Sélection d'une édition

    Nécrologie Yves Duclos

    À Sherbrooke, le 15 avril 2022, à l’âge honorable de 92 ans est décédé monsieur Yves Duclos, époux de madame Gisèle Cornut.

    Homme d’affaires et restaurateur (fondateur du restaurant Le Vieux Fort, lieu des premières réunions de la SHLM), M. Duclos fut au nombre des créateurs de la Société d’histoire de La Prairie en 1972. Après avoir quitté La Prairie au début des années 1980, M. Duclos s’était installé Eastman où il a été propriétaire d’une boutique d’antiquités et d’une galerie d’art.

    À Sherbrooke, le 15 avril 2022, à l’âge honorable de 92 ans est décédé monsieur Yves Duclos, époux de madame Gisèle Cornut. Homme d’affaires et restaurateur (fondateur du restaurant Le Vieux Fort, lieu des premières réunions de la SHLM), M. Duclos fut au nombre des créateurs de la Société d’histoire de La Prairie en 1972. Après avoir quitté La Prairie au début des années 1980, M. Duclos s’était installé Eastman où il a été propriétaire d’une boutique d’antiquités et d’une galerie d’art....

    Nos conférences de l’automne

    DES ÎLES DU RICHELIEU… ENTRE LÉGENDE ET RÉALITÉ
    par Réal Fortin

    Date: 20 septembre 2022

    La conférence Des îles du Richelieu… entre légende et réalité est une sélection des grands moments de notre histoire nationale vécus dans un cadre insulaire.

    Que l’on songe à l’île aux Têtes où s’est vécu un drame autochtone et qui est aujourd’hui entourée d’épaves. Que l’on songe à l’île aux Noix où s’est déroulé le dernier combat de l’histoire de la Nouvelle-France. Que l’on songe aux îles Saint-Jean qui auraient failli retarder la publication du premier journal francophone unilingue au Canada en 1778, mais aussi lieu de fraye du chevalier cuivré. Que l’on songe à l’île Fryer qui garde en mémoire des secrets tantôt historiques tantôt légendaires de loyalistes venus se réfugier ici lors de la Révolution américaine. Que l’on songe enfin à l’île aux Cerfs où un fils d’officier du régiment des Meurons y a construit un imposant manoir qui a été transformé en hôtel prestigieux. Rappelons que certaines de ces îles sont maintenant des parcs naturels protégés.

    Enseignant à la retraite, auteur de nombreuses publications à caractère historique, Réal Fortin a amorcé quelques découvertes de sites archéologiques, notamment ceux des casernes de Blairfindie, de l’usine de la St. Johns Chinaware et du fort Sainte-Thérèse.

     

    LES AUTOCHTONES DU QUÉBEC ET LES RÉBELLIONS DE 1837-1838

    par Gilbert Desmarais

    Date : 18 octobre 2022

    Dans la conférence Les Autochtones du Québec et les Rébellions de 1837-1838, il sera question de la place des Premières Nations dans les rébellions patriotes. Souvent oubliés dans l’histoire de cette période, les Autochtones y ont pourtant tenu un rôle important et complexe. Cette conférence se fera en trois volets : d’abord, un court résumé de l’histoire des Premières Nations au Québec ; ensuite, une présentation de la situation dans les années 1830 ; et, finalement, un résumé de la participation des Autochtones aux Rébellions de 1837-1838.

    Historien avec une maîtrise en histoire de l’Université du Québec à Montréal, Gilbert Desmarais est co-auteur des livres Montréal : 375 ans d’histoire (2016) et Les enfants de la Nouvelle-France (2020) publiés aux Éditions Bayard Canada. Depuis une vingtaine d’années, il anime des sites patrimoniaux au Canada et aux États-Unis avec divers groupes de reconstitution historique.

    LA CUISINE FAMILIALE DE LA GRANDE RÉGION DE MONTRÉAL,

    DEPUIS 1 000 ANS

    par Michel Lambert

    Date : 15 novembre 2022

    La conférence portera d’abord sur la cuisine dans la région avant la visite des Français, en 1535, puis l’apport des fondateurs de Montréal. Ensuite, il sera question des apports ethniques et culinaires aux XVIIIe et XIXe siècles au sud du fleuve Saint-Laurent jusqu’à la rivière Richelieu. Finalement, quel est le dessin culinaire de la Rive-Sud actuelle.

    En résumé, vous découvrirez comment les habitants de la Rive-Sud de Montréal ont exploité les ressources autochtones du territoire (plantes, gibier, poisson) et apporté les aliments et les recettes de leur pays d’origine, d’hier à aujourd’hui.

    Michel Lambert est chef cuisinier, historien, auteur, enseignant en littérature retraité. Il a consacré plus de dix ans de sa vie pour réaliser son rêve de publier l’Histoire de la cuisine familiale du Québec, aux Éditions GID de Québec. Il est un vulgarisateur culinaire reconnu pour la minutie de ses recherches sur les origines de notre cuisine, ses influences, ses tendances et son évolution. Auteur de plusieurs ouvrages et récipiendaire de nombreuses distinctions, il vit maintenant à La Prairie.

    En février 2021, il co-publiait, avec Élisabeth Cardin, « L’Érable et la perdrix, L’Histoire culinaire du Québec à travers ses aliments. » aux éditions Cardinal.

