- Au jour le jour, décembre 1983
Toponymie – L’Ile du Seigneur
Voici le premier d’une série d’articles sur la toponymie de la région immédiate de LaPrairie. Puisse cette démarche créer un intérêt nouveau pour cette facette de l’histoire si souvent ignorée.
Quelle étonnante histoire que celle de l’île du Seigneur. C’est avec surprise d’abord que le chercheur constate que ce mince îlot n’apparaît que tardivement sur les cartes (secondes moitié du XXe siècle). Comment expliquer semblable phénomène ? Mentionnons d’abord qu’il existait à la Côte Sainte-Catherine, sur les bords du fleuve juste en amont de l’île à Boquet, un immense moulin de pierre construit par les Jésuites dans le premier quart du XVIIIe siècle. Ce moulin actionné par une roue à aubes, servait à produire de la farine et plus tard fut utilisé comme moulin à carder. Incendié à la fin des années 1940, on choisit de démolir l’imposante structure en ruine lors des travaux de construction de la Voie maritime du Saint-Laurent.
Or, afin d’assurer un débit d’eau constant à la roue du moulin, les Jésuites avaient fait ériger sur le lit du fleuve un petit rempart de pierre (les anciens disaient une “dam”) qui servait à diriger l’eau des rapides vers le moulin. Vers 1905-1910, les frères Médéric et Moïse Guérin, qui logeaient dans le moulin, eurent l’idée d’accumuler de la terre et des pierres sur le petit rempart déjà existant. Avec les années, le muret devint un îlot de 50 sur 100 pieds auquel un petit point de bois (de lourdes planches déposées temporairement) permettait d’accéder pendant la belle saison. Environ 25 pieds séparaient la petite île naissante de la terre ferme. Médéric Guérin y installa une petite cabane (elle eut jusqu’à 5 chambrettes) qui lui servait de logement en été et de point de vente illicite de bière et de “whisky blanc” durant les années 1920.
Comme le poisson abonde à cet endroit (proximité des rapides), Médéric en profita pour préparer des bouillons de poissons (carpe, maillé, alose) à ses visiteurs, ce qui lui assurait un revenu supplémentaire. Une bonne part du poisson capturé était aussi cédée à des marchands de Montréal. Qu’on ajoute à cela l’argent recueilli dans la petite boîte à aumônes qu’il plaçait à côté d’une statue de Saint-Antoine exposée bien à la vue sur l’île, et l’on comprendra comment M. Guérin parvenait à subsister.
Célibataire, “bon vieux”, Médéric Guérin était apprécié et recevait à chaque été sur “son île” un nombre impressionnant de visiteurs. Cela alla tant et si bien qu’on finit par l’appeler “le seigneur de la dam” et plus tard “le seigneur de l’île”. De “seigneur de l’île” à “l’île du seigneur”, il n’y a qu’un pas que l’imagination populaire eut tôt fait de franchir. Le “seigneur” décédé dans les années 1940, l’île fut abandonnée pour être intégrée plus tard au rempart de retenue du canal de la Rive-sud. L’île apparaît maintenant sur les cartes et loge une partie du parc provincial de la Côte-Sainte-Catherine.

Informateurs : M. Paul Favreau et Mme Berthe Dubuc-Favreau de LaPrairie.
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Offre d’emploi – Un bedeau à LaPrairie il y a 150 ans ça travaillait fort
Voici pour votre information et la petite histoire, d’après les archives de la paroisse de La Nativité, les principales tâches du bedeau vers 1840.
1.Le bedeau sonnera, tous les jours, l’angélus matin (2 minutes), midi et soir (6 minutes), et les glas des défunts aux angélus de la St-Marc, à la Semaine Sainte, au jour des morts, aux 40 heures et aux Neuvaines publiques. Aux dimanches et fêtes, il tintera la cloche pendant les élévations.
2. Il préparera ce qu’il faut pour chaque messe de chaque jour de l’année et pour la communion des malades.
3. Il entretiendra la lampe du sanctuaire et une lampe à l’huile, à la sacristie, le matin et le soir, durant l’hiver. Il nettoiera toutes les lampes à l’huile et tous les bénitiers.
4. Il balayera la sacristie tous les jours, le sanctuaire, la nef et les bancs 2 fois par semaine l’été et une fois l’hiver. La Fabrique fournit balais et époussettoires. Il lavera les planchers, meubles et croisées de la sacristie tous les mois; les plancherse et meubles du sanctuaire tous les 3 mois; les planchers, meubles et bancs de la nef et des jubés une fois par année, au mois de juin.
