Sélection d'une édition

    Généalogie de Jean-Paul Auclair

    Jean-Pierre, Michel et Luc

     

     

    Jean-Paul Auclair

    Huguette Chartrand

    Saint-Paul-de-la-Croix, Montréal

    14 septembre 1957

    Paul Chartrand

    Berthe Audet dit Lapointe

    Armand Auclair

    Germaine Rouillier

    La Nativité de La Prairie

    1er juillet 1925

    Louis-Philippe dit Commeroy

    Marie-Louise Robidoux

    Théophile Auclair

    Arthémise Monast

    Saint-Césaire, cté de Rouville

    28 mais 1888

    Charles Monast

    Agnès Baron

    Hubert Auclair

    Esther Desautels

    Sainte-Marie-de-Monnoir, Marieville

    24 février 1862

    Augustin Desautels

    Marguerite Boivin

    François Auclair

    Marie Messier

    Saint-Mathias, cté de Rouville

    8 février 1802

    Auguste Messier

    Marie-Véronique Mongeau

    François Auclair

    Marie-Louise Grégoire

    Sainte-Foy, Québec

    20 juin 1779

    Charles Grégoire

    Louise-Marguerite Racine

    Germain Auclair

    Angélique Marois

    L’Ange-Gardien

    11 janvier 1745

    François Marois

    Marie-Anne Hébert

    Charles Auclair

    Madeleine Déry

    Charlesbourg

    14 juillet 1712

    Maurice Desry

    Madeleine Philippeau

    Pierre Auclair

    Marie-Madeleine Sédilot dit Montreuil

    Charlesbourg

    Contrat de mariage le 6 mars 1679

    Notaire Becquet

    Étienne Sédilot dit Montreuil

    Marie-Madeleine Carbonnet

    Pierre Auclair

    Suzanne Aubineau

    Pierre n’est pas venu en Nouvelle-France, mariés vers 1653 à La Rochelle. Suzanne est de Saint-Christophe D’Angoulins, arrondissement et évêché de La Rochelle, Aunis (Charente-Maritime), France.

     

    Jean-Paul Auclair

    Résident de La Prairie depuis 1941, Jean-Paul a offert à la population de la région l'avantage du loisir que procure le cinéma, de 1945 à 1982. Son édifice, qui a changé de vocation depuis, est situé sur le Chemin de Saint-Jean, près de la rue Notre-Dame. La contribution de Jean-Paul à l'essor économique et social de La Prairie s'est échelonné au cours des ans et se continue encore aujourd'hui. Co-fondateur de la Chambre de commerce, il en assume la tâche de secrétaire durant 18 ans. Intéressé aux loisirs des jeunes, il devient instructeur du club de hockey mineur. Jean-Paul ne ménage pas ses énergies pour « faire avancer les choses », il participe à la fondation des clubs Lions et Optimiste, et demeure un membre actif. Bien plus, pendant un mandat de 4 années, il fait équipe avec le conseil municipal de la Ville à titre de conseiller.

    Lorsqu'arrivent les années 1980, avec l'avènement d'une population vieillissante beaucoup plus nombreuse, Jean-Paul ajoute à ses activités de bénévolat la participation à la mise en place du Campus des Aînés. Il assume alors plusieurs postes successifs à la direction des projets. Homme d'équipe, il demeure celui sur qui on peut compter quotidiennement. Que de démarches entreprises pour l'implantation de résidences pour personnes âgées : Centre d'Accueil, Résidence Balmoral lnc., les maisons de l'AQDR et Jean Gaudreau. On peut qualifier Jean-Paul de bénévole par excellence, généreux de son temps et de ses compétences mis au service de la Ville de La Prairie et de ses concitoyens.
     

    L'ancêtre Pierre Auclair et André Auclair, sculpteur

    L'ancêtre Pierre Auclair et son épouse Madeleine Sédilot-Bédard eurent une famille nombreuse, dix enfants atteignirent l'âge de la maturité. Deux garçons furent prêtres et 3 filles choisirent la vie religieuse. Pour ce qui est de l'histoire des générations successives, les recherches sont encore à faire. Un descendant s'est illustré à titre de sculpteur dans le Montréal du XIXe siècle. Voyons un peu le déroulement de sa vie.

    ANDRÉ AUCLAIR (1803-1865) travaille avec son père comme maçon, tailleur de pierre et entrepreneur en construction. Son loisir préféré devint rapidement la sculpture de personnages à même les blocs de pierre tirés des carrières du Mont-Royal. Dans la mentalité de l'époque il était impensable de voir un fils qui n'appartenait pas, de par ses origines, à la bourgeoisie bien nantie, être admis auprès des maîtres-sculpteurs. Devant un bloc informe, André imaginait une jolie dentelle dans la pierre d'un bâtiment qu'il construisait. Bien plus, il sculpta une statue de la Vierge de quatre pieds de hauteur et en fit don à Mgr Ignace Bourget, 2e évêque de Montréal. Celui-ci place la statue dans la cathédrale pour l'édification des fidèles. En date du 13 décembre 1842, dans « les Mélanges religieux », le journaliste écrit des commentaires fort élogieux sur la statue. Hélas, ce témoin du talent d'André fut détruit en 1852, lors du grand feu de Montréal. La cathédrale faisait partie des 1600 édifices détruits par les flammes. La maison d'André est anéantie elle aussi. Il remet sur pied son entreprise de construction, et cela, grâce au crédit que les banques lui accordent.

    André s'est acquis une solide réputation, il est honnête et compétent. Ses concitoyens l'élisent échevin de Montréal. Jusqu'à son décès en 1865, il s'adonne à son loisir préféré de sculpteur. André aimait la beauté, ses mains en ont fait naître; dommage que ses œuvres soient versées dans l'oubli!

     

    Jean-Pierre, Michel et Luc     Jean-Paul Auclair Huguette Chartrand Saint-Paul-de-la-Croix, Montréal 14 septembre 1957 Paul Chartrand Berthe Audet dit Lapointe Armand Auclair Germaine Rouillier La Nativité de La Prairie 1er juillet 1925 Louis-Philippe dit Commeroy Marie-Louise Robidoux Théophile Auclair Arthémise Monast Saint-Césaire, cté de Rouville 28 mais 1888 Charles Monast Agnès Baron Hubert Auclair Esther Desautels Sainte-Marie-de-Monnoir, Marieville 24 février 1862 Augustin Desautels Marguerite Boivin François Auclair Marie Messier Saint-Mathias, cté de Rouville 8 février 1802 Auguste Messier Marie-Véronique Mongeau François Auclair Marie-Louise Grégoire Sainte-Foy, Québec 20 juin 1779 Charles Grégoire Louise-Marguerite Racine Germain Auclair Angélique Marois L’Ange-Gardien 11 janvier 1745 François Marois Marie-Anne Hébert Charles Auclair Madeleine Déry Charlesbourg 14 juillet 1712 Maurice Desry Madeleine Philippeau Pierre Auclair Marie-Madeleine Sédilot dit Montreuil Charlesbourg Contrat de mariage le 6 mars 1679 Notaire Becquet Étienne Sédilot dit Montreuil Marie-Madeleine Carbonnet Pierre Auclair Suzanne Aubineau Pierre n’est pas venu en Nouvelle-France, mariés vers 1653 à La Rochelle. Suzanne est de Saint-Christophe D’Angoulins, arrondissement et évêché de La Rochelle, Aunis (Charente-Maritime), France.   Jean-Paul Auclair Résident de La Prairie depuis 1941, Jean-Paul a offert à la population de la région l'avantage du loisir que procure le cinéma, de 1945 à 1982. Son édifice, qui a changé de vocation depuis, est situé sur le Chemin de Saint-Jean, près de la rue Notre-Dame. La contribution de Jean-Paul à l'essor économique et social de La Prairie s'est échelonné au cours des ans et se continue encore aujourd'hui. Co-fondateur de la Chambre de commerce, il en assume la tâche de secrétaire durant 18 ans. Intéressé aux loisirs des jeunes, il devient instructeur du club de hockey mineur. Jean-Paul ne ménage pas ses énergies pour « faire avancer les choses », il participe à la fondation des clubs Lions et Optimiste, et demeure un membre actif. Bien plus, pendant un mandat de 4 années, il fait équipe avec le conseil municipal de la Ville à titre de conseiller. Lorsqu'arrivent les années 1980, avec l'avènement d'une population vieillissante beaucoup plus nombreuse, Jean-Paul ajoute à ses activités de bénévolat la participation à la mise en place du Campus des Aînés. Il assume alors plusieurs postes successifs à la direction des projets. Homme d'équipe, il demeure celui sur qui on peut compter quotidiennement. Que de démarches entreprises pour l'implantation de résidences pour personnes âgées : Centre d'Accueil, Résidence Balmoral lnc., les maisons de l'AQDR et Jean Gaudreau. On peut qualifier Jean-Paul de bénévole par excellence, généreux de son temps et de ses compétences mis au service de la Ville de La Prairie et de ses concitoyens.   L'ancêtre Pierre Auclair et André Auclair, sculpteur L'ancêtre Pierre Auclair et son épouse Madeleine Sédilot-Bédard eurent une famille nombreuse, dix enfants atteignirent l'âge de la maturité. Deux garçons furent prêtres et 3 filles choisirent la vie religieuse. Pour ce qui est de l'histoire des générations successives, les recherches sont encore à faire. Un descendant s'est illustré à titre de sculpteur dans le Montréal du XIXe siècle. Voyons un peu le déroulement de sa vie. ANDRÉ AUCLAIR (1803-1865) travaille avec son père comme maçon, tailleur de pierre et entrepreneur en construction. Son loisir préféré devint rapidement la sculpture de personnages à même les blocs de pierre tirés des carrières du Mont-Royal. Dans la mentalité de l'époque il était impensable de voir un fils qui n'appartenait pas, de par ses origines, à la bourgeoisie bien nantie, être admis auprès des maîtres-sculpteurs. Devant un bloc informe, André imaginait une jolie dentelle dans la pierre d'un bâtiment qu'il construisait. Bien plus, il sculpta une statue de la Vierge de quatre pieds de hauteur et en fit don à Mgr Ignace Bourget, 2e évêque de Montréal. Celui-ci place la statue dans la cathédrale pour l'édification des fidèles. En date du 13 décembre 1842, dans « les Mélanges religieux », le journaliste écrit des commentaires fort élogieux sur la statue. Hélas, ce témoin du talent d'André fut détruit en 1852, lors du grand feu de Montréal. La cathédrale faisait partie des 1600 édifices détruits par les flammes. La maison d'André est anéantie elle aussi. Il remet sur pied son entreprise de construction, et cela, grâce au crédit que les banques lui accordent. André s'est acquis une solide réputation, il est honnête et compétent. Ses concitoyens l'élisent échevin de Montréal. Jusqu'à son décès en 1865, il s'adonne à son loisir préféré de sculpteur. André aimait la beauté, ses mains en ont fait naître; dommage que ses œuvres soient versées dans l'oubli!  ...