    DES ÎLES DU RICHELIEU… ENTRE LÉGENDE ET RÉALITÉ par Réal Fortin Date: 20 septembre 2022 La conférence Des îles du Richelieu… entre légende et réalité est une sélection des grands moments de notre histoire nationale vécus dans un cadre insulaire. Que l’on songe à l’île aux Têtes où s’est vécu un drame autochtone et qui est aujourd’hui entourée d’épaves. Que l’on songe à l’île aux Noix où s’est déroulé le dernier combat de l’histoire de la Nouvelle-France. Que l’on songe aux îles Saint-Jean qui auraient failli retarder la publication du premier journal francophone unilingue au Canada en 1778, mais aussi lieu de fraye du chevalier cuivré. Que l’on songe à l’île Fryer qui garde en mémoire des secrets tantôt historiques tantôt légendaires de loyalistes venus se réfugier ici lors de la Révolution américaine. Que l’on songe enfin à l’île aux Cerfs où un fils d’officier du régiment des Meurons y a construit un imposant manoir qui a été transformé en hôtel prestigieux. Rappelons que certaines de ces îles sont maintenant des parcs naturels protégés. Enseignant à la retraite, auteur de nombreuses publications à caractère historique, Réal Fortin a amorcé quelques découvertes de sites archéologiques, notamment ceux des casernes de Blairfindie, de l’usine de la St. Johns Chinaware et du fort Sainte-Thérèse.   LES AUTOCHTONES DU QUÉBEC ET LES RÉBELLIONS DE 1837-1838 par Gilbert Desmarais Date : 18 octobre 2022 Dans la conférence Les Autochtones du Québec et les Rébellions de 1837-1838, il sera question de la place des Premières Nations dans les rébellions patriotes. Souvent oubliés dans l’histoire de cette période, les Autochtones y ont pourtant tenu un rôle important et complexe. Cette conférence se fera en trois volets : d’abord, un court résumé de l’histoire des Premières Nations au Québec ; ensuite, une présentation de la situation dans les années 1830 ; et, finalement, un résumé de la participation des Autochtones aux Rébellions de 1837-1838. Historien avec une maîtrise en histoire de l’Université du Québec à Montréal, Gilbert Desmarais est co-auteur des livres Montréal : 375 ans d’histoire (2016) et Les enfants de la Nouvelle-France (2020) publiés aux Éditions Bayard Canada. Depuis une vingtaine d’années, il anime des sites patrimoniaux au Canada et aux États-Unis avec divers groupes de reconstitution historique. LA CUISINE FAMILIALE DE LA GRANDE RÉGION DE MONTRÉAL, DEPUIS 1 000 ANS par Michel Lambert Date : 15 novembre 2022 La conférence portera d’abord sur la cuisine dans la région avant la visite des Français, en 1535, puis l’apport des fondateurs de Montréal. Ensuite, il sera question des apports ethniques et culinaires aux XVIIIe et XIXe siècles au sud du fleuve Saint-Laurent jusqu’à la rivière Richelieu. Finalement, quel est le dessin culinaire de la Rive-Sud actuelle. En résumé, vous découvrirez comment les habitants de la Rive-Sud de Montréal ont exploité les ressources autochtones du territoire (plantes, gibier, poisson) et apporté les aliments et les recettes de leur pays d’origine, d’hier à aujourd’hui. Michel Lambert est chef cuisinier, historien, auteur, enseignant en littérature retraité. Il a consacré plus de dix ans de sa vie pour réaliser son rêve de publier l’Histoire de la cuisine familiale du Québec, aux Éditions GID de Québec. Il est un vulgarisateur culinaire reconnu pour la minutie de ses recherches sur les origines de notre cuisine, ses influences, ses tendances et son évolution. Auteur de plusieurs ouvrages et récipiendaire de nombreuses distinctions, il vit maintenant à La Prairie. En février 2021, il co-publiait, avec Élisabeth Cardin, « L’Érable et la perdrix, L’Histoire culinaire du Québec à travers ses aliments. » aux éditions Cardinal....

    Mot du président

    À L’AGENDA

    • Dimanche 12 juin à 14 h, au Centre multifonctionnel Guy-Dupré, lancement du livre Histoire de La Prairie (1667-1800), lieu de passage obligé de monsieur Albert Juneau.
    • Dans nos locaux du 249, rue Sainte-Marie, le vendredi 17 juin à 17 h, ouverture de l’exposition estivale portant sur le 50eanniversaire de fondation de la SHLM.
    • Vendredi 24 juin : Fête nationale du Québec dans le Vieux-La Prairie.
    • Visites guidées avec nos guides étudiants :

    Du 6 au 24 juin : du lundi au vendredi (3 départs : 10 h, 13 h et 15 h)

    Du 25 juin au 21 août : à tous les jours (3 départs : 10 h, 13 h et 15 h)

    Je vous souhaite une belle saison estivale remplie de soleil.

    Stéphane Tremblay, Président

    À L’AGENDA Dimanche 12 juin à 14 h, au Centre multifonctionnel Guy-Dupré, lancement du livre Histoire de La Prairie (1667-1800), lieu de passage obligé de monsieur Albert Juneau. Dans nos locaux du 249, rue Sainte-Marie, le vendredi 17 juin à 17 h, ouverture de l’exposition estivale portant sur le 50eanniversaire de fondation de la SHLM. Vendredi 24 juin : Fête nationale du Québec dans le Vieux-La Prairie. Visites guidées avec nos guides étudiants : Du 6 au 24 juin : du lundi au vendredi (3 départs : 10 h, 13 h et 15 h) Du 25 juin au 21 août : à tous les jours (3 départs : 10 h, 13 h et 15 h) Je vous souhaite une belle saison estivale remplie de soleil. Stéphane Tremblay, Président...

    Nécrologie René Jolicoeur

    René Jolicoeur est décédé subitement, le 31 mars 2022, à l’âge de 69 ans.

    Membre de la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine depuis longtemps, René en a assuré la présidence durant sept ans, soit de 2003 à 2010.

    Son septennat nous aura, entre autres, donné un site web, l’acquisition de nombreux répertoires en généalogie et le renouvellement complet de notre parc informatique.

    Merci, René, pour ta présence, ton sens de l’humour et ton implication constante.

    René Jolicoeur est décédé subitement, le 31 mars 2022, à l’âge de 69 ans. Membre de la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine depuis longtemps, René en a assuré la présidence durant sept ans, soit de 2003 à 2010. Son septennat nous aura, entre autres, donné un site web, l’acquisition de nombreux répertoires en généalogie et le renouvellement complet de notre parc informatique. Merci, René, pour ta présence, ton sens de l’humour et ton implication constante....

    Nécrologie Jean Joly

    Jean Joly est décédé à Candiac en décembre 2021.

    Féru d’histoire et de généalogie depuis de nombreuses décennies, il avait publié plusieurs dizaines d’articles et rapports de recherches dans divers bulletins et revues, dont notre bulletin mensuel, Au jour le jour.

    Jean a également été coauteur du livre « 1691 – La bataille de La Prairie » paru en 2009 aux Éditions Histoire Québec.

    Nos condoléances vont à son épouse Claudette ainsi qu’à son fils Yves.

    Jean Joly est décédé à Candiac en décembre 2021. Féru d’histoire et de généalogie depuis de nombreuses décennies, il avait publié plusieurs dizaines d’articles et rapports de recherches dans divers bulletins et revues, dont notre bulletin mensuel, Au jour le jour. Jean a également été coauteur du livre « 1691 – La bataille de La Prairie » paru en 2009 aux Éditions Histoire Québec. Nos condoléances vont à son épouse Claudette ainsi qu’à son fils Yves....

