigneurie du Sault-Saint-Louis et celle de La Salle.

En 1787[iii], un achat se détache des autres : Joseph obtient de l’aubergiste McKillip une maison avec verger, adossée à la deuxième église et bordant le cimetière, sur le chemin Saint‑Jean, l’actuelle rue du Boulevard. Là, sa présence se greffe au cœur même du village.
Le bail conclu avec son neveu Samuel Everton détaille un ensemble déjà complet : maison de pierre, grange, étables, laiterie, clôtures, fossés, ainsi que quatre vaches, chacune rapportant dix‑huit livres de plus par an, pour un loyer de base de cent piastres d’Espagne. Ce bail décrit une exploitation structurée et non une simple terre de subsistance. Entre ses lignes, on lit autre chose : Joseph gère son bien en famille, en confiant à un neveu ce qu’il aurait pu louer à un étranger. Il possède assez, désormais, pour entretenir une maison de pierres et plusieurs bâtiments agricoles, ce qui, dans le monde rural de l’époque, le place déjà au‑dessus du simple paysan.
En 1785, une autre acquisition vient jeter une ombre sur cet essor patrimonial. Le 4 avril, à Montréal, devant un notaire[iv], le capitaine des milices de La Prairie Joseph Hébert achète pour 50 livres, cours d’Halifax, un jeune homme noir d’environ vingt‑et‑un ans, désigné dans l’acte comme « un nègre » nommé Joseph, vendu comme esclave par William Ward, originaire du Connecticut.
Les documents conservés permettent de suivre la chaîne de propriété de ce Joseph : d’abord entre les mains du Dr John Clarke, puis vendu à Henry Rice à Providence en 1779, passé ensuite à Alexander Thompson, endossé en 1781, puis finalement revendu à Ward avant d’être acheté par Hébert. De Providence à Montréal, ce parcours fait entrer, au cœur même du monde seigneurial de La Prairie, un homme déplacé comme une marchandise, qui reste prisonnier du statut d’esclave.
____________________________________________
Joseph Hébert s’impose aussi dans la vie publique de La Prairie. Dès septembre 1781, il reçoit le grade de capitaine de milice, titre qu’il conserve au moins jusqu’en octobre 1797, où il est promu premier capitaine. Dans les campagnes du Bas‑Canada, cette charge déborde de loin la simple mise en rang des hommes : le capitaine est la voix de l’administration coloniale dans le village, celui qui veille, transmet et rappelle que l’ordre vient de plus haut. Déporté acadien, il est passé du rang de sujet meurtri à celui d’homme qui relaie la parole du conquérant. Pour les exilés comme pour lui, cette nouvelle voix de l’autorité n’a sans doute pas toujours sonné comme une récompense. Pourtant, son cheminement montre qu’il a voulu prendre en main le destin de son peuple et travailler à son bien‑être.
Que le titre de capitaine accompagne régulièrement son nom dans les actes notariés n’est donc pas un simple ornement : c’est la manière dont la paroisse fixe sur le papier le rang d’homme d’autorité qu’elle lui accorde.
En décembre 1790, une nouvelle nomination vient sceller ce statut : il devient juge de paix pour la juridiction de La Prairie, dépositaire des querelles du quotidien, mais aussi des mandats, des amendes et des ordonnances qu’il doit faire tomber sur les épaules de ses voisins. Réunies, ces deux fonctions font de lui l’une des pièces maîtresses du maintien de l’ordre civil dans sa région. À ce poste de confiance, il voit la province se dédoubler en Bas‑Canada et en Haut‑Canada et, depuis son banc de notable paroissial, assiste à la naissance des premières élections parlementaires.
Plus tard, cette autorité locale est mobilisée dans une affaire qui met en jeu les biens des Jésuites. En 1807, la nomination du notaire Edme Henry comme agent des biens des Jésuites dans le district de Montréal repose dès l’origine sur le cautionnement de deux hommes, dont le capitaine Joseph Hébert de La Prairie. L’enquête qui s’ensuit aboutit, deux ans plus tard, à la confirmation de cette nomination[v]; Joseph Hébert et Jean‑Baptiste Perras s’engagent alors conjointement pour une somme de 750 livres, constituant une garantie contre tout manquement éventuel d’Henry dans l’exercice de ses fonctions.
____________________________________________
Joseph Hébert consacre les dernières décennies de sa vie à organiser minutieusement sa succession. En 1813, dans un premier testament[vi], il partage ses biens entre les fils de ses demi‑frères, soucieux que chacun reçoive sa juste part égale. En décembre 1820, il retire du lot ce qu’il a de plus précieux : son verger, cœur vivant de son domaine. Il en fait donation[vii] à sa petite‑nièce Sophie Everton, épouse du marchand Robert McNabb de La Prairie. Sophie a grandi parmi ces rangs d’arbres : son père en a tenu le bail pendant quelques années, et elle reste, à ses yeux, la seule à en aimer la terre autant que lui.
Deux ans plus tard, en septembre 1822, il abroge puis refonde l’ensemble de ses dispositions testamentaires[viii]. Pour le reste de sa vie, son épouse aura la jouissance de tous ses biens : elle pourra en vivre, les occuper, mais ne les possédera jamais tout à fait. À sa mort, il laisse à Vital Bourassa et à sa femme, Elizabeth Dupuis, nièce de Mme Hébert, un terrain au village de La Prairie‑de‑la‑Madeleine, avec maison et dépendances. Ce terrain court le long du côté ouest de la rue Ignace jusque sur la rive du Saint‑Laurent, là où le vieux bourg s’ouvre sur le fleuve. Ils recevront aussi deux lots presque de même taille, chacun d’environ deux arpents trois quarts de front sur vingt de profondeur, ces bandes de terre profondes qui s’enfoncent dans la campagne. L’un se trouve à la Côte Saint‑Jean, l’autre, boisé, à la Côte Sainte‑Catherine, dans la seigneurie du Sault‑Saint‑Louis. Ce qu’il leur donne, il le donne à condition qu’ils restent auprès de lui : pour veiller sur lui dans la santé comme dans la maladie, et pour lui assurer, au dernier jour, des funérailles à la hauteur de la place qu’il s’est faite.
Les années 1823 et 1824 sont marquées par deux deuils : son épouse meurt en avril 1823, puis Sophie à son tour décède l’année suivante, à vingt‑quatre ans, laissant Joseph veuf, quoiqu’il puisse compter sur la proximité de ses deux demi‑frères. À mesure qu’il vieillit, la question de sa succession cesse d’être une simple affaire de papiers pour devenir un terrain de dispute. En mars 1826, son demi‑frère René David proteste[ix] officiellement contre la nomination de leur cousin Vital Bourassa et contre la façon dont celui‑ci exerce la curatelle de Guillaume Hébert, charge que Joseph avait lui‑même assumée auparavant.
Joseph tranche l’affaire le mois suivant, en arbitrant lui‑même entre la parenté et les services reçus. En avril 1826, désormais âgé et retiré, il consent à Vital Bourassa une donation[x] à titre onéreux portant sur la moitié indivise de plusieurs biens — maison en pierre, bâtiments annexes, portion du verger — en contrepartie des soins que celui‑ci lui a prodigués. Le même jour, un testament[xi] refondu constate l’absence d’héritiers directs et désigne ses frères consanguins, René David et Jacques Hébert, comme légataires universels de l’autre moitié, y compris une terre à la Côte‑Saint‑Catherine. Après sa mort, ils n’échapperont pas l’un à l’autre : devenus copropriétaires, les uns par service, les autres par sang, ils devront s’entendre sur le devenir de son héritage.
Conclusion
____________________________________________
Mort à La Prairie le 15 août 1827, à l’âge de 87 ans, et inhumé deux jours plus tard à Notre-Dame-de-La-Prairie-de-la-Magdeleine, Joseph Hébert aura vécu trois mondes : la Grandpré de son enfance, la Nouvelle-Angleterre de l’exil et les seigneuries de La Prairie et de Longueuil où il s’enracine.
Son avis de décès indique qu’il succombe à une apoplexie et le décrit comme « un vieillard universellement aimé de tous ceux qui avaient eu le plaisir de le connaître, et qui sera généralement regretté ».

