Sélection d'une édition

    La SHLM au 33e Conseil de généalogie

    N.D.L.R. La FQSG vit actuellement des heures difficiles ; un conflit interne bouleverse l’administration en place. Ce conflit s’articule autour d’une lutte de pouvoir avec en filigrane des divergences majeures sur ce que devraient être les exigences futures du BQACG. Il est à souhaiter que cette situation se règle rapidement pour le plus grand bien de la généalogie au Québec.

    La Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) organise annuellement un Conseil de généalogie où elle invite deux représentants par société membre. Les participants sont invités à échanger entre eux sur divers sujets à caractère généalogique.

    Le 33e Conseil de généalogie a eu lieu le 24 octobre dernier au séminaire des Frères du Sacré-Coeur de Victoriaville. Cette année, M. Stéphane Tremblay (directeur adjoint du comité de généalogie) représentait la SHLM. Chaque société présente s’est vue remettre, gracieuseté de la FQSG, un exemplaire de chacun des titres suivants : « Combattre pour la France en Amérique » et « 25 ans au carrefour de la recherche généalogique au Québec ».

    L’ordre du jour de cette réunion comprenait deux items: en avant-midi, les représentants étaient invités à résumer les activités de leur société de généalogie pour l’année qui se termine et en après-midi, la fédération allait présenter aux représentants des sociétés membres le document de consultation produit par le comité de travail du BQACG (Bureau québécois d’attestation de compétence en généalogie).

    En matinée, 23 représentants, sur une possibilité de 54 sociétés membres, se levèrent à tour de rôle pour présenter un résumé de leurs activités annuelles. Ce tour de table fut fort instructif et votre représentant a su s’acquitter de cette tâche avec concision. L’objectif principal de mon intervention était de mettre en relief le travail constant de nos bénévoles à travers toutes les différentes activités de la SHLM : vente de livres usagés, club de généalogie, visites guidées, Archi-Log, projet de numérisation des photographies des maisons patrimoniales du Vieux-La Prairie, conférences, bulletin mensuel « Au jour le jour » et publication du livre « 1691 : La bataille de La Prairie ». À n’en pas douter nous sommes une société d’histoire et de généalogie très dynamique dont nous devons être fiers.

    Avant le repas du midi (offert par la Fédération) M. Marcel Fournier a déposé le rapport des activités du Fichier Origine pour l’année 2009. Le Fichier Origine (www.fichierorigine.com) sert à obtenir des informations sur les ancêtres des Québécois qui sont arrivés en Amérique du Nord entre 1608 et 1865. Ce répertoire fut visité plus de 5 000 fois par les internautes en 2009 et il renferme maintenant des informations sur 5 189 pionniers.

    En après-midi, le comité de travail du BQACG a déposé son document de consultation et en a fait la lecture point par point devant les représentants des sociétés de généalogie. Les suggestions des représentants ont été notées afin d’élaborer un document final qui sera présenté au conseil d’administration de la FQSG en avril 2010.

    Depuis 1990, les attestations de compétence en généalogie sont décernées par le Bureau québécois d’attestation de compétence en généalogie (BQACG). En fait, cet organisme est un bureau de service créé et géré par la FQSG. En octobre 2008, un nouveau système de compétence basé sur l’accumulation de points avait été mis en place par la Fédération. Ce système avait été rapidement critiqué et un comité de travail avait été mis sur pied en juin 2009 afin de revoir la structure et le fonctionnement du BQACG.

    Le système proposé par le comité fait disparaitre le système de pointage élaboré en 2008. Dorénavant, les candidats qui présenteront un portfolio pour obtenir une des catégories d’attestation seront évalués par trois juges nommés par le BQACG. Les trois catégories d’attestation sont : généalogiste de filiation agréé (GFA), généalogiste recherchiste agréé (GRA) et maître généalogiste agréé (MGA). Les juges nommés par le BQACG seront tous détenteurs d’une attestation de la catégorie MGA.

    Pour obtenir une catégorie d’attestation, le candidat devra passer un examen écrit (pour chaque niveau postulé) et devra faire la preuve qu’il possède toutes les compétences requises en déposant un portfolio comportant des travaux généalogiques en rapport avec les compétences exigées. Des frais administratifs (non spécifiés en ce moment) seront exigés pour ouvrir un dossier dans chacune des catégories. Si un candidat échoue, il pourra se représenter au BQACG avec son nouveau portfolio après un délai d’une année.

    Le but principal de la refonte de ce système d’attestation est de stimuler l’intérêt des membres des sociétés de généalogie et de les inciter à faire reconnaître leur travail au sein de leur communauté. En ce moment au Québec, selon le site de la FQSG (www.federationgenealogie.qc.ca), 26 personnes possèdent l’attestation de GFA, 20 personnes possèdent celle de GRA et seulement 15 personnes possèdent l’attestation de MGA.

    Ce processus de consultation connaîtra son dénouement final lorsque le document approuvé par le conseil d’administration de la FQSG sera soumis au vote lors de l’assemblée générale annuelle de la FQSG au congrès de Drummondville (du 28 au 30 mai 2010).

