Sélection d'une édition

    Le patrimoine archéologique autochtone de la MRC de Roussillon

    Frédéric Hottin (M.Sc.), archéologue, Musée d’archéologie de Roussillon

    Au Musée, il arrive assez souvent que les visiteurs s’interrogent sur le passé autochtone de la région. À quand remonte la présence humaine? Que sait-on des gens qui occupaient le territoire? Comment vivaient-ils? À quel(s) groupe(s) appartenaient-ils? Pour les périodes précédant l’arrivée des Européens, c’est une histoire avant l’histoire, pour laquelle on ne peut puiser dans aucune archive écrite. Elle se lit dans les strates de sol des sites archéologiques et les nombreux artéfacts retrouvés sur le territoire, de Léry à La Prairie. Ce bref article présente les grandes lignes de l’état actuel des connaissances.

    Si on se fie aux données géologiques et palynologiques (phases de régression de la mer de Champlain et du lac à Lampsilis), la présence autochtone dans le secteur sud de la MRC pourrait remonter à 9000 ans avant aujourd’hui (-7000), mais aucune trace aussi ancienne n’a encore été retrouvée. Les artéfacts les plus anciens pourraient dater de 6000 ou 5000 ans avant aujourd’hui. Ils ont été découverts dans la partie ouest de la MRC (île St-Bernard et Léry).

    Pointe de projectile en chert rouge du Maine, -2200 à -1000, Vieux La Prairie.

    Dans la partie est, la butte du Vieux La Prairie serait occupée depuis au moins 3000 ans. Comme ailleurs dans la région de Montréal, on retrouve plus de traces du passage de groupes autochtones entre 4200 et 3000 ans avant aujourd’hui, puis entre 1500 et 650 avant aujourd’hui (500 à 1350 AD).

    Mais contrairement à l’île de Montréal, les périodes plus récentes (1350 à 1600 AD) sont très peu représentées (aucun village n’a été retrouvé). Le secteur semble un lieu de passage, où on ne s’attarde que quelques jours, pour faire le portage reliant le fleuve Saint-Laurent à la rivière Richelieu ou pour des activités de subsistances saisonnières (chasse aux oiseaux migrateurs, pêche de certains poissons venant frayer, collecte de quenouilles pour faire des nasses, etc.).

    En ce qui concerne l’identification des groupes autochtones qui ont laissé les artéfacts retrouvés, c’est une question à la fois complexe et sensible. D’un point de vue archéologique, les occupations les plus anciennes ne peuvent être associées à un groupe actuel. Ce serait comme tenter d’identifier des sites celtes comme ethniquement français, allemands ou espagnols. Ça n’a pas de sens. Au fil des millénaires, des peuples se forment, se dispersent, se transforment ou s’unissent pour en former d’autres.

    Cela dit, pour les périodes les plus récentes, nous avons identifié un groupe iroquoien cousin des Iroquois (dont les Mohawks, qu’on devrait plutôt nommer Kanien’keha: ka, font partie) et des Hurons, mais linguistiquement et culturellement distinct (à la manière des différents peuples de langue latine que sont les Français, les Italiens et les Espagnols). Nous les appelons les Iroquoiens du Saint-Laurent, faute de connaître le nom qu’ils se donnaient eux-mêmes. Ce sont ces gens que rencontrera Jacques Cartier lorsqu’il visitera l’île de Montréal (village d’Hochelaga, entre autres), mais aussi la région de Québec. Ce peuple, qui a vécu au moins 2000 ans dans la vallée du Saint-Laurent, s’est dispersé entre les voyages de Cartier et ceux de Champlain (donc entre 1545 et 1600 environ). Ils ont pu subir des épidémies apportées par les Européens (qui commercèrent dans l’estuaire et le Golfe avec les Autochtones pendant une bonne partie du 16e siècle), des guerres avec leurs voisins (Algonquins, Hurons, Iroquois, Abénaquis, Malécites, Micmacs, Mohicans, Attikameks, Innus, etc.) et/ou des famines résultant du refroidissement du climat (impact sur le maïs).

