Sélection d'une édition

    À propos du bulletin

    Éditeur

    Société d’histoire de

    La Prairie-de-la-Magdeleine

    Dépôt légal 2002

    Bibliothèque nationale du Québec

    Bibliothèque nationale du Canada

    ISSN 1499-7312

    COLLABORATEURS :

    Coordination

    Gaétan Bourdages

    Rédaction

    Cécile Beaudin

    Jean Beaudin

    Gaétan Bourdages

    Marie-Hélène Bourdeau

    Stéphane Tremblay

    Révision

    Robert Mailhot

    Design graphique

    François-B. Tremblay

    www.bonmelon.com

    Impression

    SHLM

    Siège social

    249, rue Sainte-Marie

    La Prairie (Québec), J5R 1G1

    Téléphone

    450-659-1393

    Courriel

    [email protected]

    Site Web

    www.laprairie-shlm.com

    Les auteurs assument l’entière responsabilité de leurs articles.

    Desjardins Caisse La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour.

    Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Cécile Beaudin Jean Beaudin Gaétan Bourdages Marie-Hélène Bourdeau Stéphane Tremblay Révision Robert Mailhot Design graphique François-B. Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec), J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité de leurs articles. Desjardins Caisse La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour....

    Chronique généalogique

    Je vous présente ce mois-ci deux outils qui devraient vous aider dans vos recherches généalogiques. Le premier est nouveau ; il s’agit de L’Index des revues. En collaboration avec la Société généalogique canadienne-française et la Société de généalogie de Québec, la Fédération québécoise des sociétés de généalogie propose une banque de données qui contient des articles d’intérêt généalogique provenant de plus de 500 revues canadiennes, américaines et européennes et dont les plus anciens remontent à 1940. La recherche peut se faire par auteur, titre, sujet ou nom de la revue. Le résultat de la recherche est une fiche d’article qui vous donne les coordonnées complètes de la revue et l’endroit où la lire. La SHLM possède certains de ces périodiques ; n’hésitez pas à consulter notre catalogue en ligne ou à venir nous rencontrer.

    Le deuxième outil n’est pas nouveau, mais a été complètement amélioré. La base de données Avis de décès de la FQSG vous donne accès à plus de 740 000 fiches provenant de plus de 300 sources. La recherche se fait par nom et prénom, nom des parents, dates de décès ou le titre du journal dans lequel fut publié l’avis de décès. Le résultat est une transcription complète de la notice nécrologique, incluant la photo s’il y a lieu.

    Ces deux outils sont disponibles sur le site de la FQSG (www.federationgenealogie.qc.ca).

    Vous devez être membre d’une société de généalogie affiliée à la FQSG (comme la SHLM) pour y avoir accès. Sur la page d’accueil, cliquez sur le lien « inscrivez-vous ! » et répondez aux questions du formulaire et sans oublier d’indiquer votre numéro de membre de la SHLM. Nous devrons par la suite valider votre inscription et vous faire parvenir votre mot de passe.

    Bonnes recherches !

    Je vous présente ce mois-ci deux outils qui devraient vous aider dans vos recherches généalogiques. Le premier est nouveau ; il s’agit de L’Index des revues. En collaboration avec la Société généalogique canadienne-française et la Société de généalogie de Québec, la Fédération québécoise des sociétés de généalogie propose une banque de données qui contient des articles d’intérêt généalogique provenant de plus de 500 revues canadiennes, américaines et européennes et dont les plus anciens remontent à 1940. La recherche peut se faire par auteur, titre, sujet ou nom de la revue. Le résultat de la recherche est une fiche d’article qui vous donne les coordonnées complètes de la revue et l’endroit où la lire. La SHLM possède certains de ces périodiques ; n’hésitez pas à consulter notre catalogue en ligne ou à venir nous rencontrer. Le deuxième outil n’est pas nouveau, mais a été complètement amélioré. La base de données Avis de décès de la FQSG vous donne accès à plus de 740 000 fiches provenant de plus de 300 sources. La recherche se fait par nom et prénom, nom des parents, dates de décès ou le titre du journal dans lequel fut publié l’avis de décès. Le résultat est une transcription complète de la notice nécrologique, incluant la photo s’il y a lieu. Ces deux outils sont disponibles sur le site de la FQSG (www.federationgenealogie.qc.ca). Vous devez être membre d’une société de généalogie affiliée à la FQSG (comme la SHLM) pour y avoir accès. Sur la page d’accueil, cliquez sur le lien « inscrivez-vous ! » et répondez aux questions du formulaire et sans oublier d’indiquer votre numéro de membre de la SHLM. Nous devrons par la suite valider votre inscription et vous faire parvenir votre mot de passe. Bonnes recherches ! ...

