Bulletins

Au jour le jour, octobre 2017

La laiterie de La Madeleine au 751 chemin de Saint-Jean.

La Maison des aînés de La Prairie
L’œuvre des religieuses. Dès 1843, des dames de La Prairie, regroupées en une association appelée les Dames de la Charité, avaient loué un immeuble de pierre sur le chemin de Saint-Jean que l’on appela « Maison de la Providence », où l’une d’elles, Mlle Émilie Denaut, prenait soin des miséreux les plus délaissés. L’œuvre gagna en importance et dépassa bientôt les capacités d’accueil de Mlle Denaut. C’est alors que le père Tellier s.j. entreprit des démarches pour confier l’hospice aux mains d’une communauté de religieuses. Au milieu du mois de mai 1846, Émilie Gamelin, fondatrice des Sœurs de la Providence, accompagnée des Sœurs Michon, Marie et Amable, prenait la responsabilité de l’hospice de La Prairie. Elles y trouvèrent six vieilles et trois vieillards, dont l’un était âgé de 96 ans. Le 16 mai, la fondatrice quitta La Prairie, confiant la responsabilité de la nouvelle institution à deux religieuses, dont Sœur Marie (Ursule Leblanc), supérieure de l’hospice. Les religieuses poursuivirent leur œuvre à La Prairie auprès des personnes âgées durant près de 130 ans, jusqu’à ce qu’en 1974, alors que la Maison de la Providence comptait plus de 90 pensionnaires, le Ministère des Affaires sociales demanda aux religieuses de reloger ailleurs toutes ces personnes âgées. L’ensemble des bâtiments fut ensuite converti en résidence pour les religieuses à la retraite et, jusqu’à leur départ en 1987, plusieurs d’entre elles continuèrent à visiter les malades et les personnes âgées confinées à la maison. Dans les décennies qui suivirent, les CHSLD prirent en charge les personnes âgées malades ou en perte d’autonomie alors que s’ouvraient de nombreuses résidences capables d’accueillir des aînés autonomes ou semi-autonomes. Malgré l’apparition de ces nouveaux services, les besoins demeurent énormes, car, comme le démontrent les statistiques suivantes, le nombre des aînés augmentant et bien qu’ils soient en bonne santé, plusieurs se retrouvent seuls à la maison et laissés à eux-mêmes.  Statistiques Un peu plus d’une personne sur 7 (15,7 %) au Québec est âgée de 65 ans ou plus, soit 1 253 550 personnes. Parmi les personnes âgées de 65 ans ou plus, près du tiers (32,2 %) ont entre 65 et 69 ans. La population de personnes de 65 ans ou plus se compose de 43,9 % d’hommes et de 56,1 % de femmes. Les femmes sont nettement plus nombreuses dans les groupes d’âge plus avancés du fait de leur espérance de vie plus élevée.  À elles seules, les régions de Montréal, de la Montérégie et de la Capitale-Nationale regroupent plus de la moitié du nombre total de personnes âgées de 65 ans ou plus au Québec. De 2006 à 2056, la proportion de personnes âgées de 65 ans ou plus parmi la population totale doublera, passant de 14,0 % à 28,0 %. La proportion de la population âgée de 75 ans ou plus par rapport à la population totale du Québec passera de 6,4 % à 16,4 % entre 2006 et 2056.Les aînés du Québec : quelques données récentes, publié par le gouvernement du Québec en 2012. Selon le recensement de 2016, à La Prairie, les personnes âgées de plus de 65 ans sont 3 500, soit 15 % de la population. La Maison des aînés Malgré ces statistiques impressionnantes, outre certains services offerts par les CLSC ou d’autres organismes pour le maintien des aînées à la maison, les autorités gouvernementales n’ont jamais mis en place des services permettant aux aînés non seulement de vivre chez eux, mais également de s’épanouir à travers une vie sociale harmonieuse faite de rencontres, de loisirs, d’apprentissages et du sentiment d’être utile. À n’en pas douter, il y avait là un énorme besoin à combler et, à La Prairie, cette mission allait être prise en charge par les bénévoles de la Maison des aînés. La Maison des aînés de La Prairie n’est pas née de façon spontanée en 2005. La fondatrice, madame Céline Desautels, y songeait depuis plus de deux ans. Ses lectures et les nombreuses rencontres effectuées dans le cadre de son travail à la paroisse de la Nativité l’avaient convaincue du besoin pressant d’un tel établissement. Bien que les lettres patentes de mai 2004 précisent que le conseil d’administration devait être composé de 3 personnes, les règlements internes adoptés dès la première année établirent que le CA accueillerait plutôt 7 membres. Les membres de ce premier conseil d’administration étaient : Céline Desautels, présidente, Maryse Leblanc, vice-présidente, Jean-Claude Campeau, trésorier, Jeannine Lavallée, secrétaire, Francine Désilets, administratrice, Claire Bernatchez, administratrice et Ève Cholette, également administratrice. Photo du premier conseil d’administration : Claire Bernatchez, Jeannine Lavallée, Ève Cholette, Maryse Leblanc, Francine Désilets et Céline Desautels. Les sept membres du conseil d’administration sont élus par l’assemblée annuelle en alternance pour un mandat de deux ans. Ainsi, une année, trois membres sont en élection et l’année suivante ce sont les quatre autres membres qui sont soumis au vote des membres. Déjà, un an avant l’ouverture officielle, les membres du conseil se mirent en quête de financement. Leurs efforts ne furent pas vains, une subvention de 12 000 $ du programme fédéral « Nouveaux Horizons » et un versement de 5 000 $ du député provincial Jean Dubuc permirent de lancer l’organisme sur de solides bases financières. La Maison des aînés de La Prairie a  donc été créée en 2005 dans le but  de permettre aux personnes de plus  de 50 ans de :  •    côtoyer des personnes de leur âge ;  •    suivre des cours, des ateliers et diverses formations ;  •    assister à des causeries et à des conférences sur divers sujets ;  •    se divertir physiquement ou intellectuellement ;  •    mais surtout, avoir un endroit où trouver réconfort et amitié.  