    N.D.L.R. La FQSG vit actuellement des heures difficiles ; un conflit interne bouleverse l’administration en place. Ce conflit s’articule autour d’une lutte de pouvoir avec en filigrane des divergences majeures sur ce que devraient être les exigences futures du BQACG. Il est à souhaiter que cette situation se règle rapidement pour le plus grand bien de la généalogie au Québec. La Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) organise annuellement un Conseil de généalogie où elle invite deux représentants par société membre. Les participants sont invités à échanger entre eux sur divers sujets à caractère généalogique. Le 33e Conseil de généalogie a eu lieu le 24 octobre dernier au séminaire des Frères du Sacré-Coeur de Victoriaville. Cette année, M. Stéphane Tremblay (directeur adjoint du comité de généalogie) représentait la SHLM. Chaque société présente s’est vue remettre, gracieuseté de la FQSG, un exemplaire de chacun des titres suivants : « Combattre pour la France en Amérique » et « 25 ans au carrefour de la recherche généalogique au Québec ». L’ordre du jour de cette réunion comprenait deux items: en avant-midi, les représentants étaient invités à résumer les activités de leur société de généalogie pour l’année qui se termine et en après-midi, la fédération allait présenter aux représentants des sociétés membres le document de consultation produit par le comité de travail du BQACG (Bureau québécois d’attestation de compétence en généalogie). En matinée, 23 représentants, sur une possibilité de 54 sociétés membres, se levèrent à tour de rôle pour présenter un résumé de leurs activités annuelles. Ce tour de table fut fort instructif et votre représentant a su s’acquitter de cette tâche avec concision. L’objectif principal de mon intervention était de mettre en relief le travail constant de nos bénévoles à travers toutes les différentes activités de la SHLM : vente de livres usagés, club de généalogie, visites guidées, Archi-Log, projet de numérisation des photographies des maisons patrimoniales du Vieux-La Prairie, conférences, bulletin mensuel « Au jour le jour » et publication du livre « 1691 : La bataille de La Prairie ». À n’en pas douter nous sommes une société d’histoire et de généalogie très dynamique dont nous devons être fiers. Avant le repas du midi (offert par la Fédération) M. Marcel Fournier a déposé le rapport des activités du Fichier Origine pour l’année 2009. Le Fichier Origine (www.fichierorigine.com) sert à obtenir des informations sur les ancêtres des Québécois qui sont arrivés en Amérique du Nord entre 1608 et 1865. Ce répertoire fut visité plus de 5 000 fois par les internautes en 2009 et il renferme maintenant des informations sur 5 189 pionniers. En après-midi, le comité de travail du BQACG a déposé son document de consultation et en a fait la lecture point par point devant les représentants des sociétés de généalogie. Les suggestions des représentants ont été notées afin d’élaborer un document final qui sera présenté au conseil d’administration de la FQSG en avril 2010. Depuis 1990, les attestations de compétence en généalogie sont décernées par le Bureau québécois d’attestation de compétence en généalogie (BQACG). En fait, cet organisme est un bureau de service créé et géré par la FQSG. En octobre 2008, un nouveau système de compétence basé sur l’accumulation de points avait été mis en place par la Fédération. Ce système avait été rapidement critiqué et un comité de travail avait été mis sur pied en juin 2009 afin de revoir la structure et le fonctionnement du BQACG. Le système proposé par le comité fait disparaitre le système de pointage élaboré en 2008. Dorénavant, les candidats qui présenteront un portfolio pour obtenir une des catégories d’attestation seront évalués par trois juges nommés par le BQACG. Les trois catégories d’attestation sont : généalogiste de filiation agréé (GFA), généalogiste recherchiste agréé (GRA) et maître généalogiste agréé (MGA). Les juges nommés par le BQACG seront tous détenteurs d’une attestation de la catégorie MGA. Pour obtenir une catégorie d’attestation, le candidat devra passer un examen écrit (pour chaque niveau postulé) et devra faire la preuve qu’il possède toutes les compétences requises en déposant un portfolio comportant des travaux généalogiques en rapport avec les compétences exigées. Des frais administratifs (non spécifiés en ce moment) seront exigés pour ouvrir un dossier dans chacune des catégories. Si un candidat échoue, il pourra se représenter au BQACG avec son nouveau portfolio après un délai d’une année. Le but principal de la refonte de ce système d’attestation est de stimuler l’intérêt des membres des sociétés de généalogie et de les inciter à faire reconnaître leur travail au sein de leur communauté. En ce moment au Québec, selon le site de la FQSG (www.federationgenealogie.qc.ca), 26 personnes possèdent l’attestation de GFA, 20 personnes possèdent celle de GRA et seulement 15 personnes possèdent l’attestation de MGA. Ce processus de consultation connaîtra son dénouement final lorsque le document approuvé par le conseil d’administration de la FQSG sera soumis au vote lors de l’assemblée générale annuelle de la FQSG au congrès de Drummondville (du 28 au 30 mai 2010). ...

    Les home children

    Au lendemain de la guerre de 1914-1918, la famille de grand-père Desrosiers accueillit un jeune garçon venu d’Angleterre. Il s’appelait Ernest Banford. À la même époque, un autre garçon du nom de Gibb arrivait chez Émile Raquepas.

    Depuis longtemps, le gouvernement canadien encourageait l’immigration d’agriculteurs britanniques sur son territoire. En 1903, dans le but d’accroître davantage l’arrivée de ces ressortissants au pays, il établit, à Londres, un bureau d’émigration bien situé qui ouvrit la voie à cet accroissement. Un grand nombre de Britanniques, tant nantis que pauvres, répondirent à l’appel. La plupart des immigrés pauvres arrivés avant la guerre y vinrent avec leur famille, mais un nombre impressionnant étaient seuls. Parmi ceux-là, des milliers de jeunes garçons et filles n’étaient pas accompagnés d’un adulte, membre de leur famille, à leur arrivée. Les garçons, une fois ici, devenaient des apprentis ouvriers agricoles, et les filles étaient envoyées dans des petites villes et des foyers ruraux pour y travailler comme domestiques.

    On les appelait les home children, soit les jeunes des taudis, des hospices ou des maisons de correction et des écoles paroissiales donnant asile aux pauvres, et envoyés au Canada – et dans d’autres colonies britanniques – pour répondre à la demande sans cesse croissante de main-d’oeuvre bon marché dans les fermes canadiennes, et pour servir de domestiques dans les foyers.