    Notre prochaine conférence: Pierre Lemoyne d’Iberville

    Le conférencier fera rapport de ses plus récentes recherches dans les Archives de La Havane à Cuba, ville où est mort notre héros national : Pierre Lemoyne d’Iberville. Sa sépulture est inscrite dans les registres de la cathédrale de La Havane, le même jour que le gouverneur et capitaine général de l’île de Cuba : Don Pedro Alvarez de Villarin, tous deux morts mystérieusement le même jour. Est-ce un complot britannique d’empoisonnement ou suite à une épidémie de fièvre jaune ? Pourquoi d’Iberville est-il à Cuba en l’année 1706 et qui est ce second personnage mort à La Havane en 1710 sous le nom de Moin de Berbila ?

    Le conférencier fera rapport de ses plus récentes recherches dans les Archives de La Havane à Cuba, ville où est mort notre héros national : Pierre Lemoyne d’Iberville. Sa sépulture est inscrite dans les registres de la cathédrale de La Havane, le même jour que le gouverneur et capitaine général de l’île de Cuba : Don Pedro Alvarez de Villarin, tous deux morts mystérieusement le même jour. Est-ce un complot britannique d’empoisonnement ou suite à une épidémie de fièvre jaune ? Pourquoi d’Iberville est-il à Cuba en l’année 1706 et qui est ce second personnage mort à La Havane en 1710 sous le nom de Moin de Berbila ? ...

    Colloque en généalogie

    Samedi 10 septembre dernier, M. Jean L’Heureux et moi avons participé au colloque intitulé « D’hier à demain : vers de nouvelles origines » qui était organisé par la Société de généalogie de Québec (SGQ) afin de souligner le 50e anniversaire de sa fondation. Ce colloque avait comme objectif de rappeler les premiers pas de la SGQ et l’évolution de la généalogie au Québec face aux sciences connexes que sont l’histoire et la génétique. Les ateliers de cette journée thématique avaient lieu dans les locaux du pavillon Pollack-Desjardins de l’Université Laval.

    Deux sujets ont retenu notre attention lors de ce colloque. Dans la matinée, grâce à la conférence du Dr. Claude Laberge, intitulée « Contribution de la généalogie en génétique humaine », nous avons pu mieux comprendre comment la généalogie et la génétique pouvaient être utilisées ensemble afin de mieux analyser l’évolution de certains phénomènes humains comme les maladies héréditaires. Le Dr Laberge a utilisé quelques exemples tirés du projet CARTaGENE dont il a été le directeur scientifique entre 2000 et 2010. CARTaGENE est maintenant une ressource disponible pour les chercheurs souhaitant mener des études ou des projets de recherche reliés à la santé publique.

    En fin de journée nous avons assisté à la conférence de Mme Hélène Vézina, intitulée « Origines ancestrales et patrimoine génétique des populations du Québec ». Anthropologue et démographe, Mme Vézina est la directrice du projet Balsac dont l’objectif est de réunir tous les actes de mariage de l’histoire du Québec dans un fichier informatique dont la consultation par les chercheurs rendrait possible la reconstitution automatique des itinéraires individuels et familiaux de même que des généalogies ascendantes et descendantes.

