Sélection d'une édition

    Un curé sans culotte !

    Le chanoine Joseph Chevalier, curé de La Prairie, dans son livre La Prairie Notes historiques à l’occasion du centenaire de la consécration de l’église en 1941 rapporte la liste des curés qui ont dirigé la paroisse de La Prairie depuis son origine.

    La paroisse a d’abord connu huit jésuites de 1671 à 1690 avant l’arrivée de 5 sulpiciens qui se succéderont jusqu’en septembre 1717. C’est le dernier de ces sulpiciens, Jean Gaschier, qui arrive au Canada en 1707 et qui est curé du 27 août 1708 au 22 septembre 1717, qui retient notre attention ainsi que celle de l’évêque de Québec.

    Certains curés ont laissé leurs marques pour des raisons bien variées. On se rappellera entre autres le curé Paul- Armand Ulric, premier prêtre séculier à La Prairie (1718-1725) qui avait tenté d’empêcher avec fougue mais sans succès le rattachement du Mouillepied à la paroisse de Longueuil. On pourra aussi se souvenir de Monsieur Gaschier sulpicien, pour une remontrance un peu inusitée qu’il a reçue de son évêque. Il semble bien que les habitants de La Prairie comme d’autres d’ailleurs y compris le curé et bien avant l’annonce des changements climatiques, avaient une pratique particulière durant les canicules d’été selon le texte qui suit écrit par Mgr de Saint-Vallier. Ce texte s’adresse explicitement au curé. Une lettre semblable transmise par l’évêque sera transmise aux habitants de Ville- Marie en 1719.

    « C’est avec douleur que nous avons appris, à notre retour de France (1713), le mauvais usage ou vous étiez de paraître, contre la bienséance, en simple chemise, sans caleçon et sans culotte, pendant l’été, pour éviter la grande chaleur, ce qui nous a d’autant plus surpris que nous voyons violer par là les règles de la modestie que l’Apôtre demande dans tous les chrétiens, et donner une occasion si prochaine de péché à vous et aux autres personnes qui peuvent vous voir en cet état…

    Nous avons demandé à M. le marquis de Vaudreuil, gouverneur général, de s’employer à nous aider à déraciner dans votre paroisse une si détestable coutume qui serait la cause assurée de damnation d’un grand nombre de pères de famille, aussi bien que des enfants… »Archives de l’évêché de Québec, Registre C. Lettre pastorale du 28 mai 1719. Auguste Gosselin, L’Église du Canada. Depuis Mgr de Laval jusqu’à la conquête. Tome 1 Mgr de Saint-Vallier. p.324

    L’abbé Gaschier, en 1717 après un court séjour à Chambly retourna en France. On peut donc dire qu’une de ses expériences en Nouvelle-France fut celle de La Prairie.  
     

     

    RÉFÉRENCE :

    Chevalier Joseph, Laprairie, Notes historiques à l’occasion du centenaire de la consécration de l’église. 1941. 297p.

    Landry Yves, Pour le Christ et le roi. La vie au temps des premiers Montréalais. Libre expression. 1992. 320 p.

    Le Mouillepied et Saint-Antoine-de-Pade. Société d’histoire de Longueuil.Cahier no 15. Longueuil 1983.

    Tanguay Cyprien, Le répertoire général du clergé canadien. Montréal 1893.

