Sélection d'une édition

    Conférence

    Jean-Sébastien Marchand

    Le Québec semble être une « société amoureuse distincte » (championne du monde de l’union libre, avec beaucoup de divorces et de célibat), mais il n’en est rien. La nation québécoise est prisonnière de mythes, de clichés, de normes et de conformismes, et surtout d’une histoire.

    Alors que le Québec a dit adieu aux unions traditionnelles et a adopté une vision plus individualiste, son approche de l’amour, héritée des XVIIIe et XIXe siècles, persiste.

    Venez découvrir les particularités de l’amour québécois à travers l’histoire, ainsi que ce qui continue d’en faire une réalité encore aujourd’hui.

    Jean-Sébastien Marsan est un écricain et journaliste. Il est auteur de la série Histoire populaire de l’amour au Québec (2024).

    Depuis 1993, monsieur Marsan apparait régulièrement dans les journaux et les médias à titre de rédacteur et chroniqueur. Il a notamment participé à plusieurs reprises à l’émission Aujourd’hui l’histoire à la radio de Radio-Canada. Il était aussi adjoint à la direction générale et directeur des communications de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) de 2016 à 2022.

     

    Mardi 17 février 2026 à 19 h

    Théâtre du Vieux-La Prairie

    247, rue Sainte-Marie à La Prairie

    Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $

    Pour information : https://shlm.info, 450-659-1393

     

     

    Jean-Sébastien Marchand Le Québec semble être une « société amoureuse distincte » (championne du monde de l’union libre, avec beaucoup de divorces et de célibat), mais il n’en est rien. La nation québécoise est prisonnière de mythes, de clichés, de normes et de conformismes, et surtout d’une histoire. Alors que le Québec a dit adieu aux unions traditionnelles et a adopté une vision plus individualiste, son approche de l’amour, héritée des XVIIIe et XIXe siècles, persiste. Venez découvrir les particularités de l’amour québécois à travers l’histoire, ainsi que ce qui continue d’en faire une réalité encore aujourd’hui. Jean-Sébastien Marsan est un écricain et journaliste. Il est auteur de la série Histoire populaire de l’amour au Québec (2024). Depuis 1993, monsieur Marsan apparait régulièrement dans les journaux et les médias à titre de rédacteur et chroniqueur. Il a notamment participé à plusieurs reprises à l’émission Aujourd’hui l’histoire à la radio de Radio-Canada. Il était aussi adjoint à la direction générale et directeur des communications de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) de 2016 à 2022.   Mardi 17 février 2026 à 19 h Théâtre du Vieux-La Prairie 247, rue Sainte-Marie à La Prairie Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $ Pour information : https://shlm.info, 450-659-1393    ...

    Conférence

    La Crise vue de la cuisine :
    Les ménagères montréalaises durant la grande Dépression des années 1930

    La crise économique des années 1930 est souvent associée, dans la mémoire collective, à des images de chômage masculin et de misère visible : files d’attente aux soupes populaires, travailleurs itinérants ou colons en Abitibi. Les femmes y sont pourtant peu présentes. Or, des témoignages recueillis auprès d’épouses de chômeurs montrent qu’elles ont joué un rôle crucial dans la survie des familles. Avec des secours directs insuffisants, elles ont fait preuve d’une grande ingéniosité pour nourrir leurs enfants, payer le loyer et maintenir la vie quotidienne.

    Cette conférence met en lumière ces stratégies de survie féminines, trop souvent oubliées, et rappelle que l’expérience antérieure de la pauvreté a permis à ces femmes de faire face à des situations extrêmes. Vue de la cuisine, la Crise n’est pas très spectaculaire. Elle ne fait pas de belles photos. Elle devient très « ordinaire ».
    Un « ordinaire » fait de tâches ménagères toujours plus lourdes sans éclats, mais combien essentielles.

    Véritable pionnière de l’histoire des femmes et de l’histoire sociale, Denyse Baillargeon a enseigné pendant 25 ans à l’Université de Montréal. Elle a participé et réalisé d’importantes publications, comme Brève histoire des femmes au Québec ou encore, Repenser la nation : histoire du suffrage féminin au Québec. C’est avec immense honneur que la SHLM se vaudra le plaisir de recevoir cette figure de proue du mouvement féministe au Québec.

     

    Mardi 21 avril 2026 à 19 h

    Théâtre du Vieux-La Prairie

    247, rue Sainte-Marie à La Prairie

    Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $

    Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393

     

     

    La Crise vue de la cuisine : Les ménagères montréalaises durant la grande Dépression des années 1930 La crise économique des années 1930 est souvent associée, dans la mémoire collective, à des images de chômage masculin et de misère visible : files d’attente aux soupes populaires, travailleurs itinérants ou colons en Abitibi. Les femmes y sont pourtant peu présentes. Or, des témoignages recueillis auprès d’épouses de chômeurs montrent qu’elles ont joué un rôle crucial dans la survie des familles. Avec des secours directs insuffisants, elles ont fait preuve d’une grande ingéniosité pour nourrir leurs enfants, payer le loyer et maintenir la vie quotidienne. Cette conférence met en lumière ces stratégies de survie féminines, trop souvent oubliées, et rappelle que l’expérience antérieure de la pauvreté a permis à ces femmes de faire face à des situations extrêmes. Vue de la cuisine, la Crise n’est pas très spectaculaire. Elle ne fait pas de belles photos. Elle devient très « ordinaire ». Un « ordinaire » fait de tâches ménagères toujours plus lourdes sans éclats, mais combien essentielles. Véritable pionnière de l’histoire des femmes et de l’histoire sociale, Denyse Baillargeon a enseigné pendant 25 ans à l’Université de Montréal. Elle a participé et réalisé d’importantes publications, comme Brève histoire des femmes au Québec ou encore, Repenser la nation : histoire du suffrage féminin au Québec. C’est avec immense honneur que la SHLM se vaudra le plaisir de recevoir cette figure de proue du mouvement féministe au Québec.   Mardi 21 avril 2026 à 19 h Théâtre du Vieux-La Prairie 247, rue Sainte-Marie à La Prairie Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $ Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393    ...

    Assemblée générale annuelle

    Notre prochaine assemblée générale annuelle aura lieu le 17 mars 2026 à 19h00 au Théâtre du Vieux-La Prairie, 247 rue Sainte-Marie, La Prairie.
    Votre présence est importante.

    Notre prochaine assemblée générale annuelle aura lieu le 17 mars 2026 à 19h00 au Théâtre du Vieux-La Prairie, 247 rue Sainte-Marie, La Prairie. Votre présence est importante....

    Les origines de l’ancienne boulangerie de la rue Saint-Ignace

    Le pain aliment de base

    Dans la vie quotidienne des habitants de la Nouvelle‑France, le pain occupait une place absolument centrale. Il était préparé à partir du blé cultivé localement, que les meuniers transformaient en farine dans le moulin banal. Cette farine servait ensuite à cuire un pain souvent consommé à tous les repas, au point d’être considéré comme l’aliment de base des habitants de l’époque.

    La recette était simple : farine, eau, sel et levain qu’on mélangeait dans un grand pétrin en bois. Pour la cuisson, les maisons avaient souvent un four extérieur en pierre ou en argile.

    Compte tenu de l’importance du pain, le boulanger fut l’un des premiers artisans à s’établir au début de la colonie, d’abord dans les petites agglomérations. La Prairie aurait vu arriver son premier boulanger dans la première moitié du 19e siècle.

    Le métier exige de travailler dès 4 heures du matin et les journées de repos sont peu nombreuses.

    Les transactions sur les lots 14 et 15

    Grâce à ses travaux, madame France Pinsonneault a pu établir la chaîne de titres des lots 14 et 15, là où s’établira au 20e siècle la boulangerie Lussier. Nous vous présentons ici les résultats de ses recherches.

    « Je me suis intéressée aux lots 14 et 15 parce qu’Edmour Lussier était mon grand-oncle, son épouse, Martha Dupuis, étant la sœur de mon grand-père Serge Dupuis. »

    En 1697, Les Jésuites vendent à Hiérosme Longtain.

    En 1701, Hiérosme Longtain vend les lots 14 et 15 à Louis Dupuis (ancêtre des Dupuis) et Barbe Dubau.

    Louis Dupuis et Barbe Dubau cèdent les lots à Jacques et François (fils) enfants de François Pinsonneau, ancêtre des Pinsonneau.

    Avant de mourir, François fils, donne sa moitié du lot à son frère Jacques.

    En 1751, Jacques Pinsonneau vend la maison et la terre à Joseph Menneson maître menuisier.

    Suite à un incendie, Menneson rebâtit la maison.

    En 1753, Menneson vend les lots 14 et 15 à Pierre Lefebvre.

    Puis, Pierre Lefebvre et Marguerite Moquin vendent à Philip Cron.

    En 1775, Cron revend à Pierre Lefebvre.

    À cause d’une mésentente au sujet de la grandeur du terrain, il y a eu bornage sur plusieurs lots par l’arpenteur. Ce nouvel arpentage aura pour effet de provoquer plusieurs rétrocessions de lots.

    En 1782, Lefebvre vend à nouveau à Jacques Alexis Lamarre.

    En 1794, Lamarre vend à Pierre Ste-Marie. Quelques mois plus tard, ce dernier vend à Marie-Anne Faye veuve de J. Duquet.

    En 1813, dans son testament, Marie Faille veuve cède les lots à Gaspard Ninsel et Ursule Faille.

    En 1837, Ursule Faille, veuve de Gaspard Ninsel, vend à Ambroise Hébert.

    En 1843, Ambroise Hébert, maître boulanger, achète le lot no 14 sur lequel se trouve une maison de bois, laquelle a sans doute été détruite par le grand incendie d’août 1846. Après l’incendie de 1846, Ambroise Hébert a fait construire l’édifice en brique qui deviendra plus tard la Boulangerie Lussier. Voilà sans doute la naissance d’une première boulangerie à La Prairie.

    Selon Gérard Lussier, M. Hébert prit deux appartements dans la maison, puis en arrière dans la cour il construisit un four de 40 pieds de profondeur sur 30 pieds de largeur. Ce four fut plus tard remplacé par des installations plus modernes, mais qui ne donnaient pas de meilleurs résultats.

    De l’union de Ambroise Hébert et Sophie Demers naîtront six enfants : Jean-Baptiste, Sophie, Alphonse, Ambroise (prêtre, décédé à La Prairie à l’âge de 24 ans), Wilfrid sulpicien et Hector.

    Ambroise Hébert et Sophie Demers

    Ambroise Hébert travaille avec son fils Hector Hébert et lui apprend le métier de boulanger. Au décès d’Ambroise Hébert en 1905, c’est son fils Wilfrid Hébert qui est désigné exécuteur testamentaire et administrateur des biens. En conséquence, Hector hérite de la boulangerie et de tout le matériel qui s’y trouve.

    En 1910, Wilfrid Hébert, administrateur des biens de son défunt père, vend la boulangerie à Arthur Barbeau.

    Testament en faveur d’Arthur Barbeau de son épouse Flore Lamarre décédée en 1921.

    Vente judiciaire par Arthur Barbeau à Arthur Barbeau 1923 sur le lot 14.

    Barbeau avait vendu à Maximin Olivier, mais ce dernier disparaît en 1923 et son épouse remet la boulangerie à Arthur Barbeau.

    En 1924, vente par Emilien Lamarre à Edmour Lussier maître boulanger.

    Edmour Lussier avait appris son métier dans une boulangerie de Farnham. Puisque la boulangerie prend de l’expansion, en 1925, il doit acquérir le lot 15 qui est à côté et qui appartient à Joseph Georges Carrier. Il achète également un terrain à proximité sur Saint-Georges afin d’y entreposer les voitures et les chevaux. On y installera également une meunerie.

    Edmour et son épouse, le couple aura 9 enfants, ont habité la partie droite de la boulangerie. Il y avait également un logis à l’étage. Parce qu’elle était située en bordure du fleuve, les inondations ont causé de nombreuses difficultés à la boulangerie. De plus, les années de la grande crise économique exigèrent beaucoup de souplesse de la part des administrateurs de la jeune entreprise.

    En 1963, Edmour Lussier, qui décédera en 1970, vend à son fils Gérard et autres. En 1971, on produit 1500 pains par jour, qui seront distribués dans La Prairie, Brossard, Delson, Candiac, Saint-Constant et Kahnawake.