5. Il achètera le bois nécessaire au chauffage pour l’église et la sacristie, et il fendra et serrera le bois à ses frais. En automne, il remontera, pour l’hiver, les poêles de l’église et de la sacristie, il frottera et les minera à ses frais. Il démontera et serrera le tout au printemps.
6. En hiver, il entretiendra libre de neige : les plateformes, marches, perrons et chemins conduisant à l’église, à la sacristie et au charnier. Il mettra de la cendre sur la glace.
7. Il fera les commissions des marguilliers aux magasins dans les limites du village. Il n’achètera rien à crédit sans l’ordre du marguillier en charge.
8. Les dimanches et fêtes, et lors de l'aspersion, il précédera le célébrant avec la verge ou la bannière. Il coupera et distribuera aussi le pain béni, s'il y a lieu.
9. Il creusera les fosses des défunts à 3 pieds pour un enfant et à 4 pieds pour un adulte, et entretiendra impeccablement le cimetière. Il fermera la clôture pour que les animaux n'y passent pas. Le 1er mai, il enterrera les corps des défunts déposés au charnier durant l'hiver, dans une fosse commune ou, si les gens lui donnent un écu, dans une fosse privée.
10. Au printemps, il ouvrira les soupiraux de la cave de l'église et de la sacristie, et les refermera à l'automne. Quand il fait beau, l'été, il ouvrira 4 fenêtres à l'église, le matin, et les refermera le soir. S'il vient un orage, il accourt immédiatement. En été, aussi, il balayera, chaque samedi, les marches de l’église et il entretiendra la rue en face de l'église. Il remplacera les vitres cassées et le mastic à l’église.
11. Il aidera à faire et défaire les reposoirs du Jeudi-Saint et de la Fête-Dieu, la crèche de Noel et toutes les autres parures. Il fera tous les préparatifs pour les funérailles: tentures, mausolée, chandeliers, cierges, il défera le tout pour les serrer proprement.
12. Il fera la criée pour la vente des bancs.- Il préparera les rues de la Fabrique et plantera des balises.- Il fournira les rameaux pour le dimanche des Rameaux.- Il fournira aussi l'eau pour l'eau bénite.
13. Il entretiendra proprement la voiture du Sacrement et le corbillard.
14. Son salaire sera de 800 francs, ancien cours!
Ce texte vous est offert grâce aux recherches de M. René Perron, prêtre et curé.
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Quatrième de couverture
Organigramme SHLM
- Au jour le jour, juin 1983
Membres actifs
Audren Jeannine
Barbeau André
Beauvais Guy
Blais Jacques
Boismenu Albert F.I.C.
Bourdages Gaétan
Bouthillier Alice
Bouthillier Denise
Boyer Denise
Boyer Georges
Boyer-Godin Denise
Brault Pierre
Brisson Marielle
Brisson Mme René
Brisson René
Brossard Mariette
Brosseau Roland
Chouinard-Bouthillier Léona
Coache Robert
Comité d'Histoire Mouillepied
Côté Chantal
Côté Jean-René
Côté René F.I.C.
Côté Suzanne
Cuillierrier
Demers-Lamarre Lucielle
Des Noyers Rolland
Desrosiers Viviane
Dion Normand
Dionne Louise
Domingue Jean-Paul
Doré-Désy Héléna
Doucet Édouard
Dubuc-Favreau Berthe
Duchesneau Jeannèse
Dulude Jeanne
Dulude Monique
Dupré Guy
Déziel Julien O.F.M.
Favreau Lucille
Favreau Paul
Fontaine Albert
Fontaine Patricia
Gagnon Germaine
Gauthier Andrée
Gauthier Michel
Geoffroy Jean
Geoffroy Jeanne
Gouin Léonard
Houde Claudette
Hrychiw Paulette Mrs.
