Bulletins

Au jour le jour, décembre 2017

La rue Saint-Jacques en 1907

Les Bateaux-phares du Saint-Laurent
On l’oublie souvent aujourd’hui, mais le fleuve Saint-Laurent a joué un rôle considérable dans le quotidien des Laprairiens, avant que l’on ne perde l’accès à l’eau en échange de la voie maritime. La Prairie était intimement liée à la vie fluviale, que ce soit pour la pêche, la baignade ou la traversée vers Montréal. Le développement initial du Québec s’est d’ailleurs largement fait en périphérie du fleuve, que ce soit pour déplacer les gens, les vivres, les matériaux et même les armées. La navigation sur le fleuve n’est pourtant pas un parcours de tout repos. Les hauts-fonds, plus de 500 îles, les récifs, le rétrécissement progressif du golfe vers le lac Ontario, les vents qui soufflent dans le couloir étroit que créé les côtes, les brumes et les brouillards persistants et les glaces rendent extrêmement dangereuse cette bande d’eau de plus 1600 km. À ces périls s’ajoutent un fort courant, puis les marées, entre Tadoussac et l’océan. Plus près d’ici, on pense au redoutable Sault–Saint-Louis (ou rapides de Lachine), obstacle maritime pour qui voulait passer du bassin de La Prairie au lac Saint-Louis. Les catastrophes maritimes étaient nombreuses. Les pertes humaines et économiques ont motivé la création de solutions technologiques pour rendre la navigation plus sécuritaire. Les routes commerciales seront constamment modifiées au gré des innovations afin de développer le pays. L’ouvrage Les bateaux-phares du Saint-Laurent décrit en détail les avancées technologiques qui rendront le fleuve moins hasardeux.  La part belle est donnée aux bateaux-phares, sujet principal du livre, qui sont des navires amarrés à des points stratégiques du fleuve, en aval de Québec. Ces bateaux équipés de phares auront servi bon an mal an de 1830 à 1963. La passion du sujet par ses auteurs est ressentie à chaque page tournée.  Solidement documentée, cette publication nous permet de visiter la vie des marins à bord de ces navires sans sillage, dont la mission sacrée était de garder la flamme intacte, d’abord alimentée à l’huile puis enfin par l’électricité créée par des génératrices au charbon. De nombreuses avancées technologiques permettront d’augmenter la puissance du faisceau lumineux, au départ par un système catoptrique qui sera remplacé par différents perfectionnements du système dioptrique. Cette mission était compliquée par les vents, les tempêtes et la solitude. On arrive bien, à travers cette fascinante lecture, à s’imaginer à bord de ces navires qui ne vont nulle part, souvent vétustes et inconfortables, battus par les éléments. Certains s’ennuyaient de leur famille sur la terre ferme, parfois toute proche. Il n’y avait pas de famille sur les bateaux phares, contrairement à plusieurs phares terrestres, mis à part quelques combinaisons père-fils ou fraternelles. Certains développèrent des codes ingénieux pour communiquer les nouvelles importantes à distance, comme un décès, ou une maladie. Plusieurs marins, pour se désennuyer, fabriquaient des objets comme des lavettes à vaisselle, ce qui augmentait leurs revenus. La nomination des capitaines était éminemment politique. Ceux-ci devaient gérer les budgets avec doigté, entre les salaires de l’équipage, les provisions et autres denrées, l’approvisionnement en charbon et l’entretien du navire. Les budgets de l’époque, les menus, les paies et plusieurs autres documents officiels parsèment l’ouvrage. Le livre s’attarde principalement aux bateaux-phares, mais c’est également une source généreuse en informations diverses de l’activité maritime de notre fleuve. Le formidable graphisme du livre met en valeur ce volume de 400 pages. De magnifiques illustrations des navires, notamment par un des auteurs, sont distribuées à travers la publication. J’ai fait la découverte de cet ouvrage en louant une maison sur l’île Verte l’été passé. Cette maison nommée « Le Bateau phare » fut la propriété du Capitaine Dan Fraser, qui commanda le « Red Island Light Ship » au large de l’île Verte.  La maison est restée dans la famille et j’ai eu la chance de discuter avec Pierre Fraser, son descendant, qui a lui aussi vécu une vie maritime palpitante.  L’île accueille également le plus vieux phare sur le Saint-Laurent (1809).  Il est aussi possible de faire une visite  de l’école Michaud, convertie en musée, ainsi que le Musée du squelette. www.septentrion.qc.ca/catalogue/ les-bateaux-phares-du-saint-laurent www.bateauphare.com www.ileverte-tourisme.com ...
Fouilles archéologiques
En prévision de travaux d’aqueduc sur la rue Émilie-Gamelin, une campagne de fouilles archéologiques a été menée du 10 octobre au 15 novembre dernier sous la direction de Madame Marie-Claude Brien, chargée de projet pour la firme Arkéos. L’objectif de ces fouilles consistait en la récolte d’informations liées aux occupations humaines successives dans les futures aires des travaux. Comme l’entreprise chargée des travaux fera passer le tuyau d’eau sous la couche archéologique, il n’était pas nécessaire de faire des fouilles sur toute l’étendue de la rue Émilie-Gamelin. Un premier puits (le puits d’entrée) a donc été creusé à l’intersection du chemin de Saint-Jean et de la rue Émilie-Gamelin. Cinq archéologues de terrain ainsi qu’une assistante-chargée de projet y ont mis à jour ce qu’on croit être l’angle sud du mur de l’ancien hospice de la Providence incendié en juillet 1901. Des fragments de poteries amérindiennes, des pipes amérindien-nes en argile, de nombreux éclats de chert ainsi qu’une pointe retravaillée pour en faire un foret figurent également au nombre des artefacts excavés.  Par contre, le puits de sortie situé à l’intersection de la rue Émilie-Gamelin et de la rue du Boulevard n’a pas donné de résultats valables, le sous-sol ayant été largement perturbé lors de travaux de voirie antérieurs ou lors de l’enfouissement de tuyaux. Deux autres petites aires ont également été fouillées sur la rue Émilie-Gamelin en bordure de deux lampadaires qui éventuellement devront être remplacés ou déplacés. L’une des deux aires a livré un insigne en plomb du régiment de Watteville (les Meurons) présent à La Prairie en 1813. On se souviendra que ces soldats d’origine suisse avaient, au grand dam du curé Boucher, occupé pendant un certain temps son presbytère tout neuf. Il est évident que le rapport de fouilles à venir livrera de nombreuses informations supplémentaires sur les résultats obtenus. ...
Démolition du 2825, chemin de Saint-Jean
Les propriétaires du 2825, chemin de Saint-Jean avaient, à l’automne 2016, obtenu du service d’urbanisme de la ville et l’accord du comité municipal de conservation du patrimoine bâti, un permis de démolition assorti de nombreuses obligations. Voir à ce sujet notre article de décembre 2016 paru dans ce bulletin. Après plus d’une année d’attente (la démolition devait avoir lieu dans les trente jours suivant l’émission du permis), la maison ainsi que les bâtiments annexes sont passés sous le pic de démolisseurs le vendredi 24 novembre dernier.  Reste à espérer que, malgré leur laxisme, les propriétaires respecteront les obligations énoncées en 2016 : attestation que le terrain n’est pas contaminé, retrait du système d’installation septique, conservation des arbres et remise du site à l’état d’origine. ...
