Sélection d'une édition

    Les joies de la découverte

    Le grand-père de mon arrière-grand-père s’appelait Paul LANCTÔT, marié, le 22 octobre 1804 à Saint-Constant, à Agnès LEFEBVRE.

    Quatre générations de cette lignée maternelle ayant vécu à et aux environs de La Prairie, je me suis intéressé, il y a longtemps, à l’histoire de La Prairie et de sa région.

    Par mes lectures, je savais qu’un dénommé Paul LANCTÔT, 34 ans, faisait partie des victimes du naufrage de la barque du capitaine Joseph BROSSEAU, le 14 mai 1869. Était-ce mon ancêtre ou un lointain cousin?

    Mes recherches m’ont d’abord appris que ce Paul L. n’avait eu qu’un enfant nommé Paul-David. Or j’ai Paul-David LANCTÔT comme fils de notre Paul. J’ai pu vérifier que la mère de Paul-David, Agnès LEFEBVRE, veuve de Paul L., convolait en secondes noces avec un certain François Facet (Fasset?, Fawcet?) à Saint-Constant en 1820.

    L’hypothèse que notre Paul L. fut celui qui périt dans les eaux violentes du Saint-Laurent s’affirmait de plus en plus réelle. Une jeune veuve avec un enfant en bas âge avait, à cette époque, une obligation sociale et financière de trouver rapidement un mari qui la prendrait sous son aile avec son enfant.

    Grâce aux fonds d’archives de la SHLM, j’ai pu consulter trois copies de documents signés par E.Z. MASSICOTTE, extraits du Bulletin des Recherches historiques (vol. XI, 1905 et vol. XXVI, 1920) ainsi que son livre Faits curieux de l’Histoire de Montréal publié chez La Librairie Beauchemin en 1922.

    Deux hommes et une femme ont été les seuls rescapés du renversement de la barque, après s’être accrochés pendant 3-4 heures et avoir dérivé jusqu’en face du centre-ville.

    Les journaux La Gazette et The Canadian Courant ont rapporté l’accident et fait la liste des victimes. Le dernier m’a révélé un fait nouveau pour moi et ma famille : la femme qui échappa à la mort était l’épouse de Paul LANCTÔT. Son nom : Agnès LEFEBVRE.

    « Le 14 mai 1819, le bateau de Joseph BROSSEAU, chargé de grains de semences et d’une quarantaine de passagers, partait de Montréal pour Laprairie. Dix des passagers furent débarqués vis-à-vis l’île Saint-Paul. À cinq heures du soir, arrivé dans le plus fort du courant, au milieu de la traverse, le vent du sud, soufflant alors avec impétuosité, le bateau fut submergé par les roulis, et tous les efforts faits pour jeter à l’eau le grain, dans le dessein de l’alléger, furent inutiles et ne purent l’empêcher de chavirer. Trente-six personnes furent englouties par les flots. Trois seulement eurent le bonheur d’échapper au péril : la femme de Paul LANCTÔT dont le mari se noya, Pierre LEMIEUX et François FAILLE. Ils furent trouvés à huit heures du soir cramponnés avec l’énergie du désespoir au bateau chaviré. »

    Le mystère est donc résolu. C’est un fleuron de plus à mes recherches sur l’histoire de ma famille. C’est aussi une grande joie qui compense la sécheresse des nombreuses heures à chercher, à compulser plusieurs documents sans souvent ne trouver aucune lumière au bout du tunnel.

    Mais voilà, ce n’est pas tout. Les mêmes documents m’indiquent qu’une autre victime était Théotiste BRUNEAU, épouse de Joseph POMINVILLE de Saint-Constant. Or Paul-David L. a épousé à Saint-Constant une dénommée Josette POMINVILLE.

    Était-ce une fille de Joseph et Théotiste, donc une orpheline du même événement?

    C’est reparti; le limier est sur la piste…

    Joindre la recherche historique aux démarches généalogiques, c’est parfois ardu, mais tellement passionnant et gratifiant lorsque des découvertes en découlent, jetant une lumière nouvelle sur nos ancêtres! Ils prennent alors une toute autre dimension qu’un simple nom et numéro de fichier : nous partageons un peu de leur vie.

    Les personnes de notre arbre généalogique prennent ainsi une dimension accrue.

    J’encourage tous ceux qui établissent leur généalogie à y greffer la recherche historique : ils ne le regretteront pas.
     

    Note

    Cet événement eut tellement d’impact qu’il donna lieu à la composition d’une chanson populaire de 22 couplets intitulée La complainte des 40 noyés, encore connue et chantée un siècle plus tard.

