Sélection d'une édition

    Conférence

    Partir pour la famille (1900 – 1950)

    Lorsqu’on évoque la société québécoise de la première moitié du 20e siècle, on a tendance à penser que tous les couples mariés désiraient et avaient beaucoup d’enfants.

    Était-ce la réalité? Y avait-il des couples qui tentaient d’empêcher la famille? Comment se déroulaient les grossesses et les accouchements? Qu’arrivait-il aux femmes qui se retrouvaient enceintes sans être mariées?

    Ce sont là quelques-unes des questions qui seront abordées lors de cette conférence où seront présentés des extraits de films d’époque.

    Après avoir obtenu son doctorat à l’Université Laval, Suzanne Marchand, ethnologue, a été chargée de cours et chargée de projets pour divers organismes.

    Au cours des dernières années, elle a coordonné un projet de recherche sur les pilotes du Saint-Laurent.

    En 2012, elle a publié chez Septentrion Partir pour la famille: fécondité, grossesse et accouchement au Québec.

     

     

     

    Mardi 20 mail 2025 à 19h
    Théâtre du Vieux-La Prairie
    247, rue Sainte-Marie à La Prairie
    Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
    Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393

    Partir pour la famille (1900 - 1950) Lorsqu’on évoque la société québécoise de la première moitié du 20e siècle, on a tendance à penser que tous les couples mariés désiraient et avaient beaucoup d’enfants. Était-ce la réalité? Y avait-il des couples qui tentaient d’empêcher la famille? Comment se déroulaient les grossesses et les accouchements? Qu’arrivait-il aux femmes qui se retrouvaient enceintes sans être mariées? Ce sont là quelques-unes des questions qui seront abordées lors de cette conférence où seront présentés des extraits de films d’époque. Après avoir obtenu son doctorat à l’Université Laval, Suzanne Marchand, ethnologue, a été chargée de cours et chargée de projets pour divers organismes. Au cours des dernières années, elle a coordonné un projet de recherche sur les pilotes du Saint-Laurent. En 2012, elle a publié chez Septentrion Partir pour la famille: fécondité, grossesse et accouchement au Québec.       Mardi 20 mail 2025 à 19h Théâtre du Vieux-La Prairie 247, rue Sainte-Marie à La Prairie Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $ Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393...

    Avis de recherche

    Dans notre dernier numéro, nous avons fait mention d’un pique-nique des membres de la chorale paroissiale de La Prairie. Cette photographie prise vers 1942 a servi à la conception du carton d’invitation pour le brunch annuel de la SHLM. (P43,S7,P03)

    Qui sont ces 25 personnes?

    Voici la solution de notre quiz.

    1. Georges Gamache
    2. (Bernard Lemieux ?)
    3. Rose Dupré
    4. Germaine Beauvais (épouse de Bernard Lemieux)
    5. Marie-Rose Lamarre (fille de Paméla et Jean-Baptiste)
    6. Paméla Bissonnette (épouse de Jean-Baptiste Lamarre)
    7. Claire Robert
    8. Réal Bisaillon
    9. Clarence Garfield
    10. Yvonne Tremblay (épouse de Clarence Garfield)
    11. Georges-Hector Lamarre
    12. ?
    13. Eugénie Groulx (épouse de Hyacinthe Lefebvre)
    14. Arsène Brillon
    15. Léonard Perron
    16. Marie-Jeanne Thériault (épouse de Eugène Vermette)
    17. Eugène Vermette
    18. Jean-Paul Lamarre
    19. Lucien Gignac
    20. Hyacinthe Lefebvre
    21. Corinne Jeté (épouse de Lucien Gignac)
    22. Laurencia Meunier (épouse de Arsène Brillon)
    23. Émile Lamarre
    24. Benoît Lefebvre
    25. Agathe Brossard (épouse de Benoît Lefebvre)

     

    Dans notre dernier numéro, nous avons fait mention d’un pique-nique des membres de la chorale paroissiale de La Prairie. Cette photographie prise vers 1942 a servi à la conception du carton d’invitation pour le brunch annuel de la SHLM. (P43,S7,P03) Qui sont ces 25 personnes? Voici la solution de notre quiz. Georges Gamache (Bernard Lemieux ?) Rose Dupré Germaine Beauvais (épouse de Bernard Lemieux) Marie-Rose Lamarre (fille de Paméla et Jean-Baptiste) Paméla Bissonnette (épouse de Jean-Baptiste Lamarre) Claire Robert Réal Bisaillon Clarence Garfield Yvonne Tremblay (épouse de Clarence Garfield) Georges-Hector Lamarre ? Eugénie Groulx (épouse de Hyacinthe Lefebvre) Arsène Brillon Léonard Perron Marie-Jeanne Thériault (épouse de Eugène Vermette) Eugène Vermette Jean-Paul Lamarre Lucien Gignac Hyacinthe Lefebvre Corinne Jeté (épouse de Lucien Gignac) Laurencia Meunier (épouse de Arsène Brillon) Émile Lamarre Benoît Lefebvre Agathe Brossard (épouse de Benoît Lefebvre)  ...

    Brunch annuel

    Le dimanche 4 mai dernier avait lieu au Centre multifonctionnel Guy-Dupré le brunch annuel des membres de la SHLM. Un peu moins de 40 personnes s’étaient réunies pour l’occasion.

    La rencontre débuta par le mot du président ou plutôt de l’ex-président puisque M. Stéphane Tremblay nous fit part d’un important changement au sein du conseil d’administration. M. Tremblay cédait sa place comme président pour devenir secrétaire, laissant ainsi à M. Antoine Simonato l’occasion de s’exercer à son nouveau rôle de président de la SHLM. Félicitations et bon succès au nouvel élu. Ce dernier y alla d’un bref discours n’étant pas encore tout à fait imprégné de ses nouvelles fonctions.

    Au micro, Antoine Simonato, nouveau président.

    Une table bien garnie nous attendait : fèves au lard, fromages variés, terrines, confitures et pains pour tous les goûts. Il nous fallait patienter encore avant de nous lancer vers ces délices, car M. Tremblay devait nous présenter celle qui avait été choisie bénévole de l’année 2024. Bien qu’elle ait semblé surprise de cette nomination, madame Maryse Ingenito méritait largement cet honneur.

