Sélection d'une édition

    Consultation des archives

    Depuis les tout débuts de la SHLM, des chercheurs sont venus consulter nos riches archives pour étoffer des recherches en plusieurs disciplines.

    Soulignons la présence de visiteurs venant au lieu d’origine de leur famille dont l’ancêtre était un des pionniers de La Prairie. Il en est venu de Californie, des États américains du Mid-ouest, des états plus près de nous tels la Nouvelle-Angleterre, etc. Ils viennent nombreux et arrivent souvent munis d’une abondante compilation généalogique dans l’espoir de compléter cette recherche des ancêtres qui les passionne. Nos archives généalogiques informatisées sont alors une source importante permettant d’ajouter maints détails à un travail déjà considérable. Plusieurs donnent ensuite la généalogie complétée à la SHLM en nous exprimant leur fierté et leur reconnaissance.

    Parmi les nombreux chercheurs dont l’histoire constitue le but principal de leur visite à la SHLM, mentionnons les étudiants de CEGEP et d’universités. Nous les accompagnons volontiers dans nos archives. Certains vont puiser dans le XIXe siècle et trouvent matériel pour étoffer une étude des débuts de l’étalement urbain du village, tel le "Fort Neuf", en l’année 1821. Une étudiante en urbanisme a établi une étude comparative des usages de bâtiments publics dans le Vieux-La Prairie sur une période de plus de 100 ans. Actuellement, deux étudiants en géographie suivent à la trace les changements subis par notre territoire urbain à partir des années 1950 à aujourd’hui. Nous recevons, à titre de remerciement, copie de ces travaux qui enrichissent la masse de riche documentation dont nous sommes déjà dépositaire. Chacun comprendra les raisons qui nous motivent à assurer pour nos archives un milieu qui procure un maximum de protection !

    Depuis les tout débuts de la SHLM, des chercheurs sont venus consulter nos riches archives pour étoffer des recherches en plusieurs disciplines. Soulignons la présence de visiteurs venant au lieu d’origine de leur famille dont l’ancêtre était un des pionniers de La Prairie. Il en est venu de Californie, des États américains du Mid-ouest, des états plus près de nous tels la Nouvelle-Angleterre, etc. Ils viennent nombreux et arrivent souvent munis d’une abondante compilation généalogique dans l’espoir de compléter cette recherche des ancêtres qui les passionne. Nos archives généalogiques informatisées sont alors une source importante permettant d’ajouter maints détails à un travail déjà considérable. Plusieurs donnent ensuite la généalogie complétée à la SHLM en nous exprimant leur fierté et leur reconnaissance. Parmi les nombreux chercheurs dont l’histoire constitue le but principal de leur visite à la SHLM, mentionnons les étudiants de CEGEP et d’universités. Nous les accompagnons volontiers dans nos archives. Certains vont puiser dans le XIXe siècle et trouvent matériel pour étoffer une étude des débuts de l’étalement urbain du village, tel le "Fort Neuf", en l’année 1821. Une étudiante en urbanisme a établi une étude comparative des usages de bâtiments publics dans le Vieux-La Prairie sur une période de plus de 100 ans. Actuellement, deux étudiants en géographie suivent à la trace les changements subis par notre territoire urbain à partir des années 1950 à aujourd’hui. Nous recevons, à titre de remerciement, copie de ces travaux qui enrichissent la masse de riche documentation dont nous sommes déjà dépositaire. Chacun comprendra les raisons qui nous motivent à assurer pour nos archives un milieu qui procure un maximum de protection !...

    Nouvelles

    En cette saison 1997-1998, la SHLM entend continuer les activités habituelles qui consistent à élargir le champ des recherches en histoire et généalogie. Un autre volet tout aussi important consiste à recevoir les visiteurs, 5 jours/semaine. Ceux-ci viennent consulter notre bibliothèque pour des renseignements généalogiques et nos archives pour renseignements historiques. Nos archives informatisées fournissent à nos quelque 4 000 à 5 000 visiteurs annuels une mine de renseignements qui leur procurent grande satisfaction. Il faut souligner les heures de présence des quelques bénévoles qui assurent accueil et assistance à ces visiteurs.

    D'autres projets sont déjà élaborés et leur mise en marche s'effectue graduellement. Nous vous en donnons ci-après une courte description. Chacun sera à même de constater que l'étape des 25 ans de la SHLM constitue un tremplin vers des réalisations dont tous les membres pourront être fiers.

    L'éducation et la culture mobiliseront une large part des énergies déployées.
     

    Courte description de ces projets, tels que soumis à la Régie :

    A) Développement de sites Internet pour le niveau primaire des écoles de La Prairie et d'ailleurs (jeux éducatifs).

    B) Activités d’enrichissement en histoire, en collaboration avec le personnel enseignant et les étudiants de l'école secondaire La Magdeleine de La Prairie (éducation).

    C) Brochure sur le Parcours historique dans le Vieux-La Prairie (éducation).Conception, réalisation, impression, participation étudiante.

    D) Expositions et conférences (éducation, culture).

    E) Bibliothèque, volumes répondant aux besoins des nombreux visiteurs à la recherche de documentation en histoire et en généalogie : étudiants de CEGEP et universitaires, canadiens et américains à la recherche de leurs origines. Diffusion de nos archives. aide à la recherche.

    F) Répertoire de baptêmes et sépultures. Le résultat des recherches effectuées depuis 3 ans sera publié sous peu. La période couverte va de 1667 à 1990 (généalogie).

    G) Projet géographique des terres de la Seigneurie de La Prairie. À partir de nos documents d'archives écrites, dessiner des cartes à l'ordinateur qui situent les terres concédées aux colons successifs depuis 1667 (éducation, culture).
     

    Cette énumération suscitera certainement de nombreux points d’interrogation; d’où viendra le personnel requis et le financement pour tous ces projets ?

