Sélection d'une édition

    Mot du président

    J’espère que vous avez passé une bonne période des Fêtes et que vous en avez profité pour vous reposer et faire le plein d’énergie.

    Il y a quelques semaines, nous avons été accueillis par le conseil municipal pour une discussion sur les possibilités de relève relative au kiosque d’information touristique qui existait depuis quelques années sur le site du Marché des Jardiniers et qui est maintenant fermé. La sensibilité de M. le Maire et des conseillers à la promotion touristique du Vieux-La Prairie a permis d’arriver à une entente de partenariat à cet effet. Ce partenariat entre la Ville et la SHLM ne peut qu’être bénéfique à la réalisation des objectifs communs.

    Comme mentionné dans notre dernier bulletin, la Société a toujours besoin de bénévoles pour la réalisation de ses divers projets. Dans le cadre de l’élaboration de son plan d’action, une journée d’information est planifiée pour expliquer les projets et répondre aux questions des bénévoles potentiels et leur permettre de vérifier à quel projet leurs aptitudes et leur intérêt pourraient les identifier.

    Pour participer à cette journée, donnez un simple coup de fil et vous serez avisés dès que la date sera fixée.

    J’espère que vous avez passé une bonne période des Fêtes et que vous en avez profité pour vous reposer et faire le plein d’énergie. Il y a quelques semaines, nous avons été accueillis par le conseil municipal pour une discussion sur les possibilités de relève relative au kiosque d’information touristique qui existait depuis quelques années sur le site du Marché des Jardiniers et qui est maintenant fermé. La sensibilité de M. le Maire et des conseillers à la promotion touristique du Vieux-La Prairie a permis d’arriver à une entente de partenariat à cet effet. Ce partenariat entre la Ville et la SHLM ne peut qu’être bénéfique à la réalisation des objectifs communs. Comme mentionné dans notre dernier bulletin, la Société a toujours besoin de bénévoles pour la réalisation de ses divers projets. Dans le cadre de l’élaboration de son plan d’action, une journée d’information est planifiée pour expliquer les projets et répondre aux questions des bénévoles potentiels et leur permettre de vérifier à quel projet leurs aptitudes et leur intérêt pourraient les identifier. Pour participer à cette journée, donnez un simple coup de fil et vous serez avisés dès que la date sera fixée. ...

    La croix du mont Robidoux, en Californie

    Extrait de Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol XXXI, Février 1925, pp. 47-49

    « La croix de chemin la plus fameuse, à l'ouest des États-Unis, sinon de la république américaine toute entière, est celle qui s'élève à Riverside, en Californie.

    Érigée sur le point culminant du mont Robidoux, à 50 pieds au-dessus de la vallée, cette croix a le privilège d'attirer annuellement et alternativement, des milliers de pèlerins, catholiques et protestants.

    Quelques notes sur ce lieu de réunions dévotieuses devraient intéresser, puisque le nom d'un de nos compatriotes y est attaché.

    Au surplus, cette notice peut servir à démontrer que la coutume de planter des croix gagne les Etats-Unis, où le « signe auguste » le long des voies publiques s'apercevait jadis si rarement. Et cette initiative de nos voisins encouragera peut-être les Canadiens à maintenir leur belle tradition, avec une ténacité plus ferme que jamais.

    D'où vient le nom de mont Rubidoux, ainsi que l'on orthographie, chez les Yankees? Voici : Louis Robidoux, fils d'un marchand bien connu de Saint- Louis, Missouri, se rendit au Nouveau-Mexique vers I830 en qualité de trappeur et traitant nomade. Rompu à la vie d'aventures, il revint à Butte, Mo., en I840, rassembla environ 500 individus et les équipa dans le but de faire une randonnée dans les plaines, à partir de Sapling grove, Kansas. La troupe devait s'ébranler au mois de mai I841, mais un obstacle s'offrit et la randonnée n'eut pas lieu. Louis Robidoux partit seul. A New-Mexico, il rencontra un groupe de trappeurs de Santa-Fe et, avec eux, traversa la Californie en 1844. Peu après, il acheta le ranch Jurupa et devint le plus grand éleveur de son époque. Robidoux installa bientôt sa famille sur son domaine et comme les colons arrivaient, les autorités le nommèrent juge dès 1846. Ce pionnier notoire décéda en I868 et deux ans après la ville de Riverside prenait nomNotes fournies par la California Development Association.

    A l'aide du Dictionnaire de Mgr Tanguay et des archives de Montréal essayons de retracer la lignée de ce citoyen américain, issu d’une famille dont les descendants sont encore nombreux dans le Canada français.

    1°— Andre Robidou dit l'Espagnol était fils de Manuel Robidou et de Catherine Alue de Sainte-Marie de Galice, diocèse de Burgos, Espagne.

     Il épousa à Québec, le 7 juin 1667, Jeanne Leduc, fille d’Antoine et de Catherille Denote de Saint-Germain d'Auxerre, diocèse de Paris.

    Après la naissance d'un enfant à Québec, le colon Robidou vint s’établir à Laprairie et c’est dans la région de Montréal que ses autres enfants furent baptisés et mariés ainsi que leurs descendants.

    2°— Guillaume Robidoux, né à Laprairie en 1675 et inhumé à Montréal en 1754 s'était marié en cette ville le 11 juin 1697.

    3°— Joseph Robidoux, né en 170l à Laprairie se maria au même endroit, le 7 janvier I721, à Marie-Anne Fonteneau. Celle-ci mourut à Longueuil en 1735.

