Sélection d'une édition

    Nouvelles SHLM

    Acquisitions récentes dans notre bibliothèque

     

    Depuis plus de deux ans Mme Geneviève Dumouchel, bibliothécaire, a procédé à l’élagage et refait tout le classement de notre bibliothèque : un travail colossal.

    Elle vous livre ici les titres de quelques-unes des acquisitions les plus récentes.

     

    Album souvenir : Candiac, une fleur en fête, 1957-2007

    Monique Bilodeau. Alfred Fournier dit Préfontaine [suivi de] : les écoles de rang de la Paroisse Saint-Antoine-de-Longueuil / [par] Josée Poirier

    Gaétan Bourdages, Jean Joly et Stéphane Tremblay. 1691, la bataille de La Prairie,

    Guilberte C. Bouvier. Kateri Tekakwitha : la plus belle fleur épanouie au bord du Saint-Laurent

    Pierre Brault. Album-souvenir, 1782-1982, L’Acadie

    Rémi Caradot. Aéroport, de Saint-Hubert, 1927-1941

    Code civil du Québec

    John Demos. Une captive heureuse chez les Iroquois : histoire d’une famille de Nouvelle- Angleterre au début du XVIIIe siècle

    Yvon Desloges. À table en Nouvelle-France : alimentation populaire, gastronomie et traditions alimentaires dans la vallée laurentienne avant l’avènement des restaurants

    Emmanuel Desrosiers. Billets de Emmanuel Desrosiers, mars 1927 à août 1930

    Emmanuel Desrosiers. Contes et nouvelles de guerre, 1941-1942

    Emmanuel Desrosiers. Écrits parus dans « le Pharmacien », 1935-1942

    Emmanuel Desrosiers. Emmanuel Desrosiers, 1897-1945 : recueil de ses écrits parus dans « Mon Magazine » d’octobre 1930 à juin 1932

    Emmanuel Desrosiers. Romans et écrits divers

    Jean-Charles Fortin. La Montérégie

    Lionel Fortin. Histoire d’une paroisse : Saint-Pierre-Apôtre de Longueuil, 1950-1980

    Édouard Hamon. Les Canadiens-français de la Nouvelle-Angleterre

    Claudette Houde. Écrits sur l’histoire de La Prairie

    Laurent Houde. De Antoine Desrosiers et Anne Du Hérisson à la famille de Arthur Desrosiers et Pacifique Demontigny

    Jean-Marie Lepage. Album souvenir sport-loisir,

    Michel Pratt. Brossard, 1958-2008 : un pont entre hier et demain

    Marcel Trudel. Mythes et réalités de l’histoire du Québec, t. 2, 3, 4

    P. Roy Wilson. Les belles vieilles demeures du Québec
     

    Message du comité de la vente de livres usagés

    Par Hélène Létourneau, responsable de la vente de livres

    La cueillette de livres bat son plein et nos bénévoles peuvent déjà vous dire qu’il y aura des milliers de livres neufs et usagés en bon état mis en vente. Des trésors de lecture, pour tous et pour tous les goûts, seront proposés lors de la prévente réservée aux membres le 28 mai et ensuite pour tous du 29 mai au 6 juin. Afin que cette activité de financement soit un réel succès, nous continuons à ramasser des livres ! Passez le message à vos connaissances ! On apporte les livres au local de la SHLM pendant les heures d’ouverture. Merci pour cette collaboration.

