Sélection d'une édition

    Vente de livres usagés

    Chers membres,

    Un petit rappel : avez-vous noté à votre agenda notre vente de livres usagés ?

    Pour vous seulement, nos portes seront ouvertes le jeudi 2 mai de 16 h à 19 h. Un léger goûter vous sera servi. La vente se poursuivra le vendredi 3 mai de 9 h à 19 h puis le samedi 4 mai et dimanche 5 mai de 9 h à 17 h. Ambiance chaleureuse, service courtois, livres de toutes catégories, prix plus qu’abordables, voilà ce qui ce qui vous attend.

    Faites-nous le plaisir de confirmer votre présence auprès de notre coordonnatrice :

    Marie-Hélène Bourdeau au 450-659-1393.

    Chers membres, Un petit rappel : avez-vous noté à votre agenda notre vente de livres usagés ? Pour vous seulement, nos portes seront ouvertes le jeudi 2 mai de 16 h à 19 h. Un léger goûter vous sera servi. La vente se poursuivra le vendredi 3 mai de 9 h à 19 h puis le samedi 4 mai et dimanche 5 mai de 9 h à 17 h. Ambiance chaleureuse, service courtois, livres de toutes catégories, prix plus qu’abordables, voilà ce qui ce qui vous attend. Faites-nous le plaisir de confirmer votre présence auprès de notre coordonnatrice : Marie-Hélène Bourdeau au 450-659-1393. ...

    À propos du bulletin

    Éditeur

    Société d’histoire de

    La Prairie-de-la-Magdeleine

    Dépôt légal 2002

    Bibliothèque nationale du Québec

    Bibliothèque nationale du Canada

    ISSN 1499-7312

    COLLABORATEURS :

    Coordination

    Gaétan Bourdages

    Rédaction

    Gaétan Bourdages

    Marie-Hélène Bourdeau

    Révision

    Robert Mailhot

    Design graphique

    François-B. Tremblay

    www.bonmelon.com

    Impression

    SHLM

    Siège social

    249, rue Sainte-Marie

    La Prairie (Québec), J5R 1G1

    Téléphone

    450-659-1393

    Courriel

    [email protected]

    Site Web

    www.shlm.info

    Les auteurs assument l’entière responsabilité de leurs articles.

    Desjardins Caisse La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour.

    Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Marie-Hélène Bourdeau Révision Robert Mailhot Design graphique François-B. Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec), J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.shlm.info Les auteurs assument l’entière responsabilité de leurs articles. Desjardins Caisse La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour....

    Faits divers

    UN ACCIDENT DE VOITURE

    Durant les mois d’hiver, le pont de glace était l’unique moyen de se rendre à Montréal. Des individus étaient autorisés à y tenir des cabanes dans lesquelles on vendait des boissons alcooliques. L’ivresse de certains charretiers était parfois la cause d’accidents.

    Vendredi le 25 du courant vers les 8 heures du soir, comme Mr. J. M. Raymond qui s’en retournait de Montréal à Laprairie était entré dans une cabane sur la traverse pour parler à quelqu’un à qui il avait affaire, un homme pris de boisson et partant de la cabane donna un coup de fouet à son cheval. Le cheval de Mr. Raymond qui en était tout près, partit à l’épouvante, et, après avoir fait plusieurs détours sur la glace, se précipita dans une mare qui est à quelque distance de la Pointe St. Charles.

    La Minerve, janvier 1828

    TUÉ PAR LA FOUDRE

    Mardi dernier entre trois et quatre heures de l’après-midi, le tonnerre tomba dans la cheminée d’une maison qui était occupée par un nommé Pigeon, Ferblantier, au Village de Laprairie. Un petit garçon d’environ 3 ans qui était assis au coin de la cheminée tomba mort; on ne put y découvrir aucune blessure. Il parait qu’étant à la proximité d’où le tonnerre a fait son chemin, il fut étouffé par l’air, quelques moments après le coup ses lèvres et son estomac devinrent extrêmement noirs.