    Le grand-père de mon arrière-grand-père s’appelait Paul LANCTÔT, marié, le 22 octobre 1804 à Saint-Constant, à Agnès LEFEBVRE. Quatre générations de cette lignée maternelle ayant vécu à et aux environs de La Prairie, je me suis intéressé, il y a longtemps, à l’histoire de La Prairie et de sa région. Par mes lectures, je savais qu’un dénommé Paul LANCTÔT, 34 ans, faisait partie des victimes du naufrage de la barque du capitaine Joseph BROSSEAU, le 14 mai 1869. Était-ce mon ancêtre ou un lointain cousin? Mes recherches m’ont d’abord appris que ce Paul L. n’avait eu qu’un enfant nommé Paul-David. Or j’ai Paul-David LANCTÔT comme fils de notre Paul. J’ai pu vérifier que la mère de Paul-David, Agnès LEFEBVRE, veuve de Paul L., convolait en secondes noces avec un certain François Facet (Fasset?, Fawcet?) à Saint-Constant en 1820. L’hypothèse que notre Paul L. fut celui qui périt dans les eaux violentes du Saint-Laurent s’affirmait de plus en plus réelle. Une jeune veuve avec un enfant en bas âge avait, à cette époque, une obligation sociale et financière de trouver rapidement un mari qui la prendrait sous son aile avec son enfant. Grâce aux fonds d’archives de la SHLM, j’ai pu consulter trois copies de documents signés par E.Z. MASSICOTTE, extraits du Bulletin des Recherches historiques (vol. XI, 1905 et vol. XXVI, 1920) ainsi que son livre Faits curieux de l’Histoire de Montréal publié chez La Librairie Beauchemin en 1922. Deux hommes et une femme ont été les seuls rescapés du renversement de la barque, après s’être accrochés pendant 3-4 heures et avoir dérivé jusqu’en face du centre-ville. Les journaux La Gazette et The Canadian Courant ont rapporté l’accident et fait la liste des victimes. Le dernier m’a révélé un fait nouveau pour moi et ma famille : la femme qui échappa à la mort était l’épouse de Paul LANCTÔT. Son nom : Agnès LEFEBVRE. « Le 14 mai 1819, le bateau de Joseph BROSSEAU, chargé de grains de semences et d’une quarantaine de passagers, partait de Montréal pour Laprairie. Dix des passagers furent débarqués vis-à-vis l’île Saint-Paul. À cinq heures du soir, arrivé dans le plus fort du courant, au milieu de la traverse, le vent du sud, soufflant alors avec impétuosité, le bateau fut submergé par les roulis, et tous les efforts faits pour jeter à l’eau le grain, dans le dessein de l’alléger, furent inutiles et ne purent l’empêcher de chavirer. Trente-six personnes furent englouties par les flots. Trois seulement eurent le bonheur d’échapper au péril : la femme de Paul LANCTÔT dont le mari se noya, Pierre LEMIEUX et François FAILLE. Ils furent trouvés à huit heures du soir cramponnés avec l’énergie du désespoir au bateau chaviré. » Le mystère est donc résolu. C’est un fleuron de plus à mes recherches sur l’histoire de ma famille. C’est aussi une grande joie qui compense la sécheresse des nombreuses heures à chercher, à compulser plusieurs documents sans souvent ne trouver aucune lumière au bout du tunnel. Mais voilà, ce n’est pas tout. Les mêmes documents m’indiquent qu’une autre victime était Théotiste BRUNEAU, épouse de Joseph POMINVILLE de Saint-Constant. Or Paul-David L. a épousé à Saint-Constant une dénommée Josette POMINVILLE. Était-ce une fille de Joseph et Théotiste, donc une orpheline du même événement? C’est reparti; le limier est sur la piste… Joindre la recherche historique aux démarches généalogiques, c’est parfois ardu, mais tellement passionnant et gratifiant lorsque des découvertes en découlent, jetant une lumière nouvelle sur nos ancêtres! Ils prennent alors une toute autre dimension qu’un simple nom et numéro de fichier : nous partageons un peu de leur vie. Les personnes de notre arbre généalogique prennent ainsi une dimension accrue. J’encourage tous ceux qui établissent leur généalogie à y greffer la recherche historique : ils ne le regretteront pas.   Note Cet événement eut tellement d’impact qu’il donna lieu à la composition d’une chanson populaire de 22 couplets intitulée La complainte des 40 noyés, encore connue et chantée un siècle plus tard....

    À propos du bulletin

    Éditeur : Société d'histoire de La Prairie de la Magdeleine

    Internet : www.laprairie-shlm.com

    Collaborateurs :

    Coordination :      Claudette Houde N°126

    Rédaction :           Gilbert Beaulieu N°361

                                    Claudette Houde N°126

                                    Jean L’Heureux N°179

    Infographie :        Révisatech

    Siège social : 249, rue Sainte-Marie

                               La Prairie (Québec) J5R 1G1

    Tel. : 450-659-1393

    Téléc. : 450-659-1393

    Courriel : [email protected]

    Éditeur : Société d'histoire de La Prairie de la Magdeleine Internet : www.laprairie-shlm.com Collaborateurs : Coordination :      Claudette Houde N°126 Rédaction :           Gilbert Beaulieu N°361                                 Claudette Houde N°126                                 Jean L’Heureux N°179 Infographie :        Révisatech Siège social : 249, rue Sainte-Marie                            La Prairie (Québec) J5R 1G1 Tel. : 450-659-1393 Téléc. : 450-659-1393 Courriel : [email protected]...

    Le Comptoir du livre

    La Société édite et publie occasionnellement des ouvrages divers se rapportant à l’histoire de La Prairie. Elle tient et vend également des volumes provenant d’autres auteurs et éditeurs.

    Ces livres et fascicules sont exposés dans la vitrine située à l’entrée, près du cahier de signatures.
     

    Nos publications

    1. Le train des retrouvailles (1836 à 1840)

             162p., 2 cartes                                  22 $

    2. Liste des habitants de la Seigneurie de La Prairie de la Magdeleine (1860 à 1870)

             50 pages, 1 carte                               10 $

    3. Inventaire du Fonds Élisée Choquet

             129 p.                                               20 $

    4. Le Bastion, bulletin de la SHLM

             8 fascicules de de à 45 p. chacun      2,50 $

    5. Cartes diverses                                       de 2,50 $ à 10 $

    6. Construction du Fort de La Prairie          2$

    7. Parcours historique (pour écoliers)                  2$

    8. La Prairie d’hier à aujourd’hui

             (cahier d’activités pour écoliers)       2$

    9. Recensements de La Prairie de la Magdeleine

             (1681-1733), 1787, 1832, 1882

             L’ensemble                                        60 $

    10. Moulin à vent et meuniers à La Prairie

             SIROIS Élaine                                    8 $

    11. Concession d’emplacements dans le village de La Prairie au XVIIe s.

             LAMARCHE Michel                            10 $

    12. ARCHI-LOG Logiciel de gestion d’archives

             Prix de base                                      350 $
     

    Autres publications

    1. La Nativité de La Prairie, 1667-1991

             BOURDAGE G., RACINE P., LÉTOURNEAU M.       

                                                                      12 $

    2. La Prairie images d’hier

             BOURDAGES G., YELLE J.-P., BATTERSHILL N.

