Sélection d'une édition

    Frontière États-Unis/Canada 18e et 19e siècle

    Notre prochaine conférence aura lieu le 21 janvier au 247, rue Sainte-Marie (étage), à 20h.

    Frontière États–Unis/Canada 18e et 19e siècle

    Le conférencier : Mark Vinet, historien, auteur et avocat

    Notre prochaine conférence aura lieu le 21 janvier au 247, rue Sainte-Marie (étage), à 20h. Frontière États-Unis/Canada 18e et 19e siècle Le conférencier : Mark Vinet, historien, auteur et avocat...

    Mot du président

    Chers membres,

    Voici une nouvelle année qui s’amorce et déjà, la Société est prête à accomplir de nouveaux projets. Durant la période des Fêtes, quelques-uns de nos bénévoles ont fait le réaménagement des locaux de la SHLM. Grâce à la collaboration de la Ville et à de généreux donateurs, la Société a de nouvelles installations et de nouveaux ordinateurs afin de répondre à la demande de plus en plus grandissante de nos membres et du public.

    Désormais, il sera plus facile aux nombreux chercheurs d’avoir accès à nos ordinateurs afin de faire de la recherche dans nos nombreuses banques de données généalogiques et photographiques. Nous avons aussi mis en réseau tous les ordinateurs afin de faciliter la recherche. Par exemple, le fonds des Jésuites ne pouvait être utilisé que par une seule personne à la fois. Avec la nouvelle structure, plusieurs personnes pourront le visualiser en même temps.

    La nouvelle année veut dire aussi que nous perdons les services de madame Cécile Girard qui était avec nous depuis plus de 40 semaines, à titre de commis à l’accueil. Le contrat de celle-ci s’est terminé le 29 décembre 2003. C’est avec grand regret que nous devons la laisser partir. Un gros merci à Cécile pour toute l’aide et le beau travail accompli. Nous lui souhaitons bonne chance et lui offrons nos plus sincères remerciements.

    En terminant, n’oubliez pas que la SHLM organise un Colloque le 7 février 2004. Vous devez réserver le plus tôt possible. Vous ne pourrez pas vous inscrire la journée même puisque le dîner est inclus et que nous devons comptabiliser le nombre de participants deux semaines à l’avance. Comme nous vous l’avons mentionné dans un bulletin précédent, cette journée a pour but de célébrer le 400e anniversaire de l’arrivée de Samuel de Champlain ainsi que les liens unissant les Français et les Amérindiens lors de son arrivée.

    Pour ceux qui n’ont pas renouvelé leur cotisation, nous comptons sur vous afin de continuer nos activités et vous offrir des services de qualité.

    René Jolicoeur, président

    Chers membres, Voici une nouvelle année qui s’amorce et déjà, la Société est prête à accomplir de nouveaux projets. Durant la période des Fêtes, quelques-uns de nos bénévoles ont fait le réaménagement des locaux de la SHLM. Grâce à la collaboration de la Ville et à de généreux donateurs, la Société a de nouvelles installations et de nouveaux ordinateurs afin de répondre à la demande de plus en plus grandissante de nos membres et du public. Désormais, il sera plus facile aux nombreux chercheurs d’avoir accès à nos ordinateurs afin de faire de la recherche dans nos nombreuses banques de données généalogiques et photographiques. Nous avons aussi mis en réseau tous les ordinateurs afin de faciliter la recherche. Par exemple, le fonds des Jésuites ne pouvait être utilisé que par une seule personne à la fois. Avec la nouvelle structure, plusieurs personnes pourront le visualiser en même temps. La nouvelle année veut dire aussi que nous perdons les services de madame Cécile Girard qui était avec nous depuis plus de 40 semaines, à titre de commis à l’accueil. Le contrat de celle-ci s’est terminé le 29 décembre 2003. C’est avec grand regret que nous devons la laisser partir. Un gros merci à Cécile pour toute l’aide et le beau travail accompli. Nous lui souhaitons bonne chance et lui offrons nos plus sincères remerciements. En terminant, n’oubliez pas que la SHLM organise un Colloque le 7 février 2004. Vous devez réserver le plus tôt possible. Vous ne pourrez pas vous inscrire la journée même puisque le dîner est inclus et que nous devons comptabiliser le nombre de participants deux semaines à l’avance. Comme nous vous l’avons mentionné dans un bulletin précédent, cette journée a pour but de célébrer le 400e anniversaire de l’arrivée de Samuel de Champlain ainsi que les liens unissant les Français et les Amérindiens lors de son arrivée. Pour ceux qui n’ont pas renouvelé leur cotisation, nous comptons sur vous afin de continuer nos activités et vous offrir des services de qualité. René Jolicoeur, président...

    Le coût de la vie dans les années 1930

    Est-ce que le coût de la vie était réellement moins élevé que de nos jours dans les années 1930, à La Prairie? À première vue, on le croirait. Surtout si on se limite à comparer ce que le dollar permettait de se procurer en comparaison de son pouvoir d'achat actuel. Il faut cependant, pour établir le coût de la vie, l'assortir du revenu des consommateurs. Pour une somme correspondant à une heure de travail, par exemple, qu'est-ce qu'un consommateur moyen pouvait alors et peut maintenant se procurer?

    Mon père avait conservé un certain nombre de vieux papiers datant de cette époque. Ils contiennent des données sur le coût de la vie dans les années 1930. Il fit construire sa première maison, au coin des rues Saint-Georges et Saint-Laurent en 1934-35. Il achète alors le bois nécessaire à la construction à Saint-Moïse, comté de Matapédia. Le Canadien National en effectue le transport jusqu'à La Prairie pour la somme de 20.76$. Un wagon de 40 pieds rempli à sa capacité visible contient 17459 pieds de bois d'épinette de diverses dimensions, 11 paquets de lattes de cèdre no.1 et 25 paquets de bardeaux clairs. Le tout a coûté 572.39$. Dans le lot, la planche d'épinette embouvetée (à rainure et languette) de 1 par 5 pouces vaut 24$ le 1000 pieds et le paquet de bardeaux, 3,50$. Le bardeau était destiné à la couverture et les lattes de cèdre, légèrement espacées les unes des autres, constituaient une structure pour recevoir le plâtre des murs et plafonds. On utilise aujourd'hui pour ces surfaces des panneaux de gypse. Les clous de 4, 5 et 6 pouces se vendent alors 3e la livre et le rouleau de papier noir goudronné vaut 1.50$. La brique achetée de The Laprairie Co. est vendue à 35$ le mille.