    La Minerve, juin 1828

     

    MILICIENS RÉCALCITRANTS

    Il s’est tenu à Laprairie Samedi dernier une Cour Martiale présidée par le Lt. Col. Metzler et le Major Barbeau, aux fi ns de procéder à la poursuite de 27 miliciens de la Paroisse de St. Constant, qui avaient refusé d’assister aux parades, sous les ordres d’un certain Capitaine. Huit ou dix nous dit on ont été condamnés à deux piastres d’amende et un d’entre-eux à dix piastres.

    La Minerve, le 18 août 1828

    FAUSSE MONNAIE

    Alexis et Joseph Moquin ont été conduits à la prison de Montréal sous accusation d’avoir passé de la fosse argent.

    Extrait des procès-verbaux du premier conseil municipal de La Prairie, juillet 1846.

    UN ACCIDENT DE VOITURE Durant les mois d’hiver, le pont de glace était l’unique moyen de se rendre à Montréal. Des individus étaient autorisés à y tenir des cabanes dans lesquelles on vendait des boissons alcooliques. L’ivresse de certains charretiers était parfois la cause d’accidents. Vendredi le 25 du courant vers les 8 heures du soir, comme Mr. J. M. Raymond qui s’en retournait de Montréal à Laprairie était entré dans une cabane sur la traverse pour parler à quelqu’un à qui il avait affaire, un homme pris de boisson et partant de la cabane donna un coup de fouet à son cheval. Le cheval de Mr. Raymond qui en était tout près, partit à l’épouvante, et, après avoir fait plusieurs détours sur la glace, se précipita dans une mare qui est à quelque distance de la Pointe St. Charles. La Minerve, janvier 1828 TUÉ PAR LA FOUDRE Mardi dernier entre trois et quatre heures de l’après-midi, le tonnerre tomba dans la cheminée d’une maison qui était occupée par un nommé Pigeon, Ferblantier, au Village de Laprairie. Un petit garçon d’environ 3 ans qui était assis au coin de la cheminée tomba mort; on ne put y découvrir aucune blessure. Il parait qu’étant à la proximité d’où le tonnerre a fait son chemin, il fut étouffé par l’air, quelques moments après le coup ses lèvres et son estomac devinrent extrêmement noirs. La Minerve, juin 1828   MILICIENS RÉCALCITRANTS Il s’est tenu à Laprairie Samedi dernier une Cour Martiale présidée par le Lt. Col. Metzler et le Major Barbeau, aux fi ns de procéder à la poursuite de 27 miliciens de la Paroisse de St. Constant, qui avaient refusé d’assister aux parades, sous les ordres d’un certain Capitaine. Huit ou dix nous dit on ont été condamnés à deux piastres d’amende et un d’entre-eux à dix piastres. La Minerve, le 18 août 1828 FAUSSE MONNAIE Alexis et Joseph Moquin ont été conduits à la prison de Montréal sous accusation d’avoir passé de la fosse argent. Extrait des procès-verbaux du premier conseil municipal de La Prairie, juillet 1846. ...

    Le Cercle de Laprairie (suite)

    L’ambition avouée du Cercle était l’épanouissement social et littéraire de ses membres; toute discussion politique ou religieuse y était strictement prohibée. On y jouait au billard ou aux cartes. Une bibliothèque était à la disposition des membres alors que la buvette était à l’usage exclusif des directeurs et du secrétaire-trésorier. Pourquoi une bibliothèque alors que la Société littéraire en possédait déjà une à quelques enjambées de là ? Surtout que ce boys club, semblait préférer des activités à caractère plus ludique qu’intellectuel.