Évolution des effectifs 2005-2006 – 134 membres 2006-2007 – 217 membres 2007-2008 – 228 membres 2008-2009 – 228 membres 2009-2010 – 257 membres 2010-2011 – 273 membres 2011-2012 – 324 membres 2012-2013 – 235 membres 2013-2014 – 327 membres 2014-2015 – 402 membres 2015-2016 – 422 membres 2016-2017 – 487 membres Les activités n’ont pas tellement changé, car plusieurs de celles-ci sont les mêmes depuis les débuts : tricot, cours d’anglais et d’espagnol, Viactive (un programme d’activités physiques), musique et mouvement, taï-chi, atelier d’écriture, atelier de théâtre, nutrition, etc.  « On aime ajouter de la nouveauté, mais toujours en respectant notre mission. Les activités sont pensées en respectant la mission du début. La différence, c’est la participation grandissante. C’est cela qui est le plus grand changement, » d’affirmer Mme Jeannine Lavallée, la présidente actuelle.  Photo du conseil d’administration : Nicole Trépanier Gagné, administratrice qui a remplacé Michel Barbeau; Yvon Toupin, trésorier; Michel Barbeau, ancien administrateur; Jeannine Lavallée, présidente; Élaine Brosseau-Leclerc, administratrice; Lise Lefebvre, secrétaire; et Ronald Desrochers, vice-président.  « Je suis certaine que la MDA est toujours demeurée fidèle à sa mission, car les nouvelles activités sont toujours pensées selon l’esprit de la mission qui est de briser l’isolement, de continuer des apprentissages, d’élargir le cercle d’amis (on forme une famille), et surtout des activités qui permettent de garder notre autonomie physique et intellectuelle le plus longtemps possible. » Au cours de l’année 2017, les activités les plus fréquentées demeurent Viactive, les causeries, le déjeuner du mois, le service des commissions au IGA, le salon des tricoteuses, les mémoires (les gens écrivent le récit de leur vie) et les cours sur la tablette iPad. Photo du véhicule : Le premier qui a servi pour les commissions du jeudi. La participation masculine  Le tableau ci-joint permet de constater que bien que les adhésions aient plus que doublé au cours des dix dernières années, le taux de participation des hommes est demeuré à peu près inchangé. Il y a donc lieu de s’interroger sur les causes de la faible participation masculine aux activités offertes par la MDA. Profil des membres 2005-2006 – 92 %    femmes – 8 % hommes 2006-2007 – 78 % femmes – 22 % hommes 2007-2008 – 84 %    femmes – 16 % hommes 2008-2009 – 84 %    femmes – 16 % hommes 2009-2010 – 88 % femmes – 12 % hommes 2010-2011 – 87 % femmes – 13 % hommes 2011-2012 – 85 % femmes – 15 % hommes 2012-2013 – 87 % femmes – 13 % hommes 2013-2014 – 83 % femmes – 17 % hommes 2014-2015 – 84 % femmes – 16 % hommes 2015-2016 – 83 % femmes – 17 % hommes 2016-2017 – 83 % femmes – 17 % hommes Il est évident qu’au plan social et personnel, les besoins des hommes diffèrent beaucoup de ceux des femmes.  La présidente de la Maison des aînés constate qu’il est difficile de trouver des activités qui plaisent aux hommes. Le manque d’espace ne permet pas d’installer des tables de billard, des jeux de fléchettes ou des tables de tennis sur table. Les hommes aiment le vélo (souvent plus individuel qu’en groupe) et le golf, et beaucoup préfèrent s’occuper eux-mêmes par des travaux de bricolage.  Ailleurs, l’organisme « Hommes en action (Men’s Sheds) » et d’autres programmes similaires aident les hommes à surmonter certaines barrières qui les empêchent d’améliorer leur santé. Dirigés par leurs membres, ces groupes favorisent le rassemblement d’hommes pour la tenue d’activités telles que le travail du bois, la cuisine, la musique ou le sport à la télévision. Selon Doug Mackie, si vous voulez faire parler un homme, « asseyez-vous à ses côtés » et travaillez avec lui à un projet. Il a constaté que de nombreux hommes dans son quartier ont beaucoup de temps à leur disposition, surtout s’ils sont à la retraite, et qu’ils souffrent souvent de solitude, d’isolement et de dépression. La fin d’une carrière entraîne souvent une perte d’identité. Les chercheurs australiens Andrea Walding et Dave Fildes ont constaté que les programmes d’Hommes en action et d’autres programmes communautaires du genre contribuaient à améliorer la santé masculine et le bien-être général des hommes plus âgés. Ils aident également les hommes à développer leurs compétences et leurs réseaux sociaux et leur procurent un espace sûr.Ces informations sont tirées d’un article signé par Shannon Sampert. Directrice d’Evidence Network.ca et professeure agrégée au département de science politique de l’Université de Winnipeg. Cet article est paru dans La Presse, édition du 27 août 2017.  Bref, l’augmentation de l’adhésion masculine demeure pour l’avenir un défi difficile à résoudre pour l’équipe de direction et les bénévoles de la MDA.  