- Au jour le jour, mars 1995
Conférence
Notre conférencier du mois de mars sera Monsieur Michel Létourneau, architecte.
Monsieur Létourneau est professeur à l'Académie internationale de Design de Montréal, il est co-auteur du livre "La Nativité de La Prairie", il a aussi participé à la réalisation du livre "La Prairie Images d'hier".
Président de la Fondation Royal-Roussillon pour la protection du patrimoine, Michel Létourneau nous entretiendra sur le régime seigneurial dans la M.R.C. de Roussillon (1635-1854). Les 11 municipalités de la M.R.C. sont issues de quatre seigneuries-mères: La Seigneurie de La Prairie (1667), de Châteauguay (1673), du Sault St-Louis (1680) et de Lasalle (1750). Il nous démontrera comment se définissait ce régime seigneurial dans la vieille France et son adaptation à un nouveau monde où tout reste à faire.
Monsieur Létourneau nous présentera des personnages importants qui sont intervenus en faveur du développement du gouvernement de Montréal, dans le contexte difficile de guerre franco-iroquoise.
Suite à la persistance du bourg de Montréal et à l'intervention du régiment de Carignan Salières, une paix temporaire avec les cinq nations iroquoises favorise l'implantation de nouvelles seigneuries sur la rive-sud de Montréal. Sans prétendre illustrer toute l'histoire de ces seigneuries, Monsieur Michel Létourneau tentera de faire ressortir les événements importants, de situer les domaines seigneuriaux, leurs manoirs et leurs moulins.
C'est un rendez-vous à ne pas manquer, mercredi le 15 mars à 20 heures, aux locaux de la Société historique de La Prairie de la Magdeleine situés au 249 de la rue Sainte-Marie, dans le Vieux-La Prairie. L'entrée est gratuite, pour renseignements, vous pouvez téléphoner au 659-1393.
- Au jour le jour, février 1995
L’archéologie dans le Vieux-La Prairie, un patrimoine à découvrir, une richesse à préserver (suite)
IV L'arrivée des Blancs, période historique
• A l'arrivée des Blancs au XVIIe siècle, ceux-ci occupent le sol du lot 94. Ils érigent une palissade et construisent leurs habitations. Les fouilles archéologiques ont permis de découvrir des vestiges architecturaux dans les couches d'habitations fin XVIIe siècle, 1667 à …
• Ces vestiges permettent de documenter certains modes de vie domestique en Nouvelle-France à cette époque. Ce type d'information archéologique est très rare au Québec.
• L'arrondissement historique de La Prairie est une enclave dans la Ville de La Prairie grandissante. Ce site historique permet de conserver l'identité culturelle de La Prairie.
V Protéger, mettre en valeur le site 94 et le Vieux-La Prairie
• Le Vieux-La Prairie, plus particulièrement le site du lot 94, est d'une grande valeur patrimoniale. Ce que les fouilles de l'été 1994 ont permis de découvrir permettent de deviner ce qu'on pourrait découvrir dans l'avenir.
• Les citoyens se doivent d'agir en "police" du patrimoine. Les élus municipaux devraient établir des programmes permanents de recherches et de sauvegarde.
• Il ne faut pas oublier que le patrimoine enfoui est une richesse non renouvelable. Il s'agirait d'établir une programmation d'inventaires archéologiques systématiques et de mettre en place certains outils de gestion. Ceci ne signifie pas des budgets astronomiques mais requiert une politique éclairée et efficace.
Soulignons la présence de 3 conseillers de la Ville de La Prairie à cette conférence de M. François Véronneau: Mme Louise Tremblay, M. Léopold Perron et M. Claude Taillefer.
- Au jour le jour, février 1995
Décès
Nous désirons offrir nos condoléances à Robert Champoux et sa famille, ancien président de la S.H.L.M., pour le décès de sa mère.
- Au jour le jour, février 1995
En vente au musée
Trois cents ans de mission de la Congrégation de Notre-Dame à La Prairie, soeur Jeannine Sévigny, C.N.D. collection Héritage, 1994, 48 pages.
Fascicule à tirage limité, écrit par une historienne chevronnée, qui permet de connaître l'histoire de la présence des religieuses de la C.N.D. à partir de l'époque de la Fondatrice Marguerite Bourgeoys (1620-1700) à l'année de leur départ de La Prairie en 1969.
Le "couvent", acheté par la Ville de La Prairie, est devenu la "Maison-à-tout-le-monde" que nous connaissons bien aujourd'hui.
Quelques religieuses de la C.N.D. continueront à enseigner dans les écoles publiques de La Prairie jusqu'au début des années 80. Elles résideront à Chambly, Boucherville et Montréal.
