- Au jour le jour, septembre 2011
Calendrier des conférences saison 2011-2012
18 octobre 2011

Marcel Lussier
Pierre Lemoyne d’Iberville
Le conférencier fera rapport de ses plus récentes recherches dans les Archives de La Havane de Cuba, ville où est mort notre héros national : ‘Pierre le Moyne d’Iberville’ Sa sépulture est inscrite dans les registres de la cathédrale de La Havane, le même jour que celle du gouverneur et capitaine général de l’île de Cuba : ‘Don Pedro Alvarez de Villarin’, tous deux morts mystérieusement le même jour. Est-ce un complot britannique d’empoisonnement ou suite à une épidémie de fièvre jaune ? Pourquoi d’Iberville est-il à Cuba en l’année 1706 et qui est ce second personnage mort à La Havane en 1710 sous le nom de Moin de Berbila ?
15 novembre 2011

Michel Barbeau
Morts accidentelles et violentes sous le régime français
En Nouvelle-France, les causes de décès furent multiples. À part les épidémies et les autres maladies non épidémiques, les habitants furent victimes de morts accidentelles et violentes. Plus de 2 000 colons périrent de manières accidentelles ou violentes. Dans cette conférence, nous allons aborder ces différentes causes de décès : noyade, naufrage, guerre, incendie, accidents de toute nature, duel, meurtre et exécution.
17 janvier 2012

Louise Chevrier
Marguerite, première partie des chroniques de Chambly
Les chroniques de Chambly se veulent une vaste fresque de la bourgeoisie canadienne-française à l’époque du Bas-Canada. Qui étaient ces gens qui vivaient à Chambly autrefois, familles nobles et bourgeoises, médecins, notaires, marchands, curés, riches habitants et autres notables ? Comment vivaient-ils ? Quel genre d’instruction ces notables ont-ils reçu ? Sont-ils cultivés ? À quoi occupent-ils leurs loisirs ? Pour répondre à toutes ces questions, Louise Chevrier a épluché les sources premières de l’histoire : registres de paroisse, archives notariales, journaux et autres documents
21 février 2012

Michel Prévost
Jos Montferrand, roi des forêts de l’Outaouais ou pilier de tavernes ?
Homme robuste, mesurant près de deux mètres, Montferrand sera tour à tour bûcheron, contremaître, draveur, cageux et véritable modèle de fierté pour les francophones. Malheureusement, il a parfois mauvaise réputation et certains le considèrent comme un pilier de tavernes. Venez démystifier Montferrand et découvrir les différentes facettes de ce personnage fascinant de notre histoire.
17 avril 2012

André Raizenne-Quesnel
L’affaire Raizenne
Cette conférence présentera un vidéo d’environ 50 minutes qui relate l’histoire des 150 massacres commis par les canadiens-français dans les années 1700 en Nouvelle-Angleterre, spécialement celui de Deerfield au Massachusetts. On couvrira la prise de captifs par les Amérindiens, leur longue marche vers le Canada, leur captivité, leur changement de culture et de religion, à Montréal et à Oka et leurs descendants jusqu’à nos jours.
15 mai 2012