    Réaménagement de la route 104

    COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE DU 15 MARS 2022

    Projet de réaménagement de la route 104 entre A30 et la limite de St-Jean-sur-Richelieu (projet LACPI)

    M. Gaétan Bourdages – Société d’histoire de La Prairie-de-la-Madgeleine
    M. Jean-Pierre Labelle – Société d’histoire de La Prairie-de-la-Madgeleine
    Mme Caroline Laberge – Société d’histoire de La Prairie-de-la-Madgeleine
    M. Guillaume Desjardins-Dutil – MTQ
    M. Frank Rochefort, archéologue – MTQ
    Mme Karine Abdel – MTQ
    Mme Mihaela-Irina Damiean -MTQ
    M. Guy Bédard – MTQ
    Mme Emmanuelle Viau – MTQ

    M. Labelle estime que le site est riche en artefacts, car ils ont trouvé des objets lors d’une prospection avec un détecteur de métal. Un rapport a été produit pour présenter le résultat des recherches et M. Rochefort mentionne qu’il en a pris connaissance.

    M. Rochefort s’engage à tenir informée la Société d’histoire de La Prairie tout au long du processus, et à les prévenir avant le début des travaux de prospection archéologique qui pourraient débuter en 2023 (2024). Il faut au préalable des ententes avec les propriétaires avant de faire des sondages, si les terrains ne sont pas déjà acquis par le MTQ.

    M. Bourdages mentionne que le monument sur lequel il y a une plaque en métal commémorative est un cairn. Une croix de chemin en bois accompagne le monument. Il mentionne que ces deux éléments peuvent être déplacés, mais qu’il sera important pour lui de conserver le cairn tel quel ainsi que la croix de chemin. Il souligne le fait qu’il serait intéressant de mettre en valeur le patrimoine historique et militaire de La Prairie.

    Mme Laberge conseille le livre « 1691 La bataille de La Prairie » par Gaétan Bourdages, Jean Joly, Stéphane Tremblay. Éditions Histoire Québec. 2009 » à M. Rochefort.

    M. Bédard se questionne concernant les artefacts qui pourraient être découverts et à qui pourraient-ils être remis ?

    M. Bourdages mentionne que le musée d’archéologie de Roussillon a été créé pour entreposer les artefacts provenant de sites de la région. M. Rochefort mentionne que la propriété des artefacts va au propriétaire du terrain, et que dans le cadre d’interventions du MTQ, les artefacts appartenant à l’État sont déposés par défaut à la réserve et laboratoire d’Archéologie du Québec, mais qu’il peut être possible de faire une entente pour envoyer ceux-ci au musée de Roussillon.

    M. Desjardins-Dutil mentionne que la plaque commémorative appartient à Parcs Canada et que cet organisme demeurera responsable au premier chef de l’aspect commémoratif et du contenu qui y est associé. Il mentionne également que les communautés autochtones seront consultées pour ce projet.
    En fonction des discussions avec Parcs Canada quant au monument et à la plaque commémorative, un panneau d’interprétation pourrait être installé à côté du monument, afin d’intégrer au lieu de commémoration une interprétation plus actuelle et détaillée de l’histoire.

    L’accessibilité au site où seront relocalisés le monument et la croix de chemin est très importante pour la Société d’histoire.

    Ainsi, il faudrait prévoir que le site soit attrayant, accessible et que ce dernier donne envie de venir lire la plaque commémorative et/ou panneau interprétation.

    Le monument commémoratif doit rester du même côté de la route qu’actuellement.

    Prochaine étape :

    • Le MTQ va tenter de joindre Parcs Canada pour les inviter à participer. Mme Myette chez Parcs Canada s’occupe de notre dossier
    • M. Rochefort informera la Société d’histoire des développements du projet au niveau de l’archéologie
    • M. Bédard (et Mme Ligia Sanchez – chargée de projet) informera la Société d’histoire des grandes étapes à venir du projet
    • Le MTQ fera la demande pour accroître les acquisitions requises pour la relocalisation du monument commémoratif et la croix de chemin.

     

    COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE DU 15 MARS 2022 Projet de réaménagement de la route 104 entre A30 et la limite de St-Jean-sur-Richelieu (projet LACPI) M. Gaétan Bourdages – Société d’histoire de La Prairie-de-la-Madgeleine M. Jean-Pierre Labelle - Société d’histoire de La Prairie-de-la-Madgeleine Mme Caroline Laberge - Société d’histoire de La Prairie-de-la-Madgeleine M. Guillaume Desjardins-Dutil – MTQ M. Frank Rochefort, archéologue – MTQ Mme Karine Abdel – MTQ Mme Mihaela-Irina Damiean -MTQ M. Guy Bédard – MTQ Mme Emmanuelle Viau - MTQ M. Labelle estime que le site est riche en artefacts, car ils ont trouvé des objets lors d’une prospection avec un détecteur de métal. Un rapport a été produit pour présenter le résultat des recherches et M. Rochefort mentionne qu’il en a pris connaissance. M. Rochefort s’engage à tenir informée la Société d’histoire de La Prairie tout au long du processus, et à les prévenir avant le début des travaux de prospection archéologique qui pourraient débuter en 2023 (2024). Il faut au préalable des ententes avec les propriétaires avant de faire des sondages, si les terrains ne sont pas déjà acquis par le MTQ. M. Bourdages mentionne que le monument sur lequel il y a une plaque en métal commémorative est un cairn. Une croix de chemin en bois accompagne le monument. Il mentionne que ces deux éléments peuvent être déplacés, mais qu’il sera important pour lui de conserver le cairn tel quel ainsi que la croix de chemin. Il souligne le fait qu’il serait intéressant de mettre en valeur le patrimoine historique et militaire de La Prairie. Mme Laberge conseille le livre « 1691 La bataille de La Prairie » par Gaétan Bourdages, Jean Joly, Stéphane Tremblay. Éditions Histoire Québec. 2009 » à M. Rochefort. M. Bédard se questionne concernant les artefacts qui pourraient être découverts et à qui pourraient-ils être remis ? M. Bourdages mentionne que le musée d’archéologie de Roussillon a été créé pour entreposer les artefacts provenant de sites de la région. M. Rochefort mentionne que la propriété des artefacts va au propriétaire du terrain, et que dans le cadre d’interventions du MTQ, les artefacts appartenant à l’État sont déposés par défaut à la réserve et laboratoire d’Archéologie du Québec, mais qu’il peut être possible de faire une entente pour envoyer ceux-ci au musée de Roussillon. M. Desjardins-Dutil mentionne que la plaque commémorative appartient à Parcs Canada et que cet organisme demeurera responsable au premier chef de l’aspect commémoratif et du contenu qui y est associé. Il mentionne également que les communautés autochtones seront consultées pour ce projet. En fonction des discussions avec Parcs Canada quant au monument et à la plaque commémorative, un panneau d’interprétation pourrait être installé à côté du monument, afin d’intégrer au lieu de commémoration une interprétation plus actuelle et détaillée de l’histoire. L’accessibilité au site où seront relocalisés le monument et la croix de chemin est très importante pour la Société d’histoire. Ainsi, il faudrait prévoir que le site soit attrayant, accessible et que ce dernier donne envie de venir lire la plaque commémorative et/ou panneau interprétation. Le monument commémoratif doit rester du même côté de la route qu’actuellement. Prochaine étape : • Le MTQ va tenter de joindre Parcs Canada pour les inviter à participer. Mme Myette chez Parcs Canada s’occupe de notre dossier • M. Rochefort informera la Société d’histoire des développements du projet au niveau de l’archéologie • M. Bédard (et Mme Ligia Sanchez – chargée de projet) informera la Société d’histoire des grandes étapes à venir du projet • Le MTQ fera la demande pour accroître les acquisitions requises pour la relocalisation du monument commémoratif et la croix de chemin.  ...

