Sélection d'une édition

    Fonds Élisée-Choquet

    Nombreux sont ceux qui depuis quelques années ont eu la chance de consulter la vaste documentation du Fonds Élisée Choquet. Plus de 30 000 documents y relatent l’histoire de LaPrairie de la Magdeleine, de la Seigneurie et de la région, ainsi que la généalogie des familles qui ont vécu et façonné cette histoire.

    Cependant à peu près personne ne peut prétendre connaître la véritable histoire qui a présidé à la naissance de ce recueil imposant. Patricia McGee-Fontaine entreprend ici de nous livrer la première tranche de ce que récit passionnant.

    Le Fonds Élisée Choquet est né il y a très longtemps. En y regardant de près cette imposante masse de documents, on peut en effet situer son origine au milieu du siècle dernier. C’est l’époque où Richard-Casimir Dugresne, clerc médecin chez le docteur Aza-Taylor Alexander, fondait en 1853 (le jour ses 21 ans) l’“Institut de LaPrairie” qu’on nommera plus tard la “Société Littéraire”. La dite Société, équipée d’une bibliothèque, d’une salle de lecture et d’une salle de “discussion”, cherchait à promouvoir l’union, l’instruction mutuelle et le progrès général. La SHLM possède actuellement une copie de toutes les archives de la Société Littéraire.

    Le docteur Richard-Casimir Dugresne fut également en 1855 fondateur et premier secrétaire de la Société St-Jean Baptiste à LaPrairie. Il sera plus tard préfet de comté et maire de LaPrairie en 1864. De son mariage avec Marie-Louise-Alphonsine Charlebois naître une fille, Marie-Louise, qui deviendra en 1881 l’épouse de Thomas-Auguste Brisson. Cette dernière n’est âgée que de deux ans au décès de sa mère, et son père Richard-Casimir décide dès lors d’accéder à la prêtrise. Il sera ordonné prêtre en 1869, pour devenir plus tard chanoine à la Cathédrale de Montréal où il agit comme procureur de l’évêché (gestionnaire des affaires de la Cathédrale). Cette seconde carrière fut brève, terrassé par la maladie, il décédait le 24 septembre 1881 à l’âge de 48 ans. Sur son lit de mort, ici à la Providence de LaPrairie, il recommande au Docteur T.A. Brisson de ne pas laisser sa fille seule, et de l’épouser malgré le deuil; ce qui fut fait le 10 octobre 1881.

    A ce moment T.A. Brisson habitait LaPrairie depuis quelques années déjà. Admis à la pratique de la médecine en 1876, il s’était d’abord établi à Saint-Constant où son oncle Pierre-Thomas Hurteau était curé. Deux ans plus tard il allait se fixer à LaPrairie. Très près de la famille Charlebois par son alliance avec Marie-Louise Dufresne, (cette dernière à la mort de sa mère avait été éduquée par la famille de sa mère, les Charlebois) Thomas-Auguste Brisson se familiarisera avec le rouages de la vie politique pour tenter, sans succès, de remplacer à la législature provinciale le député conservateur Léon-Benoît-Alfred Charlebois, décédé subitement en 1887 en cours de mandat.

    Habile médecin et homme d’action T.A. Brisson fut nommé Chirurgien-Major du 85e Bataillon (actuellement le Régiment de Maisonneuve) et maire de LaPrairie à deux reprises après 1885. Son œuvre magistrale mérite d’être soulignée : dès 1888 il facilite l’installation des Frères de l’Instruction Chrétienne; habiles éducateurs de la jeunesse. Suivront les briqueteries en 1892, industries de première importance pour notre ville. L’année suivante il fonde “Société générale de Colonisation et de Rapatriement de la province de Québec” dont il sera l’agent général pendant quinze ans. T.A. Brisson fut également archiviste de la Société Littéraire de LaPrairie et “membre actif de la Société Historique de Montréal et comme tel, a consacré une forte portion de ses loisirs à rassembler les documents relatifs à l’histoire de Laprairie, à exhumer les pièces significatives sur cette région toute chargée d’histoire.” Lefebvre, Jean-Jacques. Biographies canadiennes-françaises. Editions 1927, page 30.

    Les trente dernières années de la vie de Thomas-Auguste Brisson furent presqu’entièrement partagées entre la médecine et les recherches historiques et généalogiques. Sa correspondance avec les Benjamin Sulte, E.Z. Massicotte, Gérard Malchelosse, Pierre-Georges Roy et autres grands nom de l’histoire en fait foi.

     

    (à suivre…..)