Lancement du livre des familles pionnières
Le lancement du nouvel ouvrage de la collection de la SHLM, Les familles pionnières de la seigneurie de La Prairie (1667-1687), publié aux Éditions Histoire Québec et écrit par Monsieur Stéphane Tremblay, généalogiste (GFA), historien et président de la SHLM, a eu lieu le 26 novembre dernier à la salle Lanctôt du centre multifonctionnel Guy-Dupré. Près de 200 personnes ont assisté à cet événement afin de se procurer ce répertoire généalogique tant attendu. Les tableaux à caractère historique du collectif Prism’Art, dont  onze sont présents dans la publication, étaient exposés dans la salle, au grand ravissement des convives. Parmi les dignitaires, notons la présence de Monsieur Jean-Claude Poissant, député de la circonscription fédérale de La Prairie, de Monsieur Alexandre Lampron, attaché politique du député de la circonscription provinciale de La Prairie, Monsieur Richard Merlini, de Monsieur Donat Serres, maire de La Prairie, de Monsieur Christian Caron, conseiller municipal du district du Christ-Roi, de Monsieur Ian Rajotte, conseiller municipal du district du Vieux-La Prairie et de Madame Anne-Marie Charuest, vice-présidente de la Fédération Histoire Québec. Après les discours d’ouverture de la part du maire et de Madame Lise Brousseau, présidente du collectif Prism’Art, Monsieur Tremblay s’est livré à une séance de dédicace. L’auteur tient à remercier chaleureusement les membres du collectif Prism’art pour leur implication dans le projet ainsi que Monsieur François-Bernard Tremblay et son équipe du studio de design Bon Melon pour la qualité exceptionnelle de la conception graphique de l’ouvrage. Il remercie également Madame Marie Gagné et Messieurs Gaétan Bourdages, Donat Serres et Jean-Pierre Yelle pour leur précieuse collaboration et Monsieur Jean-Marc Côté alias Prof Photo pour la photo de la page couverture. Cette publication (en couleur) est maintenant disponible à la SHLM au coût de 30 $. Nous pouvons également faire parvenir l’ouvrage par la poste, frais postaux en sus. ...
Fin des festivités du 350e de La Prairie
L’implication de la SHLM au sein des festivités du 350e anniversaire de La Prairie a pris fin lors du premier week-end de décembre avec notre collaboration dans l’organisation du marché de Noël de La Prairie les 1er et 2 décembre et avec notre participation au brunch de la paroisse de la Nativité soulignant les 350 ans de la paroisse et les 175 ans de l’église. C’est ainsi que nous tournons la page sur une année exceptionnelle sur le plan des commémorations, et j’aimerais remercier nos employés, nos membres, nos bénévoles et nos partenaires pour leur implication de près ou de loin dans les festivités du 350e de La Prairie. Je vous invite à être présent à notre brunch de la nouvelle année à l’Espace Rive-Sud, situé au 500, avenue du Golf, à La Prairie, le dimanche 21 janvier 2018 à 11 h. Nous profiterons de cet événement pour faire la rétrospective de l’année 2017 et pour dévoiler le nom du (de la) bénévole de l’année. Les billets (30 $) sont déjà en vente à la SHLM (réservations : 450-659-1393). N’oubliez pas qu’au retour des fêtes, janvier est le mois du renouvellement  de votre carte de membre de la SHLM. Au nom du CA de la SHLM, de ses employés, de ses bénévoles et de ses membres, j’en profite pour vous souhaiter de très joyeuses fêtes avec parents et amis. Reposez-vous bien et au plaisir de tous vous revoir au retour du congé pour vous souhaiter une bonne année 2018. Stéphane Tremblay — Président de la SHLM ...
01 Jan 1970
Conférence | Pelles et scalpels : vols de cadavres et enseignement anatomique dans le Québec du XIXe siècle

Au jour le jour, novembre 2017

Cabines pour touristes avant la construction du terrain de golf

L’Association des jardiniers maraîchers de la région de Montréal
Méthodologie Les enjeux reliés à l’agriculture ont toujours suscité mon intérêt. Je suis née sur une ferme maraîchère située dans la Paroisse de La Prairie et devenue en 1958 la ville de Brossard. J’ai vécu les travaux et les jours d’une localité rurale qui allait bientôt disparaître sous la poussée de l’urbanisation. Je fus aussi témoin de l’implication de mon père, Roméo Sainte-Marie qui, en tant que secrétaire-trésorier de la Société d’agriculture du comté de La Prairie et président de l’Association des jardiniers-maraîchers de la région de Montréal, a mené le combat du militantisme agricole avec fierté et détermination. Dans ce texte, j’utiliserai en grande partie les données et les informations tirées de documents de l’Association des jardiniers-maraîchers de la région de Montréal, de mes archives personnelles, soit des découpures de presse et des photos, ainsi que du Rapport de la commission royale d’enquête sur l’agriculture au Québec publiée entre 1967 et 1969 (Commission April). Dès le milieu du 19e siècle, les agriculteurs québécois se sont regroupés pour défendre leurs intérêts. La mise sur pied de sociétés d’agriculture, de cercles agricoles et de syndicats des cultivateurs avait pour but la diffusion des meilleures pratiques agricoles, la protection ainsi que le développement de divers services pour faciliter la mise en marché des produits de la ferme. Mais c’est véritablement dans le premier quart du 20e siècle que sont créées deux organisations majeures du monde agricole, soit en 1922, la Coopérative fédérée du Québec (La Coop fédérée) et en 1924, l’Union catholique des cultivateurs (UCC) devenue en 1972, l’Union des producteurs agricoles. (UPA)   1947- Jour de marché à la Place Jacques-Cartier du Vieux-Montréal. Camions et chevaux sont stationnés pour la vente des fruits et légumes. À l’arrière-plan, on aperçoit l’hôtel de ville de Montréal et l’hôtel Nelson. BAnQ. E6, S7, SS1, D43049 D’autres regroupements d’agriculteurs occupent le terrain des « spécialités régionales ». Dans la région de Montréal, la fertilité des sols, le climat ainsi que la proximité d’un marché urbain favorisent la culture des fruits et des légumes. Au début du 20e siècle, on retrouve sur l’ile de Montréal de nombreuses paroisses rurales où l’agriculture est l’occupation principale des habitants. Plusieurs associations rassemblent les agriculteurs et mettent de l’avant des foires agricoles, des expositions ou des conférences.Létourneau, Firmin, Histoire de l’agriculture (Canada français). 1959 L’Association des jardiniers-maraîchers de la région de Montréal (AJMRM) À la Côte-des-Neiges, quelques producteurs spécialisés en culture maraî-chère et fruitière fondent, en 1909, l’Association des jardiniers-maraîchers du Québec qui deviendra, en avril 1945, l’Association des jardiniers-maraîchers de la région de Montréal. Son président fondateur, Adrien Moquin, est un cultivateur du comté de La Prairie. L’association regroupe les agriculteurs dont l’activité principale est la production de fruits et de légumes pour la vente à l’état frais (laitues, concombres, tomates, fraises…). Les denrées sont écoulées sur les marchés publics de Montréal, particulièrement au marché Bonsecours.  