    Le menuisier Joseph Bisaillon qui agit comme contremaître de la construction est payé tantôt 0.40$, tantôt 0.50$ l'heure. Le plombier Benoit Bonneterre est rémunéré au tarif de 0.50$ l'heure. Tous les autres ouvriers reçoivent 250 l'heure. Toutefois, un homme qui travaille avec son cheval pour excaver ou transporter de la terre ou des matériaux le fait au tarif de 0.350. Le peintre J.W. Comeau exécute, pour la somme-de 25$, le travail de peinture des murs intérieurs du rez-de-chaussée et de l'étage de la maison comprenant une couche d'apprêt et deux autres couches. Dix ans après cette construction, les salaires ont doublé. En 1945, le contremaître gagne de 0.90$ à 1.00$ et les ouvriers non spécialisés, 0.50$. Aujourd'hui, le tarif horaire d'un plombier a centuplé par rapport à celui de Benoit Bonneterre, en 1935, mais il en coûte énormément plus cher à cet ouvrier pour vivre.

    Dans les années 1930 on achetait les denrées nécessaires à son alimentation au magasin général dont certains avaient un secteur alimentaire plus développé. On prenait sa viande chez le boucher. Le boulanger Edmour Lussier faisait sa tournée de livraison de pain frais auprès de la clientèle. Les laitiers faisaient de même. Chez nous, c'est Ismaël Favreau qui apportait, chaque jour, le lait frais tiré de ses vaches et non pasteurisé et la crème si on en voulait. Une pinte de lait coûtait 80. Le panier de patates valait 250 et 100 s'il s'agissait de petites patates. De nos jours les grelots se vendent plus cher que les pommes de terre régulières. En saison, on pouvait manger des haricots frais au coût de 50 la livre. Un gros pallier d'oignons valait 200. On conservait les aliments périssables dans une glacière. Dans une voiture tirée par un cheval, le marchand de glace faisait la livraison des blocs congelés. En fin de tournée, par les jours de grande chaleur, les clients en avaient un peu moins pour leur argent. Il en coûtait environ 10$ pour une année de livraison s'étendant de mai à octobre ou novembre.

    Les médecins qui soignaient les maladies des gens de la région devaient adapter leurs tarifs aux capacités de payer de leurs malades. Plusieurs n'avaient pas les moyens de les payer; d'autres n'étaient pas pressés de le faire. Il n'y avait pas de dentiste résidant à La Prairie mais le dentiste Lane Charpentier de Montréal avait un cabinet sur la rue Sainte-Marie où il prodiguait ses soins quelques heures par semaine. Une visite chez ce dentiste pouvait coûter 2$. Si on devait être hospitalisé pour une opération, on en assumait tous les frais à moins d'être considéré comme réellement démuni. Pour une hospitalisation à l'Hôpital général de Verdun, il en coûtait 5$ par jour pour soins, chambre et pension. Le malade assumait aussi, en plus de payer son chirurgien, une charge de 10$ pour usage de la salle d'opération et les frais de 20$ de son anesthésiste.

    Le peu de citoyens qui possédaient un véhicule moteur payaient l'essence 260 le gallon en 1932. Soit, 50 le litre. L'huile à moteur valait 300 la pinte (260 le litre). En 1945, l'essence avait augmenté à 330 le gallon et l'huile à 490 la pinte.

    À tout considérer, le coût de la vie était-il réellement moins élevé il y a environ 70 ans? Tout dépend des biens qu'on évalue. Compte tenu du pouvoir d'achat du dollar entre alors et maintenant que répondre? La réponse doit être nuancée et, pour la formuler, chacun tiendra compte de ses moyens et de ses besoins en fonction des valeurs sur lesquelles il fonde sa qualité de vie. Si on considère l'espérance de vie, l'accès et la qualité des services de santé et d'éducation disponibles, la variété des loisirs et des activités culturelles, le niveau de bien-être matériel des milieux de vie, le bon vieux temps était-il préférable à celui d'aujourd'hui? À savoir si on était alors plus heureux qu'aujourd'hui est une autre question. Une chose est certaine : on y avait moins envie de toutes sortes de biens. Les cartes de crédit étaient inconnues et l'incitation à la consommation ne bénéficiait pas de la pléthore des moyens de publicité que nous connaissons.

    Alors? Le coût de la vie, les statistiques gouvernementales en établissent périodiquement le niveau relatif. Pour chacun, selon sa situation personnelle, ces fluctuations sont plus ou moins ressenties. C'était comme ça, c'est comme ci. Tirez-en vos propres conclusions.

