Sélection d'une édition

    L’héritage perdu

    Les années passent et souvent les souvenirs deviennent de moins en moins précis jusqu’à quelquefois, et avec un peu d’imagination, prendre une tournure de quelque chose qui ressemble plus à un mythe ou une légende. James Baldwin, célèbre auteur américain du 20e siècle avait écrit ‘’Sachez d’où vous venez. Si vous savez d’où vous venez, il n’y a aucune limite à l’endroit où vous pouvez aller’’.

    Récemment, et ce, de manière inattendue, j’ai pris connaissance d’une information d’apparence anodine, mais qui me ramène à un événement de ma jeunesse oublié depuis longtemps. Cette information a ravivé des images claires de cet événement et m’a rappelé que ce n’est pas impossible de sortir d’une situation embarrassante, voire dangereuse, et d’en sortir avec le sourire. En voici la petite histoire.

    La Prairie et la SHLM

    Ayant toujours été fascinés par l’histoire et à la suggestion de Céline, mon épouse, nous prenons la décision de nous joindre comme membres et bénévoles pour la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine comme projet de semi-retraités. Coïncidence, La Prairie est l’endroit de prédilection pour rencontrer un Lamarre, la tribu dont je fais partie grâce à ma mère Béatrice.

    Nous avions déjà en main, au moment de notre première visite au local de la SHLM, une bonne connaissance de nos ascendances respectives (la mienne, celle des Lemay / Lamarre * et pour celle de Céline, les Chauvette / Raymond). Dans mon cas et malgré ceci, j’étais désireux de voir si les archives de la Société pouvaient m’en apprendre plus sur la vie de mon grand-père, Émile Lamarre.

    J’ai connu Émile Lamarre, qui a vécu avec nous durant quelques années au domicile de mes parents durant mon enfance, avec mon frère Daniel, ma sœur Louise et mon frère Jean. Autre que quelques faits divers de la vie d’Émile, je n’en savais pas beaucoup sur lui et ma curiosité l’emporte. Je décide d’en savoir plus en l’utilisant comme sujet de recherche dans le contexte de mon apprentissage comme bénévole / assistant recherchiste.

    Émile et Victor

    En débutant mes recherches, celles-ci m’amènent avant tout chez Victor Lamarre, mon arrière-grand-père. Je le connaissais de nom seulement et autre qu’il était mon arrière-grand-père et de la place qu’il occupe sur notre arbre généalogique, ce que j’apprends sur lui est «du neuf».

    Grâce à un texte sur des personnages de La Prairie publié par Gaétan Bourdages sur Roger Lupien, le barbier de La Prairie, j’apprends que Victor Lamarre était barbier et photographe. Le texte se lit comme suit :

    «Peu avant l’ouverture de ce premier salon (celui de Roger Lupien), l’ancien barbier et photographe Victor Lamarre lui avait proposé de lui vendre son vieux matériel, dont une magnifique chaise de bois. M. Lupien déclina l’offre , préférant démarrer son entreprise avec du matériel neuf ».

    À ce moment, l’image m’est venue comme un éclair : la lanière de cuir servant à aiguiser la lame de rasoir de Victor, normalement affixée à la chaise du barbier, a sûrement passé aux mains d’Émile qui en retour, a ramené cette calamité chez mes parents. Voici donc l’élément de terreur que mes parents appelaient « la strappe ».

     

    Deux frères avec une mission

    La discipline pour les garçons de mon époque variait de forme et d’intensité. Chez nous, c’était selon la détermination et le degré de tolérance que nos parents avaient, lorsqu’ils devaient décider de l’intensité du châtiment à nous infliger, suite aux écarts de conduite de mon frère Daniel et moi. Chez les vieux de la génération d’Émile, gare à vous… Mes parents par contre faisaient preuve de plus de tolérance. Ceci faisait l’objet d’échanges intéressants entre Émile et mes parents.

    Victor Lamarre dans son salon de barbier.

     

    Un jour, Daniel et moi nous sommes mis dans une situation à risque et avons dû faire face à la musique : c’est ici que notre première expérience regrettable avec « la strappe » a eu lieu. Suite à ceci, nous avons formulé un plan pour une élimination radicale de cette formule disciplinaire questionnable.