    Nombre de ces jeunes, la plupart d’entre eux âgés de 8 à 10 ans, provenaient de familles urbaines pauvres qui ne pouvaient s’en occuper adéquatement. D’autres enfants, peut-être le tiers, étaient des orphelins, alors que le reste était des jeunes fugueurs ou des enfants abandonnés. À une époque où peu d’émigrants britanniques étaient contraints au travail forcé une fois rendus à destination, presque tous ces enfants immigrants devenaient des apprentis peu de temps après leur arrivée au Canada.

    L’accueil d’enfants britanniques orphelins et pauvres avait débuté vers 1830. Le mouvement des home children se structura vraiment vers 1868. Des activistes entreprenants, désireux de sauver des enfants qui vivaient dans des conditions pitoyables, lancèrent différents programmes d’émigration juvénile. Ils croyaient que l’émigration était un moyen efficace de sauver ces jeunes parmi les plus pauvres et provenant des districts les plus peuplés des villes grouillantes de Grande-Bretagne. Dans les fermes canadiennes, loin des tentations et de l’air pollué de la ville, leurs protégés deviendraient des adultes travailleurs et en santé. C’est ce qu’on croyait.

    Ce fut sans doute souvent le cas. Pour ces enfants transplantés dans cet autre pays aux grands espaces remplis d’air pur, coupés des liens familiaux, même très ténus et imparfaits, la terre promise ne s’est pas toujours avérée un éden. Suite à la découverte d’un certain nombre d’enfants gravement maltraités sur des fermes et au suicide de quelques-uns, la Direction générale de l’immigration adopta, en 1925, un règlement interdisant aux sociétés d’immigration volontaire d’amener des enfants de moins de 14 ans au Canada. Le programme d’immigration de longue durée prit fin abruptement en 1939. Entre autres raisons, parce que l’opinion des Canadiens et des Britanniques avait évoluée. De part et d’autre de l’Atlantique, on ne tolérait plus l’idée que des organismes philanthropiques séparent des jeunes de leurs parents et les envoient travailler dans des terres lointaines, aussi saines soient-elles.

    Le jeune Banford accueilli chez les Desrosiers était un beau garçon aux cheveux d’un blond pâle. Il couchait sous les combles avec les garçons encore présents à la maison. Grand-mère qui avait de l’affection pour lui prenait soin de le bien nourrir. Il souffrait toutefois, malheureusement, d’une affection chronique fort désagréable pour l’entourage, le catarrhe puant. On désignait autrefois par ce terme une inflammation de la muqueuse nasale, de la gorge et des bronches, déterminant une hypersécrétion des muqueuses. Dans le cas d’Ernest, les abondantes sécrétions coupaient littéralement l’appétit de ceux qui mangeaient près de lui. Le Docteur Dubuc, du village, s’avéra impuissant à remédier à cette affection. Après plus d’un an, on dut se résigner à se séparer de ce jeune qui retourna dans son pays. Si ce départ soulagea quelqu’un, personne n’en fut heureux et des coeurs furent sincèrement peinés.
     

    Source internet :

    Young immigrants to Canada

    Ernest Banford

    Au lendemain de la guerre de 1914-1918, la famille de grand-père Desrosiers accueillit un jeune garçon venu d’Angleterre. Il s’appelait Ernest Banford. À la même époque, un autre garçon du nom de Gibb arrivait chez Émile Raquepas. Depuis longtemps, le gouvernement canadien encourageait l’immigration d’agriculteurs britanniques sur son territoire. En 1903, dans le but d’accroître davantage l’arrivée de ces ressortissants au pays, il établit, à Londres, un bureau d’émigration bien situé qui ouvrit la voie à cet accroissement. Un grand nombre de Britanniques, tant nantis que pauvres, répondirent à l’appel. La plupart des immigrés pauvres arrivés avant la guerre y vinrent avec leur famille, mais un nombre impressionnant étaient seuls. Parmi ceux-là, des milliers de jeunes garçons et filles n’étaient pas accompagnés d’un adulte, membre de leur famille, à leur arrivée. Les garçons, une fois ici, devenaient des apprentis ouvriers agricoles, et les filles étaient envoyées dans des petites villes et des foyers ruraux pour y travailler comme domestiques. On les appelait les home children, soit les jeunes des taudis, des hospices ou des maisons de correction et des écoles paroissiales donnant asile aux pauvres, et envoyés au Canada – et dans d’autres colonies britanniques – pour répondre à la demande sans cesse croissante de main-d’oeuvre bon marché dans les fermes canadiennes, et pour servir de domestiques dans les foyers. Nombre de ces jeunes, la plupart d’entre eux âgés de 8 à 10 ans, provenaient de familles urbaines pauvres qui ne pouvaient s’en occuper adéquatement. D’autres enfants, peut-être le tiers, étaient des orphelins, alors que le reste était des jeunes fugueurs ou des enfants abandonnés. À une époque où peu d’émigrants britanniques étaient contraints au travail forcé une fois rendus à destination, presque tous ces enfants immigrants devenaient des apprentis peu de temps après leur arrivée au Canada. L’accueil d’enfants britanniques orphelins et pauvres avait débuté vers 1830. Le mouvement des home children se structura vraiment vers 1868. Des activistes entreprenants, désireux de sauver des enfants qui vivaient dans des conditions pitoyables, lancèrent différents programmes d’émigration juvénile. Ils croyaient que l’émigration était un moyen efficace de sauver ces jeunes parmi les plus pauvres et provenant des districts les plus peuplés des villes grouillantes de Grande-Bretagne. Dans les fermes canadiennes, loin des tentations et de l’air pollué de la ville, leurs protégés deviendraient des adultes travailleurs et en santé. C’est ce qu’on croyait. Ce fut sans doute souvent le cas. Pour ces enfants transplantés dans cet autre pays aux grands espaces remplis d’air pur, coupés des liens familiaux, même très ténus et imparfaits, la terre promise ne s’est pas toujours avérée un éden. Suite à la découverte d’un certain nombre d’enfants gravement maltraités sur des fermes et au suicide de quelques-uns, la Direction générale de l’immigration adopta, en 1925, un règlement interdisant aux sociétés d’immigration volontaire d’amener des enfants de moins de 14 ans au Canada. Le programme d’immigration de longue durée prit fin abruptement en 1939. Entre autres raisons, parce que l’opinion des Canadiens et des Britanniques avait évoluée. De part et d’autre de l’Atlantique, on ne tolérait plus l’idée que des organismes philanthropiques séparent des jeunes de leurs parents et les envoient travailler dans des terres lointaines, aussi saines soient-elles. Le jeune Banford accueilli chez les Desrosiers était un beau garçon aux cheveux d’un blond pâle. Il couchait sous les combles avec les garçons encore présents à la maison. Grand-mère qui avait de l’affection pour lui prenait soin de le bien nourrir. Il souffrait toutefois, malheureusement, d’une affection chronique fort désagréable pour l’entourage, le catarrhe puant. On désignait autrefois par ce terme une inflammation de la muqueuse nasale, de la gorge et des bronches, déterminant une hypersécrétion des muqueuses. Dans le cas d’Ernest, les abondantes sécrétions coupaient littéralement l’appétit de ceux qui mangeaient près de lui. Le Docteur Dubuc, du village, s’avéra impuissant à remédier à cette affection. Après plus d’un an, on dut se résigner à se séparer de ce jeune qui retourna dans son pays. Si ce départ soulagea quelqu’un, personne n’en fut heureux et des coeurs furent sincèrement peinés.   Source internet : Young immigrants to Canada Ernest Banford ...