    Est-ce que le coût de la vie était réellement moins élevé que de nos jours dans les années 1930, à La Prairie? À première vue, on le croirait. Surtout si on se limite à comparer ce que le dollar permettait de se procurer en comparaison de son pouvoir d'achat actuel. Il faut cependant, pour établir le coût de la vie, l'assortir du revenu des consommateurs. Pour une somme correspondant à une heure de travail, par exemple, qu'est-ce qu'un consommateur moyen pouvait alors et peut maintenant se procurer? Mon père avait conservé un certain nombre de vieux papiers datant de cette époque. Ils contiennent des données sur le coût de la vie dans les années 1930. Il fit construire sa première maison, au coin des rues Saint-Georges et Saint-Laurent en 1934-35. Il achète alors le bois nécessaire à la construction à Saint-Moïse, comté de Matapédia. Le Canadien National en effectue le transport jusqu'à La Prairie pour la somme de 20.76$. Un wagon de 40 pieds rempli à sa capacité visible contient 17459 pieds de bois d'épinette de diverses dimensions, 11 paquets de lattes de cèdre no.1 et 25 paquets de bardeaux clairs. Le tout a coûté 572.39$. Dans le lot, la planche d'épinette embouvetée (à rainure et languette) de 1 par 5 pouces vaut 24$ le 1000 pieds et le paquet de bardeaux, 3,50$. Le bardeau était destiné à la couverture et les lattes de cèdre, légèrement espacées les unes des autres, constituaient une structure pour recevoir le plâtre des murs et plafonds. On utilise aujourd'hui pour ces surfaces des panneaux de gypse. Les clous de 4, 5 et 6 pouces se vendent alors 3e la livre et le rouleau de papier noir goudronné vaut 1.50$. La brique achetée de The Laprairie Co. est vendue à 35$ le mille. Le menuisier Joseph Bisaillon qui agit comme contremaître de la construction est payé tantôt 0.40$, tantôt 0.50$ l'heure. Le plombier Benoit Bonneterre est rémunéré au tarif de 0.50$ l'heure. Tous les autres ouvriers reçoivent 250 l'heure. Toutefois, un homme qui travaille avec son cheval pour excaver ou transporter de la terre ou des matériaux le fait au tarif de 0.350. Le peintre J.W. Comeau exécute, pour la somme-de 25$, le travail de peinture des murs intérieurs du rez-de-chaussée et de l'étage de la maison comprenant une couche d'apprêt et deux autres couches. Dix ans après cette construction, les salaires ont doublé. En 1945, le contremaître gagne de 0.90$ à 1.00$ et les ouvriers non spécialisés, 0.50$. Aujourd'hui, le tarif horaire d'un plombier a centuplé par rapport à celui de Benoit Bonneterre, en 1935, mais il en coûte énormément plus cher à cet ouvrier pour vivre. Dans les années 1930 on achetait les denrées nécessaires à son alimentation au magasin général dont certains avaient un secteur alimentaire plus développé. On prenait sa viande chez le boucher. Le boulanger Edmour Lussier faisait sa tournée de livraison de pain frais auprès de la clientèle. Les laitiers faisaient de même. Chez nous, c'est Ismaël Favreau qui apportait, chaque jour, le lait frais tiré de ses vaches et non pasteurisé et la crème si on en voulait. Une pinte de lait coûtait 80. Le panier de patates valait 250 et 100 s'il s'agissait de petites patates. De nos jours les grelots se vendent plus cher que les pommes de terre régulières. En saison, on pouvait manger des haricots frais au coût de 50 la livre. Un gros pallier d'oignons valait 200. On conservait les aliments périssables dans une glacière. Dans une voiture tirée par un cheval, le marchand de glace faisait la livraison des blocs congelés. En fin de tournée, par les jours de grande chaleur, les clients en avaient un peu moins pour leur argent. Il en coûtait environ 10$ pour une année de livraison s'étendant de mai à octobre ou novembre. Les médecins qui soignaient les maladies des gens de la région devaient adapter leurs tarifs aux capacités de payer de leurs malades. Plusieurs n'avaient pas les moyens de les payer; d'autres n'étaient pas pressés de le faire. Il n'y avait pas de dentiste résidant à La Prairie mais le dentiste Lane Charpentier de Montréal avait un cabinet sur la rue Sainte-Marie où il prodiguait ses soins quelques heures par semaine. Une visite chez ce dentiste pouvait coûter 2$. Si on devait être hospitalisé pour une opération, on en assumait tous les frais à moins d'être considéré comme réellement démuni. Pour une hospitalisation à l'Hôpital général de Verdun, il en coûtait 5$ par jour pour soins, chambre et pension. Le malade assumait aussi, en plus de payer son chirurgien, une charge de 10$ pour usage de la salle d'opération et les frais de 20$ de son anesthésiste. Le peu de citoyens qui possédaient un véhicule moteur payaient l'essence 260 le gallon en 1932. Soit, 50 le litre. L'huile à moteur valait 300 la pinte (260 le litre). En 1945, l'essence avait augmenté à 330 le gallon et l'huile à 490 la pinte. À tout considérer, le coût de la vie était-il réellement moins élevé il y a environ 70 ans? Tout dépend des biens qu'on évalue. Compte tenu du pouvoir d'achat du dollar entre alors et maintenant que répondre? La réponse doit être nuancée et, pour la formuler, chacun tiendra compte de ses moyens et de ses besoins en fonction des valeurs sur lesquelles il fonde sa qualité de vie. Si on considère l'espérance de vie, l'accès et la qualité des services de santé et d'éducation disponibles, la variété des loisirs et des activités culturelles, le niveau de bien-être matériel des milieux de vie, le bon vieux temps était-il préférable à celui d'aujourd'hui? À savoir si on était alors plus heureux qu'aujourd'hui est une autre question. Une chose est certaine : on y avait moins envie de toutes sortes de biens. Les cartes de crédit étaient inconnues et l'incitation à la consommation ne bénéficiait pas de la pléthore des moyens de publicité que nous connaissons. Alors? Le coût de la vie, les statistiques gouvernementales en établissent périodiquement le niveau relatif. Pour chacun, selon sa situation personnelle, ces fluctuations sont plus ou moins ressenties. C'était comme ça, c'est comme ci. Tirez-en vos propres conclusions....

    Inventaire des biens de la communauté de Pierre Ganier et de feue Catherine Daubigeon (2e partie)

    La famille de Pierre Ganier et de Catherine Daubigeon

    Pierre Ganier et Catherine Daubigeon résident avec leurs enfants à la seigneurie de La Prairie de la Magdeleine. Ils ont des terres au village de La Prairie, à la côte Saint-Jean (dite La Borgnesse en l’honneur d’une amérindienne borgne qui y vécut), à Montréal et à la côte Sainte-Catherine (3, 13, 14).

    Pierre Ganier est un colon, un marguillier et un capitaine de milice. La famille de Pierre Ganier et de Catherine Daubigeon est une famille pionnière de La Prairie.

    En 1712, le 13 mai, décède Catherine Daubigeon à l’âge de 58 ans. Elle est inhumée le lendemain; voici une transcription de son acte de sépulture ;

    L’an 1712. Le 13e may est decedée en cette paroisse de côte dame et de St Fr. xavier Catherined’obigeon femme de pierre Gagner apres avoir reccu tous les sacrements avec beaucoup de pieté, Son corps a été Inhumé avec Les ceremonies accoutumées dans Léglise de cette paroisse sous La Lampe Le 14 du même mois et an en presence p. Gagner p. brion et plusieurs autres

    Gaschier ptre

    C’est le 7 septembre suivant que Pierre Ganier, veuf de Catherine Daubigeon, fait procéder à l’inventaire de leurs biens. Je vous présente la transcription de cet acte, fruit du travail de Robert Gagné, André Lafontaine, Jean Gagné et de l’auteur de l’article :

    Inventaire des biens de la communauté de Pierre Ganier et de feue Catherine Daubigeon

    Mémoire

    [En marge] Description Inre & partage des biens de la Succession deffunte Cathe daubigeon feme du Sr Gaigne & partage avec Ses Enfans. Pard & fut pnt Sr piere Gaigne hab de La prairie de la magne Et veuf de Catherine daubijon faisant pr Luy & comme tuteur Naturel de Joseph [dernier nom rayé] Nicolas & Joseph Gaigne ses Enfans mineurs et lad deffunte daubijon a ce pnt. Et ncore Led Sr pierre Gaigne au nom & comme tuteur de Catherine bizaillon fille ineure deffunt Benoist & Catherine Gaigne Ses père et mere # Lequel Sr Gaigne aud om feroit fait venir [deux derniers mots rayés] mande En sa maison aud Lieu de la prairie de la magdeleyne Maurice Besnard Sr bourjoly & Anne Gaigne, sa femme, pierre Gaigne, francois Gaigne, Louis Gaigne, Mr Guill[aume] barette nore de la prairie & Jeanne Gaigne sa femme [En marge] # & faisant pour Sr joseph perot Seigr dargentenay damoiselle marie gaigne Sa feme P G p g f G L G Barette [paraphe] B ig fd md pSt A [paraphe], Rene Bourasseau & agnes Gaigne sa femme Lesd Gaigne freres & Sœur hoirs Sœur hoirs consent & avec Lad bisaillon par representation susnommes Chacun pour un dixiesme de Lad deffunte Catherine daubijon Leur mere, Lesqls Sr Bourjoly auroit Comparu faisant pour Luy & Sad femme a laqle Il promet fer agreer & ratiffier Ces pntes de jour en jour & de ce des a pnt authorise ausy fair Sans quil En soit besoin daucun de sa presence Comme aussy seroient Comparu Lesd Sr Barette & Jeanne Gaigne sa feme quil aauthorise pr lesfet qui Ensuit, Led bourrasseay & agnes gaigne Sa feme quil a pareilt authorite a lefect des pnt & Lesd piere, francois Louis Gaigne ausqls Led Sr piere Gaigne auroit dit quil estoit prêt de Leur rendre Compte a lamiab[le] & Sans fraix ny procedures En Justice des biens de la Comte quavoiteste Entre Luy & Lad deffunte daubijon Sa feme Et devoir Entre Eux La voye La plus douce quil seroit a propos de prendre, LesquelsCompt apres avoir Confere Entre Eux & led gaigne Auroient été daccor tous EnsemB de fer une description de tous Les biens & Effects mobiliers de la Compte dud Sr gaigne & de lad deffunte daubijon Sa feme La moitie de laquelle appt auSd Sr Gaigne & lautre moitie ausd Enfans representant Leur mere En nombre de dix heritier de leurd mere pour etre baille a chacun Sa part Contingente, Et q Lesd Effects mobiliers seroient Entre Eux prises & a Ses fraix quil Seroit fait par led nore un bref Estat ou inre desd Effects mobilliers A quoy Lesd parties autoient a lInstant procede ainsy quil Ensuit