    Profitant d’une belle journée de printemps où tout le monde se prélassait à l’extérieur dans le beau jardin créé par Émile, nous nous sommes saisis de cette horreur et à l’aide d’une lame de rasoir, l’avons transformée en un amas de petits carreaux prêts pour la poubelle. J’entends encore Émile lorsqu’il en fit la découverte : «Ah ben bocorne», (son patois favori). Pour Béatrice et Jean-Maurice, ce fut différent : « les pt’its maudits… », en se retenant pour ne pas pouffer de rire.

    Conclusion

    Et bien voilà. La discipline à partir de ce moment a pris une tournure plus civilisée si on peut dire et depuis lors, Daniel et moi avons pu avancer dans la vie avec nos derrières intacts. Baldwin avait raison, en ayant réglé ce petit problème à l’origine, ceci m’a permis de perfectionner une approche de développeur de solutions, croyez-le ou non, un atout qui m’a bien servi pour la carrière que j’ai choisie par la suite. Quant à l’héritage physique de Victor, tout ce qui restait de lui est perdu. Il me reste encore, par contre, le plaisir d’en découvrir plus sur lui et sur Émile, en explorant les archives de la SHLM, ce merveilleux témoin du passé de La Prairie.

    Les années passent et souvent les souvenirs deviennent de moins en moins précis jusqu’à quelquefois, et avec un peu d’imagination, prendre une tournure de quelque chose qui ressemble plus à un mythe ou une légende. James Baldwin, célèbre auteur américain du 20e siècle avait écrit ‘’Sachez d’où vous venez. Si vous savez d’où vous venez, il n’y a aucune limite à l’endroit où vous pouvez aller’’. Récemment, et ce, de manière inattendue, j’ai pris connaissance d’une information d’apparence anodine, mais qui me ramène à un événement de ma jeunesse oublié depuis longtemps. Cette information a ravivé des images claires de cet événement et m’a rappelé que ce n’est pas impossible de sortir d’une situation embarrassante, voire dangereuse, et d’en sortir avec le sourire. En voici la petite histoire. La Prairie et la SHLM Ayant toujours été fascinés par l’histoire et à la suggestion de Céline, mon épouse, nous prenons la décision de nous joindre comme membres et bénévoles pour la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine comme projet de semi-retraités. Coïncidence, La Prairie est l’endroit de prédilection pour rencontrer un Lamarre, la tribu dont je fais partie grâce à ma mère Béatrice. Nous avions déjà en main, au moment de notre première visite au local de la SHLM, une bonne connaissance de nos ascendances respectives (la mienne, celle des Lemay / Lamarre * et pour celle de Céline, les Chauvette / Raymond). Dans mon cas et malgré ceci, j’étais désireux de voir si les archives de la Société pouvaient m’en apprendre plus sur la vie de mon grand-père, Émile Lamarre. J’ai connu Émile Lamarre, qui a vécu avec nous durant quelques années au domicile de mes parents durant mon enfance, avec mon frère Daniel, ma sœur Louise et mon frère Jean. Autre que quelques faits divers de la vie d’Émile, je n’en savais pas beaucoup sur lui et ma curiosité l’emporte. Je décide d’en savoir plus en l’utilisant comme sujet de recherche dans le contexte de mon apprentissage comme bénévole / assistant recherchiste. Émile et Victor En débutant mes recherches, celles-ci m’amènent avant tout chez Victor Lamarre, mon arrière-grand-père. Je le connaissais de nom seulement et autre qu’il était mon arrière-grand-père et de la place qu’il occupe sur notre arbre généalogique, ce que j’apprends sur lui est «du neuf». Grâce à un texte sur des personnages de La Prairie publié par Gaétan Bourdages sur Roger Lupien, le barbier de La Prairie, j’apprends que Victor Lamarre était barbier et photographe. Le texte se lit comme suit : «Peu avant l’ouverture de ce premier salon (celui de Roger Lupien), l’ancien barbier et photographe Victor Lamarre lui avait proposé de lui vendre son vieux matériel, dont une magnifique chaise de bois. M. Lupien déclina l’offre , préférant démarrer son entreprise avec du matériel neuf ». À ce moment, l’image m’est venue comme un éclair : la lanière de cuir servant à aiguiser la lame de rasoir de Victor, normalement affixée à la chaise du barbier, a sûrement passé aux mains d’Émile qui en retour, a ramené cette calamité chez mes parents. Voici donc l’élément de terreur que mes parents appelaient « la strappe ».   Deux frères avec une mission La discipline pour les garçons de mon époque variait de forme et d’intensité. Chez nous, c’était selon la détermination et le degré de tolérance que nos parents avaient, lorsqu’ils devaient décider de l’intensité du châtiment à nous infliger, suite aux écarts de conduite de mon frère Daniel et moi. Chez les vieux de la génération d’Émile, gare à vous… Mes parents par contre faisaient preuve de plus de tolérance. Ceci faisait l’objet d’échanges intéressants entre Émile et mes parents. Victor Lamarre dans son salon de barbier.   Un jour, Daniel et moi nous sommes mis dans une situation à risque et avons dû faire face à la musique : c’est ici que notre première expérience regrettable avec « la strappe » a eu lieu. Suite à ceci, nous avons formulé un plan pour une élimination radicale de cette formule disciplinaire questionnable. Profitant d’une belle journée de printemps où tout le monde se prélassait à l’extérieur dans le beau jardin créé par Émile, nous nous sommes saisis de cette horreur et à l’aide d’une lame de rasoir, l’avons transformée en un amas de petits carreaux prêts pour la poubelle. J’entends encore Émile lorsqu’il en fit la découverte : «Ah ben bocorne», (son patois favori). Pour Béatrice et Jean-Maurice, ce fut différent : « les pt’its maudits… », en se retenant pour ne pas pouffer de rire. Conclusion Et bien voilà. La discipline à partir de ce moment a pris une tournure plus civilisée si on peut dire et depuis lors, Daniel et moi avons pu avancer dans la vie avec nos derrières intacts. Baldwin avait raison, en ayant réglé ce petit problème à l’origine, ceci m’a permis de perfectionner une approche de développeur de solutions, croyez-le ou non, un atout qui m’a bien servi pour la carrière que j’ai choisie par la suite. Quant à l’héritage physique de Victor, tout ce qui restait de lui est perdu. Il me reste encore, par contre, le plaisir d’en découvrir plus sur lui et sur Émile, en explorant les archives de la SHLM, ce merveilleux témoin du passé de La Prairie....