    Le chanoine Joseph Chevalier, curé de La Prairie, dans son livre La Prairie Notes historiques à l’occasion du centenaire de la consécration de l’église en 1941 rapporte la liste des curés qui ont dirigé la paroisse de La Prairie depuis son origine. La paroisse a d’abord connu huit jésuites de 1671 à 1690 avant l’arrivée de 5 sulpiciens qui se succéderont jusqu’en septembre 1717. C’est le dernier de ces sulpiciens, Jean Gaschier, qui arrive au Canada en 1707 et qui est curé du 27 août 1708 au 22 septembre 1717, qui retient notre attention ainsi que celle de l’évêque de Québec. Certains curés ont laissé leurs marques pour des raisons bien variées. On se rappellera entre autres le curé Paul- Armand Ulric, premier prêtre séculier à La Prairie (1718-1725) qui avait tenté d’empêcher avec fougue mais sans succès le rattachement du Mouillepied à la paroisse de Longueuil. On pourra aussi se souvenir de Monsieur Gaschier sulpicien, pour une remontrance un peu inusitée qu’il a reçue de son évêque. Il semble bien que les habitants de La Prairie comme d’autres d’ailleurs y compris le curé et bien avant l’annonce des changements climatiques, avaient une pratique particulière durant les canicules d’été selon le texte qui suit écrit par Mgr de Saint-Vallier. Ce texte s’adresse explicitement au curé. Une lettre semblable transmise par l’évêque sera transmise aux habitants de Ville- Marie en 1719. « C’est avec douleur que nous avons appris, à notre retour de France (1713), le mauvais usage ou vous étiez de paraître, contre la bienséance, en simple chemise, sans caleçon et sans culotte, pendant l’été, pour éviter la grande chaleur, ce qui nous a d’autant plus surpris que nous voyons violer par là les règles de la modestie que l’Apôtre demande dans tous les chrétiens, et donner une occasion si prochaine de péché à vous et aux autres personnes qui peuvent vous voir en cet état... Nous avons demandé à M. le marquis de Vaudreuil, gouverneur général, de s’employer à nous aider à déraciner dans votre paroisse une si détestable coutume qui serait la cause assurée de damnation d’un grand nombre de pères de famille, aussi bien que des enfants... »Archives de l’évêché de Québec, Registre C. Lettre pastorale du 28 mai 1719. Auguste Gosselin, L’Église du Canada. Depuis Mgr de Laval jusqu’à la conquête. Tome 1 Mgr de Saint-Vallier. p.324 L’abbé Gaschier, en 1717 après un court séjour à Chambly retourna en France. On peut donc dire qu’une de ses expériences en Nouvelle-France fut celle de La Prairie.       RÉFÉRENCE : Chevalier Joseph, Laprairie, Notes historiques à l’occasion du centenaire de la consécration de l’église. 1941. 297p. Landry Yves, Pour le Christ et le roi. La vie au temps des premiers Montréalais. Libre expression. 1992. 320 p. Le Mouillepied et Saint-Antoine-de-Pade. Société d’histoire de Longueuil.Cahier no 15. Longueuil 1983. Tanguay Cyprien, Le répertoire général du clergé canadien. Montréal 1893....

    Horaire d’été en vigueur du 24 juin 2009 au 29 août

    Nos locaux seront ouverts du mardi au dimanche de 10 h à midi et de 13 h à 17 h.

    Nos locaux seront ouverts du mardi au dimanche de 10 h à midi et de 13 h à 17 h....

    Exposition estivale à la SHLM

    Du 15 juin au 24 septembre nous vous proposons une exposition consacrée à « L’oeuvre des Frères de l’Instruction chrétienne à La Prairie ». Venez revivre en images l’évolution du domaine depuis sa fondation en 1890 : les agrandissements successifs, la chapelle, les jardins de plantes. Vous y découvrirez également la ferme, l’imprimerie, la boulangerie, l’atelier de couture et les autres activités qui permettaient à la communauté de vivre en complète autarcie. L’exposition s’achève sur un survol de l’importante oeuvre éducative des FIC. Entrée gratuite

    Du 15 juin au 24 septembre nous vous proposons une exposition consacrée à « L’oeuvre des Frères de l’Instruction chrétienne à La Prairie ». Venez revivre en images l’évolution du domaine depuis sa fondation en 1890 : les agrandissements successifs, la chapelle, les jardins de plantes. Vous y découvrirez également la ferme, l’imprimerie, la boulangerie, l’atelier de couture et les autres activités qui permettaient à la communauté de vivre en complète autarcie. L’exposition s’achève sur un survol de l’importante oeuvre éducative des FIC. Entrée gratuite...

