Bulletins

Au jour le jour, février 2011

Esquisse originale de la sculpture réalisée par Henri-Paul Rousseau en 1986 à l'occasion du 150e anniversaire du premier chemin de fer: La Prairie, rampe de lancement des chemins de fer canadiens.

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Nous constatons avec bonheur que le renouvellement des cotisations progresse à bonne allure malgré une légère hausse des frais. N’en doutez pas, chaque membre est important pour la survie de notre organisme. Pour ceux et celles qui le souhaitent, il est également possible d’en faire davantage. Voici quelques options possibles après avoir renouvelé sa carte de membre : Participer à l’assemblée générale annuelle Assister aux activités offertes aux membres : conférences mensuelles, expositions, visites guidées, généalogie, etc. Devenir bénévole en offrant quelques heures de travail : vente de livres usagés, généalogie, bibliothèque, archives, rédaction d’articles dans le bulletin mensuel, etc. Proposer sa candidature pour devenir membre du C.A. Votre implication est la garantie de la survie et du dynamisme de votre société d’histoire. ...
Les Clercs à La Prairie
Selon un témoin de l’époque, on aurait construit à La Prairie en 1846 une maison pour recevoir les Frères des Écoles chrétiennes, implantés au Québec depuis 1837. Le projet et la maison auraient disparu dans le grand incendie du mois d’août de la même année. Le 27 mai 1847, Mgr Ignace Bourget rentre à Montréal après une absence de six mois. Après avoir quitté Rome, il était passé par la France et avait obtenu du Père Querbes l’autorisation d’amener avec lui trois Clercs de Saint-Viateur. Arrivés à New York ils ont remonté le fleuve Hudson, puis du lac Champlain et par le Richelieu ils ont atteint Saint-Jean. De là le train les transporte à La Prairie d’où ils embarquent sur le vapeur Prince-Albert qui les conduit au quai Jacques-Cartier vers 10 h du matin. C’est presque vingt ans plus tard que les Clercs reviendront à La Prairie. En 1860 Richard Casimir Dufresne, président de la commission scolaire visite les écoles de La Prairie en compagnie du commissaire de chaque arrondissement. Il établit un rapport sur le nombre d’enfants fréquentant chacune des écoles, décrit brièvement le programme des matières enseignées et apprécie la qualité de l’enseignement. Outre le couvent de la Congrégation de Notre-Dame, le territoire de La Prairie compte alors neuf écoles réparties selon les côtes : Saint-François-Xavier : 45 enfants sur 57 fréquentent l’école Côte Sainte-Catherine : 54 enfants sur 69 fréquentent l’école Des Prairies : 19 enfants L’Ange-Gardien : 28 enfants Saint-Lambert : 34 enfants Lapinière : 29 enfants Fontarabie : 18 enfants sur 34 fréquentent l’école La Bataille : 15 enfants École du village : 102 enfantsStatistiques tirées du Fonds Élisée Choquet, dossier 4.9 C’est également à partir de 1860 que le curé Isidore Gravel, qui déplore les manquements dans l’éducation des garçons et craint pour l’éducation morale et religieuse des enfants, multipliera les interventions pour que les Clercs de Saint-Viateur prennent la direction de l’éducation à La Prairie. Il lui faudra patienter durant quatre ans avant que ses voeux se réalisent. En 1864, le sous-maître H. Saint-Hilaire est partagé entre sa tâche d’enseignement et son travail de postillon. Il doit souvent s’absenter de l’école, car la livraison de la poste est selon les saisons ralentie par la température ou le mauvais état des chemins. C’est alors qu’on projette d’avoir des Frères à La Prairie. ...