Acadien de Grandpré déporté en Nouvelle-Angleterre puis revenu au Canada avec les siens, il prend rang comme censitaire, bailleur, tuteur, capitaine de milice et juge de paix. En tissant des liens entre patrimoine, parenté et droit, il a su protéger les siens et leur permettre de s’épanouir dans ce qu’ils appelaient leur nouvelle « Petite Cadie », tout en portant aussi, comme beaucoup de notables de son temps, la responsabilité d’avoir possédé un jeune homme noir réduit en esclavage.
Les documents conservés laissent voir, presque pas à pas, comment un exilé acadien a transformé la déportation en point de départ et fait de l’enracinement son œuvre de toute une vie dans la société seigneuriale du Bas‑Canada.
______________________________
[i] Vente no 2014, 15 février 1780, greffe du notaire Pierre Lalanne, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
[ii] Vente, 26 janvier 1782, greffe du notaire Pierre Lalanne, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
[iii] Vente No 15, 1 mars 1787, greffe du notaire John Gerbrand Beek, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
[iv] Vente, 4 avril 1785, greffe du notaire F. Leguay, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
[v] Lettre d'[Edme] Henry adressée aux commissaires de la Commission administrant les biens des Jésuites. Au sujet du cautionnement et de sa nomination comme agent responsable des biens des Jésuites pour le District de Montréal. Les noms de ses cautions sont Joseph Hébert, capitaine de milice et Jean-Baptiste Perras, marchand; tous deux résidents dans la paroisse de La Prairie 20 août 1809 – consulté 2026/07/03- Archives nationales à Québec – Fonds ministère des Terres et Forêts 03Q,E21,S64,SS5,SSS2,D1652 https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/3147027
[vi] Testament no 4303, 5 janvier 1813, greffe du notaire Edme Henry, Bibliothèque et Archives nationales du Québec
[vii] Donation no 4363, 9 décembre 1820, greffe du notaire Edme Henry, Bibliothèque et Archives nationales du Québec
[viii] Testament No 4368, 10 septembre 1822, greffe du notaire Edme Henry, Bibliothèque et Archives nationales du Québec
[ix] Protêt No 109, 27 mars s1826, greffe du notaire Jean-Baptiste Dupuis, Bibliothèque et Archives nationales du Québec
[x] Donation No 4371, 26 avril 1826, greffe du notaire Edme Henry, Bibliothèque et Archives nationales du Québec
[xi] Testament No 4370, 26 avril 1826, greffe du notaire Edme Henry, Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Encore une fois, notre vente de livres d’occasion a été un grand succès!
Cette année encore, plusieurs nouveaux clients ont découvert notre vente et certains l’ont même qualifiée de véritable « caverne d’Ali Baba »! Il faut dire qu’il y en avait vraiment pour tous les goûts… et pour tous les âges!

Un immense bravo au comité permanent pour tout le travail accompli et un chaleureux merci à tous les bénévoles qui se sont généreusement joints à nous, que ce soit pour la mise en place, pendant les journées de vente ou lors du démantèlement.
Votre aide, votre énergie et votre bonne humeur ont grandement contribué à la réussite de cette belle activité.
Merci à chacun et chacune d’entre vous pour votre précieux soutien. C’est grâce à vous que cette vente connaît, année après année, un si beau succès!

Dans l’édition de janvier 2025, Gaétan Bourdages a évoqué l’avenir incertain du cairn commémoratif de la Seconde Bataille de La Prairie, situé à l’intersection de la route 104 et du chemin de la Bataille Nord. Le projet d’élargissement de la route 104 laissait alors entrevoir la possibilité d’un déplacement, voire d’un démantèlement du cairn.
Un nouveau développement est survenu dans ce dossier le 28 août dernier, lorsque Parcs Canada a procédé soudainement au démantèlement du cairn. Selon les explications fournies, cette décision aurait été prise à la suite d’une collision avec un véhicule qui aurait endommagé le monument plus tôt dans l’année.
Parcs Canada a confirmé que le cairn ne sera pas reconstruit. La désignation historique nationale de la Seconde Bataille de La Prairie fait actuellement l’objet d’un processus de révision visant à corriger certaines inexactitudes historiques et à actualiser la terminologie employée sur l’ancienne plaque de bronze, qui avait déjà été retirée. Ce processus pourrait durer encore environ deux ans. Au terme de cette révision, Parcs Canada envisage de réinstaller une plaque commémorative sur un support métallique de type « lutrin », à proximité de l’ancien emplacement du cairn commémoratif.
La Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine a exprimé le souhait que la plaque soit réinstallée le plus près possible de son emplacement d’origine, qu’elle soit clairement identifiée et facilement accessible aux visiteurs.
La SHLM continuera de suivre attentivement l’évolution de ce dossier et invite les membres qui souhaitent partager leur opinion à les communiquer à notre adresse courriel. Les commentaires pourront être acheminés à la Commission des lieux et monuments historiques du Canada afin qu’ils puissent être pris en considération dans les discussions entourant l’avenir de la plaque commémorative et la préservation de ce site historique.

