Sélection d'une édition

    Le dernier forgeron à La Prairie

    Depuis l’âge des métaux le forgeron a toujours fasciné autant par sa force physique parfois exceptionnelle, que par sa connaissance de la secrète et mystérieuse alchimie du fer et du feu.

    Au Québec le forgeron de village, issu d’une longue tradition, est devenu avec les siècles un personnage légendaire qui a inspiré peintres, conteurs et écrivains. Hélàs, la fabrication industrielle de nombreux objets métalliques, la multiplication des automobiles après 1950 et l’apparition de machines-outils fort complexes ont opéré chez nous la lente mais certaine disparition de ce beau métier.

    Les hommes et leur art n’y sont plus, mais le personnage nous habite toujours; grand, fort, mi-sérieux mi-taquin et un peu secret. Ainsi en fut-il de Charles-Auguste Bouthillier, dernier forgeron de LaPrairie, décédé le 12 octobre 1982 à l’âge de 84 ans et 6 mois. Voici donc dans les lignes qui suivent le bref récit d’une vie qui allait pendant près d’un demi siècle inspirer au soufflet de l’histoire la mémoire de l’homme et du geste.

    Il naquit rue Saint-Ignace le 14 avril 1898 dans ce qu’on appelait le faubourg à “m’lasse”, quartier très achalandé dans le LaPrairie de l’époque. Dernier né; quatre garçons et quatre filles l’avaient déjà précédé auprès de leurs parents Moise Bouthillier et Catherine Barrette.

    À l’âge de six ans il fait son entrée à l’Académie St-Joseph qu’il fréquentera pendant sept ans. Un emploi assez rémunérateur à la Laprairie Brick l'amène alors à abandonner les études. Après quelques mois il quitte la briqueterie pour un séjour de courte durée à la fonderie Dussault rue St-Ignace. A l'automne 1915, nouveau changement, il se retrouve comme aide dans la forge chez Peter Lyall à Montréal-ouest, et après une interruption de plus d'un an dûe à la guerre, il passera en 1918 chez Hamel à Verdun afin d'y apprendre cette fois-ci pendant quatre mois le vrai métier de forgeron.

    Il s'établira enfin à LaPrairie en janvier 1922 après un séjour de vingt mois chez Henri Lapalme forgeron à Delson.

    D'abord associé à Adolphe Gingras; les deux compagnons ouvrent une boutique de forge sur le terrain d’Israel Longtin, rue du Boulevard, là où est situé aujourd'hui le commerce de bois de Marcel Oligny. Après cinq mois de cette association Charles Bouthillier achète la part de Gingras et devient l'unique propriétaire de la forge.

    Il allait ainsi pendant plus de quarante-cinq ans avec sa seule enclume comme figure de proue, naviguer sur le dur métier de forgeron. Fers à chevaux, pinces à briques, rampes d'escaliers et balustrades de balcons, réparations de voitures diverses, bandages de roues etc… tout cela se succéderait au feu dont lui seul avait l'habitude.

    Il a donc pratiqué la maréchalerie, la taillanderie et le charronnage, en même temps que la forge en général. Les tâches qu'il pouvait accomplir et les objets qu'il pouvait fabriquer dans une journée étaient donc des plus variés. Son souci premier était de satisfaire le client en réparant ou en fabriquant complètement la pièce nécessaire; pour ce faire l'habileté manuelle, la connaissance des températures et l'esprit inventif s'imposaient. Qu'on ajoute à cela une habileté particulière pour amadouer les chevaux les plus récalcitrants.

    Un client quadrupède qui attend qu’on le chausse à neuf.

    Ayant déjà compris qu'il faut battre le fer quand il est chaud, il épouse en 1923 Marthe Raquépas. Celle-ci donnera successivement naissance à huit enfants dont des jumelles et des triplées (une seule de ces dernières survivra). Quelques années plus tard il entreprend la construction de la boutique actuelle et le pavage de la cour.

    Hélàs vers 1950-55 la demande n'est plus la même et le métier se transforme pour les raisons citées au début de ce texte; la soudure prend vite la place des travaux usuels. Il en va ainsi jusqu'en juillet 1967 époque à laquelle M. Bouthillier doit à regret abandonner sa forge après avoir été terrassé par une crise cardiaque,

    Quinze années suivront à turluter et à taquiner le poisson et les membres de la famille. Mais un jour de l'automne 1982 la braise des souvenirs devait se refroidir à jamais; Dieu rappelait vers lui le fils de Vulcain.

    Adieu donc et merci M. Bouthillier !

    Avec la précieuse collaboration de Mme Alice Bouthillier.

    Depuis l’âge des métaux le forgeron a toujours fasciné autant par sa force physique parfois exceptionnelle, que par sa connaissance de la secrète et mystérieuse alchimie du fer et du feu. Au Québec le forgeron de village, issu d’une longue tradition, est devenu avec les siècles un personnage légendaire qui a inspiré peintres, conteurs et écrivains. Hélàs, la fabrication industrielle de nombreux objets métalliques, la multiplication des automobiles après 1950 et l’apparition de machines-outils fort complexes ont opéré chez nous la lente mais certaine disparition de ce beau métier. Les hommes et leur art n’y sont plus, mais le personnage nous habite toujours; grand, fort, mi-sérieux mi-taquin et un peu secret. Ainsi en fut-il de Charles-Auguste Bouthillier, dernier forgeron de LaPrairie, décédé le 12 octobre 1982 à l’âge de 84 ans et 6 mois. Voici donc dans les lignes qui suivent le bref récit d’une vie qui allait pendant près d’un demi siècle inspirer au soufflet de l’histoire la mémoire de l’homme et du geste. Il naquit rue Saint-Ignace le 14 avril 1898 dans ce qu’on appelait le faubourg à “m’lasse”, quartier très achalandé dans le LaPrairie de l’époque. Dernier né; quatre garçons et quatre filles l’avaient déjà précédé auprès de leurs parents Moise Bouthillier et Catherine Barrette. À l’âge de six ans il fait son entrée à l’Académie St-Joseph qu’il fréquentera pendant sept ans. Un emploi assez rémunérateur à la Laprairie Brick l'amène alors à abandonner les études. Après quelques mois il quitte la briqueterie pour un séjour de courte durée à la fonderie Dussault rue St-Ignace. A l'automne 1915, nouveau changement, il se retrouve comme aide dans la forge chez Peter Lyall à Montréal-ouest, et après une interruption de plus d'un an dûe à la guerre, il passera en 1918 chez Hamel à Verdun afin d'y apprendre cette fois-ci pendant quatre mois le vrai métier de forgeron. Il s'établira enfin à LaPrairie en janvier 1922 après un séjour de vingt mois chez Henri Lapalme forgeron à Delson. D'abord associé à Adolphe Gingras; les deux compagnons ouvrent une boutique de forge sur le terrain d’Israel Longtin, rue du Boulevard, là où est situé aujourd'hui le commerce de bois de Marcel Oligny. Après cinq mois de cette association Charles Bouthillier achète la part de Gingras et devient l'unique propriétaire de la forge. Il allait ainsi pendant plus de quarante-cinq ans avec sa seule enclume comme figure de proue, naviguer sur le dur métier de forgeron. Fers à chevaux, pinces à briques, rampes d'escaliers et balustrades de balcons, réparations de voitures diverses, bandages de roues etc… tout cela se succéderait au feu dont lui seul avait l'habitude. Il a donc pratiqué la maréchalerie, la taillanderie et le charronnage, en même temps que la forge en général. Les tâches qu'il pouvait accomplir et les objets qu'il pouvait fabriquer dans une journée étaient donc des plus variés. Son souci premier était de satisfaire le client en réparant ou en fabriquant complètement la pièce nécessaire; pour ce faire l'habileté manuelle, la connaissance des températures et l'esprit inventif s'imposaient. Qu'on ajoute à cela une habileté particulière pour amadouer les chevaux les plus récalcitrants. Un client quadrupède qui attend qu’on le chausse à neuf. Ayant déjà compris qu'il faut battre le fer quand il est chaud, il épouse en 1923 Marthe Raquépas. Celle-ci donnera successivement naissance à huit enfants dont des jumelles et des triplées (une seule de ces dernières survivra). Quelques années plus tard il entreprend la construction de la boutique actuelle et le pavage de la cour. Hélàs vers 1950-55 la demande n'est plus la même et le métier se transforme pour les raisons citées au début de ce texte; la soudure prend vite la place des travaux usuels. Il en va ainsi jusqu'en juillet 1967 époque à laquelle M. Bouthillier doit à regret abandonner sa forge après avoir été terrassé par une crise cardiaque, Quinze années suivront à turluter et à taquiner le poisson et les membres de la famille. Mais un jour de l'automne 1982 la braise des souvenirs devait se refroidir à jamais; Dieu rappelait vers lui le fils de Vulcain. Adieu donc et merci M. Bouthillier ! Avec la précieuse collaboration de Mme Alice Bouthillier....