Les Clercs à La Prairie (suite)
N.D.L.R. Au sujet de l’éducation à La Prairie, le lecteur pourra consulter l’article de Michel Létourneau paru dans Le Bastion de février 1983, ainsi que les deux articles de Claudette Houde : Les écoles à La Prairie au XIXe siècle (Au jour le jour, juin 1996) et L’enseignement à La Prairie au début du XIXe s. (Au jour le jour, novembre 1996). Ces articles sont disponibles sous l’onglet bulletins mensuels sur notre site internet. « Car il n’est plus possible qu’un seul maître aidé d’un sous-maître puisse diriger convenablement un si grand nombre d’enfants. Cette école modèle est bien loin de répondre aux besoins de l’arrondissement, […] les parents se plaignent, beaucoup de la dissipation de leurs enfants demandent instamment que l’école soit placée sous la direction des Frères. » (Richard Casimir Dufresne) Les Clercs de Saint-Viateur arrivent donc à la Prairie en 1864 et s’installent au 25, rue Saint-Georges (aujourd’hui le 186, rue Saint-Georges abrite un centre de la petite enfance) qui deviendra plus tard le garage Fontaine et Beaulé. Le curé Gravel est si heureux de voir les C.S.V. prendre en charge l’éducation des enfants de La Prairie qu’il décide de payer de sa poche la cloche qui ornera le clocheton de l’école. Le 28 août 1864 « Nous, soussigné évêque de Montréal, avons fait l’inauguration de l’établissement des clercs paroissiaux du St-Viateur […] par la bénédiction solennelle de la cloche destinée au dit établissement […]. La cloche du poids de 95 lbs et au coût de 43 dollars et 50 centins, sortie de la fonderie Meneely de Troy dans l’État de New York et donnée par Messire Isidore Gravel. La cloche fut nommée Marie Joseph Louis Stanislas. »Extrait du cahier des Comptes et délibérations des marguilliers La cloche donna satisfaction à son donateur puisque l’on peut lire dans les annales de la fonderie : « Rev. I. Gravell, of La Prairie, writes : I have received the Bell and am perfectly satisfied. Its tone is very superior.Meneely & Company Bell Founders, Weed, Parsons and Company, Printers, 1876. Page 109 Extrait du contrat signé le 29 août 1864 entre le médecin Richard Casimir Dufresne, président des commissaires d’école et le représentant des Clercs : « Le dit Président des Commissaires d’Ecole engage trois des dits Frères de St-Viateur pour l’espace de cinq années entières et consécutives à commencer le premier de Septembre prochain. » Selon Isidore Gravel l’école des C.S.V. a été fréquentée par 190 élèves pendant l’année 1866 et en 1868, 210 élèves auraient reçu l’enseignement de cinq Frères. L’école étant devenue trop exigüe, on construit en 1872 un nouvel édifice à l’angle de la rue Saint-Ignace et du chemin de Saint-Jean. On y transportera la cloche. Parallèlement s’ouvre au village une école indépendante dont le responsable a une moralité douteuse…l’école est tenue par un homme qui ne vit pas avec sa femme et est connu pour ivrogne. Les enfants de l’école indépendante sont mal élevés et tournent mal. Hélas les événements ne vont pas si bien pour les Clercs. En 1876 des parents se plaignent de la qualité de l’enseignement et malgré les réticences du curé Gravel, les Clercs de Saint-Viateur sont remerciés par les commissaires d’école du village de La Prairie, qui la même année transforment l’école des C.S.V. en une Académie commerciale ouverte tant aux jeunes du village qu’à des jeunes venus d’ailleurs. L’école est conduite par des laïcs et Isidore Gravel se plaint en 1877 de la mauvaise éducation religieuse des garçons. Selon l’abbé Élisée Choquet, une affaire d’immoralité entre un Frère et un enfant du Colonel Brosseau, personnage très influent, s’est ébruitée et aurait provoqué le départ des C.S.V. Un frère enseignant présent du 27 décembre 1875 au 21 mai 1876, sera remplacé jusqu’à la fin de l’année scolaire. Il s’était, dans le village, formé un fort parti contre ces religieux et le curé Gravel. En 1888, ce sont les Frères de l’Instruction chrétienne, nouvellement installés à La Prairie, qui prendront en main l’éducation des garçons. ...
Chronique municipale
N.D.L.R. Il y a quelque temps nous avons entrepris la lecture exhaustive des procès-verbaux du conseil municipal de La Prairie depuis ses débuts en 1846. Pour des raisons inconnues, les procès-verbaux des années 1864 à 1878 inclusivement sont absents des archives de la municipalité. Nous vous livrons dans cette première chronique quelques extraits concernant différents sujets. Étonnamment et malgré l’importance de l’événement, nous n’avons rien trouvé au sujet du grand feu d’août 1846 qui a rasé presque tout le village : Corporation du village de Laprairie. La séance du conseil municipal du 27 juillet 1846 fut ajournée sine die. Étaient présents : Jean-Baptiste Varin maire, John Dunn, Hiram Duclos, Tancrède Sauvageau et Joseph Surprenant. La prochaine assemblée a été tenue le 30 mai 1847. On y mentionne de façon laconique que le trottoir (de bois) des rues Saint-Lambert (aujourd’hui rue Sainte-Marie) et ancien chemin de Saint-Jean (aujourd’hui rue du Boulevard) décidé le 15 juin 1846, dont l’exécution a été retardée jusqu’à ce jour par l’accident du feu arrivé au village de Laprairie en août dernier. C’est tout ; pas un mot sur la façon dont les citoyens ont vécu l’hiver précédent suite à la destruction de leurs demeures par l’incendie majeur de l’été dernier. Nous savons que déjà en 1859, soit trois ans avant la construction du marché couvert (aujourd’hui le Vieux Marché) que les séances du Conseil se tenaient dans la salle de la Société littéraire. Nous ignorons où était située cette première salle de réunion. À suivre… ...
