Sélection d'une édition

    Association des Monet et Monette d’Amérique Inc.

    L’Association des familles Monet et Monette d’Amérique Inc. organise son cinquième rassemblement annuel, le 14 juin 1997, à partir de 9h30, à Saint-Mathieu-de-La Prairie, au Centre communautaire situé au 299 St-Édouard (route 15 sud, sortie 38, tourner à droite après la sortie, rouler jusqu’au village, passer devant l’église et tourner immédiatement à gauche et c’est à 100 mètres sur votre gauche.)

    L’invitation s’adresse à tous les Monet, Monette, Boismenu, Boivenu et en particulier à toutes les femmes qui ont, après mariage, adopté le patronyme de leur mari.

    L’Association des familles Monet et Monette d’Amérique Inc. organise son cinquième rassemblement annuel, le 14 juin 1997, à partir de 9h30, à Saint-Mathieu-de-La Prairie, au Centre communautaire situé au 299 St-Édouard (route 15 sud, sortie 38, tourner à droite après la sortie, rouler jusqu’au village, passer devant l’église et tourner immédiatement à gauche et c’est à 100 mètres sur votre gauche.) L’invitation s’adresse à tous les Monet, Monette, Boismenu, Boivenu et en particulier à toutes les femmes qui ont, après mariage, adopté le patronyme de leur mari....

    Nos présidents depuis 25 ans

    1971-72          Réal Legault (avant et après l’incorporation)

    1972-73          Claudette Houle

    1973-74          Jean Girard

    1974-75          Michel Aubin

    1975-76          Yves Duclos

    1976-78          Marcel Lamarre (2 mandats)

    1978-79          Claudette Houle

    1979-80          Gaétan Bourdages

    1981-83          André Taillon (2 mandats)

    1983-85          Michel Létourneau (2 mandats)

    1985-87          Patricia McGee-Fontaine (2 mandats)

    1987-89          Claire Handfield (2 mandats)

    1989-90          Françoise Gilbert

    1990-91          Robert Champoux

    1991-97          Jean L’Heureux (6 mandats)

    1971-72          Réal Legault (avant et après l’incorporation) 1972-73          Claudette Houle 1973-74          Jean Girard 1974-75          Michel Aubin 1975-76          Yves Duclos 1976-78          Marcel Lamarre (2 mandats) 1978-79          Claudette Houle 1979-80          Gaétan Bourdages 1981-83          André Taillon (2 mandats) 1983-85          Michel Létourneau (2 mandats) 1985-87          Patricia McGee-Fontaine (2 mandats) 1987-89          Claire Handfield (2 mandats) 1989-90          Françoise Gilbert 1990-91          Robert Champoux 1991-97          Jean L’Heureux (6 mandats)...

    Souper annuel

    Tel que mentionné lors de notre dernier communiqué, nous vous donnons ci-après tous les détails pour notre souper annuel qui aura lieu le 10 mai 1997 à 17h30.

    Suite à l’appréciation des personnes présentes l’an dernier, notre souper aura lieu cette année encore au Restaurant Au vieux fort, situé au 120, chemin de Saint-Jean, au 2e étage, La Prairie.

    Un repas chaud sera servi pour nos membres et leurs invités au coût de $30.00 par personne, taxes et services inclus, dont voici le menu :

                17h30 – Apéritif aux frais de chaque invité
     

                18h30 – Amuse-gueule

                            Salade panachée

                            Roti de veau, sauce forestière

                            Gâteau, mousse aux pêches

                            Vin

                            Thé, café        

    Vous voudrez bien remplir le coupon-réponse ci-joint et nous le retourner avec votre chèque avant le 1er mai 1997, afin que nous puissions faire les réservations nécessaires.

    Les personnes qui le désirent peuvent former leur table au nombre de 8 personnes.

    Pour de plus amples informations, vous pourrez communiquer avec :

                La Société historique au 659-1393 ou

                Madame Céline Lussier au 659-1818

    Nous vous attendons nombreux avec vos parents et amis.