    Nombreux sont ceux qui depuis quelques années ont eu la chance de consulter la vaste documentation du Fonds Élisée Choquet. Plus de 30 000 documents y relatent l’histoire de LaPrairie de la Magdeleine, de la Seigneurie et de la région, ainsi que la généalogie des familles qui ont vécu et façonné cette histoire. Cependant à peu près personne ne peut prétendre connaître la véritable histoire qui a présidé à la naissance de ce recueil imposant. Patricia McGee-Fontaine entreprend ici de nous livrer la première tranche de ce que récit passionnant. Le Fonds Élisée Choquet est né il y a très longtemps. En y regardant de près cette imposante masse de documents, on peut en effet situer son origine au milieu du siècle dernier. C’est l’époque où Richard-Casimir Dugresne, clerc médecin chez le docteur Aza-Taylor Alexander, fondait en 1853 (le jour ses 21 ans) l’“Institut de LaPrairie” qu’on nommera plus tard la “Société Littéraire”. La dite Société, équipée d’une bibliothèque, d’une salle de lecture et d’une salle de “discussion”, cherchait à promouvoir l’union, l’instruction mutuelle et le progrès général. La SHLM possède actuellement une copie de toutes les archives de la Société Littéraire. Le docteur Richard-Casimir Dugresne fut également en 1855 fondateur et premier secrétaire de la Société St-Jean Baptiste à LaPrairie. Il sera plus tard préfet de comté et maire de LaPrairie en 1864. De son mariage avec Marie-Louise-Alphonsine Charlebois naître une fille, Marie-Louise, qui deviendra en 1881 l’épouse de Thomas-Auguste Brisson. Cette dernière n’est âgée que de deux ans au décès de sa mère, et son père Richard-Casimir décide dès lors d’accéder à la prêtrise. Il sera ordonné prêtre en 1869, pour devenir plus tard chanoine à la Cathédrale de Montréal où il agit comme procureur de l’évêché (gestionnaire des affaires de la Cathédrale). Cette seconde carrière fut brève, terrassé par la maladie, il décédait le 24 septembre 1881 à l’âge de 48 ans. Sur son lit de mort, ici à la Providence de LaPrairie, il recommande au Docteur T.A. Brisson de ne pas laisser sa fille seule, et de l’épouser malgré le deuil; ce qui fut fait le 10 octobre 1881. A ce moment T.A. Brisson habitait LaPrairie depuis quelques années déjà. Admis à la pratique de la médecine en 1876, il s’était d’abord établi à Saint-Constant où son oncle Pierre-Thomas Hurteau était curé. Deux ans plus tard il allait se fixer à LaPrairie. Très près de la famille Charlebois par son alliance avec Marie-Louise Dufresne, (cette dernière à la mort de sa mère avait été éduquée par la famille de sa mère, les Charlebois) Thomas-Auguste Brisson se familiarisera avec le rouages de la vie politique pour tenter, sans succès, de remplacer à la législature provinciale le député conservateur Léon-Benoît-Alfred Charlebois, décédé subitement en 1887 en cours de mandat. Habile médecin et homme d’action T.A. Brisson fut nommé Chirurgien-Major du 85e Bataillon (actuellement le Régiment de Maisonneuve) et maire de LaPrairie à deux reprises après 1885. Son œuvre magistrale mérite d’être soulignée : dès 1888 il facilite l’installation des Frères de l’Instruction Chrétienne; habiles éducateurs de la jeunesse. Suivront les briqueteries en 1892, industries de première importance pour notre ville. L’année suivante il fonde “Société générale de Colonisation et de Rapatriement de la province de Québec” dont il sera l’agent général pendant quinze ans. T.A. Brisson fut également archiviste de la Société Littéraire de LaPrairie et “membre actif de la Société Historique de Montréal et comme tel, a consacré une forte portion de ses loisirs à rassembler les documents relatifs à l’histoire de Laprairie, à exhumer les pièces significatives sur cette région toute chargée d’histoire.” Lefebvre, Jean-Jacques. Biographies canadiennes-françaises. Editions 1927, page 30. Les trente dernières années de la vie de Thomas-Auguste Brisson furent presqu’entièrement partagées entre la médecine et les recherches historiques et généalogiques. Sa correspondance avec les Benjamin Sulte, E.Z. Massicotte, Gérard Malchelosse, Pierre-Georges Roy et autres grands nom de l’histoire en fait foi.   (à suivre…..)...

    De l’éducation des garçons

    L’étude de l’histoire impose parfois au chercheur d’étonnantes situations. Ainsi il semble certain qu’à LaPrairie l’éducation structurée des jeunes filles, assurée dès 1697 par les Dames de la Congrégation de Notre-Dame, ait précédé de 150 ans celle des garçons. Ces derniers auraient-ils été laissés aussi longtemps sans aucune instruction ? nous l’ignorons !

    Les raisons qui occasionnèrent ce retard nous sont inconnus, cependant les premiers indices laissant soupçonner un souci d’implantation d’une école publique au village de LaPrairie datent de 1820 alors que l’arpenteur William Sax prévoit un lot de 2 arpents “for a school house” dans son plan de lotissement du Fort Neuf (rappelons que le Fort Neuf communément appelé ainsi par les habitants du village constitue en fait un agrandissement du “bourg” du côté “est” afin de répondre aux nouveaux besoins de la population et ce d’après une résolution des commissaires pour l’administration des États en remplacement de l’Ordre Jésuite). Le dit lot était situé sur la rue Ste-Ursule (St-Laurent) s’étendant en “pointe de tarte” depuis le chemin de St-Jean jusqu’à la rue St-Charles.

    Malgré la réservation d’un lot pour une école, il fallut attendre encore près de 25 ans qu’un mandement de Mgr Bourget assure l’éducation des garçons. Une communauté religieuse masculine fut invitée à jouer le rôle d’éducatrice auprès des garçons, cependant tout porte à croire que le grand incendie de 1846 n’est pas sans relations avec l’échec du projet.