En cette belle saison d’automne, la SHLM a repris ses activités hebdomadaires et mensuelles habituelles.
Nous tenons à souligner officiellement l’entrée en poste de notre nouveau directeur général, Raphaël Humphries, arrivé en avril de cette année.
Raphaël a remplacé David Barrette et a réussi à veiller au bon déroulement de la saison estivale avec nos guides étudiants. Titulaire d’un baccalauréat en histoire, Raphaël possède une expérience diversifiée dans le milieu muséal, ayant notamment travaillé à Exporail, au Musée d’archéologie de Roussillon, ainsi qu’au Centre des mémoires montréalaises avant d’arriver à la société d’histoire.
Un grand merci, encore pour une autre année à succès, à nos bénévoles de la vente de livres annuelle. Finalement, ne manquez pas nos visites effrayantes qui ont lieu les vendredis et samedis d’octobre ainsi que notre prochaine conférence sur l’histoire de la Grèce antique, donnée par l’étudiante à la maîtrise en études classiques à l’Université de Montréal, Aude Grassaud.

Aèdes, rhapsodes et identité
C’est à l’époque des guerres médiques (env.-490 à env.-480), alors qu’ils font face à l’envahisseur perse, que les Grecs expriment pour la première fois leur sentiment d’appartenir à un même peuple qui partage à la fois une langue, un mode de vie, une religion et une origine, et ce, malgré le fait qu’ils n’aient jamais été réunis sous une même entité politique.
Naturellement, cette identité grecque ne s’est pas construite en un jour, mais la question demeure : comment s’est-elle réellement constituée?
J’argumenterai que les aèdes, des poètes oraux comme Homère, ont pu jouer un rôle important dans cette construction identitaire, particulièrement sur plan de la religion, de l’histoire commune et de l’origine, tandis que les rhapsodes, leurs successeurs, ont contribué à préserver et réactualiser l’identité grecque par la suite.
Étudiante à la maîtrise en études classiques à l’Université de Montréal, Aude Grassaud s ’intéresse particulièrement au rôle des artistes dans les sociétés anciennes.
Son mémoire porte sur le rôle des aèdes et des rhapsodes dans la société grecque archaïque et classique. Elle travaille actuellement à l’université en tant qu’auxiliaire de langue latine et participe à un projet de recherche sur les fausses prophéties dans les épopées flaviennes. La vulgarisation des savoirs historiques auprès du grand public la tenant particulièrement à cœur, Aude a créé, aux côtés de sa mère, une enseignante d’Univers social, un atelier sur la démocratie grecque qu’elle anime ponctuellement dans des classes de secondaire 1 depuis trois ans.
MARDI 10 novembre 2026 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393


L’architecte Victor Bourgeau
L’un des architectes de l’église de La Nativité-de- la-Sainte-Vierge à La Prairie, Victor Bourgeau (1809-1888), est l’un des plus grands architectes québécois de la deuxième moitié du 19e siècle. Il demeure peu connu, étant donné le peu d’importance que l’on accorde à l’architecture et aux architectes au sein de la société québécoise. On attribue pourtant à Victor Bourgeau quelque 150 bâtiments à travers le Québec, en Ontario, jusqu’à l’Île-du-Prince-Édouard et même aux États-Unis.
En fouillant les plans et les marchés de construction de la deuxième moitié du 19e siècle, une époque charnière de la formation de l’identité québécoise, Louise Legault fait revivre l’architecte, ses nombreuses réalisations et son époque.
Journaliste, traductrice et environnementaliste, Louise Legault a toujours cherché à retrouver le côté historique des choses dans ses écrits. Attirée par une bonne histoire et un peu touche-à-tout, ses livres portent sur l’histoire familiale, l’architecture, l’environnement et l’histoire locale, à travers la Société d’histoire de Notre-Dame-de-Grâce dont elle est recherchiste.
Mardi 8 décembre 2026 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : https://shlm.info, 450-659-1393
Au jour le jour, septembre 2026

Introduction
Joseph Hébert naît vers 1740 à la Rivière‑aux‑Canards, près de Grandpré, dans l’actuelle Port Williams en Nouvelle‑Écosse, au sein d’un monde acadien bientôt bouleversé par la Déportation. Adolescent au moment de la Déportation de 1755, il porte le nom de son père, Joseph Hébert, et sa mère est Madeleine Dupuis. Après les années d’exil, il s’ancre à La Prairie comme habitant, censitaire, capitaine de milice et juge de paix, autant de rôles qui témoignent d’une reconstruction lente, mais résolue. Son parcours offre un point d’observation privilégié sur une famille acadienne qui reprend racine dans la vallée du Saint‑Laurent, au tournant du XIXᵉ siècle, sous un régime britannique qui reste, pour eux, celui de l’ennemi.
___________________________________________
La famille de Joseph Hébert est installée depuis si longtemps sur les rives de la Rivière‑aux‑Canards que le lieu a fini par porter leur surnom. Tout près se trouve le village des Dupuis, auquel Joseph est apparenté par sa mère et trois de ses oncles et tantes. Entre 1742 et 1753, ses quatre sœurs et son frère naissent au village des Héberts. À la veille de la Déportation de 1755, la famille y est solidement enracinée.
Figure 1 – L’ancêtre de l’auteur est René David Hébert (1762-1839)
En septembre 1755, Joseph subit le sort de nombreux jeunes Acadiens : enfermé dans l’église de Grand‑Pré sous les ordres de Winslow, il voit se briser le monde de son enfance. Quelques semaines plus tôt, son père — qui porte le même prénom — a déjà été capturé à Halifax, où il était venu comme député réclamer la restitution des canots et des fusils confisqués.
Le 13 décembre 1755, le sloop Dove quitte la Pointe des Boudrots avec le dernier convoi à partir de la région des Mines, emportant Joseph[i] vers le Connecticut. Les exilés entassés sur le Dove appartiennent surtout aux lignées Dupuis (huit familles) et Braux (cinq familles), auxquelles s’ajoutent quatre familles Hébert dit Groc. Quinze autres familles Hébert dit Groc sont séparées de ce groupe et expédiées sur d’autres navires vers le Massachusetts. Les archives du Connecticut et les manifestes de bord fixent l’arrivée du Dove à New London le 30 janvier 1756[ii], quoique les sources se contredisent sur la date.
____________________________________________
La précarité de l’exil se lit dans le destin de Madeleine Dupuis, mère de Joseph, morte au Connecticut en 1760, à trente-huit ans. Pourtant, c’est dans cette même terre d’exil que son père Joseph, alors cinquantenaire, trouve une seconde vie en s’unissant à Anne Bourg, jeune veuve de vingt ans sa cadette. De cette union naît une nouvelle lignée : René David, ancêtre de l’auteur, voit le jour à Guilford en 1762 ; puis Jacques, futur patriote déporté en Australie après les rébellions de 1837-38 ; et enfin trois demi-sœurs, avant que la famille ne regagne La Prairie en 1774.
Joseph aurait également acquis, durant ces années, une solide maîtrise du français et de l’anglais, à l’écrit comme à la lecture, compétence dont l’utilité se manifeste pleinement lors de son établissement à La Prairie.

