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    À l’occasion des fêtes du 150e anniversaire du premier train canadien, la direction du Bastion offre à ses lecteurs la copie exacte d’un document de l’époque relié à l’histoire de ce premier chemin de fer.

     

    Pardevant les notaires publics du District de Montréal, province du Bas Canada, résidant au village Laprairie de LaMagdeleine, dans le Comté de Laprairie, soussignés.

    Furent présents Gabriel Marchand, Écuyer de la paroisse St Jean l’Évangéliste et Hubert Bourassa, Écuyer de la paroisse la Nativité de Notre-Dame dite Laprairie de LaMagdeleine, arbitres nommés : savoir le dit Gabriel Marchand, Écuyer par William Dobie Lindsay, Écuyer, en sa qualité d’Agent de la Compagnie des propriétaires du chemin à lisses de Champlain et du St-Laurent, et le dit Hubert Bourassa par Edme Henry, Écuyer, Agent de la Seigneurie Laprairie, aux fait d’évaluer et mesurer certains terrains dont la dire compagnie a besoin pour l’usage du dit chemin près du dit village Laprairie étant tout le terrain dont la dit Compagnie peut avoir besoin à l’extrémité Sud-ouest du dit village Laprairie et au côté Sud-ouest du chemin de St-Philippe, lequel terrain appartient en pleine propriété à Sa Majesté, comme faisant partie du domaine de la dite Seigneurie Laprairie de LaMagdeleine.

    Lesquels dits arbitres nous ont dit et déclarés, qu’à la réquisition des dits Sieurs Edme Henry et William D. Lindsay en leurs dites qualités, ils se sont rencontrés dans le cours de l’hiver dernier au dit village Laprairie afin de procéder à l’évaluation du susdit terrain et que s’étant trouvés d’avis contraire ils sont convenus de référer la nomination d’un tiers-arbitres aux dits Sieurs Edme Henry et W.D. Lindsay lesquels ont nommé la personne de Laurence Kidd, Écuyer, marchand de la cité de Montréal, pour tiers-arbitres.

    Et de suite le dit Laurence Kidd, Écuyer, étant ainsi comparan avec les dits Sieurs Gabriel Marchand et Hubert Bourassa, les dits arbitres et tiers-arbitres, nous ont dit et déclaré qu’ils se sont assemblés de nouveau au dit village Laprairie, à la demeure de Sr. Monza Hotchkiss, aubergiste, aujourd’hui, le quatorze de juillet, mil huit cent trente six, qu’ils se sont personnellement transportés sur le terrain à estimer, ils ont fait la visite et examina aussi bien que de tous plans et documents y relatifs et après avoir maintenant délibéré sur le tout les dits Sieurs Marchand et Kidd se sont trouvés d’opinion unanime et le dit Sieur Bourassa a déclaré différer d’opinion avec le premier quart au quatrième de leur évaluation.

    Dernier souvenir de la Dorchester, sa plaque, trouvée dans un champ.

    En conséquence les dits Srs Gabriel Marchand et Laurence Kidd ont unanimement et d’un commun avis fait le rapport qui suit : Savoir, Que la compagnie des propriétaires dudit chemin à lisses prend et occupe tout le terrain appartenant à Sa Majesté, au dit côté Sud-ouest du dit village Laprairie et compris dans les bornes suivantes, c’est-à-dire à prendre de la distance des quarantes pieds de la ligne latérale sud-ouest de l’emplacement du nommé Louis Amable Marie dit Ste-Marie, qui est le dernier emplacement du dit village et de là prendre tout le terrain qui se trouve au côté Nord-Ouest de chemin de St-Philippe jusqu’à la distance de trente pieds au Sud-ouest du moulin à vent, s’étendant depuis le dit chemin de St-Philippe jusqu’à la grève du fleuve St-Laurent, alors et dans ce cas, la dite Compagnie sera tenue de payer à Sa Majesté la somme de cinq shellings, cours actuel, pour toute et chaque toise en superficie du sudit terrain, d’après le mesurage qui en sera fait, bien entendu que la dite compagnie ne paiera rien pour la partie de terrain qui sera occupée par le chemin qui conduit au dit village à la côte Ste-Catherine – que si la dite Compagnie juge à propos, de n’occuper qu’une certaine partie du sudit terrain et non la totalité —– d’icelui, alors et dans ce cas, la dite Compagnie des propriétaires du dit chemin à lisses sera tenue de payé la somme de sept shellings et six deniers, cours actuel, pour chaque toise en superficie de la partie qu’elle occupera, avec les cents et rentes foncières seigneurial et (…..) au dit village Laprairie, soit que ce soit pour le tout, pour partie au dit terrain.

