- Au jour le jour, septembre 1994
Fouilles archéologiques lots 94 et 95 à La Prairie
Le 16 juin, les archéologues François Véronneau et Pierre Cardinal de la Société d'Archéologie Chronogramme-Lauverbec de Montréal, assistés d'une étudiante en archéologie, se sont présentés à nouveau sur le site des fouilles.
Cette fois, leurs travaux ont été concentrés sur la partie Nord de l'excavation, c'est-à-dire à l'extérieur des fondations de l'ancienne auberge. On a là aussi découvert des traces de tranchées qui pourraient être la continuation des tranchées retrouvées précédemment. On a aussi nettoyé à trois endroits les parois de l'excavation. Sur le côté Ouest, on aperçoit une grosse pierre qui pourrait avoir servi de fondation à une habitation du XVIIe ou XVIIIe siècle. Du côté Nord, les vestiges de ce qui parait être une ancienne glacière du début du XIXe siècle, et du côté Est, un vieux mur ou une fondation de grosses pierres dans l'axe de la tranchée d'où avaient été retirés ce qu'on croyait être les pieux de la palissade lors des excavations.
Quelques artefacts, tels bois, céramiques, éclats de pierre, etc., ont aussi été retrouvés sur les lieux. Les relevés nécessaires pour dresser un plan précis du site ont été faits.
Il est à noter que les membres de la S.H.LM. qui assistaient au travaux du 16 juin ont noté une très grande détérioration du site depuis que la première tranchée avait été découverte suite aux excavations du 6 juin.
Marcel Lamarche
94-06-19
Le 15 juillet 1994, après un arrêt de près d'un mois, le travail sur le site reprenait. L'après-midi fut consacré à enlever du site la pierre concassée du coin sud-est de l'excavation.
Mais la suite du véritable travail d'archéologie était prévue pour débuter le matin du 18. Malheureusement la pluie de la fin de semaine ayant rendu le site tout à fait inaccessible pour les fouilles, la plus grande partie de la journée a dû être consacrée à enlever l'eau accumulée au fond de l'excavation.
Vers la fin de l'après-midi, le site fut nettoyé à nouveau pour rendre visible les traces des tranchées et deux endroits furent sélectionnés afin d'y faire des fouilles minutieuses. Les endroits choisis étaient l'un du coté sud-ouest tout près des fondations de l'ancien hôtel Laprairie, et l'autre sur la tranchée située parallèlement et le plus près de la rue Sainte-Marie.
Beaucoup de bois a été trouvé dans les deux endroits et un morceau d'environ 12 pouces de longueur, retrouvé dans la tranchée du côté de la rue Sainte-Marie, a été conservé pour des études en laboratoire. On n’a malheureusement pas pu retrouver d'autres artefacts qui auraient permis de dater les tranchées.
Il était apparent que les pièces de bois de la tranchée près de la rue Saint-Georges de même que dans la tranchée diagonale qui est la plus près de la rue Saint-Ignace étaient en état de décomposition beaucoup plus avancé que les pièces de bois de la tranchée parallèle à la rue Sainte-Marie.
Des relevés ont été faits pour compléter le plan du site, en particulier en rapport avec les deux endroits choisis pour effectuer les fouilles et pour ajouter au plan le tracé de la tranchée qui était précédemment sous le tas de pierre concassée. (Plan de la première page.)
D'autres travaux ont été exécutés le lendemain, le mardi 19 juillet. Malheureusement, je n'ai pas pu y assister et il m'est donc impossible de les décrire.
Marcel Lamarche
94-07-21
Marcel Lamarche nous reviendra en octobre avec un article sur les forts.
- Au jour le jour, septembre 1994
Passé, présent et … à venir?
Nous sommes trois sur le site par un matin incertain de la mi-juillet; l'archéologue, un technicien en archéologie et moi-même. L'objectif de cette dernière journée d'activité sur le lot 94 (angle Sainte-Marie et Saint-Georges) est de procéder à trois sondages d'un mètre carré chacun en des points stratégiques sur les restes de la palissade.
Bien que l'empreinte des pieux soit visible en plusieurs endroits, le choix demeure ambigu car la palissade semble s'étirer dans toutes les directions à la fois. L'archéologue décide donc d'un premier sondage à l'angle du bastion, d'un second plus au nord et d'un troisième là où la ligne des pieux s'oriente vers la rue Sainte-Marie en direction du Vieux Marché.