    À propos du bulletin

    Éditeur

    Société d’histoire de

    La Prairie-de-la-Magdeleine

    Dépôt légal 2002

    Bibliothèque nationale du Québec

    Bibliothèque nationale du Canada

    ISSN 1499-7312

    COLLABORATEURS :

    Coordination

    Gaétan Bourdages

    Rédaction

    Johanne Béliveau

    Gaétan Bourdages

    Révision

    Jean-Pierre Yelle

    Design graphique

    François-Bernard Tremblay

    www.bonmelon.com

    Impression

    SHLM

    Siège social

    249, rue Sainte-Marie

    La Prairie (Québec) J5R 1G1

    Téléphone

    450-659-1393

    Courriel

    [email protected]

    Site Web

    www.laprairie-shlm.com

    Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur.

    La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour.

    Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Johanne Béliveau Gaétan Bourdages Révision Jean-Pierre Yelle Design graphique François-Bernard Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur. La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour....

    Nouvelles de la SHLM

    La bibliothèque chez soi

    Le catalogue de la bibliothèque de la SHLM est maintenant accessible sur internet. Vous recherchez un livre en particulier et vous souhaitez savoir s’il fait partie de notre collection; rien de plus simple. Il faut d’abord accéder au site internet suivant : www.infoka.com/bibliotek/index.htm. Cliquez ensuite sur l’index : Faire une recherche dans le catalogue de la bibliothèque. Vous pouvez par la suite lancer une recherche selon le titre, l’auteur ou le sujet. Si vous optez uniquement pour la rubrique recherche au bas de la page vous obtiendrez la liste complète des 1041 documents disponibles dans notre bibliothèque.
     

    Numérisation de photographies

    La Société d’histoire est fière d’annoncer qu’elle a reçu une aide financière du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine pour la numérisation et la description de plus de 250 photographies de bâtiments de l’arrondissement historique. Ce travail servira par la suite à la fois au Ministère, à la municipalité, aux propriétaires des maisons et bien sûr à la SHLM.
     

    Nouveaux membres

    La SHLM est toujours heureuse d’accueillir de nouveaux membres :

    361 Francis Lamothe

    362 André Rousseau

    363 Pierre Bell

    364 Robert Thibeault

    365 Colette Lamarre

    367 Roch A. Martel

    368 Jean-Pierre Gilbert

    369 Pierrette Lequin

    La bibliothèque chez soi Le catalogue de la bibliothèque de la SHLM est maintenant accessible sur internet. Vous recherchez un livre en particulier et vous souhaitez savoir s’il fait partie de notre collection; rien de plus simple. Il faut d’abord accéder au site internet suivant : www.infoka.com/bibliotek/index.htm. Cliquez ensuite sur l’index : Faire une recherche dans le catalogue de la bibliothèque. Vous pouvez par la suite lancer une recherche selon le titre, l’auteur ou le sujet. Si vous optez uniquement pour la rubrique recherche au bas de la page vous obtiendrez la liste complète des 1041 documents disponibles dans notre bibliothèque.   Numérisation de photographies La Société d’histoire est fière d’annoncer qu’elle a reçu une aide financière du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine pour la numérisation et la description de plus de 250 photographies de bâtiments de l’arrondissement historique. Ce travail servira par la suite à la fois au Ministère, à la municipalité, aux propriétaires des maisons et bien sûr à la SHLM.   Nouveaux membres La SHLM est toujours heureuse d’accueillir de nouveaux membres : 361 Francis Lamothe 362 André Rousseau 363 Pierre Bell 364 Robert Thibeault 365 Colette Lamarre 367 Roch A. Martel 368 Jean-Pierre Gilbert 369 Pierrette Lequin...

    Notre prochaine conférence: Les deux batailles du 11 août 1691 à La Prairie

    Au cours de sa courte vie utile le fort en pieux de La Prairie n’a eu qu’à résister à une seule attaque, celle du matin du 11 août 1691. Cette bataille fut le même jour suivie d’une seconde au lieu dit « chemin de la Bataille ». Ces deux affrontements firent de nombreux morts. Nous vous entretiendrons à la fois sur les causes lointaines de ces deux affrontements, les forces en présence, les stratégies et l’armement de l’époque ainsi que les conséquences qui en résultèrent.

    Au cours de sa courte vie utile le fort en pieux de La Prairie n’a eu qu’à résister à une seule attaque, celle du matin du 11 août 1691. Cette bataille fut le même jour suivie d’une seconde au lieu dit « chemin de la Bataille ». Ces deux affrontements firent de nombreux morts. Nous vous entretiendrons à la fois sur les causes lointaines de ces deux affrontements, les forces en présence, les stratégies et l’armement de l’époque ainsi que les conséquences qui en résultèrent....