    Pendentif de castor en catlinite, une pierre dont les sources se trouvent au Wisconsin, trouvé dans le Vieux La Prairie.

    Quoi qu’il en soit, les groupes autochtones qui résident aujourd’hui près du Saint-Laurent ont probablement tous dans leurs ancêtres des Iroquoiens du Saint-Laurent. Ainsi, les rescapés se seront réfugiés entre 1545 et 1580 chez leurs voisins[1], même parfois chez leurs ennemis (comme ça s’est vu à la période coloniale). On en a la preuve sur des sites archéologiques contemporains de villages des Hurons[2], alors en Ontario. Il est très possible qu’on en retrouve la trace (céramique typique) éventuellement sur des sites villageois des Mohawks de l’état de New York, ou d’autres peuples (notamment les Malécites de la vallée du fleuve Saint-Jean et les Abénaquis du Maine).

    Fragment de rebord d’un vase à motif d’épi de maïs, typique des Iroquoiens du St-Laurent, 1350 à 1550 environ, Île St-Bernard à Châteauguay.

    Pour ce qui est des artéfacts autochtones de la période coloniale, ils sont probablement de plusieurs nations, notamment des Algonquins et des Mohawks, qui tous deux utilisent le portage de La Prairie pour aller s’attaquer l’un et l’autre. Puis, à partir de 1667, plusieurs groupes viennent s’établir dans la mission jésuite de La Prairie, que les Mohawks nomment Kentake. On y retrouve des Hurons, des Algonquins, des Oneidas, etc., de même que plusieurs adoptés ou esclaves mohawks d’origine algonquine, huronne ou autre. C’est tout un « melting pot », qui se scindera à quelques reprises puis s’unira éventuellement, au fil des déménagements de la mission, pour former la communauté autochtone de Kahnawake. Celle-ci se forgera une identité qui lui est propre. Elle aura une histoire qui mérite d’être mieux connue et diffusée. Mais ici s’arrête l’expertise de l’archéologue. C’est plutôt aux ethnohistoriens et aux historiens, mais aussi et surtout aux Kanien’keha: ka eux-mêmes, de l’écrire et de la raconter.

    En terminant, il convient de rappeler que les connaissances sur le passé autochtone de la région sont encore limitées et qu’elles sont appelées à évoluer.

    Les données que nous possédons sont le plus souvent éparpillées dans divers rapports de fouilles et quelques mémoires de maîtrise. De plus, très peu d’artéfacts ont été étudiés de manière approfondie. Les collections de la région en comptent des milliers. Une part très importante des informations d’intérêt reste donc à acquérir. C’est pourquoi le Musée a entrepris une étude d’envergure sur le patrimoine archéologique autochtone de la MRC de Roussillon.

    Extrémité d’une pointe de harpon en os, 1000 à 1550, Île St-Bernard à Châteauguay.

    Le projet sera réalisé sur trois ans et fera appel à des spécialistes de plusieurs types d’artéfacts autochtones (céramique, outils en pierre, objets en os, etc.). Les résultats de cette synthèse régionale seront présentés au public dans les années qui suivront (conférences, articles, médias numériques, etc.).

    Entre-temps, les intéressé(e)s sont invité(e)s à suivre l’avancée des recherches en consultant le site web du Musée.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    [1] Pour une proposition de scénario plus détaillé, voir Chapdelaine, C. (1995) « Les Iroquoiens de l’est de la vallée du Saint-Laurent », in Balac, A.-M., C. Chapdelaine, N. Clermont et F. Duguay, Archéologies québécoises, Paléo-Québec 23, Recherches amérindiennes au Québec, Montréal, p.161-184.

    [2] Voir notamment Ramsden, P. (2018) « Devenir Wendat : négocier une nouvelle identité aux alentours du lac Balsam à la fin du XVIe siècle », in Lesage, L., J.-F. Richard, A. Bédard-Daigle et N. Gupte, Études multidisciplinaires sur les liens entre Hurons-Wendat et Iroquoiens du Saint-Laurent, Presses de l’Université Laval, Québec, p.120-132.