    Grâce à l’analyse de ces données, le projet Balsac a pu démystifier quelques mythes souvent véhiculés par les amateurs de généalogie comme : « tous les Canadiens-Français ont des ancêtres amérindiens » et « au Saguenay, tout le monde est consanguin et plusieurs maladies héréditaires y sont fortement représentées ». Dans les deux cas, les rumeurs sont fausses, car elles ont été démenties par les recherches du projet Balsac dont le fichier est maintenant disponible à la communauté scientifique. Ainsi, à peine 1 % des Canadiens-Français ont des ancêtres autochtones et le Saguenay n’a pas un taux de consanguinité plus important que les autres régions du Québec. Les maladies héréditaires sont réparties uniformément dans toutes les régions du Québec ; certaines de ces maladies étant plus présentes à certains endroits.

    La fédération des Sociétés de généalogie a profité du colloque de la SGQ pour tenir son conseil de généalogie le dimanche 11 septembre au pavillon Pollack-Desjardins de l’Université Laval. Les travaux de la journée ont principalement évolué autour de la nouvelle structure du Bureau québécois d’attestation de compétences en généalogie (BQACG) qui a été instaurée le 30 mai 2010. Par cette nouvelle structure, la fédération veut encourager les chercheurs en généalogie du Québec à s’affilier à une Société de généalogie et à faire reconnaître leurs différents degrés de compétences en déposant leurs travaux au comité du BQACG. Les trois niveaux de compétences sont : généalogiste de filiation agréé, généalogiste recherchiste agréé et maître généalogiste agréé. Avec le temps, la fédération espère attribuer plusieurs de ces attestations dans les quatre coins de la province et faire bénéficier toutes les sociétés de généalogie qui pourront ainsi utiliser les compétences reconnues de leurs membres afin de former la nouvelle génération de chercheurs en généalogie.

    La SHLM tient à souligner que Mme Marie-Hélène Bourdeau, coordonnatrice à la SHLM, a présenté sa candidature au BQACG le 30 septembre dernier afin d’obtenir le premier niveau de compétence. L’auteur du présent article présentera sa candidature au même niveau de compétence en avril 2012. La reconnaissance de ces différents niveaux de maîtrise en généalogie est accessible à tous les généalogistes soucieux d’investir des énergies dans la recherche pour éventuellement transmettre leur savoir à des débutants.

    Samedi 10 septembre dernier, M. Jean L’Heureux et moi avons participé au colloque intitulé « D’hier à demain : vers de nouvelles origines » qui était organisé par la Société de généalogie de Québec (SGQ) afin de souligner le 50e anniversaire de sa fondation. Ce colloque avait comme objectif de rappeler les premiers pas de la SGQ et l’évolution de la généalogie au Québec face aux sciences connexes que sont l’histoire et la génétique. Les ateliers de cette journée thématique avaient lieu dans les locaux du pavillon Pollack-Desjardins de l’Université Laval. Deux sujets ont retenu notre attention lors de ce colloque. Dans la matinée, grâce à la conférence du Dr. Claude Laberge, intitulée « Contribution de la généalogie en génétique humaine », nous avons pu mieux comprendre comment la généalogie et la génétique pouvaient être utilisées ensemble afin de mieux analyser l’évolution de certains phénomènes humains comme les maladies héréditaires. Le Dr Laberge a utilisé quelques exemples tirés du projet CARTaGENE dont il a été le directeur scientifique entre 2000 et 2010. CARTaGENE est maintenant une ressource disponible pour les chercheurs souhaitant mener des études ou des projets de recherche reliés à la santé publique. En fin de journée nous avons assisté à la conférence de Mme Hélène Vézina, intitulée « Origines ancestrales et patrimoine génétique des populations du Québec ». Anthropologue et démographe, Mme Vézina est la directrice du projet Balsac dont l’objectif est de réunir tous les actes de mariage de l’histoire du Québec dans un fichier informatique dont la consultation par les chercheurs rendrait possible la reconstitution automatique des itinéraires individuels et familiaux de même que des généalogies ascendantes et descendantes. Grâce à l’analyse de ces données, le projet Balsac a pu démystifier quelques mythes souvent véhiculés par les amateurs de généalogie comme : « tous les Canadiens-Français ont des ancêtres amérindiens » et « au Saguenay, tout le monde est consanguin et plusieurs maladies héréditaires y sont fortement représentées ». Dans les deux cas, les rumeurs sont fausses, car elles ont été démenties par les recherches du projet Balsac dont le fichier est maintenant disponible à la communauté scientifique. Ainsi, à peine 1 % des Canadiens-Français ont des ancêtres autochtones et le Saguenay n’a pas un taux de consanguinité plus important que les autres régions du Québec. Les maladies héréditaires sont réparties uniformément dans toutes les régions du Québec ; certaines de ces maladies étant plus présentes à certains endroits. La fédération des Sociétés de généalogie a profité du colloque de la SGQ pour tenir son conseil de généalogie le dimanche 11 septembre au pavillon Pollack-Desjardins de l’Université Laval. Les travaux de la journée ont principalement évolué autour de la nouvelle structure du Bureau québécois d’attestation de compétences en généalogie (BQACG) qui a été instaurée le 30 mai 2010. Par cette nouvelle structure, la fédération veut encourager les chercheurs en généalogie du Québec à s’affilier à une Société de généalogie et à faire reconnaître leurs différents degrés de compétences en déposant leurs travaux au comité du BQACG. Les trois niveaux de compétences sont : généalogiste de filiation agréé, généalogiste recherchiste agréé et maître généalogiste agréé. Avec le temps, la fédération espère attribuer plusieurs de ces attestations dans les quatre coins de la province et faire bénéficier toutes les sociétés de généalogie qui pourront ainsi utiliser les compétences reconnues de leurs membres afin de former la nouvelle génération de chercheurs en généalogie. La SHLM tient à souligner que Mme Marie-Hélène Bourdeau, coordonnatrice à la SHLM, a présenté sa candidature au BQACG le 30 septembre dernier afin d’obtenir le premier niveau de compétence. L’auteur du présent article présentera sa candidature au même niveau de compétence en avril 2012. La reconnaissance de ces différents niveaux de maîtrise en généalogie est accessible à tous les généalogistes soucieux d’investir des énergies dans la recherche pour éventuellement transmettre leur savoir à des débutants. ...