    4°— Joseph Robidoux, né en 1722 à Laprairie, épousa le 3 février 1719 Marie-Anne Leblanc, au Sault-au- Récollet.

    5°— Joseph Robidoux, né en 1750, épousa le 21 septembre 1782 Catherine Rolet à Saint-Louis, Missouri

    6°— Joseph Robidoux, baptisé le 5 août 1784 à Saint- Louis, se maria au même endroit, le 13 août 1814 à Angélique Vaudry. De ce mariage naquirent Louis, le pionnier de Riverside, Joseph, le fondateur de St- Joseph, Mo, et Antoine, ce fameux guide et interprète de l'armée de Kearny qui fut blessé gravement au combat de San Pasqual, près de San Diego.

    Ajoutons un mot sur l'origine de la croix qui surmonte le mont Robidoux.

    C’est un nommé Frank Miller, de la mission Glenwood Inn, qui eut l'idée d’ériger cette croix. Lorsque ses plans furent mûris, il les soumit en 1907 à Mgr T.-J. Conaty, de Los Angeles, et le 26 avril, l’évêque bénit la croix qui se dressait en souvenir du R. P. Junipero Serra, l'un des premiers missionnaires de la région. Le premier office de Pâques eut lieu le dimanche 11 avril 1909, à 5.30 du matin. Depuis lors, le fait est devenu coutumier. Chaque année, dans la nuit de Pâques, les automobiles s'amènent de tous les points et gravissent le superbe chemin qui s’élève en spirale jusqu'au sommet du mont. Dès que le soleil flamboie à l'horizon, des trompettes saluent l'aurore et le programme des cantiques, des hymnes et des prières s'exécute.

    Au jour de l'armistice, la fête commence au crépuscule et tour à tour, l'on rend hommage à l'une des nations alliées de la Grande guerre. Enfin, on manifeste de nouveau, la veille de Noël (1).

    Le mont Robidoux domine une région fertile et pittoresque dont les habitants s’appliquent surtout à la culture des arbres produisant le citron et le pamplemousse. La ville de Riverside qui est au pied du mont est un chef-lieu qui compte aujourd'hui une population de 22,000 âmes. »

    Extrait de Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol XXXI, Février 1925, pp. 47-49 « La croix de chemin la plus fameuse, à l'ouest des États-Unis, sinon de la république américaine toute entière, est celle qui s'élève à Riverside, en Californie. Érigée sur le point culminant du mont Robidoux, à 50 pieds au-dessus de la vallée, cette croix a le privilège d'attirer annuellement et alternativement, des milliers de pèlerins, catholiques et protestants. Quelques notes sur ce lieu de réunions dévotieuses devraient intéresser, puisque le nom d'un de nos compatriotes y est attaché. Au surplus, cette notice peut servir à démontrer que la coutume de planter des croix gagne les Etats-Unis, où le « signe auguste » le long des voies publiques s'apercevait jadis si rarement. Et cette initiative de nos voisins encouragera peut-être les Canadiens à maintenir leur belle tradition, avec une ténacité plus ferme que jamais. D'où vient le nom de mont Rubidoux, ainsi que l'on orthographie, chez les Yankees? Voici : Louis Robidoux, fils d'un marchand bien connu de Saint- Louis, Missouri, se rendit au Nouveau-Mexique vers I830 en qualité de trappeur et traitant nomade. Rompu à la vie d'aventures, il revint à Butte, Mo., en I840, rassembla environ 500 individus et les équipa dans le but de faire une randonnée dans les plaines, à partir de Sapling grove, Kansas. La troupe devait s'ébranler au mois de mai I841, mais un obstacle s'offrit et la randonnée n'eut pas lieu. Louis Robidoux partit seul. A New-Mexico, il rencontra un groupe de trappeurs de Santa-Fe et, avec eux, traversa la Californie en 1844. Peu après, il acheta le ranch Jurupa et devint le plus grand éleveur de son époque. Robidoux installa bientôt sa famille sur son domaine et comme les colons arrivaient, les autorités le nommèrent juge dès 1846. Ce pionnier notoire décéda en I868 et deux ans après la ville de Riverside prenait nomNotes fournies par la California Development Association. A l'aide du Dictionnaire de Mgr Tanguay et des archives de Montréal essayons de retracer la lignée de ce citoyen américain, issu d’une famille dont les descendants sont encore nombreux dans le Canada français. 1°— Andre Robidou dit l'Espagnol était fils de Manuel Robidou et de Catherine Alue de Sainte-Marie de Galice, diocèse de Burgos, Espagne.  Il épousa à Québec, le 7 juin 1667, Jeanne Leduc, fille d’Antoine et de Catherille Denote de Saint-Germain d'Auxerre, diocèse de Paris. Après la naissance d'un enfant à Québec, le colon Robidou vint s’établir à Laprairie et c’est dans la région de Montréal que ses autres enfants furent baptisés et mariés ainsi que leurs descendants. 2°— Guillaume Robidoux, né à Laprairie en 1675 et inhumé à Montréal en 1754 s'était marié en cette ville le 11 juin 1697. 3°— Joseph Robidoux, né en 170l à Laprairie se maria au même endroit, le 7 janvier I721, à Marie-Anne Fonteneau. Celle-ci mourut à Longueuil en 1735. 4°— Joseph Robidoux, né en 1722 à Laprairie, épousa le 3 février 1719 Marie-Anne Leblanc, au Sault-au- Récollet. 5°— Joseph Robidoux, né en 1750, épousa le 21 septembre 1782 Catherine Rolet à Saint-Louis, Missouri 6°— Joseph Robidoux, baptisé le 5 août 1784 à Saint- Louis, se maria au même endroit, le 13 août 1814 à Angélique Vaudry. De ce mariage naquirent Louis, le pionnier de Riverside, Joseph, le fondateur de St- Joseph, Mo, et Antoine, ce fameux guide et interprète de l'armée de Kearny qui fut blessé gravement au combat de San Pasqual, près de San Diego. Ajoutons un mot sur l'origine de la croix qui surmonte le mont Robidoux. C’est un nommé Frank Miller, de la mission Glenwood Inn, qui eut l'idée d’ériger cette croix. Lorsque ses plans furent mûris, il les soumit en 1907 à Mgr T.-J. Conaty, de Los Angeles, et le 26 avril, l’évêque bénit la croix qui se dressait en souvenir du R. P. Junipero Serra, l'un des premiers missionnaires de la région. Le premier office de Pâques eut lieu le dimanche 11 avril 1909, à 5.30 du matin. Depuis lors, le fait est devenu coutumier. Chaque année, dans la nuit de Pâques, les automobiles s'amènent de tous les points et gravissent le superbe chemin qui s’élève en spirale jusqu'au sommet du mont. Dès que le soleil flamboie à l'horizon, des trompettes saluent l'aurore et le programme des cantiques, des hymnes et des prières s'exécute. Au jour de l'armistice, la fête commence au crépuscule et tour à tour, l'on rend hommage à l'une des nations alliées de la Grande guerre. Enfin, on manifeste de nouveau, la veille de Noël (1). Le mont Robidoux domine une région fertile et pittoresque dont les habitants s’appliquent surtout à la culture des arbres produisant le citron et le pamplemousse. La ville de Riverside qui est au pied du mont est un chef-lieu qui compte aujourd'hui une population de 22,000 âmes. »...