Livres usagés
Nos bénévoles poursuivent la cueillette de livres usagés en bon état en vue de la vente annuelle de juin. Un livre intéressant peut être lu par plusieurs lecteurs consécutifs, voilà une saine forme de recyclage écologique et intellectuel. ...
01 Jan 1970
Notre prochaine conférence: L’origine familiale des captifs de la Nouvelle-Angleterre venus en Nouvelle-France
À propos du bulletin
Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Révision Jean-Pierre Yelle Design graphique François-B. Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur. La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour. ...

Au jour le jour, janvier 2011

Le chemin de Saint-Jean vers 1910

Nouvelles cotisations
Chers membres vous constaterez que la cotisation pour l’année 2011 a été légèrement majorée suite à une décision de l’assemblée générale de mars 2010 : membre individuel 30 $ et membres conjoints 50 $. Les projets à la SHLM se multiplient et vos administrateurs doivent sans cesse trouver de nouvelles sources de financement. De plus, le montant de la cotisation n’a pas varié depuis près de vingt ans. Votre adhésion est indispensable à la survie de votre société d’histoire et le nombre de nos membres témoigne de notre vitalité et de l’intérêt que vous portez à la sauvegarde du patrimoine de La Prairie. Merci à l’avance pour votre appui. ...
La croix de chemin à la mémoire du combat du 11 août 1691 au chemin de la Bataille
À l’intersection de la route 104 et du chemin de la Bataille, se dresse une grande croix blanche avec un monument de pierres (un cairn) à son pied. Il s’agit de la croix de chemin à la mémoire du combat du 11 août 1691, à La Prairie. Cette croix est située sur un lopin de terre faisant partie du lot 489, donné au gouvernement par M. David Daignault, cultivateur, à la condition expresse que le donataire y érige un monument pour commémorer la deuxième bataille de La Prairie et de plus assume l’entretien du lopin et de la clôture qui le borde. La première croix Il y avait déjà une croix à cet endroit en 1923, et même bien avant. En effet, le curé Florent Bourgeault de La Prairie avait concerté une bénédiction solennelle de la croix, l’après-midi du 14 septembre 1891, laquelle avait été précédée d’une cérémonie religieuse tenue dans l’église paroissiale de La Prairie en matinée. Sur la photo retracée dans le fonds Élisée Choquet, on trouve cette note manuscrite : « Croix érigée et bénite le 14 septembre 1891, aux quatre chemins de la Côte Saint-François de Borgia ou la Bataille, en souvenir d’un fait d’armes entre les Français, les Sauvages chrétiens d’un côté et les Anglais et les Sauvages infidèles de l’autre, le 11 août 1691 » On remarque une couronne, portant l’inscription 11 août 1691 ainsi qu’une petite clôture blanche. Cette belle couronne de fleurs en fer émaillé était un don de la paroisse de Chambly dont le curé, M. Lesage, fit un discours de circonstance lors de l’inauguration. Puis, Joseph Morin, vicaire forain et curé de Saint-Jacques-le-Mineur procéda à la bénédiction proprement dite. Le curé Bourgeault de La Prairie coordonnait la cérémonie. La foule prit ensuite place dans des estrades pour entendre les discours des dignitaires : Joseph-Octave Dion, président du Cercle Saint-Louis de Chambly, Louis-Conrad Pelletier, député fédéral de Laprairie, le docteur Thomas-Auguste Brisson, maire de La Prairie et Florent Bourgeault, curé de la paroisse. Avait précédé en avant-midi un service funèbre religieux solennel, à la mémoire des victimes du combat de 1691. Solennel est le mot juste puisqu’on assista à une grand-messe avec diacre et sous-diacres, célébrée par le curé de La Prairie en présence dans le choeur d’une douzaine de prêtres, curés de paroisses voisines, vicaires, anciens curés, Sulpiciens, Jésuites et autres. Dans l’église de La Prairie, se trouvait une grande foule de fidèles dont les Frères de l’Instruction chrétienne et leurs élèves, les élèves du collège Sacré-Coeur rattaché au noviciat des mêmes Frères, les Soeurs de la Congrégation et leurs élèves, les Soeurs de la Providence et leurs orphelines. La croix des frères Duquette Croix de 1960 Le 29 septembre 1960, une seconde croix fut érigée au même endroit en