    M. le curé Isidore Gravel (1854-1877) reprit plus tard le flambeau et parvint finalement à obtenir l’établissement des Clercs de St-Viateur à LaPrairie. La bénédiction de la cloche de la maison des Clercs eut lieu le 28 août 1864. L’école ouvre enfin ses portes le 3 sept. suivant au 25 rue St-Georges (aujourd’hui le 186 St-Georges) et compte pas moins de 200 élèves dirigés par 3 frères.

    Cette école dont la date de construction nous échappe encore, était un édifice de bois à deux étages et demi. Un perron galerie ornait la façade et le toit à deux versants était recouvert de tôle. Une petite annexe de un étage et demi raccordait le corps du bâtiment principal à l’écurie.Tiré du plan de Goad, 1907.

    Déjà, en 1868, monsieur Gravel songe à remplacer la maison occupée par les Clercs par une maison plus spacieuse et plus logeable. Il fait tant et si bien que le 12 avril 1872, il offre en don un terrain situé à l’encoignure des rues St-François-Xavier (aujourd’hui Chemin St-Jean) et St-Ignace pour la construction d’une nouvelle école. Une taxe spéciale de 2 et demi pour cent est levée; elle permettra aux habitants de LaPrairie de supporter financièrement la construction de la nouvelle école qui sera bâtie semble-t-il Extrait du Fonds Elysée Choquet, feuillet no. 4.14 sur les fondations mêmes de la “maison seigneuriale” d’Edme Henry. Cette décision ne sembla pas plaire à quelques bourgeois du village qui n’aimaient pas que leurs enfants côtoient ceux des habitants de la campagne.

    Les Clercs emménagent donc dans la nouvelle école entre le 2 et le 9 septembre 1872; cependant l’école ne compte plus que 120 élèves. Cette diminution des effectifs est dûe à l’ouverture d’une école indépendante sise au village et créée pour faire opposition aux frères. En 1876, un parti dirigé par Julien Brosseau contre ces religieux obtient finalement le départ de ces derniers sous prétexte que l’éducation qu’ils fournissent est inadéquate.

    La prétendue incapacité d’un certain nombre de professeurs, dont la conduite serait aux dires de certains, outrageante et immorale, aura eu raison de ce premier effort sérieux d’éducation des garçons. Il est facile de comprendre que le curé Gravel fut passablement contrarié par l’attitude de ces paroissiens (messieurs Brosseau, Roberge et Varin) constamment en lutte contre lui.

    Par la suite les classes sont tenues par trois professeurs laïques pendant que M. Gravel tente en vain de ramener les Clercs de St-Viateur. Après de multiples démarches, les Frères de l’Instruction chrétienne acceptent enfin de prendre en charge l’Académie St-Joseph. Le 9 septembre 1888, les classes y débutent sous la direction de 4 frères et la qualité de l’enseignement en est nettement améliorée.

    En 1899, on inaugure un cours du soir pour adultes qui compte bientôt plus de 60 inscriptions. L’exiguité des locaux oblige les frères à demander à la Commission scolaire, dont le président était l’avocat Pelletier, d’agrandir l’école. La bénédiction de l’agrandissement a eu lieu le 1er sept. 1912. Quinze ans plus tard l’augmentation sans cesse croissante des élèves nécessite le déplacement d’une soixantaine d’élèves vers la nouvelle annexe du Fort Neuf, l’école du Christ-Roi.

    Les frères quittent définitivement les Académies le 6 juin 1954 Rapporté par M. Jules Sawyer f.i.c. pour aller enseigner à la nouvelle école “St-François-Xavier” rue Ste-Elisabeth et ce jusqu’en 1968. De 1968 à 1978 ils dispensent leur savoir à l’école Romain-Robidoux qui deviendra après 1971 la polyvalente de la Magdeleine. Dès 1972 cependant, les disciples de Jean de la Mennais inaugurent une école privée dans les locaux de ce qui fut leur noviciat; c’est l’école Jean-de-la-Mennais dont la réputation quant à la qualité de l’enseignement n’est plus à faire.

    En 1976, les bâtiments de l’Académie St-Joseph, désaffectés depuis plusieurs années, sont vendus à l’encan par la Commission scolaire. Un incendie d’origine inconnue les rase complètement en janvier 1978.

    Cet incident malheureux vient soustraire au village des bâtisses sympathiques et bien intégrées au décor. La Société d’Habitation du Québec a récemment fait l’acquisition du terrain vacant afin d’y construire une résidence pour personnes âgées. Un comité de la SHLM travaille présentement à la constitution d’un dossier sur cet emplacement et ce dans le but d’obtenir du MAC la mise en œuvre de fouilles archéologiques avant la reconstruction. Ce comité souhaite aussi que la SHQ conserve le style d’architecture des anciennes Académies dans son projet d’habitations. Quiconque possède des informations pertinentes aux recherches de ce comité est prié d’en informer au plus tôt le signataire de cet article.