    Dans une des chambres de lad maison ou il y a une grande cheminee A este trouve Neux plats Tant grands que petits dix neuf assiettes deux escuelles un pot a leau une saliere, & sept Cuillers Le tout Estain & un bassin dEstain faisant EnsemB a Cinquante Cinq Livres Estime par les parties a quarante Sol la livre cy 110 tt

    Neuf fourchette dassie Estime a quatre Livres dix Sol Lesd neufve fourchettes cy 4 tt 10 S

    –––––

    114 tt 10 S

    Deux chandelliers de Cuivre Estime avec un chandelier a quatre cy 4 tt

    Deux vieux poislons un grand un petit Estime Ensemble a quatre Livres cy 4 tt

    Deux vielles Lanternes Estime Ensemble 40 S cy 2 tt

    un Couloir en Cuivre quatre livres 4 tt

    un rachault de fer Estime 4 tt

    Un Gril Estime Cinquante Sols 2tt10S

    Une broche de fer estime Cinquante Sols 2tt10S

    Une bassine de Cuivre rouge Estime a dix Livres cy 10 tt

    Une grande marmite avec Son Couvercle, une moyenne sans couvercle & une plus petite avec son couvercle Estimées Scavoir La grande à huit Livres La moyenne à six Livres & La petite quatre Livres cy 18 tt

    Cinq chandieres vielles une grande Estimée seize Livres une moins grande dix Livres & les autres deux plus petites a 8 tt piece & une autre plus petite a trois Livres Cy En tout 45 tt

    Deux chaudieres à fer blanc Estimes a quarante Sols Les deux cy 2 tt

    Deux poesle a frire Estimée à Cent Sols chacune EnsB cy 10 tt

    Deux Lampes de fer à 20 Sols piece cy 2 tt

    un pauvre rechaut de fer Estime a quinse Livres cy 15 tt

    une poesle a frire de fer estimé quatre Livres cy 4 tt

    une Cramelliere de fer Estime quatre Livres cy 4 tt

    une meschante table en plian vielle Estimée vingt Sol cy 1 t

    une huche avec Son couvercle vielle Estime quatre Livres cy 4 tt

    deux meschant vieux Sacs Estimes vingt Sol piece cy 2 tt

    une paire darmoires de pin a deux portes sans sa serrure & Clef Estime Six Livres cy 6 tt

    Dix terrines Estimées a quinse Sols piece un baril de tere Estimé vingt Sol un petit pot de tere viel a Eau Estime quinse Sols une Cruche de tere a dix Sol un pot de chambre de tere dix Sol un petit pot & un plat de tere 7 une petite Cruche tere a vingt Sols Lesd trois pieces cy 3 tt 15 S

    Un poivrier Estime quarante sols cy 2 tt

    Une viele Tourtiere Estimée quatre Livres cy 4 tt

    Un fromager de fer blanc fort vieux Estime vingt Sol cy 1 tt

    A la Cave de lad maison a esté trouve

    Une Cruche deGré dans laqle Ily a dix Livres de Graisse estime a 7S Livre & la cruche a 4 tt cy 7 tt 10

    Un grand pot de tere a deux anse dans leql Il y a vingt quatre Livres de beure estime a dix Sols La livre & led pot a 40 Sols cy 14 tt

    Une Cruche vide Estimée vingt Sol cy 1 tt

    –––––

    301 tt 5 S

    [à suivre]