remplacement de la première. Une note manuscrite, à l’endos d’une photo appartenant à Hermance Bisaillon, en fait foi et mentionne les artisans : Adélard, Donat et Émile Duquette. La croix fut construite dans le hangar de Donat, près de la maison paternelle du chemin de la Bataille Sud, qu’il habitait avec son frère Émile et sa soeur Lia. Les trois sont toujours demeurés célibataires. Donat, cultivateur, fut l’initiateur et le coordonnateur du projet ; il était aussi conseiller municipal et président du conseil d’administration de la Caisse populaire de La Prairie. Il a mis à profit les talents et l’expérience de son frère Adélard, cultivateur, qui habitait alors à l’Acadie avec sa famille. Adélard avait déjà érigé une croix sur le chemin du Clocher en 1939. Donat a eu recours aux services de son ami Rodolphe Langlois, alors cantonnier, pour transporter et planter la croix sur son emplacement. Plus tard, on l’a vu tirer son convoyeur à grains avec son tracteur jusqu’à la croix, sur une distance d’un kilomètre, afin de pouvoir l’atteindre et la peinturer. La croix actuelle Croix actuelle La croix actuelle demeure toujours la croix des frères Duquette, mais avec quelques modifications. L’écusson central est disparu ; il rappelait la couronne de fleurs en fer émaillé de la première croix. Le coq métallique a cédé sa place à un coq de bois, oeuvre de Patrick Demers, menuisier du chemin de la Bataille Nord. Des embouts taillés en pointe remplacent les anciens, ronds et probablement en métal. La croix actuelle a joué un rôle important dans la vie de la communauté locale. Plusieurs se souviennent des rassemblements du mois de Marie ou de la neuvaine des cultivateurs, ou d’une visite personnelle de dévotion. Le caractère exceptionnel de cette croix La croix commémore la bataille de 1691, un événement historique national ; elle provient de l’initiative de la population locale. Rares sont les croix de cette catégorie encore présentes aujourd’hui. Ce sont les habitants du rang de la Bataille qui l’ont plantée à cet endroit en 1891 et entretenue par la suite. Puis les frères Duquette, aussi du même rang, l’ont remplacée par une semblable. Ce serait le seul cas où le peuple lui-même aurait perpétué ainsi un événement historique national pour plus d’un siècle. Au Québec, il n’existe aucune autre croix de chemin populaire, érigée à la mémoire d’un événement national historique, qui bénéficie d’une si longue tradition. Références Rapport de recherche du même titre et du même auteur, avec illustrations et sources, 27 pages, disponibles à la SHLM pour consultation Crédits photos : Croix de 1891 : BanQ P60, S3, D100 Croix de 1960 : collection Hermance Bisaillon Croix actuelle : Jean Joly 2009 ...
Livres usagés
Nos bénévoles poursuivent la cueillette de livres usagés en bon état en vue de la vente annuelle de juin. Pourquoi ne pas profiter du début de l’année pour faire l’élagage de votre bibliothèque ? ...
01 Jan 1970
Notre prochaine conférence: Les patriotes, du nouveau
Nouvelles SHLM
Des idées plein la tête À la SHLM, l’année 2011 s’annonce fertile en projets de toutes sortes : Publication des BMS de la Nativité par Jean L’Heureux Activité de « géocaching » pour les élèves des écoles primaires Exposition à l’occasion du 175e anniversaire du premier chemin de fer au Canada parti de La Prairie le 21 juillet 1836. Initiation à la généalogie auprès des visiteurs du centre d’information de Tourisme Montérégie au complexe Dix-30. Installation d’un panneau d’interprétation dans la crypte de l’église de la Nativité. Conférence spéciale en septembre pour souligner le 170e anniversaire de la construction de l’église de la Nativité et le 100e anniversaire du presbytère. Articles dans le Communic-action et conférence sur l’histoire du premier chemin de fer en 1836. Visites guidées et « Marcher dans l’ombre du passé » par nos guides étudiants. Un nouveau site internet pour la SHLM.   Nouveaux membres Notre organisme désire souhaiter la bienvenue à ses nouveaux membres : 427 Marie Thériault Grenier 428 Roger Thériault 430 Michèle Rivet 431 Daniel A. Thompson 432 Heather G. Thompson 433 Stéphanie Robin 434 Marie Jeanne Perras 435 Francine Thibault-Lacroix 436 Normand Lacroix ...