    Acquisitions récentes dans notre bibliothèque   Depuis plus de deux ans Mme Geneviève Dumouchel, bibliothécaire, a procédé à l’élagage et refait tout le classement de notre bibliothèque : un travail colossal. Elle vous livre ici les titres de quelques-unes des acquisitions les plus récentes.   Album souvenir : Candiac, une fleur en fête, 1957-2007 Monique Bilodeau. Alfred Fournier dit Préfontaine [suivi de] : les écoles de rang de la Paroisse Saint-Antoine-de-Longueuil / [par] Josée Poirier Gaétan Bourdages, Jean Joly et Stéphane Tremblay. 1691, la bataille de La Prairie, Guilberte C. Bouvier. Kateri Tekakwitha : la plus belle fleur épanouie au bord du Saint-Laurent Pierre Brault. Album-souvenir, 1782-1982, L’Acadie Rémi Caradot. Aéroport, de Saint-Hubert, 1927-1941 Code civil du Québec John Demos. Une captive heureuse chez les Iroquois : histoire d’une famille de Nouvelle- Angleterre au début du XVIIIe siècle Yvon Desloges. À table en Nouvelle-France : alimentation populaire, gastronomie et traditions alimentaires dans la vallée laurentienne avant l’avènement des restaurants Emmanuel Desrosiers. Billets de Emmanuel Desrosiers, mars 1927 à août 1930 Emmanuel Desrosiers. Contes et nouvelles de guerre, 1941-1942 Emmanuel Desrosiers. Écrits parus dans « le Pharmacien », 1935-1942 Emmanuel Desrosiers. Emmanuel Desrosiers, 1897-1945 : recueil de ses écrits parus dans « Mon Magazine » d’octobre 1930 à juin 1932 Emmanuel Desrosiers. Romans et écrits divers Jean-Charles Fortin. La Montérégie Lionel Fortin. Histoire d’une paroisse : Saint-Pierre-Apôtre de Longueuil, 1950-1980 Édouard Hamon. Les Canadiens-français de la Nouvelle-Angleterre Claudette Houde. Écrits sur l’histoire de La Prairie Laurent Houde. De Antoine Desrosiers et Anne Du Hérisson à la famille de Arthur Desrosiers et Pacifique Demontigny Jean-Marie Lepage. Album souvenir sport-loisir, Michel Pratt. Brossard, 1958-2008 : un pont entre hier et demain Marcel Trudel. Mythes et réalités de l’histoire du Québec, t. 2, 3, 4 P. Roy Wilson. Les belles vieilles demeures du Québec   Message du comité de la vente de livres usagés Par Hélène Létourneau, responsable de la vente de livres La cueillette de livres bat son plein et nos bénévoles peuvent déjà vous dire qu’il y aura des milliers de livres neufs et usagés en bon état mis en vente. Des trésors de lecture, pour tous et pour tous les goûts, seront proposés lors de la prévente réservée aux membres le 28 mai et ensuite pour tous du 29 mai au 6 juin. Afin que cette activité de financement soit un réel succès, nous continuons à ramasser des livres ! Passez le message à vos connaissances ! On apporte les livres au local de la SHLM pendant les heures d’ouverture. Merci pour cette collaboration. ...

    Deux départs au conseil d’administration

    Je suis devenu membre du conseil, en mars 2003, à la suite de la démission de la secrétaire, Mme Manon Charbonneau, en novembre 2002. Je fus immédiatement promu secrétaire du conseil, accepté à la réunion générale de juin suivant, et y est demeuré jusqu’en 2007.

    Les grands dossiers d’alors concernaient l’enfouissement des fils électriques dans le Vieux La Prairie ainsi que les plaques historiques que la Société voyait à faire placer ici et là dans la ville. Les Jean L’Heureux, Serge Langevin, Céline Lussier, René Jolicoeur, Lucie Longtin, Gaétan Bourdages et Stéphane Tremblay sont venus, avec les années, m’aider dans les tâches administratives qui incombent à un conseil d’administration. Chacun y a apporté son expertise et son dévouement à la cause de l’histoire locale et régionale et à la généalogie des familles de La Prairie. Les discussions ont été quelques fois houleuses, mais jamais acrimonieuses et se sont toujours terminées sur un consensus sans une seule note discordante.

    La révision des règlements de la Société a occupé plusieurs soirées et propositions aux réunions annuelles. Encore en 2010 les règlements sont amendés afin de toujours les rendre plus conformes aux réalités de la Société. Les règles d’éthiques nous ont demandé aussi plusieurs réunions importantes. Aujourd’hui, nos règles d’éthiques sont copiées par d’autres sociétés d’histoire.

    Je fus très heureux de pouvoir donner de mon temps au conseil d’administration de la SHLM. Ce sont des conditions de santé qui font que je quitte mes fonctions au sein du conseil. Tant que je le pourrai, je vais continuer à m’occuper des archives de la Société ainsi qu’à la vente du logiciel Archi-Log. Si d’autres tâches me sont offertes et que je puisse les accomplir, cela me fera un plaisir de le faire. Je remercie tous ceux et celles qui ont été à mes côtés pour le bon déroulement de la Société.

    Jean-Marc Garant
     

    Bien chers amis c’est avec plaisir que je m’adresse à vous. Au cours des années qui ont précédé ma venue au C.A., la passion des membres pour les buts de la SHLM est devenue mienne quand je suis devenu membre actif.

    Mes différents postes au C.A. m’ont permis d’observer la progression ferme et constante de la Société.

