- Au jour le jour, mars 1999
SHLM Nouvelles
Le courriel et la généalogie.
Les visiteurs sont nombreux à venir à notre local afin de consulter les volumes traitant de généalogie. Disponible cinq jours/semaine, de 9h. à 17 h., le personnel apporte l’aide sollicitée. Nous soulignons une autre forme de support que nous permet le courrier électronique en plus du courrier postal. Les demandes nous parviennent particulièrement des États-Unis. La Prairie et sa région ont été le lieu d’habitation de très nombreux pionniers venus de France. Les descendants ont essaimé dans plusieurs états américains et la recherche généalogique y connaît un grand essor. Mentionnons un exemple: M. Ken Eaton de Lakeside, Californie. Son ancêtre Clément Leriger, Sieur de Laplante est décédé à La Prairie le 7 décembre 1742. Trois personnes de sa famille ont fait le voyage jusqu’à La Prairie et sont venus au local de la SHLM pour ajouter à la documentation déjà recueillie sur l’ancêtre. Les échanges via Internet se poursuivent.
Dialogue avec l’histoire
Le projet Dialogue avec l’histoire va de l’avant!
Le projet éducatif Dialogue avec l’histoire continue sur sa lancée avec l’obtention d’une subvention de 6 263 $ provenant du Ministère de la Culture et des Communications ainsi que d’une contribution de 3 000 $ de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries. Ces sommes serviront à compléter le projet pilote de l’année dernière afin d’améliorer cette nouvelle méthode pédagogique mise au point par la Société historique de La Prairie en collaboration avec l’école secondaire La Magdeleine. Au mois de juin, nous aurons donc complété la partie expérimentale du projet. Par la suite, nous avons l’intention de l’appliquer à l’ensemble de toute la Commission scolaire et à moyen terme à l’ensemble du Québec.
- Au jour le jour, mars 1999
Conférence: Les troubles de 1837 et 1838
Prochaine conférence mercredi le 17 mars, 20h Les troubles de 1837 et 1838 à La Prairie
Par Gaétan Bourdages, enseignant
- Au jour le jour, mars 1999
Le chemin de Lanoullier
Avant la construction de la Voie maritime du Saint-Laurent et des grands axes routiers modernes, La Prairie occupait une position stratégique sur la voie qui reliait Montréal aux États-Unis. En effet, lorsqu’on regarde une carte géographique, une évidence saute aux yeux. Le plus court chemin reliant Montréal à la rivière Richelieu passe par notre municipalité.
Avant même l’arrivée des premiers Européens en terre d’Amérique, un sentier existait déjà entre Kentaké (La Prairie) et la rivière des Iroquois (Richelieu). C'est le long de ce sentier qu'eut lieu en 1691 un combat entre les soldats britanniques du capitaine Schuyler et la petite troupe française commandée par M. de Valrenne. Le nom du rang de La Bataille rappelle cet événement. Au tout début de la colonie un tel sentier pouvait suffire. Cependant, dès le 18e siècle, la nécessité d'un lien rapide et efficace entre Montréal et la partie haute de la rivière Richelieu s'est fait sentir entre autres pour des besoins militaires et économiques. Auparavant, pour acheminer des troupes et du matériel vers le lac Champlain, il fallait descendre le fleuve jusqu'à Sorel, puis remonter le Richelieu jusqu'à Chambly pour se rendre par voie de terre jusqu'au fort Saint-Jean en passant par le fort Sainte-Thérèse. Ensuite, on reprenait le Richelieu. Cela exigeait, on s'en doute, beaucoup de temps et d'efforts.
Le ravitaillement des forts du Richelieu et surtout celui de Saint-Frédéric sur le lac Champlain, nécessita la construction d'un véritable chemin carrossable en 1739. Cette première route reliait La Prairie au fort Chambly. En 1748, on profite de la construction d'un nouveau fort à Saint-Jean pour relier ce dernier au chemin de 1739 en passant par la Savanne (Saint-Luc). Toutefois, cette section causera de nombreux problèmes pendant près de cent ans.À cette époque la majeure partie du territoire de Saint-Luc est constituée de terrains marécageux, ce qui ne constitue pas un endroit idéal pour la construction d'une route. Le grand voyer de la Nouvelle-France, Jean-Eustache Lanoullier, fait creuser à l'été de 1748 des fossés pour assécher le sol en déversant les eaux d'écoulement dans la petite rivière de Montréal (rivière l'Acadie) et dans celle des Iroquois. Toutefois, au printemps et à l'automne, suite à la fonte des neiges et les pluies abondantes, la terre redevient un véritable bourbier.
