- Au jour le jour, janvier 2007
Saint-Rémi se donne un livre historique
En 2005, les Saints-Rémois ont fêté les 175 ans de leur paroisse. Pour cette occasion, un livre historique de 624 pages a été conçu par une équipe de bénévoles de Saint-Rémi. Les quelques lignes qui suivent veulent témoigner du travail considérable fourni par ce groupe pour réaliser le « Livre historique de Saint-Rémi 1830-2005 ».
Le livre présente 13 chapitres : les origines, l’historique de Saint-Rémi, ceux et celles qui ont laissé leur marque, l’église et la religion, l’éducation, les industries et les commerces, les associations et les sports, l’agriculture, le cahier des photos souvenir, les familles (plus de 240), les associations, les commerces et les services communautaires.
« La parution de ce livre est la concrétisation d’un rêve qui m’était cher depuis plusieurs années ». Jean-Guy Ostiguy, l’initiateur de ce projet, formule ainsi sa volonté de fournir aux gens de Saint-Rémi un document qui conservera un bout de leur histoire.
La première démarche a été de présenter à l’hôtel de ville les éléments du projet. Une acceptation de principe fut alors obtenue. Ensuite, il a fallu trouver des collaborateurs. Une annonce a été passée dans le journal local demandant aux personnes intéressées de préciser leur force et le rôle qu'ils pourraient jouer dans cette équipe. Vingt-quatre personnes ont répondu à ce premier appel. Certaines se retireront et d’autres s’ajouteront dans les semaines suivantes.
En juin 2003, un comité sera formé. Il aura pour tâche de définir une façon de travailler, de déterminer le rôle de chacun des membres, de préciser le type de document à produire ainsi que d'organiser la recherche des informations sur les volets historiques à toucher. De plus, une équipe verra à solliciter les familles et les commerces en vue de l'écriture et de l’illustration (photos) de leur histoire ainsi qu'à récupérer le coût de leurs pages achetées dans le livre.
Faisant suite à une demande du comité, la ville accordera une subvention de 3000 $ et prêtera une salle de réunion pour les différentes rencontres.
À partir de ce moment commencera un long travail de la part de chacun : écriture des parties historiques, recherches, documentations, sollicitations auprès des familles et commerces, récupération de photos anciennes et traitement informatisé de ces photos. Des collaborateurs s’ajouteront pour saisir les textes, les reformuler parfois et assurer les corrections nécessaires.
Finalement débutera le long travail de montage et de mise en page. Il faudra déterminer les chapitres, l’organisation de l’information, faire une dernière révision et correction des textes. Enfin, une vérification et une validation de la version finale auprès des familles et commerces concernés seront effectuées. Tout sera fait à Saint-Rémi sauf l’infographie, la production des films et la reliure qui seront confiées à l’extérieur.
Que de travail accompli! Plus de 340 familles et commerces ont été rejoints. Des rencontres ont eu lieu à l'occasion avec les familles pour élaborer et structurer les textes. La quantité de travail fut éreintante mais l’équipe a tenu bon.
En mai 2006, 450 volumes ont été produits pour ce tirage. Les quelques volumes qui n’étaient pas déjà vendus se sont envolés la journée même.
Le comité du livre historique de Saint-Rémi

Carmen Riendeau, Yves Yelle, Thérèse Éva Boyer, Jean-Guy Ostiguy, Diane Moreau Soucy, Maurice Létourneau.
Deuxième rangée :
Maurice Monière, Diane Gaumond Caron, Michel Lacaille, Gilles Daoust, Jean-Louis St-Marseille, Gaétan Prud’homme, Jacinthe Trudel
(Photo Louise Raymond)
- Au jour le jour, janvier 2007
Code d’éthique de la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine
1.Énoncé
La Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine (SHLM) est membre de la Fédération des sociétés d’histoire du Québec (FSHQ) et de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) et souscrit pleinement aux codes d’éthique ou de déontologie de ces deux organismes.