    Premier voyageur ? Louis-Joseph Papineau, président de l’Assemblée du Bas-Canada, invité d’honneur lors du premier parcours du premier train, a dirigé la révolte des Patriotes en 1837.

     

    De tout a que dessus dits —– arbitres nommés ayant requis acte nous leur avons octroyés le présent au dit Village LaPrairie, en l’étude des notaires soussignés, qui ont signé avec les dits Gabriel Marchand et Laurence Kidd, Écuyer, quant au dit Hubert Bourassa à déclaré ne savoir le faire, de ce requis, à fait sa marque, lecture fait, l’an mil huit cent trente six, le quatorze de juillet après-midi (Signé) Gab. Marchand. Lau. Kidd, Hubert (x) Bourassa (Signé) Bte Varin et L.A. Moreau N.P. Appert à la minute des présentes restée en l’étude du soussigné.

    L.A. Moreau

     

    Recherche et retranscription : Mme Claire Handfield.

    Le 21 juillet 1836, notre premier train entrait dans l’histoire et lançait l’entreprise qui devait ouvrir un continent et unir une jeune nation.

     

    À l’occasion des fêtes du 150e anniversaire du premier train canadien, la direction du Bastion offre à ses lecteurs la copie exacte d’un document de l’époque relié à l’histoire de ce premier chemin de fer.   Pardevant les notaires publics du District de Montréal, province du Bas Canada, résidant au village Laprairie de LaMagdeleine, dans le Comté de Laprairie, soussignés. Furent présents Gabriel Marchand, Écuyer de la paroisse St Jean l’Évangéliste et Hubert Bourassa, Écuyer de la paroisse la Nativité de Notre-Dame dite Laprairie de LaMagdeleine, arbitres nommés : savoir le dit Gabriel Marchand, Écuyer par William Dobie Lindsay, Écuyer, en sa qualité d’Agent de la Compagnie des propriétaires du chemin à lisses de Champlain et du St-Laurent, et le dit Hubert Bourassa par Edme Henry, Écuyer, Agent de la Seigneurie Laprairie, aux fait d’évaluer et mesurer certains terrains dont la dire compagnie a besoin pour l’usage du dit chemin près du dit village Laprairie étant tout le terrain dont la dit Compagnie peut avoir besoin à l’extrémité Sud-ouest du dit village Laprairie et au côté Sud-ouest du chemin de St-Philippe, lequel terrain appartient en pleine propriété à Sa Majesté, comme faisant partie du domaine de la dite Seigneurie Laprairie de LaMagdeleine. Lesquels dits arbitres nous ont dit et déclarés, qu’à la réquisition des dits Sieurs Edme Henry et William D. Lindsay en leurs dites qualités, ils se sont rencontrés dans le cours de l’hiver dernier au dit village Laprairie afin de procéder à l’évaluation du susdit terrain et que s’étant trouvés d’avis contraire ils sont convenus de référer la nomination d’un tiers-arbitres aux dits Sieurs Edme Henry et W.D. Lindsay lesquels ont nommé la personne de Laurence Kidd, Écuyer, marchand de la cité de Montréal, pour tiers-arbitres. Et de suite le dit Laurence Kidd, Écuyer, étant ainsi comparan avec les dits Sieurs Gabriel Marchand et Hubert Bourassa, les dits arbitres et tiers-arbitres, nous ont dit et déclaré qu’ils se sont assemblés de nouveau au dit village Laprairie, à la demeure de Sr. Monza Hotchkiss, aubergiste, aujourd’hui, le quatorze de juillet, mil huit cent trente six, qu’ils se sont personnellement transportés sur le terrain à estimer, ils ont fait la visite et examina aussi bien que de tous plans et documents y relatifs et après avoir maintenant délibéré sur le tout les dits Sieurs Marchand et Kidd se sont trouvés d’opinion unanime et le dit Sieur Bourassa a déclaré différer d’opinion avec le premier quart au quatrième de leur évaluation. Dernier souvenir de la Dorchester, sa plaque, trouvée dans un champ. En conséquence les dits Srs Gabriel Marchand et Laurence Kidd ont unanimement et d’un commun avis fait le rapport qui suit : Savoir, Que la compagnie des propriétaires dudit chemin à lisses prend et occupe tout le terrain appartenant à Sa Majesté, au dit côté Sud-ouest du dit village Laprairie et compris dans les bornes suivantes, c’est-à-dire à prendre de la distance des quarantes pieds de la ligne latérale sud-ouest de l’emplacement du nommé Louis Amable Marie dit Ste-Marie, qui est le dernier emplacement du dit village et de là prendre tout le terrain qui se trouve au côté Nord-Ouest de chemin de St-Philippe jusqu’à la distance de trente pieds au Sud-ouest du moulin à vent, s’étendant depuis le dit chemin de St-Philippe jusqu’à la grève du fleuve St-Laurent, alors et dans ce cas, la dite Compagnie sera tenue de payer à Sa Majesté la somme de cinq shellings, cours actuel, pour toute et chaque toise en superficie du sudit terrain, d’après le mesurage qui en sera fait, bien entendu que la dite compagnie ne paiera rien pour la partie de terrain qui sera occupée par le chemin qui conduit au dit village à la côte Ste-Catherine – que si la dite Compagnie juge à propos, de n’occuper qu’une certaine partie du sudit terrain et non la totalité ----- d’icelui, alors et dans ce cas, la dite Compagnie des propriétaires du dit chemin à lisses sera tenue de payé la somme de sept shellings et six deniers, cours actuel, pour chaque toise en superficie de la partie qu’elle occupera, avec les cents et rentes foncières seigneurial et (…..) au dit village Laprairie, soit que ce soit pour le tout, pour partie au dit terrain. Premier voyageur ? Louis-Joseph Papineau, président de l’Assemblée du Bas-Canada, invité d’honneur lors du premier parcours du premier train, a dirigé la révolte des Patriotes en 1837.   De tout a que dessus dits ----- arbitres nommés ayant requis acte nous leur avons octroyés le présent au dit Village LaPrairie, en l’étude des notaires soussignés, qui ont signé avec les dits Gabriel Marchand et Laurence Kidd, Écuyer, quant au dit Hubert Bourassa à déclaré ne savoir le faire, de ce requis, à fait sa marque, lecture fait, l’an mil huit cent trente six, le quatorze de juillet après-midi (Signé) Gab. Marchand. Lau. Kidd, Hubert (x) Bourassa (Signé) Bte Varin et L.A. Moreau N.P. Appert à la minute des présentes restée en l’étude du soussigné. L.A. Moreau   Recherche et retranscription : Mme Claire Handfield. Le 21 juillet 1836, notre premier train entrait dans l’histoire et lançait l’entreprise qui devait ouvrir un continent et unir une jeune nation.   ...