    Je pense par exemple à la protection du Vieux-La Praire, le classement du fonds Élisée-Choquet, l’analyse de la propriété foncière de la seigneurie au cours des siècles par Mme Patricia McGee et son équipe de bénévoles. « Le Bastion » et le « Au Jour le Jour » qui a permis à de nombreux membres de faire connaître leurs travaux de recherche. C’est avec amitié que je me souviens de M. Viateur Robert, qui m’a initié à la généalogie, au point de me voir confier par le C.A. la responsabilité du comité de généalogie. À ce titre, j’ai à mon tour initié un grand nombre de nouveaux membres à la généalogie. Au début des années quatre-vingt-dix, j’ai procédé à la compilation des baptêmes, mariages et sépultures avec l’aide d’employés et de bénévoles. Une publication est à prévoir bientôt à ce sujet. En collaboration avec M. André Kahlé, informaticien, la Société a réalisé un programme spécialisé en gestion des archives selon les règles RDDA. Au-delà de 90 clients ; sociétés d’histoire, centres d’archives, maisons d’enseignements et autres ont déjà acheté ce logiciel. Je m’en voudrais d’oublier nos publications faites par nos membres et notre vente de livres usagés à laquelle je participe avec de nombreux autres bénévoles, ce qui contribue à rendre notre organisme plus autonome sur le plan financier.

    Au cours des années la Société a largement financé ses activités par des programmes d’aide des gouvernements fédéraux et provinciaux ainsi que de commanditaires privés trop nombreux pour tous les nommer ici. Cela sans oublier l’appui indéfectible de la Caisse populaire de La Prairie. Notons également l’aide généreuse des deux derniers maires de la ville de La Prairie, M. Guy Dupré et Mme Lucie Roussel, ainsi que leurs conseillers sans qui nous n’aurions pu avoir les moyens de nos ambitions, comme c’est le cas malheureusement pour de nombreuses sociétés d’histoire au Québec.

    Il arrive trop souvent que les organismes à but non lucratif aient de la difficulté à assurer la relève. Heureusement cette année plusieurs personnes de talent ont accepté de relever le défi. Connaissant ces personnes je demeure convaincu que la SHLM va poursuivre sa croissance. Acceptez mes remerciements pour votre amitié et votre appui durant toute la durée de mes nombreux mandats au conseil d’administration. 