    Recherche de photographies anciennes

    Au cours de l’été dernier, la SHLM a profité d’une subvention du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine pour réaliser un DVD de photographies des bâtiments situés dans l’arrondissement historique.

    Le projet s’articulait autour de nombreuses étapes : sélection des photos, numérisation et corrections, recherche d’informations historiques et description des images. Par la suite, il a fallu transférer toutes ces données dans Archi-Log et accorder une cote à chaque photographie. Plus de 230 images ont été ainsi traitées.

    Il est fort probable que ce projet se poursuive au printemps prochain. C’est pourquoi nous faisons appel à nos lecteurs pour élargir notre collection d’images illustrant l’arrondissement historique de La Prairie. Si êtes en possession de photographies anciennes ou récentes illustrant un élément du Vieux-La Prairie nous serions heureux de vous les emprunter afin de les numériser. Ces photos vous seraient rendues par la suite. Voilà donc une bonne occasion de collaborer à un projet de votre Société d’histoire.

    Au cours de l’été dernier, la SHLM a profité d’une subvention du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine pour réaliser un DVD de photographies des bâtiments situés dans l’arrondissement historique. Le projet s’articulait autour de nombreuses étapes : sélection des photos, numérisation et corrections, recherche d’informations historiques et description des images. Par la suite, il a fallu transférer toutes ces données dans Archi-Log et accorder une cote à chaque photographie. Plus de 230 images ont été ainsi traitées. Il est fort probable que ce projet se poursuive au printemps prochain. C’est pourquoi nous faisons appel à nos lecteurs pour élargir notre collection d’images illustrant l’arrondissement historique de La Prairie. Si êtes en possession de photographies anciennes ou récentes illustrant un élément du Vieux-La Prairie nous serions heureux de vous les emprunter afin de les numériser. Ces photos vous seraient rendues par la suite. Voilà donc une bonne occasion de collaborer à un projet de votre Société d’histoire. ...

    Conférence: L’esclavage en Nouvelle-France

    Mme Denyse Beaugrand-Champagne y traitera de l’esclavage en Nouvelle-France.

    Un voyage dans les fonds d’archives pour aborder l’esclavage en Nouvelle-France. Des esclaves, d’origine amérindienne et africaine, sont mentionnés dans les registres de l’État civil, les greffes des notaires et les archives judiciaires. Leur présence est confirmée par les journaux personnels et dans le rapport annuel des Jésuites, alors que la législation les concernant est présente dans les registres des intendants et dans la correspondance officielle.

    Mme Denyse Beaugrand-Champagne y traitera de l’esclavage en Nouvelle-France. Un voyage dans les fonds d’archives pour aborder l’esclavage en Nouvelle-France. Des esclaves, d’origine amérindienne et africaine, sont mentionnés dans les registres de l’État civil, les greffes des notaires et les archives judiciaires. Leur présence est confirmée par les journaux personnels et dans le rapport annuel des Jésuites, alors que la législation les concernant est présente dans les registres des intendants et dans la correspondance officielle. ...

    À propos du bulletin

    Éditeur

    Société d’histoire de

    La Prairie-de-la-Magdeleine

    Dépôt légal 2002

    Bibliothèque nationale du Québec

    Bibliothèque nationale du Canada

    ISSN 1499-7312

    COLLABORATEURS :

    Coordination

    Gaétan Bourdages

    Rédaction

    Gaétan Bourdages

    Laurent Houde

    Révision

    Jean-Pierre Yelle

    Design graphique

    François-Bernard Tremblay

    www.bonmelon.com

    Impression

    SHLM

    Siège social

    249, rue Sainte-Marie

    La Prairie (Québec) J5R 1G1

    Téléphone

    450-659-1393

    Courriel

    [email protected]

    Site Web

    www.laprairie-shlm.com

    Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur.

    La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour.

    Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Laurent Houde Révision Jean-Pierre Yelle Design graphique François-Bernard Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur. La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour....