Prix demandé : $4.00, s'adresser au Musée, 659-1393
- Au jour le jour, février 1995
Généalogie de Claude Robert (suite)
CLAUDE ROBERT
Né à Saint-Rémi de Napierville le 2 décembre 1930, fils aîné de cultivateur, il fit ses études classiques au Séminaire de Saint-Jean-sur-Richelieu et au collège Marie-Médiatrice. Puis, il est devenu un universitaire multidisciplinaire: la littérature, l'administration et le cinéma. En 1952, il commence une carrière de 16 ans à Radio-Canada qu'il termine à titre de directeur de production de la série D'Iberville. Ensuite, il part pour l'Europe pour parfaire ses connaissances en littérature et il séjourne en France, en Espagne, en Italie, en Grèce et en Allemagne. Revenu au Québec, il devient le directeur général adjoint à Radio-Québec. Il oeuvrera pendant 20 ans principalement à titre de vice-président. Enfin, la retraite lui tend les bras et il commet son premier roman « Y parait que … ». Étant encore un homme d'avant-garde, il se paie le luxe d'un cancer. Ébréché par les inconvénients de la chimiothérapie, il commence à s'adonner à la généalogie pour balayer de sa tête l'anxiété des préarrangements. Il devient sociétaire de la Société Historique de La Prairie de la Magdeleine et du Club de Généalogie de Longueuil. Il s'accroche à la généalogie comme un noyé à une roche, le cancer retraite et il recommence à écrire: « Comment faire un livre de famille », « Les Patenaude », « Les Lefrançois », « Les de Varennes », « Les Coutu ». Aujourd'hui, après avoir été secrétaire du Club de Généalogie de Longueuil, il est le président directeur général. Il travaille environ 70 heures par semaines et il aimerait pouvoir en faire plus.
LES ROBERT
Claude Robert est un descendant direct du patriote Joseph-Marie Robert, pendu sur un échafaud au-dessus du portail de la prison du Pied-du-Courant, le 18 janvier 1839. Son arrière-arrière-grand-mère Zoé Robert était la fille du patriote et son arrière-arrière-grand-père Pierre Robert était au même titre que le patriote des descendants de François Robert et de Marie Lanctôt.
Son premier ancêtre Louis, dont le père André Robert était propriétaire du cabaret "le Lion d'argent" à la Rochelle, quitta le port de La Rochelle le 24 mai 1665 à bord du Saint-Sébastien pour arriver à Québec le 14 septembre 1665. Il vécut en premier lieu à Trois-Rivières puis à Boucherville. Il était soldat dans le régiment Carignan-Salières, laboureur et surtout cordonnier. Au grand dam d'Yves St-Laurent, Louis Robert griffait ses chaussures comme ceci: LR.
LA DEVISE DE CLAUDE ROBERT:
Il n’y a rien d’impossible si tu y crois
- Au jour le jour, février 1995
Généalogie de Claude Robert
| Claude Robert | ||
|
Hervé Robert Gabrielle Patenaude |
Ste-Philomène 24 octobre 1928 |
Zénon Patenaude Eva Lécuyer |
|
Ulricque Robert Eugénie de Montigny |
La Prairie 26 septembre 1887 |
François de Montigny Claire Marotte |
|
Onésime Robert Adèle Lanctôt |
St-Michel 07 juillet 1857 |
François Lanctôt Amable Davis |
|
Pierre Robert Zoé Robert |
St-Philippe 15 juin 1828 |
Joseph Robert Josephte Lanctôt |
|
Pierre Robert Marie Quintal |
St-Constant 15 novembre 1802 |
François Quintal Marie Hébert |
|
Pierre Robert Marie-Josephte Patenôtre |
St-Philippe 26 novembre 1764 |
Joseph Patenôtre Marie Deneau |
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François Robert Marie-Charlotte Robin |
Longueuil 11 mai 1739 |
Michel Robin Angélique Dupré |
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François Robert Marie Lanctôt |
Longueuil 26 juin 1712 |
François Lanctôt Marguerite Ménard |
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Louis Robert Marie Bourgery |
Trois-Rivières 25 novembre 1666 |
Jean-Baptiste Bourgery Marie Gendre |
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André Robert Catherine Bonain |
Ste-Marguerite Larochelle, Aunis, Fr. |
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Pierre Robert Léonne Rembault |
Breuilaufa Haute-Vienne, France |
- Au jour le jour, février 1995
Dons
Saint-Philippe Souvenirs
Tome I, 250eme anniversaire. Historique paroissial 1774-1994, Éditions Élodie, 1994. Don de l’auteur Madame Élodie Parent-Babin, 317 pages. L’auteur présente ainsi son livre : "Histoire paroissiale et religieuse depuis ses débuts à 1994. Plus de 300 pages, plus de 600 photos, reproductions et cartes permettent de retourner dans le temps."