    Mot du président

    L’automne à la SHLM

    L’automne est arrivé et nous vous invitons à noter dans vos agendas les principales activités à venir :

    • Nos locaux sont ouverts (recherches, généalogie…) les mardis, jeudis et vendredis de 10h à 17h (fermés entre midi et 13h).
    • Nos conférences mensuelles sont de retour tous les 3emardis du mois (à l’exception du mois d’octobre) à 19 h à l’étage du 247, rue Sainte-Marie. Des informations supplémentaires sont disponibles sur shlm.info/conférences
    • Les membres du club de généalogie ont repris leurs activités les lundis de 19 h et 21 h. Dans le cadre de « La Semaine nationale de la généalogie », ils tiendront une soirée « portes ouvertes » le 25 novembre prochain.
    • Pour la fête de l’Halloween, nos guides étudiants ont créé une visite effrayante du Vieux-La Prairie les 18 et 19 octobre prochains. (Tous les billets sont déjà vendus).

    Un bel automne à tous.

    Stéphane Tremblay, président

    L’automne à la SHLM L’automne est arrivé et nous vous invitons à noter dans vos agendas les principales activités à venir : Nos locaux sont ouverts (recherches, généalogie...) les mardis, jeudis et vendredis de 10h à 17h (fermés entre midi et 13h). Nos conférences mensuelles sont de retour tous les 3emardis du mois (à l’exception du mois d’octobre) à 19 h à l’étage du 247, rue Sainte-Marie. Des informations supplémentaires sont disponibles sur shlm.info/conférences Les membres du club de généalogie ont repris leurs activités les lundis de 19 h et 21 h. Dans le cadre de « La Semaine nationale de la généalogie », ils tiendront une soirée « portes ouvertes » le 25 novembre prochain. Pour la fête de l’Halloween, nos guides étudiants ont créé une visite effrayante du Vieux-La Prairie les 18 et 19 octobre prochains. (Tous les billets sont déjà vendus). Un bel automne à tous. Stéphane Tremblay, président...

