- Au jour le jour, février 2016
Une captive heureuse chez les Iroquois
Surprise par ma découverte indiquant qu’une de mes ancêtres avait été prise par les « Sauvages Loups » en Nouvelle-Angleterre, j’ai été très heureuse de trouver sur mon chemin ce bouquin fort instructif sur le sujet.
Il relate les déboires de la famille du révérend John Williams, pasteur puritain anglais à Deerfield en Nouvelle-Angleterre, dont le village a été attaqué par des soldats français et des guerriers indiens de la Nouvelle-France.
Il faut savoir qu’à l’époque, soit au début du 18e siècle, la guerre entre les vieux pays est en cours et les colonies font nécessairement partie de leurs conflits.
Les envahisseurs mettent le feu à des maisons, tirent sur des habitants, font des prisonniers et repartent au travers les bois, amenant avec eux hommes, femmes et enfants en état de marcher.
À leur arrivée, les prisonniers sont pris en charge à Ville-Marie, ou encore adoptés par certaines tribus indiennes faisant partie des assaillants, ce qui est admis dans le contexte de l’époque.
L’accent est mis sur les démarches entreprises par le pasteur et ses proches pour tenter de sauver sa fille Eunice gardée par des autochtones « sauvages ». Après des années de tractations douloureuses, leur incompréhension est totale lorsqu’ils font face au choix de la jeune fille de vivre dans sa tribu d’adoption et même d’y fonder une famille.
Ce récit nous plonge dans des univers si différents en raison de leur culture, leurs croyances et leurs valeurs qu’ils semblent s’opposer et paraissent irréconciliables, ce qui nous permet une réflexion sur nos perceptions de l’histoire du Nouveau Monde.
J’ai été fascinée par cette histoire vraie superbement documentée. J’y ai trouvé réponse à certaines questions alors que de nouvelles questions se sont soulevées sur le sens de la vérité historique.
- Au jour le jour, février 2016
Bénévole de l’année 2015
Il y a de cela six ou sept ans, la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine, forte de son ancienneté et de son vaste savoir, voguait paisiblement sur les eaux calmes de sa réputation. Il faut en convenir, le navire avait fière allure.
Les aînés, qui composaient l’essentiel, sinon la totalité de la troupe des béné-voles, étaient loin de se douter que leur sereine certitude allait bientôt être ébranlée par l’arrivée d’un jeune entrepreneur qui, sous des allures modestes et une innocence feinte, venait généreusement nous proposer ses services.
Nous avions affaire à un personnage narquois, effacé, intelligent, créateur et de qui nous allions vite apprendre qu’il est téméraire de se frotter à un épiderme sensible sans quelques précautions élémentaires. Travailleur infatigable, notre candidat est un adepte du plein air qui préfère nettement l’ombre de l’anonymat à la lumière des projecteurs.
Pris au piège, le président de l’époque, craignant d’être accusé d’immobilisme et d’atrophie et, il faut bien l’admettre, visiblement impressionné par la feuille de route du candidat et par sa ferme intention d’aider notre savante institution, dut se résigner à l’admettre dans nos rangs. Une décision qu’il n’eut jamais à regretter. Ce qui prouve qu’il avait un excellent jugement.
Sachez que recruter de jeunes aspirants n’est pas de tout repos. Ils comprennent difficilement qu’il n’est pas facile pour les aînés d’accepter de confronter leurs idées et éventuellement de remettre en question de vieilles façons de procéder. Il faut aussi faire comprendre à ces jeunes, eux qui croient tout savoir, que, bien que les vieux aient toujours raison, ils peuvent également, avec une dose de bonne volonté, s’ouvrir aux initiatives des nouveaux venus.
Heureusement, le conflit des générations fut de courte durée et la nouvelle recrue sut vite s’intégrer et subtilement nous contaminer avec ses propositions d’ouverture aux innovations. C’est ainsi qu’étant designer graphique de profession, il prit rapidement en charge la mise en page de notre bulletin mensuel, lui imprégnant une allure toute moderne et très professionnelle.
Voilà pourquoi :
• Pour son indéfectible fidélité envers les intérêts de la Société d’histoire ;
• Pour la mise en page, à ce jour, de soixante-quatorze numéros du Au jour le jour, ce qui représente un apport considérable à notre organisme et a largement contribué à son image de marque ;
• Pour sa participation à titre de membre du conseil d’administration et de vice-président ;
• Pour sa constante contribution à l’avancement de la Société d’histoire,
C’est avec grand plaisir que nous désignons Monsieur François-Bernard Tremblay bénévole de l’année 2015.