    En 1979, Gérard Lussier prend sa retraite et vend à son frère et associé Gaston-Guy Lussier et autres.

    Au soir du 2 mai 1982, un incendie est déclaré à l’arrière de l’édifice. De jeunes garçons auraient mis le feu dans des détritus. Après une nuit de combat contre le feu, le bâtiment est complètement détruit. Au moment de l’incendie, Gaston-Guy, Daniel et Pierre en assumaient la direction. Suite à la conflagration, 38 employés se retrouvent sans travail.

    La petite entreprise ne survivra pas à ce désastre.

    En 1985, le terrain est vendu à Cécile Morin, veuve de J. Giroux. Deux ans plus tard, madame Giroux cède le terrain à René Héon et autres qui le céderont à Québec inc.

    Enfin, en avril 1995, Québec inc. le vend à la municipalité pour la somme de 33 000 $.

    Quelques années plus tard, en 1998, Hydro-Québec y fera ériger la Place de la boulangerie.

    Les employés de la boulangerie Lussier
    Le pain aliment de base Dans la vie quotidienne des habitants de la Nouvelle‑France, le pain occupait une place absolument centrale. Il était préparé à partir du blé cultivé localement, que les meuniers transformaient en farine dans le moulin banal. Cette farine servait ensuite à cuire un pain souvent consommé à tous les repas, au point d’être considéré comme l’aliment de base des habitants de l’époque. La recette était simple : farine, eau, sel et levain qu’on mélangeait dans un grand pétrin en bois. Pour la cuisson, les maisons avaient souvent un four extérieur en pierre ou en argile. Compte tenu de l’importance du pain, le boulanger fut l’un des premiers artisans à s’établir au début de la colonie, d’abord dans les petites agglomérations. La Prairie aurait vu arriver son premier boulanger dans la première moitié du 19e siècle. Le métier exige de travailler dès 4 heures du matin et les journées de repos sont peu nombreuses. Les transactions sur les lots 14 et 15 Grâce à ses travaux, madame France Pinsonneault a pu établir la chaîne de titres des lots 14 et 15, là où s’établira au 20e siècle la boulangerie Lussier. Nous vous présentons ici les résultats de ses recherches. « Je me suis intéressée aux lots 14 et 15 parce qu’Edmour Lussier était mon grand-oncle, son épouse, Martha Dupuis, étant la sœur de mon grand-père Serge Dupuis. » En 1697, Les Jésuites vendent à Hiérosme Longtain. En 1701, Hiérosme Longtain vend les lots 14 et 15 à Louis Dupuis (ancêtre des Dupuis) et Barbe Dubau. Louis Dupuis et Barbe Dubau cèdent les lots à Jacques et François (fils) enfants de François Pinsonneau, ancêtre des Pinsonneau. Avant de mourir, François fils, donne sa moitié du lot à son frère Jacques. En 1751, Jacques Pinsonneau vend la maison et la terre à Joseph Menneson maître menuisier. Suite à un incendie, Menneson rebâtit la maison. En 1753, Menneson vend les lots 14 et 15 à Pierre Lefebvre. Puis, Pierre Lefebvre et Marguerite Moquin vendent à Philip Cron. En 1775, Cron revend à Pierre Lefebvre. À cause d’une mésentente au sujet de la grandeur du terrain, il y a eu bornage sur plusieurs lots par l’arpenteur. Ce nouvel arpentage aura pour effet de provoquer plusieurs rétrocessions de lots. En 1782, Lefebvre vend à nouveau à Jacques Alexis Lamarre. En 1794, Lamarre vend à Pierre Ste-Marie. Quelques mois plus tard, ce dernier vend à Marie-Anne Faye veuve de J. Duquet. En 1813, dans son testament, Marie Faille veuve cède les lots à Gaspard Ninsel et Ursule Faille. En 1837, Ursule Faille, veuve de Gaspard Ninsel, vend à Ambroise Hébert. En 1843, Ambroise Hébert, maître boulanger, achète le lot no 14 sur lequel se trouve une maison de bois, laquelle a sans doute été détruite par le grand incendie d’août 1846. Après l’incendie de 1846, Ambroise Hébert a fait construire l’édifice en brique qui deviendra plus tard la Boulangerie Lussier. Voilà sans doute la naissance d’une première