À propos du bulletin
Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Jean Joly Révision Jean-Pierre Yelle Design graphique François-B. Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur. La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour. ...

Au jour le jour, décembre 2010

Place Foch, aujourd'hui Place de La Mennais.

Charles Diel, soldat, colon et voyageur
Charles n’a pas 16 ans lorsqu’il quitte son village natal de Sainte-Colombe en Caux pour la Nouvelle-France. Une église et quelques maisons composent ce petit patelin qui se réduit à une croisée de chemins et qui compte 194 habitants en 1999. Une mare qui porte le nom de Diel témoigne de la présence des Diel autrefois. Parti de La Rochelle le 24 mai 1665 à bord du Saint-Sébastien, Charles Diel, dit Le Petit Breton, de la compagnie La Fouille du régiment de Carignan arrive à Québec le 12 septembre 1665Le site Migrations.fr : voir les soldats du régiment de Carignan et les passagers du Saint-Sébastien.. Charles, à la fin des guerres iroquoises, fait partie des 400 soldats qui décident de rester en Nouvelle- France sur les 1 200 du régiment de Carignan-Salières arrivés en 1665. Après ses trois ans dans la compagnie La Fouille qui était assignée à la protection de Trois-Rivières, il s’installe à La Prairie dans les années qui suivent. On trouve son nom au recensement de 1673 parmi les habitants du fort de La Prairie. En février 1674, il reçoit une concession de terre au Mouillepied, territoire qui fait partie de Saint-Lambert présentement. Le ruisseau qui longe sa terre porte le nom de Diel mais est aussi appelé le ruisseau du Petit Charles dans certains documents. En 1676Acte de mariage le 10 août 1676 devant Bénigne Basset et mariage religieux le 31 août 1676 à la paroisse Notre-Dame de Montréal., il se marie avec la fille de Hugues Picard qui est née à Ville-Marie. Au recensement de 1681, il est noté qu’il a deux enfants, un fusil, 3 vaches et 4 arpents en valeur. En 1684 puis en 1688, il s’engage comme voyageur« Un bon voyageur était plutôt de petite taille, souple et agile, capable sans perdre sa bonne humeur, de supporter le froid, la faim, la fatigue et l’ennui. On en a vu avironner pendant près de 24 heures et faire plus de 100 kilomètres en une seule journée ». Tiré de Les coureurs des bois. Georges-Hébert Germain. Libre Expression, 2003. P.70. avec Pierre Lefebvre (parrain de sa fille Marianne) et Antoine Caillé (sera le grandpère d’Angélique Caillé, l’épouse d’Eustache, petit-fils de Charles) tous les trois du Mouillepied donc assez rapprochés les uns des autres. Cette partie du contrat de 1684 devant le notaire Bénigne Basset illustre le type d’entente de ces voyageurs. Par devant Benigne Basset nottaire royal en la ville et seigneurie de l isle de Montreal en la Nouvelle-France et tesmoings soubzignez furent present les sieurs Pierre Lefebvre, Anthoine Caillez et Charles Diel habitant demeurant ordinairement en La Prairie Saint-Lambert, de présent en cetteriviere Montreal, lesquels ont reconnu et confesser debvoir bien pour lui un et chacun d’eux seul et pour le tout sans division nj disention renonciation a laditte division et fidejussion au sieur Hillaire Bourgine marchand bourgeois dudit Montreal y demeurant a ce present et acceptant la somme de deux mil six cent seise livres six sols, a cause des marchandises que lesdits debiteurs ont reconnu et confesse leur avoir este rendües et livrés par luy sieur creancier pour les voiage et la traite qu il ne peut presentement faire aux sauvages 8ta8ais, en suivant la permission qu il y a esté donnée au sieur Léger Heber, que monseigneur le general gouverneur et lieutenant general pour le Roy en ce pais en la Nouvelle France en datte du vingt quatre may dernier, et du transport qui en a esté fait auxdits debiteurs par ledit sieur Hebert par acte passé par devant eux audit nottaire le vingtième dudit mois de septembre a la presente année sy convenu dont lesdit payement a laquelle somme de [mot rayé]deux mil six cent seize livres six sols lesdits debiteurs ont promis, promettent s obligent sollidairement convenu et… payer, audit sieur Bourgine, en bonne pelleterie ayant cours en ce pais, et sur le pied du magazin general de ce pais et ce pour le plus tard, a la fin du mois de septembre de l’année prochaine que luy coutera mil six cent quatre vingt cinq. et pour lexecution des presentes lesdits debiteurs ont esleu leur domicile irrevocable en cette ditte ville en la maison du Sr Jean Aubuchon de Lesperance [mots rayés]… Au contrat de 1688, on trouve sa signature au bas de la page. À partir de 1704, Charles