    Maisons de pierres du Vieux La Prairie

    Les pierres utilisées pour les murs de quatre bâtiments en pierre ont été examinées : la maison du notaire Boucher, l’église, le 144 chemin de Saint-Jean et le restaurant Au Vieux Fort. Dans le cas de l’église ce ne sont pas les pierres de la façade, qui est faite de marbre fossilifère taillé, une industrie florissante de l’époque des constructions d’églises, mais celles des murs latéraux qui ont fait l’objet de notre étude.

    Leurs murs sont donc formés en partie d’une pierre d’un gris très foncé, presque noir qui ressort visiblement du mortier. Nos ancêtres savaient utiliser les ressources du milieu immédiat. Pour l’église, on m’a parlé de pierres venant de l’ancienne île à Pierre en face de Saint-Lambert. Ces pierres sont des grès qui font partie des roches connues par les géologues sous le nom de Groupe de Lorraine. De l’autre côté du fleuve, ce sont surtout les calcaires du Trenton de Montréal, qui sont totalement différents. Les pierres naturelles des îles du fleuve, connues d’avant 1967, appartiennent aussi au Groupe de Lorraine. Les pierres du Lorraine pourraient donc venir des îles si on dispose d’une autre preuve historique ou simplement du secteur de la carrière à brique avant même qu’on commence à l’exploiter pour la brique. Je n’ai pas noté de poli sur les pierres accessibles des murs indiquant un séjour dans l’eau du fleuve, mais les maçons ont pu l’éliminer. Nos ancêtres ont sûrement tout fait pour éviter un « long » transport par les chevaux.

    Il faut souligner le sens pratique de nos ancêtres. La principale pierre dans le Lorraine, c’est le shale gris noir, altérable et fragile, qui sert depuis plus récemment de matière première pour la fabrication de la brique. Dans ce shale, on rencontre des lits et bancs d’un grès beaucoup plus compétent, plus dur, plus utilisable en maçonnerie, inutile pour la brique. Ce sont ces bancs compétents qui ont pu fournir les pierres brutes des murs. Ces pierres du Lorraine à l’époque pouvaient être directement en surface et sur place. Ailleurs au Québec et vraisemblablement aussi à La Prairie, on utilisait le calcaire du Trenton (un exemple bien visible au pont-tunnel) comme pierres de construction, et qui sont largement utilisées comme pierres concassées dans plusieurs carrières des alentours. Ailleurs au Québec, on a aussi utilisé pour les murs des maisons les pierres des champs, celles qu’on trouve n’importe où dans le till glaciaire, arrondies durant leur transport par les glaciers et provenant en grande partie des Laurentides.