    La maison Jean-Baptiste Varin

    Cette maison est un important témoin de l’histoire du Village de La Prairie au 19e siècle. Située sur un emplacement de prestige face à l’église, sur le chemin de Saint-Jean artère principale du village, cette maison imposante a été la résidence de plusieurs personnalités connues de La Prairie. Jean-Baptiste Varin (1810- 1899) dont la maison porte le nom, fut non seulement « notaire public », mais aussi maire de La Prairie et député du comté de Huntington. En 1858, la maison est achetée par le médecin et maire de La Prairie, Richard Casimir Dufresne (1831-1881). Sa fille, Marie Louise Dufresne y réside avec son époux le médecin Thomas-Augustin Brisson (1852-1937), un autre maire de La Prairie et aussi un grand passionné d’histoire.

    L’HISTOIRE DU BÂTIMENT ET DE NOUVELLES DÉCOUVERTES

    La propriété est acquise en 1823 par le père de Jean-Baptiste, le négociant Guillaume Varin et son épouse, Marguerite Bourassa. Il s’y trouve alors « une maison de bois, une voûte et autres bâtiments » (30 mai 1823, P. Lanctôt). Dans un article, Claudette Houde (1999) nous apprend qu’un incendie détruit la maison en 1824. C’est alors que Guillaume Varin aurait fait bâtir la maison de pierres que nous connaissons. Comme le dit la chanson, c’est donc le père du notaire Varin qui a « fait bâtir la maison » ! En effet, ce n’est qu’en 1834, un mois avant son mariage à Hermine Raymond, que le jeune notaire acquiert l’immeuble par donation de ses parents. Ces derniers cèdent l’emplacement avec « une maison & une voûte en pierre » à leur fils afin de lui « procurer un établissement » (18 juin 1834, P. Lanctôt). Deux «marchés de construction », datés de 1826, montrent qu’une maison en pierre et un magasin ont été bâtis sur le terrain de Guillaume Varin. Voilà qui explique pourquoi la maison est séparée en deux (16 février 1826, 6 mars 1826, 3 novembre 1826, A. Jobin). Le devis, les élévations et les plans accompagnant ces actes fournissent de précieux détails sur l’aménagement intérieur de la maison et du magasin tel qu’il a été planifié. Le bâtiment actuel semble presque identique à l’élévation frontale présentée avec le devis de 1826. Les détails qui diffèrent peuvent être le résultat de modifications en cours de construction ou d’adaptation de la maison à de nouveaux usages au fil du temps. De l’extérieur, à première vue, il semble que très peu de détails aient été modifiés. Les ouvertures et la volumétrie du bâtiment semblent concorder. Cela n’élimine pas la possibilité que le bâtiment ait été endommagé plus ou moins grandement par l’incendie de 1846. Une reconstruction a peut-être alors été faîte à partir des plans de 1826. Il reste donc plusieurs mystères à résoudre et de belles pistes à poursuivre ! Donc, la prochaine fois que vous passerez devant la maison Varin, arrêtez-vous quelques instants pour écouter ce que ces vieilles pierres ont à nous raconter. Mais attention, vous êtes avertis, ce type de recherche donne facilement la piqûre de l’histoire !

    Marché de construction. Plans intérieurs et élévation frontale, 15 février 1826, Notaire André Jobin, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Direction du Centre d'archives de Montréal, Fonds Cours supérieure. District judiciaire de Montréal. CA601, S215/acte 3948.

     

    Sources :

    Archives nationales du Québec à Montréal

    (Fonds Élisée Choquet et actes notariés)

     

    Registre foncier du Québec en ligne et Bureau de la publicité des droits.

     

    Société d’histoire de La-Prairie-de-la-Magdeleine

     

    AUBIN, Michel, Inventaire des actes notariés du village de La Prairie 1670-1860, Société historique de La-Prairie-de-la-Magdeleine, dactylographié et notes manuscrites [1977].