    Nouvelles SHLM

    Travaux à l’édifice du Vieux Marché

    Lors d’une conférence de presse donnée à La Prairie le 2 octobre dernier, la ministre du Tourisme et ministre responsable de la Montérégie, Mme Nicole Ménard, annonçait une aide financière de 109 430,00 $ pour soutenir d’importants travaux de restauration de l’édifice du Vieux Marché. L’aide accordée permettra de compléter le financement nécessaire pour restaurer la toiture et la maçonnerie, remplacer les portes et les fenêtres et assurer la réfection du clocher.
     

    Nouvelle secrétaire coordonnatrice

    Suite au départ de Mme Édith Gagnon et après avoir occupé de nombreux postes en administration et dans le secteur de la finance, Mme Karine Gervais s’est jointe à nous depuis le 1er septembre dernier. Nous lui souhaitons beaucoup de satisfaction dans ses nouvelles fonctions.
     

    Nouveaux membres

    Nous souhaitons la bienvenue à nos nouveaux membres :

    393 Gilles Blanchard

    394 Jocelyne Sainte-Marie

    395 Hélène Sainte-Marie

    396 Alain Pomminville

    397 Louise André

    398 Gérard Forget

    399 Dolores Landry

    400 Claudette Charest

    Travaux à l’édifice du Vieux Marché Lors d’une conférence de presse donnée à La Prairie le 2 octobre dernier, la ministre du Tourisme et ministre responsable de la Montérégie, Mme Nicole Ménard, annonçait une aide financière de 109 430,00 $ pour soutenir d’importants travaux de restauration de l’édifice du Vieux Marché. L’aide accordée permettra de compléter le financement nécessaire pour restaurer la toiture et la maçonnerie, remplacer les portes et les fenêtres et assurer la réfection du clocher.   Nouvelle secrétaire coordonnatrice Suite au départ de Mme Édith Gagnon et après avoir occupé de nombreux postes en administration et dans le secteur de la finance, Mme Karine Gervais s’est jointe à nous depuis le 1er septembre dernier. Nous lui souhaitons beaucoup de satisfaction dans ses nouvelles fonctions.   Nouveaux membres Nous souhaitons la bienvenue à nos nouveaux membres : 393 Gilles Blanchard 394 Jocelyne Sainte-Marie 395 Hélène Sainte-Marie 396 Alain Pomminville 397 Louise André 398 Gérard Forget 399 Dolores Landry 400 Claudette Charest...

    Rue Charles-Yelle

    N.D.L.R. Les informations qui suivent sont tirées d’un texte inédit de Mgr Émile Yelle et de la collaboration de M. Jean-Pierre Yelle.

    Deux hypothèses existent quant à l’origine du nom : le nom de Diel s’est perpétué grâce à un ruisseau qui portait son nom. Les Diel ou dit Yell seraient peut-être des descendants des Vikings islandais de l’île de Yell qui ont participé à l’invasion du nord-ouest de la France par les Normands et leurs terribles drakkars au 9e siècle. Cependant seule une analyse de l’ADN paternel pourrait confirmer cette hypothèse.

    Ou encore : Diel est une forme franc-comtoise du nom de Saint-Déicole, qui fut abbé de Lure en Franche-Comté. Sa sainteté éminente et la multitude de ses miracles le rendirent populaire dans toute la France.

    En Franche-Comté, les enfants recevaient souvent au baptême le nom de Deel et les filles celui de Deele (corruption de Diel). Lorsqu’au Moyen Âge, les ordonnances des rois de France obligèrent les citoyens des villes aussi bien que les serfs à adopter un nom de famille en plus de leur nom de baptême, un grand nombre changèrent leur prénom en nom patronymique. C’est ainsi que s’explique la formation de nombreux noms de famille empruntés aux grands saints populaires de la France: Diel, Jean, Jacques, Denis, Martin, Rémy, Thibaut etc.

    Charles Diel était dit le Petit, son surnom lui venant sans aucun doute de sa petite taille. Il était né en France, à Sainte-Colombe-en-Caux, en Normandie, en 1652, du mariage de Philippe Diel, laboureur, et de Marie Hanquetin.

    Venu de Sainte-Colombe au Canada, Charles Diel dit le Petit passait son contrat de mariage à Montréal, devant le notaire Bénigne Basset, le 10 août 1676. Vingt-et-un jours plus tard, à l’église Notre-Dame, il épousait Marie-Anne Picard, fille d’Hugues Picard et d’Antoinette de Liercourt. À son mariage, Marie-Anne Picard ne comptait pas encore treize ans, puisqu’elle avait été baptisée à Montréal, le 3 novembre 1663. Voici une copie fidèle de cet acte:

    « Le Trente et Un août Mil Six Cent Soixe et Seize – A Esté fait et Solennize Le Mariage de Charles diel habitant de la Prajrie de la Magdelajne – fils de deffunct Philippe diel vivant Laboureur demt a Ste Colombe en Caulx diocese de Rouen et de Marie hanquetin ses pere et mere et de Marie anne picard, fille de hugues Picard et d’Anthoinette de Liercourt ses pere et mere de cette paroisse Les trojs bans publis auparavant Sans aucune opposition Ledt AMariage fait en presence de Mr Claude Raimbaut Menuisier, Symon Guillory Armurier de hugues picard et d’Anthoinette de Liercourt pere et Mere de Lad; de Pierre L’Escuyer beaufrère et de Marie Juillet Sa femme, soeur de Mere de lad et de plusieurs autres tous amys communs desdparties quj ont déclaré ne Scavoir Signer de ce fe requis Selon l’ordonnance.

    catherine primot             guillory

    marie iuliete                   francoise Lemoyne

    Charle iulet

    Claude Raimbault G. Perot curé ».

