Sélection d'une édition

    La «culture» à La Prairie aux XIXe et XXe siècles

                Les archives de la SHLM permettent de dresser, entre autres, un portrait des activités culturelles offertes pour La Prairie et la région, plus particulièrement aux XIXe et XXe siècles. Nous avons choisi la période s’étendant des années 1850 à 1950 environ.

                Soulignons tout d’abord que La Prairie est le lieu de départ du peuplement de la Seigneurie (1667). Son importance administrative demeure au cours des siècles. C’est à La Prairie que les autorités installent le Bureau d’enregistrement des transactions foncières et immobilières du Comté, dont La Prairie est le chef-lieu. Le nom de “La Prairie ” désigne également les circonscriptions électorales au niveau provincial et fédéral. Centre administratif, La Prairie propose des activités culturelles à la population locale ainsi qu’à celle des villes environnantes.

                Au début du XXe siècle, l’agriculture domine toutes les autres activités économiques et le gouvernement provincial crée un bureau de 3 agronomes qui a pignon sur rue, chemin de St-Jean, face à l’église. La foire agricole d’automne est alors un événement très important et fort couru. Il y a évidemment exposition des produits de la terre jumelée à l’étalage des produits d’artisanat confectionnés par les membres du Cercle des Fermières. Dans la Commune, une importante fête foraine attire des participants de tous âges pendant plusieurs jours. C’est d’ailleurs au même endroit qu’est situé l’actuel Marché des jardiniers.

                La fête d’envergure offre des courses de chevaux, spectacles de lutte, jeux d’adresse, manèges et bien d’autres attractions. L’endroit porte le nom de Kempton Park, et on y est actif tout au long de la belle saison.

                Dans le village, lieu par excellence de rassemblements, une fanfare offre régulièrement des concerts dans le parc situé sur les rives du fleuve, face à l’Hospice des religieuses de la Province. C’était un divertissement très apprécié qui attirait une foule nombreuse.

                Le bazar, organisé par les religieuses de l’Hospice et les dames patronnesses, durait plusieurs jours. Les jeux d’adresse amusaient les jeunes qui exhibaient leurs talents, mille et un tirages sollicitaient les contributions des assistances. Fête importance, le bazar apportait un revenu appréciable aux religieuses qui avaient charge des pauvres et logeait les orphelines de la région et quelques personnes âgées.

                La chorale paroissiale offrait aux fidèles, mélomanes ou autres, des offices religieux où le chant grégorien savait plaire, aux dires des chroniqueurs de l’époque. Des concours de chorale, organisés au niveau du diocèse, attribuaient des prix et La Prairie en sortait souvent gagnante.

                Les archives de la SHLM permettent de dresser, entre autres, un portrait des activités culturelles offertes pour La Prairie et la région, plus particulièrement aux XIXe et XXe siècles. Nous avons choisi la période s’étendant des années 1850 à 1950 environ.             Soulignons tout d’abord que La Prairie est le lieu de départ du peuplement de la Seigneurie (1667). Son importance administrative demeure au cours des siècles. C’est à La Prairie que les autorités installent le Bureau d’enregistrement des transactions foncières et immobilières du Comté, dont La Prairie est le chef-lieu. Le nom de “La Prairie ” désigne également les circonscriptions électorales au niveau provincial et fédéral. Centre administratif, La Prairie propose des activités culturelles à la population locale ainsi qu’à celle des villes environnantes.             Au début du XXe siècle, l’agriculture domine toutes les autres activités économiques et le gouvernement provincial crée un bureau de 3 agronomes qui a pignon sur rue, chemin de St-Jean, face à l’église. La foire agricole d’automne est alors un événement très important et fort couru. Il y a évidemment exposition des produits de la terre jumelée à l’étalage des produits d’artisanat confectionnés par les membres du Cercle des Fermières. Dans la Commune, une importante fête foraine attire des participants de tous âges pendant plusieurs jours. C’est d’ailleurs au même endroit qu’est situé l’actuel Marché des jardiniers.             La fête d’envergure offre des courses de chevaux, spectacles de lutte, jeux d’adresse, manèges et bien d’autres attractions. L’endroit porte le nom de Kempton Park, et on y est actif tout au long de la belle saison.             Dans le village, lieu par excellence de rassemblements, une fanfare offre régulièrement des concerts dans le parc situé sur les rives du fleuve, face à l’Hospice des religieuses de la Province. C’était un divertissement très apprécié qui attirait une foule nombreuse.             Le bazar, organisé par les religieuses de l’Hospice et les dames patronnesses, durait plusieurs jours. Les jeux d’adresse amusaient les jeunes qui exhibaient leurs talents, mille et un tirages sollicitaient les contributions des assistances. Fête importance, le bazar apportait un revenu appréciable aux religieuses qui avaient charge des pauvres et logeait les orphelines de la région et quelques personnes âgées.             La chorale paroissiale offrait aux fidèles, mélomanes ou autres, des offices religieux où le chant grégorien savait plaire, aux dires des chroniqueurs de l’époque. Des concours de chorale, organisés au niveau du diocèse, attribuaient des prix et La Prairie en sortait souvent gagnante....