    La famille de Pierre Ganier et de Catherine Daubigeon Pierre Ganier et Catherine Daubigeon résident avec leurs enfants à la seigneurie de La Prairie de la Magdeleine. Ils ont des terres au village de La Prairie, à la côte Saint-Jean (dite La Borgnesse en l’honneur d’une amérindienne borgne qui y vécut), à Montréal et à la côte Sainte-Catherine (3, 13, 14). Pierre Ganier est un colon, un marguillier et un capitaine de milice. La famille de Pierre Ganier et de Catherine Daubigeon est une famille pionnière de La Prairie. En 1712, le 13 mai, décède Catherine Daubigeon à l’âge de 58 ans. Elle est inhumée le lendemain; voici une transcription de son acte de sépulture ; L’an 1712. Le 13e may est decedée en cette paroisse de côte dame et de St Fr. xavier Catherined’obigeon femme de pierre Gagner apres avoir reccu tous les sacrements avec beaucoup de pieté, Son corps a été Inhumé avec Les ceremonies accoutumées dans Léglise de cette paroisse sous La Lampe Le 14 du même mois et an en presence p. Gagner p. brion et plusieurs autres Gaschier ptre C’est le 7 septembre suivant que Pierre Ganier, veuf de Catherine Daubigeon, fait procéder à l’inventaire de leurs biens. Je vous présente la transcription de cet acte, fruit du travail de Robert Gagné, André Lafontaine, Jean Gagné et de l’auteur de l’article : Inventaire des biens de la communauté de Pierre Ganier et de feue Catherine Daubigeon Mémoire [En marge] Description Inre & partage des biens de la Succession deffunte Cathe daubigeon feme du Sr Gaigne & partage avec Ses Enfans. Pard & fut pnt Sr piere Gaigne hab de La prairie de la magne Et veuf de Catherine daubijon faisant pr Luy & comme tuteur Naturel de Joseph [dernier nom rayé] Nicolas & Joseph Gaigne ses Enfans mineurs et lad deffunte daubijon a ce pnt. Et ncore Led Sr pierre Gaigne au nom & comme tuteur de Catherine bizaillon fille ineure deffunt Benoist & Catherine Gaigne Ses père et mere # Lequel Sr Gaigne aud om feroit fait venir [deux derniers mots rayés] mande En sa maison aud Lieu de la prairie de la magdeleyne Maurice Besnard Sr bourjoly & Anne Gaigne, sa femme, pierre Gaigne, francois Gaigne, Louis Gaigne, Mr Guill[aume] barette nore de la prairie & Jeanne Gaigne sa femme [En marge] # & faisant pour Sr joseph perot Seigr dargentenay damoiselle marie gaigne Sa feme P G p g f G L G Barette [paraphe] B ig fd md pSt A [paraphe], Rene Bourasseau & agnes Gaigne sa femme Lesd Gaigne freres & Sœur hoirs Sœur hoirs consent & avec Lad bisaillon par representation susnommes Chacun pour un dixiesme de Lad deffunte Catherine daubijon Leur mere, Lesqls Sr Bourjoly auroit Comparu faisant pour Luy & Sad femme a laqle Il promet fer agreer & ratiffier Ces pntes de jour en jour & de ce des a pnt authorise ausy fair Sans quil En soit besoin daucun de sa presence Comme aussy seroient Comparu Lesd Sr Barette & Jeanne Gaigne sa feme quil aauthorise pr lesfet qui Ensuit, Led bourrasseay & agnes gaigne Sa feme quil a pareilt authorite a lefect des pnt & Lesd piere, francois Louis Gaigne ausqls Led Sr piere Gaigne auroit dit quil estoit prêt de Leur rendre Compte a lamiab[le] & Sans fraix ny procedures En Justice des biens de la Comte quavoiteste Entre Luy & Lad deffunte daubijon Sa feme Et devoir Entre Eux La voye La plus douce quil seroit a propos de prendre, LesquelsCompt apres avoir Confere Entre Eux & led gaigne Auroient été daccor tous EnsemB de fer une description de tous Les biens & Effects mobiliers de la Compte dud Sr gaigne & de lad deffunte daubijon Sa feme La moitie de laquelle appt auSd Sr Gaigne & lautre moitie ausd Enfans representant Leur mere En nombre de dix heritier de leurd mere pour etre baille a chacun Sa part Contingente, Et q Lesd Effects mobiliers seroient Entre Eux prises & a Ses fraix quil Seroit fait par led nore un bref Estat ou inre desd Effects mobilliers A quoy Lesd parties autoient a lInstant procede ainsy quil Ensuit Dans une des chambres de lad maison ou il y a une grande cheminee A este trouve Neux plats Tant grands que petits dix neuf assiettes deux escuelles un pot a leau une saliere, & sept Cuillers Le tout Estain & un bassin dEstain faisant EnsemB a Cinquante Cinq Livres Estime par les parties a quarante Sol la livre cy 110 tt Neuf fourchette dassie Estime a quatre Livres dix Sol Lesd neufve fourchettes cy 4 tt 10 S ––––– 114 tt 10 S Deux chandelliers de Cuivre Estime avec un chandelier a quatre cy 4 tt Deux vieux poislons un grand un petit Estime Ensemble a quatre Livres cy 4 tt Deux vielles Lanternes Estime Ensemble 40 S cy 2 tt un Couloir en Cuivre quatre livres 4 tt un rachault de fer Estime 4 tt Un Gril Estime Cinquante Sols 2tt10S Une broche de fer estime Cinquante Sols 2tt10S Une bassine de Cuivre rouge Estime a dix Livres cy 10 tt Une grande marmite avec Son Couvercle, une moyenne sans couvercle & une plus petite avec son couvercle Estimées Scavoir La grande à huit Livres La moyenne à six Livres & La petite quatre Livres cy 18 tt Cinq chandieres vielles une grande Estimée seize Livres une moins grande dix Livres & les autres deux plus petites a 8 tt piece & une autre plus petite a trois Livres Cy En tout 45 tt Deux chaudieres à fer blanc Estimes a quarante Sols Les deux cy 2 tt Deux poesle a frire Estimée à Cent Sols chacune EnsB cy 10 tt Deux Lampes de fer à 20 Sols piece cy 2 tt un pauvre rechaut de fer Estime a quinse Livres cy 15 tt une poesle a frire de fer estimé quatre Livres cy 4 tt une Cramelliere de fer Estime quatre Livres cy 4 tt une meschante table en plian vielle Estimée vingt Sol cy 1 t une huche avec Son couvercle vielle Estime quatre Livres cy 4 tt deux meschant vieux Sacs Estimes vingt Sol piece cy 2 tt une paire darmoires de pin a deux portes sans sa serrure & Clef Estime Six Livres cy 6 tt Dix terrines Estimées a quinse Sols piece un baril de tere Estimé vingt Sol un petit pot de tere viel a Eau Estime quinse Sols une Cruche de tere a dix Sol un pot de chambre de tere dix Sol un petit pot & un plat de tere 7 une petite Cruche tere a vingt Sols Lesd trois pieces cy 3 tt 15 S Un poivrier Estime quarante sols cy 2 tt Une viele Tourtiere Estimée quatre Livres cy 4 tt Un fromager de fer blanc fort vieux Estime vingt Sol cy 1 tt A la Cave de lad maison a esté trouve Une Cruche deGré dans laqle Ily a dix Livres de Graisse estime a 7S Livre & la cruche a 4 tt cy 7 tt 10 Un grand pot de tere a deux anse dans leql Il y a vingt quatre Livres de beure estime a dix Sols La livre & led pot a 40 Sols cy 14 tt Une Cruche vide Estimée vingt Sol cy 1 tt ––––– 301 tt 5 S [à suivre]...

    Gens d’ici

    Gens d’ici…

    Ce sont mes parents qui m’ont initiée à la généalogie. Ils ont fait ensemble leurs généalogies respectives. J’entrepris de faire la lignée directe de mes enfants. Pour rendre cela intéressant, il ne suffit pas de trouver des noms, il faut de l’histoire, et c’est là que l’aventure commence.

    Les premiers de la lignée qui ont foulé le sol de la Nouvelle-France, je les appelle les 1ers grands-parents, je me sens plus proche d’eux de les appeler ainsi.

    La généalogie de mes parents c’est aussi la mienne; à celle-ci s’ajoute celle de mes enfants du côté de leurs pères. J’ai quatre enfants, issus de deux unions. Les deux plus vieux portent le nom de Cormier et les deux plus jeunes le nom de Cardinal.

    En principe les arbres généalogique se montent à partir du nom de famille paternel, j’ai presque le goût de faire l’inverse (la contradiction c’est un trait de caractère chez ……oups! côté paternel ou côté maternel?). En faisant des recherches sur ces deux familles je me suis aperçue que le côté maternel apportait un potentiel fort intéressant. C’est ce qui m’a amené à écrire cette petite série articles que je vous présente.

    Je crois important de souligner l’apport féminin dans l’histoire. C’est pourquoi j’ai extrait du livre de Monsieur Robert Prévost Québécoises d’hier et d’aujourd’hui, par Robert Prévost, éd. Alain Stanké. (qui m’a gentiment été prêté par Madame Dumas que je salue) pour vous l’histoire de femmes qui ont marquées, d’une façon ou d’une autre, La Prairie.

    Il vous faudra cependant attendre le prochain numéro, pour l’instant, je tenais tout simplement à me présenter. Peut-être que certains ou certaines d’entre vous font partie de nos familles. Faites le moi savoir.