Image : Là où les chemins sont inexistants, pour passer d’un cours d’eau à l’autre le portage constitue une véritable hantise pour le voyageur. L’exercice requiert des efforts considérables.
- Au jour le jour, mars 1999
Lettre à Monseigneur J. Octave Plessis
Laprairie 7 janvier 1808
Monseigneur,
Votre Grandeur voudra-t-elle bien me permettre de lui faire les meilleurs souhaits au commencement de la nouvelle année. J’ai imposé à ceux qui ont pris part active au charivari 80tt pour réparation des torts et dommages; 42tt qu’ils se sont fait donner; 2tt pour une petite croisée qu’ils ont cassée a coups de pierre, et 36tt pour six soirées que les nouveaux époux ont été troublés dans leurs ventes— je ne leur ai alloué 6tt par soirée qu’après avoir consulté un autre cantinier qui de lui-même a reconnu que quelquefois ils pouvoient gagner d’avantage. J’ai déduit le Dimanche et deux jours où ils n’avoient pas voulu vendre—– aucune réparation ou restitution n’a encore été faite.
La lecture de mandement se fit le 4e Dim: de l’Avent; et l’amende honorable au prône; quelques uns, dit-on se comportèrent pendant cette cérémonie d’une manière très impie.
La fermentation, du Village, est passée dans les Campagnes. La messe de minuit; les bouts de chandelle que la fabrique y auroit gagnés, l’argent a intérêt, les indulgences, quelques ouvrages faits dans le cours de l’année sans assemblée, et que je leur ai offert de reprendre, tout cela fait chez eux un pot-pourri avec le charivari. un trouve là dedans quatre points de foi d’attaqués , un autre m’a parlé des lois du charivari, que le charivari se faisoit partout et de tout tems, et c’étoit la conséquence qu’ils avoient tiré de la lecture du Mandement de Monseig: de Laval, que je leur avoit faite dès le premier Dimanche. le Sr. Jacques Poupart, j’en suis fâché pour lui, devenu opulent depuis quelque tems, est à la tête des mécontens de la campagne, et le Sr. Nolin qui est à la veille de périr d’un cancer, est le chef de ceux du Village. Votre Grandeur recevra peut-être bientôt d’eux une ingénieuse production sous le nom de placet, et il sera signé par quelques uns des masques.-Je leur ai annoncé qu’ils n’obiendroient la procession et la Messe de Minuit qu’à la demande des Marguilliers en l’assemblée que votre Grandeur fera à la visite.—
- Au jour le jour, février 1999
Lettre à Monseigneur J. Octave Plessis (suite)
Lettre adressée à Monseigneur J. Octave Plessis, évêque de Québec, par l’abbé Jean-Baptiste Boucher de Belleville, curé de La Praire de 1792 à 1839.*
Laprairie 17 déc 1807
Monseigneur,
Le mandement de votre Grandeur, au sujet du charivari, me parvint jeudi de la semaine dernière et conformément à l’avis de Mr Legrand Vicaire n’appercevant point encore dans les coupables des dispositions à des sentiments de repentance, je ne fis, Dimanche dernier qu’en annoncer la réception, et j’en remis, à dimanche prochain, la lecture à laquelle je tâchai de les préparer le charivari ne finit que le 25 Nov: et ne finit que parce que les époux payèrent 7 piastres. J’avais annoncé d’avance que j’exigerois la restitution de l’argent ainsi extorqué. Après l’avoir encore répété depuis, j’ajoutai dimanche dernier qu’elle faisoit une partie de la satisfaction imposée par Votre Grandeur, et personne n’a encore paru pour le faire. Ils se sont fait un principe que cette extorsion étoit légitime en donnant une partie de l’argent aux pauvres… je donnerai à votre Grandeur connoissance de l’effet que produira la lecture du mandement … Je suis avec le plus profond respect,
Monseigneur,
De votre Grandeur,
Le très humble et très obéissant serviteur,
J.B. Boucher Ptre
…suite au prochain numéro de «Au Jour le Jour»
N.B. Il sera question des réactions du curé Boucher au charivari lors de la conférence donnée par Gaétan Bourdages en mars prochain.