    Pour ce qui est du personnel, la SHLM pourra compter sur les quelques bénévoles déjà engagés dans ces projets et ceux-ci s’adjoindront des personnes rémunérées via des subventions gouvernementales.

    Quant au financement qui devra être assez consistant, la SHLM s’est adjoint depuis quelque temps un responsable d’une cueillette de fonds. Celui-ci a signé un contrat au nom de la SHLM avec la Société des Jeux et Loteries du Québec. À chaque semaine, la SHLM présentera son BINGO. Les bénéfices seront versés dans une caisse à part, et la Régie effectuera une surveillance constante et minutieuse afin de s’assurer que tous les fonds recueillis servent aux activités d’éducation et de culture mentionnées plus haut.

    Ces après-midi de Bingo seront tenus tous les jeudis, de 13h.30 à 16h., au Paladium de Brossard, à compter de la fin novembre.

    Toutes les conditions semblent réunies pour assurer à la SHLM des revenus substantiels et les jeunes de nos écoles en seront largement bénéficiaires.

    En cette saison 1997-1998, la SHLM entend continuer les activités habituelles qui consistent à élargir le champ des recherches en histoire et généalogie. Un autre volet tout aussi important consiste à recevoir les visiteurs, 5 jours/semaine. Ceux-ci viennent consulter notre bibliothèque pour des renseignements généalogiques et nos archives pour renseignements historiques. Nos archives informatisées fournissent à nos quelque 4 000 à 5 000 visiteurs annuels une mine de renseignements qui leur procurent grande satisfaction. Il faut souligner les heures de présence des quelques bénévoles qui assurent accueil et assistance à ces visiteurs. D'autres projets sont déjà élaborés et leur mise en marche s'effectue graduellement. Nous vous en donnons ci-après une courte description. Chacun sera à même de constater que l'étape des 25 ans de la SHLM constitue un tremplin vers des réalisations dont tous les membres pourront être fiers. L'éducation et la culture mobiliseront une large part des énergies déployées.   Courte description de ces projets, tels que soumis à la Régie : A) Développement de sites Internet pour le niveau primaire des écoles de La Prairie et d'ailleurs (jeux éducatifs). B) Activités d’enrichissement en histoire, en collaboration avec le personnel enseignant et les étudiants de l'école secondaire La Magdeleine de La Prairie (éducation). C) Brochure sur le Parcours historique dans le Vieux-La Prairie (éducation).Conception, réalisation, impression, participation étudiante. D) Expositions et conférences (éducation, culture). E) Bibliothèque, volumes répondant aux besoins des nombreux visiteurs à la recherche de documentation en histoire et en généalogie : étudiants de CEGEP et universitaires, canadiens et américains à la recherche de leurs origines. Diffusion de nos archives. aide à la recherche. F) Répertoire de baptêmes et sépultures. Le résultat des recherches effectuées depuis 3 ans sera publié sous peu. La période couverte va de 1667 à 1990 (généalogie). G) Projet géographique des terres de la Seigneurie de La Prairie. À partir de nos documents d'archives écrites, dessiner des cartes à l'ordinateur qui situent les terres concédées aux colons successifs depuis 1667 (éducation, culture).   Cette énumération suscitera certainement de nombreux points d’interrogation; d’où viendra le personnel requis et le financement pour tous ces projets ? Pour ce qui est du personnel, la SHLM pourra compter sur les quelques bénévoles déjà engagés dans ces projets et ceux-ci s’adjoindront des personnes rémunérées via des subventions gouvernementales. Quant au financement qui devra être assez consistant, la SHLM s’est adjoint depuis quelque temps un responsable d’une cueillette de fonds. Celui-ci a signé un contrat au nom de la SHLM avec la Société des Jeux et Loteries du Québec. À chaque semaine, la SHLM présentera son BINGO. Les bénéfices seront versés dans une caisse à part, et la Régie effectuera une surveillance constante et minutieuse afin de s’assurer que tous les fonds recueillis servent aux activités d’éducation et de culture mentionnées plus haut. Ces après-midi de Bingo seront tenus tous les jeudis, de 13h.30 à 16h., au Paladium de Brossard, à compter de la fin novembre. Toutes les conditions semblent réunies pour assurer à la SHLM des revenus substantiels et les jeunes de nos écoles en seront largement bénéficiaires....

    Conférence: Monuments et paysages québécois

    Conférence du 19 novembre 1997

    20:00 heures

    Gilles Boileau de la FSHQ

    Sujet : Monuments et paysages québécois avec projection de diapositives

    Conférence du 19 novembre 1997 20:00 heures Gilles Boileau de la FSHQ Sujet : Monuments et paysages québécois avec projection de diapositives...

    La Prairie et la vie libertine au dix-septième siècle

    Robert-Lionel Séguin, dans «La vie libertine en Nouvelle-France au dix-septième siècle», décrit les moeurs de nos ancêtres à partir des comptes rendus des procès de l'époque. Je vous résume ici le cas de la montréalaise Françoise Moisan, qui incita la seconde femme de son ancien gendre à se prostituer.

    Jean Patenotre (fils de Nicolas et de Marguerite Breton) cl Marie Brunet (fille d'Antoine et de Françoise Moisan) s'épousent à Montréal le 25 octobre 1683. Deux enfants naîtront de cette union; une première fille qui meurt quatre jours après sa naissance et une seconde, Marie, née en avril 1686. Hélas la mère ne survit pas à cet accouchement et Jean Patenotre épouse à Laprairie, le 10 novembre 1686, Marie Robidou, fille d'André et de Jeanne Le Duc.

    Après la mort de sa fille, Françoise Moisan continue de fréquenter son ancien gendre. Elle réussit même à attirer chez elle la seconde épouse de Patenotre et à l'initier aux plaisirs les plus intimes. Marie Robidou finit donc par s'adonner à la prostitution. Mis au courant de l'affaire, Patenotre s'en remet à la justice pour forcer son épouse à réintégrer le domicile conjugal.