    Dix ans déjà!

    Le 27 novembre dernier plus de 125 convives participaient au banquet du dixième anniversaire de la Société historique de LaPrairie de la Magdeleine. Outre le président, M. André Taillon et son épouse, on remarquait également à la table d’honneur messieurs Pierre Deniger et Denis Lamarche, respectivement membre du parlement canadien et maire de LaPrairie; ils étaient eux aussi accompagnés de leur dame. Le père Julien Déziel, historien et généalogiste, le frère Ernest Rochette (fr. Damase) f.i.c. et M. Roland Bélanger président de la Fédération des Sociétés d’Histoire du Québec faisaient également partie du groupe des invités de marque.

    Pendant le repas; lequel avait été précédé de la messe traditionnelle et du vin d’honneur, messieurs René Côté f.i.c. et Gaétan Bourdages se partagèrent la délicate tâche de dresser l’éloge de la Société. Il est heureux que pour ce faire ils aient pu compter sur des années dont la fertilité nourrira la prochaine décennie. Car, il faut bien le reconnaître, la récolte a donné plus que la promesse des fleurs. Les origines et les réalisations des dernières années en témoignent de façon troublante. Qu’on se rappelle les premières réunions en 1971 sous les combles du restaurant le “Vieux Fort”. Qu’on n’oublie pas non plus l’enthousiasme et le dynamisme des pionniers qui obtenaient à l’automne 1972 la charte de la Société et organisaient en juin de la même année des fêtes nationales grandioses qui allaient attirer plus de 40 000 personnes dans le Vieux LaPrairie.

    Après ces débuts remarquables la Société n’allait ni ralentir le rythme, ni trahir sa vocation première. La déclaration de l’arrondissement historique, les fouilles archéologiques, l’aménagement du rez-de-chaussée du Vieux Marché, l’exposition historique permanente, l’acquisition de 20 000 photocopies du Fonds Elisée Choquet, les capsules didactiques et la publication du bulletin “Le Bastion” comptent parmi ses plus beaux joyaux.

    Lourds du fardeau de tant de gloire, les membres de la Société n’ont d’autre choix que de porter leur passé au futur. Car on ne fête pas ses dix ans pour abandonner le flambeau à la postérité, mais plutôt pour l’alimenter à la source de sa courte histoire.

    Une si belle soirée n’allait pas s’achever dans la remise du “¨Prix Thomas-Auguste Brisson”. Attribué pour la première fois, cette récompense, qui porte le nom d’un médecin qui fut à la fois maire et historiographe de LaPrairie (homme remarquable, LaPrairie lui doit son entrée dans l’ère industrielle), est remise à la fin de chaque année au membre de la Société qui s’est le plus distingué par son zèle et sa détermination à servir les objectifs de la Société. Le premier récipiendaire en fut le signataire de cet article.

    Après une fin de soirée récréative où le chant et la musique furent à l’honneur, les invités prirent congé à regret : l’histoire avait une fois encore marqué des points.

    René Côté f.i.c.

     

    Gaétan Bourdages

     

    Le Père Julien Déziel a célébré la messe traditionnelle.

     

    Une table fort animée.

     

    Paul Favreau et Ernest Rochette, deux grands connaisseurs de notre histoire locale.

     

    De g. à dr. : Denis Lamarche maire, André Taillon prés SHLM et son épouse Marie-Reine, Pierre Deniger député du comté au fédéral.

     

    Ménestrels d'un soir: Mario Coutu, André Taillon et Gilles Lussier

    Photos: 10e anniversaire

    Toute personne désireuse d’obtenir copies de photographies du dixième anniversaire, est invitée à consulter un album déposé à cet effet aux locaux de la Société. Les commandes de reproduction seront consignées sur les formulaires accompagnant l’album et leur paiement devra être effectué dès réception des photos. Aucune commande ne pourra être acceptée après le 15 mars 1983.

    Le 27 novembre dernier plus de 125 convives participaient au banquet du dixième anniversaire de la Société historique de LaPrairie de la Magdeleine. Outre le président, M. André Taillon et son épouse, on remarquait également à la table d’honneur messieurs Pierre Deniger et Denis Lamarche, respectivement membre du parlement canadien et maire de LaPrairie; ils étaient eux aussi accompagnés de leur dame. Le père Julien Déziel, historien et généalogiste, le frère Ernest Rochette (fr. Damase) f.i.c. et M. Roland Bélanger président de la Fédération des Sociétés d’Histoire du Québec faisaient également partie du groupe des invités de marque. Pendant le repas; lequel avait été précédé de la messe traditionnelle et du vin d’honneur, messieurs René Côté f.i.c. et Gaétan Bourdages se partagèrent la délicate tâche de dresser l’éloge de la Société. Il est heureux que pour ce faire ils aient pu compter sur des années dont la fertilité nourrira la prochaine décennie. Car, il faut bien le reconnaître, la récolte a donné plus que la promesse des fleurs. Les origines et les réalisations des dernières années en témoignent de façon troublante. Qu’on se rappelle les premières réunions en 1971 sous les combles du restaurant le “Vieux Fort”. Qu’on n’oublie pas non plus l’enthousiasme et le dynamisme des pionniers qui obtenaient à l’automne 1972 la charte de la Société et organisaient en juin de la même année des fêtes nationales grandioses qui allaient attirer plus de 40 000 personnes dans le Vieux LaPrairie. Après ces débuts remarquables la Société n’allait ni ralentir le rythme, ni trahir sa vocation première. La déclaration de l’arrondissement historique, les fouilles archéologiques, l’aménagement du rez-de-chaussée du Vieux Marché, l’exposition historique permanente, l’acquisition de 20 000 photocopies du Fonds Elisée Choquet, les capsules didactiques et la publication du bulletin “Le Bastion” comptent parmi ses plus beaux joyaux. Lourds du fardeau de tant de gloire, les membres de la Société n’ont d’autre choix que de porter leur passé au futur. Car on ne fête pas ses dix ans pour abandonner le flambeau à la postérité, mais plutôt pour l’alimenter à la source de sa courte histoire. Une si belle soirée n’allait pas s’achever dans la remise du “¨Prix Thomas-Auguste Brisson”. Attribué pour la première fois, cette récompense, qui porte le nom d’un médecin qui fut à la fois maire et historiographe de LaPrairie (homme remarquable, LaPrairie lui doit son entrée dans l’ère industrielle), est remise à la fin de chaque année au membre de la Société qui s’est le plus distingué par son zèle et sa détermination à servir les objectifs de la Société. Le premier récipiendaire en fut le signataire de cet article. Après une fin de soirée récréative où le chant et la musique furent à l’honneur, les invités prirent congé à regret : l’histoire avait une fois encore marqué des points. René Côté f.i.c.   Gaétan Bourdages   Le Père Julien Déziel a célébré la messe traditionnelle.   Une table fort animée.   Paul Favreau et Ernest Rochette, deux grands connaisseurs de notre histoire locale.   De g. à dr. : Denis Lamarche maire, André Taillon prés SHLM et son épouse Marie-Reine, Pierre Deniger député du comté au fédéral.   Ménestrels d'un soir: Mario Coutu, André Taillon et Gilles Lussier Photos: 10e anniversaire Toute personne désireuse d’obtenir copies de photographies du dixième anniversaire, est invitée à consulter un album déposé à cet effet aux locaux de la Société. Les commandes de reproduction seront consignées sur les formulaires accompagnant l’album et leur paiement devra être effectué dès réception des photos. Aucune commande ne pourra être acceptée après le 15 mars 1983....

