Au jour le jour, mars 1996

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Robert Gagné France Gervais |
P. de J. de Longueuil 24 novembre 1990 |
Hermas Gervais Léa Choquet |
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Fernand Gagné Jeanne-d’Arc Poirier |
Saint-Henri de Montréal 28 octobre 1950 |
Isidore Poirier Eulalie Montpetit |
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Alphonse Gagné Aglaé Imbeau |
Saint-François, Île d’Orléans 28 septembre 1920 |
Célestin Imbeau Geneviève Picard |
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Gaudiose Gagné Marie Lacouline |
Saint-Roch de Québec 13 octobre 1884 |
Gaudias Lacouline Marie Thibault |
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Fabien-Ferdinand Gagné Adélaïde-Victoire Thivierge |
Saint-François, Île d’Orléans 28 août 1855 |
Louis Thivierge Marthe Lacroix |
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Louis Gagné Marguerite Verret |
Saint-Jean, Île d’Orléans 16 janvier 1815 |
Jean Verret Marie-Anne Charlan |
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Louis dit Raphaël Gagné Marie-Geneviève Guyon dit Dion |
Saint-Jean, Île d’Orléans 20 février 1792 |
Augustin Guyon dit Dion Marie-Thérèse Delisle |
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Louis Gagnier Isabelle Guérard dit Legras |
Saint-François, Île d’Orléans 19 novembre 1764 |
Charles Guérard Marie-Madeleine Lepage |
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Raphaël Gagné Marie-Josephte Allaire |
Saint-François, Île d’Orléans 4 juillet 1729 |
Louis Allaire Anne Asselin |
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Ignace Gagné Louise Tremblay |
L’Ange-Gardien, Montmorency 6 novembre 1689 |
Pierre Tremblay Anne Achon |
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Louis Gasnier Marie Michel |
Saint-Martin, Igé, Orne Notaire Régnard, Perche, France, 11 juin 1638 |
Pierre Michel Louise Gosri |
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Louis Gasnier Marie Launay |
De Saint-Martin du Vieux-Bellême, arrondissement Mortagne, évêché de Chartres, Perche (Orne) |
Robert Gagné, archiviste de l'Association Gagné-Bellavance
Né à Montréal en 1952, Robert Gagné habite Brossard depuis quelques années. Sa passion de l'histoire l'entraîne à suivre des cours de généalogie avec M. Claude Perrot et à obtenir un diplôme en instrumentation historique de généalogie à l’UQAM. Membre de l'Association de famille Gagné-Bellavance, il est nommé archiviste. Il a écrit un essai intitulé « Instrument de recherche concernant Pierre Ganier fils de Pierre Ganier et Marguerite Rosée ».
Le patronyme Gagné a subi plusieurs transformations au cours des siècles. À l'origine il s'écrit Gasnier et prend lentement les formes populaires de Gagné et Gagnier.
Louis Gasnier, né le 13 septembre 1612, est le cadet d'une famille de quatre enfants : Noël, Jacques, Pierre et Louis. Seul Louis et Pierre viendront au Canada. Fils de Louis Gasnier et Marie Launay, Louis travaille avec son père comme meunier à Guémansais, puis au moulin de Courtoulin dans la province du Perche. Il épouse en 1638 Marie Michel à l'église Saint-Martin, à Igé dans le département de l'Orne.
Louis et Marie vivent à Igé et rêvent du Nouveau monde. Ils ont eu deux enfants lorsque la famille Gasnier traverse l'océan et fait baptiser à Québec, le 20 septembre 1644, une fille qu'elle nomme Marie. Deux ans plus tard, les Gasnier s'installent à la ferme Saint-Charles du Cap-Tourmente, où Louis exerce le métier de laboureur pour le compte de la Compagnie des Cent Associés.
Le 20 octobre 1650, on lui concède une terre de cinq arpents non loin du futur site Sainte-Anne de Beaupré. Au printemps 1661, Louis disparaît soudain avec un de ses voisins, Louis Guimond. Un manuscrit conservé au Séminaire de Québec révèle qu'à huit heures du matin commença le massacre de plusieurs personnes à Beaupré. Les Relations des jésuites mentionnent une lettre du captif J. François Hertel : « connaissez-vous Louis Guimond pris cet été?… » Il est très probable que Louis Gasnier fut pris par les indiens à cette occasion. Finalement, l'inventaire des biens de Louis Gasnier et Louis Guimond fut rédigé le même jour, soit le 14 juillet 1661.
Au mystère de la disparition des deux Louis s'ajoute une certaine confusion. Lequel des deux fut le premier miraculé de Sainte-Anne de Beaupré en 1658? L'abbé Morel mentionne le nom de Louis Guimond dans sa première liste des « Miracles arrivés en l'église de Sainte-Anne… », mais dans sa seconde liste rédigée en 1687 et plus complète, le nom de Louis Gasnier remplace celui de Louis Guimond. Le mystère reste entier.
COMPLÉMENT
Trois souches de Gagné se partagent la descendance de ce nom au Canada. François Gagné dit Poitevin, fils de Jean et d'Andrée Roussette. Il épouse à Trois-Rivières Jeanne Vanasse le 3 novembre 1695. Les deux autres, deux frères, sont parmi les pionniers du Régime français : Pierre et Louis Gasnier. Fils de Louis Gasnier et Marie Launay, Pierre épouse Marguerite Rosée vers 1639, à Saint-Côme de Vair. Le couple se retrouve Québec à l'été 1653.
Cet ancêtre décède sur la côte de Beaupré en 1656. Suite à sa mort, sa veuve Marguerite Rosée ira s'installer à Montréal avec trois de ses enfants : Pierre, Nicolas et Marguerite. Seul son fils Louis demeure sur la côte de Beaupré. Louis, surnommé Bellavance, fut gratifié par Jean Talon en 1672 d'une seigneurie au Cap St-Ignace, qu'il partage avec Nicolas Gamache. Plusieurs de ses descendants portent aujourd’hui le nom de Bellavance.
Pierre, le second enfant de Marguerite Rosée, s'installe à La Prairie. Il épouse Catherine Daubigeon le 19 novembre 1670, à l'église de la Nativité de La Prairie. Ce mariage est d'ailleurs le premier inscrit au registre paroissial. Pierre, grâce à son courage, sera le premier capitaine de Milice à La Prairie. Il décède le 26 mars 1726 à l'âge de 81 ans.