    Enfant captif des Iroquois

    En cette journée du 27 août 1726, Jean-Baptiste Adhémar rédige un contrat de vente entre un frère et sa soeur. Cela n’a rien d’inusité pour lui, à l’exception d’un détail : le frère, Jean-Baptiste Hébert, ne pouvait pas communiquer facilement avec sa soeur, Barbe. Pour effectuer la transaction, les services d’un interprète ont été requis. La raison : Jean-Baptiste ne parle que la langue iroquoise.
     

    Jean-Baptiste HÉBERT dit LAROSE

    Lors de cette transaction, on apprend que vers l’âge de sept ans, Jean-Baptiste s’est fait enlever, ainsi que d’autres Français, durant une agression surprise des Iroquois à Laprairie. Il fut amené dans leur village et y vécut comme l’un d’eux. Greffe du not. J.-B. ADHÉMAR, bob. 3600, min. 1937, vente de Jean HÉBERT à Barbe Hébert, Brossard, A.N.Q.M. ; LAPRAIRIE en Nouvelle–France, 1647-1760, L. Lavallée, éd. d’histoire sociale, p.21 et 22On peut penser qu’il y resta jusqu’en 1726 car son incapacité à s’exprimer en français devant le notaire laisse supposer que sa libération était récente.

    Né à Laprairie le 23 octobre 1697, Jean-Baptiste se retrouva orphelin de père le 26 décembre de la même année. Dictionnaire de généalogie Jetté, vol. 1, pp 562 et 563 ; Dictionnaire généal. des familles canadiennes, C. Tanguay, vol. 1 p. 302 et vol. 4 p. 478Il était le 7e enfant de Barbe Benoist et Thomas Hébert dit Larose, un soldat du régiment de Carignan établi à Laprairie depuis 1672, censitaire sur la côte St-Jacques et St-Claude.5 Quant à Jean-Baptiste, il épousa Jeanne Jolive (ou Jolivet) à Montréal, le 2 septembre 1726P.R.D.H., vol. 13, p 314et ils s’établirent sur une terre de la Côte de Liesse à MontréalL’OCCUPATION DES TERRES DE LA VALLÉE DU ST-LAURENT,1723-1745, J. Matthieu, p 300où ils eurent 5 enfants. Il décéda le 23 juin 1758.Dictionnaire généal. des familles canadiennes, C. Tanguay, vol. 1 p 302 et vol. 4 p 478

    La Grande Paix ?

    Comme Jean-Baptiste est né en 1697 et qu’il dit avoir été enlevé vers l’âge de 7 ans, un petit calcul nous révèle que le rapt se serait déroulé autour de 1703-04. Et comme la Grande Paix avait été conclue en 1701, une question s’impose : Jean-Baptiste se trompait- il sur l’âge de sa capture ou les hostilités ont-elles continué malgré l’entente de 1701?

    Sur son acte de mariage,P.R.D.H., vol. 13, p 314 Jean Baptiste dit être âgé de 29 ans (en fait, il était âgé de 28 ans en septembre et a eu 29 ans le mois suivant). Il semble donc se tenir au fait de son âge. Il serait étonnant qu’il ait surestimé son âge de capture car son souvenir de l’enlèvement et les détails qu’il en a donnés,Greffe du not. J.-B. ADHÉMAR, bob. 3600, min. 1937, vente de Jean HÉBERT à Barbe Hébert, Brossard, A.N.Q.M.aurait été plus restreints s’il avait été âgé de 3 ans par exemple.