    Depuis quelques années déjà plusieurs soldats fréquentent assidument ce lieu des plaisirs qu'est la maison des Brunet, située à la côte St-François à Montréal. L'un d'eux avouera à la cour que Françoise Moisan trompe son mari depuis belle lurette et n'hésite pas à se livrer à ses ébats amoureux devant ses propres filles. Il arrive même que des soldats se battent entre eux pour se disputer les faveurs de la belle.

    Les poursuites judiciaires permettront tout de même à Jean Patenotre de tirer son épouse de ce lieu de débauche. Marie Robidou revient vers son époux indulgent.  «Au moins deux enfants naîtront après cette réconciliation. L'aîné, Jean-François, est baptisé à Laprairie le 16 juin 1689, soit moins d'un an après le retour de sa frivole mère. Après des années de vie rangée, celle-ci décède subitement à Laprairie, où elle est inhumée le 1er septembre 1697.»
     

    Toujours au sujet de La Prairie, Robert-Lionel Séguin raconte également qu'un certain Jean Bourgeois, âgé de trente-six ans, fut accusé en 1671 du viol d'une fillette de sept ans. Bourgeois, qui travaillait à Château-Richer comme ouvrier agricole chez les parents de sa victime, s'était déjà enfui à l'arrivée du huissier et de ses hommes. On le retrouva quelques jours plus tard à Laprairie de la Magdeleine, où les fils de Le Moyne l'avaient engagé. De là, un sergent et deux soldats le ramenèrent à Québec pour y subir son procès.

    Tiré de: Séguin, Robert-Lionel, La vie libertine en Nouvelle-France au dix-septième siècle, Collection connaissance, Editions Leméac, 1972 Volume 1, pp. 83 à 86 et p. 106 et 306

    Robert-Lionel Séguin, dans «La vie libertine en Nouvelle-France au dix-septième siècle», décrit les moeurs de nos ancêtres à partir des comptes rendus des procès de l'époque. Je vous résume ici le cas de la montréalaise Françoise Moisan, qui incita la seconde femme de son ancien gendre à se prostituer. Jean Patenotre (fils de Nicolas et de Marguerite Breton) cl Marie Brunet (fille d'Antoine et de Françoise Moisan) s'épousent à Montréal le 25 octobre 1683. Deux enfants naîtront de cette union; une première fille qui meurt quatre jours après sa naissance et une seconde, Marie, née en avril 1686. Hélas la mère ne survit pas à cet accouchement et Jean Patenotre épouse à Laprairie, le 10 novembre 1686, Marie Robidou, fille d'André et de Jeanne Le Duc. Après la mort de sa fille, Françoise Moisan continue de fréquenter son ancien gendre. Elle réussit même à attirer chez elle la seconde épouse de Patenotre et à l'initier aux plaisirs les plus intimes. Marie Robidou finit donc par s'adonner à la prostitution. Mis au courant de l'affaire, Patenotre s'en remet à la justice pour forcer son épouse à réintégrer le domicile conjugal. Depuis quelques années déjà plusieurs soldats fréquentent assidument ce lieu des plaisirs qu'est la maison des Brunet, située à la côte St-François à Montréal. L'un d'eux avouera à la cour que Françoise Moisan trompe son mari depuis belle lurette et n'hésite pas à se livrer à ses ébats amoureux devant ses propres filles. Il arrive même que des soldats se battent entre eux pour se disputer les faveurs de la belle. Les poursuites judiciaires permettront tout de même à Jean Patenotre de tirer son épouse de ce lieu de débauche. Marie Robidou revient vers son époux indulgent.  «Au moins deux enfants naîtront après cette réconciliation. L'aîné, Jean-François, est baptisé à Laprairie le 16 juin 1689, soit moins d'un an après le retour de sa frivole mère. Après des années de vie rangée, celle-ci décède subitement à Laprairie, où elle est inhumée le 1er septembre 1697.»   Toujours au sujet de La Prairie, Robert-Lionel Séguin raconte également qu'un certain Jean Bourgeois, âgé de trente-six ans, fut accusé en 1671 du viol d'une fillette de sept ans. Bourgeois, qui travaillait à Château-Richer comme ouvrier agricole chez les parents de sa victime, s'était déjà enfui à l'arrivée du huissier et de ses hommes. On le retrouva quelques jours plus tard à Laprairie de la Magdeleine, où les fils de Le Moyne l'avaient engagé. De là, un sergent et deux soldats le ramenèrent à Québec pour y subir son procès. Tiré de: Séguin, Robert-Lionel, La vie libertine en Nouvelle-France au dix-septième siècle, Collection connaissance, Editions Leméac, 1972 Volume 1, pp. 83 à 86 et p. 106 et 306...

    Thomas-Auguste Brisson: un médecin polyvalent

    La Prairie a connu de nombreux personnages importants au cours de son histoire. Parmi ceux-ci, un nom retient particulièrement notre attention, le docteur Thomas-Auguste Brisson. Né à Saint-Lin des Laurentides le 12 octobre 1852, il fera ses études secondaires à Montréal ainsi que sa médecine à l'ancienne école Victoria. Après avoir été admis en 1876, il pratiquera 2 ans à Saint-Constant pour ensuite s'installer définitivement à La Prairie.

    La Société historique de La Prairie a la chance de posséder une copie de l'abondante correspondance que le docteur Brisson a rédigée entre 1884 et 1927, soit plus de 2 700 lettres. Elle nous est parvenue grâce à un procédé pour le moins original. En effet, le docteur avait l'habitude d'écrire ses lettres à l'encre de chine sur un papier spécial. Il humectait ce dernier et, à l'aide d'une presse, il pouvait "imprimer" ses écrits qu'il conservait dans ses dossiers. Un procédé qui est l'ancêtre de nos photocopieuses actuelles.