    Le Cercle était ouvert tous les jours de 11 heures à minuit et quart, excepté les samedis et les veilles de fête alors que les lumières étaient éteintes une heure plus tard. Les jeux y étaient interdits pendant les offices religieux des dimanches et lors des fêtes d’obligation. Une partie de billard à deux ou à quatre coûtait 10 centins ; une partie à trois coûtait 15 centins et il était défendu de miser de l’argent sur les parties de billard. Aux cartes, les jeux où l’on misait de l’argent étaient permis jusqu’à concurrence de 50 centins et chaque joueur payait 25 centins par séance. Si l’enjeu n’excédait pas 10 centins, les joueurs payaient 10 centins la séance.

    À l’image des clubs londoniens à la mode à l’époque victorienne, la sélection des nouveaux membres répondait à des règles très strictes. Tout homme aspirant à devenir membre du Cercle devait satisfaire aux conditions suivantes : avoir 21 ans résolus, détenir trois parts dans le fonds-capital du Cercle, être présenté par deux membres actionnaires et réunir en sa faveur au-delà des 4/5 des votes exprimés par scrutin secret.

    Compte tenu de la mentalité de l’époque, il n’est pas étonnant de constater qu’on n’ait pas cru utile de préciser dans les règlements que seuls les hommes y  étaient admis. Les prêtres de La Prairie avaient accès aux salles du Cercle et  jouissaient de tous les privilèges accordés aux membres, sans devoir payer la souscription annuelle. Ces avantages en faveur des ecclésiastiques assuraient au Cercle une caution morale indispensable à l’époque à la survie de toute organisation de ce genre. 

    Le Cercle était dirigé par un Bureau de  Direction formé de cinq directeurs qui  nommaient un comité mensuel, formé de deux membres actionnaires. Ce comité était chargé de l’observation du décorum et de la bienséance dans les salles du Cercle ainsi qu’à l’extérieur du Cercle. Puisque le Cercle de Laprairie représentait l’élite intellectuelle et sociale, les membres n’avaient d’autre choix que de bien se comporter en tout temps et en tout lieu. Si une plainte était déposée, le membre fautif était réprimandé. Suite à une deuxième plainte, un avis de censure était affiché dans la salle principale du Cercle et, sur réception d’une troisième plainte, on exigeait du membre qu’il remette sa démission dans les trente jours. S’il refusait de se retirer de lui-même, il se voyait expulsé à vie.

    Le secrétaire-trésorier tenait des comptes réguliers des sommes gagnées et perdues aux cartes ainsi que des revenus et dépenses du Cercle. En 1884, la table de billard a été vendue à la Société littéraire pour un montant de 75 $. On la remplaça par une nouvelle table achetée avec un budget initial de 175 $ mais qui a, par la suite, été augmenté à 250 $. En 1893, les recettes du Cercle s’établissaient à 411,09 $ avec des dépenses de 362,50 $. L’organisme possédait un actif de 1 233,12 $, une somme considérable pour l’époque.

    Table de billard au 19e siècle.

    En 1891, les directeurs et les membres actionnaires du Cercle ont présenté tardivement une demande de constitution civile auprès des autorités, requête dans laquelle on peut lire que les membres fondateurs n’avaient pas rempli leur obligation de faire les démarches pour obtenir l’incorporation de l’organisme tel qu’ils s’y étaient engagés en 1872.

    Le dernier procès-verbal conservé dans le fonds Élisée-Choquet date du 9 juillet 1896. En février du mois précédent, un contrat avait été signé avec le gardien pour les années 1897 et 1898. Pour des raisons inconnues, le Cercle a probablement cessé ses activités peu après. Le 14 septembre 1900, un liquidateur procéda à une reddition des comptes et le Cercle fut dissout. On remit à chaque membre 11,35 $ pour chaque action de 30 $.