L’Heureux Jean
La Berge-Gélinas Réjane
Lacroix Yvon
Lamarche Marcel
Lamarre Georges-Hector
Laprotte Jean
Larose-Melançon Jacqueline
Lazure Laurent
Le François Lucien
Lecavalier Léo
Lefebvre Rodrigue
Longtin Éveline
Lussier Céline
Lussier Gilles
Lussier Jeannine
Létourneau Michel
Lévesque Cécile
Mailhot Robert
Marcotte Marcel
Martin Aurore
Mcgee Jeannette
Melançon Serge
Monchamps Jacques
Monet Conrad
Monette Mlle Germaine
Moquin Alphonse
Moquin Françoise
Moquin Jacqueline
Morin Benoit
Novak Andrew
Oligny Marcel
Patenaude J.Z. Léon
Perron René Ptre
Poupart J.-Ernest
Péladeau Gérard
Péladeau Léopold
Racine Paul
Raymond Robert
Robert Albertine
Robert Viateur
Rouillier Léo
Rousseau Claudette
Roy Thérèse
Roy-Mailhot Denise
Sawyer Jules
Spénard Maurice
St-James Gilbert
Ste-Marie Alice
Surprenant Alexis
Surprenant Martine
Surprenant-Barrette Claire
Surprenant-Laplante M.J.
Surprenant-Lemieux Reine
Sénécal Yves
Taillon André
Tessier Jean-Guy
Tremblay Céline
Van Leynseele Claire
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Le Bastion
Juin 1983 “Le Bastion”
Bulletin officiel de la Société historique de LaPrairie de la Magdeleine
C.P. 131
LaPrairie, P.Q.
J5R 3Y2
Dépôt légal : Second trimestre de 1982.
L’équipe du Bastion tient à remercier et à féliciter de façon particulière mesdames Berthe Dubuc-Favreau et Héléna Doré-Désy pour leur zèle exemplaire à distribuer et à faire connaître notre bulletin.
Directeur : Gaétan Bourdages
Maquette : André Taillon
Rédaction :
Gaétan Bourdages
André Taillon
Michel Létourneau
Robert Mailhot
Patricia McGee-Fontaine
Jules Sawyer
Traitement de texte par ordinateur : Robert Mailhot et Gaétan Bourdages.
La page couverture est due à la plume de Michel Létourneau.
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Éditorial – Une histoire d’informatique…
Notre Société historique n’allait pas laisser passer le virage technologique actuel sans y entrer de plain-pied. En effet cette accélération de l’histoire qui a envahi en vingt ans toutes les facettes de notre vie et qui touche à tout et partout, met également en cause l’étude même de l’histoire. L’ordinateur n’est plus la chasse gardée des mathématiciens ou des grandes entreprises à caractère scientifique ou financier; depuis l’invention des microprocesseurs l’ordinateur est devenu l’affaire de tout le monde, ou presque. Bref, le raisonnement paraît fort simple, si cette machine complexe peut effectuer rapidement des opérations de toutes sortes et les garder en mémoire tout en offrant à l’utilisateur des copies écrites des résultats; elle offre dès lors à l’historien un outil indispensable. Que l’on songe à ce qui a déjà été fait : liste informatisée des membres de la Société, laquelle permet l’impression de plus de 110 étiquettes des adresses en moins de 20 secondes, classement des 556 soldats du Royal-Roussillon par ordre alphabétique de noms et de surnoms, classement des mêmes soldats par ordre de taille et d’âge et calcul des moyennes. Compte tenu des milliers de pages du Fonds Elisée Choquet, inutile d’ajouter que la micro-électronique offre là comme ailleurs des possibilités qui dépassent largement celles d’un classement sommaire sur fiches cartonnées (ce qui n’enlève rien au travail déjà fait). Et que dire des inventaires de journaux, de la cartothèque, de la généalogie et quoi encore : là où le cerveau humain doit travailler pendant des heures, la machine le réalise en quelques milliardièmes de seconde. Dans la foulé de ce qui précède, voilà maintenant que l’ordinateur se fourre le nez dans la Bastion : n’en n’a-t-il pas permi la correction de toutes les fautes avant l’impression et calculé en plus le nombre de mots, de lignes et de pages ainsi que la largeur des colonnes et leur disposition? C’est ce qui donne à ce numéro ce caractère si particulier. L’avenir s’ouvre donc sur un vaste champ d’utilisations variées. Mais soyez sans crainte il n’existe pas encore d’ordinateur capable d’écrire le Bastion . . .
