- Au jour le jour, mai 1995
Généalogie de Paul Racine
|
Paul Racine |
|
|
|
André Racine Fernande Oligny |
Notre-Dame-de-Lourdes Saint-Jean-sur-Richelieu 20 février 1960 |
Eximer Oligny Elisa Chagnon |
|
Armand Racine Laurentia Langlois |
La Nativité de La Prairie 29 septembre 1920 |
Joseph Langlois Arthémise Bleau |
|
Joseph-Louis Racine Alphonsine Bisaillon |
Saint-Luc-sur-Richelieu 11 février 1890 |
Paul Bisaillon Eugénie Brossard |
|
Julien Racine Onésime Piédalue |
Saint-Joseph de Chambly 14 janvier 1862 |
Julien Piédalue Elisabeth Dubuc |
|
François Racine Clothilde Brosseau |
La Nativité de La Prairie 10 novembre 1817 |
Hyppolyte Brosseau Catherine Bétourne |
|
Charles Racine Catherine Baillargeon |
La Nativité de La Prairie 23 novembre 1795 |
Jean-Baptiste Baillargeon Josephte Desnoyers |
|
François Racine Marie-Angélique Deniger |
La Nativité de La Prairie 13 novembre 1762 |
Laurent Deniger Angélique Lonquetin |
|
François Racine Geneviève Veau-Sylvain |
Sainte-Anne-de-Beaupré 18 avril 1717 |
Étienne Veau-Sylvain Marguerite Gagnon |
|
François Racine Marie Boucher/Morency |
Sainte-Famille de L’Ile d’Orléans 29 octobre 1676 |
Guillaume Boucher/Morency Marie Paradis |
|
Estienne Racine Marguerite Martin |
Notre-Dame de Québec 22 mai 1638 |
Abraham Martin Marguerite Langlois |
|
René Racine Marie Loysel |
Saint-Germain de Fumichon Normandie (Calvados) |
|
- Au jour le jour, mai 1995
La coupe de la glace
Dès le mois de décembre, après les premières grosses gelées, monsieur Langlois examinait le fleuve pour savoir où serait la meilleure place pour ouvrir le chantier. Tout dépendait du vent et de la neige accumulée sur la glace. Le chantier se situait au large, pour ne pas avoir les débris qui descendaient le fleuve et qui se ramassaient dans le bassin de La Prairie.
Si beaucoup de neige s'accumulait, il fallait, au temps approprié, gratter la neige pour que la glace puisse épaissir davantage.
Vers la fin de janvier, début de février, on décidait d'ouvrir le chantier. Habituellement, c'était au large de l'ancien quai de La Prairie, entre La Prairie et la Pointe à Moquin à Brosseau.
Les fêtes de Noël étant passées, les gens jetaient leurs arbres de Noël et les petits frères Dupré les ramassaient pour monsieur Langlois. On les utilisait pour baliser le chemin qui allait au site du chantier. On transportait ensuite les machines nécessaires, le palan, le monte-charge, les scies et autres outils pour ouvrir le trou et faire le canal pour monter les blocs de glace. On sciait la glace avec une grande scie et une scie mécanique en patrons de 36" x 48". Une fois le canal ouvert et le monte-charge installé, les hommes décollaient une bande de glace pour l'amener vers le canal. Une fois rendus dans le canal, les hommes, avec un grand pic, donnaient un coup sec pour séparer les blocs, qui remontaient le monte-charge pour arriver dans les "sleigh" (les premières années), ensuite sur la plate-forme d'un camion pour être transportés à la glacière contenant 4 000 tonnes, situé sur la rue Saint-Laurent. Quelques années après, il y eut une deuxième glacière sur la rue Capitale. Les murs des glacières étaient remplis de brin de scie pour garder la fraîcheur car ces blocs de glace devaient durer tout l'été. Un élévateur extérieur servait à monter les blocs.
Tous les hommes travaillant au chantier portaient des grappins par-dessus leurs bottes afin de ne pas glisser sur la glace. Ces grappins étaient faits avec un morceau de fer, des pics et deux bandes pour les attacher. Durant toutes les années que monsieur Langlois a fait chantier, il n'y a pas eu d'accident grave.