    Mon père : Jean Girard

    Ses parents : L.-Joseph Girard m. Anna Juneau

    L’ancêtre Girard : Cornius Renelle??? marié Marguerite Semet

    L’ancêtre Juneau : Jean-Pierre Jouineau marié Madeleine Duval

    Ma mère : Pauline Forgue

    Ses parents : Rémi Forgue et M-Thérèse Duclos

    L’ancêtre Forgues : J-Pierre Forgue/Monrougeau m. Marie Robinau

    L’ancêtre Duclos : Antoine Desclaux marié Marguerite Guay

    Mes enfants :

    1ère union : Pascal et Geneviève Cormier

    Leur père : Luc Cormier

    Ses parents : Gilles Cormier et André Longtin

    Au début des Cormier : Thomas Cormier marié Magdeleine Girouard

    Au début des Longtin : André Longtin marié Jeanne-Angélique Brière

    Mes enfants :

    2ième union : François et Rachel Cardinal

    Leur père: André Cardinal

    Ses parents : Florent Cardinal et Estelle Robert

    Au début des Cardinal : Simon-Jean Cardinal marié Michèle Garnier

    Au début des Robert : André Robert marié Marguerite Dania

    Gens d’ici… Ce sont mes parents qui m’ont initiée à la généalogie. Ils ont fait ensemble leurs généalogies respectives. J’entrepris de faire la lignée directe de mes enfants. Pour rendre cela intéressant, il ne suffit pas de trouver des noms, il faut de l’histoire, et c’est là que l’aventure commence. Les premiers de la lignée qui ont foulé le sol de la Nouvelle-France, je les appelle les 1ers grands-parents, je me sens plus proche d’eux de les appeler ainsi. La généalogie de mes parents c’est aussi la mienne; à celle-ci s’ajoute celle de mes enfants du côté de leurs pères. J’ai quatre enfants, issus de deux unions. Les deux plus vieux portent le nom de Cormier et les deux plus jeunes le nom de Cardinal. En principe les arbres généalogique se montent à partir du nom de famille paternel, j’ai presque le goût de faire l’inverse (la contradiction c’est un trait de caractère chez ……oups! côté paternel ou côté maternel?). En faisant des recherches sur ces deux familles je me suis aperçue que le côté maternel apportait un potentiel fort intéressant. C’est ce qui m’a amené à écrire cette petite série articles que je vous présente. Je crois important de souligner l’apport féminin dans l’histoire. C’est pourquoi j’ai extrait du livre de Monsieur Robert Prévost Québécoises d’hier et d’aujourd’hui, par Robert Prévost, éd. Alain Stanké. (qui m’a gentiment été prêté par Madame Dumas que je salue) pour vous l’histoire de femmes qui ont marquées, d’une façon ou d’une autre, La Prairie. Il vous faudra cependant attendre le prochain numéro, pour l’instant, je tenais tout simplement à me présenter. Peut-être que certains ou certaines d’entre vous font partie de nos familles. Faites le moi savoir. Mon père : Jean Girard Ses parents : L.-Joseph Girard m. Anna Juneau L’ancêtre Girard : Cornius Renelle??? marié Marguerite Semet L’ancêtre Juneau : Jean-Pierre Jouineau marié Madeleine Duval Ma mère : Pauline Forgue Ses parents : Rémi Forgue et M-Thérèse Duclos L’ancêtre Forgues : J-Pierre Forgue/Monrougeau m. Marie Robinau L’ancêtre Duclos : Antoine Desclaux marié Marguerite Guay Mes enfants : 1ère union : Pascal et Geneviève Cormier Leur père : Luc Cormier Ses parents : Gilles Cormier et André Longtin Au début des Cormier : Thomas Cormier marié Magdeleine Girouard Au début des Longtin : André Longtin marié Jeanne-Angélique Brière Mes enfants : 2ième union : François et Rachel Cardinal Leur père: André Cardinal Ses parents : Florent Cardinal et Estelle Robert Au début des Cardinal : Simon-Jean Cardinal marié Michèle Garnier Au début des Robert : André Robert marié Marguerite Dania...

    L’excommunication à son meilleur sous Mgr Briand

    CONCLUSIONS

    Ce travail n'est qu'un survol rapide de la question de l'utilisation de l'excommunication sous Mgr Briand, dont le but était de fournir une idée générale des procédures et des aspects variés et curieux de cette question et non une étude approfondie de chaque cas. Il démontre en particulier qu'un très grand nombre de Canadiens-français furent excommuniés au début de la colonie, non seulement sous Mgr Briand, mais nous le savons pertinemment, sous la plupart de ses prédécesseurs et successeurs. Par conséquent, nous pouvons en conclure qu'une multitude de personnes aujourd'hui descendent d'ancêtres qui ont été excommuniés ou menacés de l'être et il serait intéressant et révélateur de faire une étude complète de ce sujet en se rappelant en particulier cette parole de la Bible :

    « Car je suis le Seigneur votre Dieu, le Dieu fort et jaloux, qui venge l'iniquité des pères sur les enfants, jusqu'à la troisième et la quatrième génération » (La Bible, Exode 20,5.)

    Ainsi donc, pour tout bon généalogiste, une question vitale se pose : L'âme est-elle entachée génétiquement par l'excommunication? Mystère et boule de gomme. Les pères de l'Église ne se sont point penchés encore sur la génétique de l'âme. Ce sera le sujet d'une prochaine étude!

    … « l'histoire d'un peuple ne se trouve pas tout entière dans le récit des grands événements ou dans la correspondance officielle des autorités constituées, par exemple. Ces documents, tout respectables qu'ils sont, doivent être complétés, expliqués au besoin par d'autres plus modeste, plus humbles, plus cachés, mais non moins importants parce qu'ils émanent du peuple qui forme en réalité le corps de la nation. »

    Amédée Gosselin, ptre

     

    Lettres de Mgr Briand concernant des cas d’excommunication et autres cas semblables

    Référence

    Sanction ou
    objet de la
    lettre

    Nombre de
    personnes
    impliquées

    Cause

    V.III,f413*

    Absolution

    Paroisse de Saint-Thomas

    Révolte

    V.III,f421

    Rétraction publique

    Augustin Brosseau

    Scandale. Mariage à la gaumine

    V.III,f520

    Réhabilitation

    Madeleine Tardif

    Scandale. Mariage à la gaumine

    V.IV,f270

    Excommunication. Les paroissiens devront dire où se cachent les mariés

    Joseph Fontaine et Louise Royer

    Mariage clandestin

    V.IV,f291

    Excommunication

    Jean-Baptiste Camanne et Thérèse Laroche

    Concubinage

    V.IV,f398

    Menace d'excommunication

    Lanceleur et sa complice

    Adultère incestueux notoire et public

    V.IV,f409

    Retranché de l'église

    P.Vincelotte

    Vol d'un bien ecclésiastique

    V.IV,f413

    Retranchée de l'Église

    La famille Augustin Bernier

     

    *Ces numéros correspondent aux copies des lettres de Mgr Briand, gardées aux Archives de l’Archevêché de Québec.

