- Au jour le jour, février 2003
Si on montait y faire nos devoirs?
Propos recueillis auprès de Monsieur Ernest Poupart, le doyen en âge de la SHLM,
Dans ma jeunesse j’étais enfant de choeur à l’église de la Nativité. C’est le frère Stanislas qui était responsable de ces jeunes qui assistaient à la grandmesse vêtus de la soutane noire et du surplis blanc. À ceux qui devaient jouer un rôle particulier au cours de la cérémonie religieuse il enseignait comment le faire.
À la grand-messe, j’assumais le rôle de cérémoniaireCelui qui accompagne l’officiant tout au long de la messe.ou de porte-flambeau. Un copain, Jean-Baptiste Dufort, était thuriféraireCelui qui s’occupe de l’encensoir.. Quand il lui arrivait d’encenser il le faisait avec une grande vigueur. Comme nous étions tous deux reconnus comme assez fiables Monsieur Audette, le bedeau, acceptait facilement notre offre de l’aider en certaines occasions. Par exemple, nous l’aidions à transporter et installer les différentes pièces d’étoffe noire dont on tendait l’église pour les funérailles. En participant à ces activités j’en étais venu à connaître l’église dans tous ses recoins.
Un jour du mois de mai, alors que Jean-Baptiste Dufort et moi étions seuls dans l’église l’idée me vint de lui proposer d’aller faire nos devoirs dans le clocher. J’avais découvert lors d’une exploration antérieure qu’une certaine porte située au jubé de l’orgue donnait accès à ce lieu intrigant. Le goût d’y monter me revenait de temps à autre. Y aller à deux serait plus rassurant. Mon copain fut enthousiasmé par la perspective de l’aventure.
Monter du plancher de la nef au clocher nous prit très peu de temps. Et, une fois rendu, en moins de deux nous étions installés sur les poutres auxquelles étaient suspendues les cloches. Après examen du paysage nous nous sommes mutuellement aidés dans nos devoirs. Puis nous sommes redescendus en emportant avec nous le secret de cette aventure. Mais qui a goûté au fruit défendu… Quelques autres visites suivirent connues de nous seuls.
Un beau jour que nous étions encore juchés sur les grosses poutres les cloches se mirent en branle. Oh là là! Ça sonnait et ça branlait de plus en plus fort. Tout le clocher nous semblait s’agiter en se balançant d’un bord à l’autre. Le bruit était étourdissant et nous étions pris entre le besoin de nous boucher les oreilles. Il y avait aussi le balancement du clocher qui nous énervait. Impossible de descendre entre les cloches qui se balançaient à toute volée. Nous avions très peur. Les cloches sonnaient pour un baptême. Cette fois-là, le parrain du baptisé avait dû payer double tarif pour faire durer ce vacarme qui n’en finissait plus.
Inutile de dire que, le vacarme terminé, nous sommes redescendus à toute vitesse pour rejoindre le plancher des vaches. Mais il ne fallait surtout pas que Monsieur Audette s’aperçoive de notre présence dans les parages. Heureusement nous pûmes nous esquiver de l’église sans nous faire voir.
Jamais plus nous ne sommes remontés là- haut. Et nous ne nous sommes jamais vantés de notre aventure de crainte du terrible sermon qu’elle nous aurait attiré si jamais la chose avait été connue en certains lieux.
- Au jour le jour, février 2003
C’est la vie… de la SHLM
Nouveaux membres
La SHLM accueille régulièrement de nouveaux
membres. Il nous fait plaisir de souligner l’adhésion
des dernières personnes à joindre nos rangs et de leur
souhaiter la bienvenue :
M. Sylvain Lamarche, La Prairie, (441)
M. Clément Kirouac, Candiac, (442)
M. Rodrigue De Montigny, Sainte-Catherine, (443)
M. Maurice Létourneau, La Prairie, (444)
M. Marcel Myre, Candiac, (446)
Nouveaux tarifs :
Lors de la réunion du conseil d’administration le 14 janvier 2003, il a été approuvé à l’unanimité de hausser le coût des photocopies à 0,15 $ à partir du 1er février 2003. Cette hausse de 0.05 $ est due au coût de la location de la machine ainsi que du matériel. Depuis la création de la grille de tarification en 1999, c’est la première fois que la SHLM doit en augmenter le tarif. Cependant, soyez assurés que nos coûts sont, à bien des égards, inférieurs à la plupart des autres lieux de recherches. Nous vous remercions de votre compréhension. Jean L’Heureux au nom du conseil d’administration.