                                                                      20 $

    3. La Prairie en Nouvelle-France 1647-1760

             LAVALLÉE Louis                                35 $

    4. Les notaires de La Prairie

             GUÉNETTE Michel                            20 $

    5. Saint-Philippe Souvenirs 1744-1994

             PARENT-BABIN Élodie                       55 $

    6. Paroisse du Christ-Roi (La Prairie)

             Album souvenir                                 20 $

    7. Ville de Sainte-Catherine

             Trois siècles d’histoire au pied des rapides

             MARTIN Jean                                    20 $

    La Société édite et publie occasionnellement des ouvrages divers se rapportant à l’histoire de La Prairie. Elle tient et vend également des volumes provenant d’autres auteurs et éditeurs. Ces livres et fascicules sont exposés dans la vitrine située à l’entrée, près du cahier de signatures.   Nos publications 1. Le train des retrouvailles (1836 à 1840)          162p., 2 cartes                                  22 $ 2. Liste des habitants de la Seigneurie de La Prairie de la Magdeleine (1860 à 1870)          50 pages, 1 carte                               10 $ 3. Inventaire du Fonds Élisée Choquet          129 p.                                               20 $ 4. Le Bastion, bulletin de la SHLM          8 fascicules de de à 45 p. chacun      2,50 $ 5. Cartes diverses                                       de 2,50 $ à 10 $ 6. Construction du Fort de La Prairie          2$ 7. Parcours historique (pour écoliers)                  2$ 8. La Prairie d’hier à aujourd’hui          (cahier d’activités pour écoliers)       2$ 9. Recensements de La Prairie de la Magdeleine          (1681-1733), 1787, 1832, 1882          L’ensemble                                        60 $ 10. Moulin à vent et meuniers à La Prairie          SIROIS Élaine                                    8 $ 11. Concession d’emplacements dans le village de La Prairie au XVIIe s.          LAMARCHE Michel                            10 $ 12. ARCHI-LOG Logiciel de gestion d’archives          Prix de base                                      350 $   Autres publications 1. La Nativité de La Prairie, 1667-1991          BOURDAGE G., RACINE P., LÉTOURNEAU M.                                                                          12 $ 2. La Prairie images d’hier          BOURDAGES G., YELLE J.-P., BATTERSHILL N.                                                                   20 $ 3. La Prairie en Nouvelle-France 1647-1760          LAVALLÉE Louis                                35 $ 4. Les notaires de La Prairie          GUÉNETTE Michel                            20 $ 5. Saint-Philippe Souvenirs 1744-1994          PARENT-BABIN Élodie                       55 $ 6. Paroisse du Christ-Roi (La Prairie)          Album souvenir                                 20 $ 7. Ville de Sainte-Catherine          Trois siècles d’histoire au pied des rapides          MARTIN Jean                                    20 $...

    Autres nouvelles

    Acquisitions

    -Nous avons reçu en don anonyme partagé par la Ville de La Prairie trois séries de microfilms du Fonds Drouin, soit ceux des registres de paroisse déposée à l’état civil pour Saint-Rémi, Saint-Philippe et Saint-Constant.

    Ces microfilms sont dorénavant à la disposition des chercheurs sur les heures habituelles d’ouverture

     

    -Le Cégep Bois-de-Boulogne a offert à la SHLM plusieurs caisses de livres résultant d’un ménage fait dans leur collection Canadiana. Nos bibliothécaires sont en train de les répertorier.

     

    Deux collections intéressantes sur l’histoire du Canada, en anglais, sont déjà cataloguées et sur les étagères dans la salle de consultation :

    1.The Makers of Canada, Parkman Edition, 21 volumes publiés de 1906 à 1911.

    2. Francis Parkman’s Works, The Frontenac Edition, 16 volumes publiés en 1900. Une collection limitée à 1000 exemplaires dont celle-ci est authentifiée par le certificat N°714.
     

    Collection Saint-Anne-de-Beaupré

    Le Conseil a récemment décidé de commander la collection complète (30 volumes) de cette collection qui rapporte l’histoire de plus de 1000 familles de pionniers de la Nouvelle-France.

    Ces volumes seront disponibles pour consultation à la bibliothèque. Un programme d’achat est en voie d’organisation pour vous permettre de vous les procurer par l’intermédiaire de la Société. Vous serez tenus au courant par le bulletin.

    Merci!

    À la Fondation de la Société historique qui a organisé le méchoui du 7 septembre dernier (souper bénéfice). Tenue au Complexe Saint-Laurent, cette activité a été grandement appréciée par les participants. Merci également aux membres et supporteurs qui étaient présents.

     

    La Fondation a pour mission d’organiser des activités de collecte de fonds au bénéfice de la Société.

    Acquisitions -Nous avons reçu en don anonyme partagé par la Ville de La Prairie trois séries de microfilms du Fonds Drouin, soit ceux des registres de paroisse déposée à l’état civil pour Saint-Rémi, Saint-Philippe et Saint-Constant. Ces microfilms sont dorénavant à la disposition des chercheurs sur les heures habituelles d’ouverture   -Le Cégep Bois-de-Boulogne a offert à la SHLM plusieurs caisses de livres résultant d’un ménage fait dans leur collection Canadiana. Nos bibliothécaires sont en train de les répertorier.   Deux collections intéressantes sur l’histoire du Canada, en anglais, sont déjà cataloguées et sur les étagères dans la salle de consultation : 1.The Makers of Canada, Parkman Edition, 21 volumes publiés de 1906 à 1911. 2. Francis Parkman’s Works, The Frontenac Edition, 16 volumes publiés en 1900. Une collection limitée à 1000 exemplaires dont celle-ci est authentifiée par le certificat N°714.   Collection Saint-Anne-de-Beaupré Le Conseil a récemment décidé de commander la collection complète (30 volumes) de cette collection qui rapporte l’histoire de plus de 1000 familles de pionniers de la Nouvelle-France. Ces volumes seront disponibles pour consultation à la bibliothèque. Un programme d’achat est en voie d’organisation pour vous permettre de vous les procurer par l’intermédiaire de la Société. Vous serez tenus au courant par le bulletin. Merci! À la Fondation de la Société historique qui a organisé le méchoui du 7 septembre dernier (souper bénéfice). Tenue au Complexe Saint-Laurent, cette activité a été grandement appréciée par les participants. Merci également aux membres et supporteurs qui étaient présents.   La Fondation a pour mission d’organiser des activités de collecte de fonds au bénéfice de la Société....

    Les Acadiades

    Le territoire actuel de L’Acadie appartenait pour les deux-tiers aux seigneurs Jésuites de Laprairie, c’est pourquoi nous vous invitons à revivre quelques événements de la riche histoire de ce coin de notre seigneurie. Le Théâtre de Grand-Pré viendra nous présenter – avec des musiques qui font partie de notre héritage culturel – neuf tableaux situant les temps forts du développement de cette paroisse qui ont marqué profondément toute notre région.

    Pour débuter, deux seigneurs s’adresseront à vous : le Père René Floquet, seigneur de La Prairie et David-Alexandre Grant, baron de Longueuil.

    Marie-Josette Lanoue vous racontera avec beaucoup d’émotion le drame de la Déportation des Acadiens qu’elle a vécu à la Grande Praye.