    Tel que mentionné lors de notre dernier communiqué, nous vous donnons ci-après tous les détails pour notre souper annuel qui aura lieu le 10 mai 1997 à 17h30. Suite à l’appréciation des personnes présentes l’an dernier, notre souper aura lieu cette année encore au Restaurant Au vieux fort, situé au 120, chemin de Saint-Jean, au 2e étage, La Prairie. Un repas chaud sera servi pour nos membres et leurs invités au coût de $30.00 par personne, taxes et services inclus, dont voici le menu :             17h30 – Apéritif aux frais de chaque invité               18h30 – Amuse-gueule                         Salade panachée                         Roti de veau, sauce forestière                         Gâteau, mousse aux pêches                         Vin                         Thé, café         Vous voudrez bien remplir le coupon-réponse ci-joint et nous le retourner avec votre chèque avant le 1er mai 1997, afin que nous puissions faire les réservations nécessaires. Les personnes qui le désirent peuvent former leur table au nombre de 8 personnes. Pour de plus amples informations, vous pourrez communiquer avec :             La Société historique au 659-1393 ou             Madame Céline Lussier au 659-1818 Nous vous attendons nombreux avec vos parents et amis....

    Nouvelles

    La SHLM bientôt sur internet

    Avis à nos membres internautes! D’ici peu le monde entier aura accès à notre site web.

    • Services offerts
    • Album photo
    • Généalogie, archives, etc.
       

    Notre souper annuel

    Une invitation pour vous et tous vos amis. Une date à réserver : Samedi le 10 mai 1997.

    La SHLM bientôt sur internet Avis à nos membres internautes! D’ici peu le monde entier aura accès à notre site web. Services offerts Album photo Généalogie, archives, etc.   Notre souper annuel Une invitation pour vous et tous vos amis. Une date à réserver : Samedi le 10 mai 1997....

    Dons

    De Gaston Roy, F.I.C.

    La propriété des Frères de l’instruction chrétienne à La Prairie.
     

    De Jean LaProtte, F.I.C.

    Les frères de l’Instruction Chrétienne en Amérique du Nord.
     

    De Robert Gagné

    Répertoire des actes notariés des familles Gagné et Bell.

    De Gaston Roy, F.I.C. La propriété des Frères de l’instruction chrétienne à La Prairie.   De Jean LaProtte, F.I.C. Les frères de l’Instruction Chrétienne en Amérique du Nord.   De Robert Gagné Répertoire des actes notariés des familles Gagné et Bell....

    Dons

    Monette, Robert. Les ancêtres Monet, de la France à l’Amérique, 150 pages, 1995. don de M. Raymond Monette
     

    Deux photographies couleur originales : vue panoramique de l’intérieur de l’église de la Nativité par Denis Tremblay, photographe à Saint-Jean. don de Gaétan Bourdages
     

    M. André Taillon, ex-président de la SHLM a fait don de plusieurs volumes sur l’histoire de La Prairie. Cette collection comprend des Bastions, des livres sur l’orfèvrerie et l’art ancien ainsi que de nombreux documents reliés à l’histoire locale. Le tout peut être consulté à notre centre d’archives.

    Monette, Robert. Les ancêtres Monet, de la France à l’Amérique, 150 pages, 1995. don de M. Raymond Monette   Deux photographies couleur originales : vue panoramique de l’intérieur de l’église de la Nativité par Denis Tremblay, photographe à Saint-Jean. don de Gaétan Bourdages   M. André Taillon, ex-président de la SHLM a fait don de plusieurs volumes sur l’histoire de La Prairie. Cette collection comprend des Bastions, des livres sur l’orfèvrerie et l’art ancien ainsi que de nombreux documents reliés à l’histoire locale. Le tout peut être consulté à notre centre d’archives....

    Constitution de la SHLM

    Faire avancer l'étude de l'histoire locale et régionale par des recherches, des publications, des conférences, des musées;

    S'intéresser aux monuments historiques, les sauver de la destruction, les conserver à l'admiration des compatriotes et des visiteurs;

    Faire l’étude du sol el du sous-sol, l’étude des vieilles familles et faire des recherches généalogiques:

    Imprimer, éditer, distribuer toutes publications pour les fins ci-dessus et établir une bibliothèque de publications se rapportant à l'histoire locale et régionale.