2. Nos engagements et nos attentes
2.1
Les membres de la SHLM ont le devoir et l’obligation d’être en tout temps poli et courtois avec leurs collègues, avec les employés, avec les visiteurs, avec les usagers et les intervenants. Chacun favorise par son comportement un climat de travail harmonieux.
2.2
Les agressions verbales ou physiques, la médisance, la calomnie et toute forme de harcèlement ou de violence, sont proscrits.
Lors des assemblées générales, le membre s’exprimera avec mesure et pondération. Il fera preuve en tout temps de retenue et d’honnêteté dans ses propos.
3. Collaboration et entraide (membres bénévoles et employés)
3.1
Le membre bénévole de la SHLM collabore avec ses pairs, avec les employés et avec les membres du conseil d’administration.
3.2
Compte tenu de ses intérêts manifestés, le membre bénévole de la SHLM oriente ses travaux et ses recherches en fonction du mandat défini au préalable par le conseil d’administration. Il dépose ensuite le fruit de ses travaux auprès du conseil d’administration, puis les publie afin de partager ses connaissances avec ses collègues et le grand public.
3.3
Un membre bénévole qui est responsable d’un comité ou d’un dossier particulier au sein de la SHLM devra, au moment de quitter son poste temporairement ou de façon permanente, remettre à la SHLM tout dossier, document, fichier, clé, mot de passe ou instrument appartenant à la SHLM. Le membre bénévole remettra également une copie des travaux effectués en cours de mandat. À défaut d’une entente préalable, tout travail ou recherche effectué dans le cadre d’un mandat de la SHLM ne peut être utilisé qu’au seul bénéfice de la SHLM.
- Au jour le jour, janvier 2007
Généalogie des Français d’Amérique du Nord
Denis Beauregard a mis sur le marché récemment sa banque de données sur CD qu’il a intitulée « La Généalogie des Français d’Amérique du Nord ». La banque est déjà disponible sur un des ordinateurs du centre de documentation de votre Société.
Comme l’écrit l’auteur lui-même : « Pour la première fois, toutes les familles pionnières des anciennes colonies françaises du continent nord-américain sont réunies dans une base de données unique ». La base en effet contient plus de 57 000 fiches de familles, normalement avec tous les enfants mariés jusqu’en 1765. Dans certains cas, s’ajouteront des origines européennes ou autochtones, voire même des ascendances médiévales. On y trouvera donc tous les couples du début de la colonie dont l’acte ou le contrat de mariage est connu. Les familles cependant n’ont pas été entièrement reconstituées.
La banque a ceci de particulier qu’elle couvre non seulement le Québec mais de plus l’Acadie, l’Ontario, les Forts de l’Ouest, Terre-Neuve (Plaisance) et la Louisiane.
L’auteur affirme avoir consulté environ 350 sources qu’il cite expressément, même avec le numéro de page dans le cas des revues. La somme de travail est considérable. Un extrait de cette banque peut être consulté sur le site Web très fréquenté que l’auteur gère lui-même : www. francogene.com.
La banque de données ne dispose pas d’un moteur spécifique de recherche mais utilise le navigateur de l’usager comme interface. Si je prends en exemple le cas de Nicolas Joly, l’aubergiste de Laprairie marié vers 1723, voici comment je dois procéder.
Je clique sur l’index principal que je fais défiler pour me rendre à la zone des « J » représentée ci-dessous :

Je clique ensuite sur la ligne « Jolin m Boileau » ci- haut pour obtenir tous les mariages de Jolin à Joseph que je fais défiler jusqu'à la région qui suit :

Je clique enfin sur la ligne « Joly Nicolas… » ci-haut pour voir apparaître ceci :

J’aurais préféré un index un peu plus convivial. Seuls les 3 enfants mariés du couple apparaissent et c’est normal car les 4 autres ne se sont pas mariés. De là, la navigation devient plus rapide car je peux remonter les générations par un simple clic sur le nom du père (Nicolas Joly) ou les descendre en cliquant sur le nom de l’enfant si c’est un fils, ou de son époux si c’est une fille. Dans l’exemple, j’ai pu remonter de 2 générations jusqu’en France et descendre de 2 générations, par la fille Marie, la limite étant 1765, la période couverte par cette version. L’auteur indique sans les préciser qu’il possède de plus les mariages des descendants de ce couple sur 8 générations.