    Généalogie de Édouard Légaré

    Légaré

    Lise-Marguerite, Yoland et Carol

     

     

    Édouard Légaré

    Yolande Ruel

    La Nativité-de-Notre-Dame, Beauport

    12 mai 1956

    Louis-Édouard Ruel

    Marguerite Laurent dit Lortie

    Honoré-Édouard Légaré

    Juliette Émond

    Saint-Roch de Québec

    16 septembre 1924

    Charles-Nazaire Émond

    Zélia Mignier dit Lagacé

    Narcisse-Damien Légaré

    Célanire-Suzanne Lambert

    Saint-Romuald d’Etchemin

    21 avril 1873

    Julien Lambert

    Marie-Angélique Damien

    Joseph Légaré

    Geneviève Damien

    Notre-Dame de Québec

    21 avril 1818

    Joseph Damien

    Catherine Parent

    Joseph Légaré

    Marie-Louise Routhier

    Notre-Dame de Québec

    22 janvier 1793

    Antoine Routhier

    Marie-Françoise Belleau dit Larose

    Jean-Baptiste Légaré

    Marguerite Plamondon dit Lafleur

    Notre-Dame-de-L‘Annonciation de l’Ancienne-Lorette

    22 novembre 1763

    Ignace Plamondon dit Lafleur

    Marie-Thérèse Drolet

    Joseph Légaré

    Marie-Suzanne Dery

    La-Visitation-de-Notre-Dame, Château-Richer

    15 juillet 1726

    Maurice Dery

    Madeleine Philippeau

    Nicolas Légaré

    Anne Dupré

    Notre-Dame de Québec

    10 janvier 1690

    Antoine Dupré

    Marie-Jeanne Guérin dit Brunet

    Gilles Légaré

    Marguerite Fontaine

    Gilles, qui n’est pas venu au Canada, s’est marié vers 1654 à Saint-Rémy, ville, arrondissement et évêché d’Amiens, Picardie (Somme) France

    Marguerite qui n’a eu qu’un enfant, Nicolas, se remarie avant 1681 à Jacques Girard

    Légaré Lise-Marguerite, Yoland et Carol     Édouard Légaré Yolande Ruel La Nativité-de-Notre-Dame, Beauport 12 mai 1956 Louis-Édouard Ruel Marguerite Laurent dit Lortie Honoré-Édouard Légaré Juliette Émond Saint-Roch de Québec 16 septembre 1924 Charles-Nazaire Émond Zélia Mignier dit Lagacé Narcisse-Damien Légaré Célanire-Suzanne Lambert Saint-Romuald d’Etchemin 21 avril 1873 Julien Lambert Marie-Angélique Damien Joseph Légaré Geneviève Damien Notre-Dame de Québec 21 avril 1818 Joseph Damien Catherine Parent Joseph Légaré Marie-Louise Routhier Notre-Dame de Québec 22 janvier 1793 Antoine Routhier Marie-Françoise Belleau dit Larose Jean-Baptiste Légaré Marguerite Plamondon dit Lafleur Notre-Dame-de-L‘Annonciation de l’Ancienne-Lorette 22 novembre 1763 Ignace Plamondon dit Lafleur Marie-Thérèse Drolet Joseph Légaré Marie-Suzanne Dery La-Visitation-de-Notre-Dame, Château-Richer 15 juillet 1726 Maurice Dery Madeleine Philippeau Nicolas Légaré Anne Dupré Notre-Dame de Québec 10 janvier 1690 Antoine Dupré Marie-Jeanne Guérin dit Brunet Gilles Légaré Marguerite Fontaine Gilles, qui n’est pas venu au Canada, s’est marié vers 1654 à Saint-Rémy, ville, arrondissement et évêché d’Amiens, Picardie (Somme) France Marguerite qui n’a eu qu’un enfant, Nicolas, se remarie avant 1681 à Jacques Girard ...