Les travaux s'amorcent lentement, il nous faut y aller avec prudence et éviter de poser les pieds dans le réseau de rigoles imposé par un sol saturé d'eau. D'ailleurs nos travaux de drainage n'ont qu'un succès mitigé, car dès que nos truelles creusent à plus de 15 centimètres nous sommes forcés d'extraire à mains nues une boue sablonneuse et lourde qui laisse peu d'espoir à la découverte d'artefacts de petites dimensions. N'oublions pas que nous travaillons sur le sol originel à près de deux mètres sous le niveau actuel de la rue.
Malgré les difficultés du site les fouilles avancent et après quelques heures l'émotion est grande lorsque je réussis à dégager la base d'un second pieu en très bon état de conservation. Il me faut beaucoup de patience et de minutie avant de l'extraire complètement de sa gaine de boue. Les coups de hache y sont encore très visibles. Songez qu'après plus de trois siècles j'imagine nos ancêtres là devant moi, ahanant sous le soleil à creuser un fossé dans lequel ils enfoncent des pieux afin d'établir une enceinte qui assurera la sécurité du village naissant. Cette découverte représente pour moi un moment privilégié.
Enhardis par ces trouvailles, nous poursuivons les fouilles pendant une heure ou deux encore pour découvrir qu'à l'angle du bastion on solidifiait le fortin en entourant la base des pieux de mottes d'argile et pour constater que, pour notre malheur, le tracé de la palissade n'était pas aussi simple qu'il y paraissait et que cette dernière avait sans doute, au cours des ans, subi de nombreuses modifications.
Bien que faute de fonds, le site n'ait été que partiellement fouillé, la reprise des travaux de construction marquera la fin d'une source unique d'informations sur le passé de LaPrairie. Cela doit nous inciter à la vigilance dans le futur.
Gaétan Bourdages
- Au jour le jour, septembre 1994
Généalogie de Catherine Fortin
Re : Généalogie de Mme Jacqueline Pigeon.
Une coquille s'est glissée dans le « Au jour le jour » de juin. Le prénom de l'époux de Jacqueline aurait dû se lire non pas Charles mais, feu Alphonse Moquin ingénieur, fils de Charles et de Laurette Brossard. Regrets et sincères excuses.
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Ce mois-ci, les Fortin
Selon nos recherches, il y aurait 4 souches de Fortin qui se sont établies en Nouvelle-France.
Julien Fortin Bellefontaine, originaire de Mamers Sarthe (1621-1676) coseigneur de Beaupré.
François Fortin médecin (1639-1670) époux de Marie Jolliet, sœur de Louis Jolliet explorateur et découvreur du Mississipi. Il était aussi hydrographe du roi.
Pierre Fortin (1715-1741) originaire de Rouen, marchand à Montréal, épousa Françoise Le Pailleur fille de Michel Le Pailleur notaire Royal, et de Catherine Jérémie, la première herboriste.
Pierre Fortin (1797-1868) s'établit à La Prairie dans les années 1830. Entrepreneur en menuiserie. Il contractait mariage en avril 1830 à Verchères avec Julie Duvernay sœur ainée de Ludger Duvernay, fondateur du journal « La Minerve » et de la Société Saint-Jean-Baptiste (1834).
7ème génération : Amable Réjero, Regereau.
Nous constatons dans le livre de Référence de Terrebonne que le nom « Regereau » a deux orthographes différentes.
René Jetté, auteur du Dictionnaire généalogique du Québec et du Répertoire des noms de famille du Québec, normalise à Regereau le nom de l'épouse, celui-ci apparaît dans les registres pour la première fois en 1758.
Généalogie de Catherine Fortin
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Catherine Fortin |
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Claude Fortin |
Candiac 1er août 1970 |
Suzanne Barbeau (fille de René et Mathilde Rochon) |
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André Fortin |
Montréal Saint-Louis-de-Gonzague 7 février 1942 |
Gabrielle Lalande (fille de Michel et Berthe Chaurette) |
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Albert Fortin |
Montréal La-Nativité-de-la-Sainte-Vierge 8 mai 1911 |
Béatrice St-Arnaud (fille de Joseph et Georgette Le Houillé) |
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Frédéric Fortin |
Notre-Dame de Montréal 17 octobre 1865 |
Adélaïde Lafrance Daragon (fille d’Antoine et Louise Renoud) |
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Pierre-Antoine Fortin |
Terrebonne 19 septembre 1825 |
Marguerite Barret (fille de Michel et Catherine Farell) |
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Pierre Fortin |
Île-Jésus Saint-François-de-Sales 19 septembre 1796 |
M. Amable Réjero (fille de Louis et M. Josephte Bouchette) |
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Pierre Fortin |
Terrebonne 22 octobre 1764 |
M. Josephe Comparet (fille de François et M. Josephte Bélisle) |
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Pierre-Nic. Fortin |
Notre-Dame de Québec 5 mars 1737 |
Françoise Le Pailleur (fille de F. Michel et Cat.-Gertrude Jérémie) |
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Pierre Fortin |
De Saint-Pierre de Rouen, Normandie |
Catherine Legras |
- Au jour le jour, juin 1994
Dons : livres, recueils, généalogies
- Cahier d'histoire, Société d'histoire de Beloeil, juin 1994.