À l’époque de la mise sur pied de L’AJMRM (1945), la production maraîchère et fruitière se maintient dans les zones rurales de l’île de Montréal, en particulier dans les parties sud et ouest de l’île, et déborde sur l’Ile Jésus (Laval) ainsi que sur la rive sud, soit dans les comtés de La Prairie, Napierville et Châteauguay. Au cours des années 1960, l’urbanisation envahira une grande partie de ces régions obligeant la culture maraîchère à se déplacer vers les comtés de Châteauguay (Sainte-Clotilde), Napierville et Huntington (Sherrington) qui deviendront, en quelques années, le jardin horticole du Québec. Québec, Rapport de la commission royale d’enquête sur l’agriculture au Québec. La mise en marché des fruits et des légumes au Québec. Gouvernement du Québec, 1967.  p.7-17 Du marché Bonsecours au Marché central métropolitain 1961. Le « marché des cultivateurs » au Marché central métropolitain de Montréal. Depuis le milieu des années 1920, les agriculteurs de Montréal et des environs se rendent au vieux marché Bonsecours pour écouler leurs produits. Sur la Place Jacques-Cartier, épiciers, grossistes et marchands arrivent tôt le matin afin de se procurer les fruits et les légumes frais du jour. Mais déjà, au début des années 1940, les installations désuètes du marché Bonsecours, l’expansion urbaine ainsi que le besoin de répondre à la demande d’une population croissante incitent l’Association des jardiniers-maraîchers à réclamer la construction d’un nouveau marché. Afin d’accélérer la décision des autorités provinciales et municipales, la direction de l’AJMRM crée, en 1948, la compagnie du Marché central métropolitain inc. (MCM) qui donne droit à  la vente d’actions et à l’obtention de subventions gouvernementales.Association des jardiniers-maraîchers du Québec. 1945-1995. (cahier spécial) En 1953, le maire Camillien Houde cède à la compagnie un terrain de 107 acres situé à l’angle du boulevard de l’Acadie et du boulevard Crémazie. Une subvention provinciale de 2 millions ainsi que l’implication et le soutien financier de l’AJMRM contribuent à la construction du Marché central métropolitain, qui ouvre enfin ses portes au printemps 1960.Québec, Rapport de la commission royale d’enquête sur l’agriculture au Québec. op. cit.  p.35 Une corbeille de fruits et légumes du Québec pour le maire de Montréal Camillien Houde, de la part des membres de l’Association des jardiniers-maraîchers de la région de Montréal. 1953.   Printemps 1960. Banquet à l’occasion de l’ouverture du Marché central métropolitain de Montréal, section « marché des cultivateurs ». Le cardinal Léger est entouré de M. Adrien Moquin, président fondateur de l’Association des jardiniers-maraîchers de la région de Montréal ainsi que du ministre de l’Agriculture, M. Laurent Barré. Ce nouveau marché possède la section « marché des cultivateurs » qui est réservée exclusivement aux agriculteurs et commerçants pour la vente en gros des fruits et des légumes cultivés au Québec. Sur le même terrain, une centrale d’arrivage et de distribution très bien desservie par les lignes ferroviaires du Canadien Pacifique et du Canadien National, importe à pleins wagons des fruits et des légumes en provenance des États-Unis, de l’Ontario et des Maritimes. Grossistes, épiciers et acheteurs de chaînes d’alimentation s’y approvisionnent en produits d’importation et en fruits et légumes, ceux-ci étant déjà offerts au « marché des cultivateurs ». Cette situation a pour effet d’exercer une vive concurrence envers les produits locaux et de provoquer un ravalement des prix.Ibid. p. 35-36  AJMRM : une nouvelle direction qui met de l’avant le militantisme agricole À l’occasion de l’assemblée générale annuelle de l’Association des jardiniers-maraîchers de la région de Montréal tenue le 13 décembre 1965, l’épineuse question de l’importation des fruits et des légumes par rapport à la production locale est longuement débattue en présence de M.Bruno Landry, agronome et chef de l’horticulture au ministère de l’Agriculture du Québec ainsi que des représentants de l’inspection fédérale et provinciale. Le nouveau président élu, M. Roméo Sainte-Marie, également secrétaire-trésorier de la Société d’agriculture du comté de La Prairie depuis 1951, « se dit prêt à travailler pour le bien des jardiniers et à consacrer son temps à la mise en place d’un système d’organisation visant les producteurs. » Le Québec Horticole, Jan-Fév-1966. 1961. Les meilleures pommes de la « province. ». M. Roméo Sainte-Marie, alors vice-président de l’Association des jardiniers-maraîchers de la région de Montréal, et un pomiculteur du « marché des cultivateurs » au Marché central métropolitain de Montréal. Élu président de l’AJMRM en 1966, Monsieur Sainte-Marie va plaider la cause des jardiniers-maraîchers et promouvoir l’achat des fruits et légumes du Québec. Militant de la première heure, M. Sainte-Marie agissait comme vice-président de l’AJMRM depuis une dizaine d’années. Descendant d’une famille pionnière établie dans la seigneurie de La Prairie-de-la-Madeleine au tout début du 18e siècle, il avait repris les rênes de la ferme ancestrale située dans la Paroisse de La Prairie (Brossard). L’établissement d’une nouvelle ville en 1958 suivi de l’ouverture du pont Champlain en 1962 signera la fin de la vocation agricole du lieu. Également impliqué au niveau de la Compagnie du Marché central métropolitain (MCM), il fut présent lors de la mise sur pied de la compagnie et a siégé au conseil d’administration de 1948 à 1966. Le nouveau président était donc déterminé à défendre les intérêts des jardiniers-maraîchers et à mettre en place des mesures pour la promotion des fruits et des légumes du Québec. Juin 1950. Le jardinier-maraîcher André Lafitte et sa récolte d’épinards. Côte St-Michel. BAnQ. E6,S7,SS1, 50139   Été 1965. Couronnement de la « Reine des salades » pour la promotion des laitues du Québec. Évènement organisé conjointement par l’Association des grossistes en fruits et légumes du Québec et l’Association des jardiniers-maraîchers de la région de Montréal. De gauche à droite : M. Roméo Sainte-Marie, M. Paul Boudrias et M. Adrien Moquin, représentent l’Association des jardiniers de la région de Montréal. De l’agriculture traditionnelle à l’agroéconomie.    Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’agriculture au Québec vit une période de transition. La ferme traditionnelle, souvent orientée vers les besoins de la famille, est remise en question, d’autant plus qu’il est de plus en plus difficile d’en assurer la rentabilité. Entre 1946 et 1960, le revenu agricole atteint seulement 40 % du revenu des autres travailleurs. Cette situation provoque la disparition d’un grand nombre de fermes marginales en plus d’accélérer l’exode rural.Linteau-Durocher-Robert-Ricard. Histoire du Québec contemporain : le Québec depuis 1930, Québec, Boréal compact. 1989. p.24     Nombre de fermes au QuébecIbid- p. 259-268  et p. 491-500.       1941 – 154 669 fermes 1951 – 135 000 fermes 1961 – 95 777 fermes 1971 – 61 000 fermes 2016 – 28 919 fermes Source : Statistiques Canada La réduction de la main-d’œuvre oblige l’exploitation agricole à se mécaniser et à améliorer les méthodes de culture. En 1961, 63 % des fermes ont un tracteur en comparaison de 23 % en 1951.Ibid- p. 264.Au cours des années 1950, la politique agricole du gouvernement Duplessis est très attentive aux besoins des agricul-teurs. D’abord, il encourage l’électrifi-cation des campagnes : alors qu’en 1945, seulement 28 % des fermes du Québec bénéficient de l’électricité, le pourcentage passe à 97 % en 1961.Dorion, Marie-Josée. « L’électrification du monde rurale québécois ». Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 54, nO1, 2000. p.24. Sur le site Érudit.  www.erudit.org La proportion du budget allouée au Ministère de l’Agricul-ture est plus importante depuis l’arrivée au pouvoir de l’Union nationale (4,6 % en 1955-1956 comparé à 2,3 % pour l’Ontario).Blais, André, « La politique agricole du gouvernement québécois » 1952-1973. Recherches sociographiques-202 (1979) p. 179. Sur le site Érudit. L’aide financière au cultivateur permet, entre autres, la mise en place d’un programme d’assainissement du sol (drainage, travaux mécanisés), celui du crédit agricole pour l’établissement de fils de cultivateur et le remboursement des dettes ainsi que de l’octroi de différentes subventions pour la recherche et l’enseignement.Ibid. p. 182-186  Ces mesures de soutien contribuent à améliorer le rendement de la ferme et à favoriser son intégration graduelle au sein de l’économie de marché. Mais s’il veut assurer la rentabilité de son entreprise, l’agriculteur doit, d’une part, investir dans l’achat de machinerie moderne, de bâtiments, de semences et de fertilisants, d’autre part, s’il veut écouler ses produits, on l’oblige à se conformer aux besoins dictés par des intermédiaires de plus en plus puissants constitués de grossistes, d’acheteurs de chaînes d’alimentation, de préemballeurs et de transformateurs bien au fait des conditions du marché et devant lesquels il n’a pratiquement aucun pouvoir de négociation. Si les grandes exploitations maraîchères réussissent à tirer leur épingle du jeu, ce n’est pas le cas des moyens et des petits producteurs, qui se retrouvent souvent dans une situation financière difficile.Québec, Commission royale d’enquête sur l’agriculture au Québec. « L’évolution de l’agriculture et le développement économique du Québec »,1946 à 1976. Québec 1967.  p.113-119  Les jardiniers-maraîchers en grève ! Juillet 1966 : grands titres des journaux suite à la menace du déclenchement de la grève des jardiniers-maraîchers de la région de Montréal. JUILLET 1966. Les 1200 membres de l’Association des jardiniers-maraîchers de la région de Montréal sont en colère : le lundi 1er août, ils déclencheront la grève ! Les journaux étalent à pleine page les grands titres qui font état de leurs revendications. Par la voix de son président, M. Roméo Sainte-Marie, l’association dénonce les pratiques des grossistes et des acheteurs de chaînes d’alimentation qui s’appro-visionnent aux États-Unis, en Ontario et dans les Maritimes au moment où la récolte des fruits et légumes du Québec est mise sur le marché local. Ces arriva-ges de l’extérieur, en pleine période de production québécoise, provoquent un engorgement du marché qui oblige les cultivateurs à vendre à perte. Des pratiques de «dumping », parfois encouragées par quelques gros acheteurs locaux, font tomber les prix, si bien que le jardinier n’a d’autres solutions que de ralentir sa production ou bien de laisser les légumes dans le champ, évitant ainsi de payer les coûts reliés à la cueillette et au transport à Montréal. Montréal-Matin, édition du jeudi 21 juillet 1966. Le Nouveau Samedi, édition du 30 juillet 1966. Le Petit Journal, édition semaine du 31 juillet 1966.  En 1967, la Commission royale d’enquête sur l’agriculture au Québec, connue sous le nom de Commission April, souligne, entre autres, les principaux problèmes de la mise en marché des fruits et légumes au Québec. Tout en plaidant pour le développement d’une agriculture concurrentielle, le rapport donne quelques exemples qui appuient les doléances de l’Association des jardiniers-maraîchers.  On y apprend que seulement 23 % des fruits et des légumes consommés dans l’agglomération de Montréal en 1966 proviennent du Québec. Et si on limite l’évaluation à des cultures possibles dans nos zones agricoles, alors dans ce cas, seulement 36 % de la consommation de l’agglomération vient du Québec. Québec, Rapport de la Commission d’enquête sur l’agriculture au Québec, 1967, op. cit. p.14 « Cet état de choses nuit grandement à l’économie du Québec », affirme M. Sainte-Marie. « Non seulement les agriculteurs assument de lourdes pertes financières, mais aussi le consommateur doit payer plus cher ses fruits et légumes achetés à l’épicerie. » Demandes formulées par l’Association des jardiniers-maraîchers Comme solution à la concurrence extérieure et dans le but d’établir un meilleur équilibre entre producteurs et acheteurs, l’organisme de défense des maraîchers réclame du gouvernement la création d’une commission de contrôle de l’importation qui réunirait les représentants des principaux agents de mise en marché : producteurs, commerçants, grossistes et consommateurs.  L’Association des jardiniers-maraîchers plaide également pour « l’achat chez-nous » ainsi que pour l’identification des produits québécois sur les tablettes des épiceries. Dans le but d’atteindre cet objectif, M. Sainte-Marie suggère la mise sur pied d’un service d’information voué à la promotion des fruits et légumes du Québec auprès des détaillants et  des consommateurs. Ce thème récurrent de l’étiquetage sera repris en 2008 lors de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois. (Commission Pronovost) « En épicerie, les produits dont la provenance québécoise est clairement mentionnée sont l’exception plutôt que la règle. Pourtant, de larges consensus sont établis depuis de nombreuses années en faveur de l’étiquetage des produits québécois. » Québec, Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois. « Agriculture et agroalimentaire québécois (ressource électronique) : assurer et bâtir l’avenir : rapport. », 2008. p. 119 Les maraîchers ont gain de cause.  Confrontés au mouvement de protestation des 1200 membres de l’Association des jardiniers-maraîchers, les grossistes et les détaillants concernés acceptent de collaborer. Une semaine de rencontres et de pourparlers a convaincu 75 % d’entre eux du bien-fondé des revendications des maraîchers, d’où la décision de suspendre la grève et d’effectuer plutôt une manifestation en bonne et due forme devant les établissements des grossistes et  des commerçants qui demeurent récalcitrants.  Dans l’édition du 1er août 1966, un journaliste du « Montréal Matin » s’étonne du dénouement rapide de la confrontation. « Si plusieurs conflits ouvriers trainent en longueur, dans notre province, d’autres se règlent à l’amiable avant qu’ils ne causent un tort irréparable à la population »   Dans la foulée de la Révolution tranquille, le monde agricole vit une transformation profonde qui se traduit par une montée du militantisme. Au cours des années 1960, les agriculteurs se sont mobilisés pour revendiquer un revenu décent et de meilleures conditions pour la vente de leurs produits. Soumis à l’impératif du marché, ils ont modernisé leurs exploitations et participé pleinement au renouveau économique et social du Québec.  C’est dans ce contexte que l’Association des jardiniers-maraîchers de la région de Montréal a voulu répondre aux nombreux défis posés par la présence d’une nouvelle industrie agroalimentaire et qu’elle a milité pour la promotion des intérêts de la classe horticole. Source : Le Petit journal, semaine du 31 juillet 1966. « Nos cultivateurs sont écrasés par la concurrence américaine. » Article signé Jacques Benoit.   ...