    De g. à d., le mortier, le shale friable, le grès lité. Un maçon professionnel aurait enlevé le shale et aurait placé le grain (litage) à horizontale plutôt qu’à la verticale.

    Trois observations pour ces bâtiments de pierres : la première, c’est cette couleur presque noire, une couleur plutôt rare pour les maisons de pierres dans tout le Québec. D’autre part, si vous visitez la carrière, vous observerez deux types de pierres dans le Lorraine, dont celles servant à faire la brique (shales). Ce shale se retrouve parfois dans les murs, ce qui peut démontrer soit que les techniques de maçonnerie ont évolué, soit que les constructeurs n’étaient pas des maçons qualifiés (pour l’église et pour le 144 chemin de St-Jean) car ce shale s’altère, s’effrite, résiste mal à l’eau et n’aurait jamais dû être utilisé pour les murs. Heureusement, ce sont des placages en très faible quantité qui n’ont pas influé sur la solidité des murs. Par ce simple constat, on obtient une information sur la maçonnerie de l’époque dans la région. Les responsables de la construction des murs du restaurant étaient un peu plus adroits. Ils ont cette fois équarri les pierres en respectant plus ou moins le « grain » de la pierre, ce que les géologues appellent le litage du grès i.e. le plan de dépôt des grains de sable lors de la sédimentation du grès. Les vrais maçons respectent toujours le grain de la pierre dans leur taillage ce qui n’est pas le cas dans les deux autres bâtiments et ce qui a été fait grossièrement pour le restaurant. Si vous voulez observer du travail de maçon professionnel, jetez plutôt un coup d’oeil aux pierres de l’ancien bureau de la poste ou aux calcaires fossilifères taillés de la façade l’église. 