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Royal-Roussillon
Le Bastion a déjà offert à ses lecteurs dans les numéros précédents la liste des soldats de neuf des treize compagnies du Royal-Roussillon venues en Nouvelle-France entre 1756 et 1760. Nous publions aujourd’hui les noms des membres des quatre compagnies manquantes. Le lecteur assidu aura sans doute remarqué que cette fois-ci les noms apparaissent selon une structure nouvelle dans laquelle chaque individu est représenté par une série de paramètres répartis sur sept colonnes. La première contient le nom de famille de chaque soldat, la seconde son prénom immédiatement suivi de son surnom. Viennent ensuite le grade s’il y a lieu (AN : anspessade, CL : caporal, CP : capitaine, SG : sergent, LT : lieutenant, EN : enseigne et TB : tambour), l’âge, la taille (e.g. 62 signifie 62 pouces ou encore 5 pieds et 2 pouces en mesures françaises) et le numéro de la compagnie.
D’aucuns conviendront que cette mise en page, quoique moins élégantes qu’à l’habitude, a l’avantage d’offrir beaucoup plus d’informations dans un espace plus restreint.
Nous espérons sous peu dans ce même bulletin faire suivre ces listes d’une notice historique sur ce régiment célèbre pour ses exploits à Carillon et sur les plaines d’Abraham.
Compagnie de Rouyn
Adam, Jean Baptiste, Laroze, 28, 62, 10
Alexandre, Pierre, St-Pierre, TB, 21, 62, 10
Anecey, Noel, Pretaboire, 28, 62, 10
Aubin, Jean, Champagne, 22, 63, 10
Bart, Jacques, Lacroix 18, 61, 10
Bart, Jean Louis, Vivarois, 19, 68, 10
Bonnars, Claude, Lajeunesse 24, 64, 10
Bonniface Jean Louis Lafeuillade CL, 31, 63, 10
Boudiere, Jacques, St-Jacques, 25, 62, 10
Bourgeois, Pierre, Lajoye, 22, 62, 10
Bousquet, Joachim, Sansoucy, AN, 33, 66, 10
Brahy, Jean, Bouville, 17, 61, 10
Butet, Francois, Laloire, 22, 63, 10
Casail, Pierre, Laviolette, SG, 30, 63, 10
Comptois, Nicolas, Comptois, 18, 61, 10
Coste, Jean, Crepin 22, 64, 10
Crevel, Joachim, Crevel, SG, 30, 65, 10
Derouyn, CP, 10
Diau, Pierre, Latreisse, 19, 62, 10
Farizot, Jacques, Lagirofle, CL, 24, 62, 10
Fede, Jean Jacques, Vadeboncoeur, 16, 61, 10
Filion, Jacques, Lafrance, 39, 63, 10
Giboulon, Louis, St-Louis, S, 29, 62, 10
Guarigue, Agnan, St-Laurent, 24, 62, 10
Guigne, Pierre, Jolyboir, AN, 25, 64, 10
Lombars, Charles, Lombars, 23, 64, 10
Loup, Jean Germain, St-Germain, CL, 24, 66, 10
Martin, Jean, Tranchemontagne, 27, 62, 10
Mathieu, Jean Baptiste, Deslauriers, 22, 62, 10
Naire, François, Lavictoire, 17, 61, 10
Perier, Claude, Ladouceur, 21, 61, 10
Peris, Sebastien, Peris, 26, 63, 10
Platet, Martin, St-Martin, 23, 64, 10
Quidam, Claude, Beausoleil, 24, 63, 10
Racle, Remy, St-Amour, 30, 64, 10
Renard, Nicolas, Lafleur, 22, 61, 10
Renars, Charles, Latulipe, AN, 26, 63, 10
Richard, Pierre, Jolycoeur, 21, 62, 10
Robert, Claude, Robert, 38, 62, 10
Routechars, Francois Joseph, Laforce, 23, 63, 10
Salabery, Joseph, St-Joseph, 20, 62, 10
Serrurier, LT, 10
Compagnie de Bourgat
Antoine, Nicolas, St-Antoine, 25, 63, 11
Audinot, Jean Claude, Lagirofle 29, 63, 11
Aureol, Joseph, Lapierre, 26, 63, 11
Baisse, Germain, Sanscartier, 18, 61, 11
Barthelemy, Claude, Provencal 19, 62, 11
Baussegrotte (?), Nicolas, Sanschagrin, 22, 63, 11