Plans de la Seigneurie, côte St-François-Xavier, avant 1760 (5 exemplaires)
Reproductions de plans superposés du Village de La Prairie (1704-1978) don de René Barbeau.
1908 Sears, Roebeck Catalogue, U.S.A. don de Jacqueline Pigeon-Moquin.
Ce catalogue de 1185 pages est une mine inépuisable de croquis et descriptions pour une multitude d'objets utilisés au début du siècle. On peut passer des heures fort intéressantes à le consulter au local de la Société. Que diriez-vous d'un vaisselier de chêne solide au prix de $5.35 (p. 378)?
Photo souvenir du 80e anniversaire de naissance de Mme Auguste Raquepas, La Prairie, 20 février 1944. (près de 200 personnes) don de Philippe Lemieux.
Histoire du pays acadien, 1604-1976, 155 pages, collectif d'auteurs. don de Lionel Fugère.
- Au jour le jour, février 1995
L’archéologie dans le Vieux-La Prairie, un patrimoine à découvrir, une richesse à préserver
Extraits de la conférence présentée à la Société historique de La Prairie de la Magdeleine, le 18 janvier 1995.
Conférencier: M. François Véronneau, archéologue
I Le sol naturel
Lot 94 : ce qui a été trouvé et mis à jour
• Grâce aux forages réalisés {carottage 7.3 mm de diamètre) et à l'excavation effectuée par la pelle mécanique, une identification de certains alignements de pieux au fond a pu se faire et on a atteint le sol naturel à une profondeur de 2.50 mètres du niveau actuel.
• Dans ce sol naturel, on a trouvé un éclat de siltstone (référer à SILEX en Europe – pierre sablonneuse assez tendre que l'on fendait pour en faire des pointes de flèche). Cet éclat de siltstone suggère une ancienne coupe d'habitat amérindien préhistorique (avant l'arrivée des Blancs).
• Par les historiens, nous apprenons que les bords du fleuve St-Laurent étaient occupés par la Confédération iroquoise, dont les Mohawks. On était alors à l'âge de pierre, et le site découvert était sur la plage de sable.
II Pieux plantés dans le sol naturel
• Ce sol naturel a gardé trace de certaines petites tranchées de construction dans lesquelles des pieux avaient été implantés. Il était possible de suivre dans le sable original les axes définis des pieux plantés dans le sable de la plage préhistorique.
III Première palissade de 1689 (village fortifié)
• Les vestiges reliés à la palissade sont des bouts de pieux, fendus de moitié, aux extrémités parfois taillées en biseau ou sciées à angle droit.
• Ces bouts de pieux sont dans une tranchée remblayée dans laquelle on voit l'emplacement de ces bouts de pieux plus ou moins centrés. Ces pieux formaient la palissade de 1689. Cette palissade était un ouvrage défensif.
• Ces vestiges sont uniques par leur nature, leur ancienneté, leur conservation. Ces vestiges sont une richesse inestimable du patrimoine de La Prairie et du patrimoine du Québec en général. Ce "trésor" oblige à une surveillance archéologique de toutes excavations éventuelles du lot 94, d'une portion de la rue Saint-Georges, plus à l'ouest et au-delà sous l'actuelle rue Saint-Ignace.
- Au jour le jour, février 1995
Conférence
La conférence ce mois-ci sera donnée par Madame Élodie Parent-Babin, elle nous entretiendra du livre qu’elle vient d’écrire « Saint-Philippe Souvenirs ».
Madame Élodie Parent-Babin est née à Saint-Philippe le 24 juillet 1935. Elle a été institutrice dans la région. En 1953, elle reçoit la médaille du Surintendant de l’Instruction publique, M. Omer-Jules Désaulniers et en 1954, se mérite la médaille du Lieutenant-Gouverneur, l’Honorable Gaspard Fauteux.
Auteure du livre « Saint-Philippe Souvenirs » tome 1, document écrit à l’occasion du 250e anniversaire de cette municipalité, elle rend hommage aux pionniers de cette paroisse. Madame Parent-Babin invite les membres de la Société historique à parcourir avec elle les récits et anecdotes qui décrivent en détail la vie de ces aïeux.
C’est un rendez-vous à ne pas manquer, mercredi le 15 février à 20 heures, aux locaux de la Société historique de La Prairie-de-la-Magdeleine situés au 249 de la rue Sainte-Marie, dans le vieux La Prairie. L’entrée est gratuite; pour renseignements, vous pouvez téléphoner au 659-1393.
- Au jour le jour, janvier 1995
Billets de Banque de 1837
E. Henry, La Prairie
La Société historique de La Prairie a acheté deux billets de Banque datant de 1837, émis par Edme Henry de La Prairie. Ces deux billets ont été payés par des donateurs et seront exposés en permanence dans les mois à venir dans les locaux de la Société.