    À La Prairie, le 21 juillet 1836, par une belle journée d’été

    Trois cents invités sont reçus en grande pompe, c'est la fête! Le PREMIER chemin de fer du Canada est inauguré officiellement par le gouverneur général Lord Gosford. Louis-Joseph Papineau, leader de la Chambre d’assemblée, et John Molson junior, président de la compagnie « Champlain et St-Laurent », sont les coprésidents de la fête; tous trois font le discours d'usage.

    Imaginons le spectacle : tous ces notables rassemblés près du fleuve, à l'endroit où se situe la rue Saint-Henri de 1996. Un peu à l'écart, les résidents du village et des environs participent à l'événement dans la joie et la fierté. Partis de Montréal sur le bateau-vapeur « Princess Victoria », les invités ont pu admirer la beauté du fleuve et causer pendant les sept milles de la traversée. La musique du 32e régiment a su agrémenter le voyage. Tout le monde débarque sur le quai où la Dorchester, toute rutilante, tirant ses 14 wagons, exécute diverses manœuvres pour qu'on l'admire.

    Deux wagons tirés par les locomotives accueillent les hauts dignitaires; les autres seront tirés par des chevaux. C’est le départ! Ce premier voyage est rapide : on compte 55 minutes pour la locomotive et ses 2 wagons et 2 heures pour les wagons qui n'ont pas encore les chevaux-vapeur.

    Saint-Jean-sur-Richelieu reçoit dignement tous ces personnages importants : on salue au champagne et un madère accompagne le buffet froid. Les discours se veulent à la hauteur de l'événement que l'on vit.

    Puis, c'est le retour à La Prairie, on avance plus lentement. La Dorchester, qui tire cette fois quatre wagons, arrive peu de temps avant ceux tirés par les chevaux.

    Amarré au quai, le Princess Victoria reprend ses voyageurs du matin et à 7 heures du soir, on est prêt pour le retour à Montréal. Il fait beau, le soleil éclaire ce beau paysage. Mais, l'aventure commence… Enlisé dans le sable, le bateau refuse d'avancer. Capitaine et matelots réussissent à le dégager au bout d'une heure et c'est le vrai départ. Voilà qu'après avoir navigué la distance d'un mille, un passager quitte le bateau en tombant par-dessus bord. Le courant est fort, le bateau ne se manœuvre pas facilement, mais on réussit finalement à repêcher le « baigneur involontaire ».

    Ces deux incidents ont occasionné du retard; il fait nuit et la traversée serait risquée. Le capitaine refuse cette entreprise hasardeuse et met le cap sur le quai de La Prairie.

    Au village de La Prairie, on peut loger quelques personnes, mais les dignitaires sont au nombre de 300!

    Rapidement on s’organise. À l'hôtel La Prairie, on improvise un Bal, et la fête continue, et on s'amuse. Le Princess Victoria ramène ses passagers à Montréal tôt le lendemain.

    Ce récit du 23 juillet 1836 est tiré de The Molson Saga, Shirley E. Woods jr., éditions Avon Books of Canada, 1983.

    Recherche et traduction : Hélène Charuest

    ***

    Dans les sources consultées, on fait état de la grave crise économique qui frappe le Bas-Canada fin 1836 et 1837. Les temps ne sont plus à la fête. L'Angleterre, autorité coloniale qui a, depuis la Conquête, des obligations financières envers sa colonie, refuse de payer en numéraire. Le papier-monnaie devient presque inexistant. Certaines banques font faillite. Les « Molson » sont les premiers à imprimer des billets de banque et à La Prairie, Edme Henry, riche propriétaire, imprime des billets. Au local de la SHLM sont exposés 2 billets originaux de 1837 émis par Edme Henry.

    Les fêtes grandioses de juillet 1836 à La Prairie, fêtes qui avaient réuni francophones et anglophones, sont un événement qui marquera un temps d'arrêt dans les célébrations communes d'un événement heureux. Ce fut ensuite la période des Patriotes, ses luttes et ses conséquences…

    Aide-Mémoire

    1. Dorchester, gouverneur général du Canada de 1786 à 1807
    2. Honorable James McGill, ancien membre du Conseil législatif du Bas-Canada, donateur en 1811 du terrain où se construira l'Université McGill.
    3. Louis-Joseph Papineau, orateur de La Chambre en 1836. Le plus haut poste des élus à la Chambre d’Assemblée.
    4. L'Honorable Jeanne Sauvé, gouverneur général du Canada, préside à La Prairie les fêtes du 150e anniversaire du premier train en 1986.

    Quel choix feriez-vous?

    Dans les années 1930-1940, on voyait souvent des pêcheurs ramer énergiquement pour remonter le fleuve. Le retour était facile car on se laissait glisser sur l'eau, on avait…

    1. l'aire d'aller
    2. l'erre d'aller
    3. l'air d'aller

    Réponse dans la colonne suivante avec un miroir.


    (Réponse : erre)
    Trois cents invités sont reçus en grande pompe, c'est la fête! Le PREMIER chemin de fer du Canada est inauguré officiellement par le gouverneur général Lord Gosford. Louis-Joseph Papineau, leader de la Chambre d’assemblée, et John Molson junior, président de la compagnie « Champlain et St-Laurent », sont les coprésidents de la fête; tous trois font le discours d'usage. Imaginons le spectacle : tous ces notables rassemblés près du fleuve, à l'endroit où se situe la rue Saint-Henri de 1996. Un peu à l'écart, les résidents du village et des environs participent à l'événement dans la joie et la fierté. Partis de Montréal sur le bateau-vapeur « Princess Victoria », les invités ont pu admirer la beauté du fleuve et causer pendant les sept milles de la traversée. La musique du 32e régiment a su agrémenter le voyage. Tout le monde débarque sur le quai où la Dorchester, toute rutilante, tirant ses 14 wagons, exécute diverses manœuvres pour qu'on l'admire. Deux wagons tirés par les locomotives accueillent les hauts dignitaires; les autres seront tirés par des chevaux. C’est le départ! Ce premier voyage est rapide : on compte 55 minutes pour la locomotive et ses 2 wagons et 2 heures pour les wagons qui n'ont pas encore les chevaux-vapeur. Saint-Jean-sur-Richelieu reçoit dignement tous ces personnages importants : on salue au champagne et un madère accompagne le buffet froid. Les discours se veulent à la hauteur de l'événement que l'on vit. Puis, c'est le retour à La Prairie, on avance plus lentement. La Dorchester, qui tire cette fois quatre wagons, arrive peu de temps avant ceux tirés par les chevaux. Amarré au quai, le Princess Victoria reprend ses voyageurs du matin et à 7 heures du soir, on est prêt pour le retour à Montréal. Il fait beau, le soleil éclaire ce beau paysage. Mais, l'aventure commence... Enlisé dans le sable, le bateau refuse d'avancer. Capitaine et matelots réussissent à le dégager au bout d'une heure et c'est le vrai départ. Voilà qu'après avoir navigué la distance d'un mille, un passager quitte le bateau en tombant par-dessus bord. Le courant est fort, le bateau ne se manœuvre pas facilement, mais on réussit finalement à repêcher le « baigneur involontaire ». Ces deux incidents ont occasionné du retard; il fait nuit et la traversée serait risquée. Le capitaine refuse cette entreprise hasardeuse et met le cap sur le quai de La Prairie. Au village de La Prairie, on peut loger quelques personnes, mais les dignitaires sont au nombre de 300! Rapidement on s’organise. À l'hôtel La Prairie, on improvise un Bal, et la fête continue, et on s'amuse. Le Princess Victoria ramène ses passagers à Montréal tôt le lendemain. Ce récit du 23 juillet 1836 est tiré de The Molson Saga, Shirley E. Woods jr., éditions Avon Books of Canada, 1983. Recherche et traduction : Hélène Charuest *** Dans les sources consultées, on fait état de la grave crise économique qui frappe le Bas-Canada fin 1836 et 1837. Les temps ne sont plus à la fête. L'Angleterre, autorité coloniale qui a, depuis la Conquête, des obligations financières envers sa colonie, refuse de payer en numéraire. Le papier-monnaie devient presque inexistant. Certaines banques font faillite. Les « Molson » sont les premiers à imprimer des billets de banque et à La Prairie, Edme Henry, riche propriétaire, imprime des billets. Au local de la SHLM sont exposés 2 billets originaux de 1837 émis par Edme Henry. Les fêtes grandioses de juillet 1836 à La Prairie, fêtes qui avaient réuni francophones et anglophones, sont un événement qui marquera un temps d'arrêt dans les célébrations communes d'un événement heureux. Ce fut ensuite la période des Patriotes, ses luttes et ses conséquences... Aide-Mémoire Dorchester, gouverneur général du Canada de 1786 à 1807 Honorable James McGill, ancien membre du Conseil législatif du Bas-Canada, donateur en 1811 du terrain où se construira l'Université McGill. Louis-Joseph Papineau, orateur de La Chambre en 1836. Le plus haut poste des élus à la Chambre d’Assemblée. L'Honorable Jeanne Sauvé, gouverneur général du Canada, préside à La Prairie les fêtes du 150e anniversaire du premier train en 1986. Quel choix feriez-vous? Dans les années 1930-1940, on voyait souvent des pêcheurs ramer énergiquement pour remonter le fleuve. Le retour était facile car on se laissait glisser sur l'eau, on avait... l'aire d'aller l'erre d'aller l'air d'aller Réponse dans la colonne suivante avec un miroir. (Réponse : erre)...