    Jean L’Heureux

    Je suis devenu membre du conseil, en mars 2003, à la suite de la démission de la secrétaire, Mme Manon Charbonneau, en novembre 2002. Je fus immédiatement promu secrétaire du conseil, accepté à la réunion générale de juin suivant, et y est demeuré jusqu’en 2007. Les grands dossiers d’alors concernaient l’enfouissement des fils électriques dans le Vieux La Prairie ainsi que les plaques historiques que la Société voyait à faire placer ici et là dans la ville. Les Jean L’Heureux, Serge Langevin, Céline Lussier, René Jolicoeur, Lucie Longtin, Gaétan Bourdages et Stéphane Tremblay sont venus, avec les années, m’aider dans les tâches administratives qui incombent à un conseil d’administration. Chacun y a apporté son expertise et son dévouement à la cause de l’histoire locale et régionale et à la généalogie des familles de La Prairie. Les discussions ont été quelques fois houleuses, mais jamais acrimonieuses et se sont toujours terminées sur un consensus sans une seule note discordante. La révision des règlements de la Société a occupé plusieurs soirées et propositions aux réunions annuelles. Encore en 2010 les règlements sont amendés afin de toujours les rendre plus conformes aux réalités de la Société. Les règles d’éthiques nous ont demandé aussi plusieurs réunions importantes. Aujourd’hui, nos règles d’éthiques sont copiées par d’autres sociétés d’histoire. Je fus très heureux de pouvoir donner de mon temps au conseil d’administration de la SHLM. Ce sont des conditions de santé qui font que je quitte mes fonctions au sein du conseil. Tant que je le pourrai, je vais continuer à m’occuper des archives de la Société ainsi qu’à la vente du logiciel Archi-Log. Si d’autres tâches me sont offertes et que je puisse les accomplir, cela me fera un plaisir de le faire. Je remercie tous ceux et celles qui ont été à mes côtés pour le bon déroulement de la Société. Jean-Marc Garant   Bien chers amis c’est avec plaisir que je m’adresse à vous. Au cours des années qui ont précédé ma venue au C.A., la passion des membres pour les buts de la SHLM est devenue mienne quand je suis devenu membre actif. Mes différents postes au C.A. m’ont permis d’observer la progression ferme et constante de la Société. Je pense par exemple à la protection du Vieux-La Praire, le classement du fonds Élisée-Choquet, l’analyse de la propriété foncière de la seigneurie au cours des siècles par Mme Patricia McGee et son équipe de bénévoles. « Le Bastion » et le « Au Jour le Jour » qui a permis à de nombreux membres de faire connaître leurs travaux de recherche. C’est avec amitié que je me souviens de M. Viateur Robert, qui m’a initié à la généalogie, au point de me voir confier par le C.A. la responsabilité du comité de généalogie. À ce titre, j’ai à mon tour initié un grand nombre de nouveaux membres à la généalogie. Au début des années quatre-vingt-dix, j’ai procédé à la compilation des baptêmes, mariages et sépultures avec l’aide d’employés et de bénévoles. Une publication est à prévoir bientôt à ce sujet. En collaboration avec M. André Kahlé, informaticien, la Société a réalisé un programme spécialisé en gestion des archives selon les règles RDDA. Au-delà de 90 clients ; sociétés d’histoire, centres d’archives, maisons d’enseignements et autres ont déjà acheté ce logiciel. Je m’en voudrais d’oublier nos publications faites par nos membres et notre vente de livres usagés à laquelle je participe avec de nombreux autres bénévoles, ce qui contribue à rendre notre organisme plus autonome sur le plan financier. Au cours des années la Société a largement financé ses activités par des programmes d’aide des gouvernements fédéraux et provinciaux ainsi que de commanditaires privés trop nombreux pour tous les nommer ici. Cela sans oublier l’appui indéfectible de la Caisse populaire de La Prairie. Notons également l’aide généreuse des deux derniers maires de la ville de La Prairie, M. Guy Dupré et Mme Lucie Roussel, ainsi que leurs conseillers sans qui nous n’aurions pu avoir les moyens de nos ambitions, comme c’est le cas malheureusement pour de nombreuses sociétés d’histoire au Québec. Il arrive trop souvent que les organismes à but non lucratif aient de la difficulté à assurer la relève. Heureusement cette année plusieurs personnes de talent ont accepté de relever le défi. Connaissant ces personnes je demeure convaincu que la SHLM va poursuivre sa croissance. Acceptez mes remerciements pour votre amitié et votre appui durant toute la durée de mes nombreux mandats au conseil d’administration.  Jean L’Heureux ...

    Le curé Florent Bourgeault de La Prairie

    L’abbé Florent Bourgeault, curé de La Prairie de 1877 à 1892, est connu pour avoir participé aux grandes réalisations suivantes : l’ouverture du nouveau cimetière, l’établissement du noviciat des Frères de l’Instruction chrétienne, l’érection du monument à Kathéri Tekakwitha et l’érection de la croix du rang de La Bataille. Il a laissé un journal historique qui a déjà fait l’objet d’articles dans notre bulletin Au jour le jour.

    Mais que savons-nous de lui avant son arrivée à La Prairie et après son départ ?

    Florent Bourgeault est né le 23 février 1828 à Lavaltrie. Il est le fils de Victor Bourgeault et de Marie-Josephe Bourque.

    Il a entre autres cousins le célèbre Victor Bourgeau, menuisier, charpentier, sculpteur et architecte, lequel a signé la façade et la décoration de l’église actuelle de La Prairie.

    À la suite d’études classiques et théologiques à l’Assomption, il est ordonné prêtre à Lavaltrie en 1851. Il enseigne ensuite la philosophie et la théologie au collège de l’endroit jusqu’en 1855. Il devient alors vicaire à Saint-Polycarpe puis, la même année, le premier curé de Saint-Joseph-du- Lac et ce, jusqu’en 1859. Il est ensuite nommé curé de la Pointe-Claire où il remplace Mgr Fabre durant 18 ans, soit de 1859 à 1877, puis curé de La Prairie durant 15 ans, soit de 1877 à 1892. Devenu chanoine honoraire puis titulaire de la cathédrale de Montréal, il quitte la cure de La Prairie à la fin de septembre 1892, tout juste après avoir été désigné vicaire général à l’archevêché de Montréal.