    Royal-Roussillon

    Compagnie de Bassignac

    M. De Bassignac Capitaine

    M. le Chevalier de Grand Jean Lieutenant

    Noms et Surnoms des Sergens, Haute-Payes et Soldats

    1. Pierre Piere dit Ladouceur, Sergent, 28 ans

    2. Jean-Bapt. Lepaire dit Champigny, Sergent, 24

    3. Louis Vernier dit Belamour, Tambour, 19

    4. Giraud(?) Ducros dit Dauphiné, Caporal, 30

    5. Pierre Autebesse dit Beauséjour, Caporal, 24

    6. Maurice Belfont dit Bélair, Caporal, 28

    7. Jean Cohade dit Léveillé, Anspessade, 24

    8. Julien Colin dit Colin, Ansp., 24

    9. Gilbers Monestier dit St-Laurent, Ansp., 26

    10. François Delmar dit Laviolette, 26

    11. Bernard Lecomte dit Lecomte, 22

    12. Jean Rourque dit St-Jean, 23

    13. Léger Bodiar dit Clermont, 24

    14. Jean George dit Belleroze, 21

    15. Charles Girau dit Lasonde, 22

    16. Jacques Modière dit Vadeboncoeur, 24

    17. Giraud(?) Ventoize dit Laroze, 22

    18. Louis Chartier dit Bienaimé, 23

    19. Jean Voyere dit Lagrandeur, 28

    20. Michel Tirade dit Divertinans, 19

    21. Jean-Bapt. Dieunay dit Baptiste, 28

    22. Esprit Laidier dit St-Esprit, 33

    23. Antoine Durand dit Olivier, 21

    24. Jean Olivier dit Lacouture, 21

    25. ( ….. ) Laurent dit Labonté, 20

    26. Antoine Farouge dit Crepin, 21

    27. Louis Bernardin dit St-Louis, 21

    28. François Rochefort dit Jolyboir(?), 22

    29. Claude Maude dit Lajeunesse, 22 ans

    30. Jacques Majou dit Ovilias, 20

    31. Jacques Arnaud dit Surnosque (6), 22

    32. Denis Brunet dit Lalime, 23

    33. Louis Lacoste dit Bellegarde, 20

    34. Jean-Bapt. Noel dit Boneau, 24

    35. Antoine Paris dit Lajoye, 25

    36. Jean-Pierre Ardene dit Ardene, 22

    37. Antoine Moreau dit St-Rémy, 26

    38. Jean-François Martin dit Prêtaboire, 21

    39. Jean Malory dit Bouzy, 23

    40. Jean Labarthe dit Lafleur, 23

    Compagnie d’Aureillan

    M. d’Aureillan Capitaine

    M. Noguerer (?) Lieutenant

    1. Dominique Caseneuve dit Caseneuve, Sergent, 36 ans

    2. Jacques Michel Boissadel dit Boissadel, Sergent, 28

    3. Dulric Estoquy dit Montmedy, Tambour, 20

    4. Jacques Dele …. dit Lacasse, Caporal, 20

    5. Jean Serier dit St-Maurice, Caporal, 29

    6. Antoine Cabanne dit St-Antoine, Caporal, 19

    7. Antoine Faure dit Lavallé, Anspessade, 23

    8. François Lebel dit Blondin, Ansp., 18

    9. Pierre Combes dit St-Gervais, Ansp., 21

    10. Jean Robers dit Lafleur, 23

    11. Antoine Joly dit Jolyboir, 18

    12. Jean Chabayon dit Lavigueur, 18

    13. Bernard Monpes at dit Beausoleil, 18

    14. Antoine Fourquaud dit Laréjouissance, 22

    15. André Andrieux dit Vendome, 30

    16. Etienne Frussines dit Lafrance, 24

    17. Jean Chaborder dit Laprovidence, 19

    18. Jean Marcourel dit Lafeuillade, 19

    19. Jean-Bapt. Sauzes dit Grignon, 20 ans

    20. Antoine Delpay dit Sibras, 24

    21. Jacques Sague dit Roussillon, 17

    22. Antoine Varnier dit Francoeur, 21

    23. Etienne Malette dit Laforge, 17

    24. Nicolas Lacaille dit Lacaille, 22

    25. Pierre Bojard dit Toutouze, 18

    26. Jacques Pavillon dit Pavillon, 18

    27. Alexis Estrue dit Sansquartier, 19

    28. Pierre Albert dit Laramée, 19

    29. Bernard Audiberd dit Liauran( ?), 22

    30. Louis Pesset dit Pesset, 21

    31. Roland M …… dit Belhumeur, 30

    32. Pierre Marjau dit Sanspelle, 18

    33. Jean Antoine Lalanne dit Lalanne, 19

    34. Antoine Roland dit Roland, 20

    35. Nicolas Sirries dit Picard, 22

    36. George Achard dit Achard, 33

    37. François Paytis dit Beziers, 17

    38. Louis Paris dit Paris, 18

    39. Daniel Guenaud dit Lasagesse, 20

    40. Pierre Février dit Février, 30

    Compagnie de Valette

    M. Valette Capitaine

    M. Beaumevieille Lieutenant

    1. Antoine Coche dit Coche, Sergent, 28 ans

    2. Louis Bapt. Dupuis dit Dupuis, Sergent, 27

    3. Jean Bapt. Derouin dit St-Jean, Tambour, 20

    4. Jacques Jos. Léonard dit Laforet, Caporal, 27

    5. Frs. Gaspard Grenel dit Beauséjour, Caporal, 28

    6. Thomas De Lampe dit Laliberté, Caporal, 24

    7. Louis Montageran dit Maconnois, Anspessade, 30

    8. Christophe Kil dit Bellefleur, Anspessade, 26 ans

    9. André Jos. Lenoble dit Lenoble, Ansp., 30

    10. Emmanuel Canel dit Roussillon, 26

    11. Jean Sauber dit Lablanquerie, 19

    12. Charles Plas dit Saint-Charles, 22

    13. François Renaud dit Sans chagrin, 24

    14. François Blanc dit Leblanc, 24

    15. Pierre Gueret dit Labonté, 22

    16. Louis Thrial dit Vadeboncoeur, 19

    17. Léonard (?) Egous dit Laréjouissance, 26

    18. Pierre Luquet dit St-Martin, 24

    19. Joseph Lambert dit Lambert, 19

    20. Claude Favole dit Vivarais, 18

    21. Etienne Boyer dit Carpentras, 19

    22. Antoine Delfart(?) dit Delfars, 20

    23. Clément Milhe dit Lajeunesse, 18

    24. Pierre Barthélémy dit Ledan, 20

    25. Etienne Caron dit St-Etienne, 23

    26. Pierre Henry dit St-Pierre, 19

    27. Laurent., Brunel dit, St-Laurent., 22

    28. Jacques Chay dit Jolycoeur, 20

    29. François Gouries dit Latour, 27

    30. Jacques Beleray dit Laroche, 23

    31. Michel Michelau dit Lorange, 20

    32. Philippe André Bridel (?) dit Lacouture, 20

    33. Jean Bapt. François dit Lafontaine, 25

    34. François Longprez dit Lajoye, 23

    35. Thomas Roque dit Belhumeur, 30

    36. Pierre Durand dit Villard, 20

    37. Pierre Maury dit Sansquartier, 20

    38. Charles Gautier dit Gautier, 30

    39. Honoré Grebis dit Sansregret, 27

    40. Jean Bapt. Hominche dit Lafleur, 17

    (……) Indique une calligraphie difficile à lire. Retranscription due au travail de Gaétan Bourdages.