Enfin sont aussi disponibles un index des parents d’immigrants par région et un index des étrangers, aussi par région.
La banque est constamment mise à jour et toujours en développement; d’autres versions suivront. Elle constitue une première dans ce genre et l’auteur a le mérite d’avoir accompli une tâche immense et d’offrir le fruit de son travail à un prix vraiment modique.
- Au jour le jour, décembre 2006
Nouvelles de la SHLM
Une bien belle soirée
Le 11 novembre dernier soixante-quinze membres et amis de la SHLM se réunissaient au Club de golf de La Prairie pour notre souper annuel. Étaient du nombre les députés Marcel Lussier et Jean Dubuc, Madame Lucie Roussel mairesse ainsi que plusieurs des conseillers municipaux. C’est dans une ambiance détendue que l’on rendit un hommage bien mérité à M. Guy Dupré ex-maire de La Prairie. C’est grâce à l’appui inconditionnel de M. Dupré, alors qu’il était maire, que la SHLM reçoit à chaque année une aide financière substantielle de la part de la municipalité. D’ailleurs lorsqu’il a pris la parole M. Dupré a insisté pour rappeler au conseil de ville actuel que cette aide devrait non seulement être maintenue mais également majorée.
Toujours plein de générosité M. Dupré a récidivé en remettant à la SHLM un chèque de 2 500$ de la part de la Fondation Guy Dupré. Un cadeau inespéré mais combien bienvenu de la part d’un si grand ami de la Société d’histoire. Dans son allocution Madame Roussel avait auparavant rassuré les convives en rappelant combien le Vieux La Prairie et les travaux de la SHLM sont importants pour le conseil de ville actuel. L’avenir s’annonce rempli de belles promesses.
Par la suite M. Laurent Houde et sa cousine Mme Claire Desrosiers vinrent expliquer les démarches accomplies pour retrouver et regrouper l’ensemble de l’œuvre de l’écrivain Emmanuel Desrosiers originaire de La Prairie. Cette compilation est maintenant disponible à travers cinq cahiers dont un exemplaire a été remis à la SHLM. Un ajout précieux à notre bibliothèque qui contribuera à mieux faire connaître cet auteur de la première moitié du vingtième siècle.
Une si belle soirée ne pouvait s’achever que sur la ferme intention de répéter l’expérience l’an prochain.

Madeleine Matou
Une bien triste histoire que celle de Madeleine Matou, une histoire brillamment racontée par son auteur et conférencier M. Marcel Myre le 21 novembre dernier. Entre Québec, Montréal, Boucherville et la Côte Saint-Paul la jeune Madeleine vivra de grandes misères. Son premier mariage avec Jean Hautdecoeur se terminera abruptement dans la honte puisque ce dernier, accablé de dettes, finira sur l’échafaud après s’être reconnu coupable du meurtre d’un marchand de Montréal. Sa seconde union avec René Deniau n’est pas plus heureuse; Deniau se montre incapable de subvenir aux besoins de sa famille : quatre enfants Hautdecoeur et trois petits Deniau. Madeleine meurt prématurément en 1699 à l’âge de 34 ans en accouchant d’un enfant mort-né. M. Myre a dû mettre à profit ses talents de paléographe, historien et généalogiste pour mener à terme cette recherche. Il en résulte un livre passionnant publié chez Septentrion et disponible dans notre bibliothèque. P.S. Cette lecture m’a permis de découvrir que je comptais au nombre de mes ancêtres maternels Isabelle Doucinet, l’unique sœur de Marguerite Doucinet la mère de Madeleine Matou.