    Dans l’ordre habituel, Maryse Ingenito, bénévole de l’année, Antoine Simonato, président, Caroline Laberge, archiviste-directrice générale et Stéphane Tremblay, secrétaire.

    Après les estomacs bien remplis et les palabres autour des tables vint l’heure de tout ramasser et de laver la vaisselle en groupe. Une activité nettement plus agréable lorsqu’elle est partagée.

    Bref, une rencontre très réussie due en très grande partie au travail de madame Caroline Laberge, notre archiviste et directrice générale.

    Le dimanche 4 mai dernier avait lieu au Centre multifonctionnel Guy-Dupré le brunch annuel des membres de la SHLM. Un peu moins de 40 personnes s’étaient réunies pour l’occasion. La rencontre débuta par le mot du président ou plutôt de l’ex-président puisque M. Stéphane Tremblay nous fit part d’un important changement au sein du conseil d’administration. M. Tremblay cédait sa place comme président pour devenir secrétaire, laissant ainsi à M. Antoine Simonato l’occasion de s’exercer à son nouveau rôle de président de la SHLM. Félicitations et bon succès au nouvel élu. Ce dernier y alla d’un bref discours n’étant pas encore tout à fait imprégné de ses nouvelles fonctions. Au micro, Antoine Simonato, nouveau président. Une table bien garnie nous attendait : fèves au lard, fromages variés, terrines, confitures et pains pour tous les goûts. Il nous fallait patienter encore avant de nous lancer vers ces délices, car M. Tremblay devait nous présenter celle qui avait été choisie bénévole de l’année 2024. Bien qu’elle ait semblé surprise de cette nomination, madame Maryse Ingenito méritait largement cet honneur. Dans l’ordre habituel, Maryse Ingenito, bénévole de l’année, Antoine Simonato, président, Caroline Laberge, archiviste-directrice générale et Stéphane Tremblay, secrétaire. Après les estomacs bien remplis et les palabres autour des tables vint l’heure de tout ramasser et de laver la vaisselle en groupe. Une activité nettement plus agréable lorsqu’elle est partagée. Bref, une rencontre très réussie due en très grande partie au travail de madame Caroline Laberge, notre archiviste et directrice générale....

    Remaniement au sein du conseil d’administration

    Remaniement au sein du conseil d’administration

    À la suite de l’assemblée générale annuelle de la SHLM, les membres du conseil d’administration se sont réunis le 7 avril dernier et ont unanimement décidé d’apporter un changement lors de l’attribution des postes. Voici donc la nouvelle composition du conseil d’administration de la SHLM pour 2025-2026 :

    Président :                      Antoine Simonato

    1er vice-président :        Samuel Castonguay

    2e vice-président :         Jonathan Trottier

    Secrétaire exécutif :      Stéphane Tremblay

    Trésorier :                       Jean-Pierre Labelle

    Congrès de la FHQ

    La Fédération Histoire Québec tiendra son congrès annuel (et son assemblée générale annuelle) au pavillon communautaire Espace Citoyen de Montmagny du 30 mai au 1er juin prochains. C’est madame Caroline Laberge, notre archiviste et directrice générale, qui représentera la SHLM à cet événement.

    Journée nationale des Patriotes

    Le 19 mai prochain, Journée nationale des Patriotes,  nos locaux seront fermés pour la journée (relâche du club de généalogie en soirée).

    Stéphane Tremblay, secrétaire exécutif de la SHLM

     

    Remaniement au sein du conseil d’administration À la suite de l’assemblée générale annuelle de la SHLM, les membres du conseil d’administration se sont réunis le 7 avril dernier et ont unanimement décidé d’apporter un changement lors de l’attribution des postes. Voici donc la nouvelle composition du conseil d’administration de la SHLM pour 2025-2026 : Président :                      Antoine Simonato 1er vice-président :        Samuel Castonguay 2e vice-président :         Jonathan Trottier Secrétaire exécutif :      Stéphane Tremblay Trésorier :                       Jean-Pierre Labelle Congrès de la FHQ La Fédération Histoire Québec tiendra son congrès annuel (et son assemblée générale annuelle) au pavillon communautaire Espace Citoyen de Montmagny du 30 mai au 1er juin prochains. C’est madame Caroline Laberge, notre archiviste et directrice générale, qui représentera la SHLM à cet événement. Journée nationale des Patriotes Le 19 mai prochain, Journée nationale des Patriotes,  nos locaux seront fermés pour la journée (relâche du club de généalogie en soirée). Stéphane Tremblay, secrétaire exécutif de la SHLM  ...

    Brunch annuel et Avis de recherche

    La photographie de l’invitation provient du fonds de Mme Lucie Lamarre Doré (P43,S8,P081).

    Il s’agit d’un pique-nique des membres de la chorale paroissiale de La Prairie.

    AVIS DE RECHERCHE

    Un petit jeu pour agrémenter votre sortie.

    Lors de l’événement du 4 mai prochain, la SHLM présentera différentes photographies tirées de ses archives. Ces images, montrant diverses personnalités, ne comportent aucun indice permettant d’identifier les personnes.

    Aidez-nous à résoudre le mystère et à mettre un nom sur les visages?

    C’est peut-être un membre de votre famille ou une connaissance.

    On a besoin de vos lumières!

     

    ______________________________

    À titre d’exemple, la photo de l’invitation montre 25 personnes au pique-nique des membres de la chorale paroissiale de La Prairie.

    Saurez-vous les reconnaître?

     

    La solution dans le prochain numéro.

     

    La photographie de l’invitation provient du fonds de Mme Lucie Lamarre Doré (P43,S8,P081). Il s’agit d’un pique-nique des membres de la chorale paroissiale de La Prairie. AVIS DE RECHERCHE Un petit jeu pour agrémenter votre sortie. Lors de l’événement du 4 mai prochain, la SHLM présentera différentes photographies tirées de ses archives. Ces images, montrant diverses personnalités, ne comportent aucun indice permettant d’identifier les personnes. Aidez-nous à résoudre le mystère et à mettre un nom sur les visages? C’est peut-être un membre de votre famille ou une connaissance. On a besoin de vos lumières!   ______________________________ À titre d’exemple, la photo de l’invitation montre 25 personnes au pique-nique des membres de la chorale paroissiale de La Prairie. Saurez-vous les reconnaître?   La solution dans le prochain numéro.   ...