     Après son mariage Charles Diel, qui est l’ancêtre des Yelle (Diel) d’Amérique du nord, s’établit sur le fleuve St-Laurent, dans la seigneurie de La Prairie à l’endroit appelé « Mouille-pieds ». Du côté de La Prairie, sa propriété était bornée par un ruisseau connu longtemps sous le nom de « ruisseau Diel ». Cette propriété appartenait en 1940 à l’honorable Simard (boulevard Simard), et sur l’autoroute 132 entre Saint-Lambert et La Prairie, on traversait le « ruisseau Diel » sur le pont Simard. Ce ruisseau n’est plus visible aujourd’hui, on peut cependant en distinguer encore la trace au printemps lors de la fonte des neiges. En 1722 les limites entre La Prairie et Longueuil furent changées, et la propriété des Diel devint la dernière de la paroisse de Longueuil du côté ouest.

    C’est donc à La Prairie que les recen seurs de l’année 1681 le retrouvent et nous le présentent ainsi avec sa famille:

    « Charles Diel 28 ; Madelaine (Marie-Anne) Picard, sa femme, 19 ; enfants : Jeanne 3, Marie, 1 ; 1 fusil ; 3 vaches, 4 arpents en valeur. »

    Huit autres enfants, trois garçons et cinq filles devaient naître par la suite, faisant un total de dix enfants, trois garçons et sept filles. Suite au décès de Marie-Anne Picard à Montréal en 1697, Charles Diel se remaria à Montréal en 1702 à Marie-Françoise Simon. Deux enfants naquirent de cette seconde union. Nous ignorons à quel moment le patronyme Diel devint Yelle.

    Dans le registre des sépultures pour l’année 1690, conservé au presbytère de La Prairie, on peut lire l’acte de baptême de Charles Diel, fils de Charles le Petit, baptisé le 6 août 1688. Hélas on n’y trouve pas la signature du père puisque ce dernier était absent au baptême, la marraine a déclaré ne savoir signer.

    N.D.L.R. Les informations qui suivent sont tirées d’un texte inédit de Mgr Émile Yelle et de la collaboration de M. Jean-Pierre Yelle. Deux hypothèses existent quant à l’origine du nom : le nom de Diel s’est perpétué grâce à un ruisseau qui portait son nom. Les Diel ou dit Yell seraient peut-être des descendants des Vikings islandais de l’île de Yell qui ont participé à l’invasion du nord-ouest de la France par les Normands et leurs terribles drakkars au 9e siècle. Cependant seule une analyse de l’ADN paternel pourrait confirmer cette hypothèse. Ou encore : Diel est une forme franc-comtoise du nom de Saint-Déicole, qui fut abbé de Lure en Franche-Comté. Sa sainteté éminente et la multitude de ses miracles le rendirent populaire dans toute la France. En Franche-Comté, les enfants recevaient souvent au baptême le nom de Deel et les filles celui de Deele (corruption de Diel). Lorsqu’au Moyen Âge, les ordonnances des rois de France obligèrent les citoyens des villes aussi bien que les serfs à adopter un nom de famille en plus de leur nom de baptême, un grand nombre changèrent leur prénom en nom patronymique. C’est ainsi que s’explique la formation de nombreux noms de famille empruntés aux grands saints populaires de la France: Diel, Jean, Jacques, Denis, Martin, Rémy, Thibaut etc. Charles Diel était dit le Petit, son surnom lui venant sans aucun doute de sa petite taille. Il était né en France, à Sainte-Colombe-en-Caux, en Normandie, en 1652, du mariage de Philippe Diel, laboureur, et de Marie Hanquetin. Venu de Sainte-Colombe au Canada, Charles Diel dit le Petit passait son contrat de mariage à Montréal, devant le notaire Bénigne Basset, le 10 août 1676. Vingt-et-un jours plus tard, à l’église Notre-Dame, il épousait Marie-Anne Picard, fille d’Hugues Picard et d’Antoinette de Liercourt. À son mariage, Marie-Anne Picard ne comptait pas encore treize ans, puisqu’elle avait été baptisée à Montréal, le 3 novembre 1663. Voici une copie fidèle de cet acte: « Le Trente et Un août Mil Six Cent Soixe et Seize - A Esté fait et Solennize Le Mariage de Charles diel habitant de la Prajrie de la Magdelajne - fils de deffunct Philippe diel vivant Laboureur demt a Ste Colombe en Caulx diocese de Rouen et de Marie hanquetin ses pere et mere et de Marie anne picard, fille de hugues Picard et d’Anthoinette de Liercourt ses pere et mere de cette paroisse Les trojs bans publis auparavant Sans aucune opposition Ledt AMariage fait en presence de Mr Claude Raimbaut Menuisier, Symon Guillory Armurier de hugues picard et d’Anthoinette de Liercourt pere et Mere de Lad; de Pierre L’Escuyer beaufrère et de Marie Juillet Sa femme, soeur de Mere de lad et de plusieurs autres tous amys communs desdparties quj ont déclaré ne Scavoir Signer de ce fe requis Selon l’ordonnance. catherine primot             guillory marie iuliete                   francoise Lemoyne Charle iulet Claude Raimbault G. Perot curé ».  Après son mariage Charles Diel, qui est l’ancêtre des Yelle (Diel) d’Amérique du nord, s’établit sur le fleuve St-Laurent, dans la seigneurie de La Prairie à l’endroit appelé « Mouille-pieds ». Du côté de La Prairie, sa propriété était bornée par un ruisseau connu longtemps sous le nom de « ruisseau Diel ». Cette propriété appartenait en 1940 à l’honorable Simard (boulevard Simard), et sur l’autoroute 132 entre Saint-Lambert et La Prairie, on traversait le « ruisseau Diel » sur le pont Simard. Ce ruisseau n’est plus visible aujourd’hui, on peut cependant en distinguer encore la trace au printemps lors de la fonte des neiges. En 1722 les limites entre La Prairie et Longueuil furent changées, et la propriété des Diel devint la dernière de la paroisse de Longueuil du côté ouest. C’est donc à La Prairie que les recen seurs de l’année 1681 le retrouvent et nous le présentent ainsi avec sa famille: « Charles Diel 28 ; Madelaine (Marie-Anne) Picard, sa femme, 19 ; enfants : Jeanne 3, Marie, 1 ; 1 fusil ; 3 vaches, 4 arpents en valeur. » Huit autres enfants, trois garçons et cinq filles devaient naître par la suite, faisant un total de dix enfants, trois garçons et sept filles. Suite au décès de Marie-Anne Picard à Montréal en 1697, Charles Diel se remaria à Montréal en 1702 à Marie-Françoise Simon. Deux enfants naquirent de cette seconde union. Nous ignorons à quel moment le patronyme Diel devint Yelle. Dans le registre des sépultures pour l’année 1690, conservé au presbytère de La Prairie, on peut lire l’acte de baptême de Charles Diel, fils de Charles le Petit, baptisé le 6 août 1688. Hélas on n’y trouve pas la signature du père puisque ce dernier était absent au baptême, la marraine a déclaré ne savoir signer....