- Souvenir d'un Centenaire, 1846-1946, Hospice N.-D. des Sept Douleurs, La Prairie, don de Lucille Demers-Lamarre.
- Louis Vermette et Olivine Lantagne, descendants et ancêtres, don de Colombe Vermette.
- Assemblée nationale du Québec, Débats de l'Assemblée Législative, 1875-1878, don de Colombe Vermette.
- Livre d'heures pour moines, 1732, 12" par 15", volume original, reliure de cuir — Très grande valeur archivistique. Don de Colombe Vermette.
- Album de coupures de presse fin XIXe siècle, début XXe siècle, don de René Barbeau.
- Archives nationales du Canada, Revues, publications, orientations, feuillets, 9 items. Don de Richard Bélisle, député de La Prairie à la Chambre des Communes.
- Les Dumurier, dit Azur ou Hazure 1733" Lazure. Complément généalogique de l'œuvre déjà remise par M. Laurent Lazure de 1760 à 1944. Don de Laurent Lazure.
- Généalogie des Baudin, Beaudin, Boyer, Caron, Chartier dit Robert, Martin, Monière et Toupin. Don de madame Pauline Boyer.
- Généalogie des Hurteau de St-Anicet et Huntingdon, Hurteau de Valleyfield, Hurteau Les Cèdres et Soulanges. Don de monsieur Roger Wilcott.
- De mère en fille, un journal. Période de 1901 à 1940. Don de monsieur Jean-Pierre Yelle.
- Photocopies de plusieurs photos et documents suite au prêt consenti par Mlle Alice Bouthillier, Jeannine et Gilles Lussier de même que monsieur Claude Taillefer, échevin.
- Au jour le jour, juin 1994
Exposition : l’industrie des briqueteries dans la région de La Prairie
La Société historique de La Prairie est fière de vous inviter à sa nouvelle exposition pour la période estivale, exposition qui aura comme thème : l’industrie des briqueteries dans la région de La Prairie. Pour l’événement, plusieurs photos et documents anciens seront exposés, ainsi que plusieurs objets authentiques fournis par les compagnies de briques elles-mêmes. On se donne donc rendez-vous au musée du Vieux Marché situé au 249 rue Sainte-Marie (La Prairie) et ce, du 1er juillet au 5 septembre, entre 10 : 00 et 16 : 00 heures (lundi au vendredi) et de 12 : 00 à 16 : 00 heures (dimanche).
Pour de plus amples informations, on contacte le personnel du musée au 659-1393.
Hélène Charuest
Responsable des expositions
- Au jour le jour, juin 1994
Généalogie de Jacqueline Pigeon
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Jacqueline Pigeon |
St-Léonard de Port Maurice 03-05-1958 |
Charles Moquin (Alphonse et Laurette Brossard) |
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Télesphore Pigeon |
Saint-Léonard 19-10-1921 |
Maria Pigeon (Fabien et Marie-Louise Corbeil) |
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Antoine Pigeon |
St-François d’Assise Longue Pointe 2-10-1875 |
Catherine Pépin (Henry et Catherine Chartier Robert) |
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Antoine Pigeon |
Sault-au-Récollet 06-02-1849 |
Émilie Dagenais (François et Magdeleine Corbeil) |
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Jean-Baptiste Pigeon |
Longue-Pointe 24-01-1822 |
M. Josephte Archambault (Jean-Baptiste et M. Agnes Turcot) |
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Antoine Pigeon |
Longue-Pointe 24-01-1785 |
Agathe Dufresne (Antoine et M. Archange Bouteillier) |
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Antoine Pigeon |
Boucherville 22-07-1749 |
M. Anne Lamoureux (Louis et Madeleine Babin) |
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François Pigeon |
Pointe-aux-Trembles 15-10-1697 |
Madeleine Étienne (Philippe et Marie Gravois) |
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Pierre Pigeon |
Montréal 20-11-1662 |
Jeanne Godard ([veuve de Simon Roy] Robert et Antoinette Grandpierre de Charly-sur-Marne, diocèse de Soissons, Champagne) |
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Claude Pigeon |
De Ste-Geneviève, bourg de Vauves, près de Paris, Île de France |
Françoise Philippe |
Pierre Pigeon, compagnon de Lambert Closse, ancêtre Québécois, quitte sa banlieue de Ste-Geneviève de Vauves près de Paris en 1662 pour s'embarquer à La Rochelle à destination de Ville Marie.