    La petite Élodie Paradie qui deviendra par la suite, la Vénérable Mère Léonie Paradis vous rappellera sa petite enfance au moulin de La Tortue.

    Vous rencontrerez Marguerite Decoigne dont le mari et la fille succombèrent au choléra, ainsi que le meunier et son compère qui vous raconteront les ragots du village, leurs problèmes de ménage et ceux du… curé!

    Batisse vous parlera fièrement des charivaris et des exercices militaires des Patriotes. Il sera suivi d’une pauvre réfugiée de la répression de Colborne qui en a perdu la raison.

    Le Sieur Brownrigg vous remémorera la Grande famine de pommes de terre qui l’a forcé à quitter son Irlande natale, mais vous aurez de la plus grande visite encore. Imaginez : Chiniquy, le révérendissme et grandissime Chiniquy, viendra vous sermonner et vous inciter à la tempérance. Ce qui ne prisera guère le pauvre ivrogne qui doit subir son sermon car… le bon père parle beaucoup trop fort!

    Deux musiciens et une dizaine de comédiens chevronnés vous feront passer une soirée très agréable!
     

    Le 17 octobre à 19h30.

    100 places disponibles. Réservations fortement suggérées.

    Le territoire actuel de L’Acadie appartenait pour les deux-tiers aux seigneurs Jésuites de Laprairie, c’est pourquoi nous vous invitons à revivre quelques événements de la riche histoire de ce coin de notre seigneurie. Le Théâtre de Grand-Pré viendra nous présenter – avec des musiques qui font partie de notre héritage culturel – neuf tableaux situant les temps forts du développement de cette paroisse qui ont marqué profondément toute notre région. Pour débuter, deux seigneurs s’adresseront à vous : le Père René Floquet, seigneur de La Prairie et David-Alexandre Grant, baron de Longueuil. Marie-Josette Lanoue vous racontera avec beaucoup d’émotion le drame de la Déportation des Acadiens qu’elle a vécu à la Grande Praye. La petite Élodie Paradie qui deviendra par la suite, la Vénérable Mère Léonie Paradis vous rappellera sa petite enfance au moulin de La Tortue. Vous rencontrerez Marguerite Decoigne dont le mari et la fille succombèrent au choléra, ainsi que le meunier et son compère qui vous raconteront les ragots du village, leurs problèmes de ménage et ceux du… curé! Batisse vous parlera fièrement des charivaris et des exercices militaires des Patriotes. Il sera suivi d’une pauvre réfugiée de la répression de Colborne qui en a perdu la raison. Le Sieur Brownrigg vous remémorera la Grande famine de pommes de terre qui l’a forcé à quitter son Irlande natale, mais vous aurez de la plus grande visite encore. Imaginez : Chiniquy, le révérendissme et grandissime Chiniquy, viendra vous sermonner et vous inciter à la tempérance. Ce qui ne prisera guère le pauvre ivrogne qui doit subir son sermon car… le bon père parle beaucoup trop fort! Deux musiciens et une dizaine de comédiens chevronnés vous feront passer une soirée très agréable!   Le 17 octobre à 19h30. 100 places disponibles. Réservations fortement suggérées....

    Saviez-vous que…

    La présente église La Nativité de La Prairie :

    • Est le 3e édifice, érigé en 1840?
    • Le 2e, également en pierre, a été bâti en 1705?
    • La 1ere église, en bois, a été inaugurée en 1687?
    • Les luminaires actuels datent de l’installation électrique en 1910?
    • La façade (rosace et portes) a été rénovée en 1923?
    • Que l’orgue Casavant, présumément un orgue usagé et reconstruit, date de la même année?
    • Qu’en 1960, la façade a de nouveau été rénovée, « à la moderne » cette fois?
    • Qu’elle a été restaurée adéquatement en 1980?
    La présente église La Nativité de La Prairie : Est le 3e édifice, érigé en 1840? Le 2e, également en pierre, a été bâti en 1705? La 1ere église, en bois, a été inaugurée en 1687? Les luminaires actuels datent de l’installation électrique en 1910? La façade (rosace et portes) a été rénovée en 1923? Que l’orgue Casavant, présumément un orgue usagé et reconstruit, date de la même année? Qu’en 1960, la façade a de nouveau été rénovée, « à la moderne » cette fois? Qu’elle a été restaurée adéquatement en 1980? ...

    Notre bulletin… c’est votre bulletin!

    Le bulletin périodique de la SHLM est l’outil de communication avec les membres, entre les membres et avec d’autres organismes.

    C’est beaucoup l’image que nous projetons de notre Société, son reflet.

    Un comité du bulletin est en voie de formation et d’organisation. Son objectif est de vous présenter, dans le cadre des possibilités des membres bénévoles participants, un ouvrage informatif, diversifié et intéressant, qu’il vous sera agréable de lire, de partager et de conserver.

    Dans le dernier numéro, un appel aux membres était fait pour l’obtention d’anecdotes, d’histoires, de souvenirs, d’éléments de recherche ou de découvertes en généalogie de votre famille, etc.
     

    Généralement, un tel appel ne suscite pas beaucoup de réponses pour deux raison principales :

    1. Un grand nombre de lecteurs-membres estiment qu’ils ne savent pas écrire, qu’ils font trop de fautes, etc.
    2. Ceux qui sont conscients de savoir écrire au moins raisonnablement affirment qu’ils n’ont pas le temps…

    Pour 99% de ces personnes, ces deux raisons sont plutôt l’expression de leurs craintes de ne pas être à la hauteur.

    Alors voilà : nous allons réduire des craintes à néant.

    Avez-vous remarqué que, dans les réunions familiales ou sociales, vous n’avez aucune difficulté à raconter un événement survenu au bureau ou en vacances? Que vos auditeurs appréciaient ce que vous racontiez et étaient encouragés à contribuer avec l’ajout d’informations supplémentaires ou d’une histoire du même ordre?

    N’avez-vous pas souvent entendu vos parents raconter un événement ou une façon de faire de leur époque?

    Ce sont des récits qui peuvent être rapportés, sauvant ainsi la mémoire des temps et des modes de vie passés.

    Vous faites la généalogie ou recherchez l’histoire de vos ancêtres? Vous avez découvert des faits intéressants, cocasses peut-être? Faites-nous en part. Vos ancêtres ne vous en tiendront pas rigueur. Et ça peut aider un autre membre qui recherche de l’information sur un ancêtre commun.