    Conférence: L’héritage médiéval au Québec et à La Prairie

    Tous connaissent les origines françaises du Québec, mais ces origines remontent également loin dans le temps, jusqu’au Moyen Âge. Que ce soit dans ses institutions laïques ou religieuses, sa culture, ou tout simplement sur son drapeau, le Québec et même La Prairie cachent de nombreux héritages médiévaux que les explorateurs et colons ont apportés avec eux en traversant l’Atlantique au XVIe siècle.

    Passionné d’histoire, Philippe Boulanger a complété un baccalauréat ainsi qu’une maîtrise en histoire. S’étant spécialisé en histoire médiévale, il donne depuis des entrevues et des conférences pour démystifier cette période mal connue et parfois malmenée. De plus, il travaille depuis plus de 15 ans dans le monde muséal en plus d’avoir enseigné au Cégep.

    Date: 17 mai 2022

    Endroit: Théâtre du Vieux-La Prairie

    247, rue Sainte-Marie, La Prairie

    Heure: 19 h 30

    Prix : gratuit pour les membres, 7,50$ pour les non-membres.

    Tous connaissent les origines françaises du Québec, mais ces origines remontent également loin dans le temps, jusqu’au Moyen Âge. Que ce soit dans ses institutions laïques ou religieuses, sa culture, ou tout simplement sur son drapeau, le Québec et même La Prairie cachent de nombreux héritages médiévaux que les explorateurs et colons ont apportés avec eux en traversant l’Atlantique au XVIe siècle. Passionné d’histoire, Philippe Boulanger a complété un baccalauréat ainsi qu’une maîtrise en histoire. S’étant spécialisé en histoire médiévale, il donne depuis des entrevues et des conférences pour démystifier cette période mal connue et parfois malmenée. De plus, il travaille depuis plus de 15 ans dans le monde muséal en plus d’avoir enseigné au Cégep. Date: 17 mai 2022 Endroit: Théâtre du Vieux-La Prairie 247, rue Sainte-Marie, La Prairie Heure: 19 h 30 Prix : gratuit pour les membres, 7,50$ pour les non-membres. ...

    Emplois étudiants à la SHLM

    La présence de guides étudiants au cours de la saison estivale nous permet non seulement d’étendre nos heures d’ouverture, mais aussi de réaliser certains projets qui autrement ne pourraient l’être. Il est heureux que nous disposions, depuis plusieurs années, de généreuses subventions du programme fédéral Emplois d’été Canada, mais, malgré ces subventions, nous avons de plus en plus de difficulté à pourvoir les postes offerts.

    Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes toujours en quête de candidat.e.s aptes à combler les postes de guides et d’aides-archivistes.  Les candidat.e.s retenu.e.s entrent en fonction au début du mois de juin et terminent à la fin du mois d’août. Pour pouvoir soumettre sa candidature, il faut être inscrit à temps plein au cégep ou à l’université pour la session d’automne 2022 dans un domaine connexe aux activités de la SHLM (histoire, animation, tourisme, muséologie, etc.). Pour plus d’informations, veuillez consulter notre site à l’adresse www.shlm.info.

    Si l’un des postes intéresse quelqu’un de votre entourage, prière de nous faire parvenir son CV et une lettre d’intention à l’adresse suivante : [email protected].

     

    Stéphane Tremblay, président

    La présence de guides étudiants au cours de la saison estivale nous permet non seulement d’étendre nos heures d’ouverture, mais aussi de réaliser certains projets qui autrement ne pourraient l’être. Il est heureux que nous disposions, depuis plusieurs années, de généreuses subventions du programme fédéral Emplois d’été Canada, mais, malgré ces subventions, nous avons de plus en plus de difficulté à pourvoir les postes offerts. Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes toujours en quête de candidat.e.s aptes à combler les postes de guides et d’aides-archivistes.  Les candidat.e.s retenu.e.s entrent en fonction au début du mois de juin et terminent à la fin du mois d’août. Pour pouvoir soumettre sa candidature, il faut être inscrit à temps plein au cégep ou à l’université pour la session d’automne 2022 dans un domaine connexe aux activités de la SHLM (histoire, animation, tourisme, muséologie, etc.). Pour plus d’informations, veuillez consulter notre site à l’adresse www.shlm.info. Si l’un des postes intéresse quelqu’un de votre entourage, prière de nous faire parvenir son CV et une lettre d’intention à l’adresse suivante : [email protected].   Stéphane Tremblay, président...

    La Prairie et la guerre de 1756-1760 – Partie 3

     

    Après avoir guerroyé contre les Anglais durant plus de trois ans, ce qui devait arriver arriva, les aléas de la guerre laissant entrevoir une victoire des Britanniques. Le fil des événements s’accélère, et bien que ce ne soit pas encore la panique, débute au cours de l’été 1759 un important repli des troupes vers La Prairie, car l’endroit est un port de transit vital en lien avec Montréal.