    Conférence

    Le riche passé militaire de La Prairie

    Située à un carrefour stratégique, La Prairie a vécu depuis la fin du 17e siècle de nombreux aspects de la présence militaire.

    Depuis les escarmouches et la construction de la palissade de bois de la décennie 1680, en passant par l’attaque du 11 août 1691, La Prairie a connu peu de répit. Relais important durant la guerre de la Conquête, le village sera plus tard successivement occupé par les troupes américaines et les mercenaires allemands. Baraquements, camps militaires et création du 85e Bataillon suivront au 19e siècle. Ce riche passé mérite d’être souligné de façon tangible.

    Passionné d’histoire, Gaétan Bourdages, est membre de la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine depuis plus de 40 ans. Il en a assuré la présidence à deux reprises en plus d’avoir siégé au conseil d’administration.

    Il est l’auteur de nombreux articles et de quatre livres sur l’histoire de La Prairie.
    Il a étroitement collaboré à de nombreux événements liés à l’histoire: expositions, généalogie, animations, publications pédagogiques, archives, théâtre de rue, balado découvertes, fouilles archéologiques, visites guidées et conférences.

    Mardi 17 septembre 2024 à 19h

    Théâtre du Vieux-La Prairie
    247, rue Sainte-Marie à La Prairie
    Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $
    Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393

    Le riche passé militaire de La Prairie Située à un carrefour stratégique, La Prairie a vécu depuis la fin du 17e siècle de nombreux aspects de la présence militaire. Depuis les escarmouches et la construction de la palissade de bois de la décennie 1680, en passant par l’attaque du 11 août 1691, La Prairie a connu peu de répit. Relais important durant la guerre de la Conquête, le village sera plus tard successivement occupé par les troupes américaines et les mercenaires allemands. Baraquements, camps militaires et création du 85e Bataillon suivront au 19e siècle. Ce riche passé mérite d’être souligné de façon tangible. Passionné d’histoire, Gaétan Bourdages, est membre de la Société d'histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine depuis plus de 40 ans. Il en a assuré la présidence à deux reprises en plus d'avoir siégé au conseil d'administration. Il est l'auteur de nombreux articles et de quatre livres sur l'histoire de La Prairie. Il a étroitement collaboré à de nombreux événements liés à l'histoire: expositions, généalogie, animations, publications pédagogiques, archives, théâtre de rue, balado découvertes, fouilles archéologiques, visites guidées et conférences. Mardi 17 septembre 2024 à 19h Théâtre du Vieux-La Prairie 247, rue Sainte-Marie à La Prairie Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $ Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393...

    « L’eau montée » chose du passé à La Prairie?

    Le 3 juin dernier, le sous-sol du local de la SHLM a été frappé par l’eau montée.

    La cause ? Ce n’était ni le fleuve comme autrefois, ni la pluie abondante, mais plutôt un dysfonctionnement mécanique de la pompe qui permet de maintenir au sec le bas de l’édifice.

    L’espace d’entreposage de la SHLM au sous-sol a dû être vidé en urgence. Des employés de la municipalité ont monté au rez-de-chaussée le matériel qui s’y trouvait tandis que des bénévoles et l’archiviste ont trié ce qui devait être jeté parce que trop endommagé par l’eau. Il fallait faire vite en raison de la chaleur élevée et de l’humidité. Il s’en est suivi une semaine de séchage et un joyeux bordel dans la salle d’exposition ! Photos à l’appui.

    Pour finir : des pertes d’objets et d’ouvrages à vendre de la SHLM, mais heureusement aucun dégât au niveau des archives historiques.