    Le portrait que nous avons de lui nous laisse voir un homme élancé à l'allure distinguée. Réservé et prudent, il n'était certainement pas celui qui monte facilement aux barricades. En effet, il fut un fidèle partisan du parti conservateur, tant au provincial qu'au fédéral. On dirait aujourd'hui qu'il est un modéré de droite. Son altitude prudente est parfaitement visible lors de l'affaire Riel. Après la pendaison de ce dernier, le Québec est en effervescence. Le docteur Brisson déplore "toutes ces folies qui se font d'un bout à l'autre de la province qui pourrait bien nous coûter cher un jour". Il émet aussi des réserves à l'idée d'une nouvelle formation politique d'union nationale en réaction à la condamnation de Riel. Il ne veut pas s'unir avec ceux qu'il appelle les "chevaliers du radicalisme et de la franc-maçonnerie''.

    Malgré sa réserve, le docteur Brisson s'est toujours impliqué activement en politique. Tout d'abord comme maire, il a eu un souci constant pour l'amélioration des conditions de vie des citoyens de La Prairie. Vivant à une époque où les maladies infectieuses faisaient des ravages, il a contribué à l'amélioration des conditions sanitaires de notre municipalité. On lui doit notamment l'ouverture du cimetière actuel situé près de l'école Jean de la Mennais. Ce qui fut fait, selon ses dires, pour protéger les citoyens du choléra. De son temps, le cimetière était situé à l'arrière de l'église de la Nativité, soit en plein milieu du village. À cet effet, il fit des démarches auprès du gouvernement provincial afin de faire passer un projet de loi assurant la protection des gens lors des épidémies. Comme mesure d'hygiène, il y suggérait d'abolir le transport des corps dans des voitures privées qui étaient ensuite utilisées à d'autres fins, augmentant ainsi les risques de contagion. Mais pour ce faire, il dut agrandir le village à même les terrains de la commune. La propriété de ces terrains demeurait une question litigieuse. En 1888, le Premier ministre Mercier cru régler la question des Biens des Jésuites en leur faisant don de la commune. Cependant, Je maire Brisson voulait exproprier une partie de celle-ci afin d'y aménager le nouveau cimetière ainsi que pour des expositions agricoles (actuel marché public) et pour le chemin de fer. Mais cela touchait une corde sensible dans les milieux cléricaux. M. Brisson entreprit, avec l'aide du notaire Varin, une recherche de titres anciens afin de démontrer les droits d'expropriation de la municipalité. Question délicate, qui retiendra l'attention des divers gouvernements pendant de nombreuses années et qui sera réglée par un jugement du Conseil Privé en 1919.

    La Prairie a connu de nombreux personnages importants au cours de son histoire. Parmi ceux-ci, un nom retient particulièrement notre attention, le docteur Thomas-Auguste Brisson. Né à Saint-Lin des Laurentides le 12 octobre 1852, il fera ses études secondaires à Montréal ainsi que sa médecine à l'ancienne école Victoria. Après avoir été admis en 1876, il pratiquera 2 ans à Saint-Constant pour ensuite s'installer définitivement à La Prairie. La Société historique de La Prairie a la chance de posséder une copie de l'abondante correspondance que le docteur Brisson a rédigée entre 1884 et 1927, soit plus de 2 700 lettres. Elle nous est parvenue grâce à un procédé pour le moins original. En effet, le docteur avait l'habitude d'écrire ses lettres à l'encre de chine sur un papier spécial. Il humectait ce dernier et, à l'aide d'une presse, il pouvait "imprimer" ses écrits qu'il conservait dans ses dossiers. Un procédé qui est l'ancêtre de nos photocopieuses actuelles. Le portrait que nous avons de lui nous laisse voir un homme élancé à l'allure distinguée. Réservé et prudent, il n'était certainement pas celui qui monte facilement aux barricades. En effet, il fut un fidèle partisan du parti conservateur, tant au provincial qu'au fédéral. On dirait aujourd'hui qu'il est un modéré de droite. Son altitude prudente est parfaitement visible lors de l'affaire Riel. Après la pendaison de ce dernier, le Québec est en effervescence. Le docteur Brisson déplore "toutes ces folies qui se font d'un bout à l'autre de la province qui pourrait bien nous coûter cher un jour". Il émet aussi des réserves à l'idée d'une nouvelle formation politique d'union nationale en réaction à la condamnation de Riel. Il ne veut pas s'unir avec ceux qu'il appelle les "chevaliers du radicalisme et de la franc-maçonnerie''. Malgré sa réserve, le docteur Brisson s'est toujours impliqué activement en politique. Tout d'abord comme maire, il a eu un souci constant pour l'amélioration des conditions de vie des citoyens de La Prairie. Vivant à une époque où les maladies infectieuses faisaient des ravages, il a contribué à l'amélioration des conditions sanitaires de notre municipalité. On lui doit notamment l'ouverture du cimetière actuel situé près de l'école Jean de la Mennais. Ce qui fut fait, selon ses dires, pour protéger les citoyens du choléra. De son temps, le cimetière était situé à l'arrière de l'église de la Nativité, soit en plein milieu du village. À cet effet, il fit des démarches auprès du gouvernement provincial afin de faire passer un projet de loi assurant la protection des gens lors des épidémies. Comme mesure d'hygiène, il y suggérait d'abolir le transport des corps dans des voitures privées qui étaient ensuite utilisées à d'autres fins, augmentant ainsi les risques de contagion. Mais pour ce faire, il dut agrandir le village à même les terrains de la commune. La propriété de ces terrains demeurait une question litigieuse. En 1888, le Premier ministre Mercier cru régler la question des Biens des Jésuites en leur faisant don de la commune. Cependant, Je maire Brisson voulait exproprier une partie de celle-ci afin d'y aménager le nouveau cimetière ainsi que pour des expositions agricoles (actuel marché public) et pour le chemin de fer. Mais cela touchait une corde sensible dans les milieux cléricaux. M. Brisson entreprit, avec l'aide du notaire Varin, une recherche de titres anciens afin de démontrer les droits d'expropriation de la municipalité. Question délicate, qui retiendra l'attention des divers gouvernements pendant de nombreuses années et qui sera réglée par un jugement du Conseil Privé en 1919....