Une présence indispensable Depuis ses débuts, la Maison des aînés a manifestement fait la preuve que son existence répondait à des besoins réels et pressants dans la communauté. Logée au 604, boulevard Taschereau (l’ancien hôtel de ville construit en 1967), au début, la Maison des aînés ouvrait ses portes trois jours par semaine avec une secrétaire pour voir à la bonne marche du bureau. Après quelques années, les activités sont devenues accessibles cinq jours par semaine. En janvier 2009, la secrétaire comptable a été remplacée par Mme Caroline Boisvert qui agissait comme coordonnatrice 4 jours/semaine. Puis en 2011, Marie-Herline Jean remplaçait Caroline Boisvert comme coordonnatrice et passait à 5 jours/semaine, alors que Lucie Depault agissait à titre de secrétaire comptable. Victime de son succès, la MDA se voit contrainte d’augmenter le nombre de ses employés. Plus de participation exige une solide administration et davantage de bénévoles ; ces derniers sont plus de 80 à ce jour. C’est ainsi qu’en 2013, Marguerite Arseneault est engagée comme directrice à temps plein alors que Ghislaine Bergeron prend en charge la comptabilité et d’autres tâches connexes à raison de deux jours/semaine. Micheline Arbic s’assure des visites dans deux résidences privées de La Prairie, soit la résidence d’Estelle et la résidence Adison. Installée depuis le printemps dernier dans les tout nouveaux locaux du Centre multifonctionnel Guy-Dupré, la Maison des aînés a visiblement le vent dans les voiles et poursuivra sans doute sa mission durant encore de longues années : briser l’isolement, promouvoir l’autonomie et le mieux-être des personnes âgées ainsi que leur intégration sociale. Comme l’affirme Mme Lavallée, « il faut sortir les aînés de la maison afin qu’ils puissent mieux y habiter par la suite ».   ...
Le Week-end d’autrefois
Le Week-end d’autrefois, événement officiel des festivités du 350e anniversaire de La Prairie, a eu lieu les 9 et 10 septembre  derniers dans le Vieux-La Prairie (parc Sentier du Vieux Fort).  Cet événement à caractère culturel et historique avait comme objectif de faire revivre le village et le fort de La Prairie entre les 17e et 19e siècles. Les activités du Week-end d’autrefois ont été organisées par la ville de La Prairie en collaboration avec la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine (partenaire argent des festivités du 350e et conceptrice du projet de la ligne du temps), les Productions Oyez Oyez et le support financier du Ministère de la Culture et des Communications du Québec. Un allié algonquien (17-18e siècles)   Soldats du régiment de Carignan-Salières (1665-1668)   Distribution gratuite de barbe à papa par Pop et cie. Merci beaucoup à Monsieur Jonathan Trottier pour les dons recueillis pour la SHLM.   Les soldats des Compagnies franches de la Marine (les Mousquets du roi, 1690-91).   Familles de miliciens du 18e siècle (les Habitants du fort).   Soldats des Compagnies franches de la Marine (la Garnison de Montréal, 18e siècle).   Patriotes de 1837-38 (Société de reconstitution du Bas-Canada) et Voltigeur de la Guerre de 1812 (en gris)   Bénédiction des troupes de la ligne du temps par messire Desrosiers, curé de la paroisse de La Nativité.   Le forgeron du village (Sylvain Rondeau).   Officier britannique du 19e siècle (Fort Ingall à Cabano).   Les oeuvres du Collectif Prism’Art   ...
Concours de labours
La Société d’agriculture du comté de La Prairie organise chaque année un concours de labours. Le samedi 9 septembre dernier, dans le cadre des fêtes du 350e le concours avait lieu à La Prairie. À cette occasion, les anciennes charrues tirées par des chevaux étaient les vedettes du spectacle. ...
Un beau cadeau
Au cours des années 1970, Monsieur Yves Duclos, un ancien résident de La Prairie, fut au nombre des premiers membres de la SHLM, dont il assura également la présidence. Monsieur Duclos fut à la même époque le créateur du restaurant Au Vieux Fort, dans le bâtiment qui avait autrefois été longtemps occupé par le magasin général Demers et McGee. Vers 1973, le restaurant fut détruit par un violent incendie. Monsieur Duclos, qui conservait précieusement le livre des comptes de l’ancien magasin général Demers et McGee pour les années 1868 et 1869, retrouva plus tard le précieux document quasiment intact dans les ruines de l’incendie. C’est donc avec plaisir que, lors d’une visite à la SHLM en juillet dernier, Monsieur Duclos fit don du livre des comptes à nos archives. Sur la photo : Yves Duclos et Gaétan Bourdages.  ...
Décès de Monsieur André Montpetit
Le 17 août dernier est décédé, à l’âge de 76 ans, Monsieur André Montpetit, époux de Madame Michelle Raymond, tous les deux membres de la SHLM. Il laisse dans le deuil, outre son épouse, ses quatre enfants, ses sept petits-enfants ainsi que plusieurs parents et amis. Monsieur Montpetit était un collectionneur de timbres et de monnaies anciennes. Il y a quelque temps, il avait fait don de billets de la Henry’s bank à la SHLM. Cette banque avait été fondée en 1837 par Edme Henry, notable de La Prairie, qui a dû fermer ses portes quelques mois plus tard lorsque le directeur général de Monsieur Henry se sauva avec tout le capital (près de 130 000 $ à l’époque) provoquant la faillite de l’organisme. Monsieur Montpetit était aussi cartophile ; c’est-à-dire qu’il collectionnait les cartes postales et, grâce à ses conseils, notre collection de cartes postales (illustrant les paysages et les bâtiments de La Prairie depuis les 150 dernières années) est presque complète. Nous offrons nos plus sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à ses amis. ...