    L’ambition avouée du Cercle était l’épanouissement social et littéraire de ses membres; toute discussion politique ou religieuse y était strictement prohibée. On y jouait au billard ou aux cartes. Une bibliothèque était à la disposition des membres alors que la buvette était à l’usage exclusif des directeurs et du secrétaire-trésorier. Pourquoi une bibliothèque alors que la Société littéraire en possédait déjà une à quelques enjambées de là ? Surtout que ce boys club, semblait préférer des activités à caractère plus ludique qu’intellectuel. Le Cercle était ouvert tous les jours de 11 heures à minuit et quart, excepté les samedis et les veilles de fête alors que les lumières étaient éteintes une heure plus tard. Les jeux y étaient interdits pendant les offices religieux des dimanches et lors des fêtes d’obligation. Une partie de billard à deux ou à quatre coûtait 10 centins ; une partie à trois coûtait 15 centins et il était défendu de miser de l’argent sur les parties de billard. Aux cartes, les jeux où l’on misait de l’argent étaient permis jusqu’à concurrence de 50 centins et chaque joueur payait 25 centins par séance. Si l’enjeu n’excédait pas 10 centins, les joueurs payaient 10 centins la séance. À l’image des clubs londoniens à la mode à l’époque victorienne, la sélection des nouveaux membres répondait à des règles très strictes. Tout homme aspirant à devenir membre du Cercle devait satisfaire aux conditions suivantes : avoir 21 ans résolus, détenir trois parts dans le fonds-capital du Cercle, être présenté par deux membres actionnaires et réunir en sa faveur au-delà des 4/5 des votes exprimés par scrutin secret. Compte tenu de la mentalité de l’époque, il n’est pas étonnant de constater qu’on n’ait pas cru utile de préciser dans les règlements que seuls les hommes y  étaient admis. Les prêtres de La Prairie avaient accès aux salles du Cercle et  jouissaient de tous les privilèges accordés aux membres, sans devoir payer la souscription annuelle. Ces avantages en faveur des ecclésiastiques assuraient au Cercle une caution morale indispensable à l’époque à la survie de toute organisation de ce genre.  Le Cercle était dirigé par un Bureau de  Direction formé de cinq directeurs qui  nommaient un comité mensuel, formé de deux membres actionnaires. Ce comité était chargé de l’observation du décorum et de la bienséance dans les salles du Cercle ainsi qu’à l’extérieur du Cercle. Puisque le Cercle de Laprairie représentait l’élite intellectuelle et sociale, les membres n’avaient d’autre choix que de bien se comporter en tout temps et en tout lieu. Si une plainte était déposée, le membre fautif était réprimandé. Suite à une deuxième plainte, un avis de censure était affiché dans la salle principale du Cercle et, sur réception d’une troisième plainte, on exigeait du membre qu’il remette sa démission dans les trente jours. S’il refusait de se retirer de lui-même, il se voyait expulsé à vie. Le secrétaire-trésorier tenait des comptes réguliers des sommes gagnées et perdues aux cartes ainsi que des revenus et dépenses du Cercle. En 1884, la table de billard a été vendue à la Société littéraire pour un montant de 75 $. On la remplaça par une nouvelle table achetée avec un budget initial de 175 $ mais qui a, par la suite, été augmenté à 250 $. En 1893, les recettes du Cercle s’établissaient à 411,09 $ avec des dépenses de 362,50 $. L’organisme possédait un actif de 1 233,12 $, une somme considérable pour l’époque. Table de billard au 19e siècle. En 1891, les directeurs et les membres actionnaires du Cercle ont présenté tardivement une demande de constitution civile auprès des autorités, requête dans laquelle on peut lire que les membres fondateurs n’avaient pas rempli leur obligation de faire les démarches pour obtenir l’incorporation de l’organisme tel qu’ils s’y étaient engagés en 1872. Le dernier procès-verbal conservé dans le fonds Élisée-Choquet date du 9 juillet 1896. En février du mois précédent, un contrat avait été signé avec le gardien pour les années 1897 et 1898. Pour des raisons inconnues, le Cercle a probablement cessé ses activités peu après. Le 14 septembre 1900, un liquidateur procéda à une reddition des comptes et le Cercle fut dissout. On remit à chaque membre 11,35 $ pour chaque action de 30 $. ...