    « Aussitôt que M. de Rigaud apprendra que M. de Bourlamaque a été obligé de se retirer de Carillon et de Saint-Frédéric pour venir occuper l’île aux Noix, il fera marcher tout le monde, et même les gens infirmes et les plus vieux qui seront encore cependant en état de pouvoir manier les armes et tirer un coup de fusil, pour aller occuper Saint-Jean et Laprairie, où il assemblera tous les sauvages du saut Saint-Louis pour couvrir cette partie et établir une communication sûre de Laprairie à Saint-Jean, d’où ce corps, qui sera assemblé à Laprairie, sera également à portée de pouvoir secourir M. le chevalier en cas qu’il fut replié dans les Rapides. […]

    Il fera rassembler tous les bateaux, tant de Chambly qu’autres endroits, de même que les canots, pour les faire rendre à Laprairie, qui sera le dépôt de toutes les troupes, pour pouvoir soutenir et couvrir toutes les parties attaquées. M. de Rigaud entretiendra une correspondance bien exacte avec M. de Bourlamaque au sujet de ce qu’il y aura à faire dans toute cette partie.[i] »

    Mai 1759, abandon du fort Carillon, suivi de la construction du fort de l’île aux Noix, lequel Bougainville fera évacuer en août 1760 pour diriger ses troupes vers Montréal. Peu de temps après, les soldats français abandonnent le fort Saint-Jean en le brûlant et se préparent à défendre Montréal. Au final, toute l’armée française du lac Champlain aura passé par La Prairie ; plus de 3000 hommes.

    La flotte de Murray

    Alors que la flotte de Murray remonte le fleuve en direction de Montréal, les généraux français se demandent comment réagir devant cette menace. Il faut vite s’organiser et La Prairie apparaît dès lors comme le dernier refuge qu’il faille à tout prix occuper et protéger.

    « Tâchez, je vous supplie, de me mander ce que je dois faire. Dois-je marcher tant que je pourrai vers Longueuil et Laprairie pour vous joindre, si le vent contraire retarde la flotte ? Dois-je rester à hauteur, au risque d’être primé par un bon vent ? Où ferais-je la jonction ? Dois-je passer dans l’île de Montréal, si je puis arriver ?[ii] »

    Le 24 août, les Amérindiens quittent le fort de Saint-Jean pour se rendre à Kahnawake en passant par La Prairie.

    « Cependant, la flotte de Murray était arrivée, le 25 (août), à quatre lieues au-dessous de Montréal : le corps des troupes de M. Dumas, qui la suivait par le nord, et celui du général de Bourlamaque, par le sud, étaient aussi arrivés, le premier dans l’île de Montréal [pour se porter à la défense de la ville], et le second, à Boucherville et Longueuil. M. de Lévis voyant le corps de Bourlamaque à portée de se joindre à celui de Rauquemaure, alla reconnaître la position de ce dernier dans la vue de tenter un combat contre l’armée anglaise (de Haviland) à Saint-Jean ; et revint conférer avec M. de Bourlamaque ; mais ayant appris que M. Murray avait fait débarquer un détachement à Varennes, il envoya à Rauquemaure l’ordre de se replier à Laprairie. Trois cents miliciens attaquèrent le détachement anglais ; mais ils furent repoussés, avec perte de quelques hommes blessés, et d’une vingtaine de prisonniers. [iii]»

    De tous côtés, c’est l’amorce du repli des forces françaises vers La Prairie. Une telle concentration de militaires provoquera des problèmes de transport et de ravitaillement. Les habitants de La Prairie seront fortement sollicités.

    « J’ai mis M. de Rigaud à Laprairie avec quatre ou cinq cents Canadiens et les sauvages qu’il pourra ameuter.[iv] »

    « Il m’a paru que si les Anglais mouillaient, comme ils le peuvent, entre l’île de Montréal et les îles de Boucherville, ce village pourrait être brûlé aisément. Ma position, ici, ne me parait pas trop appuyée ; je ne puis empêcher les Anglais de débarquer au-dessous de moi, où ils voudront ; et, s’ils marchent ensuite, étant si supérieurs, je serai forcé de me replier sur Laprairie, et là je ne sais ce que j’y ferai, ni si j’y trouverai de l’appui. [v]»

    Louis-Antoine de Bougainville

    « Heureusement, le détachement de M. de Bougainville, comptant arriver à la Prairie, s’est trouvé, après avoir marché jusqu’à trois ou quatre heures du soir, au-dessus du détroit ; ce qui les a amenés à Saint-Jean. Ils sont heureux ; suivant les pratiques du pays, de trois jours ils n’eussent pénétré ce pays. Ils arrivent l’un après l’autre ; les Canadiens passent dans le bois pour ne pas s’arrêter ici ; le peu de soldats qui arrivent vont filer à la Prairie, où il faut, en toute diligence, qu’on leur fasse trouver des vivres. [vi]»

     

    Le siège du fort de l’île aux Noix se termine le 28 août quand la garnison capitule. Le lendemain, le fort de Saint-Jean est abandonné et brûlé par sa garnison.

    « J’apprends par des miliciens venus de l’Ile-aux-Noix et que j’ai arrêtés ici, qu’il avait passé aujourd’hui de Laprairie à Montréal sept à huit bateaux chargés de monde ; il est à craindre que les vingt-six bateaux sur lesquels on compte ne s’en aillent ainsi. L’officier m’avait pourtant mandé qu’il arrêterait tout le monde.[vii] »

    Le 30 août, M. de Bourlamaque se plaint au chevalier de Lévis qu’il n’y ait que dix-neuf bateaux à La Prairie. Et de poursuivre; « J’ai vu un ordre de vous, Monsieur, au capitaine de Longueuil, pour renvoyer à Chambly tous les Canadiens qui ont quitté le détachement de M. de Bougainville. J’ai cru devoir changer cette disposition et je lui ai dit de les envoyer par Laprairie au-devant de M. de Roquemaure. Le chemin de Chambly les exposerait à être enlevés en détail. »

    Dès le lendemain 1er septembre : « Quel mouvement doit faire M. de Roquemaure, si la flotte approche Longueuil ? Viendra-t-il me joindre ou passerons-nous tous deux tout de suite ? »

    « Sans doute vous êtes assuré que l’armée de M. le chevalier de La Corne empêchera les Anglais de tomber à l’improviste sur l’île de Montréal ; sans quoi l’embarquement à Laprairie ne serait pas sûr. »

    « P.S. -Quoique la flotte monte, je reste dans la même position ; s’ils débarquent entre Longueuil et Boucherville et que je ne puisse l’empêcher, je replierai sur Longueuil ce qui ne sera pas coupé, et j’enverrai dire à M. de Roquemaure de me joindre. D’ailleurs, je tâcherai de me maintenir jusqu’à ce que j’aie reçu des ordres.[viii] »

    Le fort de Chambly se rend le 1er septembre. En ce même jour, les troupes françaises demeurées sur la rive sud du fleuve reçoivent l’ordre de Lévis de se concentrer à La Prairie. Grande déception, le 2 septembre, les Amérindiens de Kahnawake apprennent que les Anglais avaient accepté la paix proposée par les Cinq Nations et, en conséquence, se refusent à attaquer l’armée anglaise.