- Au jour le jour, février 1999
Don du mois
Du frère Jean Laprotte, deux volumes :
La Décennie des Pionniers 1 et 2, 1886-1896, implantation mennaisienne en Amérique du Nord
auteur : F. Jean Laprotte
éditeur : Études Mennaisiennes
rédaction : Rome, novembre 1998
- Au jour le jour, février 1999
La Société historique de La Prairie de la Magdeleine hier, aujourd’hui et demain (suite)
L’année 1980 est marquée par d’importants travaux dans le quartier historique. On y restaure entre autres le Musée du Vieux marché grâce au Programme Amélioration de Quartier (PAQ) financé par les trois paliers gouvernementaux (fédéral, provincial et municipal). Pendant cette même année, la SHLM organise une exposition, participe à l’élaboration de panneaux historiques dans le sentier piétonnier et publie un dépliant sur l’arrondissement historique ainsi qu’un calendrier avec des reproductions de photos anciennes. À cette même époque, de plus en plus de gens de l’extérieur viennent nous visiter. La SHLM s’enrichit du fonds “Les Biens administratifs des Jésuites”. On photocopie les milliers d’actes, suit alors une étude et une classification du fonds.
La diffusion a toujours été au cœur des préoccupations de la SHLM. En 1981, un dépliant sur l’Arrondissement historique est publié en collaboration avec l’Association touristique Rive-Sud et le Ministère des Affaires culturelles. Un premier bulletin, Le Bastion, voit le jour la même année. L’ancêtre du Au Jour le Jour sera publié 4 fois l’an pendant deux ans. Des guides touristiques (4) sont publiés ainsi que la liste des habitants de la Seigneurie de La Prairie. Et ce n’est qu’un début ! De nombreuses publications verront le jour par la suite. On peut mentionner “Le train des retrouvailles” (1986), quatre volumes de généalogies par Viateur Robert (1984-1987), quatre cahiers de recensements de la Seigneurie de La Prairie (1987), matériel didactique et guide pédagogique pour les étudiants du primaire “Je découvre l’archéologie”, “Bibliographies des œuvres de Jean-Jacques Lefebvre et d’Élisée Choquet”(1995), dépliant touristique “Circuit patrimonial au cœur du village” (1995-1996).
L’année 1982 marque le début d’une implication de la SHLM dans le milieu scolaire. Un document pédagogique intitulé “Connais-tu La Prairie ?” est produit pour les élèves du 2e cycle du primaire. Suit en 1984 un diaporama pour les jeunes, “Le coffre aux ancêtres”. Des jeux éducatifs seront produits par la suite (Archéo-Logic, le Parcours historique). Le projet “Dialogue avec l’Histoire” poursuit donc l’action de sensibilisation commencé auprès de la jeunesse étudiante voilà plus de 15 ans.
Aimer l’histoire ne veut pas dire que nous soyons “passéistes”. En effet, la SHLM n’a jamais craint d’utiliser les outils informatiques pour la gestion de ses nombreuses données archivistiques et bibliographiques. Dès 1990, on commence l’informatisation du Fonds des Jésuites. Vient ensuite celle des photos, des baptêmes et sépultures et de la bibliothèque. La recherche est maintenant grandement facilitée grâce à ces nouveaux outils performants et rendent de nombreux services aux visiteurs ou chercheurs de La Prairie et d’ailleurs. En 1995, le programme informatique ARCHI-LOG est créé. Il sert à la gestion et à la description des documents d’archives selon des normes reconnues mondialement. La SHLM peut être fière de cette réalisation dont la qualité a été reconnue par l’attribution du prix annuel (organisme privé) de l’Association des Archiviste du Québec en 1998. Enfin depuis 1997, le site Web de la SHLM peut être consulté partout dans le monde, assurant une large diffusion de l’histoire et du patrimoine laprairien.
On pourrait aussi parler du service de guides touristiques offert aux nombreux étudiants et touristes qui viennent découvrir notre passé en faisant une agréable balade parmi nos vieilles demeures. L’abondance des ressources archivistiques et les recherches en cartographie historique aident grandement les archéologues qui mettent à jour depuis plus de 20 ans les richesses de notre patrimoine enfoui. Ils ont ainsi pu découvrir des vestiges de toutes les époques de notre histoire jusqu’à des sites amérindiens de près de 2 000 ans.