va commencer à se départir de sa terre de Saint-Lambert. Il signe un bail à ferme avec son gendre François Bory dit Grandmaison en 1704 puis en 1707 vend une partie de terre à Nicolas Varin dit Lapistole. En 1708 dans un acte notarié, on indique qu’il est résident de Côte Saint-Laurent. En 1711, il vend une terre de Côte Saint-Laurent à Denis Destienne de Clérin puis en 1712 il en achète une autre de Jean-Baptiste Marette toujours à Côte Saint-Laurent. En 1718, il s’engage à nouveau comme voyageur. En 1722, il vend une terre de Côte Saint-Laurent à Jacques Diel son fils. Le 1er décembre 1725, Charles a 73 ans et il est présent au mariage de Marie-Françoise sa fille et de René Rivière. C’est la dernière présence trouvée de Charles dans les registres et les actes consultés. Tout comme son acte de baptême, son acte de décès est encore inconnu à ce jour comme le sont plusieurs actes des ancêtres de cette époque. Le voyageur Charles aura donné le goût du voyage à plusieurs de ses descendants en commençant par Charles son fils puis Eustache son petit-fils qui signeront des engagements. Si on veut en ajouter, on peut dire que mon arrière grand-père Jean-Baptiste qui s’est rendu en Californie pour y trouver l’or en 1855 devait bien avoir un peu de Charles en lui. Deux de ses fils, Charles marié à Jeanne Boyer en 1716 et Jacques marié à Marie-Anne Crépin en 1715 ont poursuivi la lignée. Quant à Pierre qui avait été enlevé en bas âge par les Iroquois et Jean-François le plus jeune des fils de Charles leur progéniture n’est pas connue.   La mare Diel et l’église de Sainte-Colombe Sources : PRDH Le site Family Search Parchemin Contrats notariés des archives nationales Société d’histoire Mouillepied, cahier no 1. 1993 Photos de la famille Yelle ...
Fouilles archéologiques et mise en valeur du Vieux La Prairie
L’ensemble du projet d’enfouissement des fils dans l’arrondissement historique (2008-2009) a coûté près de 9 millions $ ; 650 mètres ont été fouillés et 1 500 des 2 500 mètres excavés ont été supervisés. Jusqu’à vingt archéologues ont travaillé sur le site pendant cinq mois. De nombreuses découvertes ont été faites ; elles couvrent deux périodes différentes : préhistorique (avant 1534) et historique. Vingt-et-un sites préhistoriques ont été identifiés, concentrés principalement entre les rues Saint-Ignace, Sainte- Marie et le chemin de Saint-Jean. Les découvertes de la période préhistorique incluent des tessons de céramique (vases, pipes), des objets de pierre (outils, couteaux, pointes de projectiles), des structures (foyers, fosses, piquets) et deux sépultures autochtones. Celles de la période historique comprennent plus de 25 000 artefacts dont 8 000 ossements d’animaux, des objets en céramique, des objets métalliques, 5 sépultures euro-québécoises et 17 pieux extraits. Les travaux d’aménagement et de mise en valeur ont porté sur cinq éléments : la palissade, le coeur du bourg, la deuxième église, le mobilier urbain et le Vieux Marché. Le tracé de la palissade a été mis en valeur par l’installation de dalles de béton avec impression de pieux de bois à trois endroits différents où les archéologues ont trouvé des preuves concrètes de son emplacement (rues Ste-Marie et St-Georges, chemin de St-Jean devant l’église et près du stationnement de la Maison à tout le Monde). Les dalles de béton près de la Maison à tout le Monde sont bordées par des conifères qui grandiront et donneront une représentation verticale de la palissade. Les trottoirs ont aussi été traités de deux façons différentes selon qu’on se situe à l’intérieur ou à l’extérieur de la palissade. Le coeur du bourg était la place publique située devant l’église entre 1750 et 1850. Les archéologues ont découvert le pavé de pierre original de la place publique. Ils ont aussi découvert que la place publique s’étendait du chemin de Saint-Jean jusqu’au bord des murs de l’église. Les archéologues ont mis à jour une partie des fondations de la deuxième église, aussi appelée la première église de pierre. Cette église faisait face au fleuve, sa façade, une partie du terrain devant la Maison à tout le Monde, sa nef s’étendant sur le parvis, la partie avant de l’église actuelle. L’emplacement du mur de fondation du clocher et du coin avant droit de l’église a été marqué par un tracé au sol. Un espace public a été aménagé devant l’édifice du Vieux Marché. Des bancs ont été installés et agrémentés d’un éclairage d’ambiance. La toiture du Vieux Marché a été rénovée. Le clocheton a été refait et la cloche y a été replacée (voir l’article paru dans Au Jour le Jour de septembre 2010). ...