    Emilien Audette, dit Pacaud

    Cette phrase est tirée d’un court texte d’Emmanuel Desrosiers paru dans le journal Le Patriote, le 17 mai 1934, sous le titre de Un des héros de Laprairie.

    Un article publié auparavant dans La Presse du 4 août 1928 avait précisé ce que furent ces sauvetages. On y rappelle deux faits particuliers survenus quarante ans plus tôt, en 1888. À cette époque, Emilien Audette, alors dans la vingtaine, était gardien du club de natation de La Prairie. Le lieu qu’il surveillait, dans la baie de La Prairie, attirait chaque été quantité d’amateurs de canots.

    Le 8 août 1888, vers 19h30, le bateau reliant Montréal à La Prairie arrive au quai. La vague qu’il produit fait alors chavirer une embarcation où se trouvaient deux femmes et deux hommes. Témoin de l’événement, Audette plonge et rejoint les «deux demoiselles qui déjà enfonçaient». Il les ramène à terre et retourne chercher leurs deux compagnons.

    Cette action d’éclat, précédée de bien d’autres dont le journal nomme les rescapés permet d’attribuer à M. Audette une cinquantaine de sauvetages.

    Ses concitoyens jugent alors qu’il mérite d’être récompensé par une décoration et organisent une fête en son honneur. On n’en connaît pas actuellement la date précise, mais l’article de La Presse rapporte «que cette année-là, la mairesse, Mme Thomas Brisson, épingla la médaille d’honneur sur la poitrine du héros en présence d’une foule immense qui avait envahie Laprairie

    En 1928, quarante ans plus tard, pour renouveler à M. Audette leur appréciation, ses concitoyens lui offrent un banquet à l’hôtel Montréal de la rue Du Boulevard. Dans son texte de 1934, E. Desrosiers énumère certaines des personnalités qui y assistèrent: les députés provincial et fédéral, le juge Arthur Brossard, le Dr Joseph-Moïse Longtin, maire de Laprairie, le Dr Thomas Brisson, le Dr L. Dubuc, Me Julien Brisson et plusieurs autres.

    Le journaliste qui a rédigé l’article de La Presse du 4 août 1928 indique en le concluant qu’il a rencontré Emilien Audette. Il mentionne également que beaucoup de temps après 1888 il se fit élire comme échevin et fut l’un des parrains de la charte de La Prairie.

    Dans un texte non publié, ni daté, mais de toute évidence postérieur à 1928, Emmanuel Desrosiers raconte une visite à M. Audette. Il le désigne comme « un citoyen de coeur tout en étant très original » et mentionne que les gens de La Prairie le surnomment plus communément « Pacaud ». Le visiteur est bien accueilli par son hôte. « Il vous faut visiter sa maison de fond en comble et vous n’arrivez pas à causer de ce qui vous amène car Pacaud est un humble. Dès le seuil, écrit-il, M. Audette vous prend et ne vous laissera pas. Ce qui frappe d’abord c’est un grand portrait au crayon de Laurier, portrait qui prend tout un pan de mur, un autre de Mercier, puis d’autres encore. Ses sauvetages étaient pour lui chose naturelle. Il rappelle ce qui s’est passé; toutefois, sa discrétion est telle qu’elle nous oblige à consulter la filière de La Presse du temps afin de compléter notre récit ».

    Il ne semble pas que cette consultation, si elle a eu lieu, ait été fructueuse.

    Aujourd’hui, la date de la grande fête lors de laquelle M. Audette fut décoré nous demeure toujours inconnue, de même que son ampleur réelle et la participation de personnalités du temps venues d’en dehors de La Prairie.

    P,-S. Je remercie Mme Patricia McGee qui a exploré les archives de la SHLM et y a trouvé des photocopies de textes de La Presse de 1928 concernant M. Audette ; également M. Gaétan Bourdages qui a consulté les procès-verbaux du conseil municipal de La Prairie pour les années 1888 et 1928, mais sans rien y trouver sur le présent sujet. Ma propre consultation sur microfilms des éditions de La Presse du 4 août 1928 à décembre 1928 s’est aussi avérée infructueuse. Un lecteur de Au jour le jour connaîtrait-il les données qui nous manquent ?