En 1765, au Connecticut, Joseph unit sa destinée à celle de sa cousine germaine Magdelaine Josephte Hébert, dite Josephe, fille de son oncle Olivier. Ce mariage au sein du réseau acadien relève moins du hasard que de l’instinct : face à la dispersion, les familles déracinées resserrent leurs liens et se replient sur le cercle des leurs. Pour Joseph, cette union est aussi une boussole, le premier geste d’un homme qui recommence, doucement, à espérer un avenir après l’exil.
Quelques mois plus tard, la Proclamation du gouverneur James Murray et sa politique de peuplement des seigneuries ouvrent justement cette voie : les Acadiens du Massachusetts et du Connecticut déposent des requêtes pour gagner la province de Québec, et la famille Hébert s’inscrit dans ce mouvement qui conduit les premiers navires d’exilés vers le port de Québec en 1766.
____________________________________________
En juin 1768, Joseph Hébert quitte le Connecticut à bord du sloop Phenix[iii] à destination de Boston, en compagnie de son grand‑père René dit le Groc Hébert et des familles de ses oncles Charles, Armand et Olivier. Les registres de bord, rédigés pour la famille de Charles, notent simplement « Joseph Hébert, son neveu, 28 ans », confirmant son identité et son lien de parenté. Sa femme n’apparaît pourtant pas avec lui, mais dans un autre regroupement, avec la famille de son père Olivier, comme si l’on avait préféré que le papier lui‑même détourne le regard d’un mariage entre cousins germains.
Quelques semaines plus tard, rassemblée à Boston autour de l’oncle Jacques, la famille Hébert au complet monte sur la goélette Betsey[iv] qui doit les mener au port de la ville de Québec. Ces déplacements entre la Nouvelle-Angleterre, Boston et le Québec racontent un retour par étapes plutôt qu’un rapatriement massif et immédiat. Les premiers d’entre eux sont d’ailleurs arrivés dans la région deux étés plus tôt. En août 1768, une lettre du prêtre Desligneries mentionne Joseph Hébert[v] à La Prairie et confirme que la famille est arrivée à destination.
Quatorze mois s’écoulent ensuite avant la régularisation du mariage de Joseph et Josephte, le 10 octobre 1769[vi], à Saint‑Philippe, paroisse des parents de l’épouse. Ce délai, probablement lié à un empêchement de consanguinité, marque aussi l’ancrage progressif du couple dans la seigneurie de la rive sud de Montréal.
____________________________________________
De l’union de Joseph et Josephe Hébert ne survit qu’un seul enfant, Joseph, baptisé à l’Assomption le 13 janvier 1776 et inhumé à La Prairie le 9 décembre[vii] suivant. Consanguinité, enfant unique, mort avant un an: avec Joseph, cette branche s’éteint. Même si sa descendance directe est close, Joseph reste au centre du groupe familial et, privé d’enfants, il assume peu à peu un rôle de père auprès de ses neveux et demi‑frères.
À la mort de son père, il se présente en mars 1783[viii] devant la Cour des prérogatives de Montréal pour faire établir une tutelle en faveur des enfants mineurs du second lit, ses demi-frères et demi-sœurs. Cette décision témoigne de la confiance dont il jouit au sein du groupe familial. Quinze ans plus tard, Joseph se voit confier la curatelle de son neveu, Guillaume Hébert[ix], sourd et muet. L’année suivante, son neveu Samuel Everton arrive du Connecticut pour s’installer à La Prairie, et Joseph l’accueille en lui donnant à exploiter son verger par bail[x]. Son dévouement envers sa famille est tel que certains parents lui confient la tutelle de leurs enfants en cas de décès.
L’absence d’héritier direct contribue, en partie, à l’importance que prennent les neveux, nièces et frères consanguins dans la transmission de ses biens. Joseph rédige au moins trois testaments et concède deux donations entre vifs, jusqu’à ce que son dernier testament lègue les biens restants à ses deux demi‑frères, dont l’un est mon ancêtre.
Suite dans le prochain numéro.
[i] Paul Delaney, La liste de Winslow expliquée, Moncton, N.-B., Les Éditions Perce-Neige, 2020, p. 306–307
[ii] Ibid. p.403
[iii] André-Carl Vachon, Les Acadiens déportés qui acceptèrent l’offre de Murray, Québec, Éditions La Grande Marée, 2016, p. 253
[iv] Ibid. p. 255
[v] Nicole Martin-Verenka, Chassés d’Acadie : les Acadiens du sud de Montréal (Québec : Éditions Histoire Québec, 2003), p. 298
[vi] Registres paroissiaux et actes d’état civil, 1621–1968 », Collection Drouin, Québec, Canada.
[vii] Ibid.
[viii] Cour des prérogatives de Montréal, ordonnance de tutelle concernant les enfants mineurs de feu Joseph Hébert, 14 mars 1783.
[ix] District de Montréal, Cour du banc du roi, requête concernant la curatelle de Guillaume Hébert, 21 mars 1798
[x] Bail à ferme no 1748, 1er octobre 1799, greffe du notaire Edme Henry, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Nous tenons à remercier chaleureusement nos trois guides, Avelyn, Clélia et Matthias, pour leur excellent travail et leur engagement tout au long de l’été.


Grâce à leur accueil chaleureux, leur enthousiasme et leur intérêt pour l’histoire, ils ont contribué à faire découvrir le patrimoine de la région à de nombreux visiteurs, certains venus d’aussi loin que la Nouvelle-Zélande. Ils ont notamment assuré l’accueil des visiteurs, animé les visites guidées du Vieux-La Prairie et, en collaboration avec l’ArchéoMusée, accueilli de nombreux groupes de jeunes lors des Journées du Vieux-La Prairie.
Ils ont également répondu aux requêtes généalogiques et nous ont apporté une précieuse aide auprès de nos bénévoles dans le cadre de différentes tâches et recherches.
Merci, Avelyn, Clélia et Matthias, pour votre dynamisme et votre belle contribution à notre saison estivale 2026!
Nous vous souhaitons une excellente rentrée et beaucoup de succès dans vos études!
Nos guides seront exceptionnellement de retour pour la Fête des récoltes, la Journée du patrimoine religieux et la Journée de la culture, auxquelles nous vous convions chaleureusement, ainsi que pour les visites effrayantes en octobre!
L’exposition consacrée à Joséphine Marchand se poursuit! Nous remercions chaleureusement le Musée du Haut-Richelieu pour le prolongement de cette belle exposition jusqu’à la fin septembre.


Bonjour,
La rentrée 2026 approche à grand pas pour la SHLM. De nombreux évènements vous attendent :
Samedi 12 septembre (9h à 17h) :
Nous animerons un kiosque lors de la Fête des Récoltes au parc Lucie-Roussel.
Dimanche 13 septembre:
Journée du patrimoine religieux à l’église de La Nativité (visites de l’église).
À compter du lundi 14 septembre (19 h):
Reprise des activités du club de généalogie.
Samedi 26 septembre:
Journées de la Culture: visites gratuites du Vieux La Prairie et du Musée d’archéologie.
Visites effrayantes:
De retour en octobre. Les dates seront annoncées prochainement.
Antoine Simonato, Président de la SHLM

Le pari du silence 2.0
Avec le spectacle Le pari du silence 2.0, Nadyne Bédard nous transporte au cœur des années 1920-1940, un moment charnière où le folklore canadien-français connaît un véritable âge d’or.
Chercheurs, collecteurs, chanteurs et conteurs parcourent alors le territoire pour sauvegarder la mémoire vivante d’un peuple en transformation.
À travers le récit de son arrière-grand-père Philias Bédard — agriculteur, aventurier du Klondike, chanteur et informateur précieux des folkloristes — la conteuse dévoile comment un destin individuel s’inscrit dans un vaste mouvement collectif. Contes, chansons, archives sonores et anecdotes éclairent cette époque fascinante où la tradition orale devient un projet national.
Nadyne Bédard est conteuse, chanteuse et médiatrice du patrimoine vivant. Depuis 2005, elle fait vivre la tradition orale québécoise à travers des contes et des chansons inspirés de récits familiaux et populaires. Avec sensibilité et engagement, elle tisse des spectacles où la mémoire, l’identité et les voix de femmes occupent une place centrale.
EXCEPTIONNELLEMENT
JEUDI 17 septembre 2026 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393


Des grands châteaux du Moyen Âge, jusqu’au coeur des belles seigneuries de la Nouvelle-France, venez entendre les airs à danser des ménestrels et les chants de rame des canotiers d’autrefois.
Par le biais d’anecdotes historiques, le multi-instrumentiste Philippe Gélinas propose une activité artistique interactive autour d’instruments inusités: vièle à archet, cornemuse, luth, cistre, dulcimer, flûtes, vielle à roue…
Des musiques étonnantes qui ont animé la vie des gens il y a plus de 400 ans!
Fondateur et directeur artistique de l‘Atelier du Conte en musique et en images (ACMI), il a parcouru les routes du Québec et à l’extérieur des frontières pour présenter la musique ancienne et les instruments d’époque et ce, pendant plus de 30 ans.
Mardi 13 octobre 2026 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : https://shlm.info, 450-659-1393
Au jour le jour, février 2026

Le pain aliment de base
Dans la vie quotidienne des habitants de la Nouvelle‑France, le pain occupait une place absolument centrale. Il était préparé à partir du blé cultivé localement, que les meuniers transformaient en farine dans le moulin banal. Cette farine servait ensuite à cuire un pain souvent consommé à tous les repas, au point d’être considéré comme l’aliment de base des habitants de l’époque.
La recette était simple : farine, eau, sel et levain qu’on mélangeait dans un grand pétrin en bois. Pour la cuisson, les maisons avaient souvent un four extérieur en pierre ou en argile.
Compte tenu de l’importance du pain, le boulanger fut l’un des premiers artisans à s’établir au début de la colonie, d’abord dans les petites agglomérations. La Prairie aurait vu arriver son premier boulanger dans la première moitié du 19e siècle.
Le métier exige de travailler dès 4 heures du matin et les journées de repos sont peu nombreuses.
Les transactions sur les lots 14 et 15
Grâce à ses travaux, madame France Pinsonneault a pu établir la chaîne de titres des lots 14 et 15, là où s’établira au 20e siècle la boulangerie Lussier. Nous vous présentons ici les résultats de ses recherches.
« Je me suis intéressée aux lots 14 et 15 parce qu’Edmour Lussier était mon grand-oncle, son épouse, Martha Dupuis, étant la sœur de mon grand-père Serge Dupuis. »
En 1697, Les Jésuites vendent à Hiérosme Longtain.
En 1701, Hiérosme Longtain vend les lots 14 et 15 à Louis Dupuis (ancêtre des Dupuis) et Barbe Dubau.
Louis Dupuis et Barbe Dubau cèdent les lots à Jacques et François (fils) enfants de François Pinsonneau, ancêtre des Pinsonneau.
Avant de mourir, François fils, donne sa moitié du lot à son frère Jacques.
En 1751, Jacques Pinsonneau vend la maison et la terre à Joseph Menneson maître menuisier.
Suite à un incendie, Menneson rebâtit la maison.
En 1753, Menneson vend les lots 14 et 15 à Pierre Lefebvre.
Puis, Pierre Lefebvre et Marguerite Moquin vendent à Philip Cron.
En 1775, Cron revend à Pierre Lefebvre.
À cause d’une mésentente au sujet de la grandeur du terrain, il y a eu bornage sur plusieurs lots par l’arpenteur. Ce nouvel arpentage aura pour effet de provoquer plusieurs rétrocessions de lots.
En 1782, Lefebvre vend à nouveau à Jacques Alexis Lamarre.
En 1794, Lamarre vend à Pierre Ste-Marie. Quelques mois plus tard, ce dernier vend à Marie-Anne Faye veuve de J. Duquet.
En 1813, dans son testament, Marie Faille veuve cède les lots à Gaspard Ninsel et Ursule Faille.
En 1837, Ursule Faille, veuve de Gaspard Ninsel, vend à Ambroise Hébert.
En 1843, Ambroise Hébert, maître boulanger, achète le lot no 14 sur lequel se trouve une maison de bois, laquelle a sans doute été détruite par le grand incendie d’août 1846. Après l’incendie de 1846, Ambroise Hébert a fait construire l’édifice en brique qui deviendra plus tard la Boulangerie Lussier. Voilà sans doute la naissance d’une première boulangerie à La Prairie.
Selon Gérard Lussier, M. Hébert prit deux appartements dans la maison, puis en arrière dans la cour il construisit un four de 40 pieds de profondeur sur 30 pieds de largeur. Ce four fut plus tard remplacé par des installations plus modernes, mais qui ne donnaient pas de meilleurs résultats.
De l’union de Ambroise Hébert et Sophie Demers naîtront six enfants : Jean-Baptiste, Sophie, Alphonse, Ambroise (prêtre, décédé à La Prairie à l’âge de 24 ans), Wilfrid sulpicien et Hector.