- Au jour le jour, février 2016
De la grande visite à la SHLM
Le 18 janvier dernier, une délégation de la SHLM a accueilli Monsieur Jean-Claude Poissant, député de la circonscription fédérale de La Prairie, pour une visite de nos locaux. Pendant deux heures, nous avons pu échanger avec lui sur l’histoire locale et sur la mission de la SHLM. Enchanté de sa visite, Monsieur Poissant s’est empressé de devenir membre de la SHLM et il a fait l’acquisition de plusieurs de nos ouvrages historiques. Rappelons que Monsieur Poissant est le premier député de la nouvelle circonscription de La Prairie (détachée de Brossard depuis l’élection fédérale de 2015) et qu’il est le descendant de Jacques Poissant dit Lasaline, un soldat des Compagnies franches de la Marine qui s’est établi dans la seigneurie de La Prairie à la fin du XVIIe siècle.
- Au jour le jour, février 2016
Rappels importants aux membres
L’assemblée générale des membres de la SHLM aura lieu au Théâtre du Vieux-Marché situé au 247, rue Sainte-Marie, à La Prairie, le mardi 15 mars 2016 à 19 h 30. Trois postes au conseil d’administration sont en élection cette année. Seuls les membres en règle ayant renouvelé leur cotisation pour l’année 2016 pourront assister à la réunion.
La période de renouvellement achève. En plus de vous permettre d’assister à l’assemblée générale annuelle, votre adhésion à la SHLM vous donne gratuitement accès à notre centre de recherche ainsi qu’à nos conférences régulières. Votre soutien nous permettra aussi de réaliser plusieurs projets à caractères généalogiques, historiques ou patrimoniaux conformément aux objectifs de notre mission.
Stéphane Tremblay, président de la SHLM
- Au jour le jour, janvier 2016
Le gagnant du concours jeunesse de la Semaine nationale de la généalogie
Dans le cadre de la Semaine nationale de la généalogie (du 20 au 29 novembre 2015), la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG), en collaboration avec la chaîne de restaurants Normandin, invitait les jeunes de 17 ans et moins à compléter leur arbre généalogique avec l’aide de leurs parents et, par la même occasion, à s’inscrire au concours Voici ma famille pour courir la chance de gagner un iPod ou des chèques-cadeaux Normandin.
Toutes nos félicitations à Roméo Thouin, petit-fils de Monsieur Gilles Thouin et de Madame Solange Lamarche, membres de la SHLM, qui a remporté le iPod en participant au volet jeunesse du concours. Depuis la première édition du concours en 2012, Madame Lamarche, membre du comité de généalogie de la SHLM, se fait un point d’honneur de diffuser toutes les informations de cette semaine thématique dans son milieu familial, et c’est cette année que le tirage au sort a récompensé le travail de son petit-fils Roméo.
- Au jour le jour, janvier 2016
Cours d’initiation à la généalogie et à la paléographie
Le 8 décembre dernier, les participants de la troisième édition du cours d’initiation à la généalogie (session d’automne), offert par la SHLM et le service des loisirs de la ville de La Prairie, ont pu partager leurs découvertes généalogiques dans l’atmosphère des fêtes au Bistro l’Alsacien.
Pour la session d’hiver, nous vous proposons un atelier d’initiation à la paléographie (écriture de l’ancien français) animé par Madame Lina Chopin, membre de la SHLM et maître généalogiste. Cet atelier de 90 minutes aura lieu les mercredis soir entre la fin du mois de janvier et le milieu du mois de mars. Le coût de cet atelier sera de 30 dollars par participant pour une session de six cours.
Le nombre de places offertes pour cet atelier a été fixé à six personnes. Si plus de six personnes veulent participer, nous procéderons à un tirage au sort pour attribuer les six premières places et nous ouvrirons une session le printemps suivant (fin mars à début mai) pour six autres personnes. Informations et inscriptions au 450-659-1393.
- Au jour le jour, janvier 2016
Programme des conférences 2016
Entrée libre pour les membres, 5 $ pour les non membres. Toutes les conférences débutent à 19 h 30.
Informations au 450 659-1393 ou sur notre site web au www.shlm.info.

Conférence: Les filles du Roy
Date: Le 19 Janvier 2016
Par Mme. Danielle Pinsonneault
L’histoire de l’arrivée de ces femmes en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle, à la demande du roi Louis XIV, est une histoire fascinante. Notre conférencière vous entretiendra sur les raisons qui ont poussées ces femmes à accepter cette demande du roi, de la dangereuse traversée, de leur accueil à Québec, de leur mariage, de leur installation sur une terre à défricher et de la vie qui fut la leur et celle de leur grosse famille.

Conférence: L’Expo 67
Date: Le 16 février 2016
Par M. Michel Pratt
Cette conférence multimédia sur l’Expo 67 fera revivre cette expérience inoubliable de l’histoire du Québec. Elle soulignera comment elle fut un tournant culturel marquant de notre histoire. La soumission de la candidature de Montréal, la création de l’île Notre-Dame, l’ouverture de la ligne jaune, les pavillons, les invités et les visiteurs de marque, les spectacles, la création de La Ronde et un bilan de l’Expo 67 seront aussi présentés.

Conférence: Les patriotes : mythes et réalités
Date: Le 20 avril 2016
Par M. Gaétan Bourdages
Plus de cent soixante-quinze ans après les événements et malgré l’abondance des publications et de la documentation sur ce sujet, il demeure toujours difficile d’éviter le piège de l’émotivité et des passions. Dans l’espoir d’y distinguer la vérité historique des fausses croyances et du folklore, nous vous proposons d’aborder les rébellions de 1837-1838 sous un angle critique. Nous soumettrons également un portrait sommaire de l’héritage laissé par les patriotes.

Conférence: Le patriotisme en jupon
Date: Le 17 mai 2016
Par Mme. Anne-Marie Sicotte
Au début du 19e siècle, le peuple canadien cherche à conquérir ses droits et à protéger ses libertés. Quelle place laissait-on aux femmes pour militer et même pour se battre contre le despotisme ? Anne-Marie Sicotte a trouvé moult traces des combattantes d’autrefois au fil de ses recherches pour sa fresque romanesque patriote en deux cycles, « Le pays insoumis » et « Les tuques bleues ».
- Au jour le jour, janvier 2016
Jacques Marchand Desligneris, curé de La Prairie
Fils du militaire Constant Le Marchand, sieur de Lignery, et d’Anne Robutel de La Noue, Jacques Marchand des Lignery est né à Montréal (Ville-Marie) le 29 décembre 1701. Il fut élevé dans une fratrie composée de sept garçons et deux filles. Outre Jacques, le plus connu des enfants du couple fut François-Marie, dont les trois fils devinrent officiers dans les troupes de la Marine.
Ordonné le 24 août 1727, Jacques fut d’abord missionnaire à Champlain de 1728 à 1731. Par la suite, sa nomination à la cure de La Prairie ne se fit pas sans quelques turbulences.
C’est en décembre 1733 qu’apparaît la première signature de Jacques Desligneris (sic) dans les cahiers de comptes de la fabrique de la Nativité ; pourtant, il était bien le curé de l’endroit depuis 1731. Toutefois, le 4 juin 1739, Louis Norman, Vicaire général du diocèse, lors d’une visite qu’il fit à La Prairie, s’exprimait ainsi dans son ordonnance : « Ordonnons à Messire Jacques Desligneris MissionnaireLes soulignés sont de nous. de ladite paroisse de publier notre présente ordonnance […] ». En décembre de la même année, Desligneris se désigne ainsi : […] « Jacques Desligneris prêtre faisant les fonctions curiales dans la paroisse de La Prairie […] ». Était-il curé ou missionnaire? Tout ça n’était pas très clair et les événements qui suivirent n’aidèrent en rien à simplifier la situation.
En novembre 1740, sans doute dans le but de rétablir le bon ordre dans les nominations aux cures, les chanoines du Chapitre assemblés à Québec décidèrent qu’à l’avenir, le Grand Vicaire ne pourrait changer les curés et les missionnaires sans l’agrément du Chapitre.