01 Jan 1970
Conférence | Les salons littéraires et les cabinets de lecture, ancêtres de nos bibliothèques
C'est la rentrée !
L’été 2017 a été fort mouvementé. Notre exposition sur les 350 ans de La Prairie et sur l’histoire des familles pionnières a connu un franc succès. Un gros merci à Madame Lina Chopin et au comité de paléographie ainsi qu’à Monsieur Gaétan Bourdages (historien) et Mesdames Johanne Doyle (coordonnatrice), Danielle Simard (archiviste) et Nancy Lemieux (muséologue) pour la réalisation de cette exposition.  Nos étudiants ont fait découvrir le site patrimonial déclaré à plusieurs visiteurs et ont effectué plusieurs travaux de classement et de numérisation dans nos archives. Dans un projet avec la municipalité de La Prairie, un de nos étudiants a numérisé tous les procès-verbaux des réunions du conseil municipal de La Prairie entre 1846 et 1932. Nous remercions nos étudiants pour la belle saison estivale qui s’est terminée avec le Week-end d’autrefois les 9 et 10 septembre derniers. La SHLM est fière d’avoir pu collaborer à la réalisation de cet événement thématique avec son projet de ligne du temps militaire dans le parc Sentier du Vieux Fort. Plus d’une cinquantaine d’acteurs spécialisés en reconstitution historique ont pu faire revivre le village et le fort de La Prairie à l’époque du régime seigneurial en Nouvelle-France et dans l’Empire britannique (1667 à 1854). Nous tenons à remercier la ville de La Prairie d’avoir organisé cet événement historique de grande envergure au sein du site patrimonial pour souligner les 350 ans de fondation de la seigneurie de La Prairie par les Jésuites en 1667. Bonne rentrée ! ...

Au jour le jour, juin 2017

L’ancien restaurant Leblanc au 540 chemin de Saint-Jean.

Des nouvelles de nos deux fédérations
Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) La SHLM et la ville de La Prairie étaient les hôtes, le 6 mai dernier au centre multifonctionnel Guy-Dupré, de plus de 25 sociétés d’histoire et de généalogie pour la tenue du conseil annuel de généalogie de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG). Les travaux du conseil ont débuté en matinée par une conférence de Monsieur Stéphane Tremblay, président de la SHLM et secrétaire exécutif de la FQSG, sur les 350 ans de La Prairie. Monsieur Jean L’Heureux a représenté la SHLM lors de l’assemblée générale annuelle des membres de la FQSG en après-midi. Lors des élections pour choisir les membres du CA pour l’année 2017-2018, cinq postes étaient disponibles et sept candidatures avaient été reçues par le comité de mise en candidature dans les délais prescrits.  Après la période de scrutin, ont été élus par les délégués pour un mandat de deux ans : Madame Kathleen Juneau-Roy (Société acadienne Port-Royal) et Messieurs Richard Masson (Société généalogique canadienne-française), Guy Parent (Société de généalogie de Québec), Jean-Claude Payette (Société de généalogie et d’histoire de Saint-Eustache) et Claude Perron (Société de généalogie du Saguenay). Fédération Histoire Québec (FQH) Cette année, le congrès de la Fédération Histoire Québec était organisé conjointement avec le QAHN (Quebec anglophone heritage network) et avait lieu à l’hôtel Gouverneur de Montréal les 20, 21 et 22 mai derniers.  La tenue de ce congrès coïncidait également avec les 375 années de fondation de la ville hôte. Ce congrès avait pour thème « Montréal et ses histoires ». Madame Marie Gagné ainsi que Messieurs Jean l’Heureux et Stéphane Tremblay (à titre d’administrateur de la FHQ) ont participé à ce congrès.  Le 20 mai au matin, deux formations ont été offertes gratuitement aux sociétés membres des deux organismes : « Building a diversified fundraising program » et « Pourquoi une assurance en responsabilité civile ? ». En après-midi, la même journée, les membres de la FHQ ont assisté à leur assemblée générale annuelle.  Lors des élections pour choisir les membres du conseil d’administration pour l’année 2017-2018, 5 postes étaient disponibles et trois mises en candidatures avaient été reçues dans les délais prescrits. Ont donc été élus pour un mandat de deux ans Messieurs Richard M. Bégin (Association du patrimoine d’Aylmer et Musée de l’Auberge Symmes), Michel Pratt (Société historique et culturelle du Marigot de Longueuil) et Jason Thiffault (Appartenance Mauricie). Les conférences ont eu lieu dans la journée du 22 mai et les participants pouvaient prendre leurs pauses au salon des exposants et en savoir plus sur l’histoire de Montréal abordée dans les différents ateliers en discutant avec les conférenciers et les responsables des différents kiosques. En soirée, lors du banquet de clôture, la FHQ et le QAHN ont dévoilé le nom des lauréats de leurs différents prix d’excellence pour l’année 2016-2017 : •    Le prix Rodolphe-Fournier (prix de la Chambre des notaires du Québec pour la promotion de la recherche en histoire du notariat) a été remis à Monsieur André Larose, pour son étude intitulée « Un terrier en pièces détachées : Les titres nouvels de la seigneurie de Beauharnois (1834-1842) ». •    Le prix Léonidas-Bélanger (prix de la FHQ pour souligner la réalisation d’un ouvrage historique lors d’une année impaire ou l’organisation d’un événement à caractère historique lors d’une année paire) a été remis à Monsieur René Cloutier, de la Société d’histoire de Charlesbourg, pour l’événement intitulé « 350e anniversaire de fondation de Charlesbourg ».  •    Le prix Honorius-Provost (prix soulignant le travail et les réalisations des bénévoles œuvrant au sein des sociétés membres de la FHQ) a été remis à Monsieur Jean-Marie Deschênes, de l’organisme Patrimoine et culture du Portage. •    Le prix Marion-Phelps (QAHN) a été décerné à M. Richard Smith pour sa contribution exceptionnelle à la préservation du patrimoine anglophone du Québec.  Durant la journée du 22 mai, les participants ont pu faire une des trois visites guidées suivantes : « Circuit d’ouest en est le long de la Rivière-des-Prairies », « Reflections of the english-speaking heritage of Montreal: three sites » et « Excursion pédestre : Quartier latin ; quartier du savoir ». ...
Honneurs reçus par les membres de la SHLM
Le 22 janvier dernier, lors du brunch annuel, Madame Solange Lamarche s’est mérité le prix de la bénévole de l’année 2016 de la SHLM pour la qualité de ses travaux en généalogie (dont une impressionnante base de données sur les familles Bariteau dit Lamarche et Payette dit Saint-Amour), pour son bénévolat en généalogie durant nos heures d’ouverture et durant les sessions du club de généalogie de la SHLM le lundi soir et pour toutes ses activités auprès des jeunes de la région (ateliers de généalogie et kiosque de généalogie avec les élèves de l’école La Magdeleine par exemple).  C’est pour ces mêmes raisons que le CA de la SHLM a envoyé la candidature de Madame Lamarche l’obtention du prix Renaud-Brochu remis aux bénévoles des sociétés membres de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) s’étant distingués par l’excellence de leurs actions bénévoles dans le domaine de la généalogie.  La candidature de Madame Lamarche a été retenue et elle a reçu son prix lors du Conseil de généalogie de la FQSG tenu à La Prairie le 6 mai dernier. Monsieur Jean L’Heureux (récipiendaire du prix Renaud-Brochu en 2014 et de la médaille d’argent du Lieutenant-gouverneur du Québec en avril dernier), délégué de la SHLM lors du Conseil de généalogie et de l’assemblée générale de la FQSG du 6 mai dernier, a obtenu la médaille de reconnaissance de la FQSG pour souligner la qualité exceptionnelle de son parcours en généalogie (bénévolat au sein de la SHLM et publication en 2012 des répertoires BMS (1667-2000) de la paroisse de La Nativité de La Prairie. ...
CA de la SHLM pour 2017-2018
Votre CA vous souhaite un très bel été 2017 et vous invite à venir à la SHLM durant la belle (on l’espère) saison pour faire une visite guidée, une excursion avec la famille ou les amis grâce au nouveau parcours de notre rallye GPS ou tout simplement pour faire un saut à notre salle d’exposition pour en apprendre plus sur les 350 ans de La Prairie en venant voir notre exposition estivale où les travaux de notre comité de paléographie seront exposés avec plusieurs artéfacts provenant de nos archives. Dans le cadre des festivités du 350e anniversaire de La Prairie, La SHLM et la ville de La Prairie vous invitent à participer aux activités du Week-end d’autrefois les 9 et 10 septembre 2017 au parc du Sentier du Vieux Fort situé entre la SHLM et l’église de La Nativité. Veuillez noter que le lancement du livre sur les familles pionnières de La Prairie (1667-1687) prévu pour le 8 septembre a été déplacé au dimanche 26 novembre (en après-midi) au centre multifonctionnel Guy-Dupré. ...
Jeannine Lavallée
C’est avec fierté que le 2 juin dernier, Monsieur Richard Merlini, député de La Prairie à l’Assemblée nationale, remettait la Médaille de l’Assemblée nationale à madame Jeannine Lavallée. Cofondatrice de la Maison des aînés de La Prairie, madame Lavallée a consacré de nombreuses années de bénévolat à mettre en place des services destinés aux personnes âgées. Les membres du CA de la SHLM se joignent à l’ensemble de la communauté pour offrir leurs plus sincères félicitations à la récipiendaire. ...
Arrivée des guides étudiants à la SHLM
Grâce à une généreuse subvention du programme fédéral « Emplois d’été Canada », nous avons procédé à l’embauche de trois guides étudiants pour assurer l’animation de la saison estivale 2017 à la SHLM ainsi qu’à l’embauche d’un étudiant qui numérisera nos archives. Nos étudiants ont commencé leurs activités le 5 juin dernier et ils nous quitteront pour retourner aux études le 27 août. Cette année, les trois guides étudiants seront disponibles pour des visites du site patrimonial déclaré du Vieux La Prairie tous les jours de la semaine à 10 h, à 13 h et à 15 h.    ...

Au jour le jour, mai 2017

La Prairie expose son histoire
Dans le cadre des nombreuses activités entourant les fêtes du 350e anniversaire de La Prairie, les responsables des festivités ont choisi d’accorder une place de choix à la mise en valeur de l’histoire locale. C’est ainsi que les résidents ainsi que les nombreux visiteurs pourront, au cours de la présente année, parfaire leur connaissance du passé de notre municipalité par l’intermédiaire de cinq exercices culturels, dont quatre expositions et une balado découverte.    Guidée par le passé — Tournée vers l’avenir L’exposition principale, à laquelle a étroitement collaboré la Société d’histoire, est composée d’un ensemble de panneaux de grandes dimensions apposés sur les murs des corridors de la nouvelle section du centre multifonctionnel Guy-Dupré. Le tout forme comme une immense tapisserie sur laquelle se côtoient, aux couleurs des fêtes du 350e, des images d’autrefois et des textes explicatifs.  Les thèmes retenus (le passé militaire, les lieux de culte et de sépulture, la vie près du fleuve, les transports, la lutte aux incendies, l’éducation, etc.) permettent au visiteur de parcourir l’ensemble dans l’ordre et au rythme qui lui plaisent. Les textes explicatifs et les citations retenues sont concis et pertinents et ne risquent pas de lasser le lecteur. La grosseur des caractères retenus exige cependant un certain recul que gêne l’étroitesse du corridor principal. Bref, un parcours à ne pas rater pour qui souhaite en apprendre davantage sur le glorieux passé de notre localité.  La passation du souvenir Jusqu’au 30 juin prochain, la bibliothèque municipale vous propose l’exposition intitulée « La passation du souvenir » constituée d’une soixantaine d’objets de la vie quotidienne que les familles se sont transmis d’une génération à l’autre. Tout y est, du vieux grille-pain à la montre de poche, des jouets vétustes, des outils devenus obsolètes, une boîte de cigarettes Players en métal, des bijoux, d’anciennes pintes de lait et plus encore.  Plusieurs familles et individus ont généreusement accepté de prêter leurs objets souvenirs afin que l’exposition prenne vie. Ces objets sont présentés dans des vitrines et sont clairement identifiés. Chaque présentoir est surmonté d’un ensemble de fiches descriptives fort bien documentées. Voilà une excellente occasion pour les grands-parents d’instruire leurs petits-enfants sur la simplicité de l’aisance matérielle de leur jeunesse.  Coffrets archéologiques Depuis le milieu des années 1970, le Vieux La Prairie a été l’objet de nombreuses campagnes de fouilles archéo-logiques. Les milliers d’artéfacts récupérés lors de ces travaux étaient systématiquement expédiés dans un entrepôt de la ville de Québec afin d’être par la suite restaurés et interprétés. Hélas, les choses n’avancèrent guère jusqu’à l’ouverture, en 2013, du Musée d’archéologie de Roussillon. C’est ainsi que, depuis quelques années, au musée, outre l’exposition permanente, les expositions temporaires et les séances d’animation, on procède au tri et à l’étude de ces milliers d’objets afin de les rendre accessibles au grand public et d’éclairer davantage l’histoire locale. Ce qui explique que, conformément à la mission régionale de l’institution, on ait récemment créé une exposition itinérante de cinq coffrets qui renferment quinze artéfacts liés à l’histoire locale et régionale. Les objets sont accompagnés de notes explicatives très instructives.  Fin mai, les coffrets quitteront la bibliothèque municipale de La Prairie pour prendre la route vers les dix autres bibliothèques municipales de la MRC de Roussillon. Une belle idée qui pourrait un jour voyager bien au-delà de notre région. La balado découverte La balado découverte vous propose un circuit à travers les rues du site patrimonial de La Prairie. L’activité reprend à peu de choses près les mêmes thèmes que l’exposition principale dont il est question plus haut alors qu’ici chaque illustration  est en plus accompagnée d’un court texte descriptif. Bien que cela ne soit pas absolument nécessaire, pour ceux qui souhaitent lire les informations à l’avance, il est possible de précharger la balado sur son téléphone portable ou encore  sur sa tablette électronique.   La présentation visuelle y est impeccable et les différents points d’arrêt sont faciles à repérer. Bonne promenade. Exposition à la SHLM À travers toutes ces initiatives, la SHLM ne sera pas en reste puisqu’elle va mettre en place, du 12 juin au 2 octobre,  une activité interactive destinée à plus de soixante-quinze familles pionnières de La Prairie. À l’aide de données  informatisées et d’une carte murale des trente-six côtes de l’ancienne seigneurie, les participants pourront localiser  la terre occupée autrefois par leur ancêtre. Les descendants de chacun des pionniers auront également accès à des  copies paléographiées de contrats d’achat et de vente du lot de l’ancêtre ainsi qu’à une courte biographie de ce dernier.  Les visiteurs du Vieux Marché pourront également apprécier une exposition de photos de bâtiments aujourd’hui disparus ainsi que des clichés des édifices qui les ont remplacés. Bon été à tous.  ...
La Ligne du Temps, 3e volet du week-end d’autrefois
Depuis les deux dernières années, la SHLM organise, en collaboration avec la municipalité de La Prairie, un week-end familial durant la saison estivale dont la thématique gravite autour de l’histoire du fort et du village de La Prairie à l’époque de la Nouvelle-France (1667-1763). En 2015, l’activité portait le nom de Week-End d’autrefois et plusieurs organismes de recons-titution historique avaient occupé le parc du Sentier du Vieux Fort durant le dernier week-end du mois d’août afin de souligner les 40 ans d’existence du site patrimonial déclaré du Vieux-La Prairie. En 2016, la SHLM revenait à la charge avec la commémoration des 325 ans des batailles de La Prairie avec l’occupation du parc du Sentier du Vieux Fort par des soldats des Compagnies franches de la Marine à la mi-août.  En 2017, cette activité fait partie de la programmation officielle du 350e anniversaire de La Prairie et portera le nom de Week-end d’autrefois du Vieux-La Prairie. Cette activité sera organisée en collaboration avec la ville de La Prairie (comité composé de Madame Marie-Josée Latulippe, coordonnatrice des festivités du 350e et de Monsieur Stéphane Tremblay, président de la SHLM). Durant ce week-end thématique (8 au 10 septembre 2017 au Parc du Sentier du Vieux Fort), nous voulons faire connaître l’histoire militaire de La Prairie en ciblant l’importance du vieux village fortifié ; permettant ainsi de faire valoir les multiples facettes historiques et patrimoniales du site patrimonial déclaré. Le public visé : toutes les familles de la MRC de Roussillon. L’objectif à long terme est de faire revenir cet événement annuellement si l’expérience est concluante. Le Week-end d’autrefois du Vieux-La Prairie s’articulera autour de trois volets bien précis (la réalisation du volet de la Ligne du Temps est assumée financièrement par la SHLM et une demande de subvention a été déposée au Fonds culturel de la MRC de Roussillon au mois d’avril) Animation historique : des acteurs professionnels en costumes d’époque vont parcourir le site, assurant ainsi une animation continue ; ces acteurs vont incarner des personnages d’époque (un crieur public, un sergent-recruteur, un conteur, des musiciens d’époque, la Borgnesse (Amérindienne de la bataille de 1691), Jacques Perras (coureur des bois de La Prairie) et Jean-Baptiste Varin (1er maire).  Ateliers interactifs : une foule d’artisans seront sur place pour expliquer les vieux métiers d’antan (potier, forgeron, tourneur, tonnelier…). Nous aurons aussi des ateliers sur l’histoire de La Prairie (conférence du 350e), des visites guidées en calèche, un cours de cuisine de l’époque de la Nouvelle-France et des kiosques historiques (Musée d’archéologie de Roussillon, Société d’histoire des Filles du Roy, SHLM…). Le projet de la Ligne du Temps : expliquer l’histoire militaire du fort de La Prairie et de la région par la reconstitution historique : plusieurs organismes de reconstitution dont la mission est de faire connaître l’histoire militaire à différentes époques de l’histoire du Canada vont camper toute la fin de semaine dans le parc du Sentier du Vieux Fort. Ils seront placés en ordre chronologique en commençant derrière la SHLM (1667) pour se terminer devant l’église de La Nativité (1870) : Guerriers amérindiens (1667-1676), Carignan-Salières (1665-68), Compagnies franches de la Marine et Habitants du fort (1685-1760), Soldats britanniques (1760-1870) et Patriotes de 1837-1838. ...
Un membre de la SHLM honoré par le Lieutenant-gouverneur du Québec
Toutes nos félicitations à Monsieur Jean L’Heureux qui a reçu, le 2 avril dernier au pavillon Vanier du Collège militaire royal de Saint-Jean-sur-Richelieu, la médaille d’argent des aînés, remise par le Lieutenant-gouverneur du Québec, l’honorable J. Michel Doyon, en reconnaissance de l’engagement bénévole, de la détermination et du dépassement de soi. Monsieur L’Heureux œuvre à la SHLM depuis plus de 30 ans dans les domaines de l’histoire et de la généalogie et il a déjà été le président de notre organisme entre 1991 et 2003 (record de longévité à la présidence à ce jour). Son bénévolat en généalogie est inestimable et on ne compte plus le nombre de chercheurs qui ont pu bénéficier de ses talents de fin limier. Merci à la municipalité de La Prairie pour la mise en candidature de Monsieur L’Heureux l’hiver dernier. Plusieurs élus et membres de la SHLM étaient présents lors de la remise de sa médaille. Monsieur L’Heureux est le troisième membre de la SHLM en autant d’années à recevoir cette distinction (Madame Patricia McGee-Fontaine en 2015 et Monsieur Gaétan Bourdages en 2016). Photo (dans l’ordre habituel) : Monsieur Jean L’Heureux, l’Honorable Monsieur J. Michel Doyon (Lieutenant-gouverneur du Québec), Monsieur Donat Serres (maire de La Prairie) et Monsieur Jean-Claude Poissant (député de la circonscription fédérale de La Prairie). ...
01 Jan 1970
Conférence | Réseaux familiaux et anciens acadiens à l'époque des patriotes de 1830 à 1837

Au jour le jour, avril 2017

La rue Saint-Georges en 1912.

Exposition d’histoire à Dorval par un membre de la SHLM
Musée d’histoire et du patrimoine de Dorval. La cour arrière donne sur le lac Saint-Louis. La plupart des membres de la SHLM me connaissent comme étant celui qui réalise la mise en page du bulletin Au jour le jour depuis septembre 2008. J’ai une très mauvaise mémoire des dates et j’aurais fait un piètre historien, mais je m’intéresse depuis l’enfance à l’histoire, et plus particulièrement à la façon dont l’humanité vit au quotidien : ses objets, ses outils, ses moyens de transport, son alimentation, sa langue, enfin, tout ce qui fait partie de la vie courante. Mon métier, celui de designer graphique, me permet de m’intéresser à une variété de sujets, mais surtout, il me permet d’aider à retransmettre les connaissances de gens qui savent. Mon travail, c’est de rendre ce savoir intéressant. En 28 ans de carrière, j’ai eu la chance de réaliser des milliers de projets, mais j’ai toujours rêvé de participer à l’élaboration d’une exposition dans un musée. Le monde muséal est assez hermétique, quelques entreprises se partagent la quasi-totalité des projets et j’avais fait une croix sur la possibilité de travailler sur une exposition jusqu’à ce que le Musée d’histoire et du patrimoine de Dorval me confie le mandat de faire le design de l’exposition « Vivre à la victorienne, une question d’étiquette ». J’avouerai candidement que je ne connaissais de Dorval que son aéroport et que je n’avais aucune idée que cette ville avait son propre musée. Et quel musée ! Situé aux abords du lac Saint-Louis, celui-ci est logé au sein d’une construction ancienne qui a été rénovée avec goût et à laquelle on a ajouté des extensions afin d’en agrandir la superficie d’exposition. Le musée présente une exposition permanente dynamique et fort intéressante, ainsi que quelques expositions temporaires.  Soirée du lancement. Le sujet de l’exposition me convenait totalement. J’ai beaucoup lu sur l’époque victorienne telle que vécue au Canada, et il faut savoir que Dorval était à cette époque une zone mixte de villégiature pour les familles fortunées, majoritairement anglophones, et les familles des agriculteurs, plus modestes. L’esprit d’innovation de la période industrielle, allié au style flamboyant et souvent chargé de cette époque, s’est incarné de façon ostentatoire chez les villégiateurs. L’extraordinaire équipe du musée, dirigée par Madame Sara Giguère, a préparé la recherche, choisi et déniché les artéfacts présentés et rédigé les textes qui mettaient en évidence les différents aspects du quotidien des villégiateurs et des agriculteurs.    Armés de ces précieux contenus, mon équipe et moi avons à notre tour fait des recherches graphiques poussées afin de bien saisir l’essence de cette époque folle de textures, de tapisseries et de motifs élaborés. Nous avons décidé de conserver certains éléments de ce style, notamment la palette de couleurs, riche et sombre, les textures détaillées et les polices de caractères populaires à cette époque où les presses permettaient davantage de liberté dans le dessin des caractères. Nous avons cependant décidé de ne pas utiliser tous ces attributs graphiques en même temps : l’époque victorienne n’avait pas peur d’en faire trop et de permettre que se côtoient plusieurs motifs et textures chargées qui se disputent notre attention. Une exposition se doit d’être lisible et nous voulions nous assurer que la qualité de la recherche et des textes soit mise en valeur. Nous avons opté pour de généreuses murales imprimées qui habillent les murs de l’exposition. Cinq thématiques ont été exprimées en autant de tableaux : le contexte historique, l’alimentation, les vêtements, les loisirs et les transports. Nous avons intégré à ces murales des photographies d’époque, certaines de photographes locaux, et d’autres, superbes, de William Notman. Nous avons également eu le bonheur de travailler avec Monsieur Donald Caron, qui a illustré fidèlement des personnages habillés dans de magistrales tenues victoriennes et dans un style évoquant la gravure, un art tout indiqué pour la reproduction sur presse à cette époque. L’exposition a été lancée dans le cadre des activités du 125e de la ville de Dorval (tout le monde ne peut pas avoir 350 ans), et j’ai eu la chance de rencontrer le maire de la ville qui, tout comme notre maire, est attaché à l’histoire, ainsi que plusieurs membres de la Société historique de Dorval. Vous pouvez visiter cette exposition jusqu’au 16 juillet 2017. L’entrée est gratuite et le musée est ouvert du jeudi au dimanche, de 13 h à 16 h 30.  MUSÉE D’HISTOIRE ET DU PATRIMOINE DE DORVAL 1850, chemin du Bord-du-Lac, Dorval 514 633-4314 ...
Soutien des élus dans la mission de la SHLM
En rédigeant le rapport annuel en prévision de la tenue de l’assemblée générale, nous avons pu constater l’ampleur du soutien des élus des différents paliers de gouvernement (municipal, provincial et fédéral) dans la réalisation de notre mission. Ce soutien, financier et moral, se présente sous différentes formes. C’est ainsi que nous avons reçu, le 23 février dernier, Monsieur Donat Serres, maire de La Prairie. Monsieur Serres a profité de sa visite pour nous remettre un chèque de 35 000 $. La municipalité de La Prairie nous remet annuellement cette somme depuis plus de quinze ans à la suite des démarches entreprises par le président de l’époque, Monsieur René Jolicoeur, pour embaucher une coordonnatrice et assurer l’ouverture de nos bureaux durant la saison morte. Le 7 mars dernier, nous avons été invités par le député de la circonscription provinciale de La Prairie, Monsieur Richard Merlini, à une cérémonie protocolaire qui s’est déroulée à la salle du conseil municipal de l’hôtel de ville de La Prairie. Durant cette cérémonie, Monsieur Merlini a remis à la ville de La Prairie et à la SHLM une copie certifiée de la déclaration lue le 8 février dernier à l’Assemblée nationale afin de souligner les 350 ans de la municipalité de La Prairie. Monsieur Merlini nous a également soutenus financièrement l’année dernière dans le projet 1691 (commémoration des 325 ans de la bataille de La Prairie et prospection archéologique en collaboration avec le Musée d’archéologie de Roussillon). Dans l’ordre habituel: Donat Serres, maire de La Prairie, Richard Merlini, député provincial et Stéphane Tremblay, président de la SHLM Finalement, Monsieur Jean-Claude Poissant, député de la circonscription fédérale de La Prairie, commanditera notre exposition estivale qui sera consacrée au 350e anniversaire de La Prairie. La SHLM est très reconnaissante du soutien des élus des différents paliers de gouvernement et les remercie de lui permettre de réaliser sa mission.   ...
01 Jan 1970
Conférence | La Prairie, 350 ans d’une riche histoire