     

    Lettres patentes – 18 septembre 1972

    LE MINISTRE DES INSTITUTIONS FINANCIÈRES, COMPAGNIES ET COOPÉRATIVES DU QUÉBEC, sous l’autorité de la troisième partie de la Loi des compagnies et à la requête de Réal Legault, jointeur, S.-Yves Duclos, restaurateur, Ernest Rochette, historien, Denise Landry, graphiste, épouse de Michel Aubin, Claudette Houde, professeur, célibataire, Réal Cuillierrier, magasinier, tous de La Prairie,

    leur accorde les présentes lettres patentes constituant la corporation

    LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE LA PRAIRIE DE LA MAGDELEINE

    avec siège social à La Prairie, dans le district de Montréal.

    Sont administrateurs provisoires de la corporation :

    Tous les requérants

    Faire avancer l'étude de l'histoire locale et régionale par des recherches, des publications, des conférences, des musées; S'intéresser aux monuments historiques, les sauver de la destruction, les conserver à l'admiration des compatriotes et des visiteurs; Faire l’étude du sol el du sous-sol, l’étude des vieilles familles et faire des recherches généalogiques: Imprimer, éditer, distribuer toutes publications pour les fins ci-dessus et établir une bibliothèque de publications se rapportant à l'histoire locale et régionale.   Lettres patentes – 18 septembre 1972 LE MINISTRE DES INSTITUTIONS FINANCIÈRES, COMPAGNIES ET COOPÉRATIVES DU QUÉBEC, sous l’autorité de la troisième partie de la Loi des compagnies et à la requête de Réal Legault, jointeur, S.-Yves Duclos, restaurateur, Ernest Rochette, historien, Denise Landry, graphiste, épouse de Michel Aubin, Claudette Houde, professeur, célibataire, Réal Cuillierrier, magasinier, tous de La Prairie, leur accorde les présentes lettres patentes constituant la corporation LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE LA PRAIRIE DE LA MAGDELEINE avec siège social à La Prairie, dans le district de Montréal. Sont administrateurs provisoires de la corporation : Tous les requérants...

    Décès

    Monseigneur Bernard Courville, résidant à la Maison Léonie-Paradis de La Prairie depuis 3 ans, est décédé le 16 novembre dernier. M. Courville était un de nos membres

    Monseigneur Bernard Courville, résidant à la Maison Léonie-Paradis de La Prairie depuis 3 ans, est décédé le 16 novembre dernier. M. Courville était un de nos membres...

    François Le Ber (1622-1694) : un des premiers concessionnaires dans la Seigneurie de La Prairie

    Le notaire Basset dresse, en 1698, l'inventaire des biens laissés par le défunt François Le Ber. Jeanne Testard, sa veuve, ainsi que ses enfants et petits-enfants se partagent l'héritage.

    Le document notarié énumère dans l'ordre suivant les Ustanciles, Instruments pour la culture de la ferme, Objets usuels de la maison, Bestiaux, Propriétés. Basset en donne une description sommaire et le sergent royal priseur, Jean Quenneville, fixe un prix estimé.

    Lors de son décès, François Le Ber, colon-agriculteur, est qualifié du titre de bourgeois. Les deux concessions qu'il avait reçues antérieurement seront exploitées par ses descendants car il en était demeuré le propriétaire.

    En 1698, une habitation est assise sur une terre de trois arpens de front, ou environ, par vingt-cinq arpens de profondeur·dans la prairie dite de St-Claude, ce qui donne 75 arpents. Terre à lui concédée par les pères jésuites en 1673. En cette même année 1698, Basset mentionne une 2e terre sur laquelle est assise une habitation. Elle est située au bout de la 1re concession et allant jusqu'au bout des terres de la Commune. Cette terre avait été concédée par les Jésuites à François Le Ber pour ses héritiers. Ses dimensions étaient de 2 arpens de front par 25 arpens de profondeur. L'estimateur fixe à 2800 livres le prix des 2 terres.

    Détails intéressants sur les 2 concessions

    « Consistantes ensemble, en cent trente huict arpens et demy, dont il y a quatorze arpens labourables a la charrue, le surplus estant en prairie et en grand bois. »

    Après 25 ans de labeur, François et ses fils ont défriché 14 arpents cultivables sur une terre de 138 ½ arpents. En 1996, ces terres sont situées dans la zone verte de La Prairie et sont cadastrées no 326 et 327 à l'endroit surnommé la Fourche.

    Dans le village, les Jésuites avaient cédé par contrat, à François et à ses héritiers, un emplacement de 32 ½ pieds de front par 80 pi. de profondeur. Le terrain d'une superficie de 79 toises était situé sur la rue qui conduit de la grande rivière à l'église.