     

    BEAUDRY, Charles (société historique de La Prairie), « La Société littéraire de La Prairie », dans Histoire Québec, vol. 6, numéro 1, mai 2000. Disponible [en ligne], consulté le 5 mai 2008.

     

    http://www.histoirequebec.qc.ca/publicat/vol6num1/

    v6n1_7so.htm

     

    BRODEUR, Mario, Étude de caractérisation de l’arrondissement historique de La Prairie, Québec, Commission des biens culturels du Québec, 2004, 60 p., p. 31.

     

    GIROUX, André et al., Inventaire des marchés de construction des Archives nationales du Québec à Montréal, 1800-1830, Ottawa, Direction des lieux et des parcs historiques nationaux, 1980- 1981, 2 v..

     

    HOUDE, Claudette, « Jean-Baptiste Varin (1812- 1899). Un personnage d’envergure nationale. », Au jour le jour, Société d’histoire de La Prairie de la Magdeleine, septembre 1999, p. 7-8.

     

    « Jean-Baptiste Varin », RN, 2, 1 (15 août 1899), p. 23-29. dans « Parlementaires depuis 1792 », Assemblée nationale, Gouvernement du Québec, Disponible [en ligne], consulté le 5 juin 2008. http://www.assnat.qc.ca/fra/Membres/notices/v-z/varijb.htm

     

    PINARD, Guy, Montréal, son histoire, son architecture, Montréal, La Presse / Éd. Du Méridien,1987-1995, 6 vol.

    Cette maison est un important témoin de l’histoire du Village de La Prairie au 19e siècle. Située sur un emplacement de prestige face à l’église, sur le chemin de Saint-Jean artère principale du village, cette maison imposante a été la résidence de plusieurs personnalités connues de La Prairie. Jean-Baptiste Varin (1810- 1899) dont la maison porte le nom, fut non seulement « notaire public », mais aussi maire de La Prairie et député du comté de Huntington. En 1858, la maison est achetée par le médecin et maire de La Prairie, Richard Casimir Dufresne (1831-1881). Sa fille, Marie Louise Dufresne y réside avec son époux le médecin Thomas-Augustin Brisson (1852-1937), un autre maire de La Prairie et aussi un grand passionné d’histoire. L’HISTOIRE DU BÂTIMENT ET DE NOUVELLES DÉCOUVERTES La propriété est acquise en 1823 par le père de Jean-Baptiste, le négociant Guillaume Varin et son épouse, Marguerite Bourassa. Il s’y trouve alors « une maison de bois, une voûte et autres bâtiments » (30 mai 1823, P. Lanctôt). Dans un article, Claudette Houde (1999) nous apprend qu’un incendie détruit la maison en 1824. C’est alors que Guillaume Varin aurait fait bâtir la maison de pierres que nous connaissons. Comme le dit la chanson, c’est donc le père du notaire Varin qui a « fait bâtir la maison » ! En effet, ce n’est qu’en 1834, un mois avant son mariage à Hermine Raymond, que le jeune notaire acquiert l’immeuble par donation de ses parents. Ces derniers cèdent l’emplacement avec « une maison & une voûte en pierre » à leur fils afin de lui « procurer un établissement » (18 juin 1834, P. Lanctôt). Deux «marchés de construction », datés de 1826, montrent qu’une maison en pierre et un magasin ont été bâtis sur le terrain de Guillaume Varin. Voilà qui explique pourquoi la maison est séparée en deux (16 février 1826, 6 mars 1826, 3 novembre 1826, A. Jobin). Le devis, les élévations et les plans accompagnant ces actes fournissent de précieux détails sur l’aménagement intérieur de la maison et du magasin tel qu’il a été planifié. Le bâtiment actuel semble presque identique à l’élévation frontale présentée avec le devis de 1826. Les détails qui diffèrent peuvent être le résultat de modifications en cours de construction ou d’adaptation de la maison à de nouveaux usages au fil du temps. De l’extérieur, à première vue, il semble que très peu de détails aient été modifiés. Les ouvertures et la volumétrie du bâtiment semblent concorder. Cela n’élimine pas la possibilité que le bâtiment ait été endommagé plus ou moins grandement par l’incendie de 1846. Une reconstruction a peut-être alors été faîte à partir des plans de 1826. Il reste donc plusieurs mystères à résoudre et de belles pistes à poursuivre ! Donc, la prochaine fois que vous passerez devant la maison Varin, arrêtez-vous quelques instants pour écouter ce que ces vieilles pierres ont à nous raconter. Mais attention, vous êtes avertis, ce type de recherche donne facilement la piqûre de l’histoire ! Marché de construction. Plans intérieurs et élévation frontale, 15 février 1826, Notaire André Jobin, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Direction du Centre d'archives de Montréal, Fonds Cours supérieure. District judiciaire de Montréal. CA601, S215/acte 3948.   Sources : Archives nationales du Québec à Montréal (Fonds Élisée Choquet et actes notariés)   Registre foncier du Québec en ligne et Bureau de la publicité des droits.   Société d’histoire de La-Prairie-de-la-Magdeleine   AUBIN, Michel, Inventaire des actes notariés du village de La Prairie 1670-1860, Société historique de La-Prairie-de-la-Magdeleine, dactylographié et notes manuscrites [1977].   BEAUDRY, Charles (société historique de La Prairie), « La Société littéraire de La Prairie », dans Histoire Québec, vol. 6, numéro 1, mai 2000. Disponible [en ligne], consulté le 5 mai 2008.   http://www.histoirequebec.qc.ca/publicat/vol6num1/ v6n1_7so.htm   BRODEUR, Mario, Étude de caractérisation de l’arrondissement historique de La Prairie, Québec, Commission des biens culturels du Québec, 2004, 60 p., p. 31.   GIROUX, André et al., Inventaire des marchés de construction des Archives nationales du Québec à Montréal, 1800-1830, Ottawa, Direction des lieux et des parcs historiques nationaux, 1980- 1981, 2 v..   HOUDE, Claudette, « Jean-Baptiste Varin (1812- 1899). Un personnage d’envergure nationale. », Au jour le jour, Société d’histoire de La Prairie de la Magdeleine, septembre 1999, p. 7-8.   « Jean-Baptiste Varin », RN, 2, 1 (15 août 1899), p. 23-29. dans « Parlementaires depuis 1792 », Assemblée nationale, Gouvernement du Québec, Disponible [en ligne], consulté le 5 juin 2008. http://www.assnat.qc.ca/fra/Membres/notices/v-z/varijb.htm   PINARD, Guy, Montréal, son histoire, son architecture, Montréal, La Presse / Éd. Du Méridien,1987-1995, 6 vol....