    Vous lisez un livre, une revue, un bulletin d’une autre société ou association et y trouvez un texte ou un passage qui pourrait intéresser d’autres membres? Photocopiez-le ou venez le faire photocopier au siège social en n’oubliant pas de bien identifier la référence.

    Vous possédez des vieux documents familiaux – des factures d’achats ou de ventes de votre grand-père ou même arrière grand-père, une lettre écrite par votre oncle suite au débarquement en Normandie : c’est un document intéressant à copier et publier, du moins en partie sans doute. C’est de l’histoire.

    Il apparaît donc que la matière, les sujets possibles d’un article ou même d’un articulet ne devraient pas créer de problèmes pour personne, sauf peut-être pour une carmélite ou un trappiste, et encore!

    La difficulté semble plutôt orientée sur le comment. Pourtant c’est très simple.

    Vous écrivez dans vos mots. Vous avez peur de commettre des fautes? Votre texte sera révisé et corrigé et vous n’en aurez pas honte. Une partie n’est pas claire : on vous téléphonera pour des précisions. Vous n’avez ni ordinateur, ni dactylo, c’est pas grave : à moins d’écrire en gaélique, avec des runes ou en grec ancien on va réussir à vous lire.

    Vous hésitez toujours à écrire? Vous avez accès à un magnétophone : partez-le et enregistrez votre histoire ou votre anecdote comme si vous étiez en famille ou avec un ami. On vous remettra votre cassette après transcription.

    L’important c’est de vous identifier correctement pour que le crédit vous revienne.

    L’Histoire avec un grand H c’est les faits et les personnages marquants de l’évolution des peuples dans le temps. Sans la petite histoire – la vie quotidienne des gens ordinaires, la façon de vivre un événement, d’exécuter un métier, etc. -, il n’y aurait pas d’Histoire.

    Membres d’une société d’histoire, vous pouvez ainsi contribuer bien plus que vous ne pensez à la préservation du passé.

    Vos objections étant bel et bien balayées, prenez quelques minutes dès maintenant pour faire une petite liste des éléments que vous pourriez prochainement nous communiquer.

    Vos contributions vont faire double emploi : elles alimenteront la banque de textes qui se crée pour le bulletin et constitueront la base d’un fonds d’archives communautaire.

    Quoi, nous n’avons pas encore reçu votre texte?

    P.S. Toutes longueurs de texte sont acceptées et bienvenues.

    Le bulletin périodique de la SHLM est l’outil de communication avec les membres, entre les membres et avec d’autres organismes. C’est beaucoup l’image que nous projetons de notre Société, son reflet. Un comité du bulletin est en voie de formation et d’organisation. Son objectif est de vous présenter, dans le cadre des possibilités des membres bénévoles participants, un ouvrage informatif, diversifié et intéressant, qu’il vous sera agréable de lire, de partager et de conserver. Dans le dernier numéro, un appel aux membres était fait pour l’obtention d’anecdotes, d’histoires, de souvenirs, d’éléments de recherche ou de découvertes en généalogie de votre famille, etc.   Généralement, un tel appel ne suscite pas beaucoup de réponses pour deux raison principales : Un grand nombre de lecteurs-membres estiment qu’ils ne savent pas écrire, qu’ils font trop de fautes, etc. Ceux qui sont conscients de savoir écrire au moins raisonnablement affirment qu’ils n’ont pas le temps… Pour 99% de ces personnes, ces deux raisons sont plutôt l’expression de leurs craintes de ne pas être à la hauteur. Alors voilà : nous allons réduire des craintes à néant. Avez-vous remarqué que, dans les réunions familiales ou sociales, vous n’avez aucune difficulté à raconter un événement survenu au bureau ou en vacances? Que vos auditeurs appréciaient ce que vous racontiez et étaient encouragés à contribuer avec l’ajout d’informations supplémentaires ou d’une histoire du même ordre? N’avez-vous pas souvent entendu vos parents raconter un événement ou une façon de faire de leur époque? Ce sont des récits qui peuvent être rapportés, sauvant ainsi la mémoire des temps et des modes de vie passés. Vous faites la généalogie ou recherchez l’histoire de vos ancêtres? Vous avez découvert des faits intéressants, cocasses peut-être? Faites-nous en part. Vos ancêtres ne vous en tiendront pas rigueur. Et ça peut aider un autre membre qui recherche de l’information sur un ancêtre commun. Vous lisez un livre, une revue, un bulletin d’une autre société ou association et y trouvez un texte ou un passage qui pourrait intéresser d’autres membres? Photocopiez-le ou venez le faire photocopier au siège social en n’oubliant pas de bien identifier la référence. Vous possédez des vieux documents familiaux – des factures d’achats ou de ventes de votre grand-père ou même arrière grand-père, une lettre écrite par votre oncle suite au débarquement en Normandie : c’est un document intéressant à copier et publier, du moins en partie sans doute. C’est de l’histoire. Il apparaît donc que la matière, les sujets possibles d’un article ou même d’un articulet ne devraient pas créer de problèmes pour personne, sauf peut-être pour une carmélite ou un trappiste, et encore! La difficulté semble plutôt orientée sur le comment. Pourtant c’est très simple. -Vous écrivez dans vos mots. Vous avez peur de commettre des fautes? Votre texte sera révisé et corrigé et vous n’en aurez pas honte. Une partie n’est pas claire : on vous téléphonera pour des précisions. Vous n’avez ni ordinateur, ni dactylo, c’est pas grave : à moins d’écrire en gaélique, avec des runes ou en grec ancien on va réussir à vous lire. Vous hésitez toujours à écrire? Vous avez accès à un magnétophone : partez-le et enregistrez votre histoire ou votre anecdote comme si vous étiez en famille ou avec un ami. On vous remettra votre cassette après transcription. L’important c’est de vous identifier correctement pour que le crédit vous revienne. L’Histoire avec un grand H c’est les faits et les personnages marquants de l’évolution des peuples dans le temps. Sans la petite histoire – la vie quotidienne des gens ordinaires, la façon de vivre un événement, d’exécuter un métier, etc. -, il n’y aurait pas d’Histoire. Membres d’une société d’histoire, vous pouvez ainsi contribuer bien plus que vous ne pensez à la préservation du passé. Vos objections étant bel et bien balayées, prenez quelques minutes dès maintenant pour faire une petite liste des éléments que vous pourriez prochainement nous communiquer. Vos contributions vont faire double emploi : elles alimenteront la banque de textes qui se crée pour le bulletin et constitueront la base d’un fonds d’archives communautaire. Quoi, nous n’avons pas encore reçu votre texte? P.S. Toutes longueurs de texte sont acceptées et bienvenues....