    À la mort de Mgr Fabre, il occupe l’important poste de vicaire capitulaire et administrateur de l’archidiocèse de Montréal. Il fait à cette occasion la première page du journal Le Monde illustré du samedi 16 janvier 1897, sur laquelle apparaît la photo ci-contre. Il s’agit plus précisément d’une gravure faite à partir d’une photographie signée L.-E. Desmarais, l’une des rares que nous connaissions de lui. Le journal souligne que Mgr Fabre avait souhaité, avant sa mort, voir son vicaire général, Monsieur le chanoine Florent Bourgeault, devenir vicaire capitulaire et administrateur de l’archidiocèse. Le Monde illustré se dit « heureux de lui payer un juste et public tribut d’hommage, de respect et de gratitude », à la suite de sa nomination.

    À l’intérieur de l’édition du 17 juillet du même journal, la même photo réapparaît, cette fois malheureusement pour annoncer son décès survenu le 9 juillet 1897, en soirée. On affirme alors que M. le chanoine Florent Bourgeault remplaçait dignement le regretté Mgr Fabre. Il serait décédé des suites d’une congestion cérébrale.

    Dans le dictionnaire biographique du clergé canadien-français, on le qualifie de conseiller prudent, profondément pieux, confident discret, doux et ferme à la fois, d’ami complaisant et de patriote ardent. Sa science théologique, ajoute-t-on, lui permettait de répondre sur-le-champ aux consultations les plus difficiles et les plus variées.

    Notons aussi que Florent Bourgeault a fait partie du bureau de direction du journal catholique de Montréal, le Nouveau-Monde. Ainsi, après son départ de La Prairie à l’âge de 64 ans, loin de prendre une retraite paisible, notre curé connaît une vie fort active et assume d’importantes responsabilités.


     

    Références

    Allaire, J.-B.-A., Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, St-Hyacinthe, 1908

    Au jour le jour, décembre 1998, SHLM Dictionnaire biographique du Canada en ligne Journal d’un curé de campagne, SHLM

    Le Monde illustré, 1897, BANQ, sur microfilm

    Registres de la paroisse St-Antoine-de-Lavaltrie, 1809, 1867, Family Search en ligne

    Registres de la paroisse St-Charles-sur- Richelieu, 1818, Family Search en ligne

    L’abbé Florent Bourgeault, curé de La Prairie de 1877 à 1892, est connu pour avoir participé aux grandes réalisations suivantes : l’ouverture du nouveau cimetière, l’établissement du noviciat des Frères de l’Instruction chrétienne, l’érection du monument à Kathéri Tekakwitha et l’érection de la croix du rang de La Bataille. Il a laissé un journal historique qui a déjà fait l’objet d’articles dans notre bulletin Au jour le jour. Mais que savons-nous de lui avant son arrivée à La Prairie et après son départ ? Florent Bourgeault est né le 23 février 1828 à Lavaltrie. Il est le fils de Victor Bourgeault et de Marie-Josephe Bourque. Il a entre autres cousins le célèbre Victor Bourgeau, menuisier, charpentier, sculpteur et architecte, lequel a signé la façade et la décoration de l’église actuelle de La Prairie. À la suite d’études classiques et théologiques à l’Assomption, il est ordonné prêtre à Lavaltrie en 1851. Il enseigne ensuite la philosophie et la théologie au collège de l’endroit jusqu’en 1855. Il devient alors vicaire à Saint-Polycarpe puis, la même année, le premier curé de Saint-Joseph-du- Lac et ce, jusqu’en 1859. Il est ensuite nommé curé de la Pointe-Claire où il remplace Mgr Fabre durant 18 ans, soit de 1859 à 1877, puis curé de La Prairie durant 15 ans, soit de 1877 à 1892. Devenu chanoine honoraire puis titulaire de la cathédrale de Montréal, il quitte la cure de La Prairie à la fin de septembre 1892, tout juste après avoir été désigné vicaire général à l’archevêché de Montréal. À la mort de Mgr Fabre, il occupe l’important poste de vicaire capitulaire et administrateur de l’archidiocèse de Montréal. Il fait à cette occasion la première page du journal Le Monde illustré du samedi 16 janvier 1897, sur laquelle apparaît la photo ci-contre. Il s’agit plus précisément d’une gravure faite à partir d’une photographie signée L.-E. Desmarais, l’une des rares que nous connaissions de lui. Le journal souligne que Mgr Fabre avait souhaité, avant sa mort, voir son vicaire général, Monsieur le chanoine Florent Bourgeault, devenir vicaire capitulaire et administrateur de l’archidiocèse. Le Monde illustré se dit « heureux de lui payer un juste et public tribut d’hommage, de respect et de gratitude », à la suite de sa nomination. À l’intérieur de l’édition du 17 juillet du même journal, la même photo réapparaît, cette fois malheureusement pour annoncer son décès survenu le 9 juillet 1897, en soirée. On affirme alors que M. le chanoine Florent Bourgeault remplaçait dignement le regretté Mgr Fabre. Il serait décédé des suites d’une congestion cérébrale. Dans le dictionnaire biographique du clergé canadien-français, on le qualifie de conseiller prudent, profondément pieux, confident discret, doux et ferme à la fois, d’ami complaisant et de patriote ardent. Sa science théologique, ajoute-t-on, lui permettait de répondre sur-le-champ aux consultations les plus difficiles et les plus variées. Notons aussi que Florent Bourgeault a fait partie du bureau de direction du journal catholique de Montréal, le Nouveau-Monde. Ainsi, après son départ de La Prairie à l’âge de 64 ans, loin de prendre une retraite paisible, notre curé connaît une vie fort active et assume d’importantes responsabilités.   Références Allaire, J.-B.-A., Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, St-Hyacinthe, 1908 Au jour le jour, décembre 1998, SHLM Dictionnaire biographique du Canada en ligne Journal d’un curé de campagne, SHLM Le Monde illustré, 1897, BANQ, sur microfilm Registres de la paroisse St-Antoine-de-Lavaltrie, 1809, 1867, Family Search en ligne Registres de la paroisse St-Charles-sur- Richelieu, 1818, Family Search en ligne ...