    Les pierres utilisées pour les murs de quatre bâtiments en pierre ont été examinées : la maison du notaire Boucher, l’église, le 144 chemin de Saint-Jean et le restaurant Au Vieux Fort. Dans le cas de l’église ce ne sont pas les pierres de la façade, qui est faite de marbre fossilifère taillé, une industrie florissante de l’époque des constructions d’églises, mais celles des murs latéraux qui ont fait l’objet de notre étude. Leurs murs sont donc formés en partie d’une pierre d’un gris très foncé, presque noir qui ressort visiblement du mortier. Nos ancêtres savaient utiliser les ressources du milieu immédiat. Pour l’église, on m’a parlé de pierres venant de l’ancienne île à Pierre en face de Saint-Lambert. Ces pierres sont des grès qui font partie des roches connues par les géologues sous le nom de Groupe de Lorraine. De l’autre côté du fleuve, ce sont surtout les calcaires du Trenton de Montréal, qui sont totalement différents. Les pierres naturelles des îles du fleuve, connues d’avant 1967, appartiennent aussi au Groupe de Lorraine. Les pierres du Lorraine pourraient donc venir des îles si on dispose d’une autre preuve historique ou simplement du secteur de la carrière à brique avant même qu’on commence à l’exploiter pour la brique. Je n’ai pas noté de poli sur les pierres accessibles des murs indiquant un séjour dans l’eau du fleuve, mais les maçons ont pu l’éliminer. Nos ancêtres ont sûrement tout fait pour éviter un « long » transport par les chevaux. Il faut souligner le sens pratique de nos ancêtres. La principale pierre dans le Lorraine, c’est le shale gris noir, altérable et fragile, qui sert depuis plus récemment de matière première pour la fabrication de la brique. Dans ce shale, on rencontre des lits et bancs d’un grès beaucoup plus compétent, plus dur, plus utilisable en maçonnerie, inutile pour la brique. Ce sont ces bancs compétents qui ont pu fournir les pierres brutes des murs. Ces pierres du Lorraine à l’époque pouvaient être directement en surface et sur place. Ailleurs au Québec et vraisemblablement aussi à La Prairie, on utilisait le calcaire du Trenton (un exemple bien visible au pont-tunnel) comme pierres de construction, et qui sont largement utilisées comme pierres concassées dans plusieurs carrières des alentours. Ailleurs au Québec, on a aussi utilisé pour les murs des maisons les pierres des champs, celles qu’on trouve n’importe où dans le till glaciaire, arrondies durant leur transport par les glaciers et provenant en grande partie des Laurentides. De g. à d., le mortier, le shale friable, le grès lité. Un maçon professionnel aurait enlevé le shale et aurait placé le grain (litage) à horizontale plutôt qu’à la verticale. Trois observations pour ces bâtiments de pierres : la première, c’est cette couleur presque noire, une couleur plutôt rare pour les maisons de pierres dans tout le Québec. D’autre part, si vous visitez la carrière, vous observerez deux types de pierres dans le Lorraine, dont celles servant à faire la brique (shales). Ce shale se retrouve parfois dans les murs, ce qui peut démontrer soit que les techniques de maçonnerie ont évolué, soit que les constructeurs n’étaient pas des maçons qualifiés (pour l’église et pour le 144 chemin de St-Jean) car ce shale s’altère, s’effrite, résiste mal à l’eau et n’aurait jamais dû être utilisé pour les murs. Heureusement, ce sont des placages en très faible quantité qui n’ont pas influé sur la solidité des murs. Par ce simple constat, on obtient une information sur la maçonnerie de l’époque dans la région. Les responsables de la construction des murs du restaurant étaient un peu plus adroits. Ils ont cette fois équarri les pierres en respectant plus ou moins le « grain » de la pierre, ce que les géologues appellent le litage du grès i.e. le plan de dépôt des grains de sable lors de la sédimentation du grès. Les vrais maçons respectent toujours le grain de la pierre dans leur taillage ce qui n’est pas le cas dans les deux autres bâtiments et ce qui a été fait grossièrement pour le restaurant. Si vous voulez observer du travail de maçon professionnel, jetez plutôt un coup d’oeil aux pierres de l’ancien bureau de la poste ou aux calcaires fossilifères taillés de la façade l’église. ...

    Qui sauvera les sociétés d’histoire régionales ?

    Nous vous proposons ici quelques extraits d’une lettre de M. Serge Gauthier, président de la Société d’histoire de Charlevoix, parue dans la section Libre opinion du Devoir le 8 août 2011.  

    Qui sauvera les sociétés d’histoire régionales ?

    « Qui voudra, dans l’avenir, soutenir de ses forces personnelles, de son temps, de son argent, ces organismes parfois très anciens possédant une documentation unique en livres, en manuscrits, en archives, en savoirs aussi, comme un véritable lieu de souvenance où la mémoire même de nombreux territoires québécois réside discrètement dans un oubli presque total de la majorité de nos concitoyens et de nos gouvernements ? » […]

    « Il y a quelques années, lors d’un congrès de sociétés d’histoire québécoises, nous avons pu prendre connaissance – bien partiellement il faut le dire – du budget annuel moyen de ces organismes. Certaines sociétés existaient sans ressources financières ou presque, plusieurs avec un budget de moins de 5000 $ par année ! À peu près aucune société ne bénéficiait de permanents rémunérés et ces organismes avaient souvent peine à se trouver un local pour remiser leurs précieux documents. Une situation de sous-financement intolérable en fait. »

    Ces quelques phrases nous permettent de mesurer dans quelle mesure notre organisme jouit d’une situation privilégiée tant au niveau du logement que du financement. Notre société a progressée également grâce à l’effort, parfois laborieux et difficile, de nos bénévoles et grâce à l’appui inconditionnel de nos membres. Nous avons le devoir de perpétuer ces conditions gagnantes.