Ambroise Hébert travaille avec son fils Hector Hébert et lui apprend le métier de boulanger. Au décès d’Ambroise Hébert en 1905, c’est son fils Wilfrid Hébert qui est désigné exécuteur testamentaire et administrateur des biens. En conséquence, Hector hérite de la boulangerie et de tout le matériel qui s’y trouve.
En 1910, Wilfrid Hébert, administrateur des biens de son défunt père, vend la boulangerie à Arthur Barbeau.
Testament en faveur d’Arthur Barbeau de son épouse Flore Lamarre décédée en 1921.
Vente judiciaire par Arthur Barbeau à Arthur Barbeau 1923 sur le lot 14.
Barbeau avait vendu à Maximin Olivier, mais ce dernier disparaît en 1923 et son épouse remet la boulangerie à Arthur Barbeau.
En 1924, vente par Emilien Lamarre à Edmour Lussier maître boulanger.
Edmour Lussier avait appris son métier dans une boulangerie de Farnham. Puisque la boulangerie prend de l’expansion, en 1925, il doit acquérir le lot 15 qui est à côté et qui appartient à Joseph Georges Carrier. Il achète également un terrain à proximité sur Saint-Georges afin d’y entreposer les voitures et les chevaux. On y installera également une meunerie.
Edmour et son épouse, le couple aura 9 enfants, ont habité la partie droite de la boulangerie. Il y avait également un logis à l’étage. Parce qu’elle était située en bordure du fleuve, les inondations ont causé de nombreuses difficultés à la boulangerie. De plus, les années de la grande crise économique exigèrent beaucoup de souplesse de la part des administrateurs de la jeune entreprise.
En 1963, Edmour Lussier, qui décédera en 1970, vend à son fils Gérard et autres. En 1971, on produit 1500 pains par jour, qui seront distribués dans La Prairie, Brossard, Delson, Candiac, Saint-Constant et Kahnawake.
En 1979, Gérard Lussier prend sa retraite et vend à son frère et associé Gaston-Guy Lussier et autres.
Au soir du 2 mai 1982, un incendie est déclaré à l’arrière de l’édifice. De jeunes garçons auraient mis le feu dans des détritus. Après une nuit de combat contre le feu, le bâtiment est complètement détruit. Au moment de l’incendie, Gaston-Guy, Daniel et Pierre en assumaient la direction. Suite à la conflagration, 38 employés se retrouvent sans travail.
La petite entreprise ne survivra pas à ce désastre.
En 1985, le terrain est vendu à Cécile Morin, veuve de J. Giroux. Deux ans plus tard, madame Giroux cède le terrain à René Héon et autres qui le céderont à Québec inc.
Enfin, en avril 1995, Québec inc. le vend à la municipalité pour la somme de 33 000 $.
Quelques années plus tard, en 1998, Hydro-Québec y fera ériger la Place de la boulangerie.


Notre prochaine assemblée générale annuelle aura lieu le 17 mars 2026 à 19h00 au Théâtre du Vieux-La Prairie, 247 rue Sainte-Marie, La Prairie.
Votre présence est importante.

Bonjour,
Déjà un mois écoulé en cette année 2026. Notre organisme est en mode planification afin d’atteindre ses objectifs.
C’est pourquoi le conseil d’administration, les directeurs de comités ainsi que notre directeur général préparent la documentation nécessaire à la tenue de l’assemblée générale annuelle, laquelle aura lieu le mardi 17 mars 2026 à 19 h au Théâtre du Vieux-La Prairie, situé au 247 rue Sainte-Marie.
Pour y assister, vous devez être membre en règle. Pour cela, vous pouvez renouveler votre adhésion ou devenir membre de la SHLM via notre site internet ou encore en personne durant nos heures d’ouverture.
Nous travaillons également à l’embauche de nos guides étudiants en vue de l’été 2026. Vous êtes étudiant(e) au cégep ou à l’université, disponible dès juin, faites parvenir votre CV à monsieur David Barrette à [email protected].
Antoine Simonato, président de la SHLM


Le Québec semble être une « société amoureuse distincte » (championne du monde de l’union libre, avec beaucoup de divorces et de célibat), mais il n’en est rien. La nation québécoise est prisonnière de mythes, de clichés, de normes et de conformismes, et surtout d’une histoire.
Alors que le Québec a dit adieu aux unions traditionnelles et a adopté une vision plus individualiste, son approche de l’amour, héritée des XVIIIe et XIXe siècles, persiste.
Venez découvrir les particularités de l’amour québécois à travers l’histoire, ainsi que ce qui continue d’en faire une réalité encore aujourd’hui.
Jean-Sébastien Marsan est un écricain et journaliste. Il est auteur de la série Histoire populaire de l’amour au Québec (2024).
Depuis 1993, monsieur Marsan apparait régulièrement dans les journaux et les médias à titre de rédacteur et chroniqueur. Il a notamment participé à plusieurs reprises à l’émission Aujourd’hui l’histoire à la radio de Radio-Canada. Il était aussi adjoint à la direction générale et directeur des communications de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) de 2016 à 2022.
Mardi 17 février 2026 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : https://shlm.info, 450-659-1393

La Crise vue de la cuisine :
Les ménagères montréalaises durant la grande Dépression des années 1930
La crise économique des années 1930 est souvent associée, dans la mémoire collective, à des images de chômage masculin et de misère visible : files d’attente aux soupes populaires, travailleurs itinérants ou colons en Abitibi. Les femmes y sont pourtant peu présentes. Or, des témoignages recueillis auprès d’épouses de chômeurs montrent qu’elles ont joué un rôle crucial dans la survie des familles. Avec des secours directs insuffisants, elles ont fait preuve d’une grande ingéniosité pour nourrir leurs enfants, payer le loyer et maintenir la vie quotidienne.
Cette conférence met en lumière ces stratégies de survie féminines, trop souvent oubliées, et rappelle que l’expérience antérieure de la pauvreté a permis à ces femmes de faire face à des situations extrêmes. Vue de la cuisine, la Crise n’est pas très spectaculaire. Elle ne fait pas de belles photos. Elle devient très « ordinaire ».
Un « ordinaire » fait de tâches ménagères toujours plus lourdes sans éclats, mais combien essentielles.
Véritable pionnière de l’histoire des femmes et de l’histoire sociale, Denyse Baillargeon a enseigné pendant 25 ans à l’Université de Montréal. Elle a participé et réalisé d’importantes publications, comme Brève histoire des femmes au Québec ou encore, Repenser la nation : histoire du suffrage féminin au Québec. C’est avec immense honneur que la SHLM se vaudra le plaisir de recevoir cette figure de proue du mouvement féministe au Québec.
Mardi 21 avril 2026 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393
Au jour le jour, décembre 2025

Après plus de cent ans, le vieux rempart de béton montre des signes évidents de décrépitude. (Voir le texte plus bas)