Stagiaire
La SHLM accueille depuis le 21 janvier 2003 un stagiaire de l’école secondaire La Magdeleine. Martin Poirier suit ce stage dans le cadre d’un programme intitulé ISPJ (Insertion sociale et professionnelle des Jeunes).
Martin, qui a des compétences pour différents programmes informatiques, fera divers travaux durant son stage qui dure six semaines.
Exposition
Dans notre dernier numéro nous avons affiché une demande pour trouver une personne qui pourrait monter notre prochaine exposition. Monsieur Paul Racine, de La Prairie, est la personne embauchée à cet effet. L’exposition portera sur la présence militaire au temps de la Seigneurie de La Prairie.
Bien que les archives de la SHLM soient riches en documents textuels, cartes et plans, sur les périodes du 17ième au 19ième siècles, la SHLM possède très peu d’objets de cette époque.
Si vous détenez ou si vous connaissez quelqu’un qui en possède et serait consentant à faire un prêt pour une durée d’un an à la SHLM, nous serions intéressés à les emprunter si ces objets concordent avec l’exposition. Pour plus d’information veuillez nous contacter au 659-1393.
Rencontres Historiques
(anciennement Dialogue avec l’Histoire)
Nous sommes heureux d’annoncer que le projet éducatif « Rencontres Historiques » a été accepté par le ministre de la Culture pour une quatrième année. Monsieur Charles Beaudry sera responsable du projet afin de poursuivre le travail déjà en place dans certaines écoles de la Montérégie.
Poste d’Archiviste
Nous avons reçu plusieurs curriculum vitæ pour le poste d’archiviste. Dans notre prochain numéro nous vous informerons des résultats et du nom de la personne sélectionnée.
- Au jour le jour, février 2003
Conférence: La route de l’Atlantique
Notre prochaine conférence aura lieu le 18 février au 247, rue Sainte-Marie (étage), à 20h.
La route de l’Atlantique
Le conférencier :
M. Charles Beaudry
archéologue et historien
- Au jour le jour, février 2003
Mot du président
Décembre fût un mois avec des températures agréables. On ne peut en dire autant de janvier avec des températures sibériennes. Malgré cela, ce froid n’a pas empêché les membres bénévoles et chercheurs de venir à la SHLM pour poursuivre leurs activités et ce, depuis l’acquisition de nombreuses collections de volumes, archives et autres. Grâce au travail de nos bibliothécaires, M. Raymond Monette et son épouse Mme Lucille Beauvais-Monette, l’intérêt que ces acquisitions ont suscité fait que la SHLM connaît un achalandage à ses locaux qui fait chaud au coeur et nous stimule à continuer notre travail. Merci à vous tous. Nous sommes toujours très heureux de vous rencontrer.
Dans un tout autre ordre d’idée; l’automne dernier plus de 26 personnes ont suivi un cours en généalogie. À leur demande une visite fût organisée aux Archives Nationales de Montréal le 16 janvier 2003 afin de leur faire découvrir la richesse des volumes et documents disponibles à la population. Compte tenu du succès de cette visite, nous désirons en organiser une autre. Pour ceux et celles qui seraient intéressés à découvrir cet endroit méconnu de beaucoup d’entre-nous, vous pouvez communiquer dès maintenant avec la SHLM. Nous sommes présentement à recueillir les noms afin d’organiser une autre visite. En terminant, je souhaite à tous une bonne Saint-Valentin.
- Au jour le jour, février 2003
L’année de la grande noirceur
La SHLM possède une importante collection de volumes anciens datant du début du siècle dernier et même du siècle précédent, dont plusieurs bulletins de sociétés d’histoire ou d’archivistes.
Ces livres sont bondés de textes très intéressants sur l’histoire générale, sur des événements et des individus. Ils méritent d’être consultés lorsqu’on fait des recherches en généalogie, surtout lorsqu’on veut y greffer des notions d’histoire.
« Le 15 octobre 1785, à une heure de l’après-midi, d’épaisses ténèbres, accompagnées de violents coups de tonnerre, changèrent tout à coup le jour en nuit.