    « sur lequel emplacement est bastie une petite maison de pieux de bois sur pièces couverte de paille, garnie de ses planchers et sa cheminée de bousillage (1). »

    On suppose que dans cette maison du village, François Le Ber a vécu ses dernières années en Nouvelle-France. Sa modeste maison présente de fortes ressemblances avec celles des gens du peuple dans la France du XVIIe siècle. Remarquons toutefois que l'intérieur de terre battue a été garni de planchers. La rigueur du climat oblige! Le sergent priseur l'évalue à 300 livres.

    Dans le village, l'emplacement voisinait l'église. Aujourd'hui, la petite maison serait implantée sur le terrain de l'ancien couvent des religieuses de la Congrégation de Notre-Dame.

    ***

    L'inventaire après décès énumère plusieurs items, héritage de François Le Ber; en voici quelques-uns :

    Ustanciles

    • Crémaillères de fer, assez bonne   –   3 livres
    • Une broche de fer   –   30 sols
    • Petit poislon (poêlon) a trois piedz de cuivre jaune    –   20 sols

    Notons que c'est dans la cheminée qu'on cuisine : à cette époque, il n'y a pas de poêle dans les maisons.

    Travail de la terre

    • Pioche en bois, gros ciseau, deux tarrières (…), une meschante serpe, une lyme   –   13 livres
    • Garniture de fer d'une charrue, consistant en un vieux soc, coutre (2), geauge, cheville, une chesne a un crochet   –   20 livres

    Dans la maison

    • Deux fers à flasquer (3) assez bons   –   6 livres
    • Un grand coffre de bois de sapin ferment à clef   –   8 livres
    • Une vieille tasse dargent   –   12 livres
    • Trente-six livres pesant de vielle vaisselle d'Estain commun à quinze sols la livre   –   27 livres
    • Deux paires de draps de toile de chanvre de trois aulnes chacque drap   –   16 livres

    Animaux, transport

    • Deux bœufs de labour agez de cinq ans   –   200 livres
    • Une charrette avec ses roues garnis de quatre frettes (4) de fer   –   24 livres
    • Trois vaches pleines, onze ans, quatre ans, trois ans (…)   –   60 livres

    ***

    (1) Bousillage : n. m., mélange de chaume haché et de terre détrempée.

    (2) Coutre : fer tranchant de la charrue.

    (3) Fer à flasquer : gros fer à repasser dans lequel on place des charbons ardents.

    (4) Frette : cercle de fer dont on entoure le moyeu de roue afin d'empêcher qu'il ne se fende.

    ***

    Le document d'archives d'où sont tirés les renseignements de ce texte est une copie conforme de l'original conservé aux Archives judiciaires de Montréal, à savoir : Inventaire des biens, meubles et immeubles de la communauté d’entre le Sr François Le Ber et Jeanne Testard, février ou mars 1698.

    Lorsque le texte original est cité, nous avons reproduit les termes et l'orthographe de l'époque. Nous avons cru bon définir certains mots dont l'usage s'est perdu avec le temps.

    Dans le texte, les dates sont abrégées et pour 1600, on écrit gbi,c, ce qui donne par exemple ce huitième octobre gbi,c septente trois pour 1673, date de la première concession à Jacques Le Ber.