« Les cultures sont l’ensemble des forces collectives qui s’opposent à la mort »
Jean Duvignaud, Introduction à la sociologie, 1971 (1966), p. 12
Ce mois-ci nous vous proposons d’explorer un pan fort intéressant de l’histoire de La Prairie.
La ville a connu au cours des siècles une importante économie de la mort. Nous n’avons qu’à penser à la Famille Patenaude, qui tenait un commerce de vêtements mortuaires depuis 1944 sur la rue Saint-Ignace. Un jour, ceux-ci auront sans doute un article dédié dans le Bulletin.
Toutefois, cette fois-ci, notre regard se portera sur la famille Guérin et tout particulièrement sur l’histoire du fondateur du salon funéraire le plus connu de la région.
Partons à la recherche du passé d’Henry Guérin ; électricien, embaumeur et propriétaire du salon funéraire éponyme au 425 chemin de Saint-Jean.
Contexte
Dans les années 1940, Henry Guérin et sa femme, Léontine Patenaude, habitent Saint-Constant en compagnie de leurs enfants, Charlemagne, Yvon, Fernande, Giselle et Liette. Henry est à cette époque employé par la compagnie Baillargeon de Saint-Constant, fabricants de cierges, à titre de contremaître. Il travaille également le soir comme électricien. Possédant déjà les qualités d’un entrepreneur, Henry travaille beaucoup pour améliorer la situation économique de sa famille. Celui-ci est déjà quelque peu en contact avec l’industrie funéraire. Il fabrique de l’encens pour la compagnie Baillargeon et sa femme avait travaillé brièvement chez les Patenaude de La Prairie. Il est difficile de déterminer ce qui a motivé monsieur Guérin à fonder un salon funéraire : souhaitait-il apporter un soutien moral à la communauté ? Développer une entreprise dans un secteur sous-exploité, ou satisfaire sa volonté d’apprendre un métier tout particulier ? Tout ce que nous savons, c’est qu’Henry aurait entretenu des rapports amicaux et professionnels avec un certain Alfred Allaire, le fondateur des salons funéraires aujourd’hui appelés Yves Légaré. Monsieur Allaire, ayant transformé son salon de barbier à Montréal en salon funéraire dans les années 1930, aurait convaincu Henry de fonder son propre salon sur la Rive-Sud. [1]
C’est ainsi qu’Henry commence à suivre des cours d’embaumement auprès d’un embaumeur itinérant prénommé Eugène Théorêt. Celui-ci assura la formation de nombreux embaumeurs de la région de Montréal, car à cette époque, le métier d’embaumeur n’avait pas encore de formation professionnelle.
Fondation du Salon
Quelques années plus tard, en 1950, le salon funéraire Henry Guérin est officiellement fondé à l’emplacement actuel du 425 chemin de Saint-Jean. À l’aide de ses deux fils, Henry bâtit le salon de ses propres mains et l’aménage adéquatement. On y trouve une salle d’exposition de cercueils, un fumoir et une salle de réception pour l’exposition du défunt. Son atelier d’embaumement est situé dans la cour arrière. Mise à part sa femme Léontine, personne n’était autorisé à pénétrer dans son atelier. Celui-ci tenait à cœur la préservation de la dignité du défunt. Le deuxième étage du bâtiment servait de lieu d’habitation de la famille, comme c’était le cas pour la majorité des commerces de cette époque.
Le salon des Guérin se démarque rapidement au cours des années 50. Le salon de monsieur Jean-Baptiste Audette, qui était le seul salon du village auparavant, est rapidement concurrencé par le nouvel arrivant. Il ferme ses portes quelques années suivant l’arrivée de la famille Guérin. Il faut dire que le nouveau salon avait apporté un tout nouveau niveau de professionnalisme dans la région. Beaucoup plus moderne que son prédécesseur, le salon Henri se distingue par sa convivialité et son service impeccable. Monsieur Guérin assure la grande majorité des activités de l’entreprise. De la collecte du corps, à l’embaumement, en passant par l’accueil des familles et la comptabilité, Henri est un véritable couteau suisse. Encore une fois, son amour du travail et sa grande sensibilité contribuent à forger sa réputation dans l’entourage.
Il faut dire que la famille profite aussi d’un contexte favorable au développement de ce type d’affaires. Les années 50 sont marquées par une forte croissance économique dans la région du Grand-Montréal. Les 30 glorieuses percolent sur la Rive-Sud et entraînent la croissance et la fondation de nombreuses municipalités qui avoisinent La Prairie. La ville elle-même connaît une croissance exponentielle et le salon profite de son positionnement stratégique à la jonction entre le boulevard Taschereau et le chemin de Saint-Jean, deux des plus importantes artères économiques et sociales de la Rive-Sud.

Changement dans les pratiques mortuaires
C’est aussi durant cette période que nous assistons à une mutation profonde des pratiques mortuaires et funéraires. C’est le début de l’institutionnalisation de la mort avec l’émergence des salons funéraires. À partir des années 1940, on en voit apparaître partout au Québec. Auparavant, la mort se célébrait chez soi et avait une dimension beaucoup plus enracinée dans les traditions catholiques. Le corps était exposé même durant la nuit. Les membres de la famille se passaient le relais pour accueillir les paroissiens et les anciennes connaissances du défunt. C’est ce que l’on appelait les longues veillées[2]. Plusieurs chapelets étaient récités chaque heure et il était de coutume pour les invités d’asperger le corps du défunt avec une branche de sapin[3]. Les trois jours d’exposition du corps étaient donc chargés d’une ambiance ritualiste. Par contraste, les années d’après-guerre développent une expérience funéraire beaucoup plus sobre et professionnelle.
Les activités du salon
Le quotidien d’Henry ressemblait à ceci : on l’appelait lorsqu’un habitant de la région était décédé. Il montait alors dans sa camionnette spécialement conçue pour transporter les corps des défunts. Il se rendait alors sur les lieux, accompagnait la famille dans leur chagrin. Puis, il amenait le corps dans sa salle d’embaumement et attendait entre deux et trois heures pour faciliter son travail. Ensuite, il passait encore entre deux et trois heures à préparer le corps à l’exposition. Il n’était pas rare que les défunts fussent exposés dans la salle de réception du salon le jour même de leur décès. Même en pleine nuit, l’entrepreneur répondait au téléphone et grimpait dans sa camionnette pour honorer les défunts.
« plus de 1/6 de la population, soit près de 11 millions de personnes en France et plus de 1,3 million au Québec, vivent actuellement des réactions de deuil concomitantes aux pratiques funéraires. »
Gil Labescat, La ritualisation dans la trajectoire du mourir : l’action rituelle funéraire,, Université de Strasbourg et Université du Québec à Montréal, 2016, p. 318.