    Compagnie de Bassignac M. De Bassignac Capitaine M. le Chevalier de Grand Jean Lieutenant Noms et Surnoms des Sergens, Haute-Payes et Soldats 1. Pierre Piere dit Ladouceur, Sergent, 28 ans 2. Jean-Bapt. Lepaire dit Champigny, Sergent, 24 3. Louis Vernier dit Belamour, Tambour, 19 4. Giraud(?) Ducros dit Dauphiné, Caporal, 30 5. Pierre Autebesse dit Beauséjour, Caporal, 24 6. Maurice Belfont dit Bélair, Caporal, 28 7. Jean Cohade dit Léveillé, Anspessade, 24 8. Julien Colin dit Colin, Ansp., 24 9. Gilbers Monestier dit St-Laurent, Ansp., 26 10. François Delmar dit Laviolette, 26 11. Bernard Lecomte dit Lecomte, 22 12. Jean Rourque dit St-Jean, 23 13. Léger Bodiar dit Clermont, 24 14. Jean George dit Belleroze, 21 15. Charles Girau dit Lasonde, 22 16. Jacques Modière dit Vadeboncoeur, 24 17. Giraud(?) Ventoize dit Laroze, 22 18. Louis Chartier dit Bienaimé, 23 19. Jean Voyere dit Lagrandeur, 28 20. Michel Tirade dit Divertinans, 19 21. Jean-Bapt. Dieunay dit Baptiste, 28 22. Esprit Laidier dit St-Esprit, 33 23. Antoine Durand dit Olivier, 21 24. Jean Olivier dit Lacouture, 21 25. ( ..... ) Laurent dit Labonté, 20 26. Antoine Farouge dit Crepin, 21 27. Louis Bernardin dit St-Louis, 21 28. François Rochefort dit Jolyboir(?), 22 29. Claude Maude dit Lajeunesse, 22 ans 30. Jacques Majou dit Ovilias, 20 31. Jacques Arnaud dit Surnosque (6), 22 32. Denis Brunet dit Lalime, 23 33. Louis Lacoste dit Bellegarde, 20 34. Jean-Bapt. Noel dit Boneau, 24 35. Antoine Paris dit Lajoye, 25 36. Jean-Pierre Ardene dit Ardene, 22 37. Antoine Moreau dit St-Rémy, 26 38. Jean-François Martin dit Prêtaboire, 21 39. Jean Malory dit Bouzy, 23 40. Jean Labarthe dit Lafleur, 23 Compagnie d’Aureillan M. d’Aureillan Capitaine M. Noguerer (?) Lieutenant 1. Dominique Caseneuve dit Caseneuve, Sergent, 36 ans 2. Jacques Michel Boissadel dit Boissadel, Sergent, 28 3. Dulric Estoquy dit Montmedy, Tambour, 20 4. Jacques Dele .... dit Lacasse, Caporal, 20 5. Jean Serier dit St-Maurice, Caporal, 29 6. Antoine Cabanne dit St-Antoine, Caporal, 19 7. Antoine Faure dit Lavallé, Anspessade, 23 8. François Lebel dit Blondin, Ansp., 18 9. Pierre Combes dit St-Gervais, Ansp., 21 10. Jean Robers dit Lafleur, 23 11. Antoine Joly dit Jolyboir, 18 12. Jean Chabayon dit Lavigueur, 18 13. Bernard Monpes at dit Beausoleil, 18 14. Antoine Fourquaud dit Laréjouissance, 22 15. André Andrieux dit Vendome, 30 16. Etienne Frussines dit Lafrance, 24 17. Jean Chaborder dit Laprovidence, 19 18. Jean Marcourel dit Lafeuillade, 19 19. Jean-Bapt. Sauzes dit Grignon, 20 ans 20. Antoine Delpay dit Sibras, 24 21. Jacques Sague dit Roussillon, 17 22. Antoine Varnier dit Francoeur, 21 23. Etienne Malette dit Laforge, 17 24. Nicolas Lacaille dit Lacaille, 22 25. Pierre Bojard dit Toutouze, 18 26. Jacques Pavillon dit Pavillon, 18 27. Alexis Estrue dit Sansquartier, 19 28. Pierre Albert dit Laramée, 19 29. Bernard Audiberd dit Liauran( ?), 22 30. Louis Pesset dit Pesset, 21 31. Roland M ...... dit Belhumeur, 30 32. Pierre Marjau dit Sanspelle, 18 33. Jean Antoine Lalanne dit Lalanne, 19 34. Antoine Roland dit Roland, 20 35. Nicolas Sirries dit Picard, 22 36. George Achard dit Achard, 33 37. François Paytis dit Beziers, 17 38. Louis Paris dit Paris, 18 39. Daniel Guenaud dit Lasagesse, 20 40. Pierre Février dit Février, 30 Compagnie de Valette M. Valette Capitaine M. Beaumevieille Lieutenant 1. Antoine Coche dit Coche, Sergent, 28 ans 2. Louis Bapt. Dupuis dit Dupuis, Sergent, 27 3. Jean Bapt. Derouin dit St-Jean, Tambour, 20 4. Jacques Jos. Léonard dit Laforet, Caporal, 27 5. Frs. Gaspard Grenel dit Beauséjour, Caporal, 28 6. Thomas De Lampe dit Laliberté, Caporal, 24 7. Louis Montageran dit Maconnois, Anspessade, 30 8. Christophe Kil dit Bellefleur, Anspessade, 26 ans 9. André Jos. Lenoble dit Lenoble, Ansp., 30 10. Emmanuel Canel dit Roussillon, 26 11. Jean Sauber dit Lablanquerie, 19 12. Charles Plas dit Saint-Charles, 22 13. François Renaud dit Sans chagrin, 24 14. François Blanc dit Leblanc, 24 15. Pierre Gueret dit Labonté, 22 16. Louis Thrial dit Vadeboncoeur, 19 17. Léonard (?) Egous dit Laréjouissance, 26 18. Pierre Luquet dit St-Martin, 24 19. Joseph Lambert dit Lambert, 19 20. Claude Favole dit Vivarais, 18 21. Etienne Boyer dit Carpentras, 19 22. Antoine Delfart(?) dit Delfars, 20 23. Clément Milhe dit Lajeunesse, 18 24. Pierre Barthélémy dit Ledan, 20 25. Etienne Caron dit St-Etienne, 23 26. Pierre Henry dit St-Pierre, 19 27. Laurent., Brunel dit, St-Laurent., 22 28. Jacques Chay dit Jolycoeur, 20 29. François Gouries dit Latour, 27 30. Jacques Beleray dit Laroche, 23 31. Michel Michelau dit Lorange, 20 32. Philippe André Bridel (?) dit Lacouture, 20 33. Jean Bapt. François dit Lafontaine, 25 34. François Longprez dit Lajoye, 23 35. Thomas Roque dit Belhumeur, 30 36. Pierre Durand dit Villard, 20 37. Pierre Maury dit Sansquartier, 20 38. Charles Gautier dit Gautier, 30 39. Honoré Grebis dit Sansregret, 27 40. Jean Bapt. Hominche dit Lafleur, 17 (……) Indique une calligraphie difficile à lire. Retranscription due au travail de Gaétan Bourdages....

    Éditorial – La culture : un service essentiel

    Les institutions multiples dont s’est munie la ville de LaPrairie depuis quelques années ne sont pas sans augmenter le bien-être de l’ensemble des citoyens : équipements modernes pour la lutte contre les incendies, hôtel de ville, garage municipal, centre et centre d’achats sont là, il faut bien le reconnaître, des services essentiels.

    Cependant nous croyons que l’évolution et la composition actuelle de la population de LaPrairie exigent le développement plus marqué d’un secteur de l’activité humaine jusque là laissé dans l’ombre : à savoir le domaine culturel. Outre l’existence du Café instantané, du restaurant-théâtre du Vieux Fort et du Musée du Vieux Marché, les acquisitions à caractère culturel constituent à ce jour un bien maigre tribut. Cependant depuis quelques années, le dynamisme des édiles municipaux face à la Maison à tout l’monde et au Vieux Marché, autorisent, quant à la mise en place d’une maison de la culture, des espoirs encore insoupçonnés.

    Il y a cent ans LaPrairie, grâce à la Société littéraire, était dotée d’une bibliothèque, d’une salle de lecture et d’une salle de discussion : hélas tout cela n’est plus. Et pourtant l’intérêt marqué des dernières années pour les nombreuses expositions d’œuvres d’artistes et d’artisans, la demande croissante pour des cours à caractère culturel (émaux sur cuivre, tissage, peinture, danse etc..) et l’augmentation des heures disponibles pour les loisirs appelle de plus en plus l’ouverture d’un véritable centre culturel à LaPrairie.

    La Banque centrale de Prêt (dépôt régional de volumes qui sont prêtés aux nombreuses bibliothèques municipales de la région) en choisissant notre ville comme site posait sans le savoir un premier jalon en ce sens. Il va sans dire que les débuts peuvent être modestes et prendre place à l’intérieur d’un édifice déjà existant (n’a-t-il pas fallu vingt ans à la bibliothèque municipale de Boucherville avant d’être logée dans le magnifique centre culturel actuel ?). Quoi qu’il advienne, nombreux sont ceux qui dans notre ville songent de plus en plus à la nécessité d’une bibliothèque municipale et croient que sur ce point il serait grand temps de revenir cent ans en arrière.

    Les institutions multiples dont s’est munie la ville de LaPrairie depuis quelques années ne sont pas sans augmenter le bien-être de l’ensemble des citoyens : équipements modernes pour la lutte contre les incendies, hôtel de ville, garage municipal, centre et centre d’achats sont là, il faut bien le reconnaître, des services essentiels. Cependant nous croyons que l’évolution et la composition actuelle de la population de LaPrairie exigent le développement plus marqué d’un secteur de l’activité humaine jusque là laissé dans l’ombre : à savoir le domaine culturel. Outre l’existence du Café instantané, du restaurant-théâtre du Vieux Fort et du Musée du Vieux Marché, les acquisitions à caractère culturel constituent à ce jour un bien maigre tribut. Cependant depuis quelques années, le dynamisme des édiles municipaux face à la Maison à tout l’monde et au Vieux Marché, autorisent, quant à la mise en place d’une maison de la culture, des espoirs encore insoupçonnés. Il y a cent ans LaPrairie, grâce à la Société littéraire, était dotée d’une bibliothèque, d’une salle de lecture et d’une salle de discussion : hélas tout cela n’est plus. Et pourtant l’intérêt marqué des dernières années pour les nombreuses expositions d’œuvres d’artistes et d’artisans, la demande croissante pour des cours à caractère culturel (émaux sur cuivre, tissage, peinture, danse etc..) et l’augmentation des heures disponibles pour les loisirs appelle de plus en plus l’ouverture d’un véritable centre culturel à LaPrairie. La Banque centrale de Prêt (dépôt régional de volumes qui sont prêtés aux nombreuses bibliothèques municipales de la région) en choisissant notre ville comme site posait sans le savoir un premier jalon en ce sens. Il va sans dire que les débuts peuvent être modestes et prendre place à l’intérieur d’un édifice déjà existant (n’a-t-il pas fallu vingt ans à la bibliothèque municipale de Boucherville avant d’être logée dans le magnifique centre culturel actuel ?). Quoi qu’il advienne, nombreux sont ceux qui dans notre ville songent de plus en plus à la nécessité d’une bibliothèque municipale et croient que sur ce point il serait grand temps de revenir cent ans en arrière....