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    Quelques lectures complémentaires :

    Balac, Anne-Marie, Christian Roy et Roland Tremblay (2019) Terre, L’empreinte humaine, collection Archéologie du Québec, Pointe-à-Callière et Les Éditions de l’Homme, Montréal, 199 p.

    Tremblay, Roland (2006) Les Iroquoiens du Saint-Laurent, peuple du maïs, Les Éditions de l’Homme, Montréal, 139 p.

    Viau, Roland (2021) Gens du fleuve, gens de l’île, Hochelaga en Laurentie iroquoienne du XVIe siècle, Boréal, Cap-Saint-Ignace, 346 p.

     

    Frédéric Hottin (M.Sc.), archéologue, Musée d’archéologie de Roussillon Au Musée, il arrive assez souvent que les visiteurs s’interrogent sur le passé autochtone de la région. À quand remonte la présence humaine? Que sait-on des gens qui occupaient le territoire? Comment vivaient-ils? À quel(s) groupe(s) appartenaient-ils? Pour les périodes précédant l’arrivée des Européens, c’est une histoire avant l’histoire, pour laquelle on ne peut puiser dans aucune archive écrite. Elle se lit dans les strates de sol des sites archéologiques et les nombreux artéfacts retrouvés sur le territoire, de Léry à La Prairie. Ce bref article présente les grandes lignes de l’état actuel des connaissances. Si on se fie aux données géologiques et palynologiques (phases de régression de la mer de Champlain et du lac à Lampsilis), la présence autochtone dans le secteur sud de la MRC pourrait remonter à 9000 ans avant aujourd’hui (-7000), mais aucune trace aussi ancienne n’a encore été retrouvée. Les artéfacts les plus anciens pourraient dater de 6000 ou 5000 ans avant aujourd’hui. Ils ont été découverts dans la partie ouest de la MRC (île St-Bernard et Léry). Pointe de projectile en chert rouge du Maine, -2200 à -1000, Vieux La Prairie. Dans la partie est, la butte du Vieux La Prairie serait occupée depuis au moins 3000 ans. Comme ailleurs dans la région de Montréal, on retrouve plus de traces du passage de groupes autochtones entre 4200 et 3000 ans avant aujourd’hui, puis entre 1500 et 650 avant aujourd’hui (500 à 1350 AD). Mais contrairement à l’île de Montréal, les périodes plus récentes (1350 à 1600 AD) sont très peu représentées (aucun village n’a été retrouvé). Le secteur semble un lieu de passage, où on ne s’attarde que quelques jours, pour faire le portage reliant le fleuve Saint-Laurent à la rivière Richelieu ou pour des activités de subsistances saisonnières (chasse aux oiseaux migrateurs, pêche de certains poissons venant frayer, collecte de quenouilles pour faire des nasses, etc.). En ce qui concerne l’identification des groupes autochtones qui ont laissé les artéfacts retrouvés, c’est une question à la fois complexe et sensible. D’un point de vue archéologique, les occupations les plus anciennes ne peuvent être associées à un groupe actuel. Ce serait comme tenter d’identifier des sites celtes comme ethniquement français, allemands ou espagnols. Ça n’a pas de sens. Au fil des millénaires, des peuples se forment, se dispersent, se transforment ou s’unissent pour en former d’autres. Cela dit, pour les périodes les plus récentes, nous avons identifié un groupe iroquoien cousin des Iroquois (dont les Mohawks, qu’on devrait plutôt nommer Kanien’keha: ka, font partie) et des Hurons, mais linguistiquement et culturellement distinct (à la manière des différents peuples de langue latine que sont les Français, les Italiens et les Espagnols). Nous les appelons les Iroquoiens du Saint-Laurent, faute de connaître le nom qu’ils se donnaient eux-mêmes. Ce sont ces gens que rencontrera Jacques Cartier lorsqu’il visitera l’île de Montréal (village d’Hochelaga, entre autres), mais aussi la région de Québec. Ce peuple, qui a vécu au moins 2000 ans dans la vallée du Saint-Laurent, s’est dispersé entre les voyages de Cartier et ceux de Champlain (donc entre 1545 et 1600 environ). Ils ont pu subir des épidémies apportées par les Européens (qui commercèrent dans l’estuaire et le Golfe avec les Autochtones pendant une bonne partie du 16e siècle), des guerres avec leurs voisins (Algonquins, Hurons, Iroquois, Abénaquis, Malécites, Micmacs, Mohicans, Attikameks, Innus, etc.) et/ou des famines résultant du refroidissement du climat (impact sur le maïs). Pendentif de castor en