    Généalogie de Édouard Légaré (suite)

    Édouard Légaré

    Né à Paris, France, où son père, le capitaine Honoré-Édouard Légaré, époux de Juliette Émond, était en poste au Ministère de l'Immigration et de la Citoyenneté comme officier de visa de 1928 à 1931, il fit ses études classiques au Séminaire de Saint-Jean, aujourd'hui le Cégep.

    Il fit carrière dans la fonction publique fédérale aux Douanes et Accise, dont les 18 dernières années à la Division des Enquêtes à Montréal. En 1956, il épouse Yolande Ruel de Beauport, qui enseigna 25 ans à Saint-Marc de Candiac.
     

    Nicolas Légaré, l’ancêtre

    Édouard est un des descendants en ligne directe de Nicolas, fils de Gilles, joaillier et orfèvre, et de Marguerite Fontaine, époux d'Anne Dupré, fille d'Antoine et de Marie-kan ne Guérin dit Brunet.

    Nicolas serait né à Amiens, Picardie, vers l 655 et serait arrivé en Nouvelle-France vers l669-70 avec veuve sa mère. Au recensement de 1681, on le rapporte domestique de Pierre de Saurel. Il décéda en 1741 à Château-Richer et son épouse fut inhumée à Québec en 1744.
     

    Joseph Légaré, artiste-peintre (1795-1855)

    L'honorable Joseph Légaré, descendant en ligne directe de Nicolas et arrière-grand-père d'Édouard, était le fils de Joseph et de Louise Routhier et l'époux de Geneviève Damien.

    Joseph Légaré, peintre, fut un propriétaire foncier et ouvrit, en juin 1838, avec l'avocat Thomas Amiot, la première galerie d'art. Il fut, entre autres fonctions, juge de paix et aurait été, en 1855, le dernier conseiller législatif à être nommé. Il a été l'initiateur de la peinture paysagiste canadienne. Étant engagé socialement à un haut niveau. Il s'en suivit qu'il participa, comme patriote, aux manifestations durant les Troubles de l837 et fut emprisonné.

    Il eut une vie artistique, politique et sociale très chargée. Entre autres, il encouragea l'instauration des écoles des Frères de l’Instruction Chrétienne. En 1986, l'ONF réalisa un documentaire à son sujet, intitulé «Un Québécois Retrouvé».
     

    Narcisse-Damien Légaré, MV, notaire (1828-1904)

    Fils de Narcisse-Damien et père d'Édouard, Honoré-Édouard, avant de faire carrière dans la fonction publique fédérale au Ministère de l'Immigration, se distingua comme lieutenant avec le 22e Bataillon, devenu aujourd'hui le Royal 22e Régiment, à la bataille de Courcelette dans la Somme en septembre 1916. Le 22e fut fondé en octobre 1914 par le Colonel Gaudet aux casernes de Saint-Jean, emplacement qui devint le Collège Militaire Royal
     

    Les Légaré

    Le comte Arnaud de Chassey, généalogiste et expert en orfèvrerie de Paris, m'a appris dans une lettre que les Légaré se seraient distingués comme orfèvres entre les XVIe et XIXe siècles. Deux, dont Gilles, père de Nicolas, l'auraient été auprès de Louis XlV au Louvre. Selon Monsieur de Chassey, les Légaré seraient originaires de Chaumont-en-Bassigny, en Champagne.

    Note: Il est à noter que, dans les descendants de Nicolas, certaines familles préfèrent écrire «Legaré», plutôt que «Légaré».