    Quant à la possibilité de la continuation des hostilités iroquoises après 1701, il y a peu de documents sur le sujet. Du côté du registre paroissial, aucun nouveau cas de décès dû aux massacres iroquois n’est répertorié après 1697. Toutefois, dans un article sur les forts de Laprairie paru dans le Bulletin des recherches historiques de décembre 1945,LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES, Lévis, vol. 51, pp 413 et 414Elisée Choquet écrit à la page 413 « que la paix de 1700, après l’ère sanglante et glorieuse, fut de brève durée. Le cauchemar iroquois renaissant, remettant sur le tapis la question des fortifications en 1702-1703 ». Il y a aussi ce mémoire du Roi aux Sieurs de Callières et de Beauharnais daté du 20 juin 1703Fonds. É.-Choquet, fiche 3.100, mémoire du Roi, 20 juin 1703qui approuve l’initiative du Sieur de Callières d’avoir fait cantonner des troupes afin de les faire travailler au rétablissement des forts de Chambly, de Sorel, de Laprairie et de St-François. D’ailleurs, Gédéon de Catalogne fut mandaté en 1704 pour dessiner les plans de la construction d’une nouvelle fortification à Laprairie.LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES, Lévis, vol. 51, pp 413 et 414Donc, on peut en déduire qu’il se produisait encore des escarmouches avec les Iroquois même après la Grande Paix, et que celles-ci se résumaient à des assauts avec enlèvement plutôt que des massacres sanglants.

    La vie de captif

    Les enfants détenus en captivité par les Iroquois étaient généralement bien traités car ils contribuaient à équilibrer la population iroquoise plutôt décimée par les guerres. Adopté par une Iroquoise, l’enfant était intégré au clan de celle-ci et recevait son propre nom. Pour souligner son adoption, les femmes le conduisaient à une rivière et le lavait selon un rituel : elles le dépouillaient ainsi de son ancienne vie. Puis, revêtu de son nouveau costume indien, l’enfant entreprenait le long processus de l’assimilation et oubliait graduellement sa culture, sa famille et sa langue. Il était intégré à part entière à la tribu et possédait les mêmes droits que les autres membres du clan. Les enfants captifs qui sont revenus dans la colonie ont apprécié les années passées en territoire indien et y ont développé des attaches affectives.LES INDIENS BLANCS, Philippe Jacquin, éd. Payot, pp 181 à 187; LA GRANDE PAIX, A. Beaulieu et R. Viau, éd. Libre Expression, pp 76 et 77 Aux adultes capturés, trois sorts étaient réservés : la mort après torture, l’esclavage ou dans de rares cas, l’adoption, comme ce fut le cas pour Pierre Radisson adopté par une veuve. LES INDIENS BLANCS, Philippe Jacquin, éd. Payot, pp 181 à 187; LA GRANDE PAIX, A. Beaulieu et R. Viau, éd. Libre Expression, pp 76 et 77

    Il est fort à parier que le retour de Jean-Baptiste Hébert parmi les siens n’a pas dû être facile. Pendant toute sa captivité, sa famille le croyait mort. Disparu enfant, il revenait adulte, méconnaissable, avec une culture, une langue et une famille différente. Il dut s’intégrer à une société plus organisée et coercitive, et se forger une nouvelle identité.

     

    Références :