    FIN

    CONCLUSIONS Ce travail n'est qu'un survol rapide de la question de l'utilisation de l'excommunication sous Mgr Briand, dont le but était de fournir une idée générale des procédures et des aspects variés et curieux de cette question et non une étude approfondie de chaque cas. Il démontre en particulier qu'un très grand nombre de Canadiens-français furent excommuniés au début de la colonie, non seulement sous Mgr Briand, mais nous le savons pertinemment, sous la plupart de ses prédécesseurs et successeurs. Par conséquent, nous pouvons en conclure qu'une multitude de personnes aujourd'hui descendent d'ancêtres qui ont été excommuniés ou menacés de l'être et il serait intéressant et révélateur de faire une étude complète de ce sujet en se rappelant en particulier cette parole de la Bible : « Car je suis le Seigneur votre Dieu, le Dieu fort et jaloux, qui venge l'iniquité des pères sur les enfants, jusqu'à la troisième et la quatrième génération » (La Bible, Exode 20,5.) Ainsi donc, pour tout bon généalogiste, une question vitale se pose : L'âme est-elle entachée génétiquement par l'excommunication? Mystère et boule de gomme. Les pères de l'Église ne se sont point penchés encore sur la génétique de l'âme. Ce sera le sujet d'une prochaine étude! ... « l'histoire d'un peuple ne se trouve pas tout entière dans le récit des grands événements ou dans la correspondance officielle des autorités constituées, par exemple. Ces documents, tout respectables qu'ils sont, doivent être complétés, expliqués au besoin par d'autres plus modeste, plus humbles, plus cachés, mais non moins importants parce qu'ils émanent du peuple qui forme en réalité le corps de la nation. » Amédée Gosselin, ptre   Lettres de Mgr Briand concernant des cas d’excommunication et autres cas semblables Référence Sanction ou objet de la lettre Nombre de personnes impliquées Cause V.III,f413* Absolution Paroisse de Saint-Thomas Révolte V.III,f421 Rétraction publique Augustin Brosseau Scandale. Mariage à la gaumine V.III,f520 Réhabilitation Madeleine Tardif Scandale. Mariage à la gaumine V.IV,f270 Excommunication. Les paroissiens devront dire où se cachent les mariés Joseph Fontaine et Louise Royer Mariage clandestin V.IV,f291 Excommunication Jean-Baptiste Camanne et Thérèse Laroche Concubinage V.IV,f398 Menace d'excommunication Lanceleur et sa complice Adultère incestueux notoire et public V.IV,f409 Retranché de l'église P.Vincelotte Vol d'un bien ecclésiastique V.IV,f413 Retranchée de l'Église La famille Augustin Bernier   *Ces numéros correspondent aux copies des lettres de Mgr Briand, gardées aux Archives de l’Archevêché de Québec. FIN...

    Colloque 7 février 2004

    En 2004, nous célèbrerons le 400e anniversaire de l’arrivée de Samuel de Champlain. Afin de souligner cet événement, nous préparons, en collaboration avec Monsieur Réal Houde du service d’animation spirituelle et d’engagement communautaire de la polyvalente La Magdeleine, un colloque dont la thématique sera « Histoire et Spiritualité ». À cette occasion, nous désirons diffuser l’histoire locale et régionale, les liens entre Français et Amérindiens ainsi que l’importance et l’impact de Samuel de Champlain sur les populations lors de la colonisation du Bas-Canada, aujourd’hui la province de Québec.

    Au cours de cette journée, des étudiants de l’école La Magdeleine assisteront à ce colloque afin d’assurer la continuité de la diffusion de notre richesse patrimoniale.

    Aussi, nous désirons que les aînés bâtisseurs de notre pays assistent à cette journée.

    Nous avons établi un programme qui comprend des conférenciers, un atelier sur la généalogie, un spectacle interculturel qui serait présenté par des élèves Francophones et Amérindiens, ainsi qu’une visite guidée de l’arrondissement historique de La Prairie (facultatif). Nous vous invitons donc à cette journée de partage et de célébration afin d’encourager la relève à diffuser notre histoire.

    J’ai joint à la présente le dépliant publicitaire comprenant les coûts et le coupon de participation. Les pauses-santé et le repas du midi seront offerts gratuitement à tous les participants.
     

    COLLOQUE

    Le 7 février 2004

    École de La Magdeleine, La Prairie

    Titre : Histoire et spiritualité ; Premier contact

     

    PROGRAMME

    9h – Mot de bienvenue

    9h15 – Présentation de la programmation

    9h30- 1er Conférencier : Ben Giboe –  La filière Francophone; l’héritage de Champlain

    10h15 – Pause-santé gracieuseté de IGA Vallée, La Prairie

    10h30 – Atelier sur la généalogie 1ere partie : Comment retracer ses ancêtres

    12h-13h15- Dîner (gratuit cafétéria de l’école)

    13h15 – 2e Conférence : Marcel Trudel historien; Samuel de Champlain

    2h00 – Atelier sur la généalogie 2e partie

    2h45 – Pause-santé gracieuseté de IGA Vallée, La Prairie

    3h00 – Spectacle : Français-Amérindien

    3h30 – Fin du colloque

    3h45 – Visite guidée du Vieux La Prairie   (Si la température le permet)

    En 2004, nous célèbrerons le 400e anniversaire de l’arrivée de Samuel de Champlain. Afin de souligner cet événement, nous préparons, en collaboration avec Monsieur Réal Houde du service d’animation spirituelle et d’engagement communautaire de la polyvalente La Magdeleine, un colloque dont la thématique sera « Histoire et Spiritualité ». À cette occasion, nous désirons diffuser l’histoire locale et régionale, les liens entre Français et Amérindiens ainsi que l’importance et l’impact de Samuel de Champlain sur les populations lors de la colonisation du Bas-Canada, aujourd’hui la province de Québec. Au cours de cette journée, des étudiants de l’école La Magdeleine assisteront à ce colloque afin d’assurer la continuité de la diffusion de notre richesse patrimoniale. Aussi, nous désirons que les aînés bâtisseurs de notre pays assistent à cette journée. Nous avons établi un programme qui comprend des conférenciers, un atelier sur la généalogie, un spectacle interculturel qui serait présenté par des élèves Francophones et Amérindiens, ainsi qu’une visite guidée de l’arrondissement historique de La Prairie (facultatif). Nous vous invitons donc à cette journée de partage et de célébration afin d’encourager la relève à diffuser notre histoire. J’ai joint à la présente le dépliant publicitaire comprenant les coûts et le coupon de participation. Les pauses-santé et le repas du midi seront offerts gratuitement à tous les participants.   COLLOQUE Le 7 février 2004 École de La Magdeleine, La Prairie Titre : Histoire et spiritualité ; Premier contact   PROGRAMME 9h - Mot de bienvenue 9h15 - Présentation de la programmation 9h30- 1er Conférencier : Ben Giboe –  La filière Francophone; l’héritage de Champlain 10h15 - Pause-santé gracieuseté de IGA Vallée, La Prairie 10h30 - Atelier sur la généalogie 1ere partie : Comment retracer ses ancêtres 12h-13h15- Dîner (gratuit cafétéria de l’école) 13h15 - 2e Conférence : Marcel Trudel historien; Samuel de Champlain 2h00 - Atelier sur la généalogie 2e partie 2h45 - Pause-santé gracieuseté de IGA Vallée, La Prairie 3h00 - Spectacle : Français-Amérindien 3h30 - Fin du colloque 3h45 - Visite guidée du Vieux La Prairie   (Si la température le permet)...