    Conférence

    Mon arrière-grand-père dans une boîte et une valise

     

    Un jour, Nadyne Bédard a découvert dans les archives du Musée canadien de l’histoire et de l’Université Laval que son arrière-grand-père Philias Bédard, agriculteur très impliqué dans la vie politique et culturelle de Saint-Rémi-de-Napierville, aussi chanteur et conteur, avait collaboré avec l’ethnologue Marius Barbeau et l’archiviste Édouard-Zotique Massicotte dans les années 1920-1940. Il leur a partagé ses chansons et ses contes, contribuant ainsi à un renouveau du folklore de l’époque !

    Après des années de dépouillage d’archives et plusieurs rencontres, la conférencière souhaite partager ses découvertes. Elle souhaite ainsi sensibiliser à l’importance du patrimoine familial et collectif.

    Cette conférence à saveur ethnologique et historique montre que le croisement des données permet de faire parler le passé…

    Diplômée en littérature, en éducation et en ethnologie, sensible aux notions de patrimoine, de mémoire et d’identité, Nadyne Bédard propose avec simplicité, depuis 2005, des contes et des chansons puisés dans le répertoire contemporain et traditionnel, dont celui de son arrière-grand-père, Philias Bédard.

     

     

     

    Mardi 15 avril 2025 à 19h
    Théâtre du Vieux-La Prairie
    247, rue Sainte-Marie à La Prairie
    Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
    Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393

    Mon arrière-grand-père dans une boîte et une valise   Un jour, Nadyne Bédard a découvert dans les archives du Musée canadien de l'histoire et de l'Université Laval que son arrière-grand-père Philias Bédard, agriculteur très impliqué dans la vie politique et culturelle de Saint-Rémi-de-Napierville, aussi chanteur et conteur, avait collaboré avec l’ethnologue Marius Barbeau et l'archiviste Édouard-Zotique Massicotte dans les années 1920-1940. Il leur a partagé ses chansons et ses contes, contribuant ainsi à un renouveau du folklore de l'époque ! Après des années de dépouillage d'archives et plusieurs rencontres, la conférencière souhaite partager ses découvertes. Elle souhaite ainsi sensibiliser à l'importance du patrimoine familial et collectif. Cette conférence à saveur ethnologique et historique montre que le croisement des données permet de faire parler le passé… Diplômée en littérature, en éducation et en ethnologie, sensible aux notions de patrimoine, de mémoire et d'identité, Nadyne Bédard propose avec simplicité, depuis 2005, des contes et des chansons puisés dans le répertoire contemporain et traditionnel, dont celui de son arrière-grand-père, Philias Bédard.       Mardi 15 avril 2025 à 19h Théâtre du Vieux-La Prairie 247, rue Sainte-Marie à La Prairie Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $ Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393...

    Afin qu’ils reposent en paix !

    Les citoyens de La Prairie ont un devoir de mémoire envers ceux qui perdirent la vie en combattant au cours de la journée du 11 août 1691. Leur bravoure a permis de sauver le fort de La Prairie de la seule attaque qu’il n’ait jamais eu à subir.[1]

    Un bilan incertain

    De nombreux documents d’époque attestent que le fort de La Prairie a bien été attaqué à l’aube du 11 août 1691. Les pertes ont été considérables parmi les défenseurs du fort, tandis que les assaillants originaires d’Albany (moins de 250 hommes selon Peter Schuyler) auraient subi moins de dommages.

    Or, le nombre de morts déclaré au cours du premier affrontement varie beaucoup selon l’auteur. Admettons qu’il y eut moins de cinquante morts parmi les troupes locales. Cependant, peu de dépouilles ont eu droit à un enterrement dans un cimetière.

    «Ce Jourdhuy onsiesme du mois daoust de l’année mi six cent quatre-vingt onses je ptre soussigné certifie avoir enterré Mrs StCirque capit en pied Dosta cap. Réformé et domergue lieutenant reformé tués dans le combat qui s’est donné ici le dit jour avec 14 soldast et habitants tués aussi sur la place qu’on a pas reconnu en foy de quoy Jay signé.»

    L. Geoffroy – Curé de La Prairie

    Pourtant, le bilan du curé Geoffroy n’atteint pas les vingt-cinq morts. Ajoutons à cette courte liste les noms de ceux dont les cadavres furent ramenés à Montréal.

    Paroisse Notre-Dame de Montréal : Le 11 août… nicolas barbier louis ducharme pierre cabassier ont été tués par les anglais au combat de laprairie de la magdelaine dans le bois ou les corps sont demeurés.

    E. Guyotte – Curé

    Le 11 août 1691 a été enterré Pierre Desquerat (Depeiras?) capitaine d’un détachement de la Marine après avoir recu tous les sacrements agé d’environ 40 ans.

    E. Guyotte – Curé

    Le 11 d’aout 1691 a été enterré Gabriel Fredin agé d’environ 18 ans après avoir recu tous les sacrements.

    E. Guyotte – Curé

    Le 11 d’aout 1691 Nicolas Barbier Louis Ducharme Pierre Cabasier ont été tués par les anglois au Comba de la prairie de la magdelaine dans le bois ou les corps sont demeures.

    E. Guyotte – Curé

    Le 13 aout a été enterré Jean LeBer du chaine après avoir recu les sacrements blessé par les anglois agé d’environ 29 ans.

    E. Guyotte Curé

    Le 11 aout 1691 a été tue par les anglois françois Cibardin Cordonnier.

    E. Guyotte – Curé

    Le meme Jour pierre pinguet […] Tué par les anglois.

    E. Guyotte – Curé

    On arrive donc à un total de près de trente sépultures, en supposant qu’ils aient tous été tués devant le fort et que les registres soient conformes à la réalité. Il faut aussi prendre en compte que ces données n’incluent pas les pertes chez les Autochtones.