    1 Greffe du not. J.-B. ADHÉMAR, bob. 3600, min. 1937, vente de Jean HÉBERT à Barbe Hébert, Brossard, A.N.Q.M.

    2 LAPRAIRIE en Nouvelle–France, 1647-1760, L. Lavallée, éd. d’histoire sociale, p.21 et 22

    3 Dictionnaire de généalogie Jetté, vol. 1, pp 562 et 563

    4 Dictionnaire généal. des familles canadiennes, C. Tanguay, vol. 1 p 302 et vol. 4 p 478,

    5 LES ORIGINES DE LAPRAIRIE (1667-1697), Y. Lacroix, éd. Bellarmin, p 156 et appendice D

    6 P.R.D.H., vol. 13, p 314

    7 L’OCCUPATION DES TERRES DE LA VALLÉE DU ST-LAURENT,1723-1745, J. Matthieu, p 300

    8 LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES, Lévis, vol. 51, pp 413 et 414

    9 Fonds. É.-Choquet, fiche 3.100, mémoire du Roi, 20 juin 1703

    10 LES INDIENS BLANCS, Philippe Jacquin, éd. Payot, pp 181 à 187

    11 LA GRANDE PAIX, A. Beaulieu et R. Viau, éd. Libre Expression, pp 76 et 77

    En cette journée du 27 août 1726, Jean-Baptiste Adhémar rédige un contrat de vente entre un frère et sa soeur. Cela n’a rien d’inusité pour lui, à l’exception d’un détail : le frère, Jean-Baptiste Hébert, ne pouvait pas communiquer facilement avec sa soeur, Barbe. Pour effectuer la transaction, les services d’un interprète ont été requis. La raison : Jean-Baptiste ne parle que la langue iroquoise.   Jean-Baptiste HÉBERT dit LAROSE Lors de cette transaction, on apprend que vers l’âge de sept ans, Jean-Baptiste s’est fait enlever, ainsi que d’autres Français, durant une agression surprise des Iroquois à Laprairie. Il fut amené dans leur village et y vécut comme l’un d’eux. Greffe du not. J.-B. ADHÉMAR, bob. 3600, min. 1937, vente de Jean HÉBERT à Barbe Hébert, Brossard, A.N.Q.M. ; LAPRAIRIE en Nouvelle–France, 1647-1760, L. Lavallée, éd. d’histoire sociale, p.21 et 22On peut penser qu’il y resta jusqu’en 1726 car son incapacité à s’exprimer en français devant le notaire laisse supposer que sa libération était récente. Né à Laprairie le 23 octobre 1697, Jean-Baptiste se retrouva orphelin de père le 26 décembre de la même année. Dictionnaire de généalogie Jetté, vol. 1, pp 562 et 563 ; Dictionnaire généal. des familles canadiennes, C. Tanguay, vol. 1 p. 302 et vol. 4 p. 478Il était le 7e enfant de Barbe Benoist et Thomas Hébert dit Larose, un soldat du régiment de Carignan établi à Laprairie depuis 1672, censitaire sur la côte St-Jacques et St-Claude.5 Quant à Jean-Baptiste, il épousa Jeanne Jolive (ou Jolivet) à Montréal, le 2 septembre 1726P.R.D.H., vol. 13, p 314et ils s’établirent sur une terre de la Côte de Liesse à MontréalL’OCCUPATION DES TERRES DE LA VALLÉE DU ST-LAURENT,1723-1745, J. Matthieu, p 300où ils eurent 5 enfants. Il décéda le 23 juin 1758.Dictionnaire généal. des familles canadiennes, C. Tanguay, vol. 1 p 302 et vol. 4 p 478 La Grande Paix ? Comme Jean-Baptiste est né en 1697 et qu’il dit avoir été enlevé vers l’âge de 7 ans, un petit calcul nous révèle que le rapt se serait déroulé autour de 1703-04. Et comme la Grande Paix avait été conclue en 1701, une question s’impose : Jean-Baptiste se trompait- il sur l’âge de sa capture ou les hostilités ont-elles continué malgré l’entente de 1701? Sur son acte de mariage,P.R.D.H., vol. 13, p 314 Jean Baptiste dit être âgé de 29 ans (en fait, il était âgé de 28 ans en septembre et a eu 29 ans le mois suivant). Il semble donc se tenir au fait de son âge. Il serait étonnant qu’il ait surestimé son âge de capture car son souvenir de l’enlèvement et les détails qu’il en a donnés,Greffe du not. J.-B. ADHÉMAR, bob. 3600, min. 1937, vente de Jean HÉBERT à Barbe Hébert, Brossard, A.N.Q.M.aurait été plus restreints s’il avait été âgé de 3 ans par exemple. Quant à la possibilité de la continuation des hostilités iroquoises après 1701, il y a peu de documents sur le sujet. Du côté du registre paroissial, aucun nouveau cas de décès dû aux massacres iroquois n’est répertorié après 1697. Toutefois, dans un article sur les forts de Laprairie paru dans le Bulletin des recherches historiques de décembre 1945,LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES, Lévis, vol. 51, pp 413 et 414Elisée Choquet écrit à la page 413 « que la paix de 1700, après l’ère sanglante et glorieuse, fut de brève durée. Le cauchemar iroquois renaissant, remettant sur le tapis la question des fortifications en 1702-1703 ». Il y a aussi ce mémoire du Roi aux Sieurs de Callières et de Beauharnais daté du 20 juin 1703Fonds. É.-Choquet, fiche 3.100, mémoire du Roi, 20 juin 1703qui approuve l’initiative du Sieur de Callières d’avoir fait cantonner des troupes afin de les faire travailler au rétablissement des forts de Chambly, de Sorel, de Laprairie et de St-François. D’ailleurs, Gédéon de Catalogne fut mandaté en 1704 pour dessiner les plans de la construction d’une nouvelle fortification à Laprairie.LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES, Lévis, vol. 51, pp 413 et 414Donc, on peut en déduire qu’il se produisait encore des escarmouches avec les Iroquois même après la Grande Paix, et que celles-ci se résumaient à des assauts avec enlèvement plutôt que des massacres sanglants. La vie de captif Les enfants détenus en captivité par les Iroquois étaient généralement bien traités car ils contribuaient à équilibrer la population iroquoise plutôt décimée par les guerres. Adopté par une Iroquoise, l’enfant était intégré au clan de celle-ci et recevait son propre nom. Pour souligner son adoption, les femmes le conduisaient à une rivière et le lavait selon un rituel : elles le dépouillaient ainsi de son ancienne vie. Puis, revêtu de son nouveau costume indien, l’enfant entreprenait le long processus de l’assimilation et oubliait graduellement sa culture, sa famille et sa langue. Il était intégré à part entière à la tribu et possédait les mêmes droits que les autres membres du clan. Les enfants captifs qui sont revenus dans la colonie ont apprécié les années passées en territoire indien et y ont développé des attaches affectives.LES INDIENS BLANCS, Philippe Jacquin, éd. Payot, pp 181 à 187; LA GRANDE PAIX, A. Beaulieu et R. Viau, éd. Libre Expression, pp 76 et 77 Aux adultes capturés, trois sorts étaient réservés : la mort après torture, l’esclavage ou dans de rares cas, l’adoption, comme ce fut le cas pour Pierre Radisson adopté par une veuve. LES INDIENS BLANCS, Philippe Jacquin, éd. Payot, pp 181 à 187; LA GRANDE PAIX, A. Beaulieu et R. Viau, éd. Libre Expression, pp 76 et 77 Il est fort à parier que le retour de Jean-Baptiste Hébert parmi les siens n’a pas dû être facile. Pendant toute sa captivité, sa famille le croyait mort. Disparu enfant, il revenait adulte, méconnaissable, avec une culture, une langue et une famille différente. Il dut s’intégrer à une société plus organisée et coercitive, et se forger une nouvelle identité.   Références : 1 Greffe du not. J.-B. ADHÉMAR, bob. 3600, min. 1937, vente de Jean HÉBERT à Barbe Hébert, Brossard, A.N.Q.M. 2 LAPRAIRIE en Nouvelle–France, 1647-1760, L. Lavallée, éd. d’histoire sociale, p.21 et 22 3 Dictionnaire de généalogie Jetté, vol. 1, pp 562 et 563 4 Dictionnaire généal. des familles canadiennes, C. Tanguay, vol. 1 p 302 et vol. 4 p 478, 5 LES ORIGINES DE LAPRAIRIE (1667-1697), Y. Lacroix, éd. Bellarmin, p 156 et appendice D 6 P.R.D.H., vol. 13, p 314 7 L’OCCUPATION DES TERRES DE LA VALLÉE DU ST-LAURENT,1723-1745, J. Matthieu, p 300 8 LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES, Lévis, vol. 51, pp 413 et 414 9 Fonds. É.-Choquet, fiche 3.100, mémoire du Roi, 20 juin 1703 10 LES INDIENS BLANCS, Philippe Jacquin, éd. Payot, pp 181 à 187 11 LA GRANDE PAIX, A. Beaulieu et R. Viau, éd. Libre Expression, pp 76 et 77...