Une nouvelle figure
Nos membres seront heureux d’apprendre que le c.a. de la SHLM a procédé à l’embauche d’une nouvelle secrétaire-coordonnatrice en la personne de Mme Édith Gagnon. Madame Gagnon, qui possède une vaste expérience dans le domaine des archives ainsi qu’en comptabilité, est en poste les mardis, mercredis et jeudis de 9 h 00 à 17 h 00 depuis le 14 novembre dernier. Rappelons-nous que la secrétaire-coordonnatrice assure le lien entre le conseil d’administration et les membres et qu’il est impérieux que tous leur accordent une saine collaboration afin non seulement de rendre son séjour des plus agréable au sein de notre équipe, mais aussi et surtout pour s’assurer de la bonne marche de notre organisme.

Nouveaux membres
La SHLM souhaite la bienvenue à ses nouveaux membres :
Marie-Josée Huard 224
Lise Beauvais 226
Gaétan Grandmaison 227
Michelle Ouellet 228
- Au jour le jour, décembre 2006
Conférence : Cacouna, destination incontournable au 19e siècle
Prochaine conférence
Cacouna, destination incontournable au 19e siècle
par Marielle Bérubé
Le mardi, 16 janvier 2007 à 19 h 30
- Au jour le jour, décembre 2006
Mot du président
Bonjour chers membres.
Nous voilà déjà rendus à quelques jours de la période des Fêtes et je profite de l'occasion pour vous souhaiter au nom de votre conseil d'administration et en mon nom personnel de très JOYEUSES FÊTES et une BONNE et HEUREUSE ANNÉE 2007. La S.H.L.M. a été très active au cours de cette année et ce grâce à l'implication de tous ses bénévoles qui ont œuvré à la bonne marche de la Société. Je tiens à vous en remercier tous et chacun personnellement. Je tiens à souhaiter la bienvenue à Madame Édith Gagnon secrétaire-coordonnatrice qui depuis quelques semaines déjà, s'est jointe à l'équipe de la S.H.L.M.
Pour ceux et celles qui n'ont pas eu la chance de se joindre à nous lors du souper annuel, la S.H.L.M. a rendu un vibrant hommage à M. Guy Dupré pour son implication remarquable depuis plusieurs années au sein de notre société.
JOYEUSES FÊTES
René Jolicoeur, président
- Au jour le jour, décembre 2006
L’avenir du Vieux La Prairie
Par Laurent Blais, conseiller – district du Vieux La Prairie
Voici l’essentiel d’une allocution présentée devant les membres de l’APMAQ lors de leur congrès annuel tenu à La Prairie en octobre dernier.
Aussi, la ville de La Prairie est très active présentement dans l’embellissement de ce joyau du patrimoine québécois. À l’automne deux mille quatre, elle recevait l’annonce officielle d’une aide financière du ministère des Ressources naturelles et de la Faune pour l’enfouissement des réseaux câblés. Le début de ces travaux est prévu dès le printemps 2007.
On peut facilement s’imaginer à quel point ces travaux vont changer l’image du Vieux La Prairie. Les rues concernées sont comprises entre le chemin de Saint-Jean et la rue St-Henri et entre la rue St-Laurent et la rue St-Ignace. Après l’enfouissement des fils, lors du resurfaçage des rues, nous profiterons de cette occasion pour faire revivre certains traits de la vie de nos prédécesseurs, comme par exemple marquer au sol le tracé de l’ancienne palissade soit en ajoutant au bitume des pierres de pavé uni ou autrement.
Un autre projet qui nous tient particulièrement à cœur, est le développement de l’ancien site de Rose & Laflamme. Cette ancienne usine de produits alimentaires a été acquise par la ville puis démolie pour faire place à un nouveau projet. Ce site, d’une superficie de 13 947 mètres carrés, est au centre d’un secteur à prédominance résidentielle. Il va sans dire que nous voulons respecter le caractère architectural qui prédomine dans ce secteur. Tout comme pour l’enfouissement des fils, nous ferons revivre certains éléments qui ont marqué notre histoire. Par exemple, rappelons que la voie ferrée traversait le site en son centre et que ce chemin de fer était le premier au Canada. Nous marquerons également l’endroit précis du ruisseau Girouard et nous allons prolonger la rue St-Louis jusqu’à la rue St-Ignace comme elle était auparavant. En résumé, l’étude du site nous permet de bien saisir le sens de ce lieu en regard de son historicité. Notre but est de relever le défi de la variété du bâti tout en veillant à l’harmonie de l’ensemble. Rappeler également le passé et l’histoire du lieu par des aménagements adéquats et de qualité.