    C’est la vie… de la SHLM

    N’oubliez pas …

    Les Acadiades, une fresque présentée le mercredi 17 octobre prochain en lieu et place de la conférence mensuelle. Voir détails en page 2 et 6.
     

    La tragédie du World Trade Center…

    Des milliers de personnes sont décédées suite à la commission de cet acte terroriste inouï jusqu’à ce jour. Parmi elles, quelques canadiens et sans doute un certain nombre de descendants d’émigrés francophones de Nouvelle-France et du Québec. Ces descendants forment un groupe d’environ 14 millions de personnes aujourd’hui.

    À toutes les familles éprouvées, nous ne pouvons que nous joindre à elles en pensée et en prières pour qu’elles trouvent la paix et la sérénité.
     

    Décès

    Erratum

    Le dernier bulletin annonçait par erreur le décès de M. Armand Belval au lieu de celui de M. Germain Belval N°27. Nos excuses à la famille.
     

    Nouveaux membres

    La SHLM accueille régulièrement de nouveaux membres. Il nous fait plaisir de souligner l’adhésion des dernières personnes à joindre nos rangs et de leur souhaiter la bienvenue :

    Mme Lucille Houde, N° 390, Saint-Constant

    Mme Maria-Theresa Perez-Hudon, N° 391, Brossard

    Mme Gertrude Tremblay, N° 392, La Prairie

    Mme Floriane Vanasse, N° 393, La Prairie

    M. Gérard Bleau, N° 394, La Prairie

    Mme Jocelyne Lavoie, N° 395,

    M. Jean-Fçs Bédard, N° 397, La Prairie

    M. Sylvain Fournier, N° 398, Candiac

    M. Claude Chouinard, N° 399, Saint-Phil.
     

    Nouvelles brèves

    Des visiteurs

    La SHLM reçoit souvent des groupes de membres de familles-souches qui viennent consulter ou visiter le La Prairie historique, berceau ou période importante dans l’histoire de leur famille.

    Le dernier groupe en date (6 oct. 2001) : des descendants de Pierre Roy et Catherine Ducharme – mariés à Montréal le 12 janvier 1672 – dont le fils Pierre épousa Angélique Faye dit Lafayette à La Prairie le 20 avril 1705.

    Conférence d’octobre

    Désolé pour les adeptes de nos conférences mensuelles : il n’y a pas de conférence ce mois-ci.

    En lieu et place, vous êtes invités – en grand nombre – à assister à une représentation théâtrale relative à l’histoire de nos cousins et voisins de l’Acadie. Une merveilleuse occasion de nous instruire tout en jouissant d’un excellent spectacle portant sur 240 ans d’histoire locale et régionale.

    La représentation aura lieu, le 17 octobre, à l’étage – Théâtre du Vieux-La-Prairie – 247, rue Sainte-Marie (au-dessus du local de la SHLM). Attention ! Aux habitués des conférences : cette fois-ci, le spectacle durant environ 2 heures, le rendez-vous est pour 19h30. Également, contrairement aux habitudes de la SHLM, des frais minimes seront imposés :

    • 2$ pour les membres et
    • 5$ pour les non-membres.

    Les sommes recueillies seront entièrement versées au fonds de rénovation de l’église de L’Acadie, qui date de 1782.

    La salle de théâtre ne contenant que 100 places, il est fortement recommandé de réserver aussi tôt que possible au 659-1393.

    N’oubliez pas … Les Acadiades, une fresque présentée le mercredi 17 octobre prochain en lieu et place de la conférence mensuelle. Voir détails en page 2 et 6.   La tragédie du World Trade Center… Des milliers de personnes sont décédées suite à la commission de cet acte terroriste inouï jusqu’à ce jour. Parmi elles, quelques canadiens et sans doute un certain nombre de descendants d’émigrés francophones de Nouvelle-France et du Québec. Ces descendants forment un groupe d’environ 14 millions de personnes aujourd’hui. À toutes les familles éprouvées, nous ne pouvons que nous joindre à elles en pensée et en prières pour qu’elles trouvent la paix et la sérénité.   Décès Erratum Le dernier bulletin annonçait par erreur le décès de M. Armand Belval au lieu de celui de M. Germain Belval N°27. Nos excuses à la famille.   Nouveaux membres La SHLM accueille régulièrement de nouveaux membres. Il nous fait plaisir de souligner l’adhésion des dernières personnes à joindre nos rangs et de leur souhaiter la bienvenue : Mme Lucille Houde, N° 390, Saint-Constant Mme Maria-Theresa Perez-Hudon, N° 391, Brossard Mme Gertrude Tremblay, N° 392, La Prairie Mme Floriane Vanasse, N° 393, La Prairie M. Gérard Bleau, N° 394, La Prairie Mme Jocelyne Lavoie, N° 395, M. Jean-Fçs Bédard, N° 397, La Prairie M. Sylvain Fournier, N° 398, Candiac M. Claude Chouinard, N° 399, Saint-Phil.   Nouvelles brèves Des visiteurs La SHLM reçoit souvent des groupes de membres de familles-souches qui viennent consulter ou visiter le La Prairie historique, berceau ou période importante dans l’histoire de leur famille. Le dernier groupe en date (6 oct. 2001) : des descendants de Pierre Roy et Catherine Ducharme – mariés à Montréal le 12 janvier 1672 – dont le fils Pierre épousa Angélique Faye dit Lafayette à La Prairie le 20 avril 1705. Conférence d’octobre Désolé pour les adeptes de nos conférences mensuelles : il n’y a pas de conférence ce mois-ci. En lieu et place, vous êtes invités – en grand nombre – à assister à une représentation théâtrale relative à l’histoire de nos cousins et voisins de l’Acadie. Une merveilleuse occasion de nous instruire tout en jouissant d’un excellent spectacle portant sur 240 ans d’histoire locale et régionale. La représentation aura lieu, le 17 octobre, à l’étage – Théâtre du Vieux-La-Prairie – 247, rue Sainte-Marie (au-dessus du local de la SHLM). Attention ! Aux habitués des conférences : cette fois-ci, le spectacle durant environ 2 heures, le rendez-vous est pour 19h30. Également, contrairement aux habitudes de la SHLM, des frais minimes seront imposés : 2$ pour les membres et 5$ pour les non-membres. Les sommes recueillies seront entièrement versées au fonds de rénovation de l’église de L’Acadie, qui date de 1782. La salle de théâtre ne contenant que 100 places, il est fortement recommandé de réserver aussi tôt que possible au 659-1393....