    Un véhicule spécial pour aller au baptême

    Monsieur Ernest Poupart, le doyen en âge de la SHLM, a connu une expérience peu commune de transport lorsqu’on l’a amené à l’église de Saint-Constant pour le faire baptiser. Dans sa famille on prenait plaisir à raconter cette promenade qu’il avait faite à l’âge de quelques jours. Il nous a fait part de l’anecdote lors d’une rencontre à son domicile.

    Né en semaine, le 4 avril 1905, au domicile de ses grands-parents où son père, l’aîné de la famille, demeurait aussi, Ernest Poupart fut baptisé le dimanche.

    Au bout (nord) du Petit rang Saint-Régis on était à plusieurs milles (NDLR 1 mille = 1.6093 km) du village de Saint-Constant.

    Cette époque de l’année était celle du dégel. Les chemins de campagne, qui n’étaient pas déblayés l’hiver, étaient peu praticables avec leurs plaques de glace fondante et leurs trous de boue. Dans ces conditions, se rendre à l’église en voiture sur une distance de plusieurs milles risquait de trop exiger même du meilleur cheval et aussi des passagers de la carriole.

    Grand-père prit les choses en main. Il alla voir les employés affectés à l’inspection de la voie ferrée du Grand Tronc. Ceux-ci accepteraient- ils d’utiliser le hand-car On appelle draisine le wagonnet mû à bras ou à moteur servant aux équipes d’entretien d’une voie ferrée. Au Canada, avant l’apparition des moteurs, on lui donnait aussi le nom de pompeur ou pompeux. Dans notre région on désignait ce véhicule par le vocable de hand-car que certains traduisaient par char à bras. avec lequel ils effectuaient leur travail pour conduire le nouveau-né à Saint-Constant? La demande fut acceptée.

    Le dimanche venu, on attelle le cheval pour faire le trajet d’environ un mille qui sépare la maison de grand-père de Saint-Isidore Jonction où passe la voie ferrée qui conduit à Saint-Constant. Le wagonnet mû à bras n’offre pas d’abri mais on a apporté des boites à beurre pour asseoir la grand- mère qui est porteuse et le père. Un employé du Grand Tronc et grand-père fournissent la force motrice qui permet de franchir les quatre milles environ jusqu’au point du chemin de fer situé derrière l’église. On a qu’à marcher un arpent et on est dans le lieu saint.

    Tout a été bien planifié et on est à temps pour la cérémonie baptismale. Le retour s’effectue par où on est venu. Tout se passe bien.

    Au retour à la maison, la maman tout heureuse prend dans ses bras son bébé maintenant bien lavé du péché originel. Il paraît que le petit Ernest avait l’air de bien bonne humeur. Il n’avait pas semblé trouver bien spécial ce premier voyage de son existence. Ce n’est que beaucoup plus tard qu’il apprit que très rares sont les nouveau-nés qui se rendent à leur baptême en hand-car.

    Monsieur Ernest Poupart, le doyen en âge de la SHLM, a connu une expérience peu commune de transport lorsqu’on l’a amené à l’église de Saint-Constant pour le faire baptiser. Dans sa famille on prenait plaisir à raconter cette promenade qu’il avait faite à l’âge de quelques jours. Il nous a fait part de l’anecdote lors d’une rencontre à son domicile. Né en semaine, le 4 avril 1905, au domicile de ses grands-parents où son père, l’aîné de la famille, demeurait aussi, Ernest Poupart fut baptisé le dimanche. Au bout (nord) du Petit rang Saint-Régis on était à plusieurs milles (NDLR 1 mille = 1.6093 km) du village de Saint-Constant. Cette époque de l’année était celle du dégel. Les chemins de campagne, qui n’étaient pas déblayés l’hiver, étaient peu praticables avec leurs plaques de glace fondante et leurs trous de boue. Dans ces conditions, se rendre à l’église en voiture sur une distance de plusieurs milles risquait de trop exiger même du meilleur cheval et aussi des passagers de la carriole. Grand-père prit les choses en main. Il alla voir les employés affectés à l’inspection de la voie ferrée du Grand Tronc. Ceux-ci accepteraient- ils d’utiliser le hand-car On appelle draisine le wagonnet mû à bras ou à moteur servant aux équipes d’entretien d’une voie ferrée. Au Canada, avant l’apparition des moteurs, on lui donnait aussi le nom de pompeur ou pompeux. Dans notre région on désignait ce véhicule par le vocable de hand-car que certains traduisaient par char à bras. avec lequel ils effectuaient leur travail pour conduire le nouveau-né à Saint-Constant? La demande fut acceptée. Le dimanche venu, on attelle le cheval pour faire le trajet d’environ un mille qui sépare la maison de grand-père de Saint-Isidore Jonction où passe la voie ferrée qui conduit à Saint-Constant. Le wagonnet mû à bras n’offre pas d’abri mais on a apporté des boites à beurre pour asseoir la grand- mère qui est porteuse et le père. Un employé du Grand Tronc et grand-père fournissent la force motrice qui permet de franchir les quatre milles environ jusqu’au point du chemin de fer situé derrière l’église. On a qu’à marcher un arpent et on est dans le lieu saint. Tout a été bien planifié et on est à temps pour la cérémonie baptismale. Le retour s’effectue par où on est venu. Tout se passe bien. Au retour à la maison, la maman tout heureuse prend dans ses bras son bébé maintenant bien lavé du péché originel. Il paraît que le petit Ernest avait l’air de bien bonne humeur. Il n’avait pas semblé trouver bien spécial ce premier voyage de son existence. Ce n’est que beaucoup plus tard qu’il apprit que très rares sont les nouveau-nés qui se rendent à leur baptême en hand-car....