    Assemblée générale

    Tous nos membres sont invités à l’assemblée générale annuelle du 16 mars prochain à 19 h 30. De nombreux changements sont en vue dans la composition actuelle du conseil d’administration ainsi que dans l’ensemble de nos règlements.

    Votre présence est un reflet de la vitalité de notre organisme.

    Tous nos membres sont invités à l’assemblée générale annuelle du 16 mars prochain à 19 h 30. De nombreux changements sont en vue dans la composition actuelle du conseil d’administration ainsi que dans l’ensemble de nos règlements. Votre présence est un reflet de la vitalité de notre organisme....

    À propos du bulletin

    Éditeur

    Société d’histoire de

    La Prairie-de-la-Magdeleine

    Dépôt légal 2002

    Bibliothèque nationale du Québec

    Bibliothèque nationale du Canada

    ISSN 1499-7312

    COLLABORATEURS :

    Coordination

    Gaétan Bourdages

    Rédaction

    Gaétan Bourdages

    Laurent Houde

    Révision

    Jean-Pierre Yelle

    Design graphique

    François-Bernard Tremblay

    www.bonmelon.com

    Impression

    SHLM

    Siège social

    249, rue Sainte-Marie

    La Prairie (Québec) J5R 1G1

    Téléphone

    450-659-1393

    Courriel

    [email protected]

    Site Web

    www.laprairie-shlm.com

    Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur.

    La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour.

    Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Laurent Houde Révision Jean-Pierre Yelle Design graphique François-Bernard Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur. La Caisse populaire de La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour....

    Nouveaux membres

    La SHLM tient à souligner l’arrivée de ces nouveaux membres :

    407 Notaires – Carrier, Bibeau et Associés

    408 Laura Stephens

    409 Hélène Bleau

    410 Jonathan Trottier

    411 Sébastien Jodoin

    412 Françoise Lamarre

    420 Jean Delisle

    413 Paul Boulianne

    414 Céline Boulianne

    La SHLM tient à souligner l’arrivée de ces nouveaux membres : 407 Notaires - Carrier, Bibeau et Associés 408 Laura Stephens 409 Hélène Bleau 410 Jonathan Trottier 411 Sébastien Jodoin 412 Françoise Lamarre 420 Jean Delisle 413 Paul Boulianne 414 Céline Boulianne...