    Éditorial – Un Bastion pour tout le monde?

    Que cela plaise ou non, il faut bien l’admettre, malgré ses treize années d’existence et les multiples efforts de diffusion, à l’intérieur des limites de LaPrairie la Société historique reste peu ou pas connue. D’aucuns la perçoivent toujours comme une assemblée savante qui a su garder les curieux à distance. Et pourtant elle se meut, travaille fort et avance à petits pas incertains.

    Que lui faut-il faire alors pour être plus et mieux connue et attirer les collaborateurs en plus grand nombre? Certains songent à ouvrir les portes du “Vieux marché” plus fréquemment, d’autres parlent d’une présence plus assidue dans les média régionaux, tandis que des groupuscules de nos membres s’épuisent dans des recherches sans intérêt pour le grand public. Ne vaudrait-il pas mieux savoir avec sagesse repartager les énergies et repenser nos actions à long terme? La recherche pure c’est bien honorable mais ce n’est certes pas le meilleur moyen de gagner l’appui de nos concitoyens. Et puis, soyons réalistes, nous sommes si peu nombreux à mettre l’épaule à la roue.

    Pourtant il y va de notre survie que nous obtenions la sympathie du plus grand nombre. Pour y parvenir (i.e. changer notre image) les publications doivent se faire plus nombreuses, moins savantes et répondre aux attentes de ceux qui composent notre vraie clientèle : écoliers, résidents des quartiers neufs, gens d’affaires, avec bien sûr ceux qui étaient déjà là il y a plus de vingt ans.

    Cessons donc de produire des travaux qui n’intéressent que quelques-uns de nos membres et demandons-nous sérieusement ce que le public attend d’une Société comme la nôtre. Devenons plus populaires sans être populistes. La toponymie, la petite histoire, les légendes et la généalogie ça peut intéresser beaucoup plus de monde à condition de savoir s’y prendre.

    D’ailleurs un premier pas a déjà été fait en ce sens puisque depuis peu le Bastion et les autres cahiers de la Société sont présents à la bibliothèque municipale. Allez-y, n’hésitez pas, prenez un crayon et un bout de papier et écrivez quelque chose de votre histoire qu’il vous plairait de raconter simplement. Essayez et vous verrez que l’exercice n’est pas si difficile. Et c’est ainsi que peu à peu nous rendrons ensemble l’histoire plus séduisante.

    Cette nouvelle attitude ne limiterait en rien la poursuite d’études plus savantes; elles demeurent tout de même l’un de rôles majeurs de notre groupe. Mais toute recherche ne doit-elle pas servir la diffusion? Mieux connaître notre histoire pour mieux la transmettre à nos concitoyens c’est faire œuvre de patriotisme et de culture. Et une production qui ne servirait qu’à garnir tablettes et classeurs serait peine perdue.

    Bref profitons de l’attrait des fêtes de 150e anniversaire du premier train pour pénétrer dans tous les foyers de LaPrairie. Sachons écrire des choses que les gens souhaitent lire et vous verrez comme nous serons mieux appréciés de tous. Sous peu on viendra d’ailleurs prendre exemple ici.

    N.L.D.R. Les propos qui précèdent n’engagent que leur signataire.

    Que cela plaise ou non, il faut bien l’admettre, malgré ses treize années d’existence et les multiples efforts de diffusion, à l’intérieur des limites de LaPrairie la Société historique reste peu ou pas connue. D’aucuns la perçoivent toujours comme une assemblée savante qui a su garder les curieux à distance. Et pourtant elle se meut, travaille fort et avance à petits pas incertains. Que lui faut-il faire alors pour être plus et mieux connue et attirer les collaborateurs en plus grand nombre? Certains songent à ouvrir les portes du “Vieux marché” plus fréquemment, d’autres parlent d’une présence plus assidue dans les média régionaux, tandis que des groupuscules de nos membres s’épuisent dans des recherches sans intérêt pour le grand public. Ne vaudrait-il pas mieux savoir avec sagesse repartager les énergies et repenser nos actions à long terme? La recherche pure c’est bien honorable mais ce n’est certes pas le meilleur moyen de gagner l’appui de nos concitoyens. Et puis, soyons réalistes, nous sommes si peu nombreux à mettre l’épaule à la roue. Pourtant il y va de notre survie que nous obtenions la sympathie du plus grand nombre. Pour y parvenir (i.e. changer notre image) les publications doivent se faire plus nombreuses, moins savantes et répondre aux attentes de ceux qui composent notre vraie clientèle : écoliers, résidents des quartiers neufs, gens d’affaires, avec bien sûr ceux qui étaient déjà là il y a plus de vingt ans. Cessons donc de produire des travaux qui n’intéressent que quelques-uns de nos membres et demandons-nous sérieusement ce que le public attend d’une Société comme la nôtre. Devenons plus populaires sans être populistes. La toponymie, la petite histoire, les légendes et la généalogie ça peut intéresser beaucoup plus de monde à condition de savoir s’y prendre. D’ailleurs un premier pas a déjà été fait en ce sens puisque depuis peu le Bastion et les autres cahiers de la Société sont présents à la bibliothèque municipale. Allez-y, n’hésitez pas, prenez un crayon et un bout de papier et écrivez quelque chose de votre histoire qu’il vous plairait de raconter simplement. Essayez et vous verrez que l’exercice n’est pas si difficile. Et c’est ainsi que peu à peu nous rendrons ensemble l’histoire plus séduisante. Cette nouvelle attitude ne limiterait en rien la poursuite d’études plus savantes; elles demeurent tout de même l’un de rôles majeurs de notre groupe. Mais toute recherche ne doit-elle pas servir la diffusion? Mieux connaître notre histoire pour mieux la transmettre à nos concitoyens c’est faire œuvre de patriotisme et de culture. Et une production qui ne servirait qu’à garnir tablettes et classeurs serait peine perdue. Bref profitons de l’attrait des fêtes de 150e anniversaire du premier train pour pénétrer dans tous les foyers de LaPrairie. Sachons écrire des choses que les gens souhaitent lire et vous verrez comme nous serons mieux appréciés de tous. Sous peu on viendra d’ailleurs prendre exemple ici. N.L.D.R. Les propos qui précèdent n’engagent que leur signataire....

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    Le Bastion

    Bulletin officiel de la Société Historique de La Prairie de la Magdeleine

    C.P. 131, La Prairie

    P.Q. J5R-3Y2

    Rédacteur en chef : Gaétan Bourdages

    Collaborateurs à ce numéro :

    André Taillon

    Jean-Michel Rouan

    Héléna Doré-Désy

    Patricia McGee-Fontaine

    Jean Laprotte f.i.c.

    Gaétan Bourdages

    Montage :

    Paul Hébert

    Michel Létourneau

    Henri-Paul Rousseau

    André Taillon

    Photographies : Gaétan Bourdages

    Graphismes : Henri-Paul Rousseau

    Page couverture : Michel Létourneau

    Services techniques : Imprimerie Longueuil Limitée

    Dépôt légal : Second trimestre 1982

    Bulletin officiel de la Société Historique de La Prairie de la Magdeleine C.P. 131, La Prairie P.Q. J5R-3Y2 Rédacteur en chef : Gaétan Bourdages Collaborateurs à ce numéro : André Taillon Jean-Michel Rouan Héléna Doré-Désy Patricia McGee-Fontaine Jean Laprotte f.i.c. Gaétan Bourdages Montage : Paul Hébert Michel Létourneau Henri-Paul Rousseau André Taillon Photographies : Gaétan Bourdages Graphismes : Henri-Paul Rousseau Page couverture : Michel Létourneau Services techniques : Imprimerie Longueuil Limitée Dépôt légal : Second trimestre 1982...

    Membres actifs

    Audren Jeannine

    Boudreault Yvette

    Brisson-McGee Jeannette

    Boismenu Albert F.I.C.

    Brault Pierre

    Brosseau Roland

    Boyer Georges

    Brosseau Lucille

    Côté Suzanne

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    Côté Jean-René

    Deniger Pierre

    Comité D’histoire Mouillepied

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    Domingue Jean-Paul

    Dion Normand

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    Doucet Édouard

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    Blais Jacques

    Legault Léonie

    Barbeau André

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    Péladeau Léopold

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    Rouan Jean-Michel

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    Dugrenier-Murray Y.

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    Remerciement au Bienfaiteur

    L’imprimerie Longueuil Limitée

    549 St-Thomas, suite 7, Longueuil, Qué.

    J4H 3A7

    679-6650

    L’imprimerie Longueuil Limitée 549 St-Thomas, suite 7, Longueuil, Qué. J4H 3A7 679-6650...

    En bref…

    Cartographie : quelques personnes et particulièrement M. Jean-Michel Rouan, habile cartographe, ont travaillé à reproduire la carte de Jos. Riel (cadastres de la seigneurie de LaPrairie vers 1866) en y superposant les cadastres actuels sur les premiers cadastres, ceci afin de permettre aux gens de la région de repérer facilement les terres de leurs ancêtres. Un index détaillé des noms et cadastres accompagné d’un catalogue des différents secteurs de la carte viendront bientôt compléter ce travail.

    Élections : lors de notre assemblée générale annuelle tenue le 16 mai dernier, étaient élus par acclamation messieurs Viateur Robert (1er vice-président) et Jules Sawyer (secrétaire).

    Archives : Mme Patricia McGee-Fontaine acceptait récemment la direction du Comité des archives de la Société. Nous vous rappelons à ce sujet que le Comité des Archives a pour rôle de récupérer toute la documentation de la SHLM, de la sélectionner et de classifier tous ses documents pour les bien conserver et pour les retrouver facilement.

    Son rôle est également d’acquérir de nouveaux documents. Le Comité a en tout temps, le souci de rendre les “Archives” accessibles aux chercheurs. Le responsable du Comité a pour rôle particulier de coordonner l’ensemble de la documentation, de l’administration et des différents comités; il est assisté par le secrétaire du Conseil exécutif. Il doit également faire un rapport constant des activités du Comité.

    Biens des Jésuites : la Société possède depuis peu une liseuse à microfilm de grande qualité. Cette acquisition s’imposait depuis l’arrivée des sept (7) bobines de microfilms 16mm provenant du Fonds des Jésuites conservé à Québec. L’ensemble représente plus de 12 500 documents relatifs aux concessions et transactions, ainsi qu’aux cens et rentes des seigneuries de LaPrairie de 1647 à 1863 et du Sault Saint-Louis de 1672 à 1799. Vue l’absence totale de quelque index que ce soit, les chercheurs impatients sont priés de s’abstenir.

    I.Q.R.C. : M. Paul Favreau et Mme Patricia McGee-Fontaine ont participé au dernier concours annuel de l’Institut québécois de recherche sur la culture. Ce concours (“Mémoire d’une époque”) est organisé dans le but de créer une banque de données sur la vie des personnes âgées et sur leurs réactions face aux nouveautés de la vie moderne. M. Favreau, célèbre pour la qualité de sa tradition orale, et Mme Fontaine se sont classés parmi les 13 finalistes sur un total de 400 concurrents. Bravo à tous les deux et voilà une heureuse initiative à répéter.

    L’évènement : la SHLM sera à l’avenir chargée du contenu de la page d’histoire régionale qui est publiée à toutes les deux semaines dans le journal l’Évènement.

    Cartographie : quelques personnes et particulièrement M. Jean-Michel Rouan, habile cartographe, ont travaillé à reproduire la carte de Jos. Riel (cadastres de la seigneurie de LaPrairie vers 1866) en y superposant les cadastres actuels sur les premiers cadastres, ceci afin de permettre aux gens de la région de repérer facilement les terres de leurs ancêtres. Un index détaillé des noms et cadastres accompagné d’un catalogue des différents secteurs de la carte viendront bientôt compléter ce travail. Élections : lors de notre assemblée générale annuelle tenue le 16 mai dernier, étaient élus par acclamation messieurs Viateur Robert (1er vice-président) et Jules Sawyer (secrétaire). Archives : Mme Patricia McGee-Fontaine acceptait récemment la direction du Comité des archives de la Société. Nous vous rappelons à ce sujet que le Comité des Archives a pour rôle de récupérer toute la documentation de la SHLM, de la sélectionner et de classifier tous ses documents pour les bien conserver et pour les retrouver facilement. Son rôle est également d’acquérir de nouveaux documents. Le Comité a en tout temps, le souci de rendre les “Archives” accessibles aux chercheurs. Le responsable du Comité a pour rôle particulier de coordonner l’ensemble de la documentation, de l’administration et des différents comités; il est assisté par le secrétaire du Conseil exécutif. Il doit également faire un rapport constant des activités du Comité. Biens des Jésuites : la Société possède depuis peu une liseuse à microfilm de grande qualité. Cette acquisition s’imposait depuis l’arrivée des sept (7) bobines de microfilms 16mm provenant du Fonds des Jésuites conservé à Québec. L’ensemble représente plus de 12 500 documents relatifs aux concessions et transactions, ainsi qu’aux cens et rentes des seigneuries de LaPrairie de 1647 à 1863 et du Sault Saint-Louis de 1672 à 1799. Vue l’absence totale de quelque index que ce soit, les chercheurs impatients sont priés de s’abstenir. I.Q.R.C. : M. Paul Favreau et Mme Patricia McGee-Fontaine ont participé au dernier concours annuel de l’Institut québécois de recherche sur la culture. Ce concours (“Mémoire d’une époque”) est organisé dans le but de créer une banque de données sur la vie des personnes âgées et sur leurs réactions face aux nouveautés de la vie moderne. M. Favreau, célèbre pour la qualité de sa tradition orale, et Mme Fontaine se sont classés parmi les 13 finalistes sur un total de 400 concurrents. Bravo à tous les deux et voilà une heureuse initiative à répéter. L’évènement : la SHLM sera à l’avenir chargée du contenu de la page d’histoire régionale qui est publiée à toutes les deux semaines dans le journal l’Évènement....

    Cap au large…

    Les membres de notre Société reçoivent depuis quelques années déjà, de façon bien irrégulière il faut en convenir, un modeste bulletin désigné sous le nom de “Le Bastion”. L’idée était née presque d’elle-même; le dynamisme des membres, l’élargissement de nos cadres et les réalisations d’envergure requéraient une diffusion plus large de nos acquis sur l’histoire local de même qu’une meilleure connaissance du bouillonnement des nouveaux projets. Une équipe s’étant rapidement constituée elle n’avait d’autre choix que de faire paraître dans la joie d’une naissance les premiers numéros; quoique l’expérience, les moyens matériels, l’argent et les textes prêts pour l’édition faisaient à ce moment grandement défaut. Peu s’en faut, grâce au talent créateur de quelques pionniers, grâce aussi à leur passion et à leur fidélité, Le Bastion allait non seulement survivre et grandir, mais devenir une parution d’une qualité fort respectable. Bien sûr la formule ouvrait ses pages aussi bien aux généalogistes qu’aux archéologues; l’historien et l’annaliste y avaient également droit de cité. Et si tout n’allait pas toujours sans quelques heurts et retards, à l’heure prévue (ou presque) le bulletin paraissait avec fierté.

    Hélas les règles du jeu ayant été quelque peu modifiées, les éditeurs doivent après seulement sept numéros faire face à de dures réalités.

    Qu’on ne se leurre pas cependant, les coûts élevés d’impression et d’expédition ne sont pas seuls au banc des accusés. Trop peu de nos membres se laissent convaincre à écrire leurs souvenirs ou leurs connaissances, quand certains ne boudent pas tout simplement “Le Bastion” ou ne le dénigrent. Il devient difficile dans ces conditions, voire intenable, de maintenir le rythme. Nous réitérons à ce sujet nos convictions des débuts : ce bulletin appartient à tous nos membres et ils sont responsables de son maintien aussi longtemps que ces pages reflètent avec fidélité la vie de notre Société.

    Compte tenu de ce qui précède un changement de cap s’impose. En ne paraissant qu'une fois l'an les coûts en seront réduits d'autant sans cela fermer la porte à tous ceux et celles voudront bien y publier les résultats de pour qui leurs travaux sur l'histoire de LaPrairie. De plus il sera sûrement possible d'augmenter le nombre de pages et d'illustrations, quoiqu'il faille en éliminer toutes les informations à caractère anecdotique ou fugitif (nécrologie, nouvelles brèves, invitations etc… ). Bref un nouveau “Bastion”, une revue d'histoire sans ce charmant portrait de la vivacité quotidienne de notre groupe; d'aucuns diront un corps sans âme. Nous verrons bien … !

    Les membres de notre Société reçoivent depuis quelques années déjà, de façon bien irrégulière il faut en convenir, un modeste bulletin désigné sous le nom de “Le Bastion”. L’idée était née presque d’elle-même; le dynamisme des membres, l’élargissement de nos cadres et les réalisations d’envergure requéraient une diffusion plus large de nos acquis sur l’histoire local de même qu’une meilleure connaissance du bouillonnement des nouveaux projets. Une équipe s’étant rapidement constituée elle n’avait d’autre choix que de faire paraître dans la joie d’une naissance les premiers numéros; quoique l’expérience, les moyens matériels, l’argent et les textes prêts pour l’édition faisaient à ce moment grandement défaut. Peu s’en faut, grâce au talent créateur de quelques pionniers, grâce aussi à leur passion et à leur fidélité, Le Bastion allait non seulement survivre et grandir, mais devenir une parution d’une qualité fort respectable. Bien sûr la formule ouvrait ses pages aussi bien aux généalogistes qu’aux archéologues; l’historien et l’annaliste y avaient également droit de cité. Et si tout n’allait pas toujours sans quelques heurts et retards, à l’heure prévue (ou presque) le bulletin paraissait avec fierté. Hélas les règles du jeu ayant été quelque peu modifiées, les éditeurs doivent après seulement sept numéros faire face à de dures réalités. Qu’on ne se leurre pas cependant, les coûts élevés d’impression et d’expédition ne sont pas seuls au banc des accusés. Trop peu de nos membres se laissent convaincre à écrire leurs souvenirs ou leurs connaissances, quand certains ne boudent pas tout simplement “Le Bastion” ou ne le dénigrent. Il devient difficile dans ces conditions, voire intenable, de maintenir le rythme. Nous réitérons à ce sujet nos convictions des débuts : ce bulletin appartient à tous nos membres et ils sont responsables de son maintien aussi longtemps que ces pages reflètent avec fidélité la vie de notre Société. Compte tenu de ce qui précède un changement de cap s’impose. En ne paraissant qu'une fois l'an les coûts en seront réduits d'autant sans cela fermer la porte à tous ceux et celles voudront bien y publier les résultats de pour qui leurs travaux sur l'histoire de LaPrairie. De plus il sera sûrement possible d'augmenter le nombre de pages et d'illustrations, quoiqu'il faille en éliminer toutes les informations à caractère anecdotique ou fugitif (nécrologie, nouvelles brèves, invitations etc... ). Bref un nouveau “Bastion”, une revue d'histoire sans ce charmant portrait de la vivacité quotidienne de notre groupe; d'aucuns diront un corps sans âme. Nous verrons bien ... !...

    Le Bastion

    “Le Bastion”                   Décembre 1984

    Bulletin officiel de la Société Historique de La Prairie de la Magdeleine

    C.P. 131, La Prairie

    P.Q. J5R-3Y2

    Rédacteur en chef : Gaétan Bourdages

    Collaborateurs à ce numéro :

    Pierre Brisson

    Ildège Brosseau

    Michel Létourneau

    Gaétan Bourdages

    André Taillon

    Paul Hébert

    Montage : André Taillon

    Secrétaire de rédaction : Claudette Rousseau

    Photographies :

    Pierre Brisson

    Patricia McGee-Fontaine

    Graphismes : Henri-Paul Rousseau

    Page couverture : Michel Létourneau

    Services techniques : L’imprimerie Longueuil Limitée

    Dépôt légal : Second trimestre 1982

    “Le Bastion”                   Décembre 1984 Bulletin officiel de la Société Historique de La Prairie de la Magdeleine C.P. 131, La Prairie P.Q. J5R-3Y2 Rédacteur en chef : Gaétan Bourdages Collaborateurs à ce numéro : Pierre Brisson Ildège Brosseau Michel Létourneau Gaétan Bourdages André Taillon Paul Hébert Montage : André Taillon Secrétaire de rédaction : Claudette Rousseau Photographies : Pierre Brisson Patricia McGee-Fontaine Graphismes : Henri-Paul Rousseau Page couverture : Michel Létourneau Services techniques : L’imprimerie Longueuil Limitée Dépôt légal : Second trimestre 1982...

    Canal de la Rive-sud

    Depuis que Jacques-Cartier et Champlain se heurtèrent tour à tour aux eaux tumultueuses du Sault Saint-Louis, ces rapides posèrent pour longtemps un sérieux problème à la navigation intérieure. Il était pourtant impérieux pour le commerce des fourrures et plus tard pour la pénétration des Grands-Lacs de pouvoir franchir les obstacles naturels qui parsèment le Saint-Laurent.

    Depuis Dollier de Casson qui, dès 1680, eut le premier l’idée de la construction d’un canal qui relierait le lac Saint-Louis et Montréal, jusqu’aux multiples élargissements que subit le canal de Lachine durant le XIXe siècle; la navigation sur le Saint-Laurent connaissait toujours des difficultés imposées par des flottes de navires de plus en plus imposantes. L’ouverture de la Voie maritime, en avril 1959, marquait donc la réalisation d’un rêve vieux de 400 ans et l’aboutissement de négociations intenses pendant 50 ans entre les gouvernements des États-Unis et du Canada. La mise au point du projet nécessita, entre autres, la création d’un canal artificiel d’environ 32 kilomètres de long qui s’étend du pont Jacques-Cartier jusqu’à l’extrémité ouest du village de Kahnawaké (Caughnawaga). Ce canal a une largeur minimum de 61 mètres lorsqu’il a deux berges, de 91,4 mètres lorsqu’il n’a qu’une berge et de 137,2 mètres sur le parcours libre. Sa profondeur atteint partout 8,2 mètres. Il porte, comme il se doit, le nom de Canal de la Rive-sud, puisqu’il longe la rive sud de l’île de Montréal.

    Depuis que Jacques-Cartier et Champlain se heurtèrent tour à tour aux eaux tumultueuses du Sault Saint-Louis, ces rapides posèrent pour longtemps un sérieux problème à la navigation intérieure. Il était pourtant impérieux pour le commerce des fourrures et plus tard pour la pénétration des Grands-Lacs de pouvoir franchir les obstacles naturels qui parsèment le Saint-Laurent. Depuis Dollier de Casson qui, dès 1680, eut le premier l’idée de la construction d’un canal qui relierait le lac Saint-Louis et Montréal, jusqu’aux multiples élargissements que subit le canal de Lachine durant le XIXe siècle; la navigation sur le Saint-Laurent connaissait toujours des difficultés imposées par des flottes de navires de plus en plus imposantes. L’ouverture de la Voie maritime, en avril 1959, marquait donc la réalisation d’un rêve vieux de 400 ans et l’aboutissement de négociations intenses pendant 50 ans entre les gouvernements des États-Unis et du Canada. La mise au point du projet nécessita, entre autres, la création d’un canal artificiel d’environ 32 kilomètres de long qui s’étend du pont Jacques-Cartier jusqu’à l’extrémité ouest du village de Kahnawaké (Caughnawaga). Ce canal a une largeur minimum de 61 mètres lorsqu’il a deux berges, de 91,4 mètres lorsqu’il n’a qu’une berge et de 137,2 mètres sur le parcours libre. Sa profondeur atteint partout 8,2 mètres. Il porte, comme il se doit, le nom de Canal de la Rive-sud, puisqu’il longe la rive sud de l’île de Montréal....