Michel Létourneau
Châteauguay et sa rivière
Lorsque le marchand de fourrures Charles Le Moyne prit possession de la seigneurie en 1673, son objectif était d’établir un comptoir de traite fortifié sur l’île St-Bernard et de profiter de la rivière de Châteauguay, utilisée par les Amérindiens depuis des millénaires. Des colons s’établirent ensuite dans la région, puis la rivière de Châteauguay deviendra jusqu’à la Conquête une véritable « autoroute » de transport du bois coupé. L’avènement du chemin de fer et des bateaux à vapeur permettra aux vacanciers de Montréal de découvrir la rivière et ses attraits récréatifs
- Au jour le jour, septembre 2011
C’est l’heure de la rentrée
Hélas l’été s’étire mais s’achève tout de même et il faut déjà songer à reprendre le boulot. Pour la rentrée nous proposons à nos membres deux activités marquantes : d’abord la conférence du 20 septembre à l’église de la Nativité et le souper bénéfice du 15 octobre avec une formule complètement repensée. Vous trouverez les détails de ces deux activités à la page 4 de ce bulletin.
Certes la conférence et le souper bénéfice sont d’abord destinés à nos membres, mais il est clair que vos parents et amis sont les bienvenus.
Le poste vacant au sein de notre C.A. est maintenant comblé suite à la nomination de Mme Linda Belleau cma-mba qui agira à titre de trésorière. Nous souhaitons la plus cordiale bienvenue à Mme Belleau.
Le C.A. de la SHLM a également nommé Mme Elizabeth Dorman à titre de responsable de la vente de livres usagés pour la saison 2011-2012. Cela signifie que vous pourrez sous peu faire don de vos livres encore en bon état et que toute personne intéressée à se joindre au groupe de travail sera reçue avec joie. La boîte pour recevoir vos livres est déjà en place à la bibliothèque municipale, vous pouvez également les déposer au local de la SHLM les mardis, mercredis et jeudis.
- Au jour le jour, juin 2011
À propos du bulletin
Éditeur
Société d’histoire de
La Prairie-de-la-Magdeleine
Dépôt légal 2002
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada
ISSN 1499-7312
COLLABORATEURS :
Coordination
Gaétan Bourdages
Rédaction
Gaétan Bourdages
Marie-Hélène Bourdeau
Jean L’Heureux
Stéphane Tremblay
Révision
Robert Mailhot
Design graphique
François-B. Tremblay
www.bonmelon.com
Impression
SHLM
Siège social
249, rue Sainte-Marie
La Prairie (Québec), J5R 1G1
Téléphone
450-659-1393
Courriel
Site Web
www.laprairie-shlm.com
Les auteurs assument l’entière responsabilité de leurs articles.

Desjardins Caisse La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour.
- Au jour le jour, juin 2011
Nouvelles SHLM
Vente de livres usagés

Mise en place par un noyau de fidèles bénévoles, notre vente annuelle de livres usagés, d’une durée de trois jours, a connu cette année encore, un énorme succès. Les fonds recueillis serviront à la réalisation de divers projets au sein de notre organisme. Merci à tous les acheteurs de livres ainsi qu’à l’équipe du tonnerre qui a oeuvré durant des mois afin d’assurer le succès de cette activité. Nous vous disons, à l’an prochain !
Bénévolat étudiant
Durant le mois d’avril, deux étudiants de l’école de La Magdeleine ont donné chacun douze heures de bénévolat à la SHLM dans le cadre de leur projet personnel d’implication communautaire. Ils ont travaillé à indexer quatorze périodiques dans le logiciel Bibliotek. Grâce à leur travail, le contenu en histoire et en généalogie de ces périodiques, tout comme pour les livres, sera accessible via une recherche dans le logiciel Bibliotek. Durant l’été, nos guides étudiants termineront le travail.
Guides étudiants

Grâce à une subvention d’Emploi été Canada la SHLM profitera des services de trois guides étudiants au cours de l’été qui vient. Ce sont Stéphanie Guérin, Marie-Pier Davies et Charles-Éric Saint-Louis Dupuis. Nous leur souhaitons un bien bel été.
Nouveaux membres
La SHLM est fière de souhaiter la bienvenue à ses nouveaux membres :
444 René Demers
445 Alain Poupart
448 Yves L’Heureux
450 Colette Surprenant
451 Ginette L’Écuyer-Plante
452 Michel Plante
453 Juliette Montreuil
454 Ann Johnson Anderson
455 Alexandre Saint-Onge Perron
- Au jour le jour, juin 2011
Bouillon de nouvelles
Une maison menacée ?