    Généalogie : Desnoyers dit Demaray

    Yves Des Noyers

    Nicole Lamer

    Christ-Roi de La Prairie

    23 juillet 1977

    Réal Lamer

    Gisèle Livock

    Rolland Des Noyers

    Ghislaine Hamel

    Saint-Michel de Rougemont

    26 juin 1952

    Donat Hamel

    Cécile Allard

    Pierre Desnoyers

    Éliane Beaulieu

    Sainte-Angèle de Monnoir, cté de Rouville

    24 octobre 1911

    Pierre-Euclide Bertrand dit Beaulieu

     

    Adélina Nadeau

    Joseph Desnoyers dit Demaray

    Axilda L’Homme

    Sainte-Brigide D’Iberville

    3 novembre 1874

    Joseph L’Homme

    Marguerite Cyr

    Jacques Desnoyers dit Demaray

    Julie Benoit dit Livernois

    Sainte-Brigide D’Iberville

    19 janvier 1846

    Joseph Benoît dit Livernois

    Julie L’Oiseau

    Jacques Desnoyers dit Demaray

    Agathe Lapré

    Saint-Jean-Baptiste, cté Rouville

    4 novembre 1806

    Frédéric-Christian Lapré

    Marie Carle dit Bellegarde

    Pierre de Noyer dit Demaray

    Marie Josette Cochon

    Saint-Joseph de Chambly

    19 août 1771

    Charles Cochon

    Marie-Françoise Dion

    Pierre Desnoyers dit Demaray

    Marie-Josephte Létourneau

    Saint-Joseph de Chambly

    5 juin 1737

    Bernard Létourneau

    Hélène Paquet

    Jean Desnoyers dit Demaray

    Marie-Thérèse Ménard dit Lafontaine, veuve de Jean-Baptiste Deniau

    Saint-Antoine de Longueuil, 29 février 1724

    marié à la Gaumine en 1709.

    Réhabilitation à Sainte-Famille de Boucherville le 28 février 1724.

    Jacques Ménard dit Lafontaine

    Catherine Forestier (Fortier) de Mervent, arr. de Fontenay-le-Comte, Poitou (Vendée), France.

    Mariage à La Gaumine (en France, sous Louis XIII et XIV). L’instigateur de ces épousailles improvisées est un certain Gaumin qui « se présenta devant son curé avec sa promise et deux témoins. Les deux amants exprimèrent, devant leur curé et les témoins, leur consentement matrimonial et s’en retournèrent chez eux. Ils prétendirent ensuite qu’ils avaient satisfait au décret et qu’ils étaient régulièrement mariés. De là le nom de mariage à la Gaumine, rare en N.-F. Ceux qui suivirent Gaumin allongèrent encore la corde. Ils entraient dans l’église pendant une messe quelconque, se mettaient dans le même banc puis, au moment de l’Élévation, se donnaient la main devant les deux témoins qu’ils avaient amenés. Le mariage était sans autre formalité ».

    Notre ami Rolland est né à Sainte-Angèle-de-Monnoir, comté de Rouville, le 11 janvier 1932, fils de cultivateur, benjamin d’une famille de 18 enfants. Il fit ses premières études à Sainte-Angèle-de-Monnoir. Il arriva sur le marché du travail en 1948 comme meunier à la Société Coopérative Agricole de Sainte-Angèle-de-Monnoir pendant cinq ans et gérant secrétaire pendant sept ans. Il arrive à La Prairie en 1961, y continue ses études à la polyvalente de la Magdeleine le soir, et ensuite au cégep de Longueuil en administration, gestion, droit et relations humaines. En 1960, il commence à travailler pour la compagnie Agrico Canada Ltée à Chambly pour une durée de vingt-deux ans. Il est représentant pour les ventes d’engrais chimiques et accède au poste d’assistant gérant. Son employeur lui paie des cours en marketing et en agronomie à Buffalo, NY, à l’Université d’Indianapolis et aussi à Sarasota, Floride. De 1982 à 1994, il est à l’emploi de William Houde Ltée comme vendeur d’engrais chimiques en province et de céréales de semences et fourragères. M. Des Noyers a une retraite très active depuis dix ans il fait partie de la chorale Chant O Vent de Candiac.

    Jean Desnoyers dit Demaray

    Après dix ans de recherches intenses, mon ancêtre Jean Desnoyers dit Demaray était d’origine inconnue. Connaissant la date de sa naissance, le sept septembre 1677, et celle de son décès, le six mars 1763, je consulte les archives disponibles au local de la Société historique, à la Bibliothèque municipale de Montréal et aux Archives nationales de Québec. Un jour, la Société reçoit de nouveaux livres sur les origines des Québécois (Indiens compris) provenant des Universités de Montréal et Québec.

    Ce fut pour moi le vrai départ. Jean Desnoyers dit Demaray était bien mon ancêtre. J’ai ensuite consulté le registre sur les Indiens du Québec, j’y ai découvert son baptême. Le parrain avait pour nom Desnoyers, et l’enfant Jean était le fils de Meskarominit, ce qui veut dire Demaray en abénaquis, et de Colette, tous deux Indiens de la réserve de la Mission Saint-Joseph de Sillery à Québec.

    Selon le Père Léo-Paul Hébert de Joliette, il est bien possible que le petit Jean ait été élevé par son parrain. J’ai visité la réserve indienne abénaquise d’Odanak à Pierreville, le tiers des Indiens portent des noms de blancs. Donc, pour Desnoyers, il n’est pas étonnant, disent-ils, qu’on entende Desnoyers dit Demaray.

    J’ai communiqué alors avec plusieurs communautés religieuses, dont celle des Frères de l’Instruction chrétienne; ce fut le Père Adrien Pouliot, aumônier, 86 ans, archiviste-historien retraité, qui me servit de guide dans tous les registres des Églises et de la Cathédrale de Québec. Mais c’est aux Archives nationales que nous avons trouvé les registres des Indiens; notre petit Jean était bien là. Voici, traduit du latin par le père Pouliot, ce qu’on pouvait lire le 8 décembre 1677.

    « Je Jacques Vauthier, j’ai baptisé sans les cérémonies un enfant abénaquis d’un jour né ayant comme père de Meskarominit, catéchumène abénaquis, et comme mère de Colette abénaquise, tous deux mariés. Le nom de Jean lui a été destiné. Les cérémonies furent supplées par après le 12 décembre. Le parrain fut le nommé Desnoyers. Le 12 décembre, les cérémonies ont été complétées. »

    J’ai poursuivi mes recherches à Québec et aux environs et je n’ai trouvé qu’un seul Desnoyers, dont le prénom était Charle. Il était propriétaire terrien. Peut-être était-ce lui, le fameux parrain que je cherchais.

    Pour finir, Jean Desnoyers dit Demaray s’est marié à Boucherville à Marie-Thérèse Ménard dit Lafontaine; de leur union naquirent huit enfants. Ils demeuraient dans le Rang Tremblay à Longueuil. Il était soldat de la Compagnie Levilliers, décédé et inhumé à Saint-Philippe le 6 mars 1763 à 86 ans.

    PS : Ceci est le compte-rendu de mes recherches officieuses de l’année 1988.