    Nécrologie

    Le 12 octobre 1982 M. Charles Auguste Bouthillier quittait cette terre à l’âge de 84 ans et 6 mois. Il était le père des mesdames Alice et Denise Bouthillier toutes deux membres de la Société. Reconnu comme le dernier forgeron de LaPrairie, M. Bouthillier laisse dans le deuil plusieurs parents et amis, et l’histoire perd en lui un vénérable témoin d’un métier presque disparu. Afin d’exprimer sa sympathie à la famille éprouvée, le Bastion consacrera plusieurs pages de son prochain numéro à souligner les liens étroits qui unissaient l’œuvre du défunt à l’histoire de LaPrairie.

    Le 12 octobre 1982 M. Charles Auguste Bouthillier quittait cette terre à l’âge de 84 ans et 6 mois. Il était le père des mesdames Alice et Denise Bouthillier toutes deux membres de la Société. Reconnu comme le dernier forgeron de LaPrairie, M. Bouthillier laisse dans le deuil plusieurs parents et amis, et l’histoire perd en lui un vénérable témoin d’un métier presque disparu. Afin d’exprimer sa sympathie à la famille éprouvée, le Bastion consacrera plusieurs pages de son prochain numéro à souligner les liens étroits qui unissaient l’œuvre du défunt à l’histoire de LaPrairie....

    Royal-Roussillon

    Compagnie de Ducros

    M. Ducrod Capitaine

    M. (   ) Alambert Lieutenant

    M. Castagnié Enseigne

    Noms et Surnoms des Sergens, Hautes-payes et Soldats

    1. Pierre Falet dit Falet, Sergent, 38 ans

    2. Etienne Vilaret dit Vilaret, Sergent, 22

    3. François Tambour dit Baguette, 22

    4. Jean Deslauriers dit Deslauriers, Caporal, 40

    5. Louis Courtois dit St-Louis, Caporal, 40

    6. Louis Jourdan dit Jourdan, Caporal, 38

    7. Jean Barege dit LaBaterie, Anspessade, 24

    8. Louis Marquis dit LaRamée, Ansp., 23

    9. Jean Costé Calde dit Lafleur, Ansp., 25

    10. Simon Doutié dit LaJeunesse, 32

    11 (Gironte Thoussine) dit Roussillon, 36

    12. Jean-Pierre Fermis dit LaJoye, 24

    13. Pierre Fabre dit Fabre, 22

    14. Alexandre Borie dit LaViolette, 30

    15, Jean Casaner dit (Pougit), 33

    16. Jean-Jacques Tiget dit Givaudan, 32

    17. Pierre Ferrière dit LaFerrière, 22

    18. Pierre Bedour dit Sanschagrin, 25

    19. Pierre Joly dit LaFramboise, 22

    20. Albert Perot dit Perot, 20

    21. Alexandre Monat dit Jolicoeur, 21

    22. Pierre Bertrand dit (Aular), 20

    23. Guillaume Legarde dit Vadeboncoeur, 25

    24. Bernard Bidouze dit Roquefort, 22

    25. Pierre Vialat dit Beausoleil, 21

    26. Jean (Servil) dit Belair, 21

    27. André Guesse dit La Bonté, 19

    28. Jacques Antoine dit Raymond, 18

    29. Jean Migou dit Charlot, 22

    30. Louis (Lafabegue) dit Lafabègue, 23

    31. Franço s Riaut dit Laroze, 20

    32. Antoine Bertrand dit Francoeur, 25

    33. André Albert dit (Maconoir), 17

    34. Jacques Barbe dit LaLancette, 18

    35. François Bossel dit Sanscartier, 25

    36. Barthelemy (LaNaux) dit Ste-Colombe, 28

    37. Gabriel Briol dit Francoeur, 21

    38. Jean Dufour dit Vivarois, 18

    39. François Guichard dit St-François, 20

    40. Jacques Cassicas dit St-Jacques, 25

     

    Compagnie de Boisset

    M. Boisset Capitaine

    M. D’Arbousse Lieutenant

     

    1. Jean Petit dit Petit, Sergent, 27 ans

    2. Pierre Sellery dit Laforest, Sergent, 29

    3. Philippe Betançon dit Lionnoir, Tambour, 17

    4.  Jacques Deltu dit Vadeboncoeur, Caporal, 26

    5. Guillaume Roy dit Lalancette, Caporal, 27

    6. Jean Bourgevin dit Chancelade, Capitaine, 28

    7. Jean Lavy dit Lavy, Anspessade, 24

    8. Michel Cavière dit St-Michel, Ansp., 22

    9. Jean Chador dit Deslauriers, Ansp., 25

    10. Joseph Regardier dit LaRoze, 24

    11. Jean Gousset dit Lamoureux, 22

    12. Louis Ressingat dit LaViolette, 22

    13. Nicolas Joseph Ongueche dit Bethune, 20

    14. Joseph Maurin dit Rencontre, 20

    15. François Lessamdis dit Sansquartier, 29

    16. Jacques Lacaffre dit Belleroze, 20

    17. Jean Verneuil dit Lafeuillade, 19

    18. Antoine LaChapelle dit LaChapelle, 22

    19. Raymond Genevre dit Raymond, 23 ans

    20. Jean Molinier dit St-Martin, 24

    21. Antoine Brindier dit LaBonté, 19

    22. Joseph Chenat dit Jolyboir, 22

    23. Roland Séville dit LaJeunesse, 21

    24. Louis (Vigu) dit St-Louis, 18

    25. Antoine Daniel dit St-Antoine, 22

    26. Jean Gautier dit Ladouceur, 30

    27. François Roche dit Dubois, 34

    28. Pierre Gervais dit Prêtaboire, 20

    29. Guillaume (Coustit) dit St-François, 18

    30. Pierre PaulJanson dit Sansfaçon, 21

    31. Philippe Prudhomme dit Latendresse, 17

    32. Joseph (Biber) dit St-Rambert, 18

    33. Baptiste Rembers dit Lambert, 17

    34. Jean (Pugez) dit Lafontaine, 18

    35. Laurent Soulié dit Blondin, 26

    36. Pierre Paulias dit St-Pierre, 18

    37. Jean Gaulièvre dit Gautier, 22

    38. Martin Monné dit Belhumeur, 27

    39. Jacques Bonette dit Latulippe, 21

    40. Raphael Cannereste dit St-André, 22

    Compagnie de Ducoin

    M. Ducoin Capitaine

    M. St-Félix Lieutenant

     

    1. Jacob Caché dit SansCartier, Sergent, 26 ans.

    2. Jacques Lévêque dit Levêque, Sergent, 25

    3. Joseph Michel dit St-Michel, Tambour, 20

    4. Charles Mondars dit Sansregret, Caporal, 23

    5. Jean Brinolle dit Lafortune, Caporal, 23

    6. Claude Ficelain dit LaFleur, Caporal, 26

    7. François Pitote dit Ladouceur, Anspessade, 27

    8. Laurent Bortet dit St-Laurent, Anspessade, 21 ans

    9. Jacques LeGrand dit Dufraine, Ansp., 19

    10. François Marie (Preinsac) dit Preinsac, 17

    11. Laurent Perret dit Laforme, 22

    12. Bernard Paurrot (?) dit LaJoye, 20

    13. Joseph Lovau dit Remoneau, 19

    14. Jacques Nicolas dit Tranchemontagne, 35

    15. Jean (Ar…) dit St-Jean, 28

    16. Charles Beautrin dit Bienvenu, 18

    17. Thomas Tourna dit LaJeunesse, 22

    18. Jean Pelgrin dit LaBonté, 22

    19- François Duplacy dit Duplacy, 20

    20. Joseph Maunat dit Honoré, 27

    21. Guillaume LeBlanc dit Sanschagrin, 22

    22. Joseph LaModie dit LaModie, 22

    23. Nicolas Bordet dit Sanssoucy, 21

    24. François Prevôt dit Francoeur, 20

    25. Philippe Thérier dit Léveillé, 22

    26. Jacques Barthelemy dit Monplaisir, 25

    27. Joseph LaMaloise dit Laliberté, 24

    28. Claude Miquel dit Blondin, 17

    29. Antoine Bousquet dit Lafrance, 22

    30. Jean VilCasal dit Lamuraille, 26

    *** 31. Dominique Durand dit Mauchan, 18

    32. Augustin Grégoire dit LaRoze, 18

    33. Nicolas Detiere dit Latulippe, 26

    34. Joseph (Uxgries) dit Passepartout, 18

    35. Claude Thomas dit Vaudemons, 25

    36. Vincent (Huguecy) dit St-Vincent, 22

    37. Jean Nicolas Peyrot dit Raymond, 21

    38. Antoine Recoudy dit Lalime, 24

    39. Jean (Penuvaille) dit Languedoc, 20

    40. Charles Godrin dit Vadeboncoeur, 28

    (…) Indique une calligraphie difficile à lire.