Le prochain projet qui se veut un projet d’ensemble est complémentaire aux deux précédents, il concerne l’aménagement de la ruelle de la Capitale (qui pourrait éventuellement changer de nom), du parc Raffeix et du sentier du Vieux Fort. Trois sites qui forgent le caractère spécifique du paysage villageois. En ce qui concerne la ruelle de la Capitale, elle se veut la porte d’entrée du Vieux La Prairie même si elle est légèrement excentrique par rapport aux deux autres sites qui sont vraiment au cœur du Vieux. La ruelle de la Capitale offre un intérêt particulier à cause d’un jardin privé où se tiennent certains événements extérieurs à caractère culturel. Notre souhait est de conserver à cet axe son ambiance champêtre en ajoutant un caractère paysagé riche et en limitant au maximum la fonctionnalité véhiculaire par un concept de portique aux entrées par l’implantation de bacs de plantation. Le chemin comme tel serait composé de deux bordures de pavé préfabriqué et de béton bitumineux au centre.
Quant au parc Raffeix juste derrière l’église, il se situe exactement dans l’axe du sentier du Vieux Fort et du site de Rose & Laflamme et pourrait être relié par un sentier piétonnier et un éclairage adéquat. L’ajout d’une gloriette au centre du parc agirait comme point de repère pour la tenue d’événements à caractère culturel. Et enfin pour maximiser sa fréquentation, on ajouterait du mobilier urbain et possiblement un étang afin d’augmenter l’intérêt du site.
Le sentier du Vieux Fort complète cet itinéraire et crée un lien entre le parc Raffeix et le site de Rose & Laflamme. Deux alternatives s’offrent à nous présentement : soit lui conserver l’ambiance d’un jardin ou lui donner une l’ambiance plus urbaine d’une place. La première alternative propose la conservation du caractère paysagé et végétal tel qu’il est présentement tout en bonifiant les sentiers, les composantes d’éclairage et le mobilier. Tandis que la deuxième alternative prévoit la création d’une place linéaire matérialisée par une surface dure au sol qui pourrait être du pavé uni. Dans les deux cas une fontaine pourrait être ajoutée pour créer un point d’intérêt qui exploite la composante de l’eau en référence au milieu.
Pour conclure sur ces cinq projets, on remarque que le Conseil de ville attache beaucoup d’importance à l’histoire et veut en préserver l’authenticité pour en faire connaître la richesse afin d’accroître le tourisme dans notre ville. C’est le but recherché.
Je voudrais également vous parler de « la Maison à tout l’monde » construite en 1902 et acquise par la ville en 1972. Reconnu bâtiment patrimonial, cet édifice a été retenu comme projet d’intervention prioritaire afin de favoriser le renouveau urbain. Encore là, le Conseil de ville projette d’en faire une maison de la culture ce qui augmenterait l’intérêt des citoyens pour le Vieux La Prairie. Le projet est présentement à l’étude.
Un dernier point que je voudrais souligner : Depuis plusieurs années à la suite d’entente intervenue entre la Société d’habitation du Québec, le ministère de la Culture et des Communications et la ville, les propriétaires des résidences situées dans l’arrondissement historique, ont bénéficié de la possibilité d’obtenir une subvention afin de restaurer leur résidence. Nous sommes en mesure de constater aujourd’hui que plusieurs bâtiments ont retrouvé leur charme d’antan. Et ce n’est pas terminé!
Et sans oublier les plaques de bronze qui sont apposées sur les maisons avec la collaboration des propriétaires et qui nous rappellent leur histoire.
Comme vous pouvez le constater, la ville met beaucoup d’effort pour donner à son arrondissement historique son caractère particulier et unique et souhaite le faire connaître le plus possible.