    Généalogie de la famille Bibeau

    Bibeau

    Denis, Bernard, Denise, Lise et Nicole Daoust

     

     

    Jacqueline Bibeault

    Alfred Daoust

    Sainte-Marguerite-Marie de Montréal

    06 août 1949

    Francis Daoust

    Élizabeth Skates

    Donat Bibeault

    Julienne Tousignant

    Sacré-Cœur de Montréal

    05 avril 1921

    Zoé Tousignant

    Alvina Verville

    Thomas Bibeau

    Léa Tousignant

    Sainte-Sophie, comté de Nicolet

    27 juin 1893

    Wilbrod Tousignant

    Nathalie Baril

    Napoléon Bibeau

    Adèle Chandonnet

    Saint-Pierre-les-Becquets

    23 février 1857

    Louis Chandonnet

    Adèle Delisle

    Urbain Bibeau

    Marguerite Lemay

    Saint-Pierre-les-Becquets

    22 novembre 1831

    Louis Lemay

    Marie Perrault

    Joseph Bibeau

    Catherine Courtois

    Saint-Jean Deschaillons

    19 octobre 1801

    François Courtois

    Josephte Roireaux dit Laliberté

    «Parents non mentionnés»

    Les Bibeau n’ont qu’un seul ancêtre

     

     

    François Bibeau

    Louise Énard

    Nicolet, région des Trois-Rivières

    17 novembre 1682

    Simon Énard

    Marie Loubier

    Jacques Bibeau

    Jeanne Sauvignaux ou Savineau

    François, laboureur qui vient de La Fond, paroisse de Notre-Dame-de-Cogne, ville et arrondissement et évêché de La Rochelle, Aunis (Charente) ou de Verteuil-sur-Carente, Angoumois (Charente) France

     

    Bibeau Denis, Bernard, Denise, Lise et Nicole Daoust     Jacqueline Bibeault Alfred Daoust Sainte-Marguerite-Marie de Montréal 06 août 1949 Francis Daoust Élizabeth Skates Donat Bibeault Julienne Tousignant Sacré-Cœur de Montréal 05 avril 1921 Zoé Tousignant Alvina Verville Thomas Bibeau Léa Tousignant Sainte-Sophie, comté de Nicolet 27 juin 1893 Wilbrod Tousignant Nathalie Baril Napoléon Bibeau Adèle Chandonnet Saint-Pierre-les-Becquets 23 février 1857 Louis Chandonnet Adèle Delisle Urbain Bibeau Marguerite Lemay Saint-Pierre-les-Becquets 22 novembre 1831 Louis Lemay Marie Perrault Joseph Bibeau Catherine Courtois Saint-Jean Deschaillons 19 octobre 1801 François Courtois Josephte Roireaux dit Laliberté «Parents non mentionnés» Les Bibeau n’ont qu’un seul ancêtre     François Bibeau Louise Énard Nicolet, région des Trois-Rivières 17 novembre 1682 Simon Énard Marie Loubier Jacques Bibeau Jeanne Sauvignaux ou Savineau François, laboureur qui vient de La Fond, paroisse de Notre-Dame-de-Cogne, ville et arrondissement et évêché de La Rochelle, Aunis (Charente) ou de Verteuil-sur-Carente, Angoumois (Charente) France   ...

    François Bibeau

    Un grand voyageur, épris d’aventure!

    BIBEAU, François, signait : «f bibaud» et «bibau», naquit entre 1632 et 1638 : le recensement de 1667 lui donne 35 ans et celui de 1681, 43! Le 10 avril 1656, par-devant Savin, notaire à La Rochelle, François Bibault, laboureur, demeurant à la Fond, près de La Rochelle, s'engageait à Arnaud Peré pour le Canada. La première mention de notre colon dans nos archives se trouve dans une action en dommage que lui intente Quentin Moral, le 15 septembre 1660. En 1662, il réside au Cap-de-la-Madeleine. Dans l'intention de fonder un foyer au Canada, il passe, le 29 octobre 1665, au Cap-de-la-Madeleine un contrat de mariage (gr. Latouche) avec Jeanne de Mérinne, fille de Jean et de Marie de la Haye, de Saint-Sulpice de Paris; mais le mariage n'eut pas lieu. Jusqu'à 1666, Bibeau avait habité la côte de Saint-Marc, mais le 6 avril de cette année, notre colon se fit concéder par le P. Fim1in, S.J. deux habitations de 2 arpents sur 40, l'une, côte de Batiscan, entre François Lory dit Gargot au S.-O., et Nicolas Rivard, au N.-E.; l'autre, côte Saint-Eloi, entre François Duclos au S.-O. et Jean Trotier, au N.-E. (gr. Latouche). Le 25 décembre suivant, il aliénait sa terre de Saint-Marc, également de 2 arpents sur 40 en faveur de René Blanchet; les voisins en étaient Pierre Ménard auS.-0. et Benjamin Anscau au S.-E. (gr. Latouche). François Bibeau, bien que propriétaire, louait ses services comme domestique chez Élie Bourdeau, en 1667 (recens., Sulte, Hist., IV, 69e). Le 15 janvier 1669 (gr. Vachon), à l'occasion d'un voyage dans l'ouest, il teste en faveur de Jeanne Chalifour, avec qui il passera à son retour un contrat de mariage (gr. Vachon, 29 oct. 1669). Retourné dans l'ouest, notre voyageur signe, avec Nicolas Perrot et Louis Jolliet, le 14 Juin 1671, la prise de possession du Sault-Sainte-Marie. Deux mois plus tard, le 17 août 1671, il épouse à Québec Jeanne Chalifour, mais c'est pour reprendre aussitôt le chemin des grands lacs. On sait qu'il était à Montréal en 1673, de retour de l'ouest et de nouveau en 1675. Jeanne Chalifou, femme Bibeau mourut vers 1679, car Boivinet fit élection de tuteur pour sa fillette, Marie Bibeau, le 10 avril de cette année. François Bibeau convola en secondes noces avec Louise Esnard aux Trois-Rivières le 17 novembre 1682 (contrat, Ameau, 9 oct.). Il habitait alors à St-François-du-Lac, où il avait reçu une première concession à l'île St-Jean le 1er mars 1680 (gr. Adhémar). Il avait pourtant demeuré à la seigneurie de Lintot (Bécancour), 1674-1681 : c'est là que le place le recensement de 1681 (Sulte, Hist., V, 75) avec 6 arpents de terre défrichés. Plus tard, on le rencontre à Nicolet (Région de Trois-Rivières, 7 mars 1689), à Batiscan 1691-98 et, finalement, derechef, à Saint-François-du-Lac, où il semble avoir fini ses jours vers 1712. Une sentence du Conseil Souverain du 3 juillet 1713 (VI., 639-640, cf. p. 436) statuait que Pierre Bibault serait «payé par préférence sur les biens de feu son père, de 300 livres, douaire de feu sa mère, et autres sommes qu'il justifiera avoir payé pour les funérailles de son père et pour tes fournitures durant sa dernière maladie». Enfants : Du premier lit : Marie. Du second lit : Huit enfants, Pierre, Anonyme, François, Nicolas, Jean-Baptiste, Simon, Marie-Anne, Joseph. Extrait de "Nos Ancêtres Au XVIIe Siècle, par Archange Godbout''