catlinite, une pierre dont les sources se trouvent au Wisconsin, trouvé dans le Vieux La Prairie. Quoi qu’il en soit, les groupes autochtones qui résident aujourd’hui près du Saint-Laurent ont probablement tous dans leurs ancêtres des Iroquoiens du Saint-Laurent. Ainsi, les rescapés se seront réfugiés entre 1545 et 1580 chez leurs voisins[1], même parfois chez leurs ennemis (comme ça s’est vu à la période coloniale). On en a la preuve sur des sites archéologiques contemporains de villages des Hurons[2], alors en Ontario. Il est très possible qu’on en retrouve la trace (céramique typique) éventuellement sur des sites villageois des Mohawks de l’état de New York, ou d’autres peuples (notamment les Malécites de la vallée du fleuve Saint-Jean et les Abénaquis du Maine). Fragment de rebord d’un vase à motif d’épi de maïs, typique des Iroquoiens du St-Laurent, 1350 à 1550 environ, Île St-Bernard à Châteauguay. Pour ce qui est des artéfacts autochtones de la période coloniale, ils sont probablement de plusieurs nations, notamment des Algonquins et des Mohawks, qui tous deux utilisent le portage de La Prairie pour aller s’attaquer l’un et l’autre. Puis, à partir de 1667, plusieurs groupes viennent s’établir dans la mission jésuite de La Prairie, que les Mohawks nomment Kentake. On y retrouve des Hurons, des Algonquins, des Oneidas, etc., de même que plusieurs adoptés ou esclaves mohawks d’origine algonquine, huronne ou autre. C’est tout un « melting pot », qui se scindera à quelques reprises puis s’unira éventuellement, au fil des déménagements de la mission, pour former la communauté autochtone de Kahnawake. Celle-ci se forgera une identité qui lui est propre. Elle aura une histoire qui mérite d’être mieux connue et diffusée. Mais ici s’arrête l’expertise de l’archéologue. C’est plutôt aux ethnohistoriens et aux historiens, mais aussi et surtout aux Kanien’keha: ka eux-mêmes, de l’écrire et de la raconter. En terminant, il convient de rappeler que les connaissances sur le passé autochtone de la région sont encore limitées et qu’elles sont appelées à évoluer. Les données que nous possédons sont le plus souvent éparpillées dans divers rapports de fouilles et quelques mémoires de maîtrise. De plus, très peu d’artéfacts ont été étudiés de manière approfondie. Les collections de la région en comptent des milliers. Une part très importante des informations d’intérêt reste donc à acquérir. C’est pourquoi le Musée a entrepris une étude d’envergure sur le patrimoine archéologique autochtone de la MRC de Roussillon. Extrémité d’une pointe de harpon en os, 1000 à 1550, Île St-Bernard à Châteauguay. Le projet sera réalisé sur trois ans et fera appel à des spécialistes de plusieurs types d’artéfacts autochtones (céramique, outils en pierre, objets en os, etc.). Les résultats de cette synthèse régionale seront présentés au public dans les années qui suivront (conférences, articles, médias numériques, etc.). Entre-temps, les intéressé(e)s sont invité(e)s à suivre l’avancée des recherches en consultant le site web du Musée.                 ______________________________ [1] Pour une proposition de scénario plus détaillé, voir Chapdelaine, C. (1995) « Les Iroquoiens de l'est de la vallée du Saint-Laurent », in Balac, A.-M., C. Chapdelaine, N. Clermont et F. Duguay, Archéologies québécoises, Paléo-Québec 23, Recherches amérindiennes au Québec, Montréal, p.161-184. [2] Voir notamment Ramsden, P. (2018) « Devenir Wendat : négocier une nouvelle identité aux alentours du lac Balsam à la fin du XVIe siècle », in Lesage, L., J.-F. Richard, A. Bédard-Daigle et N. Gupte, Études multidisciplinaires sur les liens entre Hurons-Wendat et Iroquoiens du Saint-Laurent, Presses de l’Université Laval, Québec, p.120-132. ______________________________ Quelques lectures complémentaires : Balac, Anne-Marie, Christian Roy et Roland Tremblay (2019) Terre, L’empreinte humaine, collection Archéologie du Québec, Pointe-à-Callière et Les Éditions de l’Homme, Montréal, 199 p. Tremblay, Roland (2006) Les Iroquoiens du Saint-Laurent, peuple du maïs, Les Éditions de l'Homme, Montréal, 139 p. Viau, Roland (2021) Gens du fleuve, gens de l’île, Hochelaga en Laurentie iroquoienne du XVIe siècle, Boréal, Cap-Saint-Ignace, 346 p.  ...