Certains prêtres, n’ayant été jusqu’alors que des missionnaires ou des desservants, voulurent obtenir auprès du Chapitre des lettres de cures fixes. Alors que les paroissiens de Boucherville réclamaient la présence de Jacques Desligneris, les jésuites souhaitaient sa nomination à La Prairie. Le Chapitre fit la sourde oreille à certaines demandes et nomma des curés dans dix paroisses. C’est ainsi que, le 5 octobre 1740, Monsieur Desligneris fut institué curé de La Prairie par le Chapitre. En conséquence, le 8 novembre suivant, Monsieur Jorian se désista de la cure de La Prairie [sans y avoir mis les pieds] à laquelle il avait été nommé par le Chapitre. C’est que Monsieur Jorian avait déjà été curé de La Prairie de 1728 à 1731 : souhaitait-il y revenir? Dans les cahiers de comptes et de délibérations des marguilliers de la Nativité, la dernière signature du curé Jorian date de février 1731.
À son arrivée à Québec en 1741, Monseigneur Pontbriand exigea aussitôt la démission des dix curés nommés par le Chapitre. C’est ainsi que, le 8 octobre 1741, Monsieur Desligneris dut se désister à son tour, sans pour autant quitter La Prairie. Attendu qu’il avait en dix ans gagné l’estime et la confiance des paroissiens par son zèle et par sa conduite, le Chapitre décida de le réhabiliter dans la cure et de lui expédier les titres et les provisions. De plus, les jésuites, seigneurs de La Prairie, usèrent en sa faveur de leur droit de patronage et de présentation.
Le territoire sous la responsabilité du curé Desligneris était immense : il comprenait Saint-Philippe, Saint-Constant et les concessions de Saint-Michel et de Saint-Rémi. Sans doute cultivé et très sociable, il n’était pas intellectuel. On raconte qu’il aimait les jeux de société, dont les échecs et le tric trac.
Durant ses quarante-quatre années de ministère à La Prairie, et bien que l’église n’avait qu’un quart de siècle à son arrivée en 1731, il y fit faire de nombreux et importants travaux. Le sculpteur Paul Jourdain dit Labrosse fut chargé de faire un retable ainsi que l’autel et la balustrade. Le nouveau tabernacle, œuvre de Liébert, fut doré à Montréal par les Sœurs de Marguerite d’Youville. Louis Haguenier fabriqua dix-huit nouveaux bancs dans le jubé ainsi qu’un confessionnal, et les grandes croisées furent refaites à neuf. En 1773-1774, l’église se vit élargie de bas-côtés de 15 pieds de largeur, qu’on mit en communication avec le corps de l’église en pratiquant des ouvertures en arcades dans les longs pans de la nef. On remplaça la clôture de pieux du cimetière par un premier mur de pierre.
Le curé Desligneris ne lésinait pas sur la dépense pour embellir son église. Il commanda également l’achat de deux tableaux pour les chapelles du Saint-Rosaire et de Saint-François Xavier, et le sanctuaire fut orné d’une lampe argentée et d’un lustre. Bref, l’église, que soixante ans plus tard on jugera vieille et vétuste, devait à cette époque être d’une grande beauté.
Bon papa, Desligneris était aimé de tous ses paroissiens. Les garçons étant totalement dépourvus de maître d’école, il engagea Amable Brugière afin de leur faire la classe.
En juillet 1743, les chenilles dévastaient les moissons. Le fléau était tel que le grand vicaire donna le pouvoir au curé de La Prairie de conjurer ces insectes. Des prières publiques et des processions furent organisées afin de faire disparaître cette calamité.
Peu avant sa mort, son testament, rédigé au presbytère alors qu’il était alité, révèle qu’il possédait une bibliothèque d’une centaine de livres religieux, dont plusieurs étaient orphelins de quelques tomes, car il en prêtait volontiers à ses paroissiens et nombreux étaient ceux qui oubliaient de les lui remettre. Le voyageur suédois Pier Kalm, de passage à La Prairie en octobre 1749, le qualifiait « d’homme assez noble et instruit ». En dictant ses dernières volontés, le curé Desligneris ordonna que son corps soit inhumé dans le sanctuaire de l’église paroissiale et ses dettes payées. Il céda le quart de ses biens aux pauvres de la paroisse et un autre quart à la paroisse.