    Mon père a fait bâtir maison !

    L’histoire de la Maison Jean-Baptiste Varin (144 chemin de Saint-Jean) et de la création d’un guide pour faire l’histoire des bâtiments anciens à partir de la chaîne de titres.

     

    Combien de fois avez-vous admiré cette grande demeure en pierres juste en face de l’église ? Qui en a d’abord rêvé et quand l’a-t-on fait construire ? Pourquoi est-elle divisée ainsi ? Quels sont les personnages célèbres qui ont habité ce bâtiment prestigieux au fil des ans ?

    C’est pour répondre à ces types de questions qu’a été conçu le « Guide d’élaboration d’une chaîne de titres de propriété pour documenter l’histoire d’un bâtiment ». Ceux qui envisagent de reconstituer l’histoire de leur maison ou d’un bâtiment ancien au Québec y trouveront des stratégies de recherches, des exemples de documents anciens et des formulaires facilitant la cueillette des données, etc.

    Le « Guide » s’insère dans la stratégie d’enrichissement du Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Facile d’accès, le site du Répertoire est un formidable outil pour connaître le patrimoine québécois. Il s’y trouve déjà plus de 60 000 fiches sur divers biens culturels comme des objets anciens, des artefacts, des imprimés, des maisons, des édifices religieux, des personnages historiques, etc. Découvrez ce grand livre virtuel sur notre patrimoine : www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ. Vous pourrez y consulter la chaîne de titres de la maison Jean-Baptiste-Varin. Cette demeure est au nombre des maisons anciennes de La Prairie ayant servi à tester et à documenter la démarche de recherche proposée par le « Guide ».