    Le Cercle de Laprairie

    Suite à l’invasion américaine de 1812, on voit s’installer une importante garnison militaire à La Prairie. Cette présence de soldats et de marchands anglais modifie, pendant plusieurs décennies, le visage linguistique de la municipalité. Après le retrait des troupes vers le milieu du 19e siècle, on assiste à un éveil de l’élite francophone. La bourgeoisie francophone s’affiche alors dans des postes de premier plan qui auront un impact majeur sur l’avenir de la petite collectivité. Cette fébrilité se reflète dans la mise sur pied de diverses associations comme la Société Littéraire, en 1853, et, plus tard, le Cercle de Laprairie.

    Le 2 avril 1872, un groupe de vingt-cinq hommes désireux de créer une nouvelle société sous le nom de « Cercle de Laprairie » établissent un contrat devant maître J.L. Coutlé, notaire. Il s’agit de :

    Camille Lacombe, écuyer, marchand

    Pierre-Edmond Brossard, écuyer, médecin

    Julien Brosseau, commerçant  

    Adolphe Beauvais, écuyer, notaire

    Hypolite-Alphonse Hébert, capitaine de bateau à vapeur  

    Pierre Fortin, écuyer, médecin,  

    Moïse Brossard, bourgeois  

    Andrew Esinhart, écuyer, marchand  

    Joseph-Amable Hébert, commerçant  

    James F. Dunn, gentilhomme  

    Louis Normandin, marchand

    Paul-Hormidas Tremblay, commerçant  

    Médard Demers, capitaine de bateau à vapeur

    Léon-Benoit-Alfred Charlebois, commis marchand  

    Ambroise Hébert, boulanger  

    Louis-Cyrille Duquette, bourgeois  

    François-Xavier Lefebvre, fils, marchand  

    Julien Brossard, bourgeois  

    Siméon-Abraham Longtin, écuyer, médecin, tous du village de Laprairie  

    James Madconald, écuyer, bourgeois, de la ville de Saint-Jean  

    Tancrède Sauvageau  

    Ernest Varin, commis de banque  

    Gédéon Bourdeau, comptable  

    Henri Duclos, gentilhomme  

    Jean-Baptiste Bourassa, boucher, ces cinq derniers de la cité de Montréal

    L’objectif de la Société était « la récréation de l’esprit et le délassement pour le corps ». Avec un capital de départ de 1 000 piastres, constitué de 100 parts sociales de 10 piastres chacune, Camille Lacombe, Pierre-Edmond Brossard, Julien Brosseau, Hypolite-Alphonse Hébert et Louis Normandin furent nommés les premiers administrateurs avec l’obligation de demander l’émission des lettres patentes et de parvenir à l’incorporation de la Société.

    Les membres du nouveau Cercle de Laprairie n’ont pas cherché bien loin en adoptant comme emblème un écusson portant la devise latine : « Deus Nobis Haec Otia Fecit », surmontée d’un castor posé sur une branche d’érable. Sous la devise, on peut voir une table de billard et le nom : « Cercle de Laprairie ». La devise est tirée de Virgile et signifie « Dieu nous a donné ces moments de calme ». Cette devise est aussi celle de la ville de Liverpool et elle apparaît également sur le sceau officiel de l’état américain de Georgie.

    Lors de la première réunion du Cercle tenue le 4 avril, le Dr Brossard fut nommé président, M. Lacombe vice-président, M. Brosseau trésorier, M. Normandin secrétaire et le capitaine Hébert commissaire et donateur.