Les parents de Jacqueline avaient un lien commun de parenté, ce qui était fréquent. Maria était la fille de Fabien qui était le frère d'Antoine.
Voici les descendants de Jacqueline et de feu Alphonse Moquin :
Odette, Agathe, Élise, Isabelle, plus six mignons petits enfants.
Jacqueline partage beaucoup de son temps à la famille ainsi qu'à de nombreuses activités. Marguillier de la paroisse de la Nativité, guide touristique, bazar missionnaire …
Petit potin : saviez-vous que le centre commercial « Les galeries d'Anjou » a été construit sur une petite terre appartenant au père de Jacqueline.
- Au jour le jour, juin 1994
Nouvelles
Chers amis,
Depuis quelques jours déjà, les vestiges de la première palissade de bois à La Prairie alimentent nos conversations d'archéologue en herbe. Les hypothèses élaborées semblent se concrétiser quant à l'emplacement du fort de La Prairie. Monsieur Marcel Lamarche nous en parle dans les pages qui suivent.
Exposition à la Bibliothèque de La Prairie
Du 13 avril au 18 août 1994 se tient à la Bibliothèque une exposition de FAÏENCES, une collection regroupée par Jean-Claude Charuest. Vous ferez un voyage autour du monde en admirant de très belles pièces (assiettes, bols, pots, porte-fleurs … ) provenant de France, d'Italie, Portugal, Hollande, Autriche, Allemagne, Hongrie, Russie, Égypte, Maroc, Mexique, Colombie, Angleterre. Vous trouverez cette exposition au Complexe Saint-Laurent : 500, rue Saint-Laurent, La Prairie, 659-9135.
Naissance
Nos bons vœux de bonheur accompagnent les parents Guy Bergeron et Brigitte Fortin pour la naissance de bébé Louis-Olivier le 20 avril 1994.
Prompt rétablissement
Nous offrons nos meilleurs vœux de prompt rétablissement à Yolande et Réal Cuillierrier. Bon retour à la santé!
- Au jour le jour, juin 1994
Fouilles archéologiques sur les lots 94 et 95 à La Prairie
Suite à l’incendie de la taverne Laprairie, au 107 de la rue Saint-Georges à La Prairie, durant l'hiver 1993-94, la SHLM demandait au Ministère des Affaires culturelles du Québec que des fouilles archéologiques, en vue de retrouver les vestiges de la palissade du fort de La Prairie, soient entreprises sur ce site, avant la reconstruction d'un nouvel immeuble à cet endroit. La SHLM soumettait alors avec sa demande au ministère un dossier fort complet incluant la liste des occupations successives des lots 94 et 95 (107 Saint-Georges) ainsi que des plans montrant la localisation de la palissade.
Avec l'aide financière de la ville de La Prairie et d'une subvention consentie par le député Lazure, le Ministère accordait un contrat à une firme montréalaise d'archéologues. A cause de budgets limités, le travail de ces archéologues devait se limiter à un forage exploratoire et la soumission d'un rapport.
Le 1 juin 1994, l'archéologue François Verronneau procède donc au forage de trois trous du côté de la rue Saint-Ignace, dans l'ancien stationnement de la taverne Laprairie. L'analyse sommaire des sols ainsi recueillis ne révèle rien qui puisse nous laisser croire à l'existence de la palissade à ces endroits. Mais, l'archéologue se propose de recommander, dans son rapport au Ministère, qu'une surveillance archéologique soit faite lors de l'excavation de la cave du nouvel immeuble qui doit être construit sur le site de la taverne.