    Quelques heures après l’attaque du fort de La Prairie, en chemin vers la rivière Richelieu, le major Peter Schuyler et ses hommes (majoritairement des membres des Premières Nations) furent défaits au chemin de la Bataille par les troupes françaises et autochtones alliées venues de Chambly et que commandait le capitaine de Valrennes.

    Selon les chroniqueurs de l’époque, les pertes enregistrées sur le chemin de la Bataille furent nettement supérieures à celles subies à l’aube devant le fort. Mais là encore, il demeure difficile de fournir des chiffres précis.

    Malgré des données disparates avancées par de nombreux auteurs de la fin du 17e siècle, nous pouvons sans méprises affirmer qu’il y eut à la Bataille largement plus qu’une centaine de tués au total des deux côtés. Comme c’était la coutume à l’époque sur les champs de bataille, pour des raisons d’hygiène évidentes (typhus et choléra), on a dû disposer des cadavres en les enterrant dans des fosses communes d’environ 80 cm de profondeur. Une tâche considérable en ce 11 août, compte tenu du sol argileux gonflé par les pluies des journées précédentes.

    À la suite des deux événements (la première et la seconde bataille), nous ignorons ce qu’il est advenu des dépouilles des combattants des Premières Nations. Comment ces derniers traitaient-ils leurs dépouilles après les combats ? Nous ignorons également s’il existe quelque part un décompte précis des soldats tombés au combat au matin du 11 août 1691. Si tant soit peu qu’elle existe, la réponse se trouve peut-être du côté des archives de la Marine en France.

    Premières démarches

    La question demeure ; où donc a eu lieu le second affrontement du 11 août 1691 ? Les combattants morts sur le champ de bataille ont-ils été ensevelis à proximité du lieu des combats ? Notons que le cairn actuel n’indique pas l’endroit où les hommes de Peter Schuyler ont combattu les troupes de Valrennes.

    « À la suite d’un patient et minutieux travail sur les chaînes de titres et les récits de voyageurs, M. Jean Joly[2] a réussi à situer avec précision l’emplacement de l’ancien embranchement du chemin de Saint-Jean et du chemin menant au fort de Chambly. Cette intersection est un repère important pour suivre le trajet emprunté par les troupes ennemies et pour éventuellement situer le lieu précis du second affrontement alors que le Hollandais Schuyler et ses hommes fuyaient vers le Richelieu. »[3]

    Au cours d’une étude des chaînes de titres, M. Joly a émis l’hypothèse que la seconde bataille aurait eu lieu près de l’ancien embranchement du chemin de Saint-Jean et du rang de la Bataille, soit sur la terre actuelle de M. A. Bisson. « Cette intersection est un repère important pour suivre le trajet emprunté par les troupes de Schuyler et pour éventuellement situer le lieu précis du second affrontement alors que le Hollandais et ses hommes fuient vers le Richelieu. »[4]

    En novembre 2011, un petit groupe de chercheurs a entrepris d’explorer en surface le périmètre désigné par M. Joly, avec pour résultat la découverte de plus de vingt-trois balles de plomb pour fusils à silex. Après examen, ces balles datent de l’époque dont il est ici question et se partagent entre balles françaises et balles anglaises. Intéressante trouvaille, mais qui ne prouve rien.

    Balle de plomb.

    Il fallait donc aller plus loin et mettre sur pied une vraie campagne de prospection archéologique.

    « C’est ainsi que le 17 septembre 2016, onze personnes se présentaient sur le site présumé du second affrontement du 11 août 1691. Cette troupe était composée de deux archéologues accompagnés de neuf chercheurs bénévoles de compétences diverses. Ces personnes, dont deux membres de la SHLM et un bénévole muni d’un détecteur de métaux, avaient été préalablement formées et étaient bien encadrées. »

    « […] Au total, 89 objets ont été découverts, localisés puis prélevés pour analyse. Aucun d’entre eux ne semble préhistorique. En fait, la plupart dateraient du 19e et du début du 20e siècle. […]  L’examen d’une lame de hachette a révélé qu’elle date de la période coloniale, probablement du 18e siècle. Il s’agit d’une arme courante à cette époque, utilisée autant par les Autochtones que par les colons européens. »

    Lame de hachette en métal ferreux.

    « [..] Hélas, malgré la découverte d’artefacts d’origine militaire, rien ne permet d’établir un lien avec le second affrontement du 11 août 1691 entre les troupes de monsieur de Valrennes et les hommes du Peter Schuyler. Il est donc impossible pour le moment de valider ou d’infirmer l’hypothèse de Jean Joly quant au lieu de la bataille. »[5]

    Quoi qu’il en soit, il faudra bien un jour retrouver les restes de ces sépultures.

     

     

     

    Équipe de prospection. En avant-plan, agenouillé, de gauche à droite, deux membres de la SHLM: Jean-Pierre Labelle et Huguette Langlois.

    Un exemple américain

    La guerre de Sécession fait rage depuis quelques années lorsqu’en janvier 1865, près de Simpsonville au Kentucky, près de quatre-vingts soldats afro-américains chargés de convoyer une harde de 900 bestiaux sont attaqués par-derrière par des rebelles armés. Avant même d’avoir eu l’occasion de se défendre[6], vingt-deux soldats perdent la vie au cours de l’embuscade et sont rapidement enterrés dans une fosse commune non identifiée. Ils furent donc privés de funérailles militaires dignes de ce nom.

    Mémorial aux 22 soldats tombés à Simpsonville (Kentucky). Crédit photo Jerry T. Miller. Tirée du site https://explorekyhistory.ky.gov/items/show/35

    Les années passent et les souvenirs de ce massacre s’effacent de la mémoire collective jusqu’à ce qu’un trio d’historiens amateurs se mette en quête de faire revivre le souvenir de ces soldats et de retrouver le lieu de leur sépulture. Leurs recherches s’étendront sur une vingtaine d’années.