    À propos du bulletin

    Éditeur :

    Société d’histoire de La Prairie de la Magdeleine

    Internet : www.laprairie-shlm.com

    Dépôt légal 2002

    Bibliothèque nationale du Québec

    Bibliothèque nationale du Canada

    ISSN 1499-7312

    Collaborateurs :

    Coordination : Johanne McLean, secr.-coord.

    Rédaction : Laurent Houde (277); Odette Lemerise (408); Jean L’Heureux (179)

    Révision : Gilbert Beaulieu (361); Céline Lussier (177)

    Infographie : Révisatech

    Impression : Imprimerie Moderne La Prairie inc.

    Siège social :

    249, rue Sainte-Marie

    La Prairie (Québec) J5R 1G1

    Tél. : 450-659-1393

    Téléc. : 450-659-1393

    Courriel : [email protected]

    Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur.

    Éditeur : Société d’histoire de La Prairie de la Magdeleine Internet : www.laprairie-shlm.com Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 Collaborateurs : Coordination : Johanne McLean, secr.-coord. Rédaction : Laurent Houde (277); Odette Lemerise (408); Jean L’Heureux (179) Révision : Gilbert Beaulieu (361); Céline Lussier (177) Infographie : Révisatech Impression : Imprimerie Moderne La Prairie inc. Siège social : 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Tél. : 450-659-1393 Téléc. : 450-659-1393 Courriel : [email protected] Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur....

    Autre temps, autres mœurs

    « Un jour, il y a bien longtemps de cela, il y avait élection à Montréal.

    Le meneur en chef du candidat anti-canadien était le distillateur Molson, le même qui s’était vanté de pouvoir se faire suivre par tous les Canadiens “avec un torchon trempé dans le whisky”.

    Lui et les siens se mirent en tête d’empêcher les nôtres d’entrer dans certain poll. La nouvelle parvint aux oreilles de M. Benoit Bastien, l’entrepreneur bien connu de cette ville, et du brave Marcotte.

    Tous deux se portèrent vers le poll, tombèrent à bras raccourcis sur les Britons et mirent le poll sous leur protectorat.

    La “troupe anglaise”, comme on disait, fut appelée par Molson et priée de déloger les deux Canadiens : mais les militaires restèrent neutres, contemplant avec une admiration très visible, le désarroi infligé par nos deux Canadiens à une centaine de fanatiques. »

    Pierre Voyer, Bulletin des Recherches historiques, 1924, p. 48.

    « Un jour, il y a bien longtemps de cela, il y avait élection à Montréal. Le meneur en chef du candidat anti-canadien était le distillateur Molson, le même qui s’était vanté de pouvoir se faire suivre par tous les Canadiens “avec un torchon trempé dans le whisky”. Lui et les siens se mirent en tête d’empêcher les nôtres d’entrer dans certain poll. La nouvelle parvint aux oreilles de M. Benoit Bastien, l’entrepreneur bien connu de cette ville, et du brave Marcotte. Tous deux se portèrent vers le poll, tombèrent à bras raccourcis sur les Britons et mirent le poll sous leur protectorat. La “troupe anglaise”, comme on disait, fut appelée par Molson et priée de déloger les deux Canadiens : mais les militaires restèrent neutres, contemplant avec une admiration très visible, le désarroi infligé par nos deux Canadiens à une centaine de fanatiques. » Pierre Voyer, Bulletin des Recherches historiques, 1924, p. 48....

    C’EST LA VIE… de la SHLM

    Nouveaux membres

    La SHLM accueille régulièrement de nouveaux membres. Il nous fait plaisir de souligner l’adhésion des dernières personnes à joindre nos rangs et de leur souhaiter la bienvenue :

    Hélène Doth, La Prairie (434)

    Linda Therkelsen, Minneapolis, É.-U. (435)

    Solange Guérin, Brossard (436)

    Gérald Quintal, Richelieu (437)

    Erratum

    Dans notre bulletin du mois d’octobre 2002, à la page 2, le coût des cartes postales aurait dû se lire 2.00$ au lieu de 2.50$.

    Période des fêtes

    Veuillez prendre note que la SHLM sera fermée du 20 décembre 2002 au 6 janvier 2003 inclusivement. Nous reprendrons nos activités le 7 janvier 2003.