boulangerie à La Prairie. Selon Gérard Lussier, M. Hébert prit deux appartements dans la maison, puis en arrière dans la cour il construisit un four de 40 pieds de profondeur sur 30 pieds de largeur. Ce four fut plus tard remplacé par des installations plus modernes, mais qui ne donnaient pas de meilleurs résultats. De l’union de Ambroise Hébert et Sophie Demers naîtront six enfants : Jean-Baptiste, Sophie, Alphonse, Ambroise (prêtre, décédé à La Prairie à l’âge de 24 ans), Wilfrid sulpicien et Hector. Ambroise Hébert et Sophie Demers Ambroise Hébert travaille avec son fils Hector Hébert et lui apprend le métier de boulanger. Au décès d’Ambroise Hébert en 1905, c’est son fils Wilfrid Hébert qui est désigné exécuteur testamentaire et administrateur des biens. En conséquence, Hector hérite de la boulangerie et de tout le matériel qui s’y trouve. En 1910, Wilfrid Hébert, administrateur des biens de son défunt père, vend la boulangerie à Arthur Barbeau. Testament en faveur d’Arthur Barbeau de son épouse Flore Lamarre décédée en 1921. Vente judiciaire par Arthur Barbeau à Arthur Barbeau 1923 sur le lot 14. Barbeau avait vendu à Maximin Olivier, mais ce dernier disparaît en 1923 et son épouse remet la boulangerie à Arthur Barbeau. En 1924, vente par Emilien Lamarre à Edmour Lussier maître boulanger. Edmour Lussier avait appris son métier dans une boulangerie de Farnham. Puisque la boulangerie prend de l’expansion, en 1925, il doit acquérir le lot 15 qui est à côté et qui appartient à Joseph Georges Carrier. Il achète également un terrain à proximité sur Saint-Georges afin d’y entreposer les voitures et les chevaux. On y installera également une meunerie. Edmour et son épouse, le couple aura 9 enfants, ont habité la partie droite de la boulangerie. Il y avait également un logis à l’étage. Parce qu’elle était située en bordure du fleuve, les inondations ont causé de nombreuses difficultés à la boulangerie. De plus, les années de la grande crise économique exigèrent beaucoup de souplesse de la part des administrateurs de la jeune entreprise. En 1963, Edmour Lussier, qui décédera en 1970, vend à son fils Gérard et autres. En 1971, on produit 1500 pains par jour, qui seront distribués dans La Prairie, Brossard, Delson, Candiac, Saint-Constant et Kahnawake. En 1979, Gérard Lussier prend sa retraite et vend à son frère et associé Gaston-Guy Lussier et autres. Au soir du 2 mai 1982, un incendie est déclaré à l’arrière de l’édifice. De jeunes garçons auraient mis le feu dans des détritus. Après une nuit de combat contre le feu, le bâtiment est complètement détruit. Au moment de l’incendie, Gaston-Guy, Daniel et Pierre en assumaient la direction. Suite à la conflagration, 38 employés se retrouvent sans travail. La petite entreprise ne survivra pas à ce désastre. En 1985, le terrain est vendu à Cécile Morin, veuve de J. Giroux. Deux ans plus tard, madame Giroux cède le terrain à René Héon et autres qui le céderont à Québec inc. Enfin, en avril 1995, Québec inc. le vend à la municipalité pour la somme de 33 000 $. Quelques années plus tard, en 1998, Hydro-Québec y fera ériger la Place de la boulangerie. Les employés de la boulangerie Lussier...

    Mot du président

    Bonjour,

    Déjà un mois écoulé en cette année 2026. Notre organisme est en mode planification afin d’atteindre ses objectifs.

    C’est pourquoi le conseil d’administration, les directeurs de comités ainsi que notre directeur général préparent la documentation nécessaire à la tenue de l’assemblée générale annuelle, laquelle aura lieu le mardi 17 mars 2026 à 19 h au Théâtre du Vieux-La Prairie, situé au 247 rue Sainte-Marie.

    Pour y assister, vous devez être membre en règle. Pour cela, vous pouvez renouveler votre adhésion ou devenir membre de la SHLM via notre site internet ou encore en personne durant nos heures d’ouverture.