    Mais comment repérer une fosse commune du milieu du 19e siècle ? Un plan de 1936 du département de la voirie de la région indiquant un ancien lieu de sépulture permet au trio d’historiens locaux de situer l’endroit de façon approximative. La superposition du plan avec des photos aériennes récentes précise l’emplacement.

    Grâce à des fonds privés, on fit appel à des archéologues équipés d’un géoradar pénétrant jusqu’à deux mètres sous la surface afin de cartographier les variations de densité dans le sol à l’endroit désigné. Car lors d’un enterrement, on enlève de la terre que l’on doit remettre ensuite en place. Cette intervention crée une différence dans la densité du sol. L’ajout d’un sondage à l’aide d’un LIDAR permit d’établir une vue en trois dimensions de la fosse. Quant à la présence de balles, de boucles de ceinturons et de baïonnettes, elle peut facilement être confirmée par l’utilisation d’un magnétomètre.

    Géoradar: appareil géophysique utilisant le principe d’un radar que l’on pointe vers le sol pour en étudier la composition et la structure (Source: Flickr).
    Un drone.

    Les sondages géophysiques ont l’avantage de permettre d’explorer de grandes surfaces et d’éviter qu’on détruise le site en creusant le sol.

    Les résultats de ces travaux combinés à l’expérience des archéologues confirmèrent la présence des restes des 22 soldats afro-américains à l’endroit étudié. Cela permit d’en faire un lieu de commémoration où 22 stèles furent disposées en mémoire de chacun des morts.

     

     

    La fosse commune de la seconde bataille

    Dans le cas qui nous occupe, la situation est plus complexe. D’abord, malgré les recherches déjà effectuées, nous ignorons l’emplacement du charnier de la seconde bataille et, à ce jour, aucun plan ou carte de l’époque ne permet de le situer. Pourtant, les restes des combattants sont toujours là quelque part.

    Monument commémoratif de la deuxième bataille de La Prairie, coin St-Jean et de la Bataille Nord.

    Notons que les anomalies ou indices les plus probants de la présence possible d’un charnier sont : une dépression au niveau du sol, une flore différente des environs, un amoncellement de pierres pour protéger les corps contre les animaux fouisseurs, ou des modifications dans les couches de sol. Parfois, chez les armées chrétiennes, les sépultures étaient orientées dans l’axe est-ouest.

    Actuellement, plusieurs éléments compliquent la tâche des chercheurs : la division des terres, l’accès à certains endroits, plus de trois siècles d’activités agricoles, le fait que les Autochtones auraient récupéré plusieurs éléments métalliques sur les cadavres (boucle de ceinturon, boutons, monnaies, etc.), l’absence d’études plus poussées et surtout l’ignorance totale du ou des lieux exacts des sépultures.

    Il faudra bien qu’un jour quelqu’un reprenne le flambeau afin de retrouver le lieu exact des sépultures et ainsi rendre un hommage posthume aux défenseurs de La Prairie comme ce fut le cas dans l’exemple américain cité plus haut.

    Intersection chemin de Saint-Jean et chemin de la Bataille à La Prairie. Site de prospection du 17 septembre 2016.

    ______________________________

    [1] Pour en apprendre davantage sur les événements du 11 août 1691, le lecteur est invité à consulter le livre suivant : Bourdages, Joly, Tremblay — 1691 La bataille de La Prairie aux Éditions Histoire Québec.

    [2]  Pour les détails de la démarche de M. Joly, l’un des 3 auteurs du livre, voir à ce sujet le chapitre « Géographie physique des lieux » dans le livre précité.

    [3] Stéphane Tremblay, Au jour le jour, mars 2018.

    [4] Ibidem

    [5] Ibidem

    [6] Rappelons-nous qu’à l’époque les longs fusils ne tirent qu’une balle à la fois et qu’il faut recharger après chaque tir.

