Sélection d'une édition

    Quelques photos inédites

    Une récente visite aux archives de La Nativité nous a permis de découvrir un album contenant de nombreuses photos inédites, dont trois daguerréotypes, de la fin du 19e siècle. Il s’agit de personnages en lien plus ou moins étroit avec La Prairie. Hélas, un grand nombre des photos ne sont pas identifiées. Nous profitons quand même de l’occasion pour vous présenter quelques figures de l’époque.

    LÉON-BENOÎT-ALFRED CHARLEBOIS

    Né à La Prairie, le 18 février 1842, fils de Benoît Charlebois et de Madeleine David. A étudié à l’école primaire de son village natal. Commerçant de grains. Président du Turnpike Road Trust. Major junior du 85e Bataillon. Auditeur de la Municipalité de La Prairie en 1870. Conseiller municipal de La Prairie du 13 janvier 1871 au 13 janvier 1873. Élu député conservateur dans La Prairie en 1875. Réélu en 1878, en 1881 et en 1886. Officier au 85e Bataillon depuis sa fondation en 1880, il a démissionné de son poste en 1885.

    Il avait épousé dans la cathédrale de Montréal, le 24 août 1868, Marie Elmire Varin, fille de Jean-Baptiste Varin, notaire, et d’Hermine Raymond.

    Décédé en fonction à La Prairie, le 27 juin 1887, à l’âge de 45 ans et 4 mois. Il est inhumé dans le cimetière de La Prairie, chemin de Saint-Jean, le 30 juin 1887.[1]

    AMBROISE HÉBERT

    Ambroise Hébert et son épouse Sophie Demers, maître boulanger sur la rue Saint-Ignace. En 1843, il achète le lot no 14 sur lequel se trouve une maison de bois, laquelle a sans doute été détruite par le grand incendie d’août 1846. Le couple Hébert-Demers a, entre autres, eu deux fils devenus prêtres. L’un, Ambroise, malade de consomption, a été ordonné à La Prairie où il est d’ailleurs décédé à l’âge de 24 ans. L’autre, Wilfrid, est devenu sulpicien et a agi à titre d’exécuteur testamentaire au décès de son père en 1905.

    Après l’incendie de 1846, Ambroise Hébert a fait construire l’édifice en brique qui deviendra plus tard la Boulangerie Lussier qui sera détruite par le feu en 1982.

     

     

     

     

     

     

     

    DAVID LÉBERT

    a été commis sur la rue
    Saint-Jacques à La Prairie
    ainsi qu’au magasin général
    « A. Charlebois & Co », coin
    Sainte-Marie et chemin de Saint-Jean.

     

     

     

     

     

    JULIEN BROSSEAU

     

    Julien Brosseau (1837-1912, décédé à 74 ans et 7 mois) était à la fois maire de la municipalité du village (1876-1885), maître de poste, marchand de bois, agent pour les compagnies d’assurance Canada Fire and Marine Insurance et Commercial Union Assurance Co. of London, directeur et secrétaire de la Laprairie Navigation Co. (1867), capitaine du vapeur l’Aigle, et également directeur et secrétaire de la Laprairie Turnpike Road Co. (la Cie du Chemin macadamisé).

    Il était un homme riche et influent.

    Julien Brosseau fut également agent de la Montreal Telegraph Company et de la Queen Insurance Co. of Liverpool and London, sans oublier la Royal Insurance Co. of England. Après avoir agi comme officier du détachement volontaire de La Prairie lors de la guerre contre les Féniens en 1870, une décennie plus tard, en 1880, Julien Brosseau fondait le 85e Bataillon d’infanterie (dont il était lieutenant-colonel) qui devint le Régiment de Maisonneuve en 1920.[2]

     

    L’ABBÉ JEAN-BAPTISTE ALLARD

    Né à Châteauguay en 1833, de Charles Allard, cultivateur et d’Amable Primeau. Il fut ordonné à Montréal le 10 octobre 1860. Vicaire à Saint-Hyacinthe de 1860-1861, à Sorel (1861-1862), à La Prairie (1862-1864). Professeur au collège classique de Terrebonne (1864-1866). Missionnaire à Key West en Floride 1866-1875, où il est décédé le 9 décembre 1875.

    Extrait de « Le dictionnaire biographique du clergé canadien-français ». Par l’abbé J.-B.-A. Allaire

     

     

     

     

    MADEMOISELLE ROBERT

     

    Léandre Robert épouse en premières noces Émilie Desanges Hébert à Chambly en 1848. Ils vivent à Chambly. Il est hôtelier et déjà en 1880, il est propriétaire de l’Hôtel Montréal à La Prairie sur la rue du Boulevard, et ce, jusqu’à son décès en 1897. De ce premier mariage survivront 3 filles : Victorine, Angélina, et Agnès.

    Le bâtiment de pierre à trois étages avait été bâti par Marc Gagnon, sans doute après le grand incendie de 1846. Durant les dernières années de son existence l’hôtel avait été converti en logements multiples avant d’être incendié en 1972.

    Devenu veuf en 1880, Léandre Robert épouse en 1882, à l’âge de 54 ans, Anne Kane, veuve âgée de 37 ans. Celle-ci, orpheline irlandaise, a été mariée en 1857 à l’âge de 12 ans à Alexandre Crompe de Saint-Isidore. Ce cliché présente-il une des filles de Léandre ? Ou Anne Kane Robert, sa seconde épouse qui lui survivra ? Anne Kane était aussi connue sous « Annie King » (c’est ainsi qu’elle apparaît dans le registre paroissial lors de son décès en 1900).

    N.B. Au Québec on appelait « mademoiselle » une jeune fille ou une femme non mariée.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    ÉLISABETH SYLVESTRE

    Née le 20 janvier 1862, elle est également fille de Hyacinthe Sylvestre (marchand général) et de Marie Foisy.

    Ce couple a eu 6 filles et un garçon, tous nés à La Prairie.

     

     

     

     

     

     

     

     

    MARIE BLANCHE COLOMBE SYLVESTRE

    Née en 1857, elle est la fille de Hyacinthe Sylvestre et de Marie Foisy.

    Elle épouse Ambroise Napoléon Montanari (Ambroise Pierre Paul et Anne Eulalie Prairie) à La Prairie le 1er août 1881.

    Elle était organiste à l’église alors que son père était le sacristain si plein de zèle qu’on l’appelait le 2e curé.

    Hyacinthe Sylvestre, était aussi marchand général et capitaine des pompiers.[3]

     

     

     

     

     

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    [1] Tiré du site de l’Assemblée nationale du Québec sur les anciens députés.

    [2] Voir le Au jour le jour de janvier 2012.

    [3] Voir le Au jour le jour de février 2015

     

     