    L’étude de l’histoire impose parfois au chercheur d’étonnantes situations. Ainsi il semble certain qu’à LaPrairie l’éducation structurée des jeunes filles, assurée dès 1697 par les Dames de la Congrégation de Notre-Dame, ait précédé de 150 ans celle des garçons. Ces derniers auraient-ils été laissés aussi longtemps sans aucune instruction ? nous l’ignorons ! Les raisons qui occasionnèrent ce retard nous sont inconnus, cependant les premiers indices laissant soupçonner un souci d’implantation d’une école publique au village de LaPrairie datent de 1820 alors que l’arpenteur William Sax prévoit un lot de 2 arpents “for a school house” dans son plan de lotissement du Fort Neuf (rappelons que le Fort Neuf communément appelé ainsi par les habitants du village constitue en fait un agrandissement du “bourg” du côté “est” afin de répondre aux nouveaux besoins de la population et ce d’après une résolution des commissaires pour l’administration des États en remplacement de l’Ordre Jésuite). Le dit lot était situé sur la rue Ste-Ursule (St-Laurent) s’étendant en “pointe de tarte” depuis le chemin de St-Jean jusqu’à la rue St-Charles. Malgré la réservation d’un lot pour une école, il fallut attendre encore près de 25 ans qu’un mandement de Mgr Bourget assure l’éducation des garçons. Une communauté religieuse masculine fut invitée à jouer le rôle d’éducatrice auprès des garçons, cependant tout porte à croire que le grand incendie de 1846 n’est pas sans relations avec l’échec du projet. M. le curé Isidore Gravel (1854-1877) reprit plus tard le flambeau et parvint finalement à obtenir l’établissement des Clercs de St-Viateur à LaPrairie. La bénédiction de la cloche de la maison des Clercs eut lieu le 28 août 1864. L’école ouvre enfin ses portes le 3 sept. suivant au 25 rue St-Georges (aujourd’hui le 186 St-Georges) et compte pas moins de 200 élèves dirigés par 3 frères. Cette école dont la date de construction nous échappe encore, était un édifice de bois à deux étages et demi. Un perron galerie ornait la façade et le toit à deux versants était recouvert de tôle. Une petite annexe de un étage et demi raccordait le corps du bâtiment principal à l’écurie.Tiré du plan de Goad, 1907. Déjà, en 1868, monsieur Gravel songe à remplacer la maison occupée par les Clercs par une maison plus spacieuse et plus logeable. Il fait tant et si bien que le 12 avril 1872, il offre en don un terrain situé à l’encoignure des rues St-François-Xavier (aujourd’hui Chemin St-Jean) et St-Ignace pour la construction d’une nouvelle école. Une taxe spéciale de 2 et demi pour cent est levée; elle permettra aux habitants de LaPrairie de supporter financièrement la construction de la nouvelle école qui sera bâtie semble-t-il Extrait du Fonds Elysée Choquet, feuillet no. 4.14 sur les fondations mêmes de la “maison seigneuriale” d’Edme Henry. Cette décision ne sembla pas plaire à quelques bourgeois du village qui n’aimaient pas que leurs enfants côtoient ceux des habitants de la campagne. Les Clercs emménagent donc dans la nouvelle école entre le 2 et le 9 septembre 1872; cependant l’école ne compte plus que 120 élèves. Cette diminution des effectifs est dûe à l’ouverture d’une école indépendante sise au village et créée pour faire opposition aux frères. En 1876, un parti dirigé par Julien Brosseau contre ces religieux obtient finalement le départ de ces derniers sous prétexte que l’éducation qu’ils fournissent est inadéquate. La prétendue incapacité d’un certain nombre de professeurs, dont la conduite serait aux dires de certains, outrageante et immorale, aura eu raison de ce premier effort sérieux d’éducation des garçons. Il est facile de comprendre que le curé Gravel fut passablement contrarié par l’attitude de ces paroissiens (messieurs Brosseau, Roberge et Varin) constamment en lutte contre lui. Par la suite les classes sont tenues par trois professeurs laïques pendant que M. Gravel tente en vain de ramener les Clercs de St-Viateur. Après de multiples démarches, les Frères de l’Instruction chrétienne acceptent enfin de prendre en charge l’Académie St-Joseph. Le 9 septembre 1888, les classes y débutent sous la direction de 4 frères et la qualité de l’enseignement en est nettement améliorée. En 1899, on inaugure un cours du soir pour adultes qui compte bientôt plus de 60 inscriptions. L’exiguité des locaux oblige les frères à demander à la Commission scolaire, dont le président était l’avocat Pelletier, d’agrandir l’école. La bénédiction de l’agrandissement a eu lieu le 1er sept. 1912. Quinze ans plus tard l’augmentation sans cesse croissante des élèves nécessite le déplacement d’une soixantaine d’élèves vers la nouvelle annexe du Fort Neuf, l’école du Christ-Roi. Les frères quittent définitivement les Académies le 6 juin 1954 Rapporté par M. Jules Sawyer f.i.c. pour aller enseigner à la nouvelle école “St-François-Xavier” rue Ste-Elisabeth et ce jusqu’en 1968. De 1968 à 1978 ils dispensent leur savoir à l’école Romain-Robidoux qui deviendra après 1971 la polyvalente de la Magdeleine. Dès 1972 cependant, les disciples de Jean de la Mennais inaugurent une école privée dans les locaux de ce qui fut leur noviciat; c’est l’école Jean-de-la-Mennais dont la réputation quant à la qualité de l’enseignement n’est plus à faire. En 1976, les bâtiments de l’Académie St-Joseph, désaffectés depuis plusieurs années, sont vendus à l’encan par la Commission scolaire. Un incendie d’origine inconnue les rase complètement en janvier 1978. Cet incident malheureux vient soustraire au village des bâtisses sympathiques et bien intégrées au décor. La Société d’Habitation du Québec a récemment fait l’acquisition du terrain vacant afin d’y construire une résidence pour personnes âgées. Un comité de la SHLM travaille présentement à la constitution d’un dossier sur cet emplacement et ce dans le but d’obtenir du MAC la mise en œuvre de fouilles archéologiques avant la reconstruction. Ce comité souhaite aussi que la SHQ conserve le style d’architecture des anciennes Académies dans son projet d’habitations. Quiconque possède des informations pertinentes aux recherches de ce comité est prié d’en informer au plus tôt le signataire de cet article....