La fin d’une ère
Tous les habitants de La Prairie étant entrés en contact avec Henri sont d’accord sur une chose. Cet homme était rempli d’humanité et de respect pour les familles des défunts. Son calme et son appui moral permettaient aux proches d’effectuer leur deuil dans la dignité.
Il ne fut alors pas étonnant que Henri eût droit à une grande messe lors de son décès le 13 avril 1966. Plusieurs familles pour lesquelles il avait arrangé les funérailles étaient présentes pour le célébrer et le remercier pour son appui pendant toutes ces années.
À la suite de sa mort, c’est son fils Yvon qui reprendra le salon. La famille Guérin continuera de gérer le salon jusque dans les années 90. Le salon sera ensuite acheté par La Maison Darche, un autre salon funéraire québécois, toujours propriétaire du salon sur le chemin Saint-Jean.
______________________________
[1] Salon funéraire Yves Légaré, https://yveslegare.com/en/pages/a-propos
[2] Yves Hébert, « Les rites funéraires d’autrefois (Québec 1880-1940) », Encyclopédie sur la mort, 2001.
[3] Ibid.

Le rempart de béton a été construit il y a plus d’un siècle par le gouvernement fédéral.
Jusqu’à la construction de la Voie maritime du Saint-Laurent durant la décennie 1950, il servait à protéger le Vieux La Prairie des inondations et surtout des immenses blocs de glace qui, au printemps, menaçaient les maisons situées en bordure du fleuve.
Hélas, de nos jours, cet immense mur, qui sert à marquer l’ancien lit du fleuve et à supporter de nombreux terrains qui y prennent appui, montre des signes évidents de décrépitude.
De toute évidence, des travaux majeurs s’imposent afin de le remettre en état.
La directrice générale de la ville de La Prairie a confirmé qu’un carnet de santé du mur a été établi et que les coûts pour le rénover au complet sont estimés à 2,4 M$.
Une première demande de subvention de 400 000 $ a été déposée auprès du ministère du Patrimoine pour rénover le tronçon qui s’étend entre le chemin de Saint-Jean et la rue du Boulevard, soit environ 18 % de sa superficie.
N.D.L.R. Merci à Mme Céline Gaudette, conseillère du quartier La Clairière pour nous avoir fourni ces informations.
Un dossier à suivre…


Le comité de la vente de livres annonce quelques changements à son organisation.
Michel Côté, responsable du comité au cours des deux dernières années, change de rôle. Il nous a fait part qu’il demeurerait présent mais dans un rôle plus limité. Michel s’occupera du transport des boîtes, sera remplaçant pour la cueillette des livres au centre Guy-Dupré et continuera sa gestion des livres anglais.
Merci pour ton implication.
Un membre de longue date de ce comité, Mme Nicole Surprenant, a annoncé qu’elle se retirait après plus de 20 ans de participation.
Encore une fois, merci Nicole pour ton engagement et ton assiduité.
Le comité est toujours actif et a déjà débuté la préparation de la vente 2026.
Nicole Crépeau, Yolande Girard, Huguette Langlois et Danielle Surprenant sont toujours impliquées au sein de ce groupe.
Nous vous rappelons qu’en tout temps, nous recueillons les livres en bonne condition ainsi que les casse-tête.
Vous pouvez venir les déposer au local de la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine situé au 249 rue Sainte-Marie à La Prairie.

La période de renouvellement pour l’année 2026 est maintenant commencée. Celui-ci sera valide du 1er janvier au 31 décembre 2026. Les tarifs demeurent inchangés : 50 $ pour un abonnement individuel et 75 $ pour un abonnement familial.
Vous pouvez procéder au renouvellement en utilisant une des trois options suivantes :
Indiquez votre nom et votre numéro de membre
Question de sécurité : Année de la fondation de la SHLM
Réponse : 1972 (ou 1972SHLM pour les institutions bancaires exigeant plus de 4 caractères)
Merci de votre fidélité et au plaisir de vous compter parmi nous en 2026 !

L’année 2025 arrive bientôt à sa fin. Je vous invite à notre dernière conférence de l’année qui se tiendra comme à l’habitude au théâtre du Vieux-La Prairie, juste en haut des locaux de la SHLM.
Julien Lehoux, historien, viendra parler de notre passé militaire à La Prairie avec l’histoire du 85e bataillon.
Comme chaque année, nous tiendrons également un kiosque au marché de Noël de La Prairie qui aura lieu du 5 au 7 décembre au Centre multifonctionnel Guy-Dupré.
Au nom du C.A. de la SHLM, de ses employées, de ses bénévoles et de ses membres, je vous souhaite un bon temps des fêtes avec votre famille et vos amis.
Prenez du temps pour vous et au plaisir de se revoir au retour du congé pour vous souhaiter une bonne année 2026.
Antoine Simonato, président de la SHLM

L’histoire du régiment de Maisonneuve
D’abord connu sous la désignation de 85th Battalion of Infantry, le Régiment de Maisonneuve figure parmi les plus anciennes unités militaires francophones de la province.
Si le régiment est officiellement établi à Montréal, c’est à La Prairie qu’il a d’abord recruté la majorité de ses membres, de sa fondation jusqu’à la Première Guerre mondiale.
De la défense de Montréal à sa mobilisation en Europe, l’histoire du 85e illustre un volet méconnu du passé local : celui d’une unité militaire profondément enracinée dans sa communauté et marquée par de nombreuses pertes.
Détenteur d’une maîtrise en histoire et d’une seconde en muséologie à l’Université du Québec à Montréal, Julien Lehoux s’est spécialisé sur l’histoire militaire canadienne, sur les expériences d’emprisonnement et d’internement et sur les enjeux mémoriels.
Il est présentement le coordonnateur du projet éducatif
Je me souviens, de Compagnie Canada, où il y travaille depuis 2021.

Mardi 16 décembre 2025 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : https://shlm.info, 450-659-1393

Des Arbres et des Arts
Dernier volet de la série cinématographique « Le Suroît », le long-métrage
« Des Arbres et des Arts » est actuellement nominé dans trois festivals internationaux, dont le prestigieux Festival international du film sur la nature.
Ce documentaire interroge l’enjeu de la préservation de la nature, en abordant le concept de « Personnalité juridique » des forêts.
Le film a été réalisé en participation avec l’Observatoire international des droits de la Nature. Un représentant de l’organisation sera présent à la conférence pour échanger avec l’auteur et le public. Ce sera une occasion en or d’en apprendre davantage sur les enjeux de préservation de l’environnement.
André Desrochers est un cinéaste ayant plus de 20 films à son actif. Son travail porte principalement sur l’environnement, l’écologie et les peuples autochtones du Québec. Il a notamment réalisé un film pour l’UNESCO dans le cadre de l’année de la Biosphère, en collaboration avec l’ONF.
André est un cinéaste engagé qui utilise le pouvoir des images pour sensibiliser le public à la protection de notre planète.
Mardi 20 janvier 2026 à 19 h
Théâtre du Vieux-La Prairie
247, rue Sainte-Marie à La Prairie
Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393
Conformément à la loi 25 du Québec, nous utilisons des témoins (cookies) pour :
Vous pouvez modifier vos choix à tout moment via notre politique de témoins.
Au jour le jour,
Par