    Édouard Légaré Né à Paris, France, où son père, le capitaine Honoré-Édouard Légaré, époux de Juliette Émond, était en poste au Ministère de l'Immigration et de la Citoyenneté comme officier de visa de 1928 à 1931, il fit ses études classiques au Séminaire de Saint-Jean, aujourd'hui le Cégep. Il fit carrière dans la fonction publique fédérale aux Douanes et Accise, dont les 18 dernières années à la Division des Enquêtes à Montréal. En 1956, il épouse Yolande Ruel de Beauport, qui enseigna 25 ans à Saint-Marc de Candiac.   Nicolas Légaré, l’ancêtre Édouard est un des descendants en ligne directe de Nicolas, fils de Gilles, joaillier et orfèvre, et de Marguerite Fontaine, époux d'Anne Dupré, fille d'Antoine et de Marie-kan ne Guérin dit Brunet. Nicolas serait né à Amiens, Picardie, vers l 655 et serait arrivé en Nouvelle-France vers l669-70 avec veuve sa mère. Au recensement de 1681, on le rapporte domestique de Pierre de Saurel. Il décéda en 1741 à Château-Richer et son épouse fut inhumée à Québec en 1744.   Joseph Légaré, artiste-peintre (1795-1855) L'honorable Joseph Légaré, descendant en ligne directe de Nicolas et arrière-grand-père d'Édouard, était le fils de Joseph et de Louise Routhier et l'époux de Geneviève Damien. Joseph Légaré, peintre, fut un propriétaire foncier et ouvrit, en juin 1838, avec l'avocat Thomas Amiot, la première galerie d'art. Il fut, entre autres fonctions, juge de paix et aurait été, en 1855, le dernier conseiller législatif à être nommé. Il a été l'initiateur de la peinture paysagiste canadienne. Étant engagé socialement à un haut niveau. Il s'en suivit qu'il participa, comme patriote, aux manifestations durant les Troubles de l837 et fut emprisonné. Il eut une vie artistique, politique et sociale très chargée. Entre autres, il encouragea l'instauration des écoles des Frères de l’Instruction Chrétienne. En 1986, l'ONF réalisa un documentaire à son sujet, intitulé «Un Québécois Retrouvé».   Narcisse-Damien Légaré, MV, notaire (1828-1904) Fils de Narcisse-Damien et père d'Édouard, Honoré-Édouard, avant de faire carrière dans la fonction publique fédérale au Ministère de l'Immigration, se distingua comme lieutenant avec le 22e Bataillon, devenu aujourd'hui le Royal 22e Régiment, à la bataille de Courcelette dans la Somme en septembre 1916. Le 22e fut fondé en octobre 1914 par le Colonel Gaudet aux casernes de Saint-Jean, emplacement qui devint le Collège Militaire Royal   Les Légaré Le comte Arnaud de Chassey, généalogiste et expert en orfèvrerie de Paris, m'a appris dans une lettre que les Légaré se seraient distingués comme orfèvres entre les XVIe et XIXe siècles. Deux, dont Gilles, père de Nicolas, l'auraient été auprès de Louis XlV au Louvre. Selon Monsieur de Chassey, les Légaré seraient originaires de Chaumont-en-Bassigny, en Champagne. Note: Il est à noter que, dans les descendants de Nicolas, certaines familles préfèrent écrire «Legaré», plutôt que «Légaré»....

    Présence amérindienne à La Prairie

               Antérieurement à l’établissement d’une mission à La Prairie, un groupe d’Amérindiens que l’on nomme aujourd’hui Iroquoiens du St-Laurent ou Nadoueks laurentiens ont occupé notre région jusqu’à leur extinction dans la seconde moitié du 16e siècle. Des tessons de poterie et autres artefacts appartenant à ce groupe ont été retrouvés lors de fouilles archéologiques à La Prairie. Quelques pièces d’origine algonkienne ont également été mises à jour.

                Cependant, nous savons peu de choses de la présence amérindienne à La Prairie jusqu’à ce que les Jésuites, dans le cadre de leur projet d’évangélisation, s’y établissent en 1667. Ce poste sert alors de relais aux missionnaires oeuvrant dans la région des Grands Lacs et plus à l’ouest. Ils y fondent la mission Saint-François-Xavier dite du Sault-St-Louis, destinée à accueillir et à convertir au christianisme les diverses bandes amérindiennes décimées par les guérillas et épidémies ou converties en d’autres lieux. Les premiers Amérindiens à être reçus à cette mission, que les Iroquois nomment Kentake c’est-à-dire «à La Prairie», sont Pierre Tonsohoten, une Huron-Wendat converti, sa femme Gandeakteua de la nation Érié ainsi que quelques compagnons Onéidas. Ce petit groupe qui cohabitait dans une même cabane avec les Français, devint très rapidement une bourgade de 28 familles. Plus tard, un fort contingent de Kanien’Kehaka (Mohawk) principalement du clan de la tortue venus de l’État de New York, ainsi que de nombreux autres groupes sont venus grossir les rangs de la mission. Bientôt, on y dénombre jusqu’à 22 nations vivant dans des cabanes d’écorce entourées d’une enceinte de bouleaux blancs.

                À cause de l’appauvrissement du sol ou du trafic de l’alcool, la mission dut être déplacée en amont à quatre reprises. Soit Kahnawaké (au rapide) en 1676, Kahnawakon (dans le rapide) en 1689, Kanatawanké (d’où le village a été ôté) en 1696, pour finalement s’établir en 1716-17 sur le site actuel de la mission que les Amérindiens rebaptisèrent Kahnawaké.

                À La Prairie, l’emplacement occupé par les Amérindiens dans les terres prit le nom de la Borgnesse en l’honneur d’une résidente amérindienne borgne; ce nom persista longtemps.