    Quatrième de couverture

    Pèlerinage au profit des Soeurs de la Providence

    Pèlerinage au profit des Soeurs de la Providence...

    Dans le prochain numéro

    La Société fête son dixième anniversaire ; une rencontre avec le ou la récipiendaire du prix T.A. Brisson, la vie et l’œuvre de Charles Auguste Bouthillier, une surprise sur la page couverture.

    La Société fête son dixième anniversaire ; une rencontre avec le ou la récipiendaire du prix T.A. Brisson, la vie et l’œuvre de Charles Auguste Bouthillier, une surprise sur la page couverture....

    Nouveaux membres

    St-James Ian

    Blanchard Marguerite

    Dionne Louise

    Melancon Serge

    Société historique de St-Constant

    Association touristique Richelieu Rive-Sud

    Comité d’histoire de Mouille-Pied

    St-James Ian Blanchard Marguerite Dionne Louise Melancon Serge Société historique de St-Constant Association touristique Richelieu Rive-Sud Comité d’histoire de Mouille-Pied...

    Acquisitions

    Inventaire préparé par Mme Héléna Doré-Désy.

    Titre

    Donateur

    En écoutant le Maréchal Foch

    Foch

    Souffrance et mort du maréchal

    Le maréchal Joffe

    The Days of Sir Wilfrid Laurier

    The Acadian Exiles

    Deux mois en Amérique du Nord

    Me Gérard Péladeau

    Nos soldats- Histoire militaire du Canada de 1604 à nos jours.

    Les Aînés de la SHLM

    Nos racines – nos. 1 à 96

    Les Aînés de la SHLM

    Nos racines – nos. 97 à 120

    Héléna Doré-Désy

    Le Canada ecclésiastique 1967

    Viateur Robert

    Inventaire des greffes des notaires.

    Index des greffes des notaires décédés (1645-1948).

    Patricia McGee-Fontaine

    “Les Communes” de l’abbé Elysé Choquet (2 copies)

    Père Jules Romme

    Histoire de St-Constant

    Donateur inconnu

     

    (suite au prochain numéro)

    Inventaire préparé par Mme Héléna Doré-Désy. Titre Donateur En écoutant le Maréchal Foch Foch Souffrance et mort du maréchal Le maréchal Joffe The Days of Sir Wilfrid Laurier The Acadian Exiles Deux mois en Amérique du Nord Me Gérard Péladeau Nos soldats- Histoire militaire du Canada de 1604 à nos jours. Les Aînés de la SHLM Nos racines – nos. 1 à 96 Les Aînés de la SHLM Nos racines – nos. 97 à 120 Héléna Doré-Désy Le Canada ecclésiastique 1967 Viateur Robert Inventaire des greffes des notaires. Index des greffes des notaires décédés (1645-1948). Patricia McGee-Fontaine “Les Communes” de l’abbé Elysé Choquet (2 copies) Père Jules Romme Histoire de St-Constant Donateur inconnu   (suite au prochain numéro)...

    Éditorial – L’âge d’or de l’histoire.

    La pensée était là de tout temps comme une ombre sur le placenta cosmique de la terre en formation. Elle allait, avec la patience de l'éternité, chercher pendant des milliards d'années l'habitacle qui conviendrait à son degré de perfection. L’homme ultime effort de ces millions de tâtonnements de l'ostracoderme au Cro Magnon, offrait enfin son encéphale à la conscience et à la réflexion. Du même coup l'histoire voyait le jour, témoin privilégié des désirs, des craintes et des accomplissements des sociétés humaines; avec le temps elle se grossirait et prendrait mille visages: oeuvres d'art, monuments, archives, document; sonores ou visuels et objets de culture domestique. Hélas ces restes du passé allaient trop souvent décevoir par leur fixité, leur détérioration et leur silence: il fallait trouver mieux. Et la solution devait nous venir de l'est.