    Vous êtes intéressés à faire paraître votre généalogie et l’histoire de votre famille, faites-nous en parvenir une copie à la S.H.L.M. et nous serons heureux de la publier.

    Un grand voyageur, épris d’aventure! BIBEAU, François, signait : «f bibaud» et «bibau», naquit entre 1632 et 1638 : le recensement de 1667 lui donne 35 ans et celui de 1681, 43! Le 10 avril 1656, par-devant Savin, notaire à La Rochelle, François Bibault, laboureur, demeurant à la Fond, près de La Rochelle, s'engageait à Arnaud Peré pour le Canada. La première mention de notre colon dans nos archives se trouve dans une action en dommage que lui intente Quentin Moral, le 15 septembre 1660. En 1662, il réside au Cap-de-la-Madeleine. Dans l'intention de fonder un foyer au Canada, il passe, le 29 octobre 1665, au Cap-de-la-Madeleine un contrat de mariage (gr. Latouche) avec Jeanne de Mérinne, fille de Jean et de Marie de la Haye, de Saint-Sulpice de Paris; mais le mariage n'eut pas lieu. Jusqu'à 1666, Bibeau avait habité la côte de Saint-Marc, mais le 6 avril de cette année, notre colon se fit concéder par le P. Fim1in, S.J. deux habitations de 2 arpents sur 40, l'une, côte de Batiscan, entre François Lory dit Gargot au S.-O., et Nicolas Rivard, au N.-E.; l'autre, côte Saint-Eloi, entre François Duclos au S.-O. et Jean Trotier, au N.-E. (gr. Latouche). Le 25 décembre suivant, il aliénait sa terre de Saint-Marc, également de 2 arpents sur 40 en faveur de René Blanchet; les voisins en étaient Pierre Ménard auS.-0. et Benjamin Anscau au S.-E. (gr. Latouche). François Bibeau, bien que propriétaire, louait ses services comme domestique chez Élie Bourdeau, en 1667 (recens., Sulte, Hist., IV, 69e). Le 15 janvier 1669 (gr. Vachon), à l'occasion d'un voyage dans l'ouest, il teste en faveur de Jeanne Chalifour, avec qui il passera à son retour un contrat de mariage (gr. Vachon, 29 oct. 1669). Retourné dans l'ouest, notre voyageur signe, avec Nicolas Perrot et Louis Jolliet, le 14 Juin 1671, la prise de possession du Sault-Sainte-Marie. Deux mois plus tard, le 17 août 1671, il épouse à Québec Jeanne Chalifour, mais c'est pour reprendre aussitôt le chemin des grands lacs. On sait qu'il était à Montréal en 1673, de retour de l'ouest et de nouveau en 1675. Jeanne Chalifou, femme Bibeau mourut vers 1679, car Boivinet fit élection de tuteur pour sa fillette, Marie Bibeau, le 10 avril de cette année. François Bibeau convola en secondes noces avec Louise Esnard aux Trois-Rivières le 17 novembre 1682 (contrat, Ameau, 9 oct.). Il habitait alors à St-François-du-Lac, où il avait reçu une première concession à l'île St-Jean le 1er mars 1680 (gr. Adhémar). Il avait pourtant demeuré à la seigneurie de Lintot (Bécancour), 1674-1681 : c'est là que le place le recensement de 1681 (Sulte, Hist., V, 75) avec 6 arpents de terre défrichés. Plus tard, on le rencontre à Nicolet (Région de Trois-Rivières, 7 mars 1689), à Batiscan 1691-98 et, finalement, derechef, à Saint-François-du-Lac, où il semble avoir fini ses jours vers 1712. Une sentence du Conseil Souverain du 3 juillet 1713 (VI., 639-640, cf. p. 436) statuait que Pierre Bibault serait «payé par préférence sur les biens de feu son père, de 300 livres, douaire de feu sa mère, et autres sommes qu'il justifiera avoir payé pour les funérailles de son père et pour tes fournitures durant sa dernière maladie». Enfants : Du premier lit : Marie. Du second lit : Huit enfants, Pierre, Anonyme, François, Nicolas, Jean-Baptiste, Simon, Marie-Anne, Joseph. Extrait de "Nos Ancêtres Au XVIIe Siècle, par Archange Godbout'' Vous êtes intéressés à faire paraître votre généalogie et l’histoire de votre famille, faites-nous en parvenir une copie à la S.H.L.M. et nous serons heureux de la publier....