    « Le 2 septembre, comme le chevalier de Lévis haranguait les Sauvages du Sault Saint-Louis, qu’il avait fait venir à Laprairie, pour les engager à le seconder, dans son dessein d’attaquer l’armée du colonel Haviland, un député de leur village vint leur annoncer que le général Amherst était aux Cèdres, et se retirèrent tous, en disant qu’ils allaient faire la paix avec les Anglais. Cette nouvelle fut confirmée par M. de La Corne, qui s’était retiré, à l’approche de l’armée anglaise, et qui ajouta qu’elle pourraît être le lendemain à la Chine.[ix] »

    Le 3 septembre, les troupes françaises évacuent leurs positions à La Prairie et à Longueuil et traversent le fleuve pour se porter à la défense de Montréal.

    Le 5 septembre, des éléments avancés de l’armée de Haviland arrivent à Longueuil où ils sont accueillis par Murray. Trois jours plus tard, l’armée anglaise débarque dans l’île de Montréal et marche vers la ville. Montréal capitule, c’en est fait de la Nouvelle-France.

    Nous savons cependant qu’une garnison britannique a été maintenue à La Prairie après la chute de Montréal. En avril 1761, des Iroquois de Kahnawake sont venus à La Prairie rencontrer dans ses quartiers le lieutenant George Pennington du « 44th Regiment ». Cette unité militaire est probablement demeurée sur place jusqu’à la signature du traité de Paris en février 1763.

    La Prairie connaîtra une brève période de tranquillité, il n’a pas fallu attendre longtemps pour qu’en septembre 1775 les rebelles américains soient à La Prairie qu’ils occuperont durant plusieurs mois avant d’être chassés par les mercenaires allemands en juin de l’année suivante. La paix aura été de courte durée.

    [i] Volume 4, page 165, Lettres et pièces militaires, le 26 mai 1759,.

     [ii]Volume 5, p. 83, Lettres et pièces militaires, à Sorel le 12 août 1760. Lettres de M. de Bourlamaque au chevalier de Lévis.

    [iii] Histoire du Canada sous la domination française. M. Bibaud. Montréal, 1837, page 362.

    [iv] Volume 5, p. 14, Longueuil, 27 août 1760, Lettres de M. de Bourlamaque au chevalier de Lévis.

    [v] Volume 5, p. 111, Longueuil, 27 août 1760, Lettres de M. de Bourlamaque au chevalier de Lévis.

    [vi] Volume 10, p. 162, Saint-Jean, le 28 août 1760, Lettres du marquis de Montcalm au chevalier de Lévis.

    [vii] Volume 5, p. 117, Longueuil, 29 août 1760 Lettres de M. de Bourlamaque au chevalier de Lévis.

    [viii] Volume 5, p. 123, Longueuil 1er septembre 1760, Lettres de M. de Bourlamaque au chevalier de Lévis.

    [ix] Histoire du Canada sous la domination française. M. Bibaud. Montréal, 1837, page 363.