     

     

    Encombrement de la salle d’exposition
    Séchoirs en action au sous-sol

     

     

    Le 3 juin dernier, le sous-sol du local de la SHLM a été frappé par l’eau montée. La cause ? Ce n’était ni le fleuve comme autrefois, ni la pluie abondante, mais plutôt un dysfonctionnement mécanique de la pompe qui permet de maintenir au sec le bas de l’édifice. L’espace d’entreposage de la SHLM au sous-sol a dû être vidé en urgence. Des employés de la municipalité ont monté au rez-de-chaussée le matériel qui s’y trouvait tandis que des bénévoles et l’archiviste ont trié ce qui devait être jeté parce que trop endommagé par l’eau. Il fallait faire vite en raison de la chaleur élevée et de l’humidité. Il s’en est suivi une semaine de séchage et un joyeux bordel dans la salle d’exposition ! Photos à l’appui. Pour finir : des pertes d’objets et d’ouvrages à vendre de la SHLM, mais heureusement aucun dégât au niveau des archives historiques.     Encombrement de la salle d’exposition Séchoirs en action au sous-sol    ...

    Fouilles archéologiques sous le parvis de l’église

    À l’automne 2023, à la suite de la surveillance archéologique des travaux d’excavation du parvis de l’église catholique de La Nativité de la Sainte-Vierge à La Prairie (site BiFj-15), plusieurs contextes archéologiques intacts ainsi que de nombreux vestiges avaient été mis au jour :

    • Les fondations et l’ancien parvis en pierre de la troisième et actuelle église (1841).
    • Une partie du bas-côté sud de l’agrandissement de la deuxième église (1773-1774)
    • Une partie du dallage de l’ancienne place publique.
    • Divers artefacts témoignant de l’occupation au courant des XVIIIe et XIXesiècles.
    • Des sépultures et des ossements humains.

     

    Dallage de l’ancienne place publique

     

    Ces découvertes justifiaient largement la tenue d’une campagne de fouilles plus approfondies au printemps 2024.

    Sous la direction de Mme Marie-Claude Brien, coordonnatrice chez Arkéos et de M. Luis Trudel-Lopez chargé de projet, les fouilles débutèrent le 13 mai 2024 pour prendre fin le 31 du même mois.

    Le travail des archéologues Rose-Ann Bigué, Manek Kolhatkar, Amélie Vallerand et Martin Fields permit de pousser plus avant les connaissances acquises à l’automne précédent.

    Puisque le parvis de l’église devait être entièrement refait, il s’agissait, au dire de tous, de la première et probablement la seule fois que ce secteur était accessible pour une expertise archéologique. Une occasion à ne pas manquer.

    La température relativement clémente du printemps facilita l’avancée des travaux. Ainsi, on a pu dégager une partie du mur (dont l’épaisseur varie de 25 à 36 pouces) d’origine de l’église de 1705 et constater que ce dernier avait été arasé lors de l’élargissement de 1773-1774.

     

     

    Afin de supporter la toiture, certaines parties du mur d’origine avaient été transformées en piliers. Car l’élargissement, ou bas-côtés fut mis en communication avec le corps de l’église en pratiquant des ouvertures en arcades dans les longs-pans de la nef. On a également constaté que les murs de 1705 avaient été recouverts de 2 couches de crépi d’une épaisseur allant de 2 à 3 cm.

    À certains endroits, on découvrit des drains à la base des murs de 1705, sans doute pour permettre à l’eau de s’écouler hors de la nef lors des inondations printanières.

     

    Drain à la base du mur

     

    Position à la base du mur

     

     

     

     

     

    On a également mis au jour une partie du mur de l’élargissement de l’église ainsi qu’une partie du mur de la sacristie érigée en 1814. Les restes des contours d’une fenêtre permirent à l’archéologue Trudel-Lopez de reproduire en dessin l’aspect des fenêtres de la première église de pierre. (voir l’esquisse ci-jointe).

    Parce que les fondations n’étaient pas assez solides, on savait déjà qu’une décennie après la construction de l’église actuelle (1841), la maçonnerie de la façade d’origine se désagrégeait et que quelques pierres s’en étaient détachées. La façade sera démolie et reconstruite en 1856 selon les plans de l’architecte Victor Bourgeau (il s’agit de la façade actuelle).

    Cela explique la découverte en mai dernier de pierres d’une partie de la façade de 1841 qui s’était effondrée.

    En plus d’ossements épars, on identifia quelques sépultures sous l’église de 1705, lesquelles furent laissées intactes par les archéologues.

    Au cours de ces quelques semaines de fouilles, plusieurs artefacts furent également récupérés pour étude ultérieure : pointe de projectile en chert, deux pièces de monnaie, tesson de faïence française, bord de terrine et perle amérindienne.