- Au jour le jour, décembre 2006
Les Noëls d’antan
Je me souviens lorsque j’étais enfant, le temps des fêtes commençait en début décembre. Vers le huit décembre, les grands froids étaient arrivés. Alors, les hommes pouvaient faire boucherie et les femmes cuisiner du boudin, de la saucisse, du ragoût de pattes de cochon et surtout, des tourtières.
Environ une semaine avant la fête, on procédait au montage de l’arbre de Noël. Tous les enfants de la maison fabriquaient des décorations pour parer l’arbre de belles couleurs.
Les parents confectionnaient des cadeaux à partir des moyens mis à leur disposition. Ainsi, mon père, menuisier à ses heures, confectionnait des skis en bois, des berceaux de poupée et des petits chevaux. Ma mère quant à elle tricotait des mitaines, des bas, des foulards et des tuques. Quand elle pouvait récupérer des vieux bas, elle fabriquait des poupées de chiffon pour les plus jeunes.
Enfin, le grand jour de la messe de minuit arrivait. Durant la journée, mon père avait pris soin de placer des briques dans le fond du poêle à bois pour les réchauffer. Il les installait ensuite dans le fond de la carriole afin de garder nos pieds au chaud durant le trajet vers l’église. Nous habitions à deux milles et demi du village. On quittait la maison vers onze heures. Mon père avait attelé la jument et tous les enfants en âge de sortir à cette heure partaient pour la messe de minuit. Ma mère restait à la maison pour chauffer le poêle, préparer le réveillon et surtout, accrocher les bas. Ceux-ci contenaient une pomme, une orange, une poignée de « peanuts » en écaille, un sucre d’orge et une petite liqueur. C’était la seule fois de l’année où des friandises nous étaient offertes.
Arrivés au village, mon père dételait la jument, la mettait au chaud et on se rendait à l’église. À minuit, une personne désignée chantait le Minuit Chrétien et la chorale entonnait les chants de Noël. C’était le bonheur! La première messe était une grande messe et les deux autres, des basses messes. On sortait de l’église vers une heure trente. C’était le retour à la maison et l’excitation régnait dans la carriole. On avait tellement hâte d’arriver pour ouvrir les bas de Noël et les cadeaux, s’il y en avait, comme de raison.
À table, on retrouvait plusieurs personnes pour le réveillon. Ma mère invitait des voisins, des personnes seules à partager avec nous les victuailles du temps des fêtes. Dans ce temps-là, il y avait à tous les soirs des soupers et de la danse chez les grands-parents et les oncles et tantes; on fêtait jusqu’à la fête des Rois…
Que de beaux souvenirs!
Joyeux Noël!
- Au jour le jour, décembre 2006
Emmanuel Desrosiers, écrivain
Présentation : M. Laurent Houde est le neveu d’Emmanuel Desrosiers, il a réalisé à l’été 2006 avec l’aide de sa cousine, Claire Desrosiers-Leroux (la fille d’Emmanuel Desrosiers), un travail destiné à des membres de leurs familles respectives. Ils en ont tiré sept copies plus une destinée à la SHLM. Le texte qui suit est un texte de présentation préparé pour le « Au jour le jour ».
Emmanuel Desrosiers est né, le 5 octobre 1897, à la côte Sainte-Catherine, dans la demeure de ses grands-parents maternels, François Demontigny et Claire Marotte dit Labonté. Il était le deuxième fils d'Arthur Desrosiers et de Pacifique Demontigny.
En 1903, ses parents viennent s'établir sur une terre, en bordure sud de la Commune de La Prairie. Il fait ses études à l'Académie Saint-Joseph de La Prairie et les poursuit à l'École normale Jacques-Cartier, de Montréal. Au terme de ces études il enseigne pour une courte période dans une école rurale de la côte Sainte-Catherine.
Vers 1918, il débute comme apprenti linotypiste à l'imprimerie des Frères de l'Instruction Chrétienne de La Prairie.
En 1924, il entre au journal Le Devoir comme linotypiste. Il y demeure six ans pour ensuite continuer d'exercer son métier dans des imprimeries sises dans l'île de Montréal.