    Yves Des Noyers Nicole Lamer Christ-Roi de La Prairie 23 juillet 1977 Réal Lamer Gisèle Livock Rolland Des Noyers Ghislaine Hamel Saint-Michel de Rougemont 26 juin 1952 Donat Hamel Cécile Allard Pierre Desnoyers Éliane Beaulieu Sainte-Angèle de Monnoir, cté de Rouville 24 octobre 1911 Pierre-Euclide Bertrand dit Beaulieu   Adélina Nadeau Joseph Desnoyers dit Demaray Axilda L’Homme Sainte-Brigide D’Iberville 3 novembre 1874 Joseph L’Homme Marguerite Cyr Jacques Desnoyers dit Demaray Julie Benoit dit Livernois Sainte-Brigide D’Iberville 19 janvier 1846 Joseph Benoît dit Livernois Julie L’Oiseau Jacques Desnoyers dit Demaray Agathe Lapré Saint-Jean-Baptiste, cté Rouville 4 novembre 1806 Frédéric-Christian Lapré Marie Carle dit Bellegarde Pierre de Noyer dit Demaray Marie Josette Cochon Saint-Joseph de Chambly 19 août 1771 Charles Cochon Marie-Françoise Dion Pierre Desnoyers dit Demaray Marie-Josephte Létourneau Saint-Joseph de Chambly 5 juin 1737 Bernard Létourneau Hélène Paquet Jean Desnoyers dit Demaray Marie-Thérèse Ménard dit Lafontaine, veuve de Jean-Baptiste Deniau Saint-Antoine de Longueuil, 29 février 1724 marié à la Gaumine en 1709. Réhabilitation à Sainte-Famille de Boucherville le 28 février 1724. Jacques Ménard dit Lafontaine Catherine Forestier (Fortier) de Mervent, arr. de Fontenay-le-Comte, Poitou (Vendée), France. Mariage à La Gaumine (en France, sous Louis XIII et XIV). L’instigateur de ces épousailles improvisées est un certain Gaumin qui « se présenta devant son curé avec sa promise et deux témoins. Les deux amants exprimèrent, devant leur curé et les témoins, leur consentement matrimonial et s’en retournèrent chez eux. Ils prétendirent ensuite qu’ils avaient satisfait au décret et qu’ils étaient régulièrement mariés. De là le nom de mariage à la Gaumine, rare en N.-F. Ceux qui suivirent Gaumin allongèrent encore la corde. Ils entraient dans l’église pendant une messe quelconque, se mettaient dans le même banc puis, au moment de l’Élévation, se donnaient la main devant les deux témoins qu’ils avaient amenés. Le mariage était sans autre formalité ». Notre ami Rolland est né à Sainte-Angèle-de-Monnoir, comté de Rouville, le 11 janvier 1932, fils de cultivateur, benjamin d’une famille de 18 enfants. Il fit ses premières études à Sainte-Angèle-de-Monnoir. Il arriva sur le marché du travail en 1948 comme meunier à la Société Coopérative Agricole de Sainte-Angèle-de-Monnoir pendant cinq ans et gérant secrétaire pendant sept ans. Il arrive à La Prairie en 1961, y continue ses études à la polyvalente de la Magdeleine le soir, et ensuite au cégep de Longueuil en administration, gestion, droit et relations humaines. En 1960, il commence à travailler pour la compagnie Agrico Canada Ltée à Chambly pour une durée de vingt-deux ans. Il est représentant pour les ventes d’engrais chimiques et accède au poste d’assistant gérant. Son employeur lui paie des cours en marketing et en agronomie à Buffalo, NY, à l’Université d’Indianapolis et aussi à Sarasota, Floride. De 1982 à 1994, il est à l’emploi de William Houde Ltée comme vendeur d’engrais chimiques en province et de céréales de semences et fourragères. M. Des Noyers a une retraite très active depuis dix ans il fait partie de la chorale Chant O Vent de Candiac. Jean Desnoyers dit Demaray Après dix ans de recherches intenses, mon ancêtre Jean Desnoyers dit Demaray était d’origine inconnue. Connaissant la date de sa naissance, le sept septembre 1677, et celle de son décès, le six mars 1763, je consulte les archives disponibles au local de la Société historique, à la Bibliothèque municipale de Montréal et aux Archives nationales de Québec. Un jour, la Société reçoit de nouveaux livres sur les origines des Québécois (Indiens compris) provenant des Universités de Montréal et Québec. Ce fut pour moi le vrai départ. Jean Desnoyers dit Demaray était bien mon ancêtre. J’ai ensuite consulté le registre sur les Indiens du Québec, j’y ai découvert son baptême. Le parrain avait pour nom Desnoyers, et l’enfant Jean était le fils de Meskarominit, ce qui veut dire Demaray en abénaquis, et de Colette, tous deux Indiens de la réserve de la Mission Saint-Joseph de Sillery à Québec. Selon le Père Léo-Paul Hébert de Joliette, il est bien possible que le petit Jean ait été élevé par son parrain. J’ai visité la réserve indienne abénaquise d’Odanak à Pierreville, le tiers des Indiens portent des noms de blancs. Donc, pour Desnoyers, il n’est pas étonnant, disent-ils, qu’on entende Desnoyers dit Demaray. J’ai communiqué alors avec plusieurs communautés religieuses, dont celle des Frères de l’Instruction chrétienne; ce fut le Père Adrien Pouliot, aumônier, 86 ans, archiviste-historien retraité, qui me servit de guide dans tous les registres des Églises et de la Cathédrale de Québec. Mais c’est aux Archives nationales que nous avons trouvé les registres des Indiens; notre petit Jean était bien là. Voici, traduit du latin par le père Pouliot, ce qu’on pouvait lire le 8 décembre 1677. « Je Jacques Vauthier, j’ai baptisé sans les cérémonies un enfant abénaquis d’un jour né ayant comme père de Meskarominit, catéchumène abénaquis, et comme mère de Colette abénaquise, tous deux mariés. Le nom de Jean lui a été destiné. Les cérémonies furent supplées par après le 12 décembre. Le parrain fut le nommé Desnoyers. Le 12 décembre, les cérémonies ont été complétées. » J’ai poursuivi mes recherches à Québec et aux environs et je n’ai trouvé qu’un seul Desnoyers, dont le prénom était Charle. Il était propriétaire terrien. Peut-être était-ce lui, le fameux parrain que je cherchais. Pour finir, Jean Desnoyers dit Demaray s’est marié à Boucherville à Marie-Thérèse Ménard dit Lafontaine; de leur union naquirent huit enfants. Ils demeuraient dans le Rang Tremblay à Longueuil. Il était soldat de la Compagnie Levilliers, décédé et inhumé à Saint-Philippe le 6 mars 1763 à 86 ans. PS : Ceci est le compte-rendu de mes recherches officieuses de l’année 1988....

    Membre honorée

    Félicitations à Madame Jeanne d’Arc Moquin-Juteau, désignée « Bénévole Loisirs-culturels 1995 » lors du souper offert par la ville de La Prairie, le 30 mars 1996.

    Félicitations à Madame Jeanne d’Arc Moquin-Juteau, désignée « Bénévole Loisirs-culturels 1995 » lors du souper offert par la ville de La Prairie, le 30 mars 1996....

    Exposition : les Frères de l’Instruction chrétienne, les écoles de La Prairie

    Le thème de cette exposition : les Frères de l’Instruction chrétienne, les écoles de La Prairie.

    Écoles Saint-Joseph, Fort-Neuf, Saint-François-Xavier, Jean-de-la-Mennais.

    Votre collaboration serait appréciée : photos, cahiers, manuels, médailles, bulletins, ou autres objets, avant 1950 de préférence.

    Personne à contacter :

    Hélène Charuest, responsable, 659-0173

    Merci de votre intérêt

    Le thème de cette exposition : les Frères de l’Instruction chrétienne, les écoles de La Prairie. Écoles Saint-Joseph, Fort-Neuf, Saint-François-Xavier, Jean-de-la-Mennais. Votre collaboration serait appréciée : photos, cahiers, manuels, médailles, bulletins, ou autres objets, avant 1950 de préférence. Personne à contacter : Hélène Charuest, responsable, 659-0173 Merci de votre intérêt...

    Souper annuel

    Chers amis,

    Nous désirons vous rappeler les détails pour notre Souper annuel qui aura lieu le 27 avril 1996 à 17 h 30.

    À la suggestion de plusieurs de nos membres, cette année, notre Souper aura lieu au Restaurant « Au vieux fort », situé au 120, chemin de Saint-Jean, au 2ème étage, La Prairie.

    Un repas chaud sera servi pour nos membres et leurs invités au coût de 25,00 $ par personne, taxes et service inclus, dont voici le menu :

    17 h 30 : apéritif aux frais de chaque invité

    18 h 30 : potage aux légumes de saison; Boston (runsteak) saisi au poivre vert; gâteau mousse aux pêches; thé, café

    Une bouteille de vin par quatre personnes agrémentera les victuailles; les personnes pourront se procurer du vin additionnel à leurs frais.

    Vous voudrez bien remplir le coupon-réponse ci-joint et nous le retourner avec votre chèque avant le 17 avril 1996, afin que nous puissions faire les réservations nécessaires.

    Les personnes qui le désirent peuvent former leur table au nombre de 8 personnes.

    Des prix de présence agrémenteront la soirée.

    Pour de plus amples informations, vous pourrez communiquer avec :

    La Société historique au 659-1393

    Mme Céline M. Lussier au 659-1818

    Retourner votre coupon (page 5) avant le 17 avril 1996.

    Chers amis, Nous désirons vous rappeler les détails pour notre Souper annuel qui aura lieu le 27 avril 1996 à 17 h 30. À la suggestion de plusieurs de nos membres, cette année, notre Souper aura lieu au Restaurant « Au vieux fort », situé au 120, chemin de Saint-Jean, au 2ème étage, La Prairie. Un repas chaud sera servi pour nos membres et leurs invités au coût de 25,00 $ par personne, taxes et service inclus, dont voici le menu : 17 h 30 : apéritif aux frais de chaque invité 18 h 30 : potage aux légumes de saison; Boston (runsteak) saisi au poivre vert; gâteau mousse aux pêches; thé, café Une bouteille de vin par quatre personnes agrémentera les victuailles; les personnes pourront se procurer du vin additionnel à leurs frais. Vous voudrez bien remplir le coupon-réponse ci-joint et nous le retourner avec votre chèque avant le 17 avril 1996, afin que nous puissions faire les réservations nécessaires. Les personnes qui le désirent peuvent former leur table au nombre de 8 personnes. Des prix de présence agrémenteront la soirée. Pour de plus amples informations, vous pourrez communiquer avec : La Société historique au 659-1393 Mme Céline M. Lussier au 659-1818 Retourner votre coupon (page 5) avant le 17 avril 1996....