    *** Ancêtre de M. Jacques Monchamp de St-Constant.

    Cette retranscription est due au travail de Gaétan Bourdages.

    Compagnie de Ducros M. Ducrod Capitaine M. (   ) Alambert Lieutenant M. Castagnié Enseigne Noms et Surnoms des Sergens, Hautes-payes et Soldats 1. Pierre Falet dit Falet, Sergent, 38 ans 2. Etienne Vilaret dit Vilaret, Sergent, 22 3. François Tambour dit Baguette, 22 4. Jean Deslauriers dit Deslauriers, Caporal, 40 5. Louis Courtois dit St-Louis, Caporal, 40 6. Louis Jourdan dit Jourdan, Caporal, 38 7. Jean Barege dit LaBaterie, Anspessade, 24 8. Louis Marquis dit LaRamée, Ansp., 23 9. Jean Costé Calde dit Lafleur, Ansp., 25 10. Simon Doutié dit LaJeunesse, 32 11 (Gironte Thoussine) dit Roussillon, 36 12. Jean-Pierre Fermis dit LaJoye, 24 13. Pierre Fabre dit Fabre, 22 14. Alexandre Borie dit LaViolette, 30 15, Jean Casaner dit (Pougit), 33 16. Jean-Jacques Tiget dit Givaudan, 32 17. Pierre Ferrière dit LaFerrière, 22 18. Pierre Bedour dit Sanschagrin, 25 19. Pierre Joly dit LaFramboise, 22 20. Albert Perot dit Perot, 20 21. Alexandre Monat dit Jolicoeur, 21 22. Pierre Bertrand dit (Aular), 20 23. Guillaume Legarde dit Vadeboncoeur, 25 24. Bernard Bidouze dit Roquefort, 22 25. Pierre Vialat dit Beausoleil, 21 26. Jean (Servil) dit Belair, 21 27. André Guesse dit La Bonté, 19 28. Jacques Antoine dit Raymond, 18 29. Jean Migou dit Charlot, 22 30. Louis (Lafabegue) dit Lafabègue, 23 31. Franço s Riaut dit Laroze, 20 32. Antoine Bertrand dit Francoeur, 25 33. André Albert dit (Maconoir), 17 34. Jacques Barbe dit LaLancette, 18 35. François Bossel dit Sanscartier, 25 36. Barthelemy (LaNaux) dit Ste-Colombe, 28 37. Gabriel Briol dit Francoeur, 21 38. Jean Dufour dit Vivarois, 18 39. François Guichard dit St-François, 20 40. Jacques Cassicas dit St-Jacques, 25   Compagnie de Boisset M. Boisset Capitaine M. D’Arbousse Lieutenant   1. Jean Petit dit Petit, Sergent, 27 ans 2. Pierre Sellery dit Laforest, Sergent, 29 3. Philippe Betançon dit Lionnoir, Tambour, 17 4.  Jacques Deltu dit Vadeboncoeur, Caporal, 26 5. Guillaume Roy dit Lalancette, Caporal, 27 6. Jean Bourgevin dit Chancelade, Capitaine, 28 7. Jean Lavy dit Lavy, Anspessade, 24 8. Michel Cavière dit St-Michel, Ansp., 22 9. Jean Chador dit Deslauriers, Ansp., 25 10. Joseph Regardier dit LaRoze, 24 11. Jean Gousset dit Lamoureux, 22 12. Louis Ressingat dit LaViolette, 22 13. Nicolas Joseph Ongueche dit Bethune, 20 14. Joseph Maurin dit Rencontre, 20 15. François Lessamdis dit Sansquartier, 29 16. Jacques Lacaffre dit Belleroze, 20 17. Jean Verneuil dit Lafeuillade, 19 18. Antoine LaChapelle dit LaChapelle, 22 19. Raymond Genevre dit Raymond, 23 ans 20. Jean Molinier dit St-Martin, 24 21. Antoine Brindier dit LaBonté, 19 22. Joseph Chenat dit Jolyboir, 22 23. Roland Séville dit LaJeunesse, 21 24. Louis (Vigu) dit St-Louis, 18 25. Antoine Daniel dit St-Antoine, 22 26. Jean Gautier dit Ladouceur, 30 27. François Roche dit Dubois, 34 28. Pierre Gervais dit Prêtaboire, 20 29. Guillaume (Coustit) dit St-François, 18 30. Pierre PaulJanson dit Sansfaçon, 21 31. Philippe Prudhomme dit Latendresse, 17 32. Joseph (Biber) dit St-Rambert, 18 33. Baptiste Rembers dit Lambert, 17 34. Jean (Pugez) dit Lafontaine, 18 35. Laurent Soulié dit Blondin, 26 36. Pierre Paulias dit St-Pierre, 18 37. Jean Gaulièvre dit Gautier, 22 38. Martin Monné dit Belhumeur, 27 39. Jacques Bonette dit Latulippe, 21 40. Raphael Cannereste dit St-André, 22 Compagnie de Ducoin M. Ducoin Capitaine M. St-Félix Lieutenant   1. Jacob Caché dit SansCartier, Sergent, 26 ans. 2. Jacques Lévêque dit Levêque, Sergent, 25 3. Joseph Michel dit St-Michel, Tambour, 20 4. Charles Mondars dit Sansregret, Caporal, 23 5. Jean Brinolle dit Lafortune, Caporal, 23 6. Claude Ficelain dit LaFleur, Caporal, 26 7. François Pitote dit Ladouceur, Anspessade, 27 8. Laurent Bortet dit St-Laurent, Anspessade, 21 ans 9. Jacques LeGrand dit Dufraine, Ansp., 19 10. François Marie (Preinsac) dit Preinsac, 17 11. Laurent Perret dit Laforme, 22 12. Bernard Paurrot (?) dit LaJoye, 20 13. Joseph Lovau dit Remoneau, 19 14. Jacques Nicolas dit Tranchemontagne, 35 15. Jean (Ar…) dit St-Jean, 28 16. Charles Beautrin dit Bienvenu, 18 17. Thomas Tourna dit LaJeunesse, 22 18. Jean Pelgrin dit LaBonté, 22 19- François Duplacy dit Duplacy, 20 20. Joseph Maunat dit Honoré, 27 21. Guillaume LeBlanc dit Sanschagrin, 22 22. Joseph LaModie dit LaModie, 22 23. Nicolas Bordet dit Sanssoucy, 21 24. François Prevôt dit Francoeur, 20 25. Philippe Thérier dit Léveillé, 22 26. Jacques Barthelemy dit Monplaisir, 25 27. Joseph LaMaloise dit Laliberté, 24 28. Claude Miquel dit Blondin, 17 29. Antoine Bousquet dit Lafrance, 22 30. Jean VilCasal dit Lamuraille, 26 *** 31. Dominique Durand dit Mauchan, 18 32. Augustin Grégoire dit LaRoze, 18 33. Nicolas Detiere dit Latulippe, 26 34. Joseph (Uxgries) dit Passepartout, 18 35. Claude Thomas dit Vaudemons, 25 36. Vincent (Huguecy) dit St-Vincent, 22 37. Jean Nicolas Peyrot dit Raymond, 21 38. Antoine Recoudy dit Lalime, 24 39. Jean (Penuvaille) dit Languedoc, 20 40. Charles Godrin dit Vadeboncoeur, 28 (…) Indique une calligraphie difficile à lire. *** Ancêtre de M. Jacques Monchamp de St-Constant. Cette retranscription est due au travail de Gaétan Bourdages....

    La commune

    Le 27 octobre dernier, M. Ildège Brosseau, assistant-greffier du dernier groupe des syndics de la Commune de LaPrairie, donnait à nos locaux une conférence fort appréciée sur les trois années qui précédèrent la fin de la Commune (1963-1966) et la répartition qui s'ensuivit auprès des censitaires de la Seigneurie.

    L'occasion s'avéra unique puisque M. Brosseau était accompagné des quatre autres syndics de son groupe dont le dernier président, M. Donat Duquette. L'enregistrement de la causerie sur ruban magnétique allait donner à la logothèque de la Société son premier joyau. Nous devions également recevoir de M. Brosseau l'invitation à photocopier tous ses documents: trésor inestimable pour nos archives. Enfin M. Edouard Doucet de Longueuil nous apprenait que la Commune d'Yamaska existe toujours mais qu'on est en voie d'en régler la répartition; nous n'étions donc plus les derniers à avoir utilisé une Commune. On se devait de clore la soirée par une séance de photos; nous vous offrons ces beaux souvenirs à la page suivante.