Bennes (?), Antoine, St-Pons, 23, 62, 11
Billier, Marg, Perpignan, 25, 64, 11
Billon, Jean Pierre, St-Dies, 22, 62, 11
Bonnet, Jean, Lasonde, 23, 65, 11
Bourgat, CP, 11
Camurat (?), Bonavatenture, Roussillon 33, 65, 11
Capset, Joseph, Latulippe, 19, 61, 11
Carabin, Michel, Latendresse, 22, 62, 11
Cherrier, Jean-Baptiste, Divertissan, 26, 63, 11
Chevre (Chevve), Nicolas, Dupont, 26, 65, 11
Colin, Dominique, St-Eloy, 24, 62, 11
Colin, Francois, Colin, CL, 27, 63, 11
Corieux, Jean-Nicolas, Haumon, TB, 25, 65, 11
Cuny, Jean Claude, Bellerdze, AN, 30, 63, 11
Degelin, Dominique, Lafleur, 24, 62, 11
Degnere, Joseph, Deslauriers, AN, 28, 63, 11
Depierre, Jean, Lacouture 26, 65, 11
Desplaise, Michel, Passepartout, 24, 64, 11
Durand, Jean, Laroze, 40, 63, 11
Guery, Jean-Baptiste, Serscourt, CL, 29, 64, 11
Hacars, François, Jolycoeur, AN, 27, 63, 11
Idaine, Antoine, Sansfacon, 27, 65, 11
Le Drole, Dominique, Dominique, SG, 38, 64, 11
Leblanc, LT, 11
Lerminat, Jean, Lerminat, SG, 24, 65, 11
Loirette, Jean, Lalancette, CL, 42, 62, 11
Longer (?), Pierre, St-Pierre, 29, 67, 11
Modet, Pierre, Lapalme, 29, 65, 11
Montuit (?), Dominique, St-Martin, 29, 64, 11
Nignot, Nicolas, Beausejour, 21, 65, 11
Perdigaud, Guillaume, Lavigueur, 25, 63, 11
Philippe, Joseph, Avignon, 35, 63, 11
Racussel, Christophe, Lalime 27, 63, 11
Richer, Jacques, Balade, 25, 63, 11
Sage, Jean, Monpellier, 23, 64, 11
Tareve, Jean Louis, Beausoleil, 17, 62, 11
Compagnie de Servier
Abriq, Pierre, Laroze, AN, 22, 63, 12
Andrieux, Antoine, Laforge, CL, 19, 65, 12
Autemon, Etienne, Laliberte, 17, 62, 12
Azeman, Jacques, St-Martin, TB, 21, 61, 12
Bataille, Jacques, Bataille, 19, 63, 12
Bellon, Laurent, Martegue, 20, 63, 12
Bertrons, Francois, Bertrons, SG, 19, 64, 12
Breau, Jean, Montplaisir, 19, 65, 12
Brouce, Antoine, Tranchemontagne, AN, 21, 62, 12
Carriere, Philippe, Bourguignon, 33, 66, 12
Charles, Francois, Sansregret, 17, 63, 12
Colounniere (?), Pierre, Belhumeur, 26, 64, 12
Cron, Jean, Francoeur, 19, 63, 12
D'Auriolle, Louis Mathieu, Sanschagrin, CL, 24, 63, 12
De Fontaine, LT, 12
De Servier, CP, 12
Delboir, Jean-Baptiste, Delboir, SG, 24, 66, 12
Durieu, Jean, Vivelamour, 22, 62, 12
Fermeve, Antoine, Cette, 21, 63, 12
Francois, Germain, Francois, 25, 62, 12
Garuer, Peran, Lacouture, 21, 64, 12
Gregoire, Nicolas, Gregoire, 20, 61, 12
Jourdan, André, Jourdan, 16, 63, 12
Labatu, Thomas, Lajoye, 19, 62, 12
Labrugne, Jean, St-Jean, 18, 60, 12
Lafond, Jean Francois, Lafond, 20, 62, 12
Legrand, Gregoire, Dufresne, 25, 62, 12
Lemaire, Jacques, St-Hilaire, 24, 63 ,12
Loroid, Joseph, Montferan, 33, 61, 12
Manniot, Guillaume, Pleinpont, 30, 61, 12
Metrot, Alexis, St-Alexis, 22, 62, 12
Milhaud, Antoine, Beausoleil, 19, 63, 12
Pager, François, Laverdure, AN, 19, 63, 12
Papoux, Jean, Lafortune, 18, 61, 12
Quaboder, Jean, Ladeveze, 32, 62, 12
Ramond, Barthelemy, St-Aman, 21 63 12
Ripotan, Mathieu, Niort, 18, 62 ,12
Seran, Jean, Lagrandeur, 27, 65, 12
Tallard, Jean, Tallard, 20, 62, 12
Tonelle, Pierre, Sansquartier, 19, 63, 12
Tortochot, Denis, Dijon, CL, 27, 63, 12
Vidal, Jean Antoine, Limour, 22, 63, 12
Compagnie de Thiballier
Alin, Francois, Vadeboncoeur, 22 62 13