Une année, vers 11 :00 a.m., en marchant sur la glace, monsieur Langlois entendit un bruit étrange venant de sous la glace et pressentit un danger. Alors, il a demandé aux hommes de monter tout l'équipement avant d'aller dîner. A leur retour, vers 14:00 p.m., toute la place où était le chantier était sous l'eau. C'était vraiment un miracle qu'il n'y ait pas eu d'accident ou perte; la bénédiction de Dieu a protégé les hommes.
Les années se suivaient mais ne se ressemblaient pas. Les jours où il faisait un froid sibérien, difficile à endurer, monsieur Langlois emportait un grand chaudron de café chaud, additionné d'un peu de rhum ou de cognac afin que les hommes n'attrapent pas de mal.
Je veux rendre hommage à tous les hommes qui ont bravé le froid et le danger afin que d'autres aient un peu plus de confort.
- Au jour le jour, avril 1995
Présentation et bilan final des deux volets d’activité du poste d’historienne-archiviste (Article 25, poste : Diane Le Blanc)
1-Classement général des fonds
Onze fonds ont été triés, inventoriés et reclassés selon les normes des Archives nationales du Québec. De plus, chacun d’eux est aujourd’hui conservé dans un système de classement plus adéquat, c’est-à-dire dans des fiches identifiées à l’intérieur de chemises suspendues.
P3 : Fonds Élisée Choquet / En vidant mon carquois
37 dossiers
P4 : Fonds Ernest Rochette
35 dossiers
P5 : Fonds Jules Romme
73 dossiers
P6 : Fonds Rébellion 1837-1838
172 dossiers
P10 : Fonds La Prairie d’hier
153 dossiers
P11 : Fonds La Prairie d’aujourd’hui
349 dossiers
P15 : Fonds Raymond
25 dossiers
P16 : Fonds Denault
92 dossiers
P17 : Fonds Emmanuel Desrosiers
5 dossiers
P18 : Fonds Monique Bariault / Potentiel archéologique
38 dossiers
P30 : Fonds de la Chambre de commerce
73 dossiers
Chaque fonds a son répertoire numérique en plus d’un sommaire du contenu de chaque dossier.
2- Informatisation de ces fonds
Tout d’abord, le travail de collaboration avec l’informaticien pour l’entrée de données a été faite une première fois et révisée avec lui afin de le mettre au courant des problèmes de compréhension et d’application du système.
Dans un deuxième temps, la collaboration avec M. Normand Charbonneau, des Archives nationales du Québec à Montréal, est au stade où celui-ci s’est rendu sur place pour vérifier les mises en application des règles de description des documents d’archives à l’informatique. Une version finale doit lui être envoyée afin d’être vérifiée à nouveau.
Et enfin, certains fonds ont été traités à l’intérieur de ce système mais ne peuvent être considérés comme complétés.
- Au jour le jour, avril 1995
Remerciements
Nos remerciements les plus sincères vont à Anne-Marie Monette et Isabelle Parisien pour l’excellent travail dans le cadre du programme “Meilleurs jumelages” (emploi offert aux étudiants pendant l’année académique). Elles ont collaboré à la préparation de l’exposition archéologique et en ont fait la mise en place. Elles ont également participé au classement photographique et cartographique et ont complété le classement de notre bibliothèque.
Un gros merci à Diane LeBlanc qui nous quitte aussi, mais laisse derrière elle un héritage remarquable, comme vous pourrez le constater par le rapport final. C’est un travail considérable qui a été effectué et qui amène la S.H.L.M. à devenir un chef de file dans certaines réalisations informatiques.
Nous voulons aussi remercier Brigitte Fortin, qui nous a donné un sérieux coup de main en publicité. Ses préoccupations iront davantage vers sa petite famille grandissante. Elle gardera cependant la responsabilité des conférences de chaque mois, tâche qu’elle s’acquitte admirablement.
- Au jour le jour, avril 1995
Dons
The telephone history of La Prairie, Québec, par Mary A. G. McPhail, May 24, 1955, 19 pages. (Don de Réal Legault)
Téléphone, La Prairie, renseignements divers, 1990, 1904, etc, 6 pages. (Don de Réal Legault)
Quatre boîtes de chemises cartonnées, format légal, pour classer nos documents (1 500 chemises) (Don de Édouard Légaré)
16 étagères de métal pour classer nos différents documents. Reçu du Bureau de la publicité des droits de La Prairie, par M. Claude Chouinard (autrefois Bureau d’enregistrements). Ces étagères nous seront très utiles.