    Les citoyens de La Prairie ont un devoir de mémoire envers ceux qui perdirent la vie en combattant au cours de la journée du 11 août 1691. Leur bravoure a permis de sauver le fort de La Prairie de la seule attaque qu’il n’ait jamais eu à subir.[1] Un bilan incertain De nombreux documents d’époque attestent que le fort de La Prairie a bien été attaqué à l’aube du 11 août 1691. Les pertes ont été considérables parmi les défenseurs du fort, tandis que les assaillants originaires d’Albany (moins de 250 hommes selon Peter Schuyler) auraient subi moins de dommages. Or, le nombre de morts déclaré au cours du premier affrontement varie beaucoup selon l’auteur. Admettons qu’il y eut moins de cinquante morts parmi les troupes locales. Cependant, peu de dépouilles ont eu droit à un enterrement dans un cimetière. « Ce Jourdhuy onsiesme du mois daoust de l’année mi six cent quatre-vingt onses je ptre soussigné certifie avoir enterré Mrs StCirque capit en pied Dosta cap. Réformé et domergue lieutenant reformé tués dans le combat qui s’est donné ici le dit jour avec 14 soldast et habitants tués aussi sur la place qu’on a pas reconnu en foy de quoy Jay signé. » L. Geoffroy - Curé de La Prairie Pourtant, le bilan du curé Geoffroy n’atteint pas les vingt-cinq morts. Ajoutons à cette courte liste les noms de ceux dont les cadavres furent ramenés à Montréal. Paroisse Notre-Dame de Montréal : Le 11 août… nicolas barbier louis ducharme pierre cabassier ont été tués par les anglais au combat de laprairie de la magdelaine dans le bois ou les corps sont demeurés. E. Guyotte - Curé Le 11 août 1691 a été enterré Pierre Desquerat (Depeiras ?) capitaine d’un détachement de la Marine après avoir recu tous les sacrements agé d’environ 40 ans. E. Guyotte - Curé Le 11 d’aout 1691 a été enterré Gabriel Fredin agé d’environ 18 ans après avoir recu tous les sacrements. E. Guyotte - Curé Le 11 d’aout 1691 Nicolas Barbier Louis Ducharme Pierre Cabasier ont été tués par les anglois au Comba de la prairie de la magdelaine dans le bois ou les corps sont demeures. E. Guyotte - Curé Le 13 aout a été enterré Jean LeBer du chaine après avoir recu les sacrements blessé par les anglois agé d’environ 29 ans. E. Guyotte Curé Le 11 aout 1691 a été tue par les anglois françois Cibardin Cordonnier. E. Guyotte - Curé Le meme Jour pierre pinguet […] Tué par les anglois. E. Guyotte - Curé On arrive donc à un total de près de trente sépultures, en supposant qu’ils aient tous été tués devant le fort et que les registres soient conformes à la réalité. Il faut aussi prendre en compte que ces données n’incluent pas les pertes chez les Autochtones. Quelques heures après l’attaque du fort de La Prairie, en chemin vers la rivière Richelieu, le major Peter Schuyler et ses hommes (majoritairement des membres des Premières Nations) furent défaits au chemin de la Bataille par les troupes françaises et autochtones alliées venues de Chambly et que commandait le capitaine de Valrennes. Selon les chroniqueurs de l’époque, les pertes enregistrées sur le chemin de la Bataille furent nettement supérieures à celles subies à l’aube devant le fort. Mais là encore, il demeure difficile de fournir des chiffres précis. Malgré des données disparates avancées par de nombreux auteurs de la fin du 17e siècle, nous pouvons sans méprises affirmer qu’il y eut à la Bataille largement plus qu’une centaine de tués au total des deux côtés. Comme c’était la coutume à l’époque sur les champs de bataille, pour des raisons d’hygiène évidentes (typhus et choléra), on a dû disposer des cadavres en les enterrant dans des fosses communes d’environ 80 cm de profondeur. Une tâche considérable en ce 11 août, compte tenu du sol argileux gonflé par les pluies des journées précédentes. À la suite des deux événements (la première et la seconde bataille), nous ignorons ce qu’il est advenu des dépouilles des combattants des Premières Nations. Comment ces derniers traitaient-ils leurs dépouilles après les combats ? Nous ignorons également s’il existe quelque part un décompte précis des soldats tombés au combat au matin du 11 août 1691. Si tant soit peu qu’elle existe, la réponse se trouve peut-être du côté des archives de la Marine en France. Premières démarches La question demeure ; où donc a eu lieu le second affrontement du 11 août 1691 ? Les combattants morts sur le champ de bataille ont-ils été ensevelis à proximité du lieu des combats ? Notons que le cairn actuel n’indique pas l’endroit où les hommes de Peter Schuyler ont combattu les troupes de Valrennes. « À la suite d’un patient et minutieux travail sur les chaînes de titres et les récits de voyageurs, M. Jean Joly[2] a réussi à situer avec précision l’emplacement de l’ancien embranchement du chemin de Saint-Jean et du chemin menant au fort de Chambly. Cette intersection est un repère important pour suivre le trajet emprunté par les troupes ennemies et pour éventuellement situer le lieu précis du second affrontement alors que le Hollandais Schuyler et ses hommes fuyaient vers le Richelieu. »[3] Au cours d’une étude des chaînes de titres, M. Joly a émis l’hypothèse que la seconde bataille aurait eu lieu près de l’ancien embranchement du chemin de Saint-Jean et du rang de la Bataille, soit sur la terre actuelle de M. A. Bisson. « Cette intersection est un repère important pour suivre le trajet emprunté par les troupes de Schuyler et pour éventuellement situer le lieu précis du second affrontement alors que le Hollandais et ses hommes fuient vers le Richelieu. »[4] En novembre 2011, un petit groupe de chercheurs a entrepris d’explorer en surface le périmètre désigné par M. Joly, avec pour résultat la découverte de plus de vingt-trois balles de plomb pour fusils à silex. Après examen, ces balles datent de l’époque dont il est ici question et se partagent entre balles françaises et balles anglaises. Intéressante trouvaille, mais qui ne prouve rien. Balle de plomb. Il fallait donc aller plus loin et mettre sur pied une vraie campagne de prospection archéologique. « C’est ainsi que le 17 septembre 2016, onze personnes se présentaient sur le site présumé du second affrontement du 11 août 1691. Cette troupe était composée de deux archéologues accompagnés de neuf chercheurs bénévoles de compétences diverses. Ces personnes, dont deux membres de la SHLM et un bénévole muni d’un détecteur de métaux, avaient été préalablement formées et étaient bien encadrées. » « […] Au total, 89 objets ont été découverts, localisés puis prélevés pour analyse. Aucun d’entre eux ne semble préhistorique. En fait, la plupart dateraient du 19e et du début du 20e siècle. […]  L’examen d’une lame de hachette a révélé qu’elle date de la période coloniale, probablement du 18e siècle. Il s’agit d’une arme courante à cette époque, utilisée autant par les Autochtones que par les colons européens. » Lame de hachette en métal ferreux. « [..] Hélas, malgré la découverte d’artefacts d’origine militaire, rien ne permet d’établir un lien avec le second affrontement du 11 août 1691 entre les troupes de monsieur de Valrennes et les hommes du Peter Schuyler. Il est donc impossible pour le moment de valider ou d’infirmer l’hypothèse de Jean Joly quant au lieu de la bataille. »[5] Quoi qu’il en soit, il faudra bien un jour retrouver les restes de ces sépultures.       Équipe de prospection. En avant-plan, agenouillé, de gauche à droite, deux membres de la SHLM: Jean-Pierre Labelle et Huguette Langlois. Un exemple américain La guerre de Sécession fait rage depuis quelques années lorsqu’en janvier 1865, près de Simpsonville au Kentucky, près de quatre-vingts soldats afro-américains chargés de convoyer une harde de 900 bestiaux sont attaqués par-derrière par des rebelles armés. Avant même d’avoir eu l’occasion de se défendre[6], vingt-deux soldats perdent la vie au cours de l’embuscade et sont rapidement enterrés dans une fosse commune non identifiée. Ils furent donc privés de funérailles militaires dignes de ce nom. Mémorial aux 22 soldats tombés à Simpsonville (Kentucky). Crédit photo Jerry T. Miller. Tirée du site https://explorekyhistory.ky.gov/items/show/35 Les années passent et les souvenirs de ce massacre s’effacent de la mémoire collective jusqu’à ce qu’un trio d’historiens amateurs se mette en quête de faire revivre le souvenir de ces soldats et de retrouver le lieu de leur sépulture. Leurs recherches s’étendront sur une vingtaine d’années. Mais comment repérer une fosse commune du milieu du 19e siècle ? Un plan de 1936 du département de la voirie de la région indiquant un ancien lieu de sépulture permet au trio d’historiens locaux de situer l’endroit de façon approximative. La superposition du plan avec des photos aériennes récentes précise l’emplacement. Grâce à des fonds privés, on fit appel à des archéologues équipés d’un géoradar pénétrant jusqu’à deux mètres sous la surface afin de cartographier les variations de densité dans le sol à l’endroit désigné. Car lors d’un enterrement, on enlève de la terre que l’on doit remettre ensuite en place. Cette intervention crée une différence dans la densité du sol. L’ajout d’un sondage à l’aide d’un LIDAR permit d’établir une vue en trois dimensions de la fosse. Quant à la présence de balles, de boucles de ceinturons et de baïonnettes, elle peut facilement être confirmée par l’utilisation d’un magnétomètre. Géoradar: appareil géophysique utilisant le principe d'un radar que l'on pointe vers le sol pour en étudier la composition et la structure (Source: Flickr). Un drone. Les sondages géophysiques ont l’avantage de permettre d’explorer de grandes surfaces et d’éviter qu’on détruise le site en creusant le sol. Les résultats de ces travaux combinés à l’expérience des archéologues confirmèrent la présence des restes des 22 soldats afro-américains à l’endroit étudié. Cela permit d’en faire un lieu de commémoration où 22 stèles furent disposées en mémoire de chacun des morts.     La fosse commune de la seconde bataille Dans le cas qui nous occupe, la situation est plus complexe. D’abord, malgré les recherches déjà effectuées, nous ignorons l’emplacement du charnier de la seconde bataille et, à ce jour, aucun plan ou carte de l’époque ne permet de le situer. Pourtant, les restes des combattants sont toujours là quelque part. Monument commémoratif de la deuxième bataille de La Prairie, coin St-Jean et de la Bataille Nord. Notons que les anomalies ou indices les plus probants de la présence possible d’un charnier sont : une dépression au niveau du sol, une flore différente des environs, un amoncellement de pierres pour protéger les corps contre les animaux fouisseurs, ou des modifications dans les couches de sol. Parfois, chez les armées chrétiennes, les sépultures étaient orientées dans l’axe est-ouest. Actuellement, plusieurs éléments compliquent la tâche des chercheurs : la division des terres, l’accès à certains endroits, plus de trois siècles d’activités agricoles, le fait que les Autochtones auraient récupéré plusieurs éléments métalliques sur les cadavres (boucle de ceinturon, boutons, monnaies, etc.), l’absence d’études plus poussées et surtout l’ignorance totale du ou des lieux exacts des sépultures. Il faudra bien qu’un jour quelqu’un reprenne le flambeau afin de retrouver le lieu exact des sépultures et ainsi rendre un hommage posthume aux défenseurs de La Prairie comme ce fut le cas dans l’exemple américain cité plus haut. Intersection chemin de Saint-Jean et chemin de la Bataille à La Prairie. Site de prospection du 17 septembre 2016. ______________________________ [1] Pour en apprendre davantage sur les événements du 11 août 1691, le lecteur est invité à consulter le livre suivant : Bourdages, Joly, Tremblay — 1691 La bataille de La Prairie aux Éditions Histoire Québec. [2]  Pour les détails de la démarche de M. Joly, l’un des 3 auteurs du livre, voir à ce sujet le chapitre « Géographie physique des lieux » dans le livre précité. [3] Stéphane Tremblay, Au jour le jour, mars 2018. [4] Ibidem [5] Ibidem [6] Rappelons-nous qu’à l’époque les longs fusils ne tirent qu’une balle à la fois et qu’il faut recharger après chaque tir....