    Nouvelles de la SHLM

    La SHLM accueille régulièrement de nouveaux membres. Il nous fait plaisir de souligner l’adhésion des dernières personnes à joindre nos rangs et de leur souhaiter la bienvenue :

    • Monsieur Clark Shea, Surrey, BC (469)
    • Monsieur Paul Moquin, Brossard (470)

    Conférence

    Les conférences font relâche en décembre, mais dès janvier elles seront de retour. Pour débuter l’année en beauté, notre conférencier sera Monsieur Mark Vinet. Vous pouvez aller visiter son site Internet www.markvinet.com . Suite à la conférence, Monsieur Vinet nous offrira la chance de nous procurer ses livres au prix spécial de $20.00 chacun.

    •  LE QUÉBEC/CANADA ET LA GUERRE DE SÉCESSION AMÉRICAINE 1861-1865
    • CANADA AND THE AMERICAN CIVIL WAR : Prelude To War

    Erratum

    Nous tenons à faire toutes nos excuses auprès de Monsieur Jean Joly (132). Le mois dernier nous avons omis le premier paragraphe de son article CAP-AUXDIAMANTS. Nous produisons de nouveau cet article, mais cette fois-ci au complet. Encore toutes nos excuses.

     

    La SHLM accueille régulièrement de nouveaux membres. Il nous fait plaisir de souligner l’adhésion des dernières personnes à joindre nos rangs et de leur souhaiter la bienvenue : Monsieur Clark Shea, Surrey, BC (469) Monsieur Paul Moquin, Brossard (470) Conférence Les conférences font relâche en décembre, mais dès janvier elles seront de retour. Pour débuter l’année en beauté, notre conférencier sera Monsieur Mark Vinet. Vous pouvez aller visiter son site Internet www.markvinet.com . Suite à la conférence, Monsieur Vinet nous offrira la chance de nous procurer ses livres au prix spécial de $20.00 chacun.  LE QUÉBEC/CANADA ET LA GUERRE DE SÉCESSION AMÉRICAINE 1861-1865 CANADA AND THE AMERICAN CIVIL WAR : Prelude To War Erratum Nous tenons à faire toutes nos excuses auprès de Monsieur Jean Joly (132). Le mois dernier nous avons omis le premier paragraphe de son article CAP-AUXDIAMANTS. Nous produisons de nouveau cet article, mais cette fois-ci au complet. Encore toutes nos excuses.  ...

    Sites Internet intéressants

    Nous avons reçu une liste de sites intéressants pour ceux qui font des recherches aux États-Unis et en France Voici donc quelques adresses :

     

    • French-Canadian Genealogical Society of Connecticut: http://www.fcgsc.org
    • Maine State Archives/Library:www.state.me.us/sos/arc/genealogy
    • American-Canadian Genealogical Society: www.acgs.org
    • www.archivescanadafrance.org
    Nous avons reçu une liste de sites intéressants pour ceux qui font des recherches aux États-Unis et en France Voici donc quelques adresses :   French-Canadian Genealogical Society of Connecticut: http://www.fcgsc.org Maine State Archives/Library:www.state.me.us/sos/arc/genealogy American-Canadian Genealogical Society: www.acgs.org www.archivescanadafrance.org ...

    Le coin du livre

    ACQUISITIONS

    • CD-ROM, Rapports des Archives nationales du Québec, 1920-1975, par Les Publications du Québec, 2003. (achat par la bibliothèque SHLM)
    • CD-ROM, Sherbrooke deux siècles d’histoire 1802-2002, par Société d’histoire de Sherbrooke (don de Madame Marie Gagné)
       

    AVIS DE RECHERCHE

    A la suite d’un inventaire rapide de la bibliothèque, certains livres sont manquants et non mal classés sur les rayons.

    Voici quelques exemples de volumes manquants.

    • Assiwini, Bernard, Indiens du Haut et du Bas-canada, tomes 1, 2, 3
    • Couture, Yvon, Les Algonquins
    • Campagna, Dominique, Répertoire des mariages de Valleyfield, tome 1 de A à K
    • Brassard, Michel, Identifier la céramique et le verre anciens au Québec. Guide à l’intention des amateurs et des professionnels, etc…
    • Les rapports des archives nationales du Québec 1920-1975.
    • Cap Aux Diamants, 15 ans au service de l’histoire.
    • Le Sulte, 32 volumes de Benjamin Sulte, carte de 1709
    • Dictionnaire généalogique des Canadiensfrançais de Cyprien Tanguay
    • Chronica 1, Jugements et délibérations du Conseil Souverain, 1663-1716
    • Chronica 2, Jugements et délibérations du Conseil supérieur de la Nouvelle-France, 1717-1760, Inventaires des insinuations.
    • Chronica 4, Inventaire des concessions en fief et seigneurie, fois et hommages, aveux, dénombrements, papier terrier 1667-1668.

    Ces CD-ROM sont sous clé, pour consultation, demander à Madame Johanne McLean.

    ACQUISITIONS CD-ROM, Rapports des Archives nationales du Québec, 1920-1975, par Les Publications du Québec, 2003. (achat par la bibliothèque SHLM) CD-ROM, Sherbrooke deux siècles d’histoire 1802-2002, par Société d’histoire de Sherbrooke (don de Madame Marie Gagné)   AVIS DE RECHERCHE A la suite d’un inventaire rapide de la bibliothèque, certains livres sont manquants et non mal classés sur les rayons. Voici quelques exemples de volumes manquants. Assiwini, Bernard, Indiens du Haut et du Bas-canada, tomes 1, 2, 3 Couture, Yvon, Les Algonquins Campagna, Dominique, Répertoire des mariages de Valleyfield, tome 1 de A à K Brassard, Michel, Identifier la céramique et le verre anciens au Québec. Guide à l’intention des amateurs et des professionnels, etc… Les rapports des archives nationales du Québec 1920-1975. Cap Aux Diamants, 15 ans au service de l’histoire. Le Sulte, 32 volumes de Benjamin Sulte, carte de 1709 Dictionnaire généalogique des Canadiensfrançais de Cyprien Tanguay Chronica 1, Jugements et délibérations du Conseil Souverain, 1663-1716 Chronica 2, Jugements et délibérations du Conseil supérieur de la Nouvelle-France, 1717-1760, Inventaires des insinuations. Chronica 4, Inventaire des concessions en fief et seigneurie, fois et hommages, aveux, dénombrements, papier terrier 1667-1668. Ces CD-ROM sont sous clé, pour consultation, demander à Madame Johanne McLean....