    COMMENT FAIRE L’HISTOIRE DE VOTRE MAISON OU CELLE D’UN BÂTIMENT LOCAL ?

    La première étape consiste à rassembler la documentation sur le bâtiment et à rendre visite à votre société d’histoire locale. En devenant membre, vous bénéficiez de la documentation spécialisée et des outils développés par la société en plus de rencontrer des chercheurs locaux passionnés ayant bâti une solide connaissance de l’histoire de ce milieu.

    Le numéro de Cadastre du Québec (à obtenir auprès de la municipalité, en ligne ou par téléphone), vous donne ensuite accès aux documents du REGISTRE FONCIER DU QUÉBEC (appelés autrefois le bureau d’enregistrement). Ces documents d’aliénation (ou transmission d’une propriété), numérisés ou informatisés, permettent de retracer l’histoire d’un bâtiment souvent jusqu’au milieu du 19e siècle. Certains frais s’appliquent pour consulter ces actes en ligne ou sur place. Un service gratuit et courtois de soutien à la clientèle, téléphonique ou en ligne, est là pour faciliter vos recherches. Visitez le site du Registre foncier en ligne : www.registrefoncier.gouv.qc.ca ou téléphonez au 1 866 226-0977 – sans frais au Québec. Dans les Centres d’archives, vous trouverez des actes encore plus anciens, mais aussi des documents complémentaires comme des marchés de constructions ou des inventaires après décès, etc.

    Les actes notariés concernant les propriétés de La Prairie se retrouvent, pour la plupart, au Centre d’archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). Pour en savoir plus, visitez le site suivant : www.banq.qc.ca ou téléphonez au 514 873-1100 (sans frais au Québec, 1 800 363-9028).

    ILS ONT COLLABORÉ À LA PRODUCTION DU « GUIDE »

    Jean-François Drapeau et Daniel Lauzon du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (MCCCF) (conception et direction) ; Joanne Burgess du Département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal et le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM, UQAM) (direction) ; Johanne Béliveau, étudiante à la maîtrise en histoire appliquée (rédaction) et Alan Stewart (contribution spéciale). Le Guide a aussi bénéficié de l’énergie et de la précieuse collaboration de plusieurs sociétés d’histoire de la région de Montréal dont la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine (SHLM) grâce à Messieurs Gaétan Bourdages, Jean-Marc Garant et Jean L’Heureux.