Aubergete, Claude, Laforge, 24, 63, 13
Audigny, Nicolas, Avignon, 25, 6,2 13
Bareseus, Hugues, Bareseus, 26, 62, 13
Bart, Jean, St-Jean, AN, 36, 63, 13
Bernard, Nicolas, Beausejour, 25, 62, 13
Bonhomme, André, Lamagnificience, CL, 30, 62, 13
Bornet, Pierre, Lagirofle, 30, 63, 13
Briseunier, Baptiste, Baptiste, 20, 62, 13
Castel, Francois, Laviolette, TB, 20, 63, 13
Causvand (?), Louis, Dominique, 26, 66, 13
Cazin, Joseph, Belamour, 21, 64, 13
Colin, Jacques, Jassemin, 19, 62, 13
Collomin, Francois, Blondin, 20, 62, 13
Delas, Joseph, Belair, SG, 33, 63, 13
Desbois, François, Langueille, 18, 62, 13
Des Breaux, LT, 13
Dufour, Thibaut, Brind'amour, 19, 63, 13
Duprez, Etienne, St-Etienne, 25, 63, 13
Gibers, Etienne, Laforme, 24, 63, 13
Gisquet, Antoine, Beziers 40, 64, 13
Henry, Jean, Missein, 24, 62, 13
Lambert, Louis, St-Lambert, 22, 62, 13
Lasalle, Jerome, Lasalle, AN, 31, 64, 13
Lebreau, Nicolas, Deslauriers, 19, 61, 13
Leraus, Bernard, Latulippe, 27, 62, 13
Majou, Nicolas, Lajeunesse, 23, 63, 13
Pary, Claude, Dupuis, 30, 63, 13
Pietrenier, Jean, Chevalier, AN, 30, 64, 13
Platrier, Bernard, Sanschagrin, 36, 63, 13
Portes, Jean, Contois, 43, 62, 13
Ravur, Jean Baptiste, Olivier, SG, 20, 63, 13
Resplendy, Antoine, Provencal, 27, 62, 13
Riquet, Jean, Lagrandeur, 20, 65, 13
Roussel, Pierre, St-Pierre, CL, 39, 63, 13
Roussel, Francois, Lafleur, 24, 64, 13
Tailleur, Francois, Francoeur, 21, 64, 13
Tartara, Antoine, St-Antoine, CL, 36, 64, 13
Theodore, Louis, Adenvir, 23, 62, 13
Thiballier, CP, 13
Tourlat, Pierre Louis, Pretaboire, 23, 64, 13
Vergue, Jean, Sanssoucy, 25, 63, 13
- Au jour le jour, juin 1983
Finance$
Société Historique de La Prairie de la Magdeleine
États financiers pour la période du 7 janvier au 3 mai 1983.
SOLDE au 6 janvier 1983 : 3414 ,88$
DEPENSES :
salaires et frais reliés au travail des deux employés : 6218 ,18$
reliées à “Connais-tu La Prairie” : 81 ,88$
d’exploitation : 679 ,28$
entretien du Musée (ménage) : 64 ,88$
impression du Bastion no 4 : 267 ,59$
photos du dixième anniversaire : 148 ,58$
Comité de généalogie : 81 ,90$
TOTAL : 7532 ,45$
REVENUS :
subvention des emplois : 5280 ,67$
cotisations (107 membres) : 1284 ,00$
dons : 31 ,75$
vente de Bastions et recouvrement du coût de l’impression du no 3 : 359 ,61$
livres, photocopies etc… : 89 ,51$
du Comité de généalogie : 185 ,00$
TOTAL : 7230 ,54$
Solde du 3 mai 1983 : 3414 ,88$ + 7532 ,45$ + 7230 ,54$ = 3112 ,09$
Fonds gelés :
- Subvention pour le renouvellement de l’exposition : 1000 ,00$
- Subvention pour “Connais-tu La Prairie” : 2869 ,72$
- pour le Bastion : 23 21$
- pour le Comité de généalogie : 183 ,10$
TOTAL : 3996 ,03$
SOMMES RECOUVRABLES
- troisième tranche de subvention (emplois) : 1600 ,00$
- photos du dixième anniversaire : 150 ,00$
- TOTAL : 1750 ,00$
AVOIR NET : 3112 ,09$ + 1750 ,00$ – 3996 ,03$ = 866 ,06$
- Au jour le jour, juin 1983
Élection
Nouveau conseil exécutif

Le 4 juin dernier était jour d’élection chez les membres de la SHLM. Trois postes étaient à combler; le poste de trésorier occupé jusqu’alors par M. Robert Mailhot, celui de premier vice-président occupé par M. Michel Létourneau, ainsi que la fonction de président assurée par M. André Taillon.