    Le 18 avril 1872, les administrateurs acquirent au coût de 600 $, auprès de Louis-Xavier Leduc, menuisier, un emplacement situé au 119 de la rue Saint-Jacques dans le village de La Prairie. L’endroit correspond à l’actuel 217 rue Saint-Jacques. Afin de veiller à l’entretien de la bâtisse, le Cercle employait un gérant, ou gardien, et des domestiques. Le gérant y habitait et était responsable, en plus de l’entretien, de percevoir les recettes des jeux et des consommations. Il était aussi chargé d’effectuer les achats et de diriger les domestiques. Narcisse Martin en fut lepremier gardien après avoir signé un contrat d’un an. Il payait 5 piastres de loyer par mois pour les six premiers mois, et 7 piastres par mois pour les six derniers. Par la suite, les gardiens furent Alexandre Demers, en 1882, Alphonse Thomas de 1883 à 1894 et Georges Marion de 1897 à 1898. Nous ignorons qui occupa le poste de 1894 à 1897.

    Suite à l’invasion américaine de 1812, on voit s’installer une importante garnison militaire à La Prairie. Cette présence de soldats et de marchands anglais modifie, pendant plusieurs décennies, le visage linguistique de la municipalité. Après le retrait des troupes vers le milieu du 19e siècle, on assiste à un éveil de l’élite francophone. La bourgeoisie francophone s’affiche alors dans des postes de premier plan qui auront un impact majeur sur l’avenir de la petite collectivité. Cette fébrilité se reflète dans la mise sur pied de diverses associations comme la Société Littéraire, en 1853, et, plus tard, le Cercle de Laprairie. Le 2 avril 1872, un groupe de vingt-cinq hommes désireux de créer une nouvelle société sous le nom de « Cercle de Laprairie » établissent un contrat devant maître J.L. Coutlé, notaire. Il s’agit de : - Camille Lacombe, écuyer, marchand - Pierre-Edmond Brossard, écuyer, médecin - Julien Brosseau, commerçant   - Adolphe Beauvais, écuyer, notaire - Hypolite-Alphonse Hébert, capitaine de bateau à vapeur   - Pierre Fortin, écuyer, médecin,   - Moïse Brossard, bourgeois   - Andrew Esinhart, écuyer, marchand   - Joseph-Amable Hébert, commerçant   - James F. Dunn, gentilhomme   - Louis Normandin, marchand - Paul-Hormidas Tremblay, commerçant   - Médard Demers, capitaine de bateau à vapeur - Léon-Benoit-Alfred Charlebois, commis marchand   - Ambroise Hébert, boulanger   - Louis-Cyrille Duquette, bourgeois   - François-Xavier Lefebvre, fils, marchand   - Julien Brossard, bourgeois   - Siméon-Abraham Longtin, écuyer, médecin, tous du village de Laprairie   - James Madconald, écuyer, bourgeois, de la ville de Saint-Jean   - Tancrède Sauvageau   - Ernest Varin, commis de banque   - Gédéon Bourdeau, comptable   - Henri Duclos, gentilhomme   - Jean-Baptiste Bourassa, boucher, ces cinq derniers de la cité de Montréal L’objectif de la Société était « la récréation de l’esprit et le délassement pour le corps ». Avec un capital de départ de 1 000 piastres, constitué de 100 parts sociales de 10 piastres chacune, Camille Lacombe, Pierre-Edmond Brossard, Julien Brosseau, Hypolite-Alphonse Hébert et Louis Normandin furent nommés les premiers administrateurs avec l’obligation de demander l’émission des lettres patentes et de parvenir à l’incorporation de la Société. Les membres du nouveau Cercle de Laprairie n’ont pas cherché bien loin en adoptant comme emblème un écusson portant la devise latine : « Deus Nobis Haec Otia Fecit », surmontée d’un castor posé sur une branche d’érable. Sous la devise, on peut voir une table de billard et le nom : « Cercle de Laprairie ». La devise est tirée de Virgile et signifie « Dieu nous a donné ces moments de calme ». Cette devise est aussi celle de la ville de Liverpool et elle apparaît également sur le sceau officiel de l’état américain de Georgie. Lors de la première réunion du Cercle tenue le 4 avril, le Dr Brossard fut nommé président, M. Lacombe vice-président, M. Brosseau trésorier, M. Normandin secrétaire et le capitaine Hébert commissaire et donateur. Le 18 avril 1872, les administrateurs acquirent au coût de 600 $, auprès de Louis-Xavier Leduc, menuisier, un emplacement situé au 119 de la rue Saint-Jacques dans le village de La Prairie. L’endroit correspond à l’actuel 217 rue Saint-Jacques. Afin de veiller à l’entretien de la bâtisse, le Cercle employait un gérant, ou gardien, et des domestiques. Le gérant y habitait et était responsable, en plus de l’entretien, de percevoir les recettes des jeux et des consommations. Il était aussi chargé d’effectuer les achats et de diriger les domestiques. Narcisse Martin en fut lepremier gardien après avoir signé un contrat d’un an. Il payait 5 piastres de loyer par mois pour les six premiers mois, et 7 piastres par mois pour les six derniers. Par la suite, les gardiens furent Alexandre Demers, en 1882, Alphonse Thomas de 1883 à 1894 et Georges Marion de 1897 à 1898. Nous ignorons qui occupa le poste de 1894 à 1897. ...