    Mot du président

    Toujours fidèle à sa mission, la SHLM organisera plusieurs activités durant la saison printanière. Voici quelques dates à inscrire à votre calendrier :

    15 avril : Conférence à 19 h au Théâtre du Vieux-La Prairie. Madame Nadyne Bédard présente
    « Mon arrière-grand-père dans une boîte et une valise ».

    4 mai : Brunch offert aux bénévoles et aux membres de la SHLM au centre multifonctionnel Guy-Dupré pour souligner la Semaine nationale de l’action bénévole. Dévoilement du (de la) bénévole de l’année 2024.

    20 mai : Conférence à 19 h au Théâtre du Vieux-La Prairie. Madame Suzanne Marchand présente « Partir pour la famille-1900-1950 ».

    24 juin : Festivités de la fête nationale de la Saint-Jean-Baptiste dans le Vieux-La Prairie. Le public pourra interagir avec les soldats de la Garnison de Montréal dans le parc du Sentier du Vieux-Fort (soldats des compagnies franches de la Marine-1750). Les locaux de la SHLM seront ouverts et nos guides étudiants offriront trois visites guidées gratuites durant la journée (10 h, 13 h et 15 h).

    Au plaisir d’échanger avec vous lors d’une de ces activités.

    Bon printemps.

    Stéphane Tremblay, Président de la SHLM

    Toujours fidèle à sa mission, la SHLM organisera plusieurs activités durant la saison printanière. Voici quelques dates à inscrire à votre calendrier : 15 avril : Conférence à 19 h au Théâtre du Vieux-La Prairie. Madame Nadyne Bédard présente « Mon arrière-grand-père dans une boîte et une valise ». 4 mai : Brunch offert aux bénévoles et aux membres de la SHLM au centre multifonctionnel Guy-Dupré pour souligner la Semaine nationale de l’action bénévole. Dévoilement du (de la) bénévole de l’année 2024. 20 mai : Conférence à 19 h au Théâtre du Vieux-La Prairie. Madame Suzanne Marchand présente « Partir pour la famille-1900-1950 ». 24 juin : Festivités de la fête nationale de la Saint-Jean-Baptiste dans le Vieux-La Prairie. Le public pourra interagir avec les soldats de la Garnison de Montréal dans le parc du Sentier du Vieux-Fort (soldats des compagnies franches de la Marine-1750). Les locaux de la SHLM seront ouverts et nos guides étudiants offriront trois visites guidées gratuites durant la journée (10 h, 13 h et 15 h). Au plaisir d’échanger avec vous lors d’une de ces activités. Bon printemps. Stéphane Tremblay, Président de la SHLM...