Le 1er avril 1775 : « Par nous soussigné vicaire général a été inhumé dans le sanctuaire de cette église le corps de Messire Jacques Marchand Desligneries, curé de cette paroisse décédé le 30 mars dernier âgé de 73 ans et 3 mois. Ont été présents messieurs Jollivet, Carpentier, Duburon, Dufraust, Pétrimoulx, Foucher prêtres et les R.P. Floquet et Goudan Jésuites.[Duburon (curé de Varennes), Pétrimoulx (Chambly), Youville-Dufrost (Boucherville), Foucher (jeune prêtre), Gamelin (Saint-Philippe), Carpentier (Longueuil).] Montgolfier, vicaire général ».
Sans avoir été un grand personnage, fidèle aux préceptes du Rituel de Québec (le manuel du curé canadien) rédigé par Saint-Vallier, à la fois conseiller, guide spirituel, gardien de la moralité publique et chargé de lourdes responsabilités, Jacques Desligneris fut un curé bien de son temps.
- Au jour le jour, janvier 2016
Voeux pour la nouvelle année
Avec la nouvelle année qui s’amorce, nous vous proposons de poursuivre la tradition en adoptant quelques résolutions à observer durant 2016.
Voici quelques suggestions :
• Être présent au brunch du 17 janvier
• Renouveler ma carte de membre sans délai (en ligne ou grâce au formulaire inclus avec ce bulletin)
• Assister aux conférences mensuelles de la SHLM (liste de la programmation hiver-printemps 2016 dans ce bulletin)
• Lire régulièrement le bulletin Au jour le jour (et peut-être même, participer à sa rédaction ?)
• Assister à l’assemblée générale annuelle des membres de la SHLM le 15 mars
• Faire un don de livres usagés et faire un tour à notre vente de livres usagés au début du mois de mai
• Enrichir les archives de la SHLM par des dons de photos ou de documents
• Lors de la saison estivale : faire une visite guidée avec nos étudiants, voir notre pièce de théâtre de rue ou faire un saut à notre exposition
• Découvrir ses ancêtres en profitant de nos ressources en généalogie
Nous vous souhaitons une année 2016 remplie de bonheur, de santé et d’accomplissements personnels.
Stéphane Tremblay, président
- Au jour le jour, décembre 2015
Un don à la SHLM
Si vous avez déjà visité le Musée Stewart de l’Île Sainte-Hélène durant la saison estivale, vous vous souvenez probablement de la présence d’étudiants qui personnifiaient des soldats des Compagnies franches de la Marine (CFM), soldats envoyés pour défendre la Nouvelle-France entre 1685 et 1760. Leur présence au Musée Stewart remonte à 1963, mais à la suite d’une entente de regroupement avec le Musée McCord en 2013, les Compagnies franches de la Marine ont cessé leurs activités, faute de financement.
Depuis les années 1970, une association d’anciens membres des Compagnies franches de la Marine du Musée Stewart encadrait et coordonnait les activités des CFM au Québec, au Canada et à l’étranger. Cette association est devenue la Société CFM, une organisation à but non lucratif, au début des années 2000. Avec la fin des activités des CFM au Musée Stewart en 2013, les membres du conseil d’administration de la Société du même nom ont décidé de dissoudre leur organisme et de liquider leurs actifs.
Depuis 2014, Monsieur Gérard Gauthier, dernier président de la Société CFM, était à la recherche d’organismes ayant une mission similaire à celle de sa bientôt défunte Société afin de leur donner une partie des fonds résultants de la liquidation. Grand amateur de généalogie, Monsieur Gauthier est devenu membre de la SHLM en octobre dernier afin d’y poursuivre ses recherches familiales. En discutant avec certains membres et bénévoles de la SHLM, il en est venu à la conclusion que nous pourrions bénéficier d’un don issu de la dissolution de la Société CFM pour poursuivre nos activités (comme poursuivre la description en ligne du fonds des Jésuites, par exemple).
Le 3 décembre dernier, Monsieur Gauthier était de passage à la SHLM et il nous a remis la somme de 1500 $. Nous tenons à remercier chaleureusement M. Gauthier et la Société CFM pour leur généreux don ainsi que pour leur intérêt dans les activités de la SHLM. Sur la photo, dans l’ordre habituel : Monsieur Jean-Marc Garant, archiviste bénévole, Madame Louise Gauthier, membre de la SHLM, Monsieur Stéphane Tremblay, président de la SHLM, Monsieur Gérard Gauthier, président de la Société CFM et Madame Danielle Simard, archiviste de la SHLM.