    Vente de livres usagés

    Vous avez soif d’aventures et d’évasion, besoin de nourrir votre âme ou d’alimenter votre esprit curieux ? Vous trouverez sous notre toit tout ce qu’il faut pour satisfaire les appétits de lecture les plus voraces. Nous avons pour vous une vaste sélection de volumes, présentés sous différents formats et à des prix convenant à tous les budgets. Votre carte de membre vous donne le privilège d’être les premiers à fouler nos allées pour dénicher des produits de qualité tout en réalisant des aubaines incroyables.

    Apportez vos sacs réutilisables et venez faire grande provision de lecture pour vos prochaines vacances.

    Nous avons décidé cette année de DEVANCER notre vente de livres usagés. Nous vous attendons nombreux pour notre prévente, le jeudi 2 mai de 16 h 00 à 19 h 00.

    Veuillez confirmer votre présence auprès de notre coordonnatrice Marie-Hélène Bourdeau au 450-659-1393

    Vous avez soif d’aventures et d’évasion, besoin de nourrir votre âme ou d’alimenter votre esprit curieux ? Vous trouverez sous notre toit tout ce qu’il faut pour satisfaire les appétits de lecture les plus voraces. Nous avons pour vous une vaste sélection de volumes, présentés sous différents formats et à des prix convenant à tous les budgets. Votre carte de membre vous donne le privilège d’être les premiers à fouler nos allées pour dénicher des produits de qualité tout en réalisant des aubaines incroyables. Apportez vos sacs réutilisables et venez faire grande provision de lecture pour vos prochaines vacances. Nous avons décidé cette année de DEVANCER notre vente de livres usagés. Nous vous attendons nombreux pour notre prévente, le jeudi 2 mai de 16 h 00 à 19 h 00. Veuillez confirmer votre présence auprès de notre coordonnatrice Marie-Hélène Bourdeau au 450-659-1393...

    Nouveaux membres

    Il nous fait plaisir de souhaiter la bienvenue à nos nouveaux membres.

    501 Louis Cossette

    502 Marthe Patenaude-Cossette

    503 Yves Bussières

    504 Benoît Leblanc

    505 Jacques Faille

    506 Michelle Magny

    507 André Primeau

    508 Marie-Josée Machabée

    Il nous fait plaisir de souhaiter la bienvenue à nos nouveaux membres. 501 Louis Cossette 502 Marthe Patenaude-Cossette 503 Yves Bussières 504 Benoît Leblanc 505 Jacques Faille 506 Michelle Magny 507 André Primeau 508 Marie-Josée Machabée...