    L’histoire de la Maison Jean-Baptiste Varin (144 chemin de Saint-Jean) et de la création d’un guide pour faire l’histoire des bâtiments anciens à partir de la chaîne de titres.   Combien de fois avez-vous admiré cette grande demeure en pierres juste en face de l’église ? Qui en a d’abord rêvé et quand l’a-t-on fait construire ? Pourquoi est-elle divisée ainsi ? Quels sont les personnages célèbres qui ont habité ce bâtiment prestigieux au fil des ans ? C’est pour répondre à ces types de questions qu’a été conçu le « Guide d’élaboration d’une chaîne de titres de propriété pour documenter l’histoire d’un bâtiment ». Ceux qui envisagent de reconstituer l’histoire de leur maison ou d’un bâtiment ancien au Québec y trouveront des stratégies de recherches, des exemples de documents anciens et des formulaires facilitant la cueillette des données, etc. Le « Guide » s’insère dans la stratégie d’enrichissement du Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Facile d’accès, le site du Répertoire est un formidable outil pour connaître le patrimoine québécois. Il s’y trouve déjà plus de 60 000 fiches sur divers biens culturels comme des objets anciens, des artefacts, des imprimés, des maisons, des édifices religieux, des personnages historiques, etc. Découvrez ce grand livre virtuel sur notre patrimoine : www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ. Vous pourrez y consulter la chaîne de titres de la maison Jean-Baptiste-Varin. Cette demeure est au nombre des maisons anciennes de La Prairie ayant servi à tester et à documenter la démarche de recherche proposée par le « Guide ». COMMENT FAIRE L’HISTOIRE DE VOTRE MAISON OU CELLE D’UN BÂTIMENT LOCAL ? La première étape consiste à rassembler la documentation sur le bâtiment et à rendre visite à votre société d’histoire locale. En devenant membre, vous bénéficiez de la documentation spécialisée et des outils développés par la société en plus de rencontrer des chercheurs locaux passionnés ayant bâti une solide connaissance de l’histoire de ce milieu. Le numéro de Cadastre du Québec (à obtenir auprès de la municipalité, en ligne ou par téléphone), vous donne ensuite accès aux documents du REGISTRE FONCIER DU QUÉBEC (appelés autrefois le bureau d’enregistrement). Ces documents d’aliénation (ou transmission d’une propriété), numérisés ou informatisés, permettent de retracer l’histoire d’un bâtiment souvent jusqu’au milieu du 19e siècle. Certains frais s’appliquent pour consulter ces actes en ligne ou sur place. Un service gratuit et courtois de soutien à la clientèle, téléphonique ou en ligne, est là pour faciliter vos recherches. Visitez le site du Registre foncier en ligne : www.registrefoncier.gouv.qc.ca ou téléphonez au 1 866 226-0977 – sans frais au Québec. Dans les Centres d’archives, vous trouverez des actes encore plus anciens, mais aussi des documents complémentaires comme des marchés de constructions ou des inventaires après décès, etc. Les actes notariés concernant les propriétés de La Prairie se retrouvent, pour la plupart, au Centre d’archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). Pour en savoir plus, visitez le site suivant : www.banq.qc.ca ou téléphonez au 514 873-1100 (sans frais au Québec, 1 800 363-9028). ILS ONT COLLABORÉ À LA PRODUCTION DU « GUIDE » Jean-François Drapeau et Daniel Lauzon du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (MCCCF) (conception et direction) ; Joanne Burgess du Département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal et le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM, UQAM) (direction) ; Johanne Béliveau, étudiante à la maîtrise en histoire appliquée (rédaction) et Alan Stewart (contribution spéciale). Le Guide a aussi bénéficié de l’énergie et de la précieuse collaboration de plusieurs sociétés d’histoire de la région de Montréal dont la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine (SHLM) grâce à Messieurs Gaétan Bourdages, Jean-Marc Garant et Jean L’Heureux. ...

    Merci à nos bénévoles

    Le 1er mai dernier M. René Jolicoeur président, recevait les bénévoles à déjeuner. Une joyeuse tradition qui se répète depuis plusieurs années. Voilà une façon bien modeste et pourtant essentielle de dire merci à celles et ceux qui consacrent de nombreuses heures au succès de notre société d’histoire. Certains n’apparaissent pas sur les photos ou encore n’ont pu être présents ; à ceux-là aussi nous disons merci, car sans cette immense collaboration la SHLM ne pourrait être ce qu’elle est devenue.

    Le 1er mai dernier M. René Jolicoeur président, recevait les bénévoles à déjeuner. Une joyeuse tradition qui se répète depuis plusieurs années. Voilà une façon bien modeste et pourtant essentielle de dire merci à celles et ceux qui consacrent de nombreuses heures au succès de notre société d’histoire. Certains n’apparaissent pas sur les photos ou encore n’ont pu être présents ; à ceux-là aussi nous disons merci, car sans cette immense collaboration la SHLM ne pourrait être ce qu’elle est devenue. ...

    À propos du bulletin

    Éditeur

    Société d’histoire de

    La Prairie-de-la-Magdeleine

    Dépôt légal 2002

    Bibliothèque nationale du Québec

    Bibliothèque nationale du Canada

    ISSN 1499-7312

    COLLABORATEURS :

    Coordination

    Gaétan Bourdages

    Rédaction

    Gaétan Bourdages

    Geneviève Dumouchel

    Jean L’Heureux

    Stéphane Tremblay

    Révision

    Jean-Pierre Yelle

    Design graphique

    François-Bernard Tremblay

    www.bonmelon.com

    Impression

    SHLM

    Siège social

    249, rue Sainte-Marie

    La Prairie (Québec) J5R 1G1

    Téléphone

    450-659-1393

    Courriel

    [email protected]

    Site Web

    www.laprairie-shlm.com

    Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur.

    La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour.

    Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Geneviève Dumouchel Jean L’Heureux Stéphane Tremblay Révision Jean-Pierre Yelle Design graphique François-Bernard Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur. La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour....