Au jour le jour, septembre 1995

« Ernest DOIN naquit à Bourges (France), en 1809. Vers l’âge de trente ans, il émigra aux États-Unis. De 1847 à 1850, il exerça les professions d’avocat et de professeur à Saint-Jean-d’Iberville. En 1851, il ouvrit une école à La Prairie où il demeura pendant plusieurs années. Deux ans plus tard, il fonda dans cette localité un cercle littéraire et dramatique qu’il alimentait de ses nombreuses œuvres théâtrales. Il collabora à La Semaine religieuse de Montréal. Il mourut à Montréal, le 26 septembre 1891. »
Ernest Doin, homme de lettre, fut actif dans plusieurs domaines. Auteur de comédies, il présenta plusieurs de ses œuvres au local de la Société littéraire situé dans l’édifice où loge la Société historique de La Prairie.
Au XIXe siècle, l’église se montre très sévère envers les auteurs de la "Belle Province". Pour ne pas être atteint par les interdits ecclésiastiques, Ernest Doin doit se soumettre à cette dure discipline. Il produit de nombreuses pièces de théâtre qui sont inattaquables sous le rapport des mœurs et sans implications politiques ou sociales.
Parmi les comédies qu’il écrit et dont il assure la mise en scène, on peut mentionner :
Le désespoir de Jocrisse, 1871
Le trésor ou la Paresse corrigée, 1871

Comme nous parlons du Royal-Roussillon dans la généalogie de ce mois-ci, nous vous présentons les résultats d'une recherche qui avait été faite il y a quelques années sur les origines du nom Rousillon.
Mentionnons d'abord que Rousillon est relié au nom d'un régiment français qui s'est illustré pendant la guerre de Sept Ans (1756-63), le Royal Rousillon, et dont le 2e bataillon s'est battu ici en Nouvelle-France.
À cette époque, l'empire colonial était très étendu puisqu'il englobait les Grands Lacs et même la Louisiane au sud. Il ne comptait pourtant que 75 000 Français qui étaient constamment menacés par 1 300 000 Anglais dans la Nouvelle-Angleterre. Le bataillon dut se déplacer souvent et faire face à des conditions pénibles à cause du climat, des grandes distances et des difficultés de ravitaillement.
Les soldats du Royal Rousillon étaient surtout chargés de la défense du sud du Québec actuel. Ils ont donc sillonné notre région dans tous les sens. Leurs quartiers d'hiver furent installés à La Prairie pendant quelques années. Le Royal Rousillon s'est illustré à la plupart des batailles qui se sont déroulées entre 1756 et 1760. Il a également participé à la guerre de la Conquête et a déployé ses énergies jusqu'à la bataille des Plaines d'Abraham. L'histoire mentionne que c'est le régiment dont le pourcentage de soldats tués fut le plus faible.
Ce régiment connut une existence assez longue et même contemporaine puisqu'il ne fut dissous qu'après la défaite française de 1940.
Le nom de Rousillon perpétuera donc la mémoire de ces défenseurs de la patrie qui ont évolué sur notre sol, dans notre coin de pays.
Tiré du journal Communic-Action, mars 1982, extrait de la conférence du 16 décembre 1981 de Gaétan Bourdages

JACQUES MONCHAMP est marié à ÉLIETTE LÉTOURNEAU «cousine de Michel Létourneau, architecte». Il travaille depuis plusieurs années comme technicien en génie civil à la Ville de Brossard. Il débuta sa carrière avec la construction des autoroutes, plus particulièrement la 15. Par la suite il travailla à l'arpentage pour la firme Désourdy à la tour du Stade Olympique. Les gens de La Prairie l'ont connu comme coordonnateur à la rénovation du Vieux-La Prairie.
Depuis longtemps, il recherche les occasions pour découvrir tous les MONCHAMP, ce qui l'a amené à entrer en communication avec des MONCHAMP de San-José, Santa-Barbara Californie, Winnipeg, Phoenix Arizona, Manchester NH, l'Orégon et Vancouver.
Aujourd’hui en Amérique, il devrait y avoir entre 500 et 1 000 personnes portant le joli nom de Monchamp à leur naissance.
La maison dans laquelle est né Jacques Monchamp a été construite par son arrière grand-père dans le rang Saint-Pierre à Saint-Constant, Madame Berthe Monchamp, sa mère âgée de 95 ans y demeure toujours.
Le premier MONCHAMP qui débarque en Nouvelle-France au printemp en 1756 est DOMINIQUE MAUCHANT. Il a 18 ans, il est inscrit sous le nom de DOMINIQUE DURAND DIT MAUCHANT dans la compagnie Ducoin du nom de son capitaine M. Ducoin. Cette compagnie est l'une des 13 du ROYAL-ROUSSILLON venues défendre la Nouvelle-France. L'année 1757 est une année de reconstruction des forts. Il passe l'hiver dans la région de La Prairie. Le 30 janvier 1758 il marie Marie-Angélique fille de Pierre Poissant dit La Saline. A son mariage il signe DOMINIQUE MAUCHANT. Deux confrères signent comme témoins. Le 05 juillet 1758, c'est la bataille de Carillon. Il y combattra. Le 8 juillet 1759, c'est encore la bataille, celle des Plaines D'Abraham, mais cette fois-ci il n'en revint pas. Il laisse un descendant DOMINIQUE qui dans un premier mariage avec Marie Hébert aura cinq enfants, et d'un deuxième mariage avec Marie-Anne Bourassa en aura 14 autres. La descendance est assurée. Jacques Monchamp est un descendant de Marie-Anne Bourassa.
Les fondations de la Maison construite par le premier-né en terre américaine sont encore en place aujourd'hui. On peut toujours les apercevoir sur le chemin de la petite côte qui longe la rivière La Tortue à Saint-Constant et qui passe au bout de la Montée La Saline.

Le projet de classification des archives de la paroisse de La Nativité de la Sainte Vierge de La Prairie est une initiative du Père Jean-Guy Gagnon c.s.c. prêtre modérateur de cette paroisse, à la suite d'une recommandation de Paul Racine, historien de l'art. Grâce à l'appui financier des divers paliers de gouvernements (programme Défi, projet Article 25, projet Extra et la subvention du Ministère de la Culture dans le cadre du projet Archives privées des Archives Nationales de Québec), nous avons pris conscience du grand potentiel archivistique et historique que recèlent les documents conservés par la paroisse. Ainsi, nos plus anciens documents (registres de baptêmes, mariages, sépultures et cahiers de délibérations des marguilliers) remontent à la deuxième moitié du XVIIème siècle; sans oublier bon nombre d'actes notariés, de lettres et mandements et divers documents iconographiques couvrant plus de trois siècles d'histoire. Ce travail fut réalisé dans un but premier de regrouper à un même endroit toute la masse documentaire conservée et produite par cette paroisse et de faciliter la consultation tant par le personnel de la Fabrique que par le public en général. C'est pour cela que fut créé le présent catalogue afin de rendre plus accessible les richesses archivistiques de la paroisse de La Nativité. Ce travail fut rendu possible grâce à la collaboration du prêtre-modérateur, Père Jean-Guy Gagnon c.s.c., et des marguilliers ainsi que la participation de mesdames Sylvie Delorme et Rachel Naud-Tétrault et de monsieur Paul Racine. Nous vous souhaitons un agréable moment en compagnie de cet instrument de recherche qui vous révélera un trésor caché que sont les Archives paroissiales de La Nativité de La Prairie."

De Viateur Robert
Mérienne, Patrick, Petit Atlas historique du Monde, de 1944 à nos jours. Éditions Ouest-France, 1994, 48 p.
Du frère Jules Sawyer f.i.c.
La Société historique de Saint-Henri, Portrait d’une Ville, Saint-Henri, 1875-1905, 1987.
La rocaille, journal optimiste, Collège Jean-de-la-Mennais, La Prairie, 6 numéros, janvier à juin 1995.
Des archives des f.i.c. (frère Jean Laprotte)
Universal Classic Manuscripts
Cahiers de l’Académie Canadienne-Française, 8 volumes. De 1956 à 1972.
Les cahiers d’histoire de Deux-Montagnes, 28 numéros de 1978 à 1989.
Nouvelles chansons de chez-nous, Douze chansons d’Albert Larricu.
Un homme et son péché, voici l’histoire
De Gaétan Bourdages
Micro éditions de la bibliothèque, catalogue 1994, Bibliothèque nationale du Québec. 1994.
De Marcel Lamarche
Répertoire des mariages des familles Lamarche.
Du père Jules Romme
Le bureau de poste de La Prairie, par Ethnotech, Mai 1992.
De madame Thérèse Dubé
Lemelin Roger. Les Plouffes, Flammarion. Paris. 1982.
Bruchési Jean, Voyages miragés. Éditions Beauchemin, Montréal. 1957.
André Rufiange à son meilleur, Éditions Québécor. 1978.
Henderson, Christine. Cent ans déjà, Éditions de l'homme. Ottawa. 1968.
Lapointe. L'histoire bouleversante de Mgr Charbonneau. Éditions du jour. 1962.
Merle Jacques. La monture en bronze, Paris. 1979.
Lavallée, Madeleine. Marie-Victorin, un itinéraire exceptionnel. Éditions Héritage inc. Saint-Lambert. 1983.
Dion, Léon. Le Québec et le Canada : les voies de l'avenir. Éditions Québécor. 1980.
Nos prières et cantiques. Montréal 1940.

« Le dialogue entre Jocrisse, le cuisinier et Plumet, son maître, nous permet de saisir l’influence française dans le choix de mets et le langage quotidien de l’homme du peuple.»
PLUMET
Allons ! Bon !…Ah ! à propos, Jocrisse, as-tu bien cherché dans ta tête à nous trouver quelques morceaux choisis ? hein ! mon gaillard, toi qui connais les bons mets ?
JOCRISSE (riant)
Ah ! ma foi, not’maître, à votr’école on n’peut pas aimer les mauvais.
LAFLUTE (à part)
En a t’y ! En a-t’y dans sa tête !
PLUMET
Voyons, voyons, un petit aperçu de ce que tu vas me donner, sauf ce que je dois apporter en revenant.
JOCRISSE
Dame ! not’maître, j’ai tout r’passé dans ma mémoire les mets que j’sais d’voir goût : primà, premièrement, d’abord : Un salmis aux fines herbes, pomme d’amour pour entourage.
PLUMET
Bravo ! c’est excellent ce plat-là !
JOCRISSE
Seconda, pour le second plat : la persillade en vinaigrette, redoublement de tomates ou pommes d’amour avec addition de cornichons
PLUMET (il passe la langue sur ses lèvres à chaque mot)
De mieux en mieux, continue donc !
JOCRISSE
Troissio… Canards aux oignons, sauce parisienne à la russe et gélatine.
PLUMET
Excellent! excellent! Ensuite? ensuite?
JOCRISSE
"Quatritia" Un petit cochon d’lait farcé aux truffes.
PLUMET (vivement)
Un petit cochon de lait, Jocrisse, ah ! tu me mets dans le ravissement ! Un p’tit cochon d’lait Ah !… après ?
JOCRISSE
Après…après… Dame, not’maître, j’crois qu-c’est déjà pas mal raisonnable.
PLUMET
Oh ! Jocrisse ! Jocrisse ! toi dont les idées fourmillent… tu oublies mon mets favori !
JOCRISSE
Quoi ?… Quoi ?… ma foi, du diable si j’y suis.
PLUMET
Il est vrai qu’il y a diablement longtemps que je n’en ai mangé ! Eh bien, Jocrisse… ce met… c’est… des oreilles de cochons piquées, entrelardées de truffes et de fines herbes!… Hein ? ……

En 1863, Ernest Doin vit des difficultés financières. Il arrive avec peine à faire vivre sa famille de douze personnes. Dans une lettre adressée à la Société littéraire, il demande qu'on lui prête la salle pour deux soirées. En retour il remettra les profits d'un soir à la Société.
Au théâtre de La Prairie, les groupes de comédiens se succèdent fin XIXe et au XXe siècle. La comédie Le dîner interrompu est présentée dans les années 20 et sur une plaquette de la pièce les noms de trois comédiens sont accolés aux personnages: J. Arsenault, Nérée Laplante, D. Bisaillon.
Une photographie datée de 1919, regroupe la troupe du Cercle l’Aiglon.

Références :
1. Fonds E. Choquet
– lettre manuscrite d'Ernest Doin 1863, dossier 4.19
– photographie du Cercle l'aiglon 1919
2. Marcel Moussette
– Don d'une plaquette "Le Dîner interrompu", 45 pages, édition de 1871
– commentaires manuscrits sur les pièces d'Ernest Doin et certains comédiens de La Prairie – 1983
3. Jules Romme
– Ordre des Prémontrés – Recherches et textes explicatifs du climat social au Québec du XIXe siècle et présentation de comédies d'Ernest Doin (Reine Bélanger) 1995
Recherche: Claudette Houde.

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Dominic et Francis |
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Jacques Monchamp Eliette Létourneau |
Saint-Constant, cté de La Prairie 20 août 1966 |
Henri Létourneau Geneviève Perras |
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Joseph Monchamp Berthe Robert |
Saint-Rémi, cté de Napierville 31 octobre 1935 |
Ulric Robert Eugénie Demontigny |
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Zéphir Monchamp Rose Monette |
Saint-Michel, cté de Napierville 19 août 1890 |
Dominique Monette Marguerite Rémillard |
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Vital Monchamp Célanise Lanctôt |
Saint-Constant, cté de La Prairie 11 mai 1857 |
Joseph Lanctôt Euphrosine Hall |
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Constant Monchamp Marguerite Primeau |
Saint-Constant, cté de La Prairie 24 novembre 1823 |
François Primeau Marguerite Dupuis |
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Dominique Monchamp Marie-Anne Bourassa |
La Nativité de La Prairie 23 octobre 1797 |
Pierre Bourassa Marie-Anne Poupart |
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Dominique Durand dit Mauchant Angélique Poissant dit La Saline |
Saint-Philippe, cté de La Prairie 30 janvier 1758 |
Pierre Pouissant dit La Saline Angélique Giroux |
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Nicolas Mauchant Françoise Dupuis |
Mirecourt (Lorraine) France |

Pour notre conférence d'ouverture, nous accueillerons Monsieur Paul Racine qui nous entretiendra sur les archives de la paroisse de La Nativité de la Sainte Vierge de La Prairie, travail qui a été complété en août 1994.
Comme toujours nos conférences se tiennent le troisième mercredi du mois dans les locaux de la Société historique et l'entrée est gratuite.
C'est donc un rendez-vous le 20 septembre 1995 à 20 heures.
Comme introduction à cette conférence, vous trouverez dans les lignes qui suivent l'avant-propos du Catalogue des archives de la paroisse de La Nativité de la Sainte Vierge de La Prairie.

Après un été exceptionnellement beau et chaud qui passera paraît-il à l'histoire, votre journal vous revient pour vous renseigner sur les activités à venir de la S.H.L.M., celles en cours ou tout simplement pour vous faire connaître certains événements du passé qui font partie de notre histoire locale.
Durant la semaine du 25 septembre, vous pourrez regarder au canal 9, câble Vidéotron, l'émission "de ville en ville" consacrée à la vie municipale. Cette émission sera consacrée à la Ville de La Prairie et sera diffusée à quatre reprises en soirée.

À madame Raymonde Gagnon et à messieurs Réal Cuillierrier, Réal Legault, Jean-Charles Charuest et Pierre Gagnon qui ont dû faire un séjour à l'hôpital, nous offrons nos meilleurs voeux de prompt rétablissement et de bonne santé.

À La Prairie, le 23 juillet 1995 à l’âge de 67 ans est décédé Yves Moquin. Il laisse dans le deuil son épouse Jacqueline Audette, ses soeurs Jeanne d’Arc (feu Roland Juteau), Françoise, et ses frères Jean-Paul (Rita Mc Clure), Germain (Marcelle Gagnon), Toussaint (Fernande Lafond) et plusieurs parents et amis.
À Candiac, le 9 août 1995, à l’âge de 45 ans, est décédée à la suite d’une longue maladie Suzanne Barbeau, épouse de Claude Fortin. Outre son époux, elle laisse dans le deuil, sa fille Catherine, ses parents Mathilde et René Barbeau, sa soeur Isabelle, ses frères Richard et Claude ainsi que plusieurs parents et amis.
À ces familles éprouvées, la Société historique offre ses plus sincères condoléances.

Nous voulons remercier madame Yolande Cuillierrier qui nous découpe de petits documents que madame Claudette Houde apporte à la Société historique pour la généalogie. Nous voulons aussi souligner le travail exceptionnel qui a été réalisé par nos trois étudiants de cet été.
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