                Tout au long du 18 siècle, d’autres Amérindiens arrivèrent à La Prairie, Ceux-ci, au nombre de 57, étaient des prisonniers de guerre, surtout de la nation Panis (du Haut Missouri), soumis à la servitude, ils se sont pour la plupart affranchis et métissés avec la population canadienne-française de la région.

               Antérieurement à l’établissement d’une mission à La Prairie, un groupe d’Amérindiens que l’on nomme aujourd’hui Iroquoiens du St-Laurent ou Nadoueks laurentiens ont occupé notre région jusqu’à leur extinction dans la seconde moitié du 16e siècle. Des tessons de poterie et autres artefacts appartenant à ce groupe ont été retrouvés lors de fouilles archéologiques à La Prairie. Quelques pièces d’origine algonkienne ont également été mises à jour.             Cependant, nous savons peu de choses de la présence amérindienne à La Prairie jusqu’à ce que les Jésuites, dans le cadre de leur projet d’évangélisation, s’y établissent en 1667. Ce poste sert alors de relais aux missionnaires oeuvrant dans la région des Grands Lacs et plus à l’ouest. Ils y fondent la mission Saint-François-Xavier dite du Sault-St-Louis, destinée à accueillir et à convertir au christianisme les diverses bandes amérindiennes décimées par les guérillas et épidémies ou converties en d’autres lieux. Les premiers Amérindiens à être reçus à cette mission, que les Iroquois nomment Kentake c’est-à-dire «à La Prairie», sont Pierre Tonsohoten, une Huron-Wendat converti, sa femme Gandeakteua de la nation Érié ainsi que quelques compagnons Onéidas. Ce petit groupe qui cohabitait dans une même cabane avec les Français, devint très rapidement une bourgade de 28 familles. Plus tard, un fort contingent de Kanien’Kehaka (Mohawk) principalement du clan de la tortue venus de l’État de New York, ainsi que de nombreux autres groupes sont venus grossir les rangs de la mission. Bientôt, on y dénombre jusqu’à 22 nations vivant dans des cabanes d’écorce entourées d’une enceinte de bouleaux blancs.             À cause de l’appauvrissement du sol ou du trafic de l’alcool, la mission dut être déplacée en amont à quatre reprises. Soit Kahnawaké (au rapide) en 1676, Kahnawakon (dans le rapide) en 1689, Kanatawanké (d’où le village a été ôté) en 1696, pour finalement s’établir en 1716-17 sur le site actuel de la mission que les Amérindiens rebaptisèrent Kahnawaké.             À La Prairie, l’emplacement occupé par les Amérindiens dans les terres prit le nom de la Borgnesse en l’honneur d’une résidente amérindienne borgne; ce nom persista longtemps.             Tout au long du 18 siècle, d’autres Amérindiens arrivèrent à La Prairie, Ceux-ci, au nombre de 57, étaient des prisonniers de guerre, surtout de la nation Panis (du Haut Missouri), soumis à la servitude, ils se sont pour la plupart affranchis et métissés avec la population canadienne-française de la région....

    Legault dit Deslauriers (suite)

    Legault dit Deslauriers

    Robert et Jean

     

     

    Réal Legault

    Gertrude Lepage

    La Nativité de La Prairie

    28 mai 1949

    Roch Legault

    Éliza La Toup de Kanawake

    Adélard Legault

    Alberta Brunet

    Saint-Joachin de Pointe-Claire

    16 novembre 1916

    Thomas Legault

    Rose-Délima Laporte

    Arphir Legault

    Philomène Lauzon

    Sainte-Geneviève de Pierrefonds

    25 janvier 1869

    Jules Legault

    Angélique Pilon

    André Legault

    Esthère Chorettte

    Sainte-Geneviève de Pierrefonds

    11 février 1839

     

    Joseph Legault

    Marie-Catherine Meloche

    Jean-Baptiste Legault

    Marguerite Théoret

    Saint-Joachin de Pointe-Claire

    26 janvier 1807

    Thoussaint Legault

    Josette Legault

    Jean-Baptiste Legault

    Suzanne Cardinal

    Sainte-Geneviève de Pierrefonds

    16 novembre 1767

    François Legault

    Marie-Josephte Meloche

    Pierre Legau

    Clémence Brisebois

    Saint-Joachin de Pointe-Claire

    30 septembre 1738

    Jean-Baptiste Legau

    Marguerite André dit Saint-Michel

    Noël Legot dit Des Lauriers

    Notre-Dame de Montréal

    18 novembre 1698

    Mathurin Legot dit Des Lauriers

    Marguerite Viart

    Roch Legos

    Marie Gaillon

    Noël est d’Irvillac, arrondissement de Brest, évêché de Cornouailles, Bretagne (Finistère) France