    Nous vous proposons ici quelques extraits d’une lettre de M. Serge Gauthier, président de la Société d’histoire de Charlevoix, parue dans la section Libre opinion du Devoir le 8 août 2011.   Qui sauvera les sociétés d’histoire régionales ? « Qui voudra, dans l’avenir, soutenir de ses forces personnelles, de son temps, de son argent, ces organismes parfois très anciens possédant une documentation unique en livres, en manuscrits, en archives, en savoirs aussi, comme un véritable lieu de souvenance où la mémoire même de nombreux territoires québécois réside discrètement dans un oubli presque total de la majorité de nos concitoyens et de nos gouvernements ? » […] « Il y a quelques années, lors d’un congrès de sociétés d’histoire québécoises, nous avons pu prendre connaissance – bien partiellement il faut le dire – du budget annuel moyen de ces organismes. Certaines sociétés existaient sans ressources financières ou presque, plusieurs avec un budget de moins de 5000 $ par année ! À peu près aucune société ne bénéficiait de permanents rémunérés et ces organismes avaient souvent peine à se trouver un local pour remiser leurs précieux documents. Une situation de sous-financement intolérable en fait. » Ces quelques phrases nous permettent de mesurer dans quelle mesure notre organisme jouit d’une situation privilégiée tant au niveau du logement que du financement. Notre société a progressée également grâce à l’effort, parfois laborieux et difficile, de nos bénévoles et grâce à l’appui inconditionnel de nos membres. Nous avons le devoir de perpétuer ces conditions gagnantes. ...

    Souper-bénéfice annuel le 15 octobre à 18 h à l’étage du Vieux Marché

    Menu du souper-bénéfice

    Hors d’oeuvre assortis, crudités de saison et trempette maison (centre de table)

    Variété de deux fromages du terroir et cheddar québécois et ses garnitures du moment

    Une sélection de trois salades :

    Salade César et ses garnitures classiques

    Salade grecque aux fines herbes

    Salade de penne et son pesto de roquette

    Mélange de cinq légumes de saison au beurre

    Pomme de terre parisienne à la provençale

    Maïs en épi

    Viande de porc (méchoui)

    Dessert : verrine de panna cotta à l’érable et son «crumble» au caramel d’érable

    Coût du billet :

    35 $ par personne, les billets sont disponibles au local de la

    SHLM.

    Le 7 octobre est la date limite pour l’achat des billets.

    Menu du souper-bénéfice Hors d’oeuvre assortis, crudités de saison et trempette maison (centre de table) Variété de deux fromages du terroir et cheddar québécois et ses garnitures du moment Une sélection de trois salades : Salade César et ses garnitures classiques Salade grecque aux fines herbes Salade de penne et son pesto de roquette Mélange de cinq légumes de saison au beurre Pomme de terre parisienne à la provençale Maïs en épi Viande de porc (méchoui) Dessert : verrine de panna cotta à l’érable et son «crumble» au caramel d’érable Coût du billet : 35 $ par personne, les billets sont disponibles au local de la SHLM. Le 7 octobre est la date limite pour l’achat des billets....

    À propos du bulletin

    Éditeur

    Société d’histoire de

    La Prairie-de-la-Magdeleine

    Dépôt légal 2002

    Bibliothèque nationale du Québec

    Bibliothèque nationale du Canada

    ISSN 1499-7312

    COLLABORATEURS :

    Coordination

    Gaétan Bourdages

    Rédaction

    Gaétan Bourdages

    Révision

    Robert Mailhot

    Design graphique

    François-B. Tremblay

    www.bonmelon.com

    Impression

    SHLM

    Siège social

    249, rue Sainte-Marie

    La Prairie (Québec), J5R 1G1

    Téléphone

    450-659-1393

    Courriel

    [email protected]

    Site Web

    www.laprairie-shlm.com

    Les auteurs assument l’entière responsabilité de leurs articles.

    Desjardins Caisse La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour.

    Éditeur Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Dépôt légal 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1499-7312 COLLABORATEURS : Coordination Gaétan Bourdages Rédaction Gaétan Bourdages Révision Robert Mailhot Design graphique François-B. Tremblay www.bonmelon.com Impression SHLM Siège social 249, rue Sainte-Marie La Prairie (Québec), J5R 1G1 Téléphone 450-659-1393 Courriel [email protected] Site Web www.laprairie-shlm.com Les auteurs assument l’entière responsabilité de leurs articles. Desjardins Caisse La Prairie commandite l’impression du bulletin Au jour le jour....