Semaine nationale de la généalogie
Voici un message de Monsieur Guy Parent, président de la Fédération québécoise  des sociétés de généalogie (FQSG) concernant la 6e édition de la Semaine nationale  de la généalogieInfo-généalogie de la FQSG, volume 29, numéro 3, septembre 2017 :  C’est maintenant l’automne, et déjà notre agenda est rempli d’une foule d’activités. Et celle qu’il faut marquer d’une pierre blanche c’est le retour de la Semaine nationale de la généalogie qui se tiendra du 18 au 25 novembre 2017. Le thème de cette année, J’exprime ma passion !, propose d’explorer les raisons qui motivent tant de gens à faire de la généalogie. Qu’est-ce que la pratique de ce loisir vous apporte ? Nous aimerions vous entendre ! La SHLM, membre de la FQSG, participera à cette Semaine nationale en organisant une soirée portes ouvertes dans ses locaux du 249, rue Sainte-Marie, le lundi 20 novembre entre 19 h et 21 h. Venez en apprendre plus sur les rouages de la généalogie et commencez votre arbre généalogique grâce aux conseils de nos bénévoles. Profitez de votre passage dans nos locaux pour construire les trois générations (ou plus) de votre arbre avec vos élèves ou vos enfants afin de participer au concours « Voici ma famille », conçu pour les 17 ans et moins (en partenariat avec les restaurants Normandin). Un iPod Touch 32 Go de Apple et des chèques-cadeaux Normandin seront tirés au hasard parmi les participants ayant complété les trois générations de l’arbre généalogique. Afin de faire la promotion de cette semaine thématique, le comité de généalogie de la SHLM animera aussi un kiosque lors de la Journée de l’engagement communautaire à l’école secondaire de La Magdeleine de La Prairie le vendredi 24 novembre. Merci à Monsieur Réal Houde, animateur du service d’animation spirituelle et d’engagement communautaire à la Commission scolaire des Grandes Seigneuries pour cette initiative. Pour plus de détails sur la Semaine nationale de la généalogie :  http://www.semainegenealogie.com Page Facebook : https://www.facebook.com/events/1880930925485290 ...
Les dernières activités du 350e de La Prairie
La saison automnale est maintenant bien installée et les activités prévues au calendrier des festivités du 350e anniversaire de La Prairie tirent à leur fin. Après une année marquée par diverses commémorations, la SHLM vous invite à deux événements qui vont clôturer ses activités du 350e de La Prairie :  1)    Lancement de l’ouvrage sur les familles pionnières de la seigneurie de La Prairie (tome1 – 1667 à 1687) de Monsieur Stéphane Tremblay, historien, généalogiste et président de la SHLM, au centre multifonctionnel Guy-Dupré le dimanche 26 novembre prochain à 13 h 30. 2)    Le marché de Noël de La Prairie : Marche au flambeau, du Vieux-La Prairie au centre multifonctionnel Guy-Dupré, vendredi le 1er décembre en soirée et marché de Noël au centre multifonctionnel Guy-Dupré du vendredi 1er décembre au dimanche 3 décembre ...

Au jour le jour, octobre 2017

La laiterie de La Madeleine au 751 chemin de Saint-Jean.

La Maison des aînés de La Prairie
L’œuvre des religieuses. Dès 1843, des dames de La Prairie, regroupées en une association appelée les Dames de la Charité, avaient loué un immeuble de pierre sur le chemin de Saint-Jean que l’on appela « Maison de la Providence », où l’une d’elles, Mlle Émilie Denaut, prenait soin des miséreux les plus délaissés. L’œuvre gagna en importance et dépassa bientôt les capacités d’accueil de Mlle Denaut. C’est alors que le père Tellier s.j. entreprit des démarches pour confier l’hospice aux mains d’une communauté de religieuses. Au milieu du mois de mai 1846, Émilie Gamelin, fondatrice des Sœurs de la Providence, accompagnée des Sœurs Michon, Marie et Amable, prenait la responsabilité de l’hospice de La Prairie. Elles y trouvèrent six vieilles et trois vieillards, dont l’un était âgé de 96 ans. Le 16 mai, la fondatrice quitta La Prairie, confiant la responsabilité de la nouvelle institution à deux religieuses, dont Sœur Marie (Ursule Leblanc), supérieure de l’hospice. Les religieuses poursuivirent leur œuvre à La Prairie auprès des personnes âgées durant près de 130 ans, jusqu’à ce qu’en 1974, alors que la Maison de la Providence comptait plus de 90 pensionnaires, le Ministère des Affaires sociales demanda aux religieuses de reloger ailleurs toutes ces personnes âgées. L’ensemble des bâtiments fut ensuite converti en résidence pour les religieuses à la retraite et, jusqu’à leur départ en 1987, plusieurs d’entre elles continuèrent à visiter les malades et les personnes âgées confinées à la maison. Dans les décennies qui suivirent, les CHSLD prirent en charge les personnes âgées malades ou en perte d’autonomie alors que s’ouvraient de nombreuses résidences capables d’accueillir des aînés autonomes ou semi-autonomes. Malgré l’apparition de ces nouveaux services, les besoins demeurent énormes, car, comme le démontrent les statistiques suivantes, le nombre des aînés augmentant et bien qu’ils soient en bonne santé, plusieurs se retrouvent seuls à la maison et laissés à eux-mêmes.  Statistiques Un peu plus d’une personne sur 7 (15,7 %) au Québec est âgée de 65 ans ou plus, soit 1 253 550 personnes. Parmi les personnes âgées de 65 ans ou plus, près du tiers (32,2 %) ont entre 65 et 69 ans. La population de personnes de 65 ans ou plus se compose de 43,9 % d’hommes et de 56,1 % de femmes. Les femmes sont nettement plus nombreuses dans les groupes d’âge plus avancés du fait de leur espérance de vie plus élevée.  À elles seules, les régions de Montréal, de la Montérégie et de la Capitale-Nationale regroupent plus de la moitié du nombre total de personnes âgées de 65 ans ou plus au Québec. De 2006 à 2056, la proportion de personnes âgées de 65 ans ou plus parmi la population totale doublera, passant de 14,0 % à 28,0 %. La proportion de la population âgée de 75 ans ou plus par rapport à la population totale du Québec passera de 6,4 % à 16,4 % entre 2006 et 2056.Les aînés du Québec : quelques données récentes, publié par le gouvernement du Québec en 2012. Selon le recensement de 2016, à La Prairie, les personnes âgées de plus de 65 ans sont 3 500, soit 15 % de la population. La Maison des aînés Malgré ces statistiques impressionnantes, outre certains services offerts par les CLSC ou d’autres organismes pour le maintien des aînées à la maison, les autorités gouvernementales n’ont jamais mis en place des services permettant aux aînés non seulement de vivre chez eux, mais également de s’épanouir à travers une vie sociale harmonieuse faite de rencontres, de loisirs, d’apprentissages et du sentiment d’être utile. À n’en pas douter, il y avait là un énorme besoin à combler et, à La Prairie, cette mission allait être prise en charge par les bénévoles de la Maison des aînés. La Maison des aînés de La Prairie n’est pas née de façon spontanée en 2005. La fondatrice, madame Céline Desautels, y songeait depuis plus de deux ans. Ses lectures et les nombreuses rencontres effectuées dans le cadre de son travail à la paroisse de la Nativité l’avaient convaincue du besoin pressant d’un tel établissement. Bien que les lettres patentes de mai 2004 précisent que le conseil d’administration devait être composé de 3 personnes, les règlements internes adoptés dès la première année établirent que le CA accueillerait plutôt 7 membres. Les membres de ce premier conseil d’administration étaient : Céline Desautels, présidente, Maryse Leblanc, vice-présidente, Jean-Claude Campeau, trésorier, Jeannine Lavallée, secrétaire, Francine Désilets, administratrice, Claire Bernatchez, administratrice et Ève Cholette, également administratrice. Photo du premier conseil d’administration : Claire Bernatchez, Jeannine Lavallée, Ève Cholette, Maryse Leblanc, Francine Désilets et Céline Desautels. Les sept membres du conseil d’administration sont élus par l’assemblée annuelle en alternance pour un mandat de deux ans. Ainsi, une année, trois membres sont en élection et l’année suivante ce sont les quatre autres membres qui sont soumis au vote des membres. Déjà, un an avant l’ouverture officielle, les membres du conseil se mirent en quête de financement. Leurs efforts ne furent pas vains, une subvention de 12 000 $ du programme fédéral « Nouveaux Horizons » et un versement de 5 000 $ du député provincial Jean Dubuc permirent de lancer l’organisme sur de solides bases financières. La Maison des aînés de La Prairie a  donc été créée en 2005 dans le but  de permettre aux personnes de plus  de 50 ans de :  •    côtoyer des personnes de leur âge ;  •    suivre des cours, des ateliers et diverses formations ;  •    assister à des causeries et à des conférences sur divers sujets ;  •    se divertir physiquement ou intellectuellement ;  •    mais surtout, avoir un endroit où trouver réconfort et amitié.  