Cette année, le cinéma fête son centenaire : 1896-1996.
Qu'en est-il de la projection de films à La Prairie depuis le début du siècle? Une dame âgée a vécu les étapes de la progression du cinéma. Elle nous livre ce qu'a conservé sa mémoire alerte et fidèle. Adolescente, elle allait « aux vues » avec son père, fin des années 1910 et années 1920, à la « salle » de cinéma tenue par Paul Hébert, propriétaire, dans le village, rue Saint-Ignace, lot # 26. M. Hébert avait bâti un ajout à sa maison, par l'arrière. Cette « salle », couverte de tôle ondulée avait une particularité unique : un arbre y poussait et les branches s'élançaient vers la lumière par un trou pratiqué dans le toit.
La caissière, madame Purissima Dubois, habitait le lot # 27, la maison s'y trouve encore. On était à l'époque du film muet et Harold Ste-Marie, talentueux pianiste qui jouait « par oreille », adaptait ses performances à l'action du film.
Notre aînée se souvient de deux films qu'elle a bien appréciés. La sœur Blanche, avec Liliane Gish, et Le Bossu de Notre-Dame avec Lon Chancy. En 1927 les inventeurs ont mis au point le cinéma parlant. A La Prairie, cette amélioration viendra dans les années 30.
La 2ème salle de cinéma logera, chemin de Saint-Jean, dans l'ancienne église protestante désaffectée. Ce bâtiment, solidement construit, existe encore; il deviendra le garage Deneault, puis l'atelier Désilets (324 Chemin de Saint-Jean) près de la rue Notre-Dame.
Les résidents de La Prairie, surtout les jeunes, auront les « vues » de la Molson, debout, en plein air. Rue Saint-Ignace dans les années 30 et 40 se trouvait la « cour d'école » des garçons qui fréquentaient l'Académie St-Joseph, angle Saint-Jean et Saint-Ignace.
À la fin du printemps et à l'été, on dressait un grand écran, près du rempart. Lorsque le jour tombant permettait une visibilité convenable, la projection du film commençait. C'était gratuit et la foule des jeunes s'amusaient ferme supportés par la musique à forts décibels. Une pluie importante était cause de désappointement pour tous.
La 3ème salle de cinéma : 1941-1982. Monsieur Armand Auclair achète en 1941 l'édifice portant le numéro civique 286, chemin de Saint-Jean à La Prairie. Dans ce bâtiment logeait dans les années 30 messieurs Brossard et Crépin, concessionnaires d'automobiles Ford. Armand Auclair aménage une confortable salle de cinéma, plancher incliné et sièges rembourrés.
À La Prairie on disait : je vais au théâtre, voulant dire cinéma. Nous sommes évidemment à l'époque du cinéma parlant et la salle était très achalandée. On présentait des programmes intéressants et variés qui plaisaient à la clientèle de La Prairie et des villages environnants. Jean-Paul Auclair prend la relève de son père et réussit à 1enir le cinéma jusqu'en 1982.
D'autres inventions de notre XXe siècle sonneront le glas pour les salles de cinéma tenues par des particuliers. La télévision, les clubs Vidéo changent radicalement les habitudes des amateurs de films.
Les compagnies américaines telles « Famous Players », « Odéon » et autres, détiennent aujourd'hui le monopole de la présentation de films; ce sont elles maintenant qui décident ce que la clientèle devra voir et apprécier.
Dans une grande ville comme Montréal existent des « salles de répertoire », subventionnées ou non, qui offrent des films que choisissent ceux qui refusent de suivre la mode imposée.
On est loin de la fascination qu'exerçait l'image du film muet du début du siècle à La Prairie. Au cours de ce siècle d'existence du cinéma on est passé de l'image qui bouge, à l'ordinateur et à l'homme qui marche sur la lune!