    Message du président

    Au premier coup d’œil, vous avez constaté une nouvelle allure à notre bulletin.

    Le bulletin est l’outil primordial et essentiel de communication entre la Société et ses membres, entre la Société et d’autres organismes. C’est un outil qui a pour objectif de créer des liens entre ceux qui partagent un même intérêt.

    C’est l’outil qui permet de créer un sentiment d’appartenance à l’organisme que nous avons décidé de joindre. C’est un outil idéal pour favoriser l’échange et l’établissement de liens entre les membres.

    Comme pour la majorité des organismes sans but lucratif à budget restreint, la SHLM compte sur la participation bénévole de ses membres pour la réalisation de ses activités.

    C’est donc dire que les résultats dépendent des disponibilités et des compétences des membres qui s’impliquent.

    C’est grâce à l’appui et aux initiatives de l’équipe du bulletin en voie de formation que vous pouvez prendre connaissance des présents changements.

    Plusieurs projets de chroniques et d’articles sont sur la table de travail pour réalisation prochaine. Nous espérons que vous trouverez les résultats vivants et intéressants.

    Je remercie, en votre nom, tous les collaborateurs qui ont participé à la parution du bulletin jusqu’à ce jour, dont certains continuent avec dévouement depuis plusieurs années.

    Votre appréciation et votre participation sont, il va de soi, toujours les bienvenues.

    Au premier coup d’œil, vous avez constaté une nouvelle allure à notre bulletin. Le bulletin est l’outil primordial et essentiel de communication entre la Société et ses membres, entre la Société et d’autres organismes. C’est un outil qui a pour objectif de créer des liens entre ceux qui partagent un même intérêt. C’est l’outil qui permet de créer un sentiment d’appartenance à l’organisme que nous avons décidé de joindre. C’est un outil idéal pour favoriser l’échange et l’établissement de liens entre les membres. Comme pour la majorité des organismes sans but lucratif à budget restreint, la SHLM compte sur la participation bénévole de ses membres pour la réalisation de ses activités. C’est donc dire que les résultats dépendent des disponibilités et des compétences des membres qui s’impliquent. C’est grâce à l’appui et aux initiatives de l’équipe du bulletin en voie de formation que vous pouvez prendre connaissance des présents changements. Plusieurs projets de chroniques et d’articles sont sur la table de travail pour réalisation prochaine. Nous espérons que vous trouverez les résultats vivants et intéressants. Je remercie, en votre nom, tous les collaborateurs qui ont participé à la parution du bulletin jusqu’à ce jour, dont certains continuent avec dévouement depuis plusieurs années. Votre appréciation et votre participation sont, il va de soi, toujours les bienvenues....

    La propriété foncière à La Prairie dans les années 1830-1840

    La seigneurie établie en 1667 se peuple rapidement et, vers la fin du 18e siècle, les terres sont toutes concédées par les Seigneurs Jésuites. À partir de 1790, la population composée de 80% de fermiers, augmente rapidement et le pourcentage passe à 88% en 1825.

    L’historien Fernand Ouellet a dépouillé et analysé deux sources majeures de données sur la Seigneurie de La Prairie couvrant les années 1830-1840 : le Recensement Nominal de 1831 et le Terrier dressé entre 1838 et 1841. Par le recensement on connaît les noms, étendue des terres et portion cultivée par les fermiers. Le Terrier donne une description détaillée des lieux – dimensions, voisins, etc. -, nomme le propriétaire, son occupation et ses dettes.

    À cause de l’importante croissance démographique, l’espace disponible pour l’agriculture s’amenuise. La seigneurie est surpeuplée, 7% des propriétaires terriens bien nantis achètent des parcelles de terres pour culture ou spéculation. Ils agrandissent leur terre et peuvent ainsi cultiver le blé très en demande sur le marché montréalais, surtout pour l’exportation en Angleterre et pour l’alimentation dans les chantiers de coupe de bois.

    Aux fils de fermiers à revenus modestes, les pères cèdent des parcelles de terre qui perdent en superficie avec les années lorsqu’on doit de nouveau subdiviser. Le recensement de 1831 permet de dresser un portrait très éloquent à cet égard. Entre l’élite, évaluée à 7% du nombre de fermiers, et une classe moyenne vivant plus ou moins convenablement, se détache le tiers des exploitants agricoles qui vivent pauvrement sur une parcelle exiguë. Ils sont les défavorisés de l’époque.

    Les petits cultivateurs ont peine à payer les redevances au curé – 1/26 de la récolte -, à l’agent seigneurial – en nature ou en monnaie – plus leurs dettes aux marchands du village. Ils en sont venus à être acheteurs de blé. Bien plus, en 1831 la seigneurie de La Prairie importe du blé. Ce déclin dramatique contraste avec le siècle précédent alors que le blé comptait pour 60% des récoltes.

    La situation difficile dans laquelle vit la majorité des agriculteurs suscite des changements importants dans le choix des cultures. Les chefs de famille doivent d’abord pourvoir la maisonnée d’une alimentation suffisante. On opte alors prioritairement pour les produits de première nécessité dont la culture de la pomme de terre. S’y ajoute l’avoine pour nourrir le cheval, animal de trait qui a remplacé depuis longtemps le bœuf pour les travaux de ferme. Des céréales, tels l’orge, le maïs et le seigle alimentent quelques bêtes à cornes, porcs et volailles. La commune sert de pâturage aux vaches et moutons tout au long de la belle saison.

    Pendant cette période se présentent des travaux d’importance près de La Prairie : la construction du chemin de fer et le creusage du canal Chambly. La main-d’œuvre, très nombreuse, est fournie par les fils de cultivateurs.