    Les enfants pauvres de La Prairie

    Depuis six mois, il n’existe plus dans notre village d’école pour les enfans pauvres et nous croyons bien, vu les apparances, qu’il sera longtems avant qu’il y en ait une. Le gouvernement alloue 20 louis par an pour les enfans indigens, mais si le maitre doit employer une partie de cette somme pour payer son logement, il est clair qu’il ne peut vivre, c’est pourquoi, l’automne dernier on avait résolu de bâtir une maison d’école dans le local désigné à cet effet ; ont fit même une souscription pour obtenir les fonds nécessaires. Nous apprenons aujourd’hui qu’ils sont insuffisans et qu’il n’est pas probable qu’on bâtisse la maison cette année. On ne saurait trop regretter ce retard ; les enfans qui devaient profiter du bienfait de la législature, s’élèvent dans l’ignorance et courent les rues, au scandale de tous les honnetes gens. Y a-t-il remède à ce mal? […]

    Extrait du journal L’Impartial, Village de Laprairie, jeudi soir, 7 mai 1835

    Depuis six mois, il n’existe plus dans notre village d’école pour les enfans pauvres et nous croyons bien, vu les apparances, qu’il sera longtems avant qu’il y en ait une. Le gouvernement alloue 20 louis par an pour les enfans indigens, mais si le maitre doit employer une partie de cette somme pour payer son logement, il est clair qu’il ne peut vivre, c’est pourquoi, l’automne dernier on avait résolu de bâtir une maison d’école dans le local désigné à cet effet ; ont fit même une souscription pour obtenir les fonds nécessaires. Nous apprenons aujourd’hui qu’ils sont insuffisans et qu’il n’est pas probable qu’on bâtisse la maison cette année. On ne saurait trop regretter ce retard ; les enfans qui devaient profiter du bienfait de la législature, s’élèvent dans l’ignorance et courent les rues, au scandale de tous les honnetes gens. Y a-t-il remède à ce mal? […] Extrait du journal L’Impartial, Village de Laprairie, jeudi soir, 7 mai 1835 ...

    Notre prochaine conférence : Les députés du Bas-Canada à la défense des censitaires de La Salle

    Les députés du Bas-Canada à la défense des censitaires de La Salle. Hélène Trudeau vous invite à découvrir comment, sous le Régime anglais, grâce à l’intervention de Louis-Joseph Papineau et des députés canadiens de la Chambre d’assemblée, les droits des censitaires, les citoyens de l’époque, furent défendus jusqu’auprès du Conseil privé de Londres. Dans les années 1820, Londres reconnut en effet leurs droits hérités du Régime français, ce qui entraîna des changements territoriaux qui ont de quoi étonner encore de nos jours.

    Les députés du Bas-Canada à la défense des censitaires de La Salle. Hélène Trudeau vous invite à découvrir comment, sous le Régime anglais, grâce à l’intervention de Louis-Joseph Papineau et des députés canadiens de la Chambre d’assemblée, les droits des censitaires, les citoyens de l’époque, furent défendus jusqu’auprès du Conseil privé de Londres. Dans les années 1820, Londres reconnut en effet leurs droits hérités du Régime français, ce qui entraîna des changements territoriaux qui ont de quoi étonner encore de nos jours....

    Rue Ernest-Rochette

     

    Le Frère Ernest Rochette (Frère Damase) était le 7e enfant né du mariage de Joseph-Misaël Rochette et de Marie-Jessée Dussault. Il a vu le jour le 25 janvier 1895 à Pointeaux- Trembles, aujourd’hui Neuville, dans le comté de Portneuf. La rue qui porte son nom a été inaugurée en 1983 dans le quartier situé en bordure du terrain de golf de La Prairie.

    Le jeune Ernest entre au juvénat des Frères de l’instruction chrétienne à La Prairie en 1912. Après deux brèves années de formation, les besoins de l’époque étant pressants, il amorce sa carrière d’enseignant à l’Académie Saint-Paul. De retour à La Prairie en 1920, il y laissera sa marque dans les classes de garçons jusqu’en 1927.

    Ses qualités d’animateur et son influence stimulante le mènent ensuite pendant sept ans à la direction de plusieurs écoles jusqu’à ce qu’en 1934 il inaugure sa carrière de Directeur des Études pour la communauté. Son rôle consistait alors à surveiller et à stimuler les jeunes frères enseignants dans leurs études menant à l’obtention de diplômes universitaires reliés à leur enseignement.

    De 1952 à 1962, les supérieurs de la communauté lui confient la responsabilité du « Comité des livres » dont le travail consiste à soumettre au Département de l’Instruction publique les nouveaux manuels scolaires pour approbation. Grâce à son habileté et à sa vaste expérience de divers comités, le Frère Damase a su à maintes reprises convaincre les membres du Département d’approuver les manuels préparés par l’équipe de pédagogues de la communauté. Ces approbations eurent un effet majeur sur les activités et la rentabilité de l’imprimerie des Frères de l’instruction chrétienne à La Prairie ; d’où la création de plusieurs emplois locaux.