Il y aurait bien des choses à dire encore que ce trop bref résumé n’a pu aborder. De nombreux noms ont été omis, car même une simple énumération de toutes les personnes qui ont contribué à faire ce qu’est la SHLM aujourd’hui prendrait plusieurs pages. Ce sont ces personnes et celles qui poursuivront l’œuvre de notre organisme qui font la force et donne une âme à la Société historique de La Prairie.
- Au jour le jour, février 1999
Les cours d’archéologie de la SHLM
La Société historique de La Prairie a le plaisir de vous offrir une toute nouvelle série de cours portant sur l’archéologie québécoise. Venez découvrir les richesses insoupçonnées de notre patrimoine enfoui. Suivez les pas des premiers Américains arrivés il y a plus de 30 000 ans sur notre continent. Voyez comment ils ont vécu et ont migré au Québec en suivant le retrait des glaciers. Suivez de près leur évolution jusqu’à l’arrivée des premiers Européens (Vikings, Basques, Espagnols, Français, Anglais). Redécouvrez l’histoire d’une façon dynamique. Venez toucher des outils vieux de plusieurs milliers d’années, apprenez comment on les fabriquait en redécouvrant les vieilles techniques de taille de la pierre. Plongez dans l’histoire de La Prairie et de la région en venant vous balader avec nous et découvrant des vestiges d’un passé lointain ou plus récent.
Les cours d’archéologie c’est:
– Des rencontres avec l’archéologue Charles Beaudry qui vous fera profiter de son expérience.
– Des films et des diaporamas.
– Des excursions dans la région pour découvrir des sites archéologiques.
– Un magnifique voyage dans le temps de la préhistoire jusqu’à nos jours.
– Sept rencontres et trois excursions.
Où: Au local de la SHLM, 249, rue Sainte-Marie, La Prairie
Quand: À partir du 14 avril, à 19h00, les excursions se feront le samedi après-midi
Coûts: cours et excursions: 30,00$ pour les membres, 35,00 $ pour les non-membres
excursions seules: 5,00 $ par excursion (membres ou non-membres)
Inscription :
Par la poste à la Société historique de La Prairie, 249 rue Sainte-Marie, C.P. 25005 La Citière, La Prairie, Québec, J5R 5H4. Les chèques doivent être faits au nom de la Société historique de La Prairie. On peut aussi s’inscrire directement en venant au local de la Société.
Informations : (450) 659-1393, téléphone
(450) 659-2857, télécopieur
[email protected], courrier électronique
- Au jour le jour, février 1999
SHLM Nouvelles
Viateur Robert (1919-1999) décédé le 10 janvier dernier, a oeuvré à la Société historique de La Prairie où il a laissé sa marque pour l’important travail accompli dans le domaine de la généalogie.
Pendant de nombreuses années, il a été à l’accueil les mardis soir de chaque semaine au local de la SHLM. Il aidait les chercheurs qui y venaient afin de trouver leurs racines. Disponible et compétent il apportait une aide efficace à ceux qui avaient recours à son expertise.
Il rédigeait régulièrement une chronique généalogique pour le journal régional Le Reflet; il sélectionnait les familles anciennes en donnant l’essentiel de leur histoire.
Viateur a publié 4 volumes qui sont une précieuse source de renseignements:
1e Des familles fondatrices de la Seigneurie de La Prairie, 1647-1988.
2e Généalogie des familles anciennes de La Prairie et des environs, 1647-1988
3e Généalogie des pionniers de La Prairie
4e Généalogie de la famille de Jean-Louis Robert et Albertine Bisaillon
Ce résident de La Prairie a servi son pays dans la carrière militaire depuis 1940. À la fin de la deuxième guerre mondiale il quitte son poste en Angleterre et s’enrôle dans les Casques bleus. Il sera successivement affecté en Corée, au Congo belge dans les rangs des effectifs de l’ONU et dans la bande de Gaza.
Il a également servi dans les Territoires du Nord-Ouest. Revenu à la vie civile en 1979 il s’intègre, à titre de bénévole, à la Société historique de La Prairie. Pendant près de 20 ans il devient chercheur en généalogie. La maladie met un frein bien involontaire à ses activités en 1997.
Hommage à Viateur Robert, généalogiste, pour l’oeuvre accomplie.
- Au jour le jour, février 1999
Conférence: Travail et réalisations en cours, les industries dans le Vieux La Prairie
Prochaine conférence mercredi le 17 février, 20h
Julie Hamel, commissaire au développement à La Prairie: son travail et les réalisations encours, les industries dans le Vieux La Prairie.