- Au jour le jour, avril 1995
Les Prévost-Provost
Madame Louise Provost-Dupré a présenté d’une manière très éloquente la rencontre des familles Prévost-Provost à l’émission télévisée de Radio-Canada, le 13 mars à 13h30. Cette rencontre aura lieu à La Prairie le 11 juin et les membres de la Société historique recevront ces Prévost-Provost au Musée, au local de la S.H.L.M.. Merci à madame Louise Dupré pour avoir chaleureusement souligné la participation de la S.H.L.M..
- Au jour le jour, avril 1995
Au tableau d’honneur
Lors du souper annuel des bénévoles de La Prairie le 25 mars dernier, madame Patricia McGee Fontaine a été honorée comme bénévole émérite dans le secteur culturel. Nous en sommes tous fiers.
- Au jour le jour, avril 1995
Décès
Le 2 mars 1995, à l’âge de 61 ans, est décédée Madeleine Lussier, épouse de Claude Denis. Elle était la belle-sœur de Madame Céline Lussier ainsi que la mère d’André Denis, informaticien, qui a élaboré plusieurs programmes pour la S.H.L.M.. Nos sincères condoléances aux familles éprouvées.
- Au jour le jour, avril 1995
Voeux
Monsieur Réal Legault a dû faire un séjour à l’hôpital pour une opération, il fut le premier président de notre Société; celle-ci lui offre ses meilleurs vœux de prompt rétablissement et bonne santé.
- Au jour le jour, avril 1995
Érable à sucre (suite)
Beaucoup d’Amérindiens entretenaient des légendes sur l’origine du sirop d’érable, dont la suivante qui se perd dans la nuit des temps et que nous empruntons, en substance, à Blodwen Davies, dans Québec : Portrait of a Province. Il y a bien longtemps de cela, Noromis, la Mère de la Terre, désirant gâter ses enfants, imagina une friandise délectable : le sirop d’érable. Elle entailla des érables et, merveille! Dès qu’elle mit des godets au-dessous des incisions, jaillit un épais et délicieux sirop, prêt pour la dégustation, qu’elle s’empressa d’offrir à ses chérubins…
Son petit-fils, Manabush, malicieusement contestataire, accepta mal la création de sa grand-mère. Or, un jour, alors qu’elle s’affairait à remplir des godets d’écorce de bouleau des érables entaillés, il s’amena vers elle et lui dit : “Grand-mère, il n’est pas bon que le sirop vienne si facilement. C’est encourager la paresse. Le sirop doit être le fruit de l’effort, du travail. C’est pourquoi les hommes et les femmes doivent couper les arbres pour faire les feux et produire le sirop.”
Nokomis ne l’entendait pas ainsi. Elle était d’avis que ses chers enfants méritaient le sirop d’érable au naturel, sans passer par la production astreignante. Manabush, lui, tint mordicus à son idée… Il grimpa au faîte des érables et versa de l’eau dans les troncs pour diluer le sirop et en faire de la sève. Son opération ayant réussi, il s’écria en algonquien “sinzioikwar” pour désigner l’eau sucrée. Puis, toute la tribu se mit à l’œuvre pour reproduire le sirop qui ne fut pas moins savoureux…
Beaucoup plus tard, c’est une femme qui fut l’initiatrice de la production, cette fois-ci, du sucre d’érable : Agathe de Saint-Père, épouse de Pierre Legardeur de Repentigny. Cette famille possédait une propriété à Montréal et un manoir près de l’Assomption.
Or, peu après une nouvelle déclaration de guerre entre la France et l’Angleterre, en 1702, des navires anglais recommencèrent à bloquer les communications entre la France et la Nouvelle-France. Beaucoup de vivres vinrent à manquer, dont le sucre. Femme intelligente, réaliste et dynamique, Agathe de Saint-Père demanda à ses amis amérindiens de l’initier à la fabrication du sucre d’érable. Elle passa tout l’hiver à se préparer avec ses voisins français et indiens. Le printemps venu, on se mit avec ardeur à la taille des érables et à la production du sucre. L’opération réussit pleinement. Quelques années plus tard, Agathe de Saint-Père rapportait au roi de France qu’on produisait annuellement, dans la colonie montréalaise, 30,000 livres de sucre d’érable.
Aujourd’hui, les produits de l’érable atteignent 25 millions de kilogrammes par année, dont environ les deux tiers proviennent du Québec.
Tiré de “L’indien généreux” par Louise Côté, Louis Tardinel et Denis Vaugeois, pp. 123-124.