    Rappelons que, parmi les fermiers confinés sur des petites parcelles de terre suffisant à peine à faire vivre la famille, se trouvent des propriétaires et des locataires. Le village, établi en 1700 et agrandi en 1821L’agrandissement du village effectué en 1821 couvrait une superficie de 60 arpents., logeait un grand nombre d’artisans et journaliers. Ceux-ci étaient également soit propriétaires soit locataires du lot qu’ils occupaient. Ils y cultivaient quelques légumes, tels les pois, et suffisamment de pommes de terre pour se rendre à la prochaine récolte. Les journaliers pouvaient remplir plusieurs fonctions. Certains possédaient au moins un cheval et offraient leurs services pour le transport de personnes ou marchandises diverses.

    Ce bref exposé de la répartition des terres à La Prairie, au cours de la décennie 1830-1840, illustre les changements sociaux survenus principalement dans la zone rurale. Alors qu’au 18e siècle les cultivateurs vivaient des produits de leur ferme, au siècle suivant s’installe un déclin graduel. En 1837, 51% des fermiers disposent d’un lopin de terre de moins de 50 arpentsEn mesures françaises de l’époque, l’arpent mesure 36802 pi² (191,8 pi. Par 191,8 pi.).. Un observateur de l’époque note que les « petits » manquent de bois sur leur terre, même pour construire leur clôture. Il n’est donc pas surprenant qu’un changement radical s’impose. On cultive pour nourrir sa famille, on élève quelques animaux. Le démembrement de la propriété foncière, et le manque d’espace qui en résulte, crée une classe de fermiers qui vit difficilement. Et les familles sont nombreuses!
     

    Références

    OUELLET Fernand, Éléments d’histoire sociale au Bas-Canada. Éditions Hurtubise HMH Ltée, Montréal, 1972, p. 113-149

    HAMELIN Jean, PROVENCHER Jean, Brève histoire du Québec, Boréal, 1997, p. 52

    La seigneurie établie en 1667 se peuple rapidement et, vers la fin du 18e siècle, les terres sont toutes concédées par les Seigneurs Jésuites. À partir de 1790, la population composée de 80% de fermiers, augmente rapidement et le pourcentage passe à 88% en 1825. L’historien Fernand Ouellet a dépouillé et analysé deux sources majeures de données sur la Seigneurie de La Prairie couvrant les années 1830-1840 : le Recensement Nominal de 1831 et le Terrier dressé entre 1838 et 1841. Par le recensement on connaît les noms, étendue des terres et portion cultivée par les fermiers. Le Terrier donne une description détaillée des lieux – dimensions, voisins, etc. -, nomme le propriétaire, son occupation et ses dettes. À cause de l’importante croissance démographique, l’espace disponible pour l’agriculture s’amenuise. La seigneurie est surpeuplée, 7% des propriétaires terriens bien nantis achètent des parcelles de terres pour culture ou spéculation. Ils agrandissent leur terre et peuvent ainsi cultiver le blé très en demande sur le marché montréalais, surtout pour l’exportation en Angleterre et pour l’alimentation dans les chantiers de coupe de bois. Aux fils de fermiers à revenus modestes, les pères cèdent des parcelles de terre qui perdent en superficie avec les années lorsqu’on doit de nouveau subdiviser. Le recensement de 1831 permet de dresser un portrait très éloquent à cet égard. Entre l’élite, évaluée à 7% du nombre de fermiers, et une classe moyenne vivant plus ou moins convenablement, se détache le tiers des exploitants agricoles qui vivent pauvrement sur une parcelle exiguë. Ils sont les défavorisés de l’époque. Les petits cultivateurs ont peine à payer les redevances au curé – 1/26 de la récolte -, à l’agent seigneurial – en nature ou en monnaie – plus leurs dettes aux marchands du village. Ils en sont venus à être acheteurs de blé. Bien plus, en 1831 la seigneurie de La Prairie importe du blé. Ce déclin dramatique contraste avec le siècle précédent alors que le blé comptait pour 60% des récoltes. La situation difficile dans laquelle vit la majorité des agriculteurs suscite des changements importants dans le choix des cultures. Les chefs de famille doivent d’abord pourvoir la maisonnée d’une alimentation suffisante. On opte alors prioritairement pour les produits de première nécessité dont la culture de la pomme de terre. S’y ajoute l’avoine pour nourrir le cheval, animal de trait qui a remplacé depuis longtemps le bœuf pour les travaux de ferme. Des céréales, tels l’orge, le maïs et le seigle alimentent quelques bêtes à cornes, porcs et volailles. La commune sert de pâturage aux vaches et moutons tout au long de la belle saison. Pendant cette période se présentent des travaux d’importance près de La Prairie : la construction du chemin de fer et le creusage du canal Chambly. La main-d’œuvre, très nombreuse, est fournie par les fils de cultivateurs. Rappelons que, parmi les fermiers confinés sur des petites parcelles de terre suffisant à peine à faire vivre la famille, se trouvent des propriétaires et des locataires. Le village, établi en 1700 et agrandi en 1821L’agrandissement du village effectué en 1821 couvrait une superficie de 60 arpents., logeait un grand nombre d’artisans et journaliers. Ceux-ci étaient également soit propriétaires soit locataires du lot qu’ils occupaient. Ils y cultivaient quelques légumes, tels les pois, et suffisamment de pommes de terre pour se rendre à la prochaine récolte. Les journaliers pouvaient remplir plusieurs fonctions. Certains possédaient au moins un cheval et offraient leurs services pour le transport de personnes ou marchandises diverses. Ce bref exposé de la répartition des terres à La Prairie, au cours de la décennie 1830-1840, illustre les changements sociaux survenus principalement dans la zone rurale. Alors qu’au 18e siècle les cultivateurs vivaient des produits de leur ferme, au siècle suivant s’installe un déclin graduel. En 1837, 51% des fermiers disposent d’un lopin de terre de moins de 50 arpentsEn mesures françaises de l’époque, l’arpent mesure 36802 pi² (191,8 pi. Par 191,8 pi.).. Un observateur de l’époque note que les « petits » manquent de bois sur leur terre, même pour construire leur clôture. Il n’est donc pas surprenant qu’un changement radical s’impose. On cultive pour nourrir sa famille, on élève quelques animaux. Le démembrement de la propriété foncière, et le manque d’espace qui en résulte, crée une classe de fermiers qui vit difficilement. Et les familles sont nombreuses!   Références OUELLET Fernand, Éléments d’histoire sociale au Bas-Canada. Éditions Hurtubise HMH Ltée, Montréal, 1972, p. 113-149 HAMELIN Jean, PROVENCHER Jean, Brève histoire du Québec, Boréal, 1997, p. 52...