La présidente d’élection, Mme Denise Mailhot et le secrétaire d’élection M. Jules Sawyer entreprirent les procédures d’usage et en moins d’une heure tous les postes étaient comblés; à savoir : M. Michel Létourneau fut élu président, Mme Claudette Rousseau première vice-présidente et M. André Taillon accepta d’occuper les fonctions de trésorier.
Dès le 9 mai le nouvel exécutif se réunissait dans le but de dresser les principales avenues de l’orientation future de la Société.
Denise Mailhot, présidente d’élection
En sortie de scène…

Chers membres,
Au terme de ce mandat j’ai cru souhaitable de vous faire grâce de la traditionnelle et fastidieuse énumération des réalisations du président sortant de charge. Il m’a semblé préférable de mettre l’accent sur les acquis plus personnels des deux dernières années. En effet, deux années au gouvernail… c’est vite passé ! Plus encore lorsque le travail ne manque pas et que des gens dévoués et efficaces vous accordent leur appui de façon soutenue. Sentir que la SHLM maintenait son rythme de croissance des débuts; ce fut là l’une de mes grandes satisfactions.
Que l’on songe un instant à la lourde tâche qu’impose la présidence à notre époque. Si au surplus l’heureux élu ne se croit pas fait pour le poste, qu’il ne pense pas non plus avoir la compétence pour intervenir auprès des organismes officiels dans des dossiers où des milliers de dollars sont en cause, et que le temps lui fait défaut pour assurer la coordination de tant de projets… que penser alors de l’inquiétude qui m’habitait il y a deux ans.
Les heures de loisirs investies et les sacrifices imposés à la vie personnelle et familiale ne se comptent plus. Cependant je réalise aujourd’hui toute la richesse de l’aventure. Et si des mots comme réunions, discussions, budget, appels téléphoniques et décisions résonnaient continuellement dans ma tête, ils étaient vite absorbés par l’écho des appuis, de la collaboration, de l’accomplissement et de la fierté qu’obligeait le travail accompli.
J’ai appris que la profondeur et la sincérité de mon engagement auprès de la Société se mesurait à l’estime, au respect, voire même à l’amitié de plusieurs des membres du groupe. Je vous suis redevable aujourd’hui de beaucoup de patience, de compréhension et de disponibilité.
Je m’en voudrais enfin d’achever cette missive sans transmettre mes vœux de bon succès à mon successeur Michel Létourneau. Qu’il vive avec les membres de la SHLM une aventure aussi passionnante et aussi enrichissante que la mienne. Car c’est à la mesure de la montagne que l’on prend la mesure de celui qui l’a conquise…
André Taillon

Mot du nouveau président

Lorsque M. André Taillon m’approcha il y a quelques semaines pour me demander d’accepter le poste de président, convaincu qu’il était de la faveur des membres envers ma candidature, je n’ai pu m’empêcher de frissonner à la seule pensée que cette situation pouvait se produire. Cette relève à assurer est de taille si on se donne la peine de consulter le travail gigantesque que les Bourdages et les Taillon ont exécuté depuis plus de cinq ans. Ces deux hommes ont établi la “SHLM” parmi les sociétés d’histoire les plus respectées du Québec.
Maintenant, c’est chose faite, vous m’avez élu et je dois maintenant mériter la confiance que vous m’avez témoignée; je vous en remercie de tout cœur.
Nous nous sommes donc mis à la tâche sans tarder et lors de notre réunion du 9 mai dernier, le nouvel exécutif dégageait les grandes lignes des dossiers en cours et des autres à prévoir à plus ou moins brève échéance; ainsi :
1.Le poste d’archiviste est resté trop longtemps vacant au sein de notre société et il faut de toute urgence trouver quelqu’un en mesure de le combler. Car il faut à tout prix poursuivre le travail de nos pionniers Brisson et Choquette et organiser de façon définitive le centre documentation en ce sens.