    N. B. : les mesures indiquées dans le texte sont en pieds français.

    Le notaire Basset dresse, en 1698, l'inventaire des biens laissés par le défunt François Le Ber. Jeanne Testard, sa veuve, ainsi que ses enfants et petits-enfants se partagent l'héritage. Le document notarié énumère dans l'ordre suivant les Ustanciles, Instruments pour la culture de la ferme, Objets usuels de la maison, Bestiaux, Propriétés. Basset en donne une description sommaire et le sergent royal priseur, Jean Quenneville, fixe un prix estimé. Lors de son décès, François Le Ber, colon-agriculteur, est qualifié du titre de bourgeois. Les deux concessions qu'il avait reçues antérieurement seront exploitées par ses descendants car il en était demeuré le propriétaire. En 1698, une habitation est assise sur une terre de trois arpens de front, ou environ, par vingt-cinq arpens de profondeur·dans la prairie dite de St-Claude, ce qui donne 75 arpents. Terre à lui concédée par les pères jésuites en 1673. En cette même année 1698, Basset mentionne une 2e terre sur laquelle est assise une habitation. Elle est située au bout de la 1re concession et allant jusqu'au bout des terres de la Commune. Cette terre avait été concédée par les Jésuites à François Le Ber pour ses héritiers. Ses dimensions étaient de 2 arpens de front par 25 arpens de profondeur. L'estimateur fixe à 2800 livres le prix des 2 terres. Détails intéressants sur les 2 concessions « Consistantes ensemble, en cent trente huict arpens et demy, dont il y a quatorze arpens labourables a la charrue, le surplus estant en prairie et en grand bois. » Après 25 ans de labeur, François et ses fils ont défriché 14 arpents cultivables sur une terre de 138 ½ arpents. En 1996, ces terres sont situées dans la zone verte de La Prairie et sont cadastrées no 326 et 327 à l'endroit surnommé la Fourche. Dans le village, les Jésuites avaient cédé par contrat, à François et à ses héritiers, un emplacement de 32 ½ pieds de front par 80 pi. de profondeur. Le terrain d'une superficie de 79 toises était situé sur la rue qui conduit de la grande rivière à l'église. « sur lequel emplacement est bastie une petite maison de pieux de bois sur pièces couverte de paille, garnie de ses planchers et sa cheminée de bousillage (1). » On suppose que dans cette maison du village, François Le Ber a vécu ses dernières années en Nouvelle-France. Sa modeste maison présente de fortes ressemblances avec celles des gens du peuple dans la France du XVIIe siècle. Remarquons toutefois que l'intérieur de terre battue a été garni de planchers. La rigueur du climat oblige! Le sergent priseur l'évalue à 300 livres. Dans le village, l'emplacement voisinait l'église. Aujourd'hui, la petite maison serait implantée sur le terrain de l'ancien couvent des religieuses de la Congrégation de Notre-Dame. *** L'inventaire après décès énumère plusieurs items, héritage de François Le Ber; en voici quelques-uns : Ustanciles Crémaillères de fer, assez bonne   –   3 livres Une broche de fer   –   30 sols Petit poislon (poêlon) a trois piedz de cuivre jaune    –   20 sols Notons que c'est dans la cheminée qu'on cuisine : à cette époque, il n'y a pas de poêle dans les maisons. Travail de la terre Pioche en bois, gros ciseau, deux tarrières (…), une meschante serpe, une lyme   –   13 livres Garniture de fer d'une charrue, consistant en un vieux soc, coutre (2), geauge, cheville, une chesne a un crochet   –   20 livres Dans la maison Deux fers à flasquer (3) assez bons   –   6 livres Un grand coffre de bois de sapin ferment à clef   –   8 livres Une vieille tasse dargent   –   12 livres Trente-six livres pesant de vielle vaisselle d'Estain commun à quinze sols la livre   –   27 livres Deux paires de draps de toile de chanvre de trois aulnes chacque drap   –   16 livres Animaux, transport Deux bœufs de labour agez de cinq ans   –   200 livres Une charrette avec ses roues garnis de quatre frettes (4) de fer   –   24 livres Trois vaches pleines, onze ans, quatre ans, trois ans (…)   –   60 livres *** (1) Bousillage : n. m., mélange de chaume haché et de terre détrempée. (2) Coutre : fer tranchant de la charrue. (3) Fer à flasquer : gros fer à repasser dans lequel on place des charbons ardents. (4) Frette : cercle de fer dont on entoure le moyeu de roue afin d'empêcher qu'il ne se fende. *** Le document d'archives d'où sont tirés les renseignements de ce texte est une copie conforme de l'original conservé aux Archives judiciaires de Montréal, à savoir : Inventaire des biens, meubles et immeubles de la communauté d’entre le Sr François Le Ber et Jeanne Testard, février ou mars 1698. Lorsque le texte original est cité, nous avons reproduit les termes et l'orthographe de l'époque. Nous avons cru bon définir certains mots dont l'usage s'est perdu avec le temps. Dans le texte, les dates sont abrégées et pour 1600, on écrit gbi,c, ce qui donne par exemple ce huitième octobre gbi,c septente trois pour 1673, date de la première concession à Jacques Le Ber. N. B. : les mesures indiquées dans le texte sont en pieds français....