    Marie était veuve de François Gloria dont elle eut deux garçons

    Legault dit Deslauriers Robert et Jean     Réal Legault Gertrude Lepage La Nativité de La Prairie 28 mai 1949 Roch Legault Éliza La Toup de Kanawake Adélard Legault Alberta Brunet Saint-Joachin de Pointe-Claire 16 novembre 1916 Thomas Legault Rose-Délima Laporte Arphir Legault Philomène Lauzon Sainte-Geneviève de Pierrefonds 25 janvier 1869 Jules Legault Angélique Pilon André Legault Esthère Chorettte Sainte-Geneviève de Pierrefonds 11 février 1839   Joseph Legault Marie-Catherine Meloche Jean-Baptiste Legault Marguerite Théoret Saint-Joachin de Pointe-Claire 26 janvier 1807 Thoussaint Legault Josette Legault Jean-Baptiste Legault Suzanne Cardinal Sainte-Geneviève de Pierrefonds 16 novembre 1767 François Legault Marie-Josephte Meloche Pierre Legau Clémence Brisebois Saint-Joachin de Pointe-Claire 30 septembre 1738 Jean-Baptiste Legau Marguerite André dit Saint-Michel Noël Legot dit Des Lauriers Notre-Dame de Montréal 18 novembre 1698 Mathurin Legot dit Des Lauriers Marguerite Viart Roch Legos Marie Gaillon Noël est d’Irvillac, arrondissement de Brest, évêché de Cornouailles, Bretagne (Finistère) France Marie était veuve de François Gloria dont elle eut deux garçons ...

    Assemblée générale annuelle – Ordre du jour

    1.- Mot de bienvenue

    2.- Adoption de l'ordre du jour

    3.- Adoption du procès-verbal de l'assemblée générale annuelle du 19 juin 1996

    4. – Rétrospective de 1'année 1996-1997

                Rapport du président

                Rapport du trésorier

                            – Hélène Charuest : comité des expositions et conférences

                            – Claudette Houde: comité des visites guidées, Patrimoine bâti

                            – Patricia Mc Gee-Fontaine : comité des Archives

                            – René Jolicoeur : comité de généalogie

    5.- Élections 1997-1998., postes à combler

                Président

                1er vice-président

                 Les personnes désireuses de se présenter à l'un de ces postes pourront en aviser la secrétaire à l'avance ou le soir même de l'élection.

                               a) président et secrétaire d'élections

                               b) règlement d'élections par le président d'élections

    6.- Nominations

    7.- Période de questions

    8.- Levée de l'assemblée

    1.- Mot de bienvenue 2.- Adoption de l'ordre du jour 3.- Adoption du procès-verbal de l'assemblée générale annuelle du 19 juin 1996 4. - Rétrospective de 1'année 1996-1997             Rapport du président             Rapport du trésorier                         - Hélène Charuest : comité des expositions et conférences                         - Claudette Houde: comité des visites guidées, Patrimoine bâti                         - Patricia Mc Gee-Fontaine : comité des Archives                         - René Jolicoeur : comité de généalogie 5.- Élections 1997-1998., postes à combler             Président             1er vice-président              Les personnes désireuses de se présenter à l'un de ces postes pourront en aviser la secrétaire à l'avance ou le soir même de l'élection.                            a) président et secrétaire d'élections                            b) règlement d'élections par le président d'élections 6.- Nominations 7.- Période de questions 8.- Levée de l'assemblée...

    Assemblée générale annuelle

    Lors de notre prochaine assemblée générale ne ratez pas la projection sur écran géant du site internet de la SHLM

    Durée de la projection : 30 minutes
     

    AVIS DE CONVOCATION À TOUS LES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE LA PRAIRIE DE LA MAGEDELEINE

    AVIS vous est donné que l’assemblée générale annuelle des membres de la Société historique de La Prairie de la Magdeleine aura lieu à son siège social, au 249 rue Sainte-Marie, à La Prairie, le jeudi 19 juin 1997 à 20 heures.

    Vous trouverez sous pli l’ordre du jour de ladite assemblée générale annuelle des membres.
     

    Jean L’Heureux, président

    Claudette Houle, secrétaire

    Lors de notre prochaine assemblée générale ne ratez pas la projection sur écran géant du site internet de la SHLM Durée de la projection : 30 minutes   AVIS DE CONVOCATION À TOUS LES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE LA PRAIRIE DE LA MAGEDELEINE AVIS vous est donné que l’assemblée générale annuelle des membres de la Société historique de La Prairie de la Magdeleine aura lieu à son siège social, au 249 rue Sainte-Marie, à La Prairie, le jeudi 19 juin 1997 à 20 heures. Vous trouverez sous pli l’ordre du jour de ladite assemblée générale annuelle des membres.   Jean L’Heureux, président Claudette Houle, secrétaire...