    Nous travaillons également à l’embauche de nos guides étudiants en vue de l’été 2026. Vous êtes étudiant(e) au cégep ou à l’université, disponible dès juin, faites parvenir votre CV à monsieur David Barrette à [email protected].

    Antoine Simonato, président de la SHLM

     

    Bonjour, Déjà un mois écoulé en cette année 2026. Notre organisme est en mode planification afin d’atteindre ses objectifs. C’est pourquoi le conseil d’administration, les directeurs de comités ainsi que notre directeur général préparent la documentation nécessaire à la tenue de l’assemblée générale annuelle, laquelle aura lieu le mardi 17 mars 2026 à 19 h au Théâtre du Vieux-La Prairie, situé au 247 rue Sainte-Marie. Pour y assister, vous devez être membre en règle. Pour cela, vous pouvez renouveler votre adhésion ou devenir membre de la SHLM via notre site internet ou encore en personne durant nos heures d’ouverture. Nous travaillons également à l’embauche de nos guides étudiants en vue de l’été 2026. Vous êtes étudiant(e) au cégep ou à l’université, disponible dès juin, faites parvenir votre CV à monsieur David Barrette à [email protected]. Antoine Simonato, président de la SHLM  ...

    Conférence

    Des Arbres et des Arts

    Dernier volet de la série cinématographique « Le Suroît », le long-métrage
    « Des Arbres et des Arts » est actuellement nominé dans trois festivals internationaux, dont le prestigieux Festival international du film sur la nature.

    Ce documentaire interroge l’enjeu de la préservation de la nature, en abordant le concept de « Personnalité juridique » des forêts.

    Le film a été réalisé en participation avec l’Observatoire international des droits de la Nature. Un représentant de l’organisation sera présent à la conférence pour échanger avec l’auteur et le public. Ce sera une occasion en or d’en apprendre davantage sur les enjeux de préservation de l’environnement.

    André Desrochers est un cinéaste ayant plus de 20 films à son actif. Son travail porte principalement sur l’environnement, l’écologie et les peuples autochtones du Québec. Il a notamment réalisé un film pour l’UNESCO dans le cadre de l’année de la Biosphère, en collaboration avec l’ONF.

    André est un cinéaste engagé qui utilise le pouvoir des images pour sensibiliser le public à la protection de notre planète.

     

    Mardi 20 janvier 2026 à 19 h

    Théâtre du Vieux-La Prairie

    247, rue Sainte-Marie à La Prairie

    Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $

    Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393

     

     

    Des Arbres et des Arts Dernier volet de la série cinématographique « Le Suroît », le long-métrage « Des Arbres et des Arts » est actuellement nominé dans trois festivals internationaux, dont le prestigieux Festival international du film sur la nature. Ce documentaire interroge l’enjeu de la préservation de la nature, en abordant le concept de « Personnalité juridique » des forêts. Le film a été réalisé en participation avec l’Observatoire international des droits de la Nature. Un représentant de l’organisation sera présent à la conférence pour échanger avec l’auteur et le public. Ce sera une occasion en or d’en apprendre davantage sur les enjeux de préservation de l’environnement. André Desrochers est un cinéaste ayant plus de 20 films à son actif. Son travail porte principalement sur l’environnement, l’écologie et les peuples autochtones du Québec. Il a notamment réalisé un film pour l’UNESCO dans le cadre de l’année de la Biosphère, en collaboration avec l’ONF. André est un cinéaste engagé qui utilise le pouvoir des images pour sensibiliser le public à la protection de notre planète.   Mardi 20 janvier 2026 à 19 h Théâtre du Vieux-La Prairie 247, rue Sainte-Marie à La Prairie Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $ Pour information : www.shlm.info, 450-659-1393    ...

    Conférence

    L’histoire du régiment de Maisonneuve

    D’abord connu sous la désignation de 85th Battalion of Infantry, le Régiment de Maisonneuve figure parmi les plus anciennes unités militaires francophones de la province.

    Si le régiment est officiellement établi à Montréal, c’est à La Prairie qu’il a d’abord recruté la majorité de ses membres, de sa fondation jusqu’à la Première Guerre mondiale.