    Dans l’arrondissement historique de La Prairie : les lots 89 et 90

    Les immeubles et leur vocation au cours des âges

    Sous le Régime français : 1667-1760

    Le terrain auquel on donnera plus tard les numéros 89 et 90 est situé dans le fort de 1704. Il longe l’actuelle rue Sainte-Marie. Situé près des églises successives, il est au cœur du village qui se forme tôt après les premières concessions. Dans ce village, noyau de la Seigneurie, se rassemblent les services que requiert une population paysanne qui s’accroît rapidement. De 500 habitants que compte la Seigneurie en 1720, on passe à 1500 personnes en 1750.

    Les actes notariés nous livrent de précieux renseignements sur les maisons bâties sur le lot 89. En 1727, le Sieur de Lalanne, maître chirurgien, achète une petite maison de pièce. Un maître voyageur, Jean-Baptiste Fouché, se porte acquéreur en 1749 de : une vieille maison tombant en ruine de pièce sur pièce, couverte de planche, très mauvaise (…) Le lot 89 change encore de main en 1761, Michel Leclerc, maître taillandier, y trouve une maison de pièce sur pièce (30 X 25 pds) couverte de planche, cheminée de pierre.

    Au cours du Régime français, on construit sur le lot 89 des maisons de bois, avec cheminée de pierre évidemment. Les forêts de la Seigneurie renferment encore des arbres magnifiques sur de grandes superficies non encore exploitées. François Leber et Jean-Baptiste Hervieux mettent à profit cette forêt vierge et s’arrogent le droit de bûcher sur les terrains de la Commune.

    Dans leur moulin à scie de la Côte de la Fourche, ils transforment les troncs d’arbres en colombages, bois de charpente, planches, etc. Les colons censitaires s’en plaignent à l’intendant Bégon en 1714, alléguant que la Commune est un bien « commun ». D’autre part, plusieurs colons, bien établis sur leur terre, ne se gênaient guère pour y couper leur bois de chauffage.

    La population du village et des rangs s’accroît rapidement et l’on construit maisons et dépendances. Au Village résident Pierre Lefebvre, maître charpentier (1723), et Pierre Beaudin, charpentier (1742), artisans.

    Sur le lot 89, Michel Leclair tient maison en 1761. Son métier de taillandier est indispensable à la communauté. Il fabrique toutes sortes d’outils pour tailler : haches, limes, fers de rabots, faux, coutellerie, etc. Sur le même lot 89 habite en 1767 Jean Roumain Lasselin, maître tailleur. Habillés de leurs habits de drap importés de France, les hommes pouvaient rehausser leur prestige en s’endimanchant.

    Le Régime anglais, après 1760

    L’afflux de nouveaux résidents anglophones change la vie du village d’une façon notable.

    En 1832, La Prairie est le lieu de résidence de 30 % d’anglophones. Ceux-ci qui ont accès aux capitaux de la métropole anglaise accaparent les commerces du village.

    Qu’en est-il de l’occupation des lots 89 et 90? En 1809, trois anglophones forment une compagnie et spéculent sur certains terrains. Début mars 1809, ils achètent les lots 89 et 90 pour les revendre le 25 mars de la même année.

    Les actes notariés indiquent qu’en 1812 se trouve une maison de pierre, un hangar et une écurie dessus construites. Entre 1812 et 1844, les archives sont muettes et on peut supposer que la maison de pierre fut une victime du grand feu de 1846. L’acte suivant, de 1859, décrit l’habitation comme suit : une maison en bois à deux étages et autres dépendances.

    La première gare de 1836, désaffectée, est transportée sur le lot 89. La Société littéraire de La Prairie y loge de 1859 à 1863. Elle déménage ensuite à l’étage de l’édifice du marché, rue Sainte-Marie, construit en 1863.

    À partir de 1879, les lots 89-90 connaissent une nouvelle occupation. Un hôtel donnant un service complet d’hébergement reçoit la clientèle commerçante dont Montréal est le point d’attache. Ces bâtiments de 1879 comprennent :

    1. Lot 89 : avec bâtisses en bois lambrissées en brique dessus construites
    2. Lot 90 : un hangar, une écurie et une remise en bois dessus construites

    Édouard McNeil, premier hôtelier, dirige son commerce de 1879 à 1889. Quatre ventes successives font passer l’édifice entre les mains de marchands. L’un d’eux, Domina Martin améliore le bâtiment; il en fait un immeuble en briques, à 3 étages, avec dépendances; c’est l’hôtel qu’il dirige de 1896 à 1907 (11 ans).

    En 1907, Domina de Montigny, un résident de la Côte Sainte-Catherine acquiert l’hôtel. Il la dirigera pendant 15 ans, jusqu’en 1922. L’évolution sociale du village fait du propriétaire suivant, Onésime Chouinard, prioritairement un restaurateur; la fonction hébergement arrivant au second plan.

    Lorsqu’en 1947 Donat Serres achète l’immeuble, il décide de transformer l’hôtel en taverne. Ensuite, à l’image d’un quartier qui se vide de ses professionnels et de tous ceux qu’attire la paroisse nouvelle du Christ-Roi, l’hôtel devenue taverne change de clientèle, il devient un bar.

    Dans les années 1970, les chambres sont louées à des personnes seules, autonomes. Depuis plusieurs années, l’hôtel De Montigny est devenu maison de chambres. Les nouveaux quartiers tels « La Magdeleine » attirent la population du « Vieux-La Prairie »; là on peut s’y construire des maisons adaptées à l’époque où l’on vit! Le « vieux » périclite…

    Finalement la clientèle déserte le « Bar Tourist », qui est vendu en 1995 à la Compagnie 9018-6313 Québec inc., dont M. François Brais est président. Celui-ci projette de bâtir sur les lots 89, P90, P96, P97, un ensemble dont les plans restent à être déterminés. Le bâtiment de l’hôtel sera restauré et M. Brais compte lui donner l’apparence extérieure des belles époques.

    Les lots 89 et 90 du village de La Prairie : potentiel archéologique

    Le ministère de la Culture et des Communications, Direction de la Montérégie, a publié en août 1995 un rapport d’étude des lots 89 et 90 dont l’auteur est madame Lise St-Georges, historienne.

    Son étude historique, où nous avons largement puisé, fait remarquer que le lot 89, actuellement occupé par l’ancien Bar Tourist (228, rue Sainte-Marie) a été largement perturbé par la construction du bâtiment actuel.

    Par contre, le lot 90, présentement vacant, offre un plus grand potentiel. Elle suggère des tranchées exploratoires menées par des archéologues. Peut-être trouverait-on des vestiges de bâtiments du Fort de La Prairie puisque ce lot se trouvait dans le fort de 1704.

    Le fait que les différents plans consultés ne mentionnent pas de bâtiments d’importance au long des années pourrait avoir assuré la protection de vestiges plus en profondeur. Dans l’éventualité de nouvelles constructions et excavations, il faudrait donc prévenir alors que le terrain est encore vacant.

    Sources :

    Aubin, Michel, Inventaire des actes notariés du village de La Prairie 1670-1860, SHLM, 1975, Historique de 125 des emplacements codifiés sur fiches.

    Lavallée, Louis, La Prairie en Nouvelle-France, 1647-1760, étude d’histoire sociale, McGill-Queen’s University Press, Montréal, 1993.

    St-Georges, Lise, Lots 89 et 90 du village de La Prairie. Étude historique. ministère de la Culture et des Communications, 1995, 21 pages, 4 annexes.