    Comités de travail

    Dans notre dernier numéro, nous vous mentionnions que la SHLM préparait son plan d’action pour l’année qui vient. Les membres du conseil sont à revoir les tâches des différents comités afin d’assurer un suivi à ces nombreux champs d’activités. Les comités qui ont été ciblés sont :

    1. la généalogie

    2. les projets éducatifs

    3. les archives

    4. le milieu commercial (marketing)

    5. l’informatique

    6. le tourisme

    7. la bibliothèque

    8. les activités sociales

    9. le comité de mise en valeur du Vieux la Prairie

    10. le bulletin « Au jour le jour »

    D’ici la fin janvier, nous devrions être en mesure de vous fournir les différents éléments de chaque rubrique et qui en sera le responsable.

    Si vous avez un intérêt à participer dans un de ces champs d’activités et désirez plus d’information avant de prendre une décision, n’hésitez pas à nous téléphoner au 659-1393. Merci!

    Nouveaux membres La SHLM accueille régulièrement de nouveaux membres. Il nous fait plaisir de souligner l’adhésion des dernières personnes à joindre nos rangs et de leur souhaiter la bienvenue : Hélène Doth, La Prairie (434) Linda Therkelsen, Minneapolis, É.-U. (435) Solange Guérin, Brossard (436) Gérald Quintal, Richelieu (437) Erratum Dans notre bulletin du mois d’octobre 2002, à la page 2, le coût des cartes postales aurait dû se lire 2.00$ au lieu de 2.50$. Période des fêtes Veuillez prendre note que la SHLM sera fermée du 20 décembre 2002 au 6 janvier 2003 inclusivement. Nous reprendrons nos activités le 7 janvier 2003. Comités de travail Dans notre dernier numéro, nous vous mentionnions que la SHLM préparait son plan d’action pour l’année qui vient. Les membres du conseil sont à revoir les tâches des différents comités afin d’assurer un suivi à ces nombreux champs d’activités. Les comités qui ont été ciblés sont : 1. la généalogie 2. les projets éducatifs 3. les archives 4. le milieu commercial (marketing) 5. l’informatique 6. le tourisme 7. la bibliothèque 8. les activités sociales 9. le comité de mise en valeur du Vieux la Prairie 10. le bulletin « Au jour le jour » D’ici la fin janvier, nous devrions être en mesure de vous fournir les différents éléments de chaque rubrique et qui en sera le responsable. Si vous avez un intérêt à participer dans un de ces champs d’activités et désirez plus d’information avant de prendre une décision, n’hésitez pas à nous téléphoner au 659-1393. Merci!...

    Conférence : comment retracer ses origines amérindiennes

    La prochaine conférence

    21 janvier 2003 à 20h00.

    247, rue Sainte-Marie (étage)
     

    Comment retracer ses origines amérindiennes.

    Conférencier : M. Réjean CHAUVETTE, qui a écrit un livre à cet effet.

    La prochaine conférence 21 janvier 2003 à 20h00. 247, rue Sainte-Marie (étage)   Comment retracer ses origines amérindiennes. Conférencier : M. Réjean CHAUVETTE, qui a écrit un livre à cet effet....

    Mot du président

    Le conseil d’administration et le personnel de la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine vous offrent leurs meilleurs vœux à l’occasion des Fêtes de Noël. Que la nouvelle année vous apporte bonheur, santé et prospérité.

    Cette période de festivités permet de se rassembler et de profiter de nos parents et amis. Quant à nous, nous ferons relâche pour deux semaines. L’année qui se termine a été, comme toujours, très occupée. Que ce soit la saison touristique ou les activités telles que la Saint-Jean-Baptiste et la Journée de la culture, nous avons démontré autant d’enthousiasme que les 30 années précédentes. Nous continuerons, et cela grâce à vous chers membres qui appuient votre société avec loyauté année après année.

    Je profite de cette période pour remercier les élus et la fonction publique municipale pour la vigilance dont ils font preuve à l’endroit du patrimoine de notre ville. Peu de villes ont cette qualité de prudence et d’intérêt envers le patrimoine. Les députés Serge Geoffrion et Jacques Saada, dans les limites de leur juridiction, ont concrètement appuyé la SHLM.

    Amitié, remerciements, Joyeux Noël et Bonne Année à vous tous et à l’an 2003.

    Jean L’HEUREUX (179)

    Le conseil d’administration et le personnel de la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine vous offrent leurs meilleurs vœux à l’occasion des Fêtes de Noël. Que la nouvelle année vous apporte bonheur, santé et prospérité. Cette période de festivités permet de se rassembler et de profiter de nos parents et amis. Quant à nous, nous ferons relâche pour deux semaines. L’année qui se termine a été, comme toujours, très occupée. Que ce soit la saison touristique ou les activités telles que la Saint-Jean-Baptiste et la Journée de la culture, nous avons démontré autant d’enthousiasme que les 30 années précédentes. Nous continuerons, et cela grâce à vous chers membres qui appuient votre société avec loyauté année après année. Je profite de cette période pour remercier les élus et la fonction publique municipale pour la vigilance dont ils font preuve à l’endroit du patrimoine de notre ville. Peu de villes ont cette qualité de prudence et d’intérêt envers le patrimoine. Les députés Serge Geoffrion et Jacques Saada, dans les limites de leur juridiction, ont concrètement appuyé la SHLM. Amitié, remerciements, Joyeux Noël et Bonne Année à vous tous et à l’an 2003. Jean L’HEUREUX (179)...