    De la défense de Montréal à sa mobilisation en Europe, l’histoire du 85e illustre un volet méconnu du passé local : celui d’une unité militaire profondément enracinée dans sa communauté et marquée par de nombreuses pertes.

    Détenteur d’une maîtrise en histoire et d’une seconde en muséologie à l’Université du Québec à Montréal, Julien Lehoux s’est spécialisé sur l’histoire militaire canadienne, sur les expériences d’emprisonnement et d’internement et sur les enjeux mémoriels.

    Il est présentement le coordonnateur du projet éducatif
    Je me souviens, de Compagnie Canada, où il y travaille depuis 2021.

    Mardi 16 décembre 2025 à 19 h

    Théâtre du Vieux-La Prairie

    247, rue Sainte-Marie à La Prairie

    Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $

    Pour information : https://shlm.info, 450-659-1393

     

     

    L’histoire du régiment de Maisonneuve D’abord connu sous la désignation de 85th Battalion of Infantry, le Régiment de Maisonneuve figure parmi les plus anciennes unités militaires francophones de la province. Si le régiment est officiellement établi à Montréal, c’est à La Prairie qu’il a d’abord recruté la majorité de ses membres, de sa fondation jusqu’à la Première Guerre mondiale. De la défense de Montréal à sa mobilisation en Europe, l’histoire du 85e illustre un volet méconnu du passé local : celui d’une unité militaire profondément enracinée dans sa communauté et marquée par de nombreuses pertes. Détenteur d'une maîtrise en histoire et d'une seconde en muséologie à l'Université du Québec à Montréal, Julien Lehoux s'est spécialisé sur l'histoire militaire canadienne, sur les expériences d'emprisonnement et d'internement et sur les enjeux mémoriels. Il est présentement le coordonnateur du projet éducatif Je me souviens, de Compagnie Canada, où il y travaille depuis 2021. Mardi 16 décembre 2025 à 19 h Théâtre du Vieux-La Prairie 247, rue Sainte-Marie à La Prairie Membres SHLM : GRATUIT. Non-membres : 8 $ Pour information : https://shlm.info, 450-659-1393    ...

    Abonnement 2026

    La période de renouvellement pour l’année 2026 est maintenant commencée. Celui-ci sera valide du 1er janvier au 31 décembre 2026. Les tarifs demeurent inchangés : 50 $ pour un abonnement individuel et 75 $ pour un abonnement familial.

    Vous pouvez procéder au renouvellement en utilisant une des trois options suivantes :

    1. Virement Interac à l’adresse [email protected]

    Indiquez votre nom et votre numéro de membre

    Question de sécurité : Année de la fondation de la SHLM

    Réponse : 1972 (ou 1972SHLM pour les institutions bancaires exigeant plus de 4 caractères)

    1. Renouvellement en ligne par carte de crédit sur notre site : https://shlm.info/
    2. Renouvellement en personne au 249, rue Sainte-Marie, La Prairie.

    Merci de votre fidélité et au plaisir de vous compter parmi nous en 2026 !

     

    La période de renouvellement pour l’année 2026 est maintenant commencée. Celui-ci sera valide du 1er janvier au 31 décembre 2026. Les tarifs demeurent inchangés : 50 $ pour un abonnement individuel et 75 $ pour un abonnement familial. Vous pouvez procéder au renouvellement en utilisant une des trois options suivantes : Virement Interac à l’adresse [email protected] Indiquez votre nom et votre numéro de membre Question de sécurité : Année de la fondation de la SHLM Réponse : 1972 (ou 1972SHLM pour les institutions bancaires exigeant plus de 4 caractères) Renouvellement en ligne par carte de crédit sur notre site : https://shlm.info/ Renouvellement en personne au 249, rue Sainte-Marie, La Prairie. Merci de votre fidélité et au plaisir de vous compter parmi nous en 2026 !  ...

    Vente de livres d’occasion

    Le comité de la vente de livres annonce quelques changements à son organisation.

    Michel Côté, responsable du comité au cours des deux dernières années, change de rôle. Il nous a fait part qu’il demeurerait présent mais dans un rôle plus limité. Michel s’occupera du transport des boîtes, sera remplaçant pour la cueillette des livres au centre Guy-Dupré et continuera sa gestion des livres anglais.