La maison et la terre sises au 2825, chemin de Saint- Jean ont récemment été vendues. La demeure de briques moulées en panneresse aurait été construite vers 1850. On notera sur la photo ci-jointe le toit à larmiers recouvert de tuiles métalliques imbriquées et les briques posées en soldats sur les linteaux. L’acheteur, qui est un promoteur immobilier, devant se soumettre aux nouveaux règlements concernant les installations sanitaires, pourrait éventuellement être tenté de démolir la demeure puisqu’il n’a pas l’intention de l’habiter. Voilà un dossier à suivre de près.
Le club nautique de La Prairie
M. Marcel Moussette, archéologue, nous a transmis ce petit texte qui lui a été envoyé par son ami l’historien Jean Provencher.
« Le bal masqué de samedi soir au club nautique de Laprairie a été couronné d’un succès sans précédent. Une foule d’étrangers, parés des costumes les plus sélects et de meilleur goût, y ont pris part. C’était merveille de voir tous ces jolis couples se dessiner à travers les parures éclatantes de la salle du club. L’orchestre Ratto avait été chargé de la partie musicale. Il a servi les danseurs à souhait, et charmé les oreilles des nombreux spectateurs. À minuit, eut lieu le grand Cake Walk, puis les masques tombèrent à la grande hilarité des assistants qui ne s’étaient pas reconnus sous leur déguisement. Bref, la soirée a été des plus charmantes, ce qui fait honneur aux organisateurs de cette jolie fête. Le club nautique de Laprairie, fondé en 1875, est le plus ancien club de ce genre dans les alentours de Montréal et a fait beaucoup de bien au village de Laprairie. »
La Patrie, 25 juillet 1898
Autour de 1900, un peu avant, un peu après, le Cake Walk était très à la mode à Montréal et à Québec.
Sacrés pigeons !