    Que le Japon offre à la fois au monde contemporain une leçon de culture et de technologie, cela étonne et rassure. Maître incontesté de l'industrie de pointe, le pays du soleil levant propose un concept révolutionnaire qui fait voler en éclats l'image traditionnelle du musée. Sa réalisation pourtant est fort simple: reconnaître dans un premier pas les artisans dont la discipline perpétue de façon fidèle de très anciennes méthodes de fabrication (au Québec ce pourrait être un ébéniste qui réalise des meubles à la façon des ancêtres Français et ce en utilisant les outils de l'époque). Les artisans ainsi choisis se doivent de posséder une très longue expérience et être réputés pour l'extraordinaire qualité de leur art. Ces vénérables personnes sont par la suite subventionnées jusqu'à leur décès avec comme seule condition de se consacrer entièrement à la production, à la préservation et aussi et surtout à l'enseignement des mille secrets de leur art à de jeunes artisans prometteurs.

    Ils sont des musées à l'âge d'or certes, mais des musées bien vivants, mus par le dynamisme de l'évolution et de la créativité. Leur contact instruit, émeut et stimule, il procure à l'historien des joies que ne sauraient générer un fonds d'archives ou un artéfact particulièrement recherché.

    En changent ce qui doit être changé, l'expérience japonaise demeure réalisable dans notre région, La présence à LaPrairie du Centre d'accueil pour personnes âgées et la création du programme Nouveaux Horizons” rassemblent les conditions essentielles à la mise en oeuvre d'une politique de récupération des arts anciens. C'est sans tarder qu'il nous faut recueillir et favoriser la renaissance des métiers d'autrefois avant que les derniers dépositaires emportent à jamais dans la tombe leur science presque centenaire, A défaut de faire comme au Japon, on peut toujours réaliser des films, des photos ou des interviews sur ruban magnétique et dont le contenu s'ouvrirait à la fois à l'artisanat, aux métiers, à la petite histoire, voire même au folklore.

     Quoi qu'il en soit, agissons sans délai car pour plusieurs de ces vieux artisans il est déjà moins cinq à l'horloge du temps.

    La pensée était là de tout temps comme une ombre sur le placenta cosmique de la terre en formation. Elle allait, avec la patience de l'éternité, chercher pendant des milliards d'années l'habitacle qui conviendrait à son degré de perfection. L’homme ultime effort de ces millions de tâtonnements de l'ostracoderme au Cro Magnon, offrait enfin son encéphale à la conscience et à la réflexion. Du même coup l'histoire voyait le jour, témoin privilégié des désirs, des craintes et des accomplissements des sociétés humaines; avec le temps elle se grossirait et prendrait mille visages: oeuvres d'art, monuments, archives, document; sonores ou visuels et objets de culture domestique. Hélas ces restes du passé allaient trop souvent décevoir par leur fixité, leur détérioration et leur silence: il fallait trouver mieux. Et la solution devait nous venir de l'est. Que le Japon offre à la fois au monde contemporain une leçon de culture et de technologie, cela étonne et rassure. Maître incontesté de l'industrie de pointe, le pays du soleil levant propose un concept révolutionnaire qui fait voler en éclats l'image traditionnelle du musée. Sa réalisation pourtant est fort simple: reconnaître dans un premier pas les artisans dont la discipline perpétue de façon fidèle de très anciennes méthodes de fabrication (au Québec ce pourrait être un ébéniste qui réalise des meubles à la façon des ancêtres Français et ce en utilisant les outils de l'époque). Les artisans ainsi choisis se doivent de posséder une très longue expérience et être réputés pour l'extraordinaire qualité de leur art. Ces vénérables personnes sont par la suite subventionnées jusqu'à leur décès avec comme seule condition de se consacrer entièrement à la production, à la préservation et aussi et surtout à l'enseignement des mille secrets de leur art à de jeunes artisans prometteurs. Ils sont des musées à l'âge d'or certes, mais des musées bien vivants, mus par le dynamisme de l'évolution et de la créativité. Leur contact instruit, émeut et stimule, il procure à l'historien des joies que ne sauraient générer un fonds d'archives ou un artéfact particulièrement recherché. En changent ce qui doit être changé, l'expérience japonaise demeure réalisable dans notre région, La présence à LaPrairie du Centre d'accueil pour personnes âgées et la création du programme “Nouveaux Horizons” rassemblent les conditions essentielles à la mise en oeuvre d'une politique de récupération des arts anciens. C'est sans tarder qu'il nous faut recueillir et favoriser la renaissance des métiers d'autrefois avant que les derniers dépositaires emportent à jamais dans la tombe leur science presque centenaire, A défaut de faire comme au Japon, on peut toujours réaliser des films, des photos ou des interviews sur ruban magnétique et dont le contenu s'ouvrirait à la fois à l'artisanat, aux métiers, à la petite histoire, voire même au folklore.  Quoi qu'il en soit, agissons sans délai car pour plusieurs de ces vieux artisans il est déjà moins cinq à l'horloge du temps. ...

    Le Bastion

    Novembre 1982     “Le Bastion”

    Bulletin officiel de la Société historique de LaPrairie de la Magdeleine

    C.P. 131

    LaPrairie, P. Q.

    J5R 3Y2

     

    La parution de ce troisième numéro du Bastion n’aurait jamais été pensable sans la généreuse contribution monétaire de tous les citoyens de la Ville de LaPrairie.