      Après avoir guerroyé contre les Anglais durant plus de trois ans, ce qui devait arriver arriva, les aléas de la guerre laissant entrevoir une victoire des Britanniques. Le fil des événements s’accélère, et bien que ce ne soit pas encore la panique, débute au cours de l’été 1759 un important repli des troupes vers La Prairie, car l’endroit est un port de transit vital en lien avec Montréal. « Aussitôt que M. de Rigaud apprendra que M. de Bourlamaque a été obligé de se retirer de Carillon et de Saint-Frédéric pour venir occuper l’île aux Noix, il fera marcher tout le monde, et même les gens infirmes et les plus vieux qui seront encore cependant en état de pouvoir manier les armes et tirer un coup de fusil, pour aller occuper Saint-Jean et Laprairie, où il assemblera tous les sauvages du saut Saint-Louis pour couvrir cette partie et établir une communication sûre de Laprairie à Saint-Jean, d’où ce corps, qui sera assemblé à Laprairie, sera également à portée de pouvoir secourir M. le chevalier en cas qu’il fut replié dans les Rapides. […] Il fera rassembler tous les bateaux, tant de Chambly qu’autres endroits, de même que les canots, pour les faire rendre à Laprairie, qui sera le dépôt de toutes les troupes, pour pouvoir soutenir et couvrir toutes les parties attaquées. M. de Rigaud entretiendra une correspondance bien exacte avec M. de Bourlamaque au sujet de ce qu’il y aura à faire dans toute cette partie.[i] » Mai 1759, abandon du fort Carillon, suivi de la construction du fort de l’île aux Noix, lequel Bougainville fera évacuer en août 1760 pour diriger ses troupes vers Montréal. Peu de temps après, les soldats français abandonnent le fort Saint-Jean en le brûlant et se préparent à défendre Montréal. Au final, toute l’armée française du lac Champlain aura passé par La Prairie ; plus de 3000 hommes. La flotte de Murray Alors que la flotte de Murray remonte le fleuve en direction de Montréal, les généraux français se demandent comment réagir devant cette menace. Il faut vite s’organiser et La Prairie apparaît dès lors comme le dernier refuge qu’il faille à tout prix occuper et protéger. « Tâchez, je vous supplie, de me mander ce que je dois faire. Dois-je marcher tant que je pourrai vers Longueuil et Laprairie pour vous joindre, si le vent contraire retarde la flotte ? Dois-je rester à hauteur, au risque d’être primé par un bon vent ? Où ferais-je la jonction ? Dois-je passer dans l’île de Montréal, si je puis arriver ?[ii] » Le 24 août, les Amérindiens quittent le fort de Saint-Jean pour se rendre à Kahnawake en passant par La Prairie. « Cependant, la flotte de Murray était arrivée, le 25 (août), à quatre lieues au-dessous de Montréal : le corps des troupes de M. Dumas, qui la suivait par le nord, et celui du général de Bourlamaque, par le sud, étaient aussi arrivés, le premier dans l’île de Montréal [pour se porter à la défense de la ville], et le second, à Boucherville et Longueuil. M. de Lévis voyant le corps de Bourlamaque à portée de se joindre à celui de Rauquemaure, alla reconnaître la position de ce dernier dans la vue de tenter un combat contre l’armée anglaise (de Haviland) à Saint-Jean ; et revint conférer avec M. de Bourlamaque ; mais ayant appris que M. Murray avait fait débarquer un détachement à Varennes, il envoya à Rauquemaure l’ordre de se replier à Laprairie. Trois cents miliciens attaquèrent le détachement anglais ; mais ils furent repoussés, avec perte de quelques hommes blessés, et d’une vingtaine de prisonniers. [iii]» De tous côtés, c’est l’amorce du repli des forces françaises vers La Prairie. Une telle concentration de militaires provoquera des problèmes de transport et de ravitaillement. Les habitants de La Prairie seront fortement sollicités. « J’ai mis M. de Rigaud à Laprairie avec quatre ou cinq cents Canadiens et les sauvages qu’il pourra ameuter.[iv] » « Il m’a paru que si les Anglais mouillaient, comme ils le peuvent, entre l’île de Montréal et les îles de Boucherville, ce village pourrait être brûlé aisément. Ma position, ici, ne me parait pas trop appuyée ; je ne puis empêcher les Anglais de débarquer au-dessous de moi, où ils voudront ; et, s’ils marchent ensuite, étant si supérieurs, je serai forcé de me replier sur Laprairie, et là je ne sais ce que j’y ferai, ni si j’y trouverai de l’appui. [v]» Louis-Antoine de Bougainville « Heureusement, le détachement de M. de Bougainville, comptant arriver à la Prairie, s’est trouvé, après avoir marché jusqu’à trois ou quatre heures du soir, au-dessus du détroit ; ce qui les a amenés à Saint-Jean. Ils sont heureux ; suivant les pratiques du pays, de trois jours ils n’eussent pénétré ce pays. Ils arrivent l’un après l’autre ; les Canadiens passent dans le bois pour ne pas s’arrêter ici ; le peu de soldats qui arrivent vont filer à la Prairie, où il faut, en toute diligence, qu’on leur fasse trouver des vivres. [vi]»   Le siège du fort de l’île aux Noix se termine le 28 août quand la garnison capitule. Le lendemain, le fort de Saint-Jean est abandonné et brûlé par sa garnison. « J’apprends par des miliciens venus de l’Ile-aux-Noix et que j’ai arrêtés ici, qu’il avait passé aujourd’hui de Laprairie à Montréal sept à huit bateaux chargés de monde ; il est à craindre que les vingt-six bateaux sur lesquels on compte ne s’en aillent ainsi. L’officier m’avait pourtant mandé qu’il arrêterait tout le monde.[vii] » Le 30 août, M. de Bourlamaque se plaint au chevalier de Lévis qu’il n’y ait que dix-neuf bateaux à La Prairie. Et de poursuivre; « J’ai vu un ordre de vous, Monsieur, au capitaine de Longueuil, pour renvoyer à Chambly tous les Canadiens qui ont quitté le détachement de M. de Bougainville. J’ai cru devoir changer cette disposition et je lui ai dit de les envoyer par Laprairie au-devant de M. de Roquemaure. Le chemin de Chambly les exposerait à être enlevés en détail. » Dès le lendemain 1er septembre : « Quel mouvement doit faire M. de Roquemaure, si la flotte approche Longueuil ? Viendra-t-il me joindre ou passerons-nous tous deux tout de suite ? » « Sans doute vous êtes assuré que l’armée de M. le chevalier de La Corne empêchera les Anglais de tomber à l’improviste sur l’île de Montréal ; sans quoi l’embarquement à Laprairie ne serait pas sûr. » « P.S. -Quoique la flotte monte, je reste dans la même position ; s’ils débarquent entre Longueuil et Boucherville et que je ne puisse l’empêcher, je replierai sur Longueuil ce qui ne sera pas coupé, et j’enverrai dire à M. de Roquemaure de me joindre. D’ailleurs, je tâcherai de me maintenir jusqu’à ce que j’aie reçu des ordres.[viii] » Le fort de Chambly se rend le 1er septembre. En ce même jour, les troupes françaises demeurées sur la rive sud du fleuve reçoivent l’ordre de Lévis de se concentrer à La Prairie. Grande déception, le 2 septembre, les Amérindiens de Kahnawake apprennent que les Anglais avaient accepté la paix proposée par les Cinq Nations et, en conséquence, se refusent à attaquer l’armée anglaise. « Le 2 septembre, comme le chevalier de Lévis haranguait les Sauvages du Sault Saint-Louis, qu’il avait fait venir à Laprairie, pour les engager à le seconder, dans son dessein d’attaquer l’armée du colonel Haviland, un député de leur village vint leur annoncer que le général Amherst était aux Cèdres, et se retirèrent tous, en disant qu’ils allaient faire la paix avec les Anglais. Cette nouvelle fut confirmée par M. de La Corne, qui s’était retiré, à l’approche de l’armée anglaise, et qui ajouta qu’elle pourraît être le lendemain à la Chine.[ix] » Le 3 septembre, les troupes françaises évacuent leurs positions à La Prairie et à Longueuil et traversent le fleuve pour se porter à la défense de Montréal. Le 5 septembre, des éléments avancés de l’armée de Haviland arrivent à Longueuil où ils sont accueillis par Murray. Trois jours plus tard, l’armée anglaise débarque dans l’île de Montréal et marche vers la ville. Montréal capitule, c’en est fait de la Nouvelle-France. Nous savons cependant qu’une garnison britannique a été maintenue à La Prairie après la chute de Montréal. En avril 1761, des Iroquois de Kahnawake sont venus à La Prairie rencontrer dans ses quartiers le lieutenant George Pennington du « 44th Regiment ». Cette unité militaire est probablement demeurée sur place jusqu’à la signature du traité de Paris en février 1763. La Prairie connaîtra une brève période de tranquillité, il n’a pas fallu attendre longtemps pour qu’en septembre 1775 les rebelles américains soient à La Prairie qu’ils occuperont durant plusieurs mois avant d’être chassés par les mercenaires allemands en juin de l’année suivante. La paix aura été de courte durée. [i] Volume 4, page 165, Lettres et pièces militaires, le 26 mai 1759,.  [ii]Volume 5, p. 83, Lettres et pièces militaires, à Sorel le 12 août 1760. Lettres de M. de Bourlamaque au chevalier de Lévis. [iii] Histoire du Canada sous la domination française. M. Bibaud. Montréal, 1837, page 362. [iv] Volume 5, p. 14, Longueuil, 27 août 1760, Lettres de M. de Bourlamaque au chevalier de Lévis. [v] Volume 5, p. 111, Longueuil, 27 août 1760, Lettres de M. de Bourlamaque au chevalier de Lévis. [vi] Volume 10, p. 162, Saint-Jean, le 28 août 1760, Lettres du marquis de Montcalm au chevalier de Lévis. [vii] Volume 5, p. 117, Longueuil, 29 août 1760 Lettres de M. de Bourlamaque au chevalier de Lévis. [viii] Volume 5, p. 123, Longueuil 1er septembre 1760, Lettres de M. de Bourlamaque au chevalier de Lévis. [ix] Histoire du Canada sous la domination française. M. Bibaud. Montréal, 1837, page 363....