    Grâce à sa vaste culture, il fut par la suite sollicité pour siéger sur divers sous-comités du Département de l’Instruction publique afin d’examiner et d’approuver les volumes qui leur étaient soumis. Ernest Rochette oeuvra aussi comme directeur au Séminaire Saint-Charles-Borromée de Sherbrooke, enseigna à l’Université de Montréal, en plus de préparer le Bulletin de la Société de Pédagogie de Montréal dont il fut le président.

    Après sa retraite en 1965, en plus de rendre de nombreux services à ses confrères, il s’intéressa activement à la musique, à l’astronomie, à la météorologie, aux sports et à la rédaction de nombreux articles de revues. Pour ceux qui l’ont connu, le Frère Damase était un personnage.

    Lorsqu’en 1972 un groupe d’amateurs d’histoire décida de fonder une société d’histoire à La Prairie, on s’empressa de faire appel à ses compétences. Leur action mena en 1975 à la création de l’arrondissement historique de La Prairie.

    Malgré son âge avancé, Ernest Rochette travailla jusqu’à la dernière journée de sa vie. Il est décédé le 8 juillet 1983 à l’âge de 88 ans, dont 70 de vie religieuse.

    Merci à M. François Boutin, archiviste des Frères de l’instruction chrétienne, pour sa collaboration.

      Le Frère Ernest Rochette (Frère Damase) était le 7e enfant né du mariage de Joseph-Misaël Rochette et de Marie-Jessée Dussault. Il a vu le jour le 25 janvier 1895 à Pointeaux- Trembles, aujourd’hui Neuville, dans le comté de Portneuf. La rue qui porte son nom a été inaugurée en 1983 dans le quartier situé en bordure du terrain de golf de La Prairie. Le jeune Ernest entre au juvénat des Frères de l’instruction chrétienne à La Prairie en 1912. Après deux brèves années de formation, les besoins de l’époque étant pressants, il amorce sa carrière d’enseignant à l’Académie Saint-Paul. De retour à La Prairie en 1920, il y laissera sa marque dans les classes de garçons jusqu’en 1927. Ses qualités d’animateur et son influence stimulante le mènent ensuite pendant sept ans à la direction de plusieurs écoles jusqu’à ce qu’en 1934 il inaugure sa carrière de Directeur des Études pour la communauté. Son rôle consistait alors à surveiller et à stimuler les jeunes frères enseignants dans leurs études menant à l’obtention de diplômes universitaires reliés à leur enseignement. De 1952 à 1962, les supérieurs de la communauté lui confient la responsabilité du « Comité des livres » dont le travail consiste à soumettre au Département de l’Instruction publique les nouveaux manuels scolaires pour approbation. Grâce à son habileté et à sa vaste expérience de divers comités, le Frère Damase a su à maintes reprises convaincre les membres du Département d’approuver les manuels préparés par l’équipe de pédagogues de la communauté. Ces approbations eurent un effet majeur sur les activités et la rentabilité de l’imprimerie des Frères de l’instruction chrétienne à La Prairie ; d’où la création de plusieurs emplois locaux. Grâce à sa vaste culture, il fut par la suite sollicité pour siéger sur divers sous-comités du Département de l’Instruction publique afin d’examiner et d’approuver les volumes qui leur étaient soumis. Ernest Rochette oeuvra aussi comme directeur au Séminaire Saint-Charles-Borromée de Sherbrooke, enseigna à l’Université de Montréal, en plus de préparer le Bulletin de la Société de Pédagogie de Montréal dont il fut le président. Après sa retraite en 1965, en plus de rendre de nombreux services à ses confrères, il s’intéressa activement à la musique, à l’astronomie, à la météorologie, aux sports et à la rédaction de nombreux articles de revues. Pour ceux qui l’ont connu, le Frère Damase était un personnage. Lorsqu’en 1972 un groupe d’amateurs d’histoire décida de fonder une société d’histoire à La Prairie, on s’empressa de faire appel à ses compétences. Leur action mena en 1975 à la création de l’arrondissement historique de La Prairie. Malgré son âge avancé, Ernest Rochette travailla jusqu’à la dernière journée de sa vie. Il est décédé le 8 juillet 1983 à l’âge de 88 ans, dont 70 de vie religieuse. Merci à M. François Boutin, archiviste des Frères de l’instruction chrétienne, pour sa collaboration....