    Les derniers syndics de la Commune de LaPrairie. De gauche à droite : M. Robert Coupal (syndic), M. Pierre Gagnon (syndic), M. Lucien Ferdais (syndic), M. Donat Duquette (président) et M. Ildège Brosseau (assistant-greffier).
    N.B. N’apparaît pas sur la photo le Notaire Paul Boucher alors secrétaire du groupe ; il est décédé depuis.

     

    Le conférencier : M. Ildège Brosseau

     

    M. Donat Duquette, Dernier président des syndics

     

    M. Gilles Lussier c.a. (il vérifia en 1966 les comptes de la répartition de la Commune). À droite : M. Ildège Brosseau.

     

    Le 27 octobre dernier, M. Ildège Brosseau, assistant-greffier du dernier groupe des syndics de la Commune de LaPrairie, donnait à nos locaux une conférence fort appréciée sur les trois années qui précédèrent la fin de la Commune (1963-1966) et la répartition qui s'ensuivit auprès des censitaires de la Seigneurie. L'occasion s'avéra unique puisque M. Brosseau était accompagné des quatre autres syndics de son groupe dont le dernier président, M. Donat Duquette. L'enregistrement de la causerie sur ruban magnétique allait donner à la logothèque de la Société son premier joyau. Nous devions également recevoir de M. Brosseau l'invitation à photocopier tous ses documents: trésor inestimable pour nos archives. Enfin M. Edouard Doucet de Longueuil nous apprenait que la Commune d'Yamaska existe toujours mais qu'on est en voie d'en régler la répartition; nous n'étions donc plus les derniers à avoir utilisé une Commune. On se devait de clore la soirée par une séance de photos; nous vous offrons ces beaux souvenirs à la page suivante. Les derniers syndics de la Commune de LaPrairie. De gauche à droite : M. Robert Coupal (syndic), M. Pierre Gagnon (syndic), M. Lucien Ferdais (syndic), M. Donat Duquette (président) et M. Ildège Brosseau (assistant-greffier). N.B. N’apparaît pas sur la photo le Notaire Paul Boucher alors secrétaire du groupe ; il est décédé depuis.   Le conférencier : M. Ildège Brosseau   M. Donat Duquette, Dernier président des syndics   M. Gilles Lussier c.a. (il vérifia en 1966 les comptes de la répartition de la Commune). À droite : M. Ildège Brosseau.  ...

    Zonage

    En août dernier un comité de la SHIM savamment mené par l'architecte Michel Létourneau rencontrait le maire, le gérant et l'ingénieur de la Ville de LaPrairie afin de leur faire part au nom de la Société de certaines recommandations relatives au nouveau règlement de zonage.

    La SHLM s'est dite satisfaite de l'ensemble du règlement. Hormis quelques déceptions, l'administration municipale a répondu plutôt favorablement aux demandes et aux remarques exprimées par notre comité. L'essentiel des échanges est relaté de façon sommaire dans les lignes qui suivent; l'éditeur suggère aux lecteurs avides de plus amples explications de consulter le procès-verbal de la réunion; lequel est disponible à nos locaux.

    1.demande de la SHLM: qu'on ajoute un paragraphe signalant aux résidents de l'arrondissement la nécessité d'obtenir un permis du MAC pour exécuter des travaux à l'extérieur des bâtisses.

    réponse de la Ville: accepté.

    2. demande: qu'on traite le cas "Rose et Laflamme" comme dérogatoire, ce qui permettrait en cas de fermeture de l'usine de récupérer la rue St-Louis.

    réponse: la Ville assure que la situation actuelle ne saurait empirer.

    3. demande: La SHLM souhaite que les habitations éventuellement construites face à l’Olympia soient réduites de 14 à 3 étages.

    réponse: la hauteur sera réduite à 12 étages.

    4. demande: qu'on réduise à 25% le pourcentage d'agrandissement permi pour les usages dérogatoires à l'intérieur de l'arrondissement.

    réponse: on maintient le pourcentage permi à 50%.

    5. demande: qu'on limite les commerces type de "voisinage" au rez-de-chaussée et les logements aux étages supérieurs pour les zones R-5.

    réponse: il est accepté qu'aucun commerce ne soit sans logement.

    6. demande: le présent règlement ne devrait pas favoriser la création de nouveaux stationnements au détriment de lots vacants.

    réponse: la Ville n'a pas modifié le règlement dans le sens de notre demande, elle nous assure cependant d'un contrôle vigilant à ce sujet.

    7. demande: afin de ne pas briser la trame actuelle de l'alignement des bâtisses le long des rues, la marge de "recul avant" pour toute nouvelle construction devrait être la moyenne des marges de recul des bâtisses voisines.

    réponse: la marge de recul est fixée à 0 i.e. sur le trottoir.

    8. demande: afin de favoriser les toits à combles inclinés, la hauteur maximum des édifices dans l'arrondissement devrait être ramenée à deux étages et demi.

    réponse: accepté.

    9. La Société et la Ville s'entendent sur une définition plus précise du mot “bruit” ; à inclure au présent règlement.

    En août dernier un comité de la SHIM savamment mené par l'architecte Michel Létourneau rencontrait le maire, le gérant et l'ingénieur de la Ville de LaPrairie afin de leur faire part au nom de la Société de certaines recommandations relatives au nouveau règlement de zonage. La SHLM s'est dite satisfaite de l'ensemble du règlement. Hormis quelques déceptions, l'administration municipale a répondu plutôt favorablement aux demandes et aux remarques exprimées par notre comité. L'essentiel des échanges est relaté de façon sommaire dans les lignes qui suivent; l'éditeur suggère aux lecteurs avides de plus amples explications de consulter le procès-verbal de la réunion; lequel est disponible à nos locaux. 1.demande de la SHLM: qu'on ajoute un paragraphe signalant aux résidents de l'arrondissement la nécessité d'obtenir un permis du MAC pour exécuter des travaux à l'extérieur des bâtisses. réponse de la Ville: accepté. 2. demande: qu'on traite le cas "Rose et Laflamme" comme dérogatoire, ce qui permettrait en cas de fermeture de l'usine de récupérer la rue St-Louis. réponse: la Ville assure que la situation actuelle ne saurait empirer. 3. demande: La SHLM souhaite que les habitations éventuellement construites face à l’Olympia soient réduites de 14 à 3 étages. réponse: la hauteur sera réduite à 12 étages. 4. demande: qu'on réduise à 25% le pourcentage d'agrandissement permi pour les usages dérogatoires à l'intérieur de l'arrondissement. réponse: on maintient le pourcentage permi à 50%. 5. demande: qu'on limite les commerces type de "voisinage" au rez-de-chaussée et les logements aux étages supérieurs pour les zones R-5. réponse: il est accepté qu'aucun commerce ne soit sans logement. 6. demande: le présent règlement ne devrait pas favoriser la création de nouveaux stationnements au détriment de lots vacants. réponse: la Ville n'a pas modifié le règlement dans le sens de notre demande, elle nous assure cependant d'un contrôle vigilant à ce sujet. 7. demande: afin de ne pas briser la trame actuelle de l'alignement des bâtisses le long des rues, la marge de "recul avant" pour toute nouvelle construction devrait être la moyenne des marges de recul des bâtisses voisines. réponse: la marge de recul est fixée à 0 i.e. sur le trottoir. 8. demande: afin de favoriser les toits à combles inclinés, la hauteur maximum des édifices dans l'arrondissement devrait être ramenée à deux étages et demi. réponse: accepté. 9. La Société et la Ville s'entendent sur une définition plus précise du mot “bruit” ; à inclure au présent règlement....

    Éditorial – L’âge d’or de l’histoire.

    La pensée était là de tout temps comme une ombre sur le placenta cosmique de la terre en formation. Elle allait, avec la patience de l'éternité, chercher pendant des milliards d'années l'habitacle qui conviendrait à son degré de perfection. L’homme ultime effort de ces millions de tâtonnements de l'ostracoderme au Cro Magnon, offrait enfin son encéphale à la conscience et à la réflexion. Du même coup l'histoire voyait le jour, témoin privilégié des désirs, des craintes et des accomplissements des sociétés humaines; avec le temps elle se grossirait et prendrait mille visages: oeuvres d'art, monuments, archives, document; sonores ou visuels et objets de culture domestique. Hélas ces restes du passé allaient trop souvent décevoir par leur fixité, leur détérioration et leur silence: il fallait trouver mieux. Et la solution devait nous venir de l'est.

    Que le Japon offre à la fois au monde contemporain une leçon de culture et de technologie, cela étonne et rassure. Maître incontesté de l'industrie de pointe, le pays du soleil levant propose un concept révolutionnaire qui fait voler en éclats l'image traditionnelle du musée. Sa réalisation pourtant est fort simple: reconnaître dans un premier pas les artisans dont la discipline perpétue de façon fidèle de très anciennes méthodes de fabrication (au Québec ce pourrait être un ébéniste qui réalise des meubles à la façon des ancêtres Français et ce en utilisant les outils de l'époque). Les artisans ainsi choisis se doivent de posséder une très longue expérience et être réputés pour l'extraordinaire qualité de leur art. Ces vénérables personnes sont par la suite subventionnées jusqu'à leur décès avec comme seule condition de se consacrer entièrement à la production, à la préservation et aussi et surtout à l'enseignement des mille secrets de leur art à de jeunes artisans prometteurs.