    Conférence: La vie musicale de la paroisse de la Nativité de La Prairie

    Conférence du 15 octobre 20:00 heures

    Johane Hébert, musicologue

    Sujet : La vie musicale de la paroisse de la Nativité de La Prairie

    Conférence du 15 octobre 20:00 heures Johane Hébert, musicologue Sujet : La vie musicale de la paroisse de la Nativité de La Prairie...

    Des personnages du passé nous parlent (suite)

    L'essor industriel qu'a connu La Prairie au XXe siècle est aussi dû à sa situation géographique. Ainsi, la venue du chemin de fer de concert avec les traversiers a favorisé la présence de nombreux marchands tels les Andrew Ésinhart (coin Saint-Georges et Saint-Ignace), Hyacinthe Sylvestre (personnage fort coloré de notre histoire), Léon Benoît Charlebois (homme d'affaire important et aussi député) et plusieurs autres. Le sol argileux de notre région a permis la venue des briqueteries et ce, dès 1872 avec le briquetier Joseph Thibodeau. Il ne faudrait pas passer sous silence les nombreux ouvriers qui ont travaillé dans la chaleur des fours à briques, tel Wellie Corneau qui fut fidèle à son poste pendant plus de 34 ans à la National Brick Company.

    Plusieurs femmes ont marqué notre histoire. Rappelons brièvement Charlotte Leduc qui tenait avec son mari Pierre Marassé une école modèle sur la rue Saint-Jacques. Elle devait avoir la vocation, car elle enseigna de 1805 à 1865 cl mourut àl'âge vénérable de 101 ans et 7 mois ! Il faut dire qu'à cette époque la retraite anticipée n'existait pas encore … Et que dire des sœurs Blanchard, dont l'une, frappée de paralysie, enseignait de son lit !

    Un personnage, à lui seul, mériterait une étude approfondie. Il s'agit du docteur Thomas Auguste Brisson. En plus de pratiquer la médecine, il fut aussi maire de La Prairie. C'est à ce titre qu'il favorisa la venue des briqueteries dans notre municipalité. Membre actif de la Société Littéraire et passionné d'histoire, il amassa une importante documentation historique qui est à l'origine du Fonds Élisée Choquet (du nom de l'abbé qui continua l'œuvre du docteur Brisson). À l'instar du curé Labelle, il s'occupa de colonisation en fondant la Société générale de Colonisation et de Rapatriement de la province de Québec. De plus, la Société historique possède une copie de l'abondante correspondance de M. Brisson écrite entre 1884 et 1927.Une véritable mine d'informations diverses sur celte époque. Il y aurait encore beaucoup à dire sur les nombreux personnages de notre riche histoire. Ce trop bref aperçu ne témoigne que d'une partie infime de celle-ci. Nous aurons sûrement l'occasion d'en reparler.

    L'essor industriel qu'a connu La Prairie au XXe siècle est aussi dû à sa situation géographique. Ainsi, la venue du chemin de fer de concert avec les traversiers a favorisé la présence de nombreux marchands tels les Andrew Ésinhart (coin Saint-Georges et Saint-Ignace), Hyacinthe Sylvestre (personnage fort coloré de notre histoire), Léon Benoît Charlebois (homme d'affaire important et aussi député) et plusieurs autres. Le sol argileux de notre région a permis la venue des briqueteries et ce, dès 1872 avec le briquetier Joseph Thibodeau. Il ne faudrait pas passer sous silence les nombreux ouvriers qui ont travaillé dans la chaleur des fours à briques, tel Wellie Corneau qui fut fidèle à son poste pendant plus de 34 ans à la National Brick Company. Plusieurs femmes ont marqué notre histoire. Rappelons brièvement Charlotte Leduc qui tenait avec son mari Pierre Marassé une école modèle sur la rue Saint-Jacques. Elle devait avoir la vocation, car elle enseigna de 1805 à 1865 cl mourut àl'âge vénérable de 101 ans et 7 mois ! Il faut dire qu'à cette époque la retraite anticipée n'existait pas encore ... Et que dire des sœurs Blanchard, dont l'une, frappée de paralysie, enseignait de son lit ! Un personnage, à lui seul, mériterait une étude approfondie. Il s'agit du docteur Thomas Auguste Brisson. En plus de pratiquer la médecine, il fut aussi maire de La Prairie. C'est à ce titre qu'il favorisa la venue des briqueteries dans notre municipalité. Membre actif de la Société Littéraire et passionné d'histoire, il amassa une importante documentation historique qui est à l'origine du Fonds Élisée Choquet (du nom de l'abbé qui continua l'œuvre du docteur Brisson). À l'instar du curé Labelle, il s'occupa de colonisation en fondant la Société générale de Colonisation et de Rapatriement de la province de Québec. De plus, la Société historique possède une copie de l'abondante correspondance de M. Brisson écrite entre 1884 et 1927.Une véritable mine d'informations diverses sur celte époque. Il y aurait encore beaucoup à dire sur les nombreux personnages de notre riche histoire. Ce trop bref aperçu ne témoigne que d'une partie infime de celle-ci. Nous aurons sûrement l'occasion d'en reparler....

    Des personnages du passé nous parlent

    En consultant les archives de la Société historique de La Prairie, nous pouvons découvrir des personnages fort intéressants de notre histoire. Une recherche en ce sens s’effectue présentement dans le cadre du projet conjoint SHLM-École secondaire de la Magdeleine de La Prairie dont on a parlé dans le numéro de septembre.