    Bref, une campagne de fouilles très fructueuse dont le rapport final devrait paraître au printemps 2025.

     

    Cadrage d’une fenêtre
    Plan d’une fenêtre de 1705

     

    À l’automne 2023, à la suite de la surveillance archéologique des travaux d’excavation du parvis de l’église catholique de La Nativité de la Sainte-Vierge à La Prairie (site BiFj-15), plusieurs contextes archéologiques intacts ainsi que de nombreux vestiges avaient été mis au jour : Les fondations et l’ancien parvis en pierre de la troisième et actuelle église (1841). Une partie du bas-côté sud de l’agrandissement de la deuxième église (1773-1774) Une partie du dallage de l’ancienne place publique. Divers artefacts témoignant de l’occupation au courant des XVIIIe et XIXesiècles. Des sépultures et des ossements humains.   Dallage de l’ancienne place publique   Ces découvertes justifiaient largement la tenue d’une campagne de fouilles plus approfondies au printemps 2024. Sous la direction de Mme Marie-Claude Brien, coordonnatrice chez Arkéos et de M. Luis Trudel-Lopez chargé de projet, les fouilles débutèrent le 13 mai 2024 pour prendre fin le 31 du même mois. Le travail des archéologues Rose-Ann Bigué, Manek Kolhatkar, Amélie Vallerand et Martin Fields permit de pousser plus avant les connaissances acquises à l’automne précédent. Puisque le parvis de l’église devait être entièrement refait, il s’agissait, au dire de tous, de la première et probablement la seule fois que ce secteur était accessible pour une expertise archéologique. Une occasion à ne pas manquer. La température relativement clémente du printemps facilita l’avancée des travaux. Ainsi, on a pu dégager une partie du mur (dont l’épaisseur varie de 25 à 36 pouces) d’origine de l’église de 1705 et constater que ce dernier avait été arasé lors de l’élargissement de 1773-1774.     Afin de supporter la toiture, certaines parties du mur d’origine avaient été transformées en piliers. Car l’élargissement, ou bas-côtés fut mis en communication avec le corps de l’église en pratiquant des ouvertures en arcades dans les longs-pans de la nef. On a également constaté que les murs de 1705 avaient été recouverts de 2 couches de crépi d’une épaisseur allant de 2 à 3 cm. À certains endroits, on découvrit des drains à la base des murs de 1705, sans doute pour permettre à l’eau de s’écouler hors de la nef lors des inondations printanières.   Drain à la base du mur   Position à la base du mur           On a également mis au jour une partie du mur de l’élargissement de l’église ainsi qu’une partie du mur de la sacristie érigée en 1814. Les restes des contours d’une fenêtre permirent à l’archéologue Trudel-Lopez de reproduire en dessin l’aspect des fenêtres de la première église de pierre. (voir l’esquisse ci-jointe). Parce que les fondations n’étaient pas assez solides, on savait déjà qu’une décennie après la construction de l’église actuelle (1841), la maçonnerie de la façade d’origine se désagrégeait et que quelques pierres s’en étaient détachées. La façade sera démolie et reconstruite en 1856 selon les plans de l’architecte Victor Bourgeau (il s’agit de la façade actuelle). Cela explique la découverte en mai dernier de pierres d’une partie de la façade de 1841 qui s’était effondrée. En plus d’ossements épars, on identifia quelques sépultures sous l’église de 1705, lesquelles furent laissées intactes par les archéologues. Au cours de ces quelques semaines de fouilles, plusieurs artefacts furent également récupérés pour étude ultérieure : pointe de projectile en chert, deux pièces de monnaie, tesson de faïence française, bord de terrine et perle amérindienne. Bref, une campagne de fouilles très fructueuse dont le rapport final devrait paraître au printemps 2025.   Cadrage d'une fenêtre Plan d'une fenêtre de 1705  ...

    Mot du président

    Déjà le mois de septembre! Avec l’arrivée de l’automne, la SHLM vous propose une foule d’activités en lien avec notre mission :

    Le samedi 7 septembre (10 h à 19 h 30) : Nous animerons un kiosque lors de la Fête des Récoltes au parc Lucie-Roussel.