Le lendemain, qui était un dimanche, le phénomène se renouvela. Vers le milieu du jour, l’obscurité devint aussi intense qu’au milieu de la nuit. Les éclairs sillonnèrent la nue, et les coups de tonnerre se répercutèrent avec un fracas épouvantable.
À Montréal, croyant la fin du monde sur le point d’arriver, le peuple se précipita dans les églises. La foule se porta surtout à l’église Notre-Dame de Bonsecours. Cependant les ténèbres continuaient toujours et le tonnerre se faisait entendre de minute en minute. Alors une pensée vint aux fidèles affolés :— allons chercher Madame d’Eschambault, s’écria-t-on de touts parts. Madame d’Eschambault était une octogénaire qui vivait comme une véritable religieuse dans sa maison située à l’endroit où a été bâti depuis le marché Bonsecours.
“Quelques dames se rendent donc à son domicile, et la conjurent de venir. Cédant à leurs instances, madame d’Eschambault se rend à la chapelle, appuyée sur leurs bras. Arrivée dans l’antique sanctuaire, elle commence des prières auxquelles toute l’assistance répond. La confiance ne fut pas vaine. Ces prières n’étaient pas encore achevées, que le soleil reparut à l’horizon, faisant renaître la joie dans tous les coeurs.”
À Québec, la frayeur ne fut pas moins grande. Une lettre de la mère Saint-Louis de Gonzague, religieuse ursuline, en date du 24 octobre 1785, nous apprend que ce phénomène fut l’occasion d’un grand nombre de conversions remarquables.
C’est cette obscurité qui se renouvela par tout le pays à trois différentes reprises qui fit appeler l’année1785 l’année de la grande noirceur.»
Extrait de Bulletins de Recherches historiques, 1898,Vol. 4, pp.83-84
- Au jour le jour, janvier 2003
Offre d’emploi
Concepteur d’exposition
Nous sommes à la recherche d’une personne avec une expertise en conception et réalisation d’exposition thématique pour la saison estivale.
Durée du projet : 12 semaines (17 février au 9 mai)
Horaire : 35 heures semaine.
Qualifications recherchées : Sens et habilités artistiques Connaissances en histoire militaire du 18e siècle un atout.
Les c.v. devront être reçus à la SHLM au plus tard le 7 février 2003.
ARCHIVISTE
Pour la classification et la saisie de multiples documents d’archives.
Durée du projet : 3 février au 31 août 2003
Taux horaire : 13,50 $ de l’heure
Qualifications recherchées :
Certificat en archivistique ou équivalence
Connaissance en informatique
Connaissance du milieu communautaire
Faire parvenir son c.v. au plus tard le 10 janvier 2003
- Au jour le jour, janvier 2003
À propos du bulletin
Éditeur :
Société d’histoire de La Prairie de la Magdeleine
Internet : www.laprairie -shlm.com
Dépôt légal 2002
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada
ISSN 1499-7312
Collaborateurs :
Coordination : Johanne McLean, secr.-coord.
Rédaction :
Gilbert Beaulieu
Odette Lemerise (408)
Jean L’Heureux (179)
Johanne McLean
Révision :
Gilbert Beaulieu (361)
Céline Lussier (177)
Infographie : Révisatech
Impression : Imprimerie Moderne La Prairie inc.
Siège social :
249, rue Sainte-Marie
La Prairie (Québec) J5R 1G1
Tél. : 450-659-1393
Téléc. : 450-659-1393
Courriel : histoire@laprairie -shlm.com
Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs
articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur.
- Au jour le jour, janvier 2003
Divers
Généalogie
Pourquoi chaque Canadien devrait avoir sa généalogie
(Extrait du compte rendu de la 22e assemblée plénière de la Société généalogique Canadienne-Française, tel que rapporté dans les Mémoires de janvier 1946)
« M. Émile Falardeau démontre que la généalogie nous rappellera que nous sommes attachés à la famille de la même manière que le sont les feuilles aux branches; les branches aux arbres; les arbres aux racines; et les racines à la terre. (Ceci expliquerait la tendance de produire des arbres généalogiques). C’est en accumulant les renseignements sur nos ancêtres qu’on trouvera l’utilité d’un livre familial ou généalogique. Chacun devrait y prendre une part de collaboration afin d’en transmettre le récit à ses descendants. C’est dans un tel livre que l’on pourra retracer les lieux où nos ancêtres ont vécu, ont aimé, et où ils dorment de leur dernier sommeil. »
Rappels
1.Il est encore temps de renouveler sa cotisation annuelle qui est très importante pour la Société. Cela lui permet de continuer à offrir ces services dont vous profitez et que vous appréciez : ouverture pour consultations, ce bulletin, les conférences mensuelles, l’accroissement et le maintien des archives, les expositions, etc.