Au cours du printemps, une firme spécialisée a dû intervenir dans le lanterneau le plus élevé du clocher de l’église de la Nativité afin de refaire le grillage qui empêche les pigeons de s’y installer. Le clocher renferme depuis plusieurs années des antennes servant à la transmission des appels par téléphones portables ; on aura facilement compris que, dans le clocher, les fientes et les télécommunications ne font pas bon ménage.
La qualité de l’eau… au club nautique
Le texte suivant, tiré du procès-verbal de la réunion du conseil municipal de La Prairie du 8 juin 1896, nous permet de soupçonner que si la fête menait bon train au club nautique, on ne s’y baignait pas dans une eau très propre. Autre temps, autres préoccupations !
« Joseph A. Beaudry inspecteur du conseil d’hygiène de la Province de Québec déclare que l’aqueduc qui fournit l’eau à la population du village est dans de très mauvaises conditions sanitaires. Le conseil considère que ce rapport est exagéré mais décide d’y voir. M. le Dr Brisson suggère qu’il serait très opportun d’avoir un dépotoir pour déposer tous les vidanges et saletés et propose secondé par M. Bourassa il est résolu unanimement que ce dépotoire soit situé et établi à l’extrémité sud ouest de la rue (?). Il est aussi question de faire creuser une espèce de fossé sur l’ancien quai de l’Aigle (ce quai était situé vis-à-vis l’actuelle rue Saint-Henri, donc en amont du club nautique) afin que les égouts qui se déchargent en haut de ce quai puissent être emportés plus facilement. » […]
Bonne baignade !
- Au jour le jour, juin 2011
La SHLM au congrès sur l’Amérique française
Du 20 au 22 mai dernier avait lieu à Montréal le premier congrès sur l’Amérique française organisé conjointement par la Fédération Histoire Québec, la Fédération québécoise des Sociétés de généalogie et la Société franco-ontarienne d’histoire et de généalogie.
Pendant trois jours, ce congrès a su offrir une foule d’activités autour du thème de l’histoire de la francophonie en Amérique. Sept membres de la SHLM y représentaient notre organisme à divers titres. Outre la participation aux assemblées générales respectives des deux fédérations québécoises, de nombreuses conférences et activités étaient proposées aux congressistes. Voici, en quelques lignes, le résumé de trois d’entre elles :
« Évangéline, héroïne québécoise », conférence de M. Joseph-Yvon Thériault, professeur de sociologie à l’université du Québec à Montréal.
Par Marie-Hélène Bourdeau
Lors de cette conférence, M. Thériault expliqua comment trois groupes culturels différents se sont appropriés ce poème de quatre-vingt pages écrit en 1847 par Henry Wadsworth Longfellow. Le poème original racontait l’histoire d’Évangéline et de Gabriel, séparés lors de la déportation des Acadiens. Par la suite, Évangéline va voyager à travers les États-Unis, à la recherche de son amoureux, pour finalement s’établir à Philadelphie. C’est là qu’elle retrouvera Gabriel qui mourra dans ses bras. Évangéline décèdera au même endroit quelques années plus tard. Les Américains furent les premiers à s’approprier le poème et les personnages et firent d’Évangéline un des poèmes les plus vendus de tous les temps. Par la suite, les Acadiens réclamèrent cette histoire comme étant la leur. Dans la version acadienne, Évangéline et Gabriel se retrouvent et meurent en Acadie. Finalement, les Cajuns de Louisiane se sont aussi identifiés aux héros de cette histoire. Un auteur a repris l’histoire en se basant sur un couple ayant réellement existé, renommant les personnages et terminant leur histoire tragique en Louisiane.
« Les Canadiens-français et la guerre de Sécession » conférence de M. Jean Lamarre, professeur titulaire au département d’histoire de l’université de Kingston (Ontario).
Par Jean L’Heureux
J’ai eu l’occasion de participer à un fascinant atelier portant sur un sujet méconnu du public : la participation des Canadiens-français à la Guerre de Sécession entre 1860 et 1865. Ces derniers ont représenté environ 1,3 % des effectifs de l’armée du Nord (Union) soit 15 000 soldats. La motivation des Canadiens-français qui s’enrôlaient dans l’armée de l’Union était essentiellement d’ordre économique : le Nord avait besoin de soldats et la solde était bonne. Nos compatriotes ont cependant acquis une réputation peu enviable : celle d’avoir obtenu le plus haut taux de désertion, surtout vers la fin de la guerre alors que les combats étaient des plus meurtriers. Ces désertions en grand nombre peuvent s’expliquer par le fait que les Canadiens-français se battaient pour défendre une cause qui n’était pas la leur.
Excursion à la maison Saint-Gabriel
Par Stéphane Tremblay
Le dimanche 22 mai, après la messe à la basilique Notre-Dame, je me suis rendu avec une vingtaine d’autres congressistes à la ferme Saint-Gabriel pour notre excursion de l’après-midi. Située en plein coeur du quartier Pointe-Saint-Charles, la maison Saint-Gabriel est tout ce qui reste de l’immense domaine agricole qui s’étendait jadis du pont Champlain au pont Victoria et qui avait été, en 1688, concédé à Marguerite Bourgeoys et aux soeurs de la Congrégation de Notre-Dame par le sieur de Maisonneuve. Arrivée à Ville-Marie avec la Grande Recrue de 1653, Marguerite Bourgeoys voulait enseigner aux petites Amérindiennes et aux enfants des colons. Après avoir fait l’école dans une étable de la rue Saint-Paul, Marguerite Bourgeois se fit concéder la terre de François Leber, qui ira s’établir à La Prairie par la suite, et sa maison de ferme qui, en plus d’accueillir les soeurs de la Congrégation de Notre- Dame, servira aussi à loger les Filles du Roy entre 1668 et 1673. La maison Saint-Gabriel est devenue un musée en 1966 et sa mission est de décrire les conditions de vie des colons en Nouvelle- France à la fin du 17e siècle. Une visite à ne pas manquer pour tous les amateurs d’histoire.