    En prenant cette initiative, le maire M. Denis Lamarche et tous les conseillers municipaux ont tenu à souligner l’excellence du travail accompli par la SHLM depuis dix ans déjà.

     

    Directeur: Gaétan Bourdages

     

    Rédaction:

    Gaétan Bourdages

    André Taillon

    Michel Létourneau

    Robert Mailhot

    Jules Sawyer

    Héléna Doré-Désy

     

    Maquette: André Taillon

     

    Photos et dactylographie par: Gaétan Bourdages

     

    Dépôt légal: Second trimestre de 1982.

     

    Couverture: dessin à la plume réalisé en 1897.

     

    Xérographie: M. Bergeron f.i.c.       

    Novembre 1982     “Le Bastion” Bulletin officiel de la Société historique de LaPrairie de la Magdeleine C.P. 131 LaPrairie, P. Q. J5R 3Y2   La parution de ce troisième numéro du Bastion n’aurait jamais été pensable sans la généreuse contribution monétaire de tous les citoyens de la Ville de LaPrairie. En prenant cette initiative, le maire M. Denis Lamarche et tous les conseillers municipaux ont tenu à souligner l’excellence du travail accompli par la SHLM depuis dix ans déjà.   Directeur: Gaétan Bourdages   Rédaction: Gaétan Bourdages André Taillon Michel Létourneau Robert Mailhot Jules Sawyer Héléna Doré-Désy   Maquette: André Taillon   Photos et dactylographie par: Gaétan Bourdages   Dépôt légal: Second trimestre de 1982.   Couverture: dessin à la plume réalisé en 1897.   Xérographie: M. Bergeron f.i.c.       ...

    Zonage

    En août dernier un comité de la SHIM savamment mené par l'architecte Michel Létourneau rencontrait le maire, le gérant et l'ingénieur de la Ville de LaPrairie afin de leur faire part au nom de la Société de certaines recommandations relatives au nouveau règlement de zonage.

    La SHLM s'est dite satisfaite de l'ensemble du règlement. Hormis quelques déceptions, l'administration municipale a répondu plutôt favorablement aux demandes et aux remarques exprimées par notre comité. L'essentiel des échanges est relaté de façon sommaire dans les lignes qui suivent; l'éditeur suggère aux lecteurs avides de plus amples explications de consulter le procès-verbal de la réunion; lequel est disponible à nos locaux.

    1.demande de la SHLM: qu'on ajoute un paragraphe signalant aux résidents de l'arrondissement la nécessité d'obtenir un permis du MAC pour exécuter des travaux à l'extérieur des bâtisses.

    réponse de la Ville: accepté.

    2. demande: qu'on traite le cas "Rose et Laflamme" comme dérogatoire, ce qui permettrait en cas de fermeture de l'usine de récupérer la rue St-Louis.

    réponse: la Ville assure que la situation actuelle ne saurait empirer.

    3. demande: La SHLM souhaite que les habitations éventuellement construites face à l’Olympia soient réduites de 14 à 3 étages.

    réponse: la hauteur sera réduite à 12 étages.

    4. demande: qu'on réduise à 25% le pourcentage d'agrandissement permi pour les usages dérogatoires à l'intérieur de l'arrondissement.

    réponse: on maintient le pourcentage permi à 50%.

    5. demande: qu'on limite les commerces type de "voisinage" au rez-de-chaussée et les logements aux étages supérieurs pour les zones R-5.

    réponse: il est accepté qu'aucun commerce ne soit sans logement.

    6. demande: le présent règlement ne devrait pas favoriser la création de nouveaux stationnements au détriment de lots vacants.

    réponse: la Ville n'a pas modifié le règlement dans le sens de notre demande, elle nous assure cependant d'un contrôle vigilant à ce sujet.

    7. demande: afin de ne pas briser la trame actuelle de l'alignement des bâtisses le long des rues, la marge de "recul avant" pour toute nouvelle construction devrait être la moyenne des marges de recul des bâtisses voisines.

    réponse: la marge de recul est fixée à 0 i.e. sur le trottoir.

    8. demande: afin de favoriser les toits à combles inclinés, la hauteur maximum des édifices dans l'arrondissement devrait être ramenée à deux étages et demi.

    réponse: accepté.