2. Les locaux de la Société sont ouverts le 2e lundi du mois pour les recherches généalogiques et historiques. Il serait même possible bientôt d’ouvrir tous les lundi soirs. Tenez- vous au courant.
« La bénédiction de Dieu est sur les familles où l’on se souvient des aïeux. » F. Ozanam
Nouvelle publication
Mme Lise Duclos (326), membre et bénévole très impliquée de la Société, vient de publier, à titre d’auteur après plusieurs années de recherche et de travail, un livre sur la famille Bisaillon originaire de La Prairie : La descendance de Paul dit Hyppolite Bisaillon et de Virginie Brossard.
On y retrouve la généalogie d’une grande famille, plein d’informations et de photographies. Un index nominatif permet d’y identifier les ancêtres contenus dans le livre ainsi que leur descendance et donc d’établir des liens de parenté.
La SHLM dispose d’une copie qui a été remise à la bibliothèque.
C’est un très bel exemple d’un répertoire que chaque famille devrait posséder.
- Au jour le jour, janvier 2003
C’est la vie… de la SHLM
Nouveaux membres
La SHLM accueille régulièrement de nouveaux membres. Il nous fait plaisir de souligner l’adhésion des dernières personnes à joindre nos rangs et de leur souhaiter la bienvenue :
M. Michel Guérin, Saint-Luc (438)
M. Jean Lamarche, Saint-Grégoire (439)
Mme Lise Lavallée, Saint-Michel (440)
Nos prochaines conférences Voici la liste de nos conférences jusqu’en mai prochain. Conservez cette liste et faites- la connaître à vos amis et proches.
18 février : La route de l’Atlantique, Charles Beaudry
18 mars : Fouilles 2002, Mme Hélène Côté
15 avril : Revenu de citoyenneté, Michel Chartrand
20 mai : Les Acadiens, Mme Nicole Martin-Verenka
Concours de photographie
La Société a été approchée par la MRC de Roussillon pour devenir partenaire du volet local d’un concours national et international de photographie s’adressant aux jeunes du secondaire sur le thème du patrimoine culturel et naturel.
Le volet québécois de ce concours est coordonné par le Conseil des monuments et sites du Québec (CMSQ), organisme qui oeuvre à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine bâti du Québec. La CMSQ est appuyée par le Groupe de responsables en sciences humaines (GRSH), la Société des professeurs d’histoire du Québec (SPHQ), la Société des professeurs de géographie du Québec (SPGQ) et la Société des professeurs d’économie du Québec (SPEQ).
Ce concours vise à :
— apporter aux jeunes une meilleure connaissance de leur environnement.
— leur permettre de s’initier au mode d’expression artistique qu’est la photographie,
— leur faire acquérir un plus fort sentiment d’appartenance et une fierté à l’égard de leur communauté à travers leur vision personnelle du patrimoine naturel et culturel de leur région,
— et enfin, rapprocher les milieux culturels, scolaires, communautaires et municipaux afin qu’émergent de véritables partenariats qui profiteront à tous et chacun.
Les élèves participants doivent fournir leur appareil photographique, obtenir une formation sur le patrimoine et sur la photographie, et produire un texte d’accompagnement pour la photographie qu’ils voudront soumettre au concours. Film, développement, transport et envois postaux sont aux frais du promoteur, la MRC.
Un jury du comité organisateur québécois choisira les soumissions les plus méritantes et les soumettra au jury national. Les photographies jugées exceptionnelles pour leur qualité artistique et la pertinence de leur sujet feront partie d’expositions organisées dans vingt pays et seront présentées au Québec à l’automne 2003.
La SHLM prévoit intégrer les photographies des élèves participants dans son programme d’exposition de 2003-2004.

- Au jour le jour, janvier 2003
Conférence: Comment retracer ses origines amérindiennes
Notre prochaine conférence aura lieu le 21 janvier à 20h00 au 247, rue Sainte-Marie au 2e étage.
Comment retracer ses origines amérindiennes
Le conférencier : M. Réjean Chauvette historien, Nation des Renards