    Legault dit Deslaurier

                Noël Legault dit Deslauriers, originaire d'Irvillac dans l'arrondissement de Brest, Bretagne, était le fils de Roch et de Marie Galion. C'est en tant que soldat de la compagnie de M. François Le Verrier de Rousson qu'il traverse l'Atlantique et prend épouse à Montréal en 1698 en la personne de Marie Besnard. En 1701, Noël achète une terre de trois arpents de front sur quarante de profondeur appartenant à Pierre Sabourin, et entreprend de la mettre en valeur. Deux ans plus tard, il fait l'acquisition d'un cheval, ce qui facilitera sans doute sa tâche.

                Noël et Marie ont eu quatorze enfants dont les trois premiers furent des garçons, qui contractèrent mariage: Pierre-Noël en 1724 avec Angélique Brault dite Pommainville, Jean-Baptiste en 1726 avec Marie-Anne Cholet et Jean en 1727 avec Marguerite Milot. Pierre-Noël et Jean-Baptiste al1aient être des pionniers de Pointe-Claire. On les y trouve dans l'aveu et dénombrement des Messieurs de Saint-Sulpice dressé en 1731. Noël Deslauriers possède trente-trois arpents de terre, avec maison, grange et étable. Il paie aux seigneurs trois livres et trois minots de blé en guise de cens et rentes. Quant à Jean-Baptiste Deslauriers, il possède soixante-quinze arpents et a lui aussi maison, grange et étable et paye ses cens et rentes. Il semble vraisemblable que les deux frères ont déjà laissé tomber leur véritable patronyme à ce temps.

                François-Marie fut le dernier-né (1721). Il épouse Marie-Rose Brazeau en 1740 et, mariés depuis seulement deux mois, Noël et Marie décident de s'installer chez eux. François-Marie et Marie-Rose y trouveront l'occasion de se fixer à bon compte, héritant ainsi d'une terre, de deux vaches, d'une jument, d'une brebis, de deux agneaux, d’un bélier, de seize poules et d'un coq. C'est sur cette terre de Pointe-Claire que s'éteindra Noël en 1747 et Marie en 1760.

    Réal Legault, membre de notre société depuis déjà vingt-cinq, ans est un membre fondateur et a été le premier président de la SHLM en 1972.

                Noël Legault dit Deslauriers, originaire d'Irvillac dans l'arrondissement de Brest, Bretagne, était le fils de Roch et de Marie Galion. C'est en tant que soldat de la compagnie de M. François Le Verrier de Rousson qu'il traverse l'Atlantique et prend épouse à Montréal en 1698 en la personne de Marie Besnard. En 1701, Noël achète une terre de trois arpents de front sur quarante de profondeur appartenant à Pierre Sabourin, et entreprend de la mettre en valeur. Deux ans plus tard, il fait l'acquisition d'un cheval, ce qui facilitera sans doute sa tâche.             Noël et Marie ont eu quatorze enfants dont les trois premiers furent des garçons, qui contractèrent mariage: Pierre-Noël en 1724 avec Angélique Brault dite Pommainville, Jean-Baptiste en 1726 avec Marie-Anne Cholet et Jean en 1727 avec Marguerite Milot. Pierre-Noël et Jean-Baptiste al1aient être des pionniers de Pointe-Claire. On les y trouve dans l'aveu et dénombrement des Messieurs de Saint-Sulpice dressé en 1731. Noël Deslauriers possède trente-trois arpents de terre, avec maison, grange et étable. Il paie aux seigneurs trois livres et trois minots de blé en guise de cens et rentes. Quant à Jean-Baptiste Deslauriers, il possède soixante-quinze arpents et a lui aussi maison, grange et étable et paye ses cens et rentes. Il semble vraisemblable que les deux frères ont déjà laissé tomber leur véritable patronyme à ce temps.             François-Marie fut le dernier-né (1721). Il épouse Marie-Rose Brazeau en 1740 et, mariés depuis seulement deux mois, Noël et Marie décident de s'installer chez eux. François-Marie et Marie-Rose y trouveront l'occasion de se fixer à bon compte, héritant ainsi d'une terre, de deux vaches, d'une jument, d'une brebis, de deux agneaux, d’un bélier, de seize poules et d'un coq. C'est sur cette terre de Pointe-Claire que s'éteindra Noël en 1747 et Marie en 1760. Réal Legault, membre de notre société depuis déjà vingt-cinq, ans est un membre fondateur et a été le premier président de la SHLM en 1972....