En novembre 1927, il épouse Jeannette Brosseau de La Prairie. Ils auront trois enfants. Pendant qu'il réside à La Prairie, jusqu'à 1928, Emmanuel Desrosiers s'intéresse activement, avec quelques concitoyens, à l'histoire de sa « petite patrie ». Il est particulièrement désireux de faire connaître par l'écrit les accents du terroir local.
Le 24 décembre 1926, La Presse publie Conte de Noël qui serait le premier de ses textes à avoir été édité. Sa carrière d'écrivain est lancée. Ses textes publiés, de 1926 à 1928, dans La Presse et La Patrie, sont des récits et des contes qui mettent en cause des gens, des lieux et des événements reliés à La Prairie.
Ces premières publications le font connaître. S'ensuivent des collaborations attitrées à quelques périodiques. En mars 1927, il entreprend la publication régulière de « Billets hebdomadaires » dans le journal La Parole de Drummondville. En août 1930, son dernier billet sera le 99e à y paraître.
D'octobre 1930 à juin 1932, alors que cette revue, soignée tant dans sa présentation que dans son contenu, cessera de paraître, il aura publié dans Mon Magazine 41 articles de nature variée : récits, contes, nouvelles et reportages sur les arts, le tourisme et des personnages de marque.
Alors qu'il collabore régulièrement au journal La Parole Emmanuel Desrosiers entreprend la rédaction d'un premier roman. La fin de la terre paraît en 1931. C'est une œuvre d'anticipation qui raconte la série des cataclysmes destructeurs de l'habitat humain et les moyens entrepris par les hommes pour tenter d'échapper à cette situation catastrophique. À l'époque, ce roman s'avère une nouveauté dans la production littéraire québécoise.
L'auteur écrira une suite à ce premier roman qu'il intitule provisoirement : « Rien que des hommes », où il décrit l'installation sur la planète Mars de millions d'hommes qui avaient quitté la Terre en voie de se détruire. Le roman dont l'ébauche a été conservée n'a pas été publié.
De 1935 à 1942, il fait partie de l'équipe rédactionnelle de la revue Le Pharmacien. Il y fait paraître une quarantaine de textes, surtout de petites histoires.
Lors de la seconde guerre mondiale, en 1941 et 1942, il fournit une cinquantaine de nouvelles au Service fédéral de l'information en temps de guerre. Le Service distribue ces textes à divers journaux et revues. Trente-deux ont été publiés.
Au cours de l'année 1941, huit courts romans policiers, écrits pour l'éditeur J. E. L'Archevêque, sont publiés par ce dernier.
Après 1942 on ne lui connaît pas d'autres écrits publiés. Il décède des suites d'un accident vasculaire cérébral, le 28 janvier 1945. Il avait 47 ans.
Emmanuel Desrosiers avait conservé dans ses archives personnelles une bonne part des écrits qu'il avait publiés ainsi que plusieurs ébauches de textes non publiés. Ces archives sont actuellement conservées par sa fille, Claire Desrosiers-Leroux et une partie, photocopiée, se retrouve dans la collection d'archives de la SHLM.
Claire Desrosiers-Leroux et moi-même avons entrepris de regrouper dans des recueils la plupart des textes publiés ou les ébauches destinées à l'être. Cette tâche a été complétée et ces recueils auront été remis à la SHLM au moment où vous lirez cet article dans Au jour le jour. En voici les titres :
Romans et écrits divers.
Billets parus dans La Parole de Drummondville de mars 1927 à août 1930.
Écrits parus dans Mon Magazine d'octobre 1930 à juin 1932.
Écrits parus dans Le Pharmacien.
Contes et nouvelles de guerre.
- Au jour le jour, novembre 2006
À propos du bulletin
Éditeur :
Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine
Dépôt légal 2002
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada
ISSN 1499-7312
Collaborateurs :
Coordination : Jean-Pierre Yelle
Rédaction : Gaétan Bourdages; Albert LeBeau
Révision : Jean-Pierre Yelle
Infographie : SHLM
Impression : Imprimerie Moderne La Prairie inc.
Siège social :
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