    Les immeubles et leur vocation au cours des âges Sous le Régime français : 1667-1760 Le terrain auquel on donnera plus tard les numéros 89 et 90 est situé dans le fort de 1704. Il longe l’actuelle rue Sainte-Marie. Situé près des églises successives, il est au cœur du village qui se forme tôt après les premières concessions. Dans ce village, noyau de la Seigneurie, se rassemblent les services que requiert une population paysanne qui s’accroît rapidement. De 500 habitants que compte la Seigneurie en 1720, on passe à 1500 personnes en 1750. Les actes notariés nous livrent de précieux renseignements sur les maisons bâties sur le lot 89. En 1727, le Sieur de Lalanne, maître chirurgien, achète une petite maison de pièce. Un maître voyageur, Jean-Baptiste Fouché, se porte acquéreur en 1749 de : une vieille maison tombant en ruine de pièce sur pièce, couverte de planche, très mauvaise (…) Le lot 89 change encore de main en 1761, Michel Leclerc, maître taillandier, y trouve une maison de pièce sur pièce (30 X 25 pds) couverte de planche, cheminée de pierre. Au cours du Régime français, on construit sur le lot 89 des maisons de bois, avec cheminée de pierre évidemment. Les forêts de la Seigneurie renferment encore des arbres magnifiques sur de grandes superficies non encore exploitées. François Leber et Jean-Baptiste Hervieux mettent à profit cette forêt vierge et s’arrogent le droit de bûcher sur les terrains de la Commune. Dans leur moulin à scie de la Côte de la Fourche, ils transforment les troncs d’arbres en colombages, bois de charpente, planches, etc. Les colons censitaires s’en plaignent à l’intendant Bégon en 1714, alléguant que la Commune est un bien « commun ». D’autre part, plusieurs colons, bien établis sur leur terre, ne se gênaient guère pour y couper leur bois de chauffage. La population du village et des rangs s’accroît rapidement et l’on construit maisons et dépendances. Au Village résident Pierre Lefebvre, maître charpentier (1723), et Pierre Beaudin, charpentier (1742), artisans. Sur le lot 89, Michel Leclair tient maison en 1761. Son métier de taillandier est indispensable à la communauté. Il fabrique toutes sortes d’outils pour tailler : haches, limes, fers de rabots, faux, coutellerie, etc. Sur le même lot 89 habite en 1767 Jean Roumain Lasselin, maître tailleur. Habillés de leurs habits de drap importés de France, les hommes pouvaient rehausser leur prestige en s’endimanchant. Le Régime anglais, après 1760 L’afflux de nouveaux résidents anglophones change la vie du village d’une façon notable. En 1832, La Prairie est le lieu de résidence de 30 % d’anglophones. Ceux-ci qui ont accès aux capitaux de la métropole anglaise accaparent les commerces du village. Qu’en est-il de l’occupation des lots 89 et 90? En 1809, trois anglophones forment une compagnie et spéculent sur certains terrains. Début mars 1809, ils achètent les lots 89 et 90 pour les revendre le 25 mars de la même année. Les actes notariés indiquent qu’en 1812 se trouve une maison de pierre, un hangar et une écurie dessus construites. Entre 1812 et 1844, les archives sont muettes et on peut supposer que la maison de pierre fut une victime du grand feu de 1846. L’acte suivant, de 1859, décrit l’habitation comme suit : une maison en bois à deux étages et autres dépendances. La première gare de 1836, désaffectée, est transportée sur le lot 89. La Société littéraire de La Prairie y loge de 1859 à 1863. Elle déménage ensuite à l’étage de l’édifice du marché, rue Sainte-Marie, construit en 1863. À partir de 1879, les lots 89-90 connaissent une nouvelle occupation. Un hôtel donnant un service complet d’hébergement reçoit la clientèle commerçante dont Montréal est le point d’attache. Ces bâtiments de 1879 comprennent : Lot 89 : avec bâtisses en bois lambrissées en brique dessus construites Lot 90 : un hangar, une écurie et une remise en bois dessus construites Édouard McNeil, premier hôtelier, dirige son commerce de 1879 à 1889. Quatre ventes successives font passer l’édifice entre les mains de marchands. L’un d’eux, Domina Martin améliore le bâtiment; il en fait un immeuble en briques, à 3 étages, avec dépendances; c’est l’hôtel qu’il dirige de 1896 à 1907 (11 ans). En 1907, Domina de Montigny, un résident de la Côte Sainte-Catherine acquiert l’hôtel. Il la dirigera pendant 15 ans, jusqu’en 1922. L’évolution sociale du village fait du propriétaire suivant, Onésime Chouinard, prioritairement un restaurateur; la fonction hébergement arrivant au second plan. Lorsqu’en 1947 Donat Serres achète l’immeuble, il décide de transformer l’hôtel en taverne. Ensuite, à l’image d’un quartier qui se vide de ses professionnels et de tous ceux qu’attire la paroisse nouvelle du Christ-Roi, l’hôtel devenue taverne change de clientèle, il devient un bar. Dans les années 1970, les chambres sont louées à des personnes seules, autonomes. Depuis plusieurs années, l’hôtel De Montigny est devenu maison de chambres. Les nouveaux quartiers tels « La Magdeleine » attirent la population du « Vieux-La Prairie »; là on peut s’y construire des maisons adaptées à l’époque où l’on vit! Le « vieux » périclite… Finalement la clientèle déserte le « Bar Tourist », qui est vendu en 1995 à la Compagnie 9018-6313 Québec inc., dont M. François Brais est président. Celui-ci projette de bâtir sur les lots 89, P90, P96, P97, un ensemble dont les plans restent à être déterminés. Le bâtiment de l’hôtel sera restauré et M. Brais compte lui donner l’apparence extérieure des belles époques. Les lots 89 et 90 du village de La Prairie : potentiel archéologique Le ministère de la Culture et des Communications, Direction de la Montérégie, a publié en août 1995 un rapport d’étude des lots 89 et 90 dont l’auteur est madame Lise St-Georges, historienne. Son étude historique, où nous avons largement puisé, fait remarquer que le lot 89, actuellement occupé par l’ancien Bar Tourist (228, rue Sainte-Marie) a été largement perturbé par la construction du bâtiment actuel. Par contre, le lot 90, présentement vacant, offre un plus grand potentiel. Elle suggère des tranchées exploratoires menées par des archéologues. Peut-être trouverait-on des vestiges de bâtiments du Fort de La Prairie puisque ce lot se trouvait dans le fort de 1704. Le fait que les différents plans consultés ne mentionnent pas de bâtiments d’importance au long des années pourrait avoir assuré la protection de vestiges plus en profondeur. Dans l’éventualité de nouvelles constructions et excavations, il faudrait donc prévenir alors que le terrain est encore vacant. Sources : Aubin, Michel, Inventaire des actes notariés du village de La Prairie 1670-1860, SHLM, 1975, Historique de 125 des emplacements codifiés sur fiches. Lavallée, Louis, La Prairie en Nouvelle-France, 1647-1760, étude d’histoire sociale, McGill-Queen’s University Press, Montréal, 1993. St-Georges, Lise, Lots 89 et 90 du village de La Prairie. Étude historique. ministère de la Culture et des Communications, 1995, 21 pages, 4 annexes....

    L’eau potable à La Prairie : de Magtogoek au 21e siècle

    L’eau potable à La Prairie

    Le magnifique fleuve St-Laurent a profondément marqué l’histoire de La Prairie. Lorsqu’ils ouvrent machinalement le robinet d’où coule l’eau douce à volonté, les citoyens de La Prairie prennent-ils conscience de la proximité de l’immense réservoir qu’est le fleuve?

    Cette voie d’eau permettait aux Amérindiens communication et commerce. On y pêchait le poisson en abondance et on s’arrêtait sur les rives pour camper. Lors de fouilles archéologiques, on a trouvé de nombreux artéfacts, témoins de leur présence. Pour les Amérindiens c’était le fleuve aux grandes eaux : MAGTOGOEK.

    Nos ancêtres venus de France, installés dans le Fort de 1704, ont certainement admiré cette masse d’eau douce, courante et poissonneuse. C’est au fleuve qu’ils allaient pour satisfaire leurs besoins quotidiens.

    Tout au long du Régime français, les besoins d’eau potable se sont accrus alors que la population grandissait rapidement. Dans les années 1750, l’ingénieur Franquet souligne l’importance du village : « centre nerveux de son espace seigneurial et l’un des plus considérables de la colonie ».

    La conquête donne une forte impulsion au commerce. Trente pour cent d’anglophones, vers 1820, injectent des capitaux dans le commerce. Les bateaux-vapeur et le train favorisent les échanges. C’est de façon fort élogieuse que le Père Tellier décrit le village en 1844 : « une agglomération d’habitations percée de larges rues pavées, ornées de trottoirs de bois, garnies de maisons élégantes et de riches magasins (…) population de 2000 âmes ».

    Quel désastre que le grand feu de 1846! La population, impuissante, regarde ce feu qui détruit 300 maisons. Le grand fleuve est là, mais encore faut-il organiser l’amenée d’eau!

    Le village se reconstruit et l’église qui a été épargnée demeure le cœur du village. Administrateurs, médecins et notaires y tiennent bureau. Les magasins généraux avoisinent les ateliers d’artisans. Le bâti est passablement dense et l’eau se doit d’être à la portée de la main. Chaque maison a son puits, cependant, lors d’une sécheresse d’été, l’eau ne suffit pas. C’est alors l’époque des « charroyeurs d’eau ». Ceux-ci remplissent les citernes publiques, creusées dans le sol à des endroits stratégiques. Il faut se protéger du feu! Les résidents sont également leurs clients.

    Les « charroyeurs d’eau » entrent dans le lit du fleuve avec cheval et voiture jusqu’à demi-moyeux. Les « tonnes » (tonneaux) sont remplies à la chaudière. L’eau est de piètre qualité, car la vague y mêle du sable. En 1860, un règlement du village leur fait défense « de vendre de l’eau d’en bas du quai ». Le chevalier André Narcisse de Lamothe organise un système actionné par un moulin à vent et offre en 1882 de « l’eau pure venant du chenal ».

    Tout ceci est nettement insuffisant et les propriétaires du village gardent souvenir du grand feu de 1846. De plus, ils font face à un sérieux problème. La compagnie d’assurances Goad refuse carrément d’assurer certaines maisons; les bâtiments mieux construits ou mieux protégés par leurs toits de métal sont sérieusement dévalués par la compagnie.

    Le temps est venu d’organiser un aqueduc. Les discussions vont bon train. Qui s’en charge? Un consensus se dégage : l’aqueduc est confié à l’entreprise privée. Possédant un modeste capital et s’étant assuré de pouvoir emprunter, le capitaine Médard Demers offre ses services à la Corporation du village. On lui accorde le contrat en 1883 et le système entre en fonction en 1885. C’est d’abord le vieux village qui sera servi, puisque c’est là que sont concentrés les bâtiments plus importants.

    Médard Demers confectionne des tuyaux de BOIS et installe son usine (!) de pompage près du fleuve, rue Saint-Ignace, lot no 22, et érige un réservoir hors-sol tout près de la rue Saint-Philippe. Deux moulins à vent tirent l’eau du fleuve et un moteur de 25 chevaux-vapeur pousse l’eau dans le réservoir.

    Médard Demers s’est engagé par contrat à installer des bornes-fontaines, il devra les protéger du gel par des boîtes protectrices en bois. Pour bénéficier des services d’eau courante les propriétaires doivent obligatoirement signer un contrat de 3 ou 6 mois. Seuls sont desservis ceux qui ont signé contrat. Les prix varient si le client possède un bain et une « closet ». Pour les hôtels, il faut multiplier selon les services rendus. Demers creuse les rues, installe ses tuyaux et doit remettre la chaussée en bon état. Nous sommes à l’époque du macadam, mais Demers répare avec du schiste, ce qui est plus économique, mais que de poussière! et les citoyens s’en plaignent.