    Dimanche le 8 septembre (13 h 45 à 16 h 45) : Journée du patrimoine religieux à l’église de La Nativité (concert duo de harpes et visites de l’église et de la crypte).

    À compter du lundi 9 septembre (19 h) : Reprise des activités du club de généalogie.

    Mardi le 17 septembre (19 h) : Première conférence de l’automne à la SHLM (au théâtre du Vieux La Prairie) : « Le riche passé militaire de La Prairie » par M. Gaétan Bourdages, historien.

    Du 27 au 29 septembre : Vente de livres et de casse-tête d’occasion au centre multifonctionnel Guy-Dupré.

    Samedi le 28 septembre et dimanche le 29 septembre : Journées de la Culture : visites gratuites du Vieux La Prairie.

    Samedi le 28 septembre : Conférence de M. Stéphane Tremblay, historien et généalogiste, lors du congrès de la FQSG à Saint-Eustache : « La seigneurie de La Prairie, récit historique et généalogique ».

    Bonne rentrée!

    Stéphane Tremblay, président de la SHLM

    Déjà le mois de septembre! Avec l’arrivée de l’automne, la SHLM vous propose une foule d’activités en lien avec notre mission : Le samedi 7 septembre (10 h à 19 h 30) : Nous animerons un kiosque lors de la Fête des Récoltes au parc Lucie-Roussel. Dimanche le 8 septembre (13 h 45 à 16 h 45) : Journée du patrimoine religieux à l’église de La Nativité (concert duo de harpes et visites de l’église et de la crypte). À compter du lundi 9 septembre (19 h) : Reprise des activités du club de généalogie. Mardi le 17 septembre (19 h) : Première conférence de l’automne à la SHLM (au théâtre du Vieux La Prairie) : « Le riche passé militaire de La Prairie » par M. Gaétan Bourdages, historien. Du 27 au 29 septembre : Vente de livres et de casse-tête d’occasion au centre multifonctionnel Guy-Dupré. Samedi le 28 septembre et dimanche le 29 septembre : Journées de la Culture : visites gratuites du Vieux La Prairie. Samedi le 28 septembre : Conférence de M. Stéphane Tremblay, historien et généalogiste, lors du congrès de la FQSG à Saint-Eustache : « La seigneurie de La Prairie, récit historique et généalogique ». Bonne rentrée! Stéphane Tremblay, président de la SHLM...

    C’est l’été !

    Le retour de l’été à la SHLM signifie le retour du bourdonnement d’activités à la SHLM !

    La SHLM a le privilège en 2024 de voir revenir des guides chevronnés ! Marie-Pierre Bellemare entamera sa 6e année parmi nous alors que David Barrette et Camille Faucher amorceront leur second été comme guides et/ou aide aux archives.

    Ces précieux guides, avec leurs connaissances sur l’histoire de La Prairie, accueilleront des groupes scolaires en juin.

    Par la suite, ils assureront l’ouverture de la SHLM tous les jours à compter du 22 juin, et ce, jusqu’à la fin du mois d’août.

    Ils travailleront également à la mise en valeur des archives historiques de la Société par des publications sur la page Facebook de la SHLM.

    Restez à l’affût !

    Visites guidées du périmètre de l’ancien fort, de l’église et la crypte.
    3 départs par jour (10h, 13h, 15h).

    Coûts : adulte 10 $, enfant 5 $.

     

    Le retour de l’été à la SHLM signifie le retour du bourdonnement d’activités à la SHLM ! La SHLM a le privilège en 2024 de voir revenir des guides chevronnés ! Marie-Pierre Bellemare entamera sa 6e année parmi nous alors que David Barrette et Camille Faucher amorceront leur second été comme guides et/ou aide aux archives. Ces précieux guides, avec leurs connaissances sur l’histoire de La Prairie, accueilleront des groupes scolaires en juin. Par la suite, ils assureront l’ouverture de la SHLM tous les jours à compter du 22 juin, et ce, jusqu’à la fin du mois d’août. Ils travailleront également à la mise en valeur des archives historiques de la Société par des publications sur la page Facebook de la SHLM. Restez à l’affût ! Visites guidées du périmètre de l’ancien fort, de l’église et la crypte. 3 départs par jour (10h, 13h, 15h). Coûts : adulte 10 $, enfant 5 $.  ...