De Diel à Yelle
Monsieur Roland Jacob dans son dernier volume fournit l’explication suivante : « Une autre hypothèse mérite d’être considérée, celle qui résulte d’un autre phénomène linguistique, l’amuïssement d’une consonne ou son affaiblissement, qui conduit parfois à sa disparition. De même que le nom GUYON s’est transformé en GUION, DION et YON, chez les descendants de l’ancêtre Jean Guyon, le nom DIEL s’est transformé en YEL, écrit ensuite YELLE. Il s’agirait donc d’un simple cas de prononciation. Les graphies du nom DIEL relevées par le PRDH dans les documents du Québec ancien viennent appuyer cette hypothèse. En effet, on y trouve, entre autres, les formes suivantes : DIEL, Diele, Dielle, Dyel, Dyelle et Guiel. » Une recherche rapide dans les registres de baptême nous montre une déformation de Diel à Dielle puis Dieul et Guielle vers 1715, vers 1795 Yielle, vers 1848 Hyelle, vers 1865 Hiel et enfin vers 1870 Yelle.   ...
Réaménagements
Après de si nombreuses années dans les mêmes locaux, il était devenu impérieux de modifier l’organisation de nos espaces afin d’adapter l’ensemble aux nouveaux besoins de la Société et de ses bénévoles. Les nombreux classeurs ont cédé la place à des étagères pouvant accueillir des boites d’archives. Les ordinateurs seront regroupés dans un ilot central mieux aéré et plus dégagé. Les nouvelles chaises et les fauteuils sont plus confortables et plus ergonomiques. Bref des lieux de travail plus accueillants et mieux éclairés que nous vous invitons à visiter. ...
Vacances des fêtes
Les locaux de la SHLM seront fermés du 24 décembre 2010 au 3 janvier 2011 inclusivement. Le Club de généalogie tiendra sa dernière rencontre de l’année le 20 décembre 2010 et reprendra ses activités le 10 janvier 2011. Nous souhaitons à tous nos membres un joyeux temps des fêtes. ...
À propos du bulletin
Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Marie-Hélène Bourdeau Jean-Pierre Yelle Révision Jean-Pierre Yelle Design graphique François-B. Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur. La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour. ...

Au jour le jour, novembre 2010

Coquette maison de la rue Saint-Ignace aujourd'hui disparue

Vente de livres usagés
Afin d’assurer un appui financier à nos principales activités, nos bénévoles se lancent à nouveau dans une vente de livres usagés qui aura lieu dans nos locaux les 3, 4 et 5 juin 2011. Vous êtes donc invités à venir nous porter vos livres usagés encore en bon état et susceptibles d’être revendus. Ne donnez à la SHLM que les livres que vous donneriez à un ami. ...