    Lorsqu’on regarde la carte géographique du Nord-Est américain, on constate que la Ville de La Prairie se situe à un endroit stratégique. Elle se retrouve au carrefour de deux axes de communication très anciens. En effet, dès la préhistoire, il existait un réseau d’échanges entre la côte atlantique (région de New-York) et la vallée du Saint-Laurent via la rivière Hudson, les lacs George et Champlain et finalement la rivière Richelieu. Si on voulait se rendre à Montréal ou plutôt Hochelaga, il fallait couper court à travers les terres entre Saint-Jean et La Prairie ou Kentake. La route 104 (chemin de Saint-Jean) a d'ailleurs été construite en suivant un ancien sentier amérindien. En plus de cet axe nord-sud, il existait aussi un axe est-ouest par le Saint-Laurent. Ce dernier menant vers la région des Grands Lacs.

    C'est pourquoi les pères Jésuites ont installé, dès le 17e siècle, une mission à Saint Xavier des Praiz (La Prairie). Elle servait entre autres de relais aux voyageurs en direction des pays d'En Haut (Grands Lacs). De nombreux Amérindiens amis des Français s'y sont retrouvés. C'est ce que nous rappellent les personnages Pierre Tonsohonten (Huron-Wendat) et sa femme Gadeakteua (Érié). Ceux-ci ont connu l'époque troublée des guerres entre la Confédération iroquoise alliée aux Britanniques et les nations amérindiennes alliées aux Français. Ainsi, on a relevé la présence de près de 22 nations à La Prairie au milieu du l 7e siècle. Cette mission déménagera plusieurs fois pour finalement se retrouver à Khanawake. Le père jésuite Claude Chauchetière nous a laissé des gravures de cette époque où français et Amérindiens vivaient ensemble à La Prairie.

    Les guerres iroquoises ont été à l'origine de la milice canadienne. Plusieurs personnages de La Prairie se sont illustrés sous les armes. Nous pouvons mentionner le pionnier, Claude Guérin dit Lafontaine. Ce dernier demeurait à l'intérieur du fort au coin de Sainte-Marie et du chemin Saint-Jean actuel. De plus, il cultivait une terre à la côte de Fontarabie. L'obligation d'avoir une demeure à l'intérieur du fort pour se protéger des attaques iroquoises est une caractéristique des débuts de notre histoire. Les Leber ont marqué particulièrement l'histoire de la milice chez nous. De père en fils, nous retrouvons quatre François Leber miliciens (les trois derniers étant même capitaine). La milice canadienne était reconnue pour sa valeur et son endurance par les soldats réguliers venant de France. Il en fut de même pour les Britanniques lors des guerres avec les États-Unis (1775-1776 et 1812-l813). Notons à cet effet la participation du notaire Laprairien Edme Henry à la célèbre bataille de Châteauguay.

    En consultant les archives de la Société historique de La Prairie, nous pouvons découvrir des personnages fort intéressants de notre histoire. Une recherche en ce sens s’effectue présentement dans le cadre du projet conjoint SHLM-École secondaire de la Magdeleine de La Prairie dont on a parlé dans le numéro de septembre. Lorsqu’on regarde la carte géographique du Nord-Est américain, on constate que la Ville de La Prairie se situe à un endroit stratégique. Elle se retrouve au carrefour de deux axes de communication très anciens. En effet, dès la préhistoire, il existait un réseau d’échanges entre la côte atlantique (région de New-York) et la vallée du Saint-Laurent via la rivière Hudson, les lacs George et Champlain et finalement la rivière Richelieu. Si on voulait se rendre à Montréal ou plutôt Hochelaga, il fallait couper court à travers les terres entre Saint-Jean et La Prairie ou Kentake. La route 104 (chemin de Saint-Jean) a d'ailleurs été construite en suivant un ancien sentier amérindien. En plus de cet axe nord-sud, il existait aussi un axe est-ouest par le Saint-Laurent. Ce dernier menant vers la région des Grands Lacs. C'est pourquoi les pères Jésuites ont installé, dès le 17e siècle, une mission à Saint Xavier des Praiz (La Prairie). Elle servait entre autres de relais aux voyageurs en direction des pays d'En Haut (Grands Lacs). De nombreux Amérindiens amis des Français s'y sont retrouvés. C'est ce que nous rappellent les personnages Pierre Tonsohonten (Huron-Wendat) et sa femme Gadeakteua (Érié). Ceux-ci ont connu l'époque troublée des guerres entre la Confédération iroquoise alliée aux Britanniques et les nations amérindiennes alliées aux Français. Ainsi, on a relevé la présence de près de 22 nations à La Prairie au milieu du l 7e siècle. Cette mission déménagera plusieurs fois pour finalement se retrouver à Khanawake. Le père jésuite Claude Chauchetière nous a laissé des gravures de cette époque où français et Amérindiens vivaient ensemble à La Prairie. Les guerres iroquoises ont été à l'origine de la milice canadienne. Plusieurs personnages de La Prairie se sont illustrés sous les armes. Nous pouvons mentionner le pionnier, Claude Guérin dit Lafontaine. Ce dernier demeurait à l'intérieur du fort au coin de Sainte-Marie et du chemin Saint-Jean actuel. De plus, il cultivait une terre à la côte de Fontarabie. L'obligation d'avoir une demeure à l'intérieur du fort pour se protéger des attaques iroquoises est une caractéristique des débuts de notre histoire. Les Leber ont marqué particulièrement l'histoire de la milice chez nous. De père en fils, nous retrouvons quatre François Leber miliciens (les trois derniers étant même capitaine). La milice canadienne était reconnue pour sa valeur et son endurance par les soldats réguliers venant de France. Il en fut de même pour les Britanniques lors des guerres avec les États-Unis (1775-1776 et 1812-l813). Notons à cet effet la participation du notaire Laprairien Edme Henry à la célèbre bataille de Châteauguay....