2. Notre constitution, révisée il y a quelques années, doit être complétée et modifiée au besoin de façon définitive.
3. Il faut mettre un terme aux dossiers en cours : notamment l’installation de capsules didactiques, le renouvellement de l’exposition permanente et l’achèvement du diaporama.
4. Même si présentement l’accueil au Musée est solidement assuré par Ginette Duphily et Gaétan Bouchard, ce jusqu’en août 1983, il faut dès maintenant songer à en assurer la continuité par la suite.
5. Des fouilles archéologiques sur le site des anciennes Académies sont attendues avec impatience pour l’été qui vient. Il faut sans tarder organiser un comité pour en assurer la bonne marche.
6. La “SHLM” endosse maintenant de plus en plus de publications. Outre notre bulletin officiel “Le Bastion” dont la qualité s’améliore d’une façon impressionnante d’une publication à l’autre, il faut mettre sur pied des politiques afin de centraliser l’information propagée, ce qui permet de toujours offrir le même standard de qualité. N’est-ce pas l’image de la SHLM qui est projetée de cette façon ?
7. Les fêtes de la St-Jean approchent; je crois que la participation de la “SHLM” est souhaitée par plusieurs. L’exécutif va tenter, malgré le délai très court, d’y prendre part. Car ne sommes-nous pas l’un des rares organismes à caractère culturel à LaPrairie ?
Ces grandes lignes ne sont en fait qu’une première ébauche et nous savons par expérience qu’une foule de projets viendront bientôt s’y greffer grâce à l’initiative de nos membres et des directeurs de comités toujours très actifs.
En terminant, je tiens personnellement à inviter chacun des membres à venir me rencontrer au sujet de tout nouveau projet susceptible d’être mis en marche et dont les vues coïncident bien sûr avec les objectifs majeurs de notre société.
Je demeure à votre entière disposition,
Michel Létourneau, Président.

- Au jour le jour, juin 1983
Architecture – La maison fortifiée
Construite vers 1688, cette petite maison mesurait environ 25’x30’ et était surmontée d’une énorme cheminée centrale de pierre; un toit à quatre versants en croupe la coiffait. C’était une maison d’habitation qu’on pouvait transformer en redoute sitôt qu’un danger se présentait; de lourds contrevents fermaient les ouvertures et des meurtrières étaient percées au niveau des combles, de sorte qu’on pouvait y tirer sur l’ennemi. Cette curieuse redoute fit couler beaucoup d’encre à la fin du siècle dernier; le courrier de Montréal le 24 août 1880 expliquait en ces termes :
“On construisit vers cette époque un fort de pierre d’environ 25’x30’ pour mettre les colons à l’abri. Cette construction après avoir défié les ravages de plus de deux siècles, est demeurée intacte, seulement le maçon en a fait disparaître les meurtrières et les a remplacées par des croisées, ce qui déroute l’étranger sur sa destination primitive. Ce vieux fort est transformé en maison d’habitation…” !

A cette époque on prenait cette maison pour le fort de LaPrairie mais le docteur T.A. Brisson démentit cette rumeur dans un article qu’il écrivit dans la Minerve du 20 mai 1882 :
“Quant à la maison de pierre qu’on a prise et donnée pour le fort de LaPrairie; il est certain qu’elle est bien ancienne et les meurtrières qu’on y voit dans les mansardes donnent raison de croire qu’elle a été bâtie dans un but militaire, cependant elle n’a jamais été ni le Fort ni dans la fort; elle pouvait être une redoute à défendre le fort comme le moulin à vent construit au sud du fort…”

Le bâtiment a été occupé par les Américains en 1775 du 8 septembre au 6 mai, ils en avaient transformé une partie en cachot. Ce qui expliquerait pourquoi Elisée Choquet confondait ce bâtiment avec un blockaus que les Américains avaient dû ériger durant leur séjour. On aurait même retrouvé après leur départ un boulet de canon marqué du sceau anglais et qui a été conservé par un Monsieur Ingalls de LaPrairie (où se trouve-t-il aujourd’hui ?). La petite maison fortifiée a hélàs été démolie au début du siècle; elle était située sur un terrain occupé présentement par les entreprises Oligny, rue du Boulevard.