Évolution des effectifs 2005-2006 – 134 membres 2006-2007 – 217 membres 2007-2008 – 228 membres 2008-2009 – 228 membres 2009-2010 – 257 membres 2010-2011 – 273 membres 2011-2012 – 324 membres 2012-2013 – 235 membres 2013-2014 – 327 membres 2014-2015 – 402 membres 2015-2016 – 422 membres 2016-2017 – 487 membres Les activités n’ont pas tellement changé, car plusieurs de celles-ci sont les mêmes depuis les débuts : tricot, cours d’anglais et d’espagnol, Viactive (un programme d’activités physiques), musique et mouvement, taï-chi, atelier d’écriture, atelier de théâtre, nutrition, etc.  « On aime ajouter de la nouveauté, mais toujours en respectant notre mission. Les activités sont pensées en respectant la mission du début. La différence, c’est la participation grandissante. C’est cela qui est le plus grand changement, » d’affirmer Mme Jeannine Lavallée, la présidente actuelle.  Photo du conseil d’administration : Nicole Trépanier Gagné, administratrice qui a remplacé Michel Barbeau; Yvon Toupin, trésorier; Michel Barbeau, ancien administrateur; Jeannine Lavallée, présidente; Élaine Brosseau-Leclerc, administratrice; Lise Lefebvre, secrétaire; et Ronald Desrochers, vice-président.  « Je suis certaine que la MDA est toujours demeurée fidèle à sa mission, car les nouvelles activités sont toujours pensées selon l’esprit de la mission qui est de briser l’isolement, de continuer des apprentissages, d’élargir le cercle d’amis (on forme une famille), et surtout des activités qui permettent de garder notre autonomie physique et intellectuelle le plus longtemps possible. » Au cours de l’année 2017, les activités les plus fréquentées demeurent Viactive, les causeries, le déjeuner du mois, le service des commissions au IGA, le salon des tricoteuses, les mémoires (les gens écrivent le récit de leur vie) et les cours sur la tablette iPad. Photo du véhicule : Le premier qui a servi pour les commissions du jeudi. La participation masculine  Le tableau ci-joint permet de constater que bien que les adhésions aient plus que doublé au cours des dix dernières années, le taux de participation des hommes est demeuré à peu près inchangé. Il y a donc lieu de s’interroger sur les causes de la faible participation masculine aux activités offertes par la MDA. Profil des membres 2005-2006 – 92 %    femmes – 8 % hommes 2006-2007 – 78 % femmes – 22 % hommes 2007-2008 – 84 %    femmes – 16 % hommes 2008-2009 – 84 %    femmes – 16 % hommes 2009-2010 – 88 % femmes – 12 % hommes 2010-2011 – 87 % femmes – 13 % hommes 2011-2012 – 85 % femmes – 15 % hommes 2012-2013 – 87 % femmes – 13 % hommes 2013-2014 – 83 % femmes – 17 % hommes 2014-2015 – 84 % femmes – 16 % hommes 2015-2016 – 83 % femmes – 17 % hommes 2016-2017 – 83 % femmes – 17 % hommes Il est évident qu’au plan social et personnel, les besoins des hommes diffèrent beaucoup de ceux des femmes.  La présidente de la Maison des aînés constate qu’il est difficile de trouver des activités qui plaisent aux hommes. Le manque d’espace ne permet pas d’installer des tables de billard, des jeux de fléchettes ou des tables de tennis sur table. Les hommes aiment le vélo (souvent plus individuel qu’en groupe) et le golf, et beaucoup préfèrent s’occuper eux-mêmes par des travaux de bricolage.  Ailleurs, l’organisme « Hommes en action (Men’s Sheds) » et d’autres programmes similaires aident les hommes à surmonter certaines barrières qui les empêchent d’améliorer leur santé. Dirigés par leurs membres, ces groupes favorisent le rassemblement d’hommes pour la tenue d’activités telles que le travail du bois, la cuisine, la musique ou le sport à la télévision. Selon Doug Mackie, si vous voulez faire parler un homme, « asseyez-vous à ses côtés » et travaillez avec lui à un projet. Il a constaté que de nombreux hommes dans son quartier ont beaucoup de temps à leur disposition, surtout s’ils sont à la retraite, et qu’ils souffrent souvent de solitude, d’isolement et de dépression. La fin d’une carrière entraîne souvent une perte d’identité. Les chercheurs australiens Andrea Walding et Dave Fildes ont constaté que les programmes d’Hommes en action et d’autres programmes communautaires du genre contribuaient à améliorer la santé masculine et le bien-être général des hommes plus âgés. Ils aident également les hommes à développer leurs compétences et leurs réseaux sociaux et leur procurent un espace sûr.Ces informations sont tirées d’un article signé par Shannon Sampert. Directrice d’Evidence Network.ca et professeure agrégée au département de science politique de l’Université de Winnipeg. Cet article est paru dans La Presse, édition du 27 août 2017.  Bref, l’augmentation de l’adhésion masculine demeure pour l’avenir un défi difficile à résoudre pour l’équipe de direction et les bénévoles de la MDA.  Une présence indispensable Depuis ses débuts, la Maison des aînés a manifestement fait la preuve que son existence répondait à des besoins réels et pressants dans la communauté. Logée au 604, boulevard Taschereau (l’ancien hôtel de ville construit en 1967), au début, la Maison des aînés ouvrait ses portes trois jours par semaine avec une secrétaire pour voir à la bonne marche du bureau. Après quelques années, les activités sont devenues accessibles cinq jours par semaine. En janvier 2009, la secrétaire comptable a été remplacée par Mme Caroline Boisvert qui agissait comme coordonnatrice 4 jours/semaine. Puis en 2011, Marie-Herline Jean remplaçait Caroline Boisvert comme coordonnatrice et passait à 5 jours/semaine, alors que Lucie Depault agissait à titre de secrétaire comptable. Victime de son succès, la MDA se voit contrainte d’augmenter le nombre de ses employés. Plus de participation exige une solide administration et davantage de bénévoles ; ces derniers sont plus de 80 à ce jour. C’est ainsi qu’en 2013, Marguerite Arseneault est engagée comme directrice à temps plein alors que Ghislaine Bergeron prend en charge la comptabilité et d’autres tâches connexes à raison de deux jours/semaine. Micheline Arbic s’assure des visites dans deux résidences privées de La Prairie, soit la résidence d’Estelle et la résidence Adison. Installée depuis le printemps dernier dans les tout nouveaux locaux du Centre multifonctionnel Guy-Dupré, la Maison des aînés a visiblement le vent dans les voiles et poursuivra sans doute sa mission durant encore de longues années : briser l’isolement, promouvoir l’autonomie et le mieux-être des personnes âgées ainsi que leur intégration sociale. Comme l’affirme Mme Lavallée, « il faut sortir les aînés de la maison afin qu’ils puissent mieux y habiter par la suite ».   ...