    À propos du bulletin

    Éditeur

    Société d’histoire de

    La Prairie-de-la-Magdeleine

    Dépôt légal 2002

    Bibliothèque nationale du Québec

    Bibliothèque nationale du Canada

    ISSN 1499-7312

    COLLABORATEURS :

    Coordination

    Gaétan Bourdages

    Rédaction

    Gaétan Bourdages

    Révision

    Robert Mailhot

    Design graphique

    François-B. Tremblay

    www.bonmelon.com

    Impression

    SHLM

    Siège social

    249, rue Sainte-Marie

    La Prairie (Québec), J5R 1G1

    Téléphone

    450-659-1393

    Courriel

    [email protected]

    Site Web

    www.shlm.info

    Les auteurs assument l’entière responsabilité de leurs articles.

    Desjardins Caisse La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour.

    Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Révision Robert Mailhot Design graphique François-B. Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec), J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.shlm.info Les auteurs assument l’entière responsabilité de leurs articles. Desjardins Caisse La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour....

    Maudite boisson

    Voici un fait divers paru dans le journal La Patrie du 3 avril 1902. C’était à une époque où les jeunes gens en état d’ivresse ne risquaient pas l’accident d’automobile.

    « À Laprairie – Lundi, un jeune homme de St-Philippe, venu pour passer la journée au village dans le but de s’amuser un brin s’est oublié au point de s’enivrer comme un polonais. Le soir, un cultivateur venant au village, aperçut le jeune homme couché à plat ventre dans le fossé du chemin, le visage dans la boue claire, près du cimetière. Le cultivateur se rendit chez l’hôtelier Donat Lefebvre près de la stationIl s’agit de la gare de chemin de fer. demander de l’aide; on hissa le jeune homme sur une grande charrette et on le transporta à la station de police du village où le Dr Brosseau fut appelé. Ce n’est que le lendemain matin que le jeune homme a pu retourner chez lui. »

    Voici un fait divers paru dans le journal La Patrie du 3 avril 1902. C’était à une époque où les jeunes gens en état d’ivresse ne risquaient pas l’accident d’automobile. « À Laprairie - Lundi, un jeune homme de St-Philippe, venu pour passer la journée au village dans le but de s’amuser un brin s’est oublié au point de s’enivrer comme un polonais. Le soir, un cultivateur venant au village, aperçut le jeune homme couché à plat ventre dans le fossé du chemin, le visage dans la boue claire, près du cimetière. Le cultivateur se rendit chez l’hôtelier Donat Lefebvre près de la stationIl s’agit de la gare de chemin de fer. demander de l’aide; on hissa le jeune homme sur une grande charrette et on le transporta à la station de police du village où le Dr Brosseau fut appelé. Ce n’est que le lendemain matin que le jeune homme a pu retourner chez lui. »...

    Notre prochaine conférence: Ma voisine dérange

    À l’étage du 249, rue Sainte-Marie

    Mme Gélinas nous propose des biographies de femmes « ordinaires » ayant vécu au nord du lac Saint-Pierre entre 1760 et 1867. Les femmes dont Mme Gélinas nous parlera ont posé des gestes dérangeants pour leur entourage (concubinage, adultère, mère célibataire, criminelle, etc.). Une causerie à ne pas manquer.

    Accès gratuit pour nos membres, 5 $ pour les non-membres.

    À l’étage du 249, rue Sainte-Marie Mme Gélinas nous propose des biographies de femmes « ordinaires » ayant vécu au nord du lac Saint-Pierre entre 1760 et 1867. Les femmes dont Mme Gélinas nous parlera ont posé des gestes dérangeants pour leur entourage (concubinage, adultère, mère célibataire, criminelle, etc.). Une causerie à ne pas manquer. Accès gratuit pour nos membres, 5 $ pour les non-membres....