- Au jour le jour, juin 2011
Cet été, j’irai au Vieux Marché
Depuis plusieurs mois, les membres du conseil d’administration ont multiplié les efforts afin de vous offrir, ainsi qu’au grand public, des activités estivales qui devraient vous inciter à venir faire un tour dans le Vieux La Prairie. Comme vous pouvez le constater dans les lignes qui suivent, il y en aura pour tous les goûts :
- Dans le cadre des célébrations entourant le 175e anniversaire du premier chemin de fer au Canada, nous vous proposons, en collaboration avec Exporail le Musée ferroviaire canadien, une exposition sur les métiers du rail.
- Le 22 juillet à 19 h 30 au complexe Saint-Laurent, conférence donnée par M. Stéphane Tremblay sur le premier chemin de fer au Canada.
- Venez expérimenter un parcours de géocaching en petit groupe ou en famille.
- Nos guides sont disponibles du mardi au dimanche à 10 h et à 14 h pour des visites guidées du Vieux La Prairie.
- Les vendredis 29 juillet, 5 et 12 août ne manquez pas une des représentations de l’activité théâtrale très courue, Marcher dans l’ombre du passé.
- Août sera le mois de l’archéologie avec L’archéo, j’en mange ! Venez observer des artefacts recueillis lors des nombreuses campagnes de fouilles archéologiques dans le Vieux La Prairie.
- Le 20 septembre à 19 h 30 à l’église de la Nativité, conférence sur les églises de La Prairie afin de souligner le 170e anniversaire de l’église actuelle.
À n’en pas douter, l’été sera beau et chaud dans le Vieux La Prairie.
- Au jour le jour, mai 2011
À propos du bulletin
Éditeur
Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine
Dépôt légal 2002
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada
ISSN 1499-7312
COLLABORATEURS :
Coordination
Gaétan Bourdages
Rédaction
Gaétan Bourdages
Marie-Hélène Bourdeau
Jean-Marc Garant
Solange Lamarche
Stéphane Tremblay
Révision
Robert Mailhot
Design graphique
François-B. Tremblay
Impression
SHLM
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- Au jour le jour, mai 2011
Notre prochaine conférence: L’histoire de l’architecture en Nouvelle-France
À partir des Premières Nations qui peuplaient le territoire et leurs types d’habitations, les auditeurs prendront connaissance des premiers établissements européens, du type de construction employé, de l’adaptation au nouveau pays et des influences qui prévalaient à l’époque.
Il nous présentera une description des différents types d’architecture : l’habitation et les dépendances, l’architecture religieuse et conventuelle de même que celle de l’industrie et des fortifications. On fera aussi mention des premiers artisans et de leur provenance, de France ou d’ailleurs. Nous serons à même de vérifier l’apparition d’un type d’architecture unique en Amérique, la maison québécoise.
- Au jour le jour, mai 2011
Pèlerinage à l’Oratoire
M. Gilles Lussier m’a raconté que, durant la décennie 1940 et peut-être avant, des hommes de La Prairie organisaient à chaque printemps, lors de la fête de Saint-Joseph, un pèlerinage à pied vers l’Oratoire. Bien que nous ignorions l’origine de cette randonnée annuelle ainsi que la date du dernier pèlerinage, la tradition mérite d’être soulignée.
Compte tenu du climat et de la distance, cette marche ne devait pas être de tout repos. Il fallait compter au moins 22 kilomètres, dont 10 km d’ici au pont Victoria, pour se rendre dans ce lieu de culte très fréquenté à l’époque et encore de nos jours. Si l’on considère qu’une troupe peu aguerrie à la marche progresse à environ 4 km/heure, compte tenu de la fatigue et de quelques arrêts, on devait marcher pendant près de sept heures avant d’arriver à destination. Afin d’assister à la première messe du matin, on s’obligeait à quitter La Prairie vers 22 ou 23 heures le 18 mars. Entre La Prairie et Saint-Lambert, quelques individus se joignaient au groupe en cours de route.
Mars étant un mois capricieux marqué par d’importants écarts de température, les conditions de marche n’étaient pas toujours idéales. À titre d’exemple, dans la nuit du 19 mars 1948 la température s’est maintenue autour de – 2º C alors qu’au cours de la journée il a fait 10º C et il est tombé 19,3 mm de pluie.
Malgré la longueur du parcours, il n’était nullement question d’apporter une collation à consommer en cours de route ; les règles en vigueur à l’époque exigeaient que tout communiant soit à jeun depuis minuit.
À destination, après la messe dédiée à Saint-Joseph, épuisé après cette longue nuit, on allait prendre un bon repas avant le retour à La Prairie. Les mieux entraînés revenaient à pied mais ils devaient être rares. Parents et amis ramenaient les autres en voiture.
Cette aventure collective témoigne d’un esprit de ferveur et d’une piété qui, pourtant répandus dans le Québec de l’époque, étaient rarement aussi manifestes chez la gent masculine.