    Merci pour ton implication.

    Un membre de longue date de ce comité, Mme Nicole Surprenant, a annoncé qu’elle se retirait après plus de 20 ans de participation.

    Encore une fois, merci Nicole pour ton engagement et ton assiduité.

    Le comité est toujours actif et a déjà débuté la préparation de la vente 2026.

    Nicole Crépeau, Yolande Girard, Huguette Langlois et Danielle Surprenant sont toujours impliquées au sein de ce groupe.

    Nous vous rappelons qu’en tout temps, nous recueillons les livres en bonne condition ainsi que les casse-tête.

    Vous pouvez venir les déposer au local de la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine situé au 249 rue Sainte-Marie à La Prairie.

     

    Le comité de la vente de livres annonce quelques changements à son organisation. Michel Côté, responsable du comité au cours des deux dernières années, change de rôle. Il nous a fait part qu’il demeurerait présent mais dans un rôle plus limité. Michel s’occupera du transport des boîtes, sera remplaçant pour la cueillette des livres au centre Guy-Dupré et continuera sa gestion des livres anglais. Merci pour ton implication. Un membre de longue date de ce comité, Mme Nicole Surprenant, a annoncé qu’elle se retirait après plus de 20 ans de participation. Encore une fois, merci Nicole pour ton engagement et ton assiduité. Le comité est toujours actif et a déjà débuté la préparation de la vente 2026. Nicole Crépeau, Yolande Girard, Huguette Langlois et Danielle Surprenant sont toujours impliquées au sein de ce groupe. Nous vous rappelons qu’en tout temps, nous recueillons les livres en bonne condition ainsi que les casse-tête. Vous pouvez venir les déposer au local de la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine situé au 249 rue Sainte-Marie à La Prairie.  ...

    Un rempart en mauvais état

    Le rempart de béton a été construit il y a plus d’un siècle par le gouvernement fédéral.

    Jusqu’à la construction de la Voie maritime du Saint-Laurent durant la décennie 1950, il servait à protéger le Vieux La Prairie des inondations et surtout des immenses blocs de glace qui, au printemps, menaçaient les maisons situées en bordure du fleuve.

    Hélas, de nos jours, cet immense mur, qui sert à marquer l’ancien lit du fleuve et à supporter de nombreux terrains qui y prennent appui, montre des signes évidents de décrépitude.

    De toute évidence, des travaux majeurs s’imposent afin de le remettre en état.

    La directrice générale de la ville de La Prairie a confirmé qu’un carnet de santé du mur a été établi et que les coûts pour le rénover au complet sont estimés à 2,4 M$.

    Une première demande de subvention de 400 000 $ a été déposée auprès du ministère du Patrimoine pour rénover le tronçon qui s’étend entre le chemin de Saint-Jean et la rue du Boulevard, soit environ 18 % de sa superficie.

    N.D.L.R. Merci à Mme Céline Gaudette, conseillère du quartier La Clairière pour nous avoir fourni ces informations.

    Un dossier à suivre…

    Le rempart de béton a été construit il y a plus d’un siècle par le gouvernement fédéral. Jusqu’à la construction de la Voie maritime du Saint-Laurent durant la décennie 1950, il servait à protéger le Vieux La Prairie des inondations et surtout des immenses blocs de glace qui, au printemps, menaçaient les maisons situées en bordure du fleuve. Hélas, de nos jours, cet immense mur, qui sert à marquer l’ancien lit du fleuve et à supporter de nombreux terrains qui y prennent appui, montre des signes évidents de décrépitude. De toute évidence, des travaux majeurs s’imposent afin de le remettre en état. La directrice générale de la ville de La Prairie a confirmé qu’un carnet de santé du mur a été établi et que les coûts pour le rénover au complet sont estimés à 2,4 M$. Une première demande de subvention de 400 000 $ a été déposée auprès du ministère du Patrimoine pour rénover le tronçon qui s’étend entre le chemin de Saint-Jean et la rue du Boulevard, soit environ 18 % de sa superficie. N.D.L.R. Merci à Mme Céline Gaudette, conseillère du quartier La Clairière pour nous avoir fourni ces informations. Un dossier à suivre… ...