    Une récente visite aux archives de La Nativité nous a permis de découvrir un album contenant de nombreuses photos inédites, dont trois daguerréotypes, de la fin du 19e siècle. Il s’agit de personnages en lien plus ou moins étroit avec La Prairie. Hélas, un grand nombre des photos ne sont pas identifiées. Nous profitons quand même de l’occasion pour vous présenter quelques figures de l’époque. LÉON-BENOÎT-ALFRED CHARLEBOIS Né à La Prairie, le 18 février 1842, fils de Benoît Charlebois et de Madeleine David. A étudié à l'école primaire de son village natal. Commerçant de grains. Président du Turnpike Road Trust. Major junior du 85e Bataillon. Auditeur de la Municipalité de La Prairie en 1870. Conseiller municipal de La Prairie du 13 janvier 1871 au 13 janvier 1873. Élu député conservateur dans La Prairie en 1875. Réélu en 1878, en 1881 et en 1886. Officier au 85e Bataillon depuis sa fondation en 1880, il a démissionné de son poste en 1885. Il avait épousé dans la cathédrale de Montréal, le 24 août 1868, Marie Elmire Varin, fille de Jean-Baptiste Varin, notaire, et d'Hermine Raymond. Décédé en fonction à La Prairie, le 27 juin 1887, à l'âge de 45 ans et 4 mois. Il est inhumé dans le cimetière de La Prairie, chemin de Saint-Jean, le 30 juin 1887.[1] AMBROISE HÉBERT Ambroise Hébert et son épouse Sophie Demers, maître boulanger sur la rue Saint-Ignace. En 1843, il achète le lot no 14 sur lequel se trouve une maison de bois, laquelle a sans doute été détruite par le grand incendie d’août 1846. Le couple Hébert-Demers a, entre autres, eu deux fils devenus prêtres. L’un, Ambroise, malade de consomption, a été ordonné à La Prairie où il est d’ailleurs décédé à l’âge de 24 ans. L’autre, Wilfrid, est devenu sulpicien et a agi à titre d’exécuteur testamentaire au décès de son père en 1905. Après l’incendie de 1846, Ambroise Hébert a fait construire l’édifice en brique qui deviendra plus tard la Boulangerie Lussier qui sera détruite par le feu en 1982.               DAVID LÉBERT a été commis sur la rue Saint-Jacques à La Prairie ainsi qu'au magasin général "A. Charlebois & Co", coin Sainte-Marie et chemin de Saint-Jean.           JULIEN BROSSEAU   Julien Brosseau (1837-1912, décédé à 74 ans et 7 mois) était à la fois maire de la municipalité du village (1876-1885), maître de poste, marchand de bois, agent pour les compagnies d’assurance Canada Fire and Marine Insurance et Commercial Union Assurance Co. of London, directeur et secrétaire de la Laprairie Navigation Co. (1867), capitaine du vapeur l’Aigle, et également directeur et secrétaire de la Laprairie Turnpike Road Co. (la Cie du Chemin macadamisé). Il était un homme riche et influent. Julien Brosseau fut également agent de la Montreal Telegraph Company et de la Queen Insurance Co. of Liverpool and London, sans oublier la Royal Insurance Co. of England. Après avoir agi comme officier du détachement volontaire de La Prairie lors de la guerre contre les Féniens en 1870, une décennie plus tard, en 1880, Julien Brosseau fondait le 85e Bataillon d’infanterie (dont il était lieutenant-colonel) qui devint le Régiment de Maisonneuve en 1920.[2]   L'ABBÉ JEAN-BAPTISTE ALLARD Né à Châteauguay en 1833, de Charles Allard, cultivateur et d'Amable Primeau. Il fut ordonné à Montréal le 10 octobre 1860. Vicaire à Saint-Hyacinthe de 1860-1861, à Sorel (1861-1862), à La Prairie (1862-1864). Professeur au collège classique de Terrebonne (1864-1866). Missionnaire à Key West en Floride 1866-1875, où il est décédé le 9 décembre 1875. Extrait de « Le dictionnaire biographique du clergé canadien-français ». Par l'abbé J.-B.-A. Allaire         MADEMOISELLE ROBERT   Léandre Robert épouse en premières noces Émilie Desanges Hébert à Chambly en 1848. Ils vivent à Chambly. Il est hôtelier et déjà en 1880, il est propriétaire de l'Hôtel Montréal à La Prairie sur la rue du Boulevard, et ce, jusqu'à son décès en 1897. De ce premier mariage survivront 3 filles : Victorine, Angélina, et Agnès. Le bâtiment de pierre à trois étages avait été bâti par Marc Gagnon, sans doute après le grand incendie de 1846. Durant les dernières années de son existence l’hôtel avait été converti en logements multiples avant d’être incendié en 1972. Devenu veuf en 1880, Léandre Robert épouse en 1882, à l'âge de 54 ans, Anne Kane, veuve âgée de 37 ans. Celle-ci, orpheline irlandaise, a été mariée en 1857 à l'âge de 12 ans à Alexandre Crompe de Saint-Isidore. Ce cliché présente-il une des filles de Léandre ? Ou Anne Kane Robert, sa seconde épouse qui lui survivra ? Anne Kane était aussi connue sous "Annie King" (c'est ainsi qu'elle apparaît dans le registre paroissial lors de son décès en 1900). N.B. Au Québec on appelait "mademoiselle" une jeune fille ou une femme non mariée.                   ÉLISABETH SYLVESTRE Née le 20 janvier 1862, elle est également fille de Hyacinthe Sylvestre (marchand général) et de Marie Foisy. Ce couple a eu 6 filles et un garçon, tous nés à La Prairie.                 MARIE BLANCHE COLOMBE SYLVESTRE Née en 1857, elle est la fille de Hyacinthe Sylvestre et de Marie Foisy. Elle épouse Ambroise Napoléon Montanari (Ambroise Pierre Paul et Anne Eulalie Prairie) à La Prairie le 1er août 1881. Elle était organiste à l’église alors que son père était le sacristain si plein de zèle qu’on l’appelait le 2e curé. Hyacinthe Sylvestre, était aussi marchand général et capitaine des pompiers.[3]           ______________________________ [1] Tiré du site de l’Assemblée nationale du Québec sur les anciens députés. [2] Voir le Au jour le jour de janvier 2012. [3] Voir le Au jour le jour de février 2015    ...