    Brochure

    C’est sous la présidence d’honneur de Madame Louise Beaudoin, ministre de la Culture et des Communications, que la Société historique de La Prairie lançait le 12 mai dernier la brochure « L’arrondissement historique de La Prairie »

    Cette brochure sera bientôt distribuée dans tous les foyers de La Prairie

    C’est sous la présidence d’honneur de Madame Louise Beaudoin, ministre de la Culture et des Communications, que la Société historique de La Prairie lançait le 12 mai dernier la brochure « L’arrondissement historique de La Prairie » Cette brochure sera bientôt distribuée dans tous les foyers de La Prairie...

    Nouvelles brèves

    1. À corriger – Dons – mars

    De : Robert Gagné

    Répertoire des actes notariés des familles Gagné et Bellavance
     

    2. À notre souvenir

    Le 18 mars dernier est décédée Aurore Serres-Martin. Aurore fut active à la SHLM et a siégé au conseil d’administration. Elle a également collaboré dans le domaine de la généalogie. Tous ceux qui ont travaillé avec elle ont pu apprécier son affabilité et son grand souci du travail bien fait. Ses funérailles auront lieu le samedi le 10 mai, à l’église de Saint-Philippe.
     

    3. Internet

    La SHLM est maintenant branchée sur INTERNET. Nos membres qui veulent correspondre avec nous par le biais de l’autoroute électronique n’ont qu’à cliquer : [email protected]
     

    4. Projet subventionné

    Le projet subventionné par Assurance-Emploi a été prolongé jusqu’au 30 avril. Martin Hogue, archiviste et Sonia Cadoret, graphiste ont accompli des tâches d’une grande utilité pour la SHLM. Nous devons à Sonia Cadoret la présentation graphique de la Brochure 1997 du dépliant publicitaire pour ARCHI-LOG et de la mise en page de notre site WEB.
     

    5. Baptêmes et sépultures à la Prairie

    Notre président, Jean L’Heureux, espère faire éditer en 1997 les répertoires des baptêmes et sépultures de La Prairie. À date il en est à plus de 50,000 noms. La recherche se continue; tenant compte du fait que la date de départ est 1667, ce n’est pas une mince tâche. Il faut également tenir compte des changements de noms pour certains descendants d’un même ancêtre…
     

    6. Dons

    De Suzanne Perrault, de La Prairie : Les Communes de La Prairie, Élisée Choquet, 1935

    De Yvon Trudeau : 4 caisses de documents historiques relatifs à l’histoire de Delson, 1 caisse de documents généalogiques sur différentes familles.

    Différents volumes et publications.

    1. À corriger - Dons – mars De : Robert Gagné Répertoire des actes notariés des familles Gagné et Bellavance   2. À notre souvenir Le 18 mars dernier est décédée Aurore Serres-Martin. Aurore fut active à la SHLM et a siégé au conseil d’administration. Elle a également collaboré dans le domaine de la généalogie. Tous ceux qui ont travaillé avec elle ont pu apprécier son affabilité et son grand souci du travail bien fait. Ses funérailles auront lieu le samedi le 10 mai, à l’église de Saint-Philippe.   3. Internet La SHLM est maintenant branchée sur INTERNET. Nos membres qui veulent correspondre avec nous par le biais de l’autoroute électronique n’ont qu’à cliquer : [email protected]   4. Projet subventionné Le projet subventionné par Assurance-Emploi a été prolongé jusqu’au 30 avril. Martin Hogue, archiviste et Sonia Cadoret, graphiste ont accompli des tâches d’une grande utilité pour la SHLM. Nous devons à Sonia Cadoret la présentation graphique de la Brochure 1997 du dépliant publicitaire pour ARCHI-LOG et de la mise en page de notre site WEB.   5. Baptêmes et sépultures à la Prairie Notre président, Jean L’Heureux, espère faire éditer en 1997 les répertoires des baptêmes et sépultures de La Prairie. À date il en est à plus de 50,000 noms. La recherche se continue; tenant compte du fait que la date de départ est 1667, ce n’est pas une mince tâche. Il faut également tenir compte des changements de noms pour certains descendants d’un même ancêtre…   6. Dons De Suzanne Perrault, de La Prairie : Les Communes de La Prairie, Élisée Choquet, 1935 De Yvon Trudeau : 4 caisses de documents historiques relatifs à l’histoire de Delson, 1 caisse de documents généalogiques sur différentes familles. Différents volumes et publications....