Talons de bois Laprairie
Voisine de l’actuel casse-croûte Chez Monique près de la rue de la Levée sur le boulevard Taschereau, l’usine Talons de bois Laprairie a été opérationnelle durant quatre décennies, du milieu des années quarante jusqu’à ce qu’elle disparaisse dans un incendie vers 1985. L’usine Talons de bois Laprairie et ses environs Une voie ferrée (1) passait autrefois au milieu de la rue de la Levée. Le studio de photographie Roland Rouillier (2). L’épicerie d’Ernestine Rouillier (3). L’usine Talons de bois Laprairie (4). La maison de Paul Leclerc (5), propriétaire du restaurant « Chez Monique ». La « cabane à ripe »(6). Établie un peu avant 1949, en pleine grande noirceur duplessiste, ayant connu son expansion et son apogée durant la Révolution tranquille et son déclin avec les chambardements sociopolitiques apparus au cours des années 1970-1980 (mondialisation, conscience écologiste, nationalisme, société des loisirs, consumérisme, etc.), Talons de bois Laprairie aura été tout à fait à l’image de la société dans laquelle elle se sera développée : tiraillée entre le traditionalisme qui la tirait par en arrière et le modernisme qui la poussait par en avant. Comme son nom l’indique, cette entreprise fabriquait des talons de souliers en bois. Sa production était destinée aux manufacturiers de souliers du Québec, de l’Ontario et même, pour quelques-uns, de la Nouvelle-Angleterre. Connue d’abord sous le nom de Laprairie Wood Heel Inc., elle a permis à des centaines d’ouvriers de La Prairie et des villes avoisinantes de gagner honorablement leur vie. Fidèle au modèle commercial canadien-français, l’employeur privilégiait l’embauche d’employés recommandés par des personnes travaillant déjà pour lui. C’est ainsi que l’on pouvait voir le père, la mère, leurs fils et leurs filles, de même qu’une flopée de brus et de gendres grignoter ensemble un May West et boire un Coke à la pause. Lesquels May West et Coke avaient été achetés à l’Épicerie Rouillier, tenue par Ernestine, veuve de Philippe Rouillier le fondateur de Talons de bois. Quand on dit tricoté serré… La « cabane à ripe » Un système d’aspiration (1) amenait les copeaux de bois et le bran de scie dans la « cabane à ripe » (2), où s’approvisionnaient les cultivateurs de la région. La lessive (3) était souvent couverte de sciure de bois. Jusqu’à la fin des années soixante, l’écologie n’était pas une préoccupation. Les termes développement durable et ressources non renouvelables ne faisaient pas partie du vocabulaire courant. Chez Talons de bois Laprairie, on achetait de longues planches de bois que l’on sciait, planait et découpait en petits blocs. Ceux-ci, tournés, sablés, recouverts de tissu ou vernis, étaient expédiés aux clients dans des boîtes de carton. On chauffait la bâtisse avec les retailles. Les abondants résidus de bran de scie ou de copeaux (la ripe, comme on disait alors), étaient donnés aux cultivateurs de la région qui s’en servaient de litière ou de paillis. La lessive accrochée aux cordes à linge du voisinage était souvent recouverte de sciure ou de suie. Les ménagères ne s’en plaignaient qu’à voix basse, leurs maris le soupçonnaient à peine. La vie autour de l’usine était faite comme ça. On n’était pas pour se mettre à chialer contre ce qui ajoutait du beurre au pain ! Une à une, les usines de souliers ont fermé leurs portes, poussant au chômage une main-d’oeuvre souvent peu spécialisée. Le même phénomène s’est produit avec les usines de textile. La mondialisation (certains diront la « walmartisation ») commençait ses ravages dans les secteurs manufacturiers plus fragiles. Pourquoi payer cinquante dollars une paire de souliers qu’on pouvait se procurer pour quinze, même en sachant qu’elle provient d’un atelier de misère situé à l’autre bout du monde ? Quand les flammes ont ravagé l’usine, on ne l’a pas reconstruite. L’élément destructeur venait de raser un modèle qui, de toute manière, était devenu obsolète. Les photos sont de Roland Rouillier, sauf mention contraire. ...
01 Jan 1970
Notre prochaine conférence: Les soldats de la guerre de Sept ans en Nouvelle-France
Nouvelles SHLM
Membre honoré 2010 Fidèles à la tradition les membres du C.A. de la SHLM ont décidé de désigner M. Jean-Marc Garant comme le bénévole ayant par son travail contribué de façon exceptionnelle à la réalisation des objectifs de la Société d’histoire au cours de l’année 2010. M. Garant oeuvre à titre d’archiviste depuis 2000, il a traité plusieurs de nos fonds d’archives et plus particulièrement nos fonds de photographies et de cartes anciennes. Le récipiendaire a également été membre du C.A. durant plusieurs années.   Nouveau membre au C.A. Afin d’occuper le poste de coordonnatrice, Mme Marie-Hélène Bourdeau a dû démissionner de son poste de trésorière au sein du C.A. de la SHLM. Conformément à nos règlements, M. Albert Juneau a donc été désigné pour occuper le poste vacant : 3.2.5 En cas de vacance, le conseil d’administration coopte un remplaçant par intérim qui demeure en fonction pour le reste du mandat. Sa nomination devra être entérinée par la prochaine assemblée générale.   Nouveaux membres Notre organisme désire souhaiter la bienvenue à ses nouveaux membres : 423 Jean-Guy Therrien 424 Maureen Vermette 425 Florent Coache 426 Jacques St-Vincent ...
À propos du bulletin
Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Claude Rouillier Diane Rouillier Révision Jean-Pierre Yelle Design graphique François-B. Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur. La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour. ...

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