Le 6 juin, les travaux d'excavation commencent avant même que l’archéologue ait soumis son rapport, donc sans que celui-ci ait eu le mandat de faire une surveillance. A défaut, une surveillance des excavations est donc assurée bénévolement par des membres de la SHLM. Les travaux effectués ce premier jour, qui consistent principalement à enlever le recouvrement des stationnements et d'enlever du site les rebuts de la démolition de la vielle taverne n'apportent rien de nouveau dans la recherche des vestiges de la palissade.
L'excavation se poursuit le lendemain, toujours sous la surveillance de membres de la SHLM. L'opérateur de l'excavatrice, mis au courant de la forte possibilité de découvertes archéologiques lors de l'excavation, est très coopératif.
Lorsque l'excavation atteint un niveau d’environ huit pieds, alors dans un sol sablonneux, cinq pieux de bois de longueur variant d'environ 6 à 36 pouces sont alors excavés. Les endroits où ces morceaux de pieux ont été trouvés forment un patron qui correspond presque exactement au plan qui avait été fait de la palissade à cet endroit. Il ne fait donc pas de doute aux membres de la SHLM qui surveillent les travaux que ce sont bien des pieux de la vieille palissade.
L'archéologue est alors informé par téléphone de cette découverte et il promet d'être présent le lendemain matin. D'autres articles tel vaisselle, poterie, bouteilles, etc. sont aussi retirés de la terre excavée.
Le matin du 8 juin, vers huit heures trente, les archéologues François Verronneau et Pierre Cardinal se présentent sur le site. Le creusage étant alors complètement terminé, de la pierre concassée a même été déversée dans une partie de l'excavation. Mais dans la partie non encore recouverte de pierres concassées on peut très clairement entrevoir des traces noires sur le sable moins foncé. Les archéologues détectent tout de suite qu'il s'agit là des vestiges d'une tranchée qui avait été creusée pour y recevoir les pieux de la palissade. On peut voir aussi ce qui serait probablement le site d'une autre construction hors de la palissade mais postérieure à celle-ci. D'autres pieux sont aussi visibles dans la tranchée.
Les médias sont avisés de ces découvertes, et tout est mis en œuvre pour retarder les travaux de construction et pour obtenir du Ministère que des fouilles archéologiques plus complètes soient faites sur ce site.
En conclusion, cette première phase des fouilles nous aura permis d'abord de voir l'emplacement de la palissade construite en 1686 et même de toucher les pieux. De plus, elle nous aura aussi permis de vérifier l'exactitude des plans dressés à l'été 1993 par la SHLM dans lesquels on situait le vieux fort sur un plan du cadastre actuel. Mais elle soulève aussi des questions. Quel est cet emplacement immédiatement à l'extérieur de la palissade, de quand date-t-il? À quoi correspondent ces autres traces de tranchée tout près des fondations de l'ancienne taverne et adjacentes à celle de la palissade?
Autant de questions qui rendront cette deuxième phase tant désirée encore plus intéressante.
- Au jour le jour, juin 1994
Généalogie de Denis Lazure
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Thomas Lazure |
St-Cyprien de Napierville 11 septembre 1917 |
Berthe Durivage (fille de Benoit et Fridoline Trudeau) |
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Jean-Baptiste Lazure |
St-Michel de Napierville 24 octobre 1876 |
Marie-Ida Montchamp (fille de Vital et Célonie Lanctôt) |
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Basile Lazure |
St-Constant 16 octobre 1837 |
Émérante Longtin (fille de André et Suzanne Tremblay) |
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Bazile Azure |
St-Constant 21 novembre 1803 |
Catherine Robidoux (fille de Antoine et Marie-Anne Ste-Marie) |
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Antoine Azure |
Sorel 6 avril 1769 |
Marie-Louise Frappier (fille de Hilaire et Catherine Riel) |
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Michel Dumurier dit Hazeur |
St-François-du-Lac 30 avril 1731 |
Marie-Madeleine Bibeau (fille de Pierre et Renée Parenteau) |
L’on ne connaît pas à ce jour l’origine de Michel. On sait qu’il est décédé à 91 ans, il serait donc né vers 1697. Le notaire Puyperoux de la Fosse lui attribue le nom Dumurier dit Hazeur vers le mois de mai 1733, soit 16 mois après son mariage.
Documentation fournie par Laurent G. Lazure.
- Au jour le jour, mai 1994
Assemblée générale
Nous vous rappelons que le 15 juin prochain se tiendra l'assemblée générale des membres de notre Société. Un poste de vice-président et de secrétaire seront à combler. Nous comptons sur votre participation afin d'assurer l'appui nécessaire et combien précieux pour maintenir la vivacité de notre organisme.