    9. La Société et la Ville s'entendent sur une définition plus précise du mot “bruit” ; à inclure au présent règlement.

    En août dernier un comité de la SHIM savamment mené par l'architecte Michel Létourneau rencontrait le maire, le gérant et l'ingénieur de la Ville de LaPrairie afin de leur faire part au nom de la Société de certaines recommandations relatives au nouveau règlement de zonage. La SHLM s'est dite satisfaite de l'ensemble du règlement. Hormis quelques déceptions, l'administration municipale a répondu plutôt favorablement aux demandes et aux remarques exprimées par notre comité. L'essentiel des échanges est relaté de façon sommaire dans les lignes qui suivent; l'éditeur suggère aux lecteurs avides de plus amples explications de consulter le procès-verbal de la réunion; lequel est disponible à nos locaux. 1.demande de la SHLM: qu'on ajoute un paragraphe signalant aux résidents de l'arrondissement la nécessité d'obtenir un permis du MAC pour exécuter des travaux à l'extérieur des bâtisses. réponse de la Ville: accepté. 2. demande: qu'on traite le cas "Rose et Laflamme" comme dérogatoire, ce qui permettrait en cas de fermeture de l'usine de récupérer la rue St-Louis. réponse: la Ville assure que la situation actuelle ne saurait empirer. 3. demande: La SHLM souhaite que les habitations éventuellement construites face à l’Olympia soient réduites de 14 à 3 étages. réponse: la hauteur sera réduite à 12 étages. 4. demande: qu'on réduise à 25% le pourcentage d'agrandissement permi pour les usages dérogatoires à l'intérieur de l'arrondissement. réponse: on maintient le pourcentage permi à 50%. 5. demande: qu'on limite les commerces type de "voisinage" au rez-de-chaussée et les logements aux étages supérieurs pour les zones R-5. réponse: il est accepté qu'aucun commerce ne soit sans logement. 6. demande: le présent règlement ne devrait pas favoriser la création de nouveaux stationnements au détriment de lots vacants. réponse: la Ville n'a pas modifié le règlement dans le sens de notre demande, elle nous assure cependant d'un contrôle vigilant à ce sujet. 7. demande: afin de ne pas briser la trame actuelle de l'alignement des bâtisses le long des rues, la marge de "recul avant" pour toute nouvelle construction devrait être la moyenne des marges de recul des bâtisses voisines. réponse: la marge de recul est fixée à 0 i.e. sur le trottoir. 8. demande: afin de favoriser les toits à combles inclinés, la hauteur maximum des édifices dans l'arrondissement devrait être ramenée à deux étages et demi. réponse: accepté. 9. La Société et la Ville s'entendent sur une définition plus précise du mot “bruit” ; à inclure au présent règlement....

    La commune

    Le 27 octobre dernier, M. Ildège Brosseau, assistant-greffier du dernier groupe des syndics de la Commune de LaPrairie, donnait à nos locaux une conférence fort appréciée sur les trois années qui précédèrent la fin de la Commune (1963-1966) et la répartition qui s'ensuivit auprès des censitaires de la Seigneurie.

    L'occasion s'avéra unique puisque M. Brosseau était accompagné des quatre autres syndics de son groupe dont le dernier président, M. Donat Duquette. L'enregistrement de la causerie sur ruban magnétique allait donner à la logothèque de la Société son premier joyau. Nous devions également recevoir de M. Brosseau l'invitation à photocopier tous ses documents: trésor inestimable pour nos archives. Enfin M. Edouard Doucet de Longueuil nous apprenait que la Commune d'Yamaska existe toujours mais qu'on est en voie d'en régler la répartition; nous n'étions donc plus les derniers à avoir utilisé une Commune. On se devait de clore la soirée par une séance de photos; nous vous offrons ces beaux souvenirs à la page suivante.

    Les derniers syndics de la Commune de LaPrairie. De gauche à droite : M. Robert Coupal (syndic), M. Pierre Gagnon (syndic), M. Lucien Ferdais (syndic), M. Donat Duquette (président) et M. Ildège Brosseau (assistant-greffier).
    N.B. N’apparaît pas sur la photo le Notaire Paul Boucher alors secrétaire du groupe ; il est décédé depuis.

     

    Le conférencier : M. Ildège Brosseau

     

    M. Donat Duquette, Dernier président des syndics

     

    M. Gilles Lussier c.a. (il vérifia en 1966 les comptes de la répartition de la Commune). À droite : M. Ildège Brosseau.

     

    Le 27 octobre dernier, M. Ildège Brosseau, assistant-greffier du dernier groupe des syndics de la Commune de LaPrairie, donnait à nos locaux une conférence fort appréciée sur les trois années qui précédèrent la fin de la Commune (1963-1966) et la répartition qui s'ensuivit auprès des censitaires de la Seigneurie. L'occasion s'avéra unique puisque M. Brosseau était accompagné des quatre autres syndics de son groupe dont le dernier président, M. Donat Duquette. L'enregistrement de la causerie sur ruban magnétique allait donner à la logothèque de la Société son premier joyau. Nous devions également recevoir de M. Brosseau l'invitation à photocopier tous ses documents: trésor inestimable pour nos archives. Enfin M. Edouard Doucet de Longueuil nous apprenait que la Commune d'Yamaska existe toujours mais qu'on est en voie d'en régler la répartition; nous n'étions donc plus les derniers à avoir utilisé une Commune. On se devait de clore la soirée par une séance de photos; nous vous offrons ces beaux souvenirs à la page suivante. Les derniers syndics de la Commune de LaPrairie. De gauche à droite : M. Robert Coupal (syndic), M. Pierre Gagnon (syndic), M. Lucien Ferdais (syndic), M. Donat Duquette (président) et M. Ildège Brosseau (assistant-greffier). N.B. N’apparaît pas sur la photo le Notaire Paul Boucher alors secrétaire du groupe ; il est décédé depuis.   Le conférencier : M. Ildège Brosseau   M. Donat Duquette, Dernier président des syndics   M. Gilles Lussier c.a. (il vérifia en 1966 les comptes de la répartition de la Commune). À droite : M. Ildège Brosseau.  ...