    Une conférence spéciale : un cimetière oublié

    L’église de la Nativité de la Vierge Marie à La Prairie souligne cette année son 170e anniversaire. L’enclos paroissial situé à l’arrière de la bâtisse et soutenu par un mur de pierre, résulte de la superposition de trois cimetières depuis 1689. L’ensemble, incluant la crypte de l’église actuelle, renferme plus de 11 000 sépultures dont la présence n’est indiquée par aucune épitaphe ou monument.

    Ces morts sont pourtant les ancêtres de plusieurs milliers de citoyens de notre région et méritent qu’on souligne leur existence. Voilà pourquoi la Société d’histoire de La Prairiede- la-Magdeleine, en collaboration avec le ministère de la Culture des Communications et de la Condition féminine, souhaite installer dans la crypte de l’église un panneau d’interprétation rappelant au public visiteur l’histoire des cimetières de la Nativité.

    Afin de financer en partie ce projet, la Société d’histoire offrira le 20 septembre prochain à 19 h 30, en l’église de la Nativité une conférence racontant l’histoire des trois églises (1687 une première église de bois, 1705 une première église de pierre et 1841 l’église actuelle) et de leurs cimetières.

    Exceptionnellement le coût d’entrée est de 10 $ par personne. Les billets sont disponibles aux endroits suivants : presbytère de la Nativité, au local de la Société d’histoire ainsi qu’au Service des loisirs de La Prairie.

    Invitez vos parents et amis !

    Nos ancêtres ne méritent-ils pas ce modeste hommage ?

    L’église de la Nativité de la Vierge Marie à La Prairie souligne cette année son 170e anniversaire. L’enclos paroissial situé à l’arrière de la bâtisse et soutenu par un mur de pierre, résulte de la superposition de trois cimetières depuis 1689. L’ensemble, incluant la crypte de l’église actuelle, renferme plus de 11 000 sépultures dont la présence n’est indiquée par aucune épitaphe ou monument. Ces morts sont pourtant les ancêtres de plusieurs milliers de citoyens de notre région et méritent qu’on souligne leur existence. Voilà pourquoi la Société d’histoire de La Prairiede- la-Magdeleine, en collaboration avec le ministère de la Culture des Communications et de la Condition féminine, souhaite installer dans la crypte de l’église un panneau d’interprétation rappelant au public visiteur l’histoire des cimetières de la Nativité. Afin de financer en partie ce projet, la Société d’histoire offrira le 20 septembre prochain à 19 h 30, en l’église de la Nativité une conférence racontant l’histoire des trois églises (1687 une première église de bois, 1705 une première église de pierre et 1841 l’église actuelle) et de leurs cimetières. Exceptionnellement le coût d’entrée est de 10 $ par personne. Les billets sont disponibles aux endroits suivants : presbytère de la Nativité, au local de la Société d’histoire ainsi qu’au Service des loisirs de La Prairie. Invitez vos parents et amis ! Nos ancêtres ne méritent-ils pas ce modeste hommage ? ...

    Conférence spéciale: Les églises de La Nativité

    Afin de souligner le 170e anniversaire de l’église actuelle, la conférence portera sur l’histoire des églises de la Nativité de La Prairie. Des cartes et plans, ainsi que de nombreuses illustrations, permettront aux auditeurs de mieux comprendre l’évolution du périmètre qui a logé successivement une première église de bois, une première église de pierre ainsi que l’église actuelle, en plus des cimetières. Vous pourrez également voir plusieurs pièces d’orfèvrerie tirées de la collection de la paroisse. Une visite guidée de la crypte complètera la soirée.

    Afin de souligner le 170e anniversaire de l’église actuelle, la conférence portera sur l’histoire des églises de la Nativité de La Prairie. Des cartes et plans, ainsi que de nombreuses illustrations, permettront aux auditeurs de mieux comprendre l’évolution du périmètre qui a logé successivement une première église de bois, une première église de pierre ainsi que l’église actuelle, en plus des cimetières. Vous pourrez également voir plusieurs pièces d’orfèvrerie tirées de la collection de la paroisse. Une visite guidée de la crypte complètera la soirée. ...