De Madame Claudette Pételle : 18 contrats notariés et paléographiés, contrats de Claude Guérin et Jeanne Cusson.

Grâce à Madame Jeanne-d’Arc Moquin-Juteau et à sa collaboratrice Madame Lucille Demers-Lamarre, la SHLM offre désormais aux chercheurs en généalogie un important outil de recherche. La section généalogique du Fonds É. Choquet a été codifiée et indexée. Un nombre important de noms ainsi que des renseignements inédits sur plusieurs familles ont été ajoutés. Nos archives s’en trouvent enrichies et le travail des chercheurs en sera d’autant facilité.

Voici le contenu d’un document qui nous a été donné par Jean-Noël Dion des archives de Saint-Hyacinthe, janvier 1996.
La Prairie, lundi de Pâques 1858
Monsieur,
Je vous prie de vous rappeler que les Dîmes sont payables à Pâques, chaque année, et de venir immédiatement payer ce que vous pouvez me devoir pour les grains que vous avez récoltés dans cette Paroisse pendant l’année 1858.
Je suis &c.
Votre &c.
J. Gravel Ptre, Curé.

Mercredi, le 20 mars 1996 à 20 heures aura lieu une présentation sur un pionnier de l’histoire régionale et de la généalogie au Québec : JEAN-JACQUES LEFEBVRE, 1905-1992, archiviste de carrière. Gilles Laberge, historien-archiviste, s’intéressera à l’homme, à sa carrière et son œuvre, bien méconnue, pour nous dévoiler de larges pans de ses travaux biographiques et généalogiques.
Il faut signaler qu’il est l’auteur de plusieurs portraits de familles anciennes de Montréal, du Richelieu, de la rive sud et aussi de La Prairie qui font toujours l’objet de références chez les généalogistes. Autres initiatives, J.-J. LEFEBVRE a aussi produit plusieurs manuels de référence sur le passé du Québec. C’est un homme à découvrir!
Au sujet du conférencier Gilles Laberge, il poursuit toujours une carrière professionnelle dans la grande région du Sud-ouest de Montréal avec des publications, des recherches, de l’animation thématique, un rôle de ressource-conseil, de concert avec maints organismes gouvernementaux et locaux.
Parmi ses dernières recherches, Gilles Laberge a produit une vaste étude, avec l’aide financière du Ministère de la culture et des communications (Québec) et de la Société historique de La Prairie, sur l’œuvre considérable à recenser du généalogiste, JEAN-JACQUES LEFEBVRE, originaire de Saint-Constant. Il a entre autres remarqué que les publications de ce pionnier nous livrent de larges portions de l’histoire des hommes et des femmes de La Prairie toujours à découvrir!
Gilles Laberge
La conférence aura lieu dans les locaux de la Société historique, au 249 de la rue Sainte-Marie. Bienvenue à tous. L’entrée est gratuite.
Le 20 mars à 20 heures.

Dépliants
En cette année 1996, la SHLM publie la deuxième édition du dépliant : Circuit patrimonial au cœur du Village, le Vieux-La Prairie. En 1975, le Ministère de la Culture a jugé bon de déclarer arrondissement historique le quartier où est née La Prairie en 1667. Aux yeux des experts le bâti présente une valeur patrimoniale à conserver. Une visite à pied au cœur du Vieux-La Prairie, à l’aide du dépliant particulièrement bien présenté, permet d’effectuer un voyage dans le temps à l’aide de photos et de textes fort bien choisis.
Félicitations aux auteurs et réalisateurs : Gaétan Bourdages, Jean-Pierre Yelle, Jean-Sébastien Morin et Geneviève Zévort.
Bienvenue dans le Vieux-La Prairie
Souper annuel
Tel que mentionné lors de notre dernier communiqué, nous vous donnons ci-après tous les détails pour notre Souper annuel, qui aura lieu le 27 avril 1996 à 17 h 30.
À la suggestion de plusieurs de nos membres, cette année, notre Souper aura lieu au Restaurant « Au vieux fort », situé au 120, chemin de Saint-Jean, au 2e étage, La Prairie.
Un repas chaud sera servi pour nos membres et leurs invités au coût de 25,00 $ par personne, taxes et service inclus, dont voici le menu :
17 h 30 : apéritif aux frais de chaque invité
18 h 30 : potage aux légumes de saison; Boston (runsteak) saisi au poivre vert; gâteau mousse aux pêches; thé, café
Vous voudrez bien remplir le coupon-réponse ci-joint et nous le retourner avec votre chèque avant le 17 avril 1996, afin que nous puissions faire les réservations nécessaires.
Nous vous attendons nombreux avec vos parents et vos amis.
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