    Conférence – Report de la conférence prévue le 18 février 2025

    Charnier et mausolée, deuil et mode féminine, crémation, exhumation et autres sujets tout aussi joyeux ! (2e partie)

    Denyse Beaugrand-Champagne est une passionnée des cimetières. Elle y étudie l’organisation des lieux, les divisions par groupe ethnique ou par occupation; la forme des pierres tombales, les patronymes; tout la fascine : le charnier, la fosse commune, la mode féminine du deuil, les exhumations, et bien d’autres choses.
    Que reste-t-il de la vie d’une personne, de sa carrière : une croix de bois, une peluche, un mausolée, ou un simple patronyme et quelques dates …
    Cette présentation fait suite à « Corbillard, croquemort et funérailles, vol de dépouilles et quoi encore? » présentée en février 2024.
    Denyse Beaugrand-Champagne est historienne de formation et a été archiviste à BAnQ. Membre de l’équipe ProGenealogists chez Ancestry, elle travaille aussi comme généalogiste professionnelle pour des firmes d’avocats à l’international et pour les curatelles publiques.
    Son expertise en recherche est aussi reconnue à la télévision dans Qui êtes-vous?; Le Dernier soir; Deuxième Chance, etc.
    Récemment, elle a conduit des recherches sur les ancêtres de François Morency pour l’émission Discussions avec mes parents, ainsi que sur la lignée matrilinéaire de Dominique Michel et des ancêtres esclaves de la chanteuse Kim Richardson, présentée lors de l’émission En direct de l’univers.

     

     

    Mardi 11 mars 2025 à 19h
    Théâtre du Vieux-La Prairie
    247, rue Sainte-Marie à La Prairie
    Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
    Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393

    Charnier et mausolée, deuil et mode féminine, crémation, exhumation et autres sujets tout aussi joyeux ! (2e partie) Denyse Beaugrand-Champagne est une passionnée des cimetières. Elle y étudie l’organisation des lieux, les divisions par groupe ethnique ou par occupation; la forme des pierres tombales, les patronymes; tout la fascine : le charnier, la fosse commune, la mode féminine du deuil, les exhumations, et bien d’autres choses. Que reste-t-il de la vie d’une personne, de sa carrière : une croix de bois, une peluche, un mausolée, ou un simple patronyme et quelques dates … Cette présentation fait suite à « Corbillard, croquemort et funérailles, vol de dépouilles et quoi encore? » présentée en février 2024. Denyse Beaugrand-Champagne est historienne de formation et a été archiviste à BAnQ. Membre de l’équipe ProGenealogists chez Ancestry, elle travaille aussi comme généalogiste professionnelle pour des firmes d’avocats à l’international et pour les curatelles publiques. Son expertise en recherche est aussi reconnue à la télévision dans Qui êtes-vous?; Le Dernier soir; Deuxième Chance, etc. Récemment, elle a conduit des recherches sur les ancêtres de François Morency pour l’émission Discussions avec mes parents, ainsi que sur la lignée matrilinéaire de Dominique Michel et des ancêtres esclaves de la chanteuse Kim Richardson, présentée lors de l’émission En direct de l’univers.     Mardi 11 mars 2025 à 19h Théâtre du Vieux-La Prairie 247, rue Sainte-Marie à La Prairie Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $ Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393...

    Bibliothèque – Nouvelles acquisitions

    André Marsil dit Lespagnol (1642-1725), Marie Lefebvre (vers 1650-vers 1704) et leurs enfants: les ancêtres des Marcil et Mercille d’Amérique

    / Association des Descendants d’André Marcil

    Éditeur : Association des descendants d’André Marsil, Saint-Hyacinthe

    2024

     

     

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    Les artisans traditionnels de l’est du Québec

    / Genest, Bernard

    Éditeur : Québec; Direction générale du patrimoine, Centre de documentation

    1979

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Historique de la brasserie Dow, 1790-1955

    Éditeur : Montréal, Brasserie Dow

    1955

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Dictionnaire généalogique des familles de Saint-Constant

    / Paquette, Pierre

    Éditeur : Saint-Constant, Pierre Paquette

    2024

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Centenaire de St-Magloire, 1872-1972

    / Comité exécutif du centenaire

    Éditeur : s.n., s.l., Imprimerie Dorchester, Lac-Etchemin

    1972

     

     

     

     

     

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    La famille parisienne et varennoise de Jacques L’huissier / Lussier

    / Tétreault, Josée et Lussier, Marcel

    Éditeur : Montréal, Éditions Histoire Québec

    2024

     

    André Marsil dit Lespagnol (1642-1725), Marie Lefebvre (vers 1650-vers 1704) et leurs enfants: les ancêtres des Marcil et Mercille d'Amérique / Association des Descendants d'André Marcil Éditeur : Association des descendants d'André Marsil, Saint-Hyacinthe 2024     ______________________________   Les artisans traditionnels de l'est du Québec / Genest, Bernard Éditeur : Québec; Direction générale du patrimoine, Centre de documentation 1979                 ______________________________   Historique de la brasserie Dow, 1790-1955 Éditeur : Montréal, Brasserie Dow 1955                 ______________________________       Dictionnaire généalogique des familles de Saint-Constant / Paquette, Pierre Éditeur : Saint-Constant, Pierre Paquette 2024                 ______________________________   Centenaire de St-Magloire, 1872-1972 / Comité exécutif du centenaire Éditeur : s.n., s.l., Imprimerie Dorchester, Lac-Etchemin 1972           ______________________________   La famille parisienne et varennoise de Jacques L'huissier / Lussier / Tétreault, Josée et Lussier, Marcel Éditeur : Montréal, Éditions Histoire Québec 2024  ...