    Les bâtiments de l’aqueduc brûlent en 1895, Demers rebâtit et insère des tuyaux de FER dans les tuyaux de bois. Ses finances sont précaires; il sollicite un octroi de 1600 piastres et un emprunt de 4500 piastres de la Corporation. Demers, qui avait obtenu le privilège exclusif pour l’aqueduc jusqu’en 1908, en vient à souhaiter l’expropriation.

    Depuis les débuts en 1885 et jusqu’en 1904, la population se plaint : l’eau est sale et malsaine, la pression insuffisante. Les propriétaires sont profondément divisés; le Conseil de la Corporation est à 3 contre 3 : on intente un procès pour que l’aqueduc soit municipalisé. Les partisans de Demers gagnent et le contrat est reconduit jusqu’en 1923. Le vote du Maire L. C. Pelletier, avocat, est prépondérant.

    Alexandre Demers, nouveau propriétaire, soumet un plan pour améliorer le système. La population grandissante exige que l’aqueduc couvre le Fort-Neuf en plus du vieux village, en traversant la rue Saint-Georges jusqu’au terrain du Grand Tronc. De 1904 à 1923, on fait à peine mention des eaux usées. À quel rythme l’aqueduc et le système d’égout ont-ils été installés? Les documents que nous avons pour consultation ne nous renseignent pas à cet effet. Signalons ici qu’Alexandre Demers a construit sa résidence, après 1907, sur le lot no 22, rue Saint-Ignace. Cette maison deviendra l’hôtel de Ville lors de l’expropriation de 1923, dont le prix officiel sera de 50 000,00 $

    La question d’évacuation des eaux usées a longtemps inquiété la population, les épidémies se succèdent, surtout la fièvre typhoïde. En 1912, un résident se plaint du manque d’égouts et au nom de plusieurs citoyens, il se plaint de la lenteur à éliminer les fosses-fixes. Le docteur T. A. Brisson, ancien maire du village, se mêle activement au dossier. C’est à lui que l’inspecteur A. Beaudry, du bureau provincial d’hygiène, s’adresse pour avoir les renseignements exacts sur l’état des installations. Car « d’après la conversation avec (…) le préposé aux pompes j’ai compris que je ne pourrais avoir de là des renseignements exacts ».

    Le docteur T. A. Brisson avait déjà, en 1895, adressé au Bureau d’hygiène de la province un formidable réquisitoire contre le système d’élimination des eaux usées.

    Les épidémies de picote (variole) et surtout de fièvres typhoïdes, se répétant, année après année, il avait demandé que Québec intervienne. Il se butait à la puissance des forces politiques locales que les notables appuyaient.

    La Corporation du village devient donc propriétaire de l’aqueduc en 1923; la population de La Prairie a enfin gagné! En 1924, le Conseil publie le premier compte d’opération. Il y a beaucoup à faire et en 1927, on construit une usine de filtration, les épidémies qui se continuent l’exigent. On achète une pompe automatique au prix de 500,00 $. Un citoyen a même la surprise de voir sortir un « méné » de son robinet.

    Le docteur T. A. Brisson, dans une lettre adressée au Conseil, datée du 1er avril 1931, presse les élus d’établir « un système d’égouts approprié ». En 1927, le Conseil avait agrandi les bâtiments, installé une nouvelle prise d’eau de 14 pouces avec une extension de 230 pieds. Le tuyau principal avait un diamètre de 18 pouces.

    Entre les années 1930 et 1955, La Prairie, petite ville, améliore les services d’aqueduc et d’eaux usées. Un événement majeur viendra modifier le bassin de La Prairie; le fleuve aux grandes eaux.

    Le gouvernement fédéral construit la Voie maritime du St-Laurent. Dans la partie du fleuve où se trouve le bassin, le débit de l’eau est désormais rigoureusement contrôlé par les écluses de Sainte-Catherine et de Saint-Lambert. Une digue est érigée pour faire un mur entre le bassin et le fleuve à l’eau courante. S’ajoute à cette enclave la forte pression sur la qualité de l’eau causée par une urbanisation galopante et l’implantation d’usines dont les rejets polluants viennent changer radicalement la qualité de l’eau.

    Les odeurs nauséabondes venant du bassin témoignent de la gravité de la détérioration de l’eau. Heureusement que La Prairie avait placé sa prise d’eau de l’autre côté de la digue, à 400 pieds de distance; dans cette eau courante du fleuve que les rapides de Lachine avait oxygénée.

    Depuis 1990, la très grosse usine de traitement des eaux de Sainte-Catherine collecte tous les rejets d’eaux usées de la région. On rejette dans le fleuve une eau plus convenable mais non potable.

    Le réseau du Vieux La Prairie est complètement reconstruit en 1978. Devenu très vétuste, il est dangereux; les eaux de rejet risquent de s’infiltrer dans l’aqueduc.

    Et c’est en 1995 qu’on effectue une même reconstruction sous la rue Saint-Georges (surnommée le Broadway à la fin du siècle dernier). On y remplace les vieux tuyaux de grès ou de fonte grise. Pour l’aqueduc et le sanitaire, on installe du PVC, pour l’égout pluvial, on utilise des tuyaux de béton.

    Le magnifique fleuve Saint-Laurent, le fleuve aux grandes eaux, MAGTOGOEK, qui fournissait depuis des siècles une eau pure et une abondance des meilleurs poissons d’eau douce, a été soumis à des mesures draconiennes pour réparer les dommages subis. Heureusement qu’à La Prairie, les amants de la nature peuvent se rendre sur ses rives pour y contempler les admirables couchers de soleil.

    Il n’en reste pas moins qu’entre le fleuve et le robinet, c’est une affaire de coût! Jamais plus les descendants des premiers colons ne pourront goûter l’eau du grand fleuve qui, à l’origine, était pure, féconde et si bonne à boire.

    Sources:

    Aubin, Michel, Inventaire des actes notariés du village de La Prairie 1670-1860, SHLM, 1975.

    Bach, Frédéric, Villeneuve, Claude, Le fleuve aux grandes eaux, Éditions Québec-Amérique, SRC, 1995.

    Fonds Élisée Choquet, Archives SHLM.

    Lavallée, Louis, La Prairie en Nouvelle-France, Éditions McGill-Queen’s University Press, 1992.