Le Week-end d’autrefois
Le Week-end d’autrefois, événement officiel des festivités du 350e anniversaire de La Prairie, a eu lieu les 9 et 10 septembre  derniers dans le Vieux-La Prairie (parc Sentier du Vieux Fort).  Cet événement à caractère culturel et historique avait comme objectif de faire revivre le village et le fort de La Prairie entre les 17e et 19e siècles. Les activités du Week-end d’autrefois ont été organisées par la ville de La Prairie en collaboration avec la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine (partenaire argent des festivités du 350e et conceptrice du projet de la ligne du temps), les Productions Oyez Oyez et le support financier du Ministère de la Culture et des Communications du Québec. Un allié algonquien (17-18e siècles)   Soldats du régiment de Carignan-Salières (1665-1668)   Distribution gratuite de barbe à papa par Pop et cie. Merci beaucoup à Monsieur Jonathan Trottier pour les dons recueillis pour la SHLM.   Les soldats des Compagnies franches de la Marine (les Mousquets du roi, 1690-91).   Familles de miliciens du 18e siècle (les Habitants du fort).   Soldats des Compagnies franches de la Marine (la Garnison de Montréal, 18e siècle).   Patriotes de 1837-38 (Société de reconstitution du Bas-Canada) et Voltigeur de la Guerre de 1812 (en gris)   Bénédiction des troupes de la ligne du temps par messire Desrosiers, curé de la paroisse de La Nativité.   Le forgeron du village (Sylvain Rondeau).   Officier britannique du 19e siècle (Fort Ingall à Cabano).   Les oeuvres du Collectif Prism’Art   ...
Concours de labours
La Société d’agriculture du comté de La Prairie organise chaque année un concours de labours. Le samedi 9 septembre dernier, dans le cadre des fêtes du 350e le concours avait lieu à La Prairie. À cette occasion, les anciennes charrues tirées par des chevaux étaient les vedettes du spectacle. ...
Un beau cadeau
Au cours des années 1970, Monsieur Yves Duclos, un ancien résident de La Prairie, fut au nombre des premiers membres de la SHLM, dont il assura également la présidence. Monsieur Duclos fut à la même époque le créateur du restaurant Au Vieux Fort, dans le bâtiment qui avait autrefois été longtemps occupé par le magasin général Demers et McGee. Vers 1973, le restaurant fut détruit par un violent incendie. Monsieur Duclos, qui conservait précieusement le livre des comptes de l’ancien magasin général Demers et McGee pour les années 1868 et 1869, retrouva plus tard le précieux document quasiment intact dans les ruines de l’incendie. C’est donc avec plaisir que, lors d’une visite à la SHLM en juillet dernier, Monsieur Duclos fit don du livre des comptes à nos archives. Sur la photo : Yves Duclos et Gaétan Bourdages.  ...
Décès de Monsieur André Montpetit
Le 17 août dernier est décédé, à l’âge de 76 ans, Monsieur André Montpetit, époux de Madame Michelle Raymond, tous les deux membres de la SHLM. Il laisse dans le deuil, outre son épouse, ses quatre enfants, ses sept petits-enfants ainsi que plusieurs parents et amis. Monsieur Montpetit était un collectionneur de timbres et de monnaies anciennes. Il y a quelque temps, il avait fait don de billets de la Henry’s bank à la SHLM. Cette banque avait été fondée en 1837 par Edme Henry, notable de La Prairie, qui a dû fermer ses portes quelques mois plus tard lorsque le directeur général de Monsieur Henry se sauva avec tout le capital (près de 130 000 $ à l’époque) provoquant la faillite de l’organisme. Monsieur Montpetit était aussi cartophile ; c’est-à-dire qu’il collectionnait les cartes postales et, grâce à ses conseils, notre collection de cartes postales (illustrant les paysages et les bâtiments de La Prairie depuis les 150 dernières années) est presque complète. Nous offrons nos plus sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à ses amis. ...
01 Jan 1970
Conférence | Les salons littéraires et les cabinets de lecture, ancêtres de nos bibliothèques
C'est la rentrée !
L’été 2017 a été fort mouvementé. Notre exposition sur les 350 ans de La Prairie et sur l’histoire des familles pionnières a connu un franc succès. Un gros merci à Madame Lina Chopin et au comité de paléographie ainsi qu’à Monsieur Gaétan Bourdages (historien) et Mesdames Johanne Doyle (coordonnatrice), Danielle Simard (archiviste) et Nancy Lemieux (muséologue) pour la réalisation de cette exposition.  Nos étudiants ont fait découvrir le site patrimonial déclaré à plusieurs visiteurs et ont effectué plusieurs travaux de classement et de numérisation dans nos archives. Dans un projet avec la municipalité de La Prairie, un de nos étudiants a numérisé tous les procès-verbaux des réunions du conseil municipal de La Prairie entre 1846 et 1932. Nous remercions nos étudiants pour la belle saison estivale qui s’est terminée avec le Week-end d’autrefois les 9 et 10 septembre derniers. La SHLM est fière d’avoir pu collaborer à la réalisation de cet événement thématique avec son projet de ligne du temps militaire dans le parc Sentier du Vieux Fort. Plus d’une cinquantaine d’acteurs spécialisés en reconstitution historique ont pu faire revivre le village et le fort de La Prairie à l’époque du régime seigneurial en Nouvelle-France et dans l’Empire britannique (1667 à 1854). Nous tenons à remercier la ville de La Prairie d’avoir organisé cet événement historique de grande envergure au sein du site patrimonial pour souligner les 350 ans de fondation de la seigneurie de La Prairie par les Jésuites en 1667. Bonne rentrée ! ...

Au jour le jour, juin 2017

L’ancien restaurant Leblanc au 540 chemin de Saint-Jean.