    Un projet de recherche archéologique sur la bataille de La Prairie

    La bataille de La Prairie de 1691 a fait l’objet de plusieurs recherches historiques au cours des dernières années. L’analyse des textes anciens a permis de faire avancer les connaissances sur les évènements entourant cet affrontement. Il reste cependant plusieurs éléments à éclaircir, notamment le lieu exact de l’embuscade tendue par les troupes françaises et amérindiennes, menées par Valrennes, à celles de Schuyler. C’est dans ce but que le Musée d’archéologie de Roussillon, en partenariat avec la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine, a entrepris de mener une journée de prospection archéologique à l’automne dans le secteur du rang de la Bataille. 

    L’objectif de l’intervention est de tester une des hypothèses proposées par les historiens de la région. Une équipe composée d’archéologues professionnels et de bénévoles triés sur le volet aura pour mandat d’inspecter des terrains agricoles, à la recherche d’indices de l’affrontement de 1691. Balles de mousquets, pierres à fusil en silex, lames de haches et de couteaux, boutons militaires et autres artefacts découverts en surface seront prélevés puis localisés à l’aide de GPS. Après cette journée sur le terrain, les objets et les données géographiques seront analysés en laboratoire par les archéologues. Les résultats seront consignés dans un rapport, puis rendus accessibles au public par le Musée d’archéologie de Roussillon. Consultez le site Web du Musée pour suivre l’avancement des travaux !
     

    La bataille de La Prairie de 1691 a fait l’objet de plusieurs recherches historiques au cours des dernières années. L’analyse des textes anciens a permis de faire avancer les connaissances sur les évènements entourant cet affrontement. Il reste cependant plusieurs éléments à éclaircir, notamment le lieu exact de l’embuscade tendue par les troupes françaises et amérindiennes, menées par Valrennes, à celles de Schuyler. C’est dans ce but que le Musée d’archéologie de Roussillon, en partenariat avec la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine, a entrepris de mener une journée de prospection archéologique à l’automne dans le secteur du rang de la Bataille.  L’objectif de l’intervention est de tester une des hypothèses proposées par les historiens de la région. Une équipe composée d’archéologues professionnels et de bénévoles triés sur le volet aura pour mandat d’inspecter des terrains agricoles, à la recherche d’indices de l’affrontement de 1691. Balles de mousquets, pierres à fusil en silex, lames de haches et de couteaux, boutons militaires et autres artefacts découverts en surface seront prélevés puis localisés à l’aide de GPS. Après cette journée sur le terrain, les objets et les données géographiques seront analysés en laboratoire par les archéologues. Les résultats seront consignés dans un rapport, puis rendus accessibles au public par le Musée d’archéologie de Roussillon. Consultez le site Web du Musée pour suivre l’avancement des travaux !  ...