    Calendrier du 50e anniversaire

    En cette année 2022, la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine (SHLM) célèbre ses 50 années d’existence. Un événement hors du commun qui nécessite d’être souligné d’une façon toute spéciale !

     

    PROGRAMME DES ACTIVITÉS 2022

     

     

    AVRIL

    Mardi 19            19h30

    Conférence de mesdames Marie Lavigne et Michèle Stanton-Jean

    Joséphine Marchand et Raoul Dandurand. Amour, politique et féminisme.

    Lieu : Théâtre du Vieux-La Prairie, 247, rue Sainte-Marie, La Prairie

     

    MAI

    Mardi 17            19h30

    Conférence de monsieur Philippe Boulanger

    L’héritage médiéval au Québec et à La Prairie.

    Lieu : Théâtre du Vieux-La Prairie, 247, rue Sainte-Marie, La Prairie

    JUIN

    Dimanche 12      13h

    Lancement du livre de monsieur Albert Juneau

    Histoire de La Prairie, 1667-1800. Le Lieu de passage obligé.

    Lieu : Complexe multifonctionnel Guy-Dupré

     

    Vendredi 17        17h

    Inauguration de l’exposition du 50e

    Lieu : Local de la SHLM, 249, rue Sainte-Marie, La Prairie

    JUIN À AOÛT

    Tous les jours

    Exposition du 50e sur l’histoire de la SHLM

    Animation virtuelle sur les divers tronçons encore visibles du premier chemin de fer au Canada de 1836 : celui qui reliait La Prairie à Saint-Jean-sur-Richelieu.

    Lieu : Local de la SHLM, 249, rue Sainte-Marie, La Prairie

    SEPTEMBRE

    Mardi 20            19h30

    Conférence de monsieur Réal Fortin

    Des îles du Richelieu…entre légende et réalité.

    Lieu : Théâtre du Vieux-La Prairie, 247, rue Sainte-Marie, La Prairie

     

    Dimanche 25       13h00

    Lancement d’un recueil de textes sur l’histoire de La Prairie

    Autant en emporte le temps

    sous la direction de monsieur Gaétan Bourdages

    Lieu : Théâtre du Vieux-La Prairie, 247, rue Sainte-Marie, La Prairie

     

    Date à confirmer

    Vente de livres usagés

    Lieu : Complexe multifonctionnel Guy-Dupré

    OCTOBRE

    Mardi 18             19h30

    Conférence de monsieur Gilbert Desmarais

    Les Autochtones du Québec et les Rébellions de 1837-1838

    Lieu : Théâtre du Vieux-La Prairie, 247, rue Sainte-Marie, La Prairie

    NOVEMBRE

    Mardi 15             19h30

    Conférence de monsieur Michel Lambert

    La cuisine familiale de la grande région de Montréal, depuis 1000 ans.

     

    Date à confirmer

    Inauguration et mise en ligne d’une carte interactive numérique  de l’ancien fort de La Prairie.

    DÉCEMBRE

    Séance « Archives à voix haute ». Activité ludique de mise en valeur des archives conservées par la SHLM.

    Lieu : Théâtre du Vieux-La Prairie, 247, rue Sainte-Marie, La Prairie

     

    Pour information : www.shlm.info

    En cette année 2022, la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine (SHLM) célèbre ses 50 années d’existence. Un événement hors du commun qui nécessite d’être souligné d’une façon toute spéciale !   PROGRAMME DES ACTIVITÉS 2022     AVRIL Mardi 19            19h30 Conférence de mesdames Marie Lavigne et Michèle Stanton-Jean Joséphine Marchand et Raoul Dandurand. Amour, politique et féminisme. Lieu : Théâtre du Vieux-La Prairie, 247, rue Sainte-Marie, La Prairie   MAI Mardi 17            19h30 Conférence de monsieur Philippe Boulanger L’héritage médiéval au Québec et à La Prairie. Lieu : Théâtre du Vieux-La Prairie, 247, rue Sainte-Marie, La Prairie JUIN Dimanche 12      13h Lancement du livre de monsieur Albert Juneau Histoire de La Prairie, 1667-1800. Le Lieu de passage obligé. Lieu : Complexe multifonctionnel Guy-Dupré   Vendredi 17        17h Inauguration de l’exposition du 50e Lieu : Local de la SHLM, 249, rue Sainte-Marie, La Prairie JUIN À AOÛT Tous les jours Exposition du 50e sur l’histoire de la SHLM Animation virtuelle sur les divers tronçons encore visibles du premier chemin de fer au Canada de 1836 : celui qui reliait La Prairie à Saint-Jean-sur-Richelieu. Lieu : Local de la SHLM, 249, rue Sainte-Marie, La Prairie SEPTEMBRE Mardi 20            19h30 Conférence de monsieur Réal Fortin Des îles du Richelieu…entre légende et réalité. Lieu : Théâtre du Vieux-La Prairie, 247, rue Sainte-Marie, La Prairie   Dimanche 25       13h00 Lancement d’un recueil de textes sur l’histoire de La Prairie Autant en emporte le temps sous la direction de monsieur Gaétan Bourdages Lieu : Théâtre du Vieux-La Prairie, 247, rue Sainte-Marie, La Prairie   Date à confirmer Vente de livres usagés Lieu : Complexe multifonctionnel Guy-Dupré OCTOBRE Mardi 18             19h30 Conférence de monsieur Gilbert Desmarais Les Autochtones du Québec et les Rébellions de 1837-1838 Lieu : Théâtre du Vieux-La Prairie, 247, rue Sainte-Marie, La Prairie NOVEMBRE Mardi 15             19h30 Conférence de monsieur Michel Lambert La cuisine familiale de la grande région de Montréal, depuis 1000 ans.   Date à confirmer Inauguration et mise en ligne d’une carte interactive numérique  de l’ancien fort de La Prairie. DÉCEMBRE Séance « Archives à voix haute ». Activité ludique de mise en valeur des archives conservées par la SHLM. Lieu : Théâtre du Vieux-La Prairie, 247, rue Sainte-Marie, La Prairie   Pour information : www.shlm.info...