    « Un homme de coeur qui a risqué sa vie une cinquantaine de fois pour sauver celle des autres. »

    Cette phrase est tirée d’un court texte d’Emmanuel Desrosiers paru dans le journal Le Patriote, le 17 mai 1934, sous le titre de Un des héros de Laprairie. Un article publié auparavant dans La Presse du 4 août 1928 avait précisé ce que furent ces sauvetages. On y rappelle deux faits particuliers survenus quarante ans plus tôt, en 1888. À cette époque, Emilien Audette, alors dans la vingtaine, était gardien du club de natation de La Prairie. Le lieu qu’il surveillait, dans la baie de La Prairie, attirait chaque été quantité d’amateurs de canots. Le 8 août 1888, vers 19h30, le bateau reliant Montréal à La Prairie arrive au quai. La vague qu’il produit fait alors chavirer une embarcation où se trouvaient deux femmes et deux hommes. Témoin de l’événement, Audette plonge et rejoint les «deux demoiselles qui déjà enfonçaient». Il les ramène à terre et retourne chercher leurs deux compagnons. Cette action d’éclat, précédée de bien d’autres dont le journal nomme les rescapés permet d’attribuer à M. Audette une cinquantaine de sauvetages. Ses concitoyens jugent alors qu’il mérite d’être récompensé par une décoration et organisent une fête en son honneur. On n’en connaît pas actuellement la date précise, mais l’article de La Presse rapporte «que cette année-là, la mairesse, Mme Thomas Brisson, épingla la médaille d’honneur sur la poitrine du héros en présence d’une foule immense qui avait envahie Laprairie.» En 1928, quarante ans plus tard, pour renouveler à M. Audette leur appréciation, ses concitoyens lui offrent un banquet à l’hôtel Montréal de la rue Du Boulevard. Dans son texte de 1934, E. Desrosiers énumère certaines des personnalités qui y assistèrent: les députés provincial et fédéral, le juge Arthur Brossard, le Dr Joseph-Moïse Longtin, maire de Laprairie, le Dr Thomas Brisson, le Dr L. Dubuc, Me Julien Brisson et plusieurs autres. Le journaliste qui a rédigé l’article de La Presse du 4 août 1928 indique en le concluant qu’il a rencontré Emilien Audette. Il mentionne également que beaucoup de temps après 1888 il se fit élire comme échevin et fut l’un des parrains de la charte de La Prairie. Dans un texte non publié, ni daté, mais de toute évidence postérieur à 1928, Emmanuel Desrosiers raconte une visite à M. Audette. Il le désigne comme « un citoyen de coeur tout en étant très original » et mentionne que les gens de La Prairie le surnomment plus communément « Pacaud ». Le visiteur est bien accueilli par son hôte. « Il vous faut visiter sa maison de fond en comble et vous n’arrivez pas à causer de ce qui vous amène car Pacaud est un humble. Dès le seuil, écrit-il, M. Audette vous prend et ne vous laissera pas. Ce qui frappe d’abord c’est un grand portrait au crayon de Laurier, portrait qui prend tout un pan de mur, un autre de Mercier, puis d’autres encore. Ses sauvetages étaient pour lui chose naturelle. Il rappelle ce qui s’est passé; toutefois, sa discrétion est telle qu’elle nous oblige à consulter la filière de La Presse du temps afin de compléter notre récit ». Il ne semble pas que cette consultation, si elle a eu lieu, ait été fructueuse. Aujourd’hui, la date de la grande fête lors de laquelle M. Audette fut décoré nous demeure toujours inconnue, de même que son ampleur réelle et la participation de personnalités du temps venues d’en dehors de La Prairie. P,-S. Je remercie Mme Patricia McGee qui a exploré les archives de la SHLM et y a trouvé des photocopies de textes de La Presse de 1928 concernant M. Audette ; également M. Gaétan Bourdages qui a consulté les procès-verbaux du conseil municipal de La Prairie pour les années 1888 et 1928, mais sans rien y trouver sur le présent sujet. Ma propre consultation sur microfilms des éditions de La Presse du 4 août 1928 à décembre 1928 s’est aussi avérée infructueuse. Un lecteur de Au jour le jour connaîtrait-il les données qui nous manquent ? « Un homme de coeur qui a risqué sa vie une cinquantaine de fois pour sauver celle des autres. » ...

    Lancement du livre « 1691 : La bataille de La Prairie »

    Le 27 septembre dernier plus d’une centaine de personnes assistaient au lancement du livre sur la bataille du 11 août 1691. Encadrés de quelques soldats du régiment de Lacorne, les 3 auteurs, ainsi que M. François-Bernard Tremblay designer graphique, furent présentés à l’assemblée. Les brefs discours furent suivis d’une séance de signature de dédicaces à laquelle s’adonnèrent nos auteurs avec fébrilité. Pour ceux et celles qui auraient raté ce bel après-midi, des exemplaires du livre sont disponibles à nos locaux au coût de 25$ chacun.

    Le 27 septembre dernier plus d’une centaine de personnes assistaient au lancement du livre sur la bataille du 11 août 1691. Encadrés de quelques soldats du régiment de Lacorne, les 3 auteurs, ainsi que M. François-Bernard Tremblay designer graphique, furent présentés à l’assemblée. Les brefs discours furent suivis d’une séance de signature de dédicaces à laquelle s’adonnèrent nos auteurs avec fébrilité. Pour ceux et celles qui auraient raté ce bel après-midi, des exemplaires du livre sont disponibles à nos locaux au coût de 25$ chacun. ...

    À propos du bulletin

    Éditeur

    Société d’histoire de

    La Prairie-de-la-Magdeleine

    Dépôt légal 2002

    Bibliothèque nationale du Québec

    Bibliothèque nationale du Canada

    ISSN 1499-7312

    COLLABORATEURS :

    Coordination

    Gaétan Bourdages

    Rédaction

    Gaétan Bourdages

    Nicole Crépeau

    Révision

    Jean-Pierre Yelle

    Design graphique

    François-Bernard Tremblay

    www.bonmelon.com

    Impression

    SHLM

    Siège social

    249, rue Sainte-Marie

    La Prairie (Québec) J5R 1G1

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    www.laprairie-shlm.com

    Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur.

    La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour.

    Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Nicole Crépeau Révision Jean-Pierre Yelle Design graphique François-Bernard Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur. La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour....