Sélection d'une édition

    ÉCHOS… de la bibliothèque

    Nous sommes au terme d’une année très fructueuse et chargée dans le secteur de notre bibliothèque.

    Merci encore une fois à tous nos donateurs pour leur générosité toute empreinte de magnanimité.

    Merci également à tous les acheteurs de livres usagés qui se sont, à certains moments, précipités afin de faire l’acquisition de nombreuses aubaines. Par leur geste, ils nous ont permis de faire des acquisitions importantes.

    Nouvelles acquisitions

    — Cahier des dix : 18 autres numéros, ce qui fait maintenant un total de 24, toujours aussi intéressants les uns que les autres.

    — L’occupation des terres dans la vallée du Saint-Laurent, Les aveux et dénombrements 1723-1745, Collectif sous la direction de Jacques MATHIEU et Alain LABERGE

    — Marguerite Bourgeois, Robert RUMILLY (don de Marie-Andrée LESAGE)

    — Victor MORIN, Notaire, 1865-1960, Un bourgeois d’une époque révolue (don de Marie-Andrée LESAGE)

    — Descendance Giguère

    — Léonard PILOTTE et Denise GAUTHIER

    — Généalogie Famille PAYMENT/PAIEMENT (don de Bernard PILOTTE, Mississauga, ON)

    Livres à vendre

    Répertoires de mariages 13 $ ch. (Ils partent vite!)

    — Revue d’histoire de l’Amérique française :

    Année complète 16 $

    Numéros individuels 4 $

    — Bibliographies 5 $ ch.

    Kissinger; Nixon; Trudeau (3); Kennedy; Rockfeller; J. Chrétien (2);

    Turner; Galbraith; Mme Curie; Stephen Girard; Duplessis (2); Mme Thatcher; Mulroney (2)

    Nous sommes au terme d’une année très fructueuse et chargée dans le secteur de notre bibliothèque. Merci encore une fois à tous nos donateurs pour leur générosité toute empreinte de magnanimité. Merci également à tous les acheteurs de livres usagés qui se sont, à certains moments, précipités afin de faire l’acquisition de nombreuses aubaines. Par leur geste, ils nous ont permis de faire des acquisitions importantes. Nouvelles acquisitions — Cahier des dix : 18 autres numéros, ce qui fait maintenant un total de 24, toujours aussi intéressants les uns que les autres. — L’occupation des terres dans la vallée du Saint-Laurent, Les aveux et dénombrements 1723-1745, Collectif sous la direction de Jacques MATHIEU et Alain LABERGE — Marguerite Bourgeois, Robert RUMILLY (don de Marie-Andrée LESAGE) — Victor MORIN, Notaire, 1865-1960, Un bourgeois d’une époque révolue (don de Marie-Andrée LESAGE) — Descendance Giguère — Léonard PILOTTE et Denise GAUTHIER — Généalogie Famille PAYMENT/PAIEMENT (don de Bernard PILOTTE, Mississauga, ON) Livres à vendre Répertoires de mariages 13 $ ch. (Ils partent vite!) — Revue d’histoire de l’Amérique française : Année complète 16 $ Numéros individuels 4 $ — Bibliographies 5 $ ch. Kissinger; Nixon; Trudeau (3); Kennedy; Rockfeller; J. Chrétien (2); Turner; Galbraith; Mme Curie; Stephen Girard; Duplessis (2); Mme Thatcher; Mulroney (2)...

    C’EST LA VIE… de la SHLM

    Nouveaux membres

    La SHLM accueille régulièrement de nouveaux membres. Il nous fait plaisir de souligner l’adhésion des dernières personnes à joindre nos rangs et de leur souhaiter la bienvenue :

    M. Jean Quesnel, La Prairie (414)

    Mme Anne Thivierge, Montréal (415)

    Mme Rachel Béchard, V. Sainte-Catherine (416)

    Trésorier

    Notre trésorier, M. Jean Girard, nous a souligné à quelques reprises qu’il voulait céder le flambeau du poste de trésorier à quelqu’un d’autre. Suite aux pressions des membres lors des assemblées générales dues à l’absence de candidat, et par conséquence de son intérêt très vif pour la Société, M. Girard renouvelait son mandat.

    Depuis quelque temps, M. Girard a découvert un volontaire qui s’entraîne à connaître et gérer les finances de notre corporation. Il s’agit de M. Serge Langevin (359) qui a été nommé trésorier par intérim jusqu’à l’assemblé générale prochaine.

    M. Girard assure une transition en douceur en demeurant notre consultant au plan des finances.

    Nos remerciements les plus sincères à M. Girard pour toutes les heures consacrées à cette tâche importante.

    Nos remerciements également à M. Langevin pour son implication.

    Secrétaire-coordonnatrice

    Le contrat de notre secrétaire-coordonnatrice, Mme Johanne McLean a été renouvelé pour une autre année.

    Mme McLean est avec nous depuis déjà deux ans. Sa disponibilité et son efficacité sont grandement appréciées, tout comme ses grandes qualités d’entregent.

    Colloque à New York

    Un important colloque portant sur les Amérindiens et la généalogie a eu lieu à New-York le 15 juin dernier.

    L’instigateur de ce projet, M. Ben Giboe est un Métis originaire des États-Unis. Il a découvert lors de ses recherches un ancêtre français venant de La Prairie portant le nom de Gibeault. M. Giboe est venu nous voir deux reprises et il a été enchanté des recherches approfondies effectuées au nom de la SHLM par notre coordonnatrice.

    Découvrir cet aspect inconnu de son histoire familiale a été pour lui une révélation. C’est ainsi que l’idée d’un colloque a germé. Prévu pour l’automne passé, il a été remis au printemps suite aux événements du 11 septembre 2001. Il faut souligner que tous les frais inhérents à cette rencontre sont défrayés par des subventions obtenues par M. Giboe.

    MM. Raymond Monette et Charles Beaudry furent les conférenciers délégués pour représenter la SHLM au colloque. Ils présentèrent des communications portant sur les relations entre les Amérindiens et les Français en Nouvelle-France ainsi que sur les ressources généalogiques et historiques de la SHLM.

    Souhaitons que ce colloque ouvrira la porte à de nouvelles collaborations transfrontalières.

    Il est à souligner que, depuis la création de notre site Internet en 1997, les demandes en généalogie en provenance des États-Unis ont connu une forte hausse. Cela a eu aussi pour effet d’augmenter la clientèle de nos visiteurs originaires du pays de l’oncle Sam.

    Congrès de la FSHQ

    M. Jean L’Heureux, prés., a représenté la SHLM au congrès de la Fédération des Sociétés d’histoire du Québec. Le congrès tenu à Sherbrooke les 14, 15 et 16 juin derniers.

    Emploi de guides

    Nous avons reçu une réponse favorable du programme Placement Carrière Été Canada. La subvention accordée sert à l’embauche de quatre guides pendant 8 semaines cet été.

    Exposition

    L’exposition de cette année fait le bilan des fouilles archéologiques qui se sont déroulées à La Prairie depuis plus de trente ans. Elle permet de découvrir le riche potentiel de nos archives enfouies et de comprendre un peu mieux le travail de l’archéologue. Cette exposition se tient dans le cadre des activités du 30e anniversaire de la SHLM.

    Toponymie

    À la demande de la Ville de La Prairie, la SHLM a proposé les noms des Miliciens pour le district électoral no. 1 (secteur de l’école La Magdeleine) et des Bricades pour une rue du nouveau quartier situé près de la briqueterie Saint-Laurent.

    Décès

    — M. Raymond-Paul La Berge, de Laval, membre No 136, décédé le 14 mai dernier.

    — M. Réal Legault, 2e président de la SHLM

    Liste de livres à vendre

    Une liste informatisée des livres en vente est affichée au babillard. Voir Johanne pour les modalités d’achat.

    Nouveaux membres La SHLM accueille régulièrement de nouveaux membres. Il nous fait plaisir de souligner l’adhésion des dernières personnes à joindre nos rangs et de leur souhaiter la bienvenue : M. Jean Quesnel, La Prairie (414) Mme Anne Thivierge, Montréal (415) Mme Rachel Béchard, V. Sainte-Catherine (416) Trésorier Notre trésorier, M. Jean Girard, nous a souligné à quelques reprises qu’il voulait céder le flambeau du poste de trésorier à quelqu’un d’autre. Suite aux pressions des membres lors des assemblées générales dues à l’absence de candidat, et par conséquence de son intérêt très vif pour la Société, M. Girard renouvelait son mandat. Depuis quelque temps, M. Girard a découvert un volontaire qui s’entraîne à connaître et gérer les finances de notre corporation. Il s’agit de M. Serge Langevin (359) qui a été nommé trésorier par intérim jusqu’à l’assemblé générale prochaine. M. Girard assure une transition en douceur en demeurant notre consultant au plan des finances. Nos remerciements les plus sincères à M. Girard pour toutes les heures consacrées à cette tâche importante. Nos remerciements également à M. Langevin pour son implication. Secrétaire-coordonnatrice Le contrat de notre secrétaire-coordonnatrice, Mme Johanne McLean a été renouvelé pour une autre année. Mme McLean est avec nous depuis déjà deux ans. Sa disponibilité et son efficacité sont grandement appréciées, tout comme ses grandes qualités d’entregent. Colloque à New York Un important colloque portant sur les Amérindiens et la généalogie a eu lieu à New-York le 15 juin dernier. L’instigateur de ce projet, M. Ben Giboe est un Métis originaire des États-Unis. Il a découvert lors de ses recherches un ancêtre français venant de La Prairie portant le nom de Gibeault. M. Giboe est venu nous voir deux reprises et il a été enchanté des recherches approfondies effectuées au nom de la SHLM par notre coordonnatrice. Découvrir cet aspect inconnu de son histoire familiale a été pour lui une révélation. C’est ainsi que l’idée d’un colloque a germé. Prévu pour l’automne passé, il a été remis au printemps suite aux événements du 11 septembre 2001. Il faut souligner que tous les frais inhérents à cette rencontre sont défrayés par des subventions obtenues par M. Giboe. MM. Raymond Monette et Charles Beaudry furent les conférenciers délégués pour représenter la SHLM au colloque. Ils présentèrent des communications portant sur les relations entre les Amérindiens et les Français en Nouvelle-France ainsi que sur les ressources généalogiques et historiques de la SHLM. Souhaitons que ce colloque ouvrira la porte à de nouvelles collaborations transfrontalières. Il est à souligner que, depuis la création de notre site Internet en 1997, les demandes en généalogie en provenance des États-Unis ont connu une forte hausse. Cela a eu aussi pour effet d’augmenter la clientèle de nos visiteurs originaires du pays de l’oncle Sam. Congrès de la FSHQ M. Jean L’Heureux, prés., a représenté la SHLM au congrès de la Fédération des Sociétés d’histoire du Québec. Le congrès tenu à Sherbrooke les 14, 15 et 16 juin derniers. Emploi de guides Nous avons reçu une réponse favorable du programme Placement Carrière Été Canada. La subvention accordée sert à l’embauche de quatre guides pendant 8 semaines cet été. Exposition L’exposition de cette année fait le bilan des fouilles archéologiques qui se sont déroulées à La Prairie depuis plus de trente ans. Elle permet de découvrir le riche potentiel de nos archives enfouies et de comprendre un peu mieux le travail de l’archéologue. Cette exposition se tient dans le cadre des activités du 30e anniversaire de la SHLM. Toponymie À la demande de la Ville de La Prairie, la SHLM a proposé les noms des Miliciens pour le district électoral no. 1 (secteur de l’école La Magdeleine) et des Bricades pour une rue du nouveau quartier situé près de la briqueterie Saint-Laurent. Décès — M. Raymond-Paul La Berge, de Laval, membre No 136, décédé le 14 mai dernier. — M. Réal Legault, 2e président de la SHLM Liste de livres à vendre Une liste informatisée des livres en vente est affichée au babillard. Voir Johanne pour les modalités d’achat....

    Horaire d’été

    Jusqu’au 16 août 2002

    7 jours/semaine,

    de 13 h à 17 h seulement

    les samedis et dimanches

    Jusqu’au 16 août 2002 7 jours/semaine, de 13 h à 17 h seulement les samedis et dimanches...

    Activités touristiques

    Notre équipe de guides touristiques est déjà en place avec un programme diversifié et très chargé pour faire connaître à grande échelle notre patrimoine local et régional.

    Au gré des disponibilités, ses membres contribueront également à la recherche généalogique et historique et à l’amélioration de nos archives par voie de classement, entrées de données et autres activités.

    Ce groupe compétent et dynamique saura en « donner pour leur argent » à nos visiteurs et à la société.

    Notre équipe de guides touristiques est déjà en place avec un programme diversifié et très chargé pour faire connaître à grande échelle notre patrimoine local et régional. Au gré des disponibilités, ses membres contribueront également à la recherche généalogique et historique et à l’amélioration de nos archives par voie de classement, entrées de données et autres activités. Ce groupe compétent et dynamique saura en « donner pour leur argent » à nos visiteurs et à la société....

    Mot du président

    Il nous fait plaisir de confirmer que l’activité Souper aux homards organisée par la Fondation s’est avérée un franc succès. M. Jean-Eudes Gagnon, son président, a profité de l’occasion pour convier les personnes présentes et l’ensemble des membres et de la population à un souper « Moules et frites » qui se tiendra le 30 septembre prochain. Surveillez les avis de mise en vente des billets.

    Dans un autre ordre d’idées, la SHLM bénéficie d’une équipe de soutien de plus en plus grande et solide. À tous les bénévoles qui ont œuvré au sein de l’organisme au cours des dernières années nous exprimons notre profonde reconnaissance.

    Bonnes vacances à tous ceux qui en partagent et n’oubliez pas d’inscrire à votre agenda notre brunch annuel, fixé exceptionnellement le 15 septembre prochain.

    Jean L’HEUREUX (179)

    Il nous fait plaisir de confirmer que l’activité Souper aux homards organisée par la Fondation s’est avérée un franc succès. M. Jean-Eudes Gagnon, son président, a profité de l’occasion pour convier les personnes présentes et l’ensemble des membres et de la population à un souper « Moules et frites » qui se tiendra le 30 septembre prochain. Surveillez les avis de mise en vente des billets. Dans un autre ordre d’idées, la SHLM bénéficie d’une équipe de soutien de plus en plus grande et solide. À tous les bénévoles qui ont œuvré au sein de l’organisme au cours des dernières années nous exprimons notre profonde reconnaissance. Bonnes vacances à tous ceux qui en partagent et n’oubliez pas d’inscrire à votre agenda notre brunch annuel, fixé exceptionnellement le 15 septembre prochain. Jean L’HEUREUX (179)...

    Une drôle de visiteuse!

    Il y a près de 12 000 ans, les baleines nageaient au-dessus de la Rive-Sud. Au fil des siècles, le visage de la Rive-Sud changea, apportant avec lui une évolution de la faune, de la flore et de ses habitants.

    Le 15 septembre 1823, Montréal devint le siège d’un événement sans précédent qui suscita une excitation populaire prolongée : une gigantesque visiteuse batifolait dans ses eaux portuaires. Le sujet de cette agitation : une baleine aventurière loin de son territoire naturel.

    Des passagers du « Lady Sherbrooke » qui remontait le fleuve furent les premiers à l’apercevoir. La nouvelle attira rapidement de nombreux curieux des deux côtés du fleuve, car la baleine évoluait aux environs de l’île Sainte-Hélène.

    Deux jours plus tard, soit le 17 septembre, des Montréalais inexpérimentés et se prenant pour des baleiniers, prirent un bateau et des dards afin de pourchasser l’animal. Malheureusement pour eux et heureusement pour elle, la baleine s’échappa et fut aperçue plus tard au Pied du courant (aux environs de l’actuel pont Jacques-Cartier).

    Le 21 septembre, soit 6 jours après l’apparition du mammifère, une expédition d’envergure est organisée pour la capture du mammifère. Plusieurs personnes montent à bord du bateau à vapeur « La Prairie » et descendent le courant. Selon des témoins oculaires, elles ne réussissent qu’à épouvanter l’animal. Affolée, celle-ci redescend le fleuve et se frappe contre une chaloupe.

    Un dénommé Young lance un harpon qui l’atteint derrière la première nageoire.

    La pauvre bête fit plusieurs tours et entreprit de redescendre le courant, se frappant au passage sur les rochers. À un moment, elle prit la direction de La Prairie. Pour son malheur, le niveau d’eau était insuffisant et la baleine dut rebrousser chemin.

    Cette tentative d’évasion lui valut d’être blessée plus gravement par ceux qui la pourchassaient avec leurs lances. Épuisée et incapable de résister au courant, elle termina sa course aux îles de Boucherville, où on lui asséna le coup de grâce.

    Le mastodonte mesurait 42 pieds 8 pouces.

    Sources :

    Le reflet, cahier du millénaire 2000

    Nos racines : l’histoire vivante des Québécois, chapitre S7 page 1131

    Il y a près de 12 000 ans, les baleines nageaient au-dessus de la Rive-Sud. Au fil des siècles, le visage de la Rive-Sud changea, apportant avec lui une évolution de la faune, de la flore et de ses habitants. Le 15 septembre 1823, Montréal devint le siège d’un événement sans précédent qui suscita une excitation populaire prolongée : une gigantesque visiteuse batifolait dans ses eaux portuaires. Le sujet de cette agitation : une baleine aventurière loin de son territoire naturel. Des passagers du « Lady Sherbrooke » qui remontait le fleuve furent les premiers à l’apercevoir. La nouvelle attira rapidement de nombreux curieux des deux côtés du fleuve, car la baleine évoluait aux environs de l’île Sainte-Hélène. Deux jours plus tard, soit le 17 septembre, des Montréalais inexpérimentés et se prenant pour des baleiniers, prirent un bateau et des dards afin de pourchasser l’animal. Malheureusement pour eux et heureusement pour elle, la baleine s’échappa et fut aperçue plus tard au Pied du courant (aux environs de l’actuel pont Jacques-Cartier). Le 21 septembre, soit 6 jours après l’apparition du mammifère, une expédition d’envergure est organisée pour la capture du mammifère. Plusieurs personnes montent à bord du bateau à vapeur « La Prairie » et descendent le courant. Selon des témoins oculaires, elles ne réussissent qu’à épouvanter l’animal. Affolée, celle-ci redescend le fleuve et se frappe contre une chaloupe. Un dénommé Young lance un harpon qui l’atteint derrière la première nageoire. La pauvre bête fit plusieurs tours et entreprit de redescendre le courant, se frappant au passage sur les rochers. À un moment, elle prit la direction de La Prairie. Pour son malheur, le niveau d’eau était insuffisant et la baleine dut rebrousser chemin. Cette tentative d’évasion lui valut d’être blessée plus gravement par ceux qui la pourchassaient avec leurs lances. Épuisée et incapable de résister au courant, elle termina sa course aux îles de Boucherville, où on lui asséna le coup de grâce. Le mastodonte mesurait 42 pieds 8 pouces. Sources : Le reflet, cahier du millénaire 2000 Nos racines : l’histoire vivante des Québécois, chapitre S7 page 1131...

    Un petit marchand fait la traite des fourrures

    L’histoire du Québec nous a appris que la traite des fourrures a constitué une activité commerciale importante dès les débuts de la colonisation de la Nouvelle-France. Elle était l’apanage d’importantes compagnies et de négociants bien nantis. Pour se procurer des fourrures ces derniers engageaient à contrat des hommes intrépides qui souvent allaient fort loin, par la voie des eaux, pour se procurer cette marchandise auprès des tribus indiennes.

    La petite histoire nous apprend aussi que de petits marchands pouvaient se livrer eux-mêmes à cette activité commerciale. C’est ainsi qu’à l’été 1819, Augustin Houde marchand de Rivière-du-Loup (Louiseville), engage trois hommes pour « faire (avec lui) le voyage dans la rivière Saint-Maurice et aller dans tous les lieux convenables pour faire la traite avec les sauvages… ». On partira dans 1’un de ces grands canots utilisés pour le transport des marchandises. Antoine Laneuville, voyageur résidant ordinairement à Bécancour, est recruté en sa qualité de bout de canot, de même que Pierre Trempe, aussi voyageur, demeurant ordinairement à Maskinongé. Le troisième homme, Pierre Moussette, forgeron de Riv.-du-L., « s’engage en qualité de milieu de canot ordinairement et de bout de canot dans les cas pressants ».

    On a là trois hommes qui semblent connaître le métier de voyageurs en canot. Ils acceptent de faire la traite avec le Sieur Augustin tout le temps qu’il lui sera nécessaire pour l’objet qu’il a en vue. Chacun promet également « faire, obéir et exécuter fidèlement tout ce qui lui sera prescrit de licite et honnête de la part du Sr Houde tout le tems du dit voyage, lui être fidèle, faire son profit, éviter sa perte s’il en est en son pouvoir ou l’en avertir s’il vient à sa connaissance, enfin faire tout ce qui dépend de lui pour lui plaire et surtout lui procurer son plus grand bien et avantage ». La qualité de la tâche est, on le voit, bien définie.

    En contrepartie de ces exigences, le Sieur Houde s’engage d’abord à nourrir chacun « comme il est ordinairement à un engagé ». Les autres conditions salariales ont des modalités appropriées à chaque engagé. À Laneuville il est promis un tiers des profits clairs et nets, après avoir déduit des avances déjà faites de 38£ et 9 deniers, la nourriture et tous les coûts engagés et à venir de cette expédition. Quant à Pierre Trempe, il reçoit d’avance comme gages « une paire de culotte, une chemise de cotton et une paire de soulliers de bœuf plus trois piastres et demi en argent ». Quinze jours après le retour du voyage il recevra en outre 50£. Pierre Moussette reçoit pour sa part une avance de 18 francs, en acompte sur une somme de quinze piastres d’Espagne (90£) « qui lui seront payées aussitôt qu’il (Augustin) aura vendu les pelleteries ».

    Un avenant au contrat d’engagement d’Antoine Laneuville, daté du 6 décembre 1819, indique que l’expédition des quatre hommes se serait bien déroulée. Laneuville y déclare qu’il a réglé ses comptes avec son bourgeois. On comprend qu’il se dit satisfait des avances qu’il a reçues avant et pendant l’expédition mais qu’il renonce à la part des profits qu’il devrait recevoir après le voyage. La raison en est que « sa santé, son âge et ses infirmités ne lui ont pas permis de faire autant qu’il l’aurait voulu que le portait l’engagement qu’il avait contracté ». Il reconnaît être satisfait « de la reconnaissance qu’il a eu de ses services et des égards et de l’humanité que lui a montré son dit bourgeois dans tout le cours de son dit voyage ». Laneuville avait sans doute été engagé pour sa longue expérience mais n’avait plus sa force et son endurance d’antan.

    On ne sait pas si Augustin Houde a tiré un profit intéressant de cette expédition au plan monétaire, ni s’il a répété l’expérience. Il n’avait que 26 ans lors de ce voyage de traite dans les cheneaux de la rivière Saint-Maurice. Les actes notariés qui en montrent en partie l’organisation sont, pour leur part, révélateurs des relations entre employeur et employés dans le cadre d’une petite entreprise bien particulière d’il y a 183 ans.

    Références :

    Gagnon, Antoine, Notaire,

    — Engagement d’Antoine Laneuville au Sr Augustin Houde, 28 juillet 1819

    — Engagement de Pierre Trempe au Sr Augustin Houde, 6 août 1819

    — Engagement de Pierre Moussette au Sr Augustin Houde, 6 août 1819

    L’histoire du Québec nous a appris que la traite des fourrures a constitué une activité commerciale importante dès les débuts de la colonisation de la Nouvelle-France. Elle était l’apanage d’importantes compagnies et de négociants bien nantis. Pour se procurer des fourrures ces derniers engageaient à contrat des hommes intrépides qui souvent allaient fort loin, par la voie des eaux, pour se procurer cette marchandise auprès des tribus indiennes. La petite histoire nous apprend aussi que de petits marchands pouvaient se livrer eux-mêmes à cette activité commerciale. C’est ainsi qu’à l’été 1819, Augustin Houde marchand de Rivière-du-Loup (Louiseville), engage trois hommes pour « faire (avec lui) le voyage dans la rivière Saint-Maurice et aller dans tous les lieux convenables pour faire la traite avec les sauvages... ». On partira dans 1’un de ces grands canots utilisés pour le transport des marchandises. Antoine Laneuville, voyageur résidant ordinairement à Bécancour, est recruté en sa qualité de bout de canot, de même que Pierre Trempe, aussi voyageur, demeurant ordinairement à Maskinongé. Le troisième homme, Pierre Moussette, forgeron de Riv.-du-L., « s’engage en qualité de milieu de canot ordinairement et de bout de canot dans les cas pressants ». On a là trois hommes qui semblent connaître le métier de voyageurs en canot. Ils acceptent de faire la traite avec le Sieur Augustin tout le temps qu’il lui sera nécessaire pour l’objet qu’il a en vue. Chacun promet également « faire, obéir et exécuter fidèlement tout ce qui lui sera prescrit de licite et honnête de la part du Sr Houde tout le tems du dit voyage, lui être fidèle, faire son profit, éviter sa perte s’il en est en son pouvoir ou l’en avertir s’il vient à sa connaissance, enfin faire tout ce qui dépend de lui pour lui plaire et surtout lui procurer son plus grand bien et avantage ». La qualité de la tâche est, on le voit, bien définie. En contrepartie de ces exigences, le Sieur Houde s’engage d’abord à nourrir chacun « comme il est ordinairement à un engagé ». Les autres conditions salariales ont des modalités appropriées à chaque engagé. À Laneuville il est promis un tiers des profits clairs et nets, après avoir déduit des avances déjà faites de 38£ et 9 deniers, la nourriture et tous les coûts engagés et à venir de cette expédition. Quant à Pierre Trempe, il reçoit d’avance comme gages « une paire de culotte, une chemise de cotton et une paire de soulliers de bœuf plus trois piastres et demi en argent ». Quinze jours après le retour du voyage il recevra en outre 50£. Pierre Moussette reçoit pour sa part une avance de 18 francs, en acompte sur une somme de quinze piastres d’Espagne (90£) « qui lui seront payées aussitôt qu’il (Augustin) aura vendu les pelleteries ». Un avenant au contrat d’engagement d’Antoine Laneuville, daté du 6 décembre 1819, indique que l’expédition des quatre hommes se serait bien déroulée. Laneuville y déclare qu’il a réglé ses comptes avec son bourgeois. On comprend qu’il se dit satisfait des avances qu’il a reçues avant et pendant l’expédition mais qu’il renonce à la part des profits qu’il devrait recevoir après le voyage. La raison en est que « sa santé, son âge et ses infirmités ne lui ont pas permis de faire autant qu’il l’aurait voulu que le portait l’engagement qu’il avait contracté ». Il reconnaît être satisfait « de la reconnaissance qu’il a eu de ses services et des égards et de l’humanité que lui a montré son dit bourgeois dans tout le cours de son dit voyage ». Laneuville avait sans doute été engagé pour sa longue expérience mais n’avait plus sa force et son endurance d’antan. On ne sait pas si Augustin Houde a tiré un profit intéressant de cette expédition au plan monétaire, ni s’il a répété l’expérience. Il n’avait que 26 ans lors de ce voyage de traite dans les cheneaux de la rivière Saint-Maurice. Les actes notariés qui en montrent en partie l’organisation sont, pour leur part, révélateurs des relations entre employeur et employés dans le cadre d’une petite entreprise bien particulière d’il y a 183 ans. Références : Gagnon, Antoine, Notaire, — Engagement d’Antoine Laneuville au Sr Augustin Houde, 28 juillet 1819 — Engagement de Pierre Trempe au Sr Augustin Houde, 6 août 1819 — Engagement de Pierre Moussette au Sr Augustin Houde, 6 août 1819...

    À propos du bulletin

    Éditeur :

    Société d’histoire de La Prairie de la Magdeleine

    Internet : www.laprairie-shlm.com

    Dépôt légal 2002

    Bibliothèque nationale du Québec

    Bibliothèque nationale du Canada

    ISSN 1499-7312

    Collaborateurs :

    Coordination : Johanne McLean, secr.

    Rédaction : Gilbert Beaulieu (361); Laurent Houde (277); Johanne McLean, secr.-coord.; Jean L’Heureux (179)

    Révision : Gilbert Beaulieu (361); Céline Lussier (177)

    Infographie : Révisatech

    Impression : Imprimerie Moderne La Prairie inc.

    Siège social :

    249, rue Sainte-Marie

    La Prairie (Québec) J5R 1G1

    Tél. : 450-659-1393

    Téléc. : 450-659-1393

    Courriel : [email protected]

    Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur

    Éditeur : Société d’histoire de La Prairie de la Magdeleine Internet : www.laprairie-shlm.com Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 Collaborateurs : Coordination : Johanne McLean, secr. Rédaction : Gilbert Beaulieu (361); Laurent Houde (277); Johanne McLean, secr.-coord.; Jean L’Heureux (179) Révision : Gilbert Beaulieu (361); Céline Lussier (177) Infographie : Révisatech Impression : Imprimerie Moderne La Prairie inc. Siège social : 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec) J5R 1G1 Tél. : 450-659-1393 Téléc. : 450-659-1393 Courriel : [email protected] Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et ce, à la complète exonération de l’éditeur...

    Échos… de la bibliothèque

    Dons

    Merci de tout cœur aux donateurs suivants :

    Livres : William Hashfield, Patricia McGee et Paul Matte. Ivan Skladan, (pour la fabrication de 27 appuie-livres, rigides et en acier inoxydable avec identification de la SHLM

    Acquisitions :

    Les livres suivants font partie d'un don exceptionnel de Mme Marie-Andrée Lesage.

    Robert Rumilly, Histoire des Franco-américains,

    Robert Rumilly, Henri Bourassa

    Robert Rumilly, Chefs de file

    Robert Rumilly, Marie Barbier, mystique canadienne, en 2 volumes

    Marie-Claire Daveluy, La Société de Notre-Dame de Montréal

    Robert Rumilly, Monseigneur Laflèche et son temps

    E.Z. Massicotte, Athlètes canadiens-français depuis le 18e siècle

    Guy Frégault, Le grand marquis

    Guy Frégault, Iberville le Conquérant

    Thomas Chapais, Le marquis de Montcalm

    Abbé Dugas, L’Ouest canadien

    Livres à vendre (romans)

    Gabrielle Roy, Rue Deschambault

    Gabrielle Roy, La petite poule d'eau

    Antonine Maillet, Don l'orignal

    Antonine Maillet, La Sagouine

    Laure Conant, L'oublié

    Agatha Christie, 7 volumes : à l'unité

    Fenimore Cooper, Le dernier des Mohicans

    Dostoievsky, L'idiot de (en 2 volumes)

    Dostoievsky, Les frères Karamazov (en 2 volumes)