    L’eau potable à La Prairie Le magnifique fleuve St-Laurent a profondément marqué l’histoire de La Prairie. Lorsqu’ils ouvrent machinalement le robinet d’où coule l’eau douce à volonté, les citoyens de La Prairie prennent-ils conscience de la proximité de l’immense réservoir qu’est le fleuve? Cette voie d’eau permettait aux Amérindiens communication et commerce. On y pêchait le poisson en abondance et on s’arrêtait sur les rives pour camper. Lors de fouilles archéologiques, on a trouvé de nombreux artéfacts, témoins de leur présence. Pour les Amérindiens c’était le fleuve aux grandes eaux : MAGTOGOEK. Nos ancêtres venus de France, installés dans le Fort de 1704, ont certainement admiré cette masse d’eau douce, courante et poissonneuse. C’est au fleuve qu’ils allaient pour satisfaire leurs besoins quotidiens. Tout au long du Régime français, les besoins d’eau potable se sont accrus alors que la population grandissait rapidement. Dans les années 1750, l’ingénieur Franquet souligne l’importance du village : « centre nerveux de son espace seigneurial et l’un des plus considérables de la colonie ». La conquête donne une forte impulsion au commerce. Trente pour cent d’anglophones, vers 1820, injectent des capitaux dans le commerce. Les bateaux-vapeur et le train favorisent les échanges. C’est de façon fort élogieuse que le Père Tellier décrit le village en 1844 : « une agglomération d’habitations percée de larges rues pavées, ornées de trottoirs de bois, garnies de maisons élégantes et de riches magasins (…) population de 2000 âmes ». Quel désastre que le grand feu de 1846! La population, impuissante, regarde ce feu qui détruit 300 maisons. Le grand fleuve est là, mais encore faut-il organiser l’amenée d’eau! Le village se reconstruit et l’église qui a été épargnée demeure le cœur du village. Administrateurs, médecins et notaires y tiennent bureau. Les magasins généraux avoisinent les ateliers d’artisans. Le bâti est passablement dense et l’eau se doit d’être à la portée de la main. Chaque maison a son puits, cependant, lors d’une sécheresse d’été, l’eau ne suffit pas. C’est alors l’époque des « charroyeurs d’eau ». Ceux-ci remplissent les citernes publiques, creusées dans le sol à des endroits stratégiques. Il faut se protéger du feu! Les résidents sont également leurs clients. Les « charroyeurs d’eau » entrent dans le lit du fleuve avec cheval et voiture jusqu’à demi-moyeux. Les « tonnes » (tonneaux) sont remplies à la chaudière. L’eau est de piètre qualité, car la vague y mêle du sable. En 1860, un règlement du village leur fait défense « de vendre de l’eau d’en bas du quai ». Le chevalier André Narcisse de Lamothe organise un système actionné par un moulin à vent et offre en 1882 de « l’eau pure venant du chenal ». Tout ceci est nettement insuffisant et les propriétaires du village gardent souvenir du grand feu de 1846. De plus, ils font face à un sérieux problème. La compagnie d’assurances Goad refuse carrément d’assurer certaines maisons; les bâtiments mieux construits ou mieux protégés par leurs toits de métal sont sérieusement dévalués par la compagnie. Le temps est venu d’organiser un aqueduc. Les discussions vont bon train. Qui s’en charge? Un consensus se dégage : l’aqueduc est confié à l’entreprise privée. Possédant un modeste capital et s’étant assuré de pouvoir emprunter, le capitaine Médard Demers offre ses services à la Corporation du village. On lui accorde le contrat en 1883 et le système entre en fonction en 1885. C’est d’abord le vieux village qui sera servi, puisque c’est là que sont concentrés les bâtiments plus importants. Médard Demers confectionne des tuyaux de BOIS et installe son usine (!) de pompage près du fleuve, rue Saint-Ignace, lot no 22, et érige un réservoir hors-sol tout près de la rue Saint-Philippe. Deux moulins à vent tirent l’eau du fleuve et un moteur de 25 chevaux-vapeur pousse l’eau dans le réservoir. Médard Demers s’est engagé par contrat à installer des bornes-fontaines, il devra les protéger du gel par des boîtes protectrices en bois. Pour bénéficier des services d’eau courante les propriétaires doivent obligatoirement signer un contrat de 3 ou 6 mois. Seuls sont desservis ceux qui ont signé contrat. Les prix varient si le client possède un bain et une « closet ». Pour les hôtels, il faut multiplier selon les services rendus. Demers creuse les rues, installe ses tuyaux et doit remettre la chaussée en bon état. Nous sommes à l’époque du macadam, mais Demers répare avec du schiste, ce qui est plus économique, mais que de poussière! et les citoyens s’en plaignent. Les bâtiments de l’aqueduc brûlent en 1895, Demers rebâtit et insère des tuyaux de FER dans les tuyaux de bois. Ses finances sont précaires; il sollicite un octroi de 1600 piastres et un emprunt de 4500 piastres de la Corporation. Demers, qui avait obtenu le privilège exclusif pour l’aqueduc jusqu’en 1908, en vient à souhaiter l’expropriation. Depuis les débuts en 1885 et jusqu’en 1904, la population se plaint : l’eau est sale et malsaine, la pression insuffisante. Les propriétaires sont profondément divisés; le Conseil de la Corporation est à 3 contre 3 : on intente un procès pour que l’aqueduc soit municipalisé. Les partisans de Demers gagnent et le contrat est reconduit jusqu’en 1923. Le vote du Maire L. C. Pelletier, avocat, est prépondérant. Alexandre Demers, nouveau propriétaire, soumet un plan pour améliorer le système. La population grandissante exige que l’aqueduc couvre le Fort-Neuf en plus du vieux village, en traversant la rue Saint-Georges jusqu’au terrain du Grand Tronc. De 1904 à 1923, on fait à peine mention des eaux usées. À quel rythme l’aqueduc et le système d’égout ont-ils été installés? Les documents que nous avons pour consultation ne nous renseignent pas à cet effet. Signalons ici qu’Alexandre Demers a construit sa résidence, après 1907, sur le lot no 22, rue Saint-Ignace. Cette maison deviendra l’hôtel de Ville lors de l’expropriation de 1923, dont le prix officiel sera de 50 000,00 $ La question d’évacuation des eaux usées a longtemps inquiété la population, les épidémies se succèdent, surtout la fièvre typhoïde. En 1912, un résident se plaint du manque d’égouts et au nom de plusieurs citoyens, il se plaint de la lenteur à éliminer les fosses-fixes. Le docteur T. A. Brisson, ancien maire du village, se mêle activement au dossier. C’est à lui que l’inspecteur A. Beaudry, du bureau provincial d’hygiène, s’adresse pour avoir les renseignements exacts sur l’état des installations. Car « d’après la conversation avec (…) le préposé aux pompes j’ai compris que je ne pourrais avoir de là des renseignements exacts ». Le docteur T. A. Brisson avait déjà, en 1895, adressé au Bureau d’hygiène de la province un formidable réquisitoire contre le système d’élimination des eaux usées. Les épidémies de picote (variole) et surtout de fièvres typhoïdes, se répétant, année après année, il avait demandé que Québec intervienne. Il se butait à la puissance des forces politiques locales que les notables appuyaient. La Corporation du village devient donc propriétaire de l’aqueduc en 1923; la population de La Prairie a enfin gagné! En 1924, le Conseil publie le premier compte d’opération. Il y a beaucoup à faire et en 1927, on construit une usine de filtration, les épidémies qui se continuent l’exigent. On achète une pompe automatique au prix de 500,00 $. Un citoyen a même la surprise de voir sortir un « méné » de son robinet. Le docteur T. A. Brisson, dans une lettre adressée au Conseil, datée du 1er avril 1931, presse les élus d’établir « un système d’égouts approprié ». En 1927, le Conseil avait agrandi les bâtiments, installé une nouvelle prise d’eau de 14 pouces avec une extension de 230 pieds. Le tuyau principal avait un diamètre de 18 pouces. Entre les années 1930 et 1955, La Prairie, petite ville, améliore les services d’aqueduc et d’eaux usées. Un événement majeur viendra modifier le bassin de La Prairie; le fleuve aux grandes eaux. Le gouvernement fédéral construit la Voie maritime du St-Laurent. Dans la partie du fleuve où se trouve le bassin, le débit de l’eau est désormais rigoureusement contrôlé par les écluses de Sainte-Catherine et de Saint-Lambert. Une digue est érigée pour faire un mur entre le bassin et le fleuve à l’eau courante. S’ajoute à cette enclave la forte pression sur la qualité de l’eau causée par une urbanisation galopante et l’implantation d’usines dont les rejets polluants viennent changer radicalement la qualité de l’eau. Les odeurs nauséabondes venant du bassin témoignent de la gravité de la détérioration de l’eau. Heureusement que La Prairie avait placé sa prise d’eau de l’autre côté de la digue, à 400 pieds de distance; dans cette eau courante du fleuve que les rapides de Lachine avait oxygénée. Depuis 1990, la très grosse usine de traitement des eaux de Sainte-Catherine collecte tous les rejets d’eaux usées de la région. On rejette dans le fleuve une eau plus convenable mais non potable. Le réseau du Vieux La Prairie est complètement reconstruit en 1978. Devenu très vétuste, il est dangereux; les eaux de rejet risquent de s’infiltrer dans l’aqueduc. Et c’est en 1995 qu’on effectue une même reconstruction sous la rue Saint-Georges (surnommée le Broadway à la fin du siècle dernier). On y remplace les vieux tuyaux de grès ou de fonte grise. Pour l’aqueduc et le sanitaire, on installe du PVC, pour l’égout pluvial, on utilise des tuyaux de béton. Le magnifique fleuve Saint-Laurent, le fleuve aux grandes eaux, MAGTOGOEK, qui fournissait depuis des siècles une eau pure et une abondance des meilleurs poissons d’eau douce, a été soumis à des mesures draconiennes pour réparer les dommages subis. Heureusement qu’à La Prairie, les amants de la nature peuvent se rendre sur ses rives pour y contempler les admirables couchers de soleil. Il n’en reste pas moins qu’entre le fleuve et le robinet, c’est une affaire de coût! Jamais plus les descendants des premiers colons ne pourront goûter l’eau du grand fleuve qui, à l’origine, était pure, féconde et si bonne à boire. Sources: Aubin, Michel, Inventaire des actes notariés du village de La Prairie 1670-1860, SHLM, 1975. Bach, Frédéric, Villeneuve, Claude, Le fleuve aux grandes eaux, Éditions Québec-Amérique, SRC, 1995. Fonds Élisée Choquet, Archives SHLM. Lavallée, Louis, La Prairie en Nouvelle-France, Éditions McGill-Queen’s University Press, 1992....

    Lettre du prêtre J. Gravel (1858)

    Voici le contenu d’un document qui nous a été donné par Jean-Noël Dion des archives de Saint-Hyacinthe, janvier 1996.

    La Prairie, lundi de Pâques 1858

    Monsieur,

    Je vous prie de vous rappeler que les Dîmes sont payables à Pâques, chaque année, et de venir immédiatement payer ce que vous pouvez me devoir pour les grains que vous avez récoltés dans cette Paroisse pendant l’année 1858.

    Je suis &c.

    Votre &c.

    J. Gravel Ptre, Curé.

    Voici le contenu d’un document qui nous a été donné par Jean-Noël Dion des archives de Saint-Hyacinthe, janvier 1996. La Prairie, lundi de Pâques 1858 Monsieur, Je vous prie de vous rappeler que les Dîmes sont payables à Pâques, chaque année, et de venir immédiatement payer ce que vous pouvez me devoir pour les grains que vous avez récoltés dans cette Paroisse pendant l’année 1858. Je suis &c. Votre &c. J. Gravel Ptre, Curé....

    Index généalogique

    Grâce à Madame Jeanne-d’Arc Moquin-Juteau et à sa collaboratrice Madame Lucille Demers-Lamarre, la SHLM offre désormais aux chercheurs en généalogie un important outil de recherche. La section généalogique du Fonds É. Choquet a été codifiée et indexée. Un nombre important de noms ainsi que des renseignements inédits sur plusieurs familles ont été ajoutés. Nos archives s’en trouvent enrichies et le travail des chercheurs en sera d’autant facilité.

    Grâce à Madame Jeanne-d’Arc Moquin-Juteau et à sa collaboratrice Madame Lucille Demers-Lamarre, la SHLM offre désormais aux chercheurs en généalogie un important outil de recherche. La section généalogique du Fonds É. Choquet a été codifiée et indexée. Un nombre important de noms ainsi que des renseignements inédits sur plusieurs familles ont été ajoutés. Nos archives s’en trouvent enrichies et le travail des chercheurs en sera d’autant facilité....