Des nouvelles de nos deux fédérations
Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) La SHLM et la ville de La Prairie étaient les hôtes, le 6 mai dernier au centre multifonctionnel Guy-Dupré, de plus de 25 sociétés d’histoire et de généalogie pour la tenue du conseil annuel de généalogie de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG). Les travaux du conseil ont débuté en matinée par une conférence de Monsieur Stéphane Tremblay, président de la SHLM et secrétaire exécutif de la FQSG, sur les 350 ans de La Prairie. Monsieur Jean L’Heureux a représenté la SHLM lors de l’assemblée générale annuelle des membres de la FQSG en après-midi. Lors des élections pour choisir les membres du CA pour l’année 2017-2018, cinq postes étaient disponibles et sept candidatures avaient été reçues par le comité de mise en candidature dans les délais prescrits.  Après la période de scrutin, ont été élus par les délégués pour un mandat de deux ans : Madame Kathleen Juneau-Roy (Société acadienne Port-Royal) et Messieurs Richard Masson (Société généalogique canadienne-française), Guy Parent (Société de généalogie de Québec), Jean-Claude Payette (Société de généalogie et d’histoire de Saint-Eustache) et Claude Perron (Société de généalogie du Saguenay). Fédération Histoire Québec (FQH) Cette année, le congrès de la Fédération Histoire Québec était organisé conjointement avec le QAHN (Quebec anglophone heritage network) et avait lieu à l’hôtel Gouverneur de Montréal les 20, 21 et 22 mai derniers.  La tenue de ce congrès coïncidait également avec les 375 années de fondation de la ville hôte. Ce congrès avait pour thème « Montréal et ses histoires ». Madame Marie Gagné ainsi que Messieurs Jean l’Heureux et Stéphane Tremblay (à titre d’administrateur de la FHQ) ont participé à ce congrès.  Le 20 mai au matin, deux formations ont été offertes gratuitement aux sociétés membres des deux organismes : « Building a diversified fundraising program » et « Pourquoi une assurance en responsabilité civile ? ». En après-midi, la même journée, les membres de la FHQ ont assisté à leur assemblée générale annuelle.  Lors des élections pour choisir les membres du conseil d’administration pour l’année 2017-2018, 5 postes étaient disponibles et trois mises en candidatures avaient été reçues dans les délais prescrits. Ont donc été élus pour un mandat de deux ans Messieurs Richard M. Bégin (Association du patrimoine d’Aylmer et Musée de l’Auberge Symmes), Michel Pratt (Société historique et culturelle du Marigot de Longueuil) et Jason Thiffault (Appartenance Mauricie). Les conférences ont eu lieu dans la journée du 22 mai et les participants pouvaient prendre leurs pauses au salon des exposants et en savoir plus sur l’histoire de Montréal abordée dans les différents ateliers en discutant avec les conférenciers et les responsables des différents kiosques. En soirée, lors du banquet de clôture, la FHQ et le QAHN ont dévoilé le nom des lauréats de leurs différents prix d’excellence pour l’année 2016-2017 : •    Le prix Rodolphe-Fournier (prix de la Chambre des notaires du Québec pour la promotion de la recherche en histoire du notariat) a été remis à Monsieur André Larose, pour son étude intitulée « Un terrier en pièces détachées : Les titres nouvels de la seigneurie de Beauharnois (1834-1842) ». •    Le prix Léonidas-Bélanger (prix de la FHQ pour souligner la réalisation d’un ouvrage historique lors d’une année impaire ou l’organisation d’un événement à caractère historique lors d’une année paire) a été remis à Monsieur René Cloutier, de la Société d’histoire de Charlesbourg, pour l’événement intitulé « 350e anniversaire de fondation de Charlesbourg ».  •    Le prix Honorius-Provost (prix soulignant le travail et les réalisations des bénévoles œuvrant au sein des sociétés membres de la FHQ) a été remis à Monsieur Jean-Marie Deschênes, de l’organisme Patrimoine et culture du Portage. •    Le prix Marion-Phelps (QAHN) a été décerné à M. Richard Smith pour sa contribution exceptionnelle à la préservation du patrimoine anglophone du Québec.  Durant la journée du 22 mai, les participants ont pu faire une des trois visites guidées suivantes : « Circuit d’ouest en est le long de la Rivière-des-Prairies », « Reflections of the english-speaking heritage of Montreal: three sites » et « Excursion pédestre : Quartier latin ; quartier du savoir ». ...
Honneurs reçus par les membres de la SHLM
Le 22 janvier dernier, lors du brunch annuel, Madame Solange Lamarche s’est mérité le prix de la bénévole de l’année 2016 de la SHLM pour la qualité de ses travaux en généalogie (dont une impressionnante base de données sur les familles Bariteau dit Lamarche et Payette dit Saint-Amour), pour son bénévolat en généalogie durant nos heures d’ouverture et durant les sessions du club de généalogie de la SHLM le lundi soir et pour toutes ses activités auprès des jeunes de la région (ateliers de généalogie et kiosque de généalogie avec les élèves de l’école La Magdeleine par exemple).  C’est pour ces mêmes raisons que le CA de la SHLM a envoyé la candidature de Madame Lamarche l’obtention du prix Renaud-Brochu remis aux bénévoles des sociétés membres de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) s’étant distingués par l’excellence de leurs actions bénévoles dans le domaine de la généalogie.  La candidature de Madame Lamarche a été retenue et elle a reçu son prix lors du Conseil de généalogie de la FQSG tenu à La Prairie le 6 mai dernier. Monsieur Jean L’Heureux (récipiendaire du prix Renaud-Brochu en 2014 et de la médaille d’argent du Lieutenant-gouverneur du Québec en avril dernier), délégué de la SHLM lors du Conseil de généalogie et de l’assemblée générale de la FQSG du 6 mai dernier, a obtenu la médaille de reconnaissance de la FQSG pour souligner la qualité exceptionnelle de son parcours en généalogie (bénévolat au sein de la SHLM et publication en 2012 des répertoires BMS (1667-2000) de la paroisse de La Nativité de La Prairie. ...
CA de la SHLM pour 2017-2018
Votre CA vous souhaite un très bel été 2017 et vous invite à venir à la SHLM durant la belle (on l’espère) saison pour faire une visite guidée, une excursion avec la famille ou les amis grâce au nouveau parcours de notre rallye GPS ou tout simplement pour faire un saut à notre salle d’exposition pour en apprendre plus sur les 350 ans de La Prairie en venant voir notre exposition estivale où les travaux de notre comité de paléographie seront exposés avec plusieurs artéfacts provenant de nos archives. Dans le cadre des festivités du 350e anniversaire de La Prairie, La SHLM et la ville de La Prairie vous invitent à participer aux activités du Week-end d’autrefois les 9 et 10 septembre 2017 au parc du Sentier du Vieux Fort situé entre la SHLM et l’église de La Nativité. Veuillez noter que le lancement du livre sur les familles pionnières de La Prairie (1667-1687) prévu pour le 8 septembre a été déplacé au dimanche 26 novembre (en après-midi) au centre multifonctionnel Guy-Dupré. ...
Jeannine Lavallée
C’est avec fierté que le 2 juin dernier, Monsieur Richard Merlini, député de La Prairie à l’Assemblée nationale, remettait la Médaille de l’Assemblée nationale à madame Jeannine Lavallée. Cofondatrice de la Maison des aînés de La Prairie, madame Lavallée a consacré de nombreuses années de bénévolat à mettre en place des services destinés aux personnes âgées. Les membres du CA de la SHLM se joignent à l’ensemble de la communauté pour offrir leurs plus sincères félicitations à la récipiendaire. ...
Arrivée des guides étudiants à la SHLM
Grâce à une généreuse subvention du programme fédéral « Emplois d’été Canada », nous avons procédé à l’embauche de trois guides étudiants pour assurer l’animation de la saison estivale 2017 à la SHLM ainsi qu’à l’embauche d’un étudiant qui numérisera nos archives. Nos étudiants ont commencé leurs activités le 5 juin dernier et ils nous quitteront pour retourner aux études le 27 août. Cette année, les trois guides étudiants seront disponibles pour des visites du site patrimonial déclaré du Vieux La Prairie tous les jours de la semaine à 10 h, à 13 h et à 15 h.    ...