    Georghiu, La 25e heure

    Marie Noël, Notes intimes

    J. Godbout, Salut Galarneau

    Francine Ouellette, Au nom du père et du fils

    Simenon, L'évadé

    Simenon, La pipe de Maigret

    Marie Cardinal, Les mots pour le dire

    Françoise Sagan, Le sang d'or des Borgia

    Alain Fournier, Le grand Meaulnes (2)

    Boris Vian, L'herbe rouge

    Alphonse Daudet, Contes du Lundi

    R. Bach Jonathan Livingstone

    A. Parizeau, L'amour de Jeanne

    Magazines à vendre

    * National Geographic, 150 numéros à l'unité 1$

    * L'action nationale, 200 numéros 1$

    Liste de livres à vendre

    Une nouvelle liste informatisée et mise à jour a été produite. Vous pouvez la consulter auprès de Johanne et commander les livres que vous désirez.

    Bénévoles demandés

    Nous avons un urgent besoin de bénévoles pour effectuer différentes tâches :

    — Catalogage des nouvelles acquisitions

    — Corrections de listes à l'ordinateur

    — Inventaire

    — Replacement des livres sur les rayons

    — Liste de livres à produire

    — Vente de livres, etc…

    Ces tâches peuvent demander de une à deux ou trois heures par semaine. Plusieurs peuvent se faire selon la disponibilité de la personne, tant en fonction du moment que de la durée de l’implication.

    Dons Merci de tout cœur aux donateurs suivants : Livres : William Hashfield, Patricia McGee et Paul Matte. Ivan Skladan, (pour la fabrication de 27 appuie-livres, rigides et en acier inoxydable avec identification de la SHLM Acquisitions : Les livres suivants font partie d'un don exceptionnel de Mme Marie-Andrée Lesage. Robert Rumilly, Histoire des Franco-américains, Robert Rumilly, Henri Bourassa Robert Rumilly, Chefs de file Robert Rumilly, Marie Barbier, mystique canadienne, en 2 volumes Marie-Claire Daveluy, La Société de Notre-Dame de Montréal Robert Rumilly, Monseigneur Laflèche et son temps E.Z. Massicotte, Athlètes canadiens-français depuis le 18e siècle Guy Frégault, Le grand marquis Guy Frégault, Iberville le Conquérant Thomas Chapais, Le marquis de Montcalm Abbé Dugas, L’Ouest canadien Livres à vendre (romans) Gabrielle Roy, Rue Deschambault Gabrielle Roy, La petite poule d'eau Antonine Maillet, Don l'orignal Antonine Maillet, La Sagouine Laure Conant, L'oublié Agatha Christie, 7 volumes : à l'unité Fenimore Cooper, Le dernier des Mohicans Dostoievsky, L'idiot de (en 2 volumes) Dostoievsky, Les frères Karamazov (en 2 volumes) Georghiu, La 25e heure Marie Noël, Notes intimes J. Godbout, Salut Galarneau Francine Ouellette, Au nom du père et du fils Simenon, L'évadé Simenon, La pipe de Maigret Marie Cardinal, Les mots pour le dire Françoise Sagan, Le sang d'or des Borgia Alain Fournier, Le grand Meaulnes (2) Boris Vian, L'herbe rouge Alphonse Daudet, Contes du Lundi R. Bach Jonathan Livingstone A. Parizeau, L'amour de Jeanne Magazines à vendre * National Geographic, 150 numéros à l'unité 1$ * L'action nationale, 200 numéros 1$ Liste de livres à vendre Une nouvelle liste informatisée et mise à jour a été produite. Vous pouvez la consulter auprès de Johanne et commander les livres que vous désirez. Bénévoles demandés Nous avons un urgent besoin de bénévoles pour effectuer différentes tâches : — Catalogage des nouvelles acquisitions — Corrections de listes à l'ordinateur — Inventaire — Replacement des livres sur les rayons — Liste de livres à produire — Vente de livres, etc... Ces tâches peuvent demander de une à deux ou trois heures par semaine. Plusieurs peuvent se faire selon la disponibilité de la personne, tant en fonction du moment que de la durée de l’implication....

    Saviez-vous que…

    En 1902, le voyage de Montréal à Seattle par train coûtait, en première classe, 77,75 $ et seulement (!) 48,65 $ en seconde classe. La disposition d’un lit pour la durée du voyage demandait un 7 $ additionnel.

    En 1902, le voyage de Montréal à Seattle par train coûtait, en première classe, 77,75 $ et seulement (!) 48,65 $ en seconde classe. La disposition d’un lit pour la durée du voyage demandait un 7 $ additionnel....