    Ils sont des musées à l'âge d'or certes, mais des musées bien vivants, mus par le dynamisme de l'évolution et de la créativité. Leur contact instruit, émeut et stimule, il procure à l'historien des joies que ne sauraient générer un fonds d'archives ou un artéfact particulièrement recherché.

    En changent ce qui doit être changé, l'expérience japonaise demeure réalisable dans notre région, La présence à LaPrairie du Centre d'accueil pour personnes âgées et la création du programme Nouveaux Horizons” rassemblent les conditions essentielles à la mise en oeuvre d'une politique de récupération des arts anciens. C'est sans tarder qu'il nous faut recueillir et favoriser la renaissance des métiers d'autrefois avant que les derniers dépositaires emportent à jamais dans la tombe leur science presque centenaire, A défaut de faire comme au Japon, on peut toujours réaliser des films, des photos ou des interviews sur ruban magnétique et dont le contenu s'ouvrirait à la fois à l'artisanat, aux métiers, à la petite histoire, voire même au folklore.

     Quoi qu'il en soit, agissons sans délai car pour plusieurs de ces vieux artisans il est déjà moins cinq à l'horloge du temps.

    La pensée était là de tout temps comme une ombre sur le placenta cosmique de la terre en formation. Elle allait, avec la patience de l'éternité, chercher pendant des milliards d'années l'habitacle qui conviendrait à son degré de perfection. L’homme ultime effort de ces millions de tâtonnements de l'ostracoderme au Cro Magnon, offrait enfin son encéphale à la conscience et à la réflexion. Du même coup l'histoire voyait le jour, témoin privilégié des désirs, des craintes et des accomplissements des sociétés humaines; avec le temps elle se grossirait et prendrait mille visages: oeuvres d'art, monuments, archives, document; sonores ou visuels et objets de culture domestique. Hélas ces restes du passé allaient trop souvent décevoir par leur fixité, leur détérioration et leur silence: il fallait trouver mieux. Et la solution devait nous venir de l'est. Que le Japon offre à la fois au monde contemporain une leçon de culture et de technologie, cela étonne et rassure. Maître incontesté de l'industrie de pointe, le pays du soleil levant propose un concept révolutionnaire qui fait voler en éclats l'image traditionnelle du musée. Sa réalisation pourtant est fort simple: reconnaître dans un premier pas les artisans dont la discipline perpétue de façon fidèle de très anciennes méthodes de fabrication (au Québec ce pourrait être un ébéniste qui réalise des meubles à la façon des ancêtres Français et ce en utilisant les outils de l'époque). Les artisans ainsi choisis se doivent de posséder une très longue expérience et être réputés pour l'extraordinaire qualité de leur art. Ces vénérables personnes sont par la suite subventionnées jusqu'à leur décès avec comme seule condition de se consacrer entièrement à la production, à la préservation et aussi et surtout à l'enseignement des mille secrets de leur art à de jeunes artisans prometteurs. Ils sont des musées à l'âge d'or certes, mais des musées bien vivants, mus par le dynamisme de l'évolution et de la créativité. Leur contact instruit, émeut et stimule, il procure à l'historien des joies que ne sauraient générer un fonds d'archives ou un artéfact particulièrement recherché. En changent ce qui doit être changé, l'expérience japonaise demeure réalisable dans notre région, La présence à LaPrairie du Centre d'accueil pour personnes âgées et la création du programme “Nouveaux Horizons” rassemblent les conditions essentielles à la mise en oeuvre d'une politique de récupération des arts anciens. C'est sans tarder qu'il nous faut recueillir et favoriser la renaissance des métiers d'autrefois avant que les derniers dépositaires emportent à jamais dans la tombe leur science presque centenaire, A défaut de faire comme au Japon, on peut toujours réaliser des films, des photos ou des interviews sur ruban magnétique et dont le contenu s'ouvrirait à la fois à l'artisanat, aux métiers, à la petite histoire, voire même au folklore.  Quoi qu'il en soit, agissons sans délai car pour plusieurs de ces vieux artisans il est déjà moins cinq à l'horloge du temps. ...

    D’art en or

             Depuis la plus haute antiquité la religion a toujours été l’inspiratrice et l’instigatrice de toutes les formes de l’art. De l’âge de pierre à la chrétienté, le surnaturel, dans son essence et ses manifestations, a toujours su faire vibrer les âmes les plus sensibles et les mener aux sommets de l’imagination créatrice. De plus sous sa forme institutionnelle, la religion était presque toujours la seule capable de rassembler les fonds nécessaires au paiement des plus grands artistes et des plus beaux matériaux. L’histoire des églises de La Prairie n’échappe pas à la règle; les Amyot, Polonceau, Porcher, Dulongpré, Boucher, La Brosse, Liébert et de nombreux autres y ont travaillé finement l’or et le bois, ou encore manié le pinceau avec dextérité. Aussi avons-nous pensé qu’il vous plairaît de voir quelques images des plus belles pièces de l’art religieux de La Prairie.

    MORISSET & BAZIN, Notes prises le 28 septembre 1937.

    PORTRAIT DE L’ABBE JEAN-BAPTISTE BOUCHER, curé de Laprairie de 1794 à 1839, date de sa mort.

    Il est légèrement tourné vers la gauche. Il a une figure rose empreinte à la fois de fermeté et de bienveillance; figure qui a du caractère; ses cheveux sont poivre et sel; sa bouche est volontaire; ses lèvres sont d’un rose tout à fait charmant. Il croise les bras et, de la main droite, tient un bréviaire à couverture écarlate. Il est assis dans un fauteuil de noyer recouvert d’un tissu ou d’un cuir vert.

    Non signé. Probablement l’œuvre d’un peintre anglais de Montréal, peut-être Duncan.L’abbé CHOQUET, vicaire à Longueuil, prétend que c’est une œuvre de Dulongpré.

    Ciboire en argent doré réalisé à Paris entre 1684 et 1687. Auteur inconnu. Appartient à la fabrique de la Nativité de la Sainte Vierge Marie.

    Ampoules aux saintes huiles réalisées à Paris par Alexis Porcher vers 1753-54.

    Calice réalisé par Laurent Amyot pour La Prairie et payé 17 louis en 1801. Porte trois fois la marque LA.

    Bénitier en argent dans le style de Laurent Amyot. Malgré certaines ressemblances et bien qu’un orfèvre non identifié ait réalisé un bénitier pour La Prairie en 1795, l’absence de poinçon ne nous autorise pas à lui attribuer cette œuvre avec certitude.

    Maître-autel en bois sculpté de Paul Jourdain dit La Brosse. Réalisé pour l’église de Longueuil il permet d’imaginer l’ampleur du retable que le même Jourdain façonne pour La Prairie entre 1736 et 1747.

    Ostensoir en argent doré, œuvre de Claude Ballin, orfèvre à Paris et donné aux Jésuites de La Prairie en 1667-68. Fut transporté lors de nombreux déplacements de la mission St-François Xavier où il se trouve encore.

             Depuis la plus haute antiquité la religion a toujours été l’inspiratrice et l’instigatrice de toutes les formes de l’art. De l’âge de pierre à la chrétienté, le surnaturel, dans son essence et ses manifestations, a toujours su faire vibrer les âmes les plus sensibles et les mener aux sommets de l’imagination créatrice. De plus sous sa forme institutionnelle, la religion était presque toujours la seule capable de rassembler les fonds nécessaires au paiement des plus grands artistes et des plus beaux matériaux. L’histoire des églises de La Prairie n’échappe pas à la règle; les Amyot, Polonceau, Porcher, Dulongpré, Boucher, La Brosse, Liébert et de nombreux autres y ont travaillé finement l’or et le bois, ou encore manié le pinceau avec dextérité. Aussi avons-nous pensé qu’il vous plairaît de voir quelques images des plus belles pièces de l’art religieux de La Prairie. MORISSET & BAZIN, Notes prises le 28 septembre 1937. PORTRAIT DE L’ABBE JEAN-BAPTISTE BOUCHER, curé de Laprairie de 1794 à 1839, date de sa mort. Il est légèrement tourné vers la gauche. Il a une figure rose empreinte à la fois de fermeté et de bienveillance; figure qui a du caractère; ses cheveux sont poivre et sel; sa bouche est volontaire; ses lèvres sont d’un rose tout à fait charmant. Il croise les bras et, de la main droite, tient un bréviaire à couverture écarlate. Il est assis dans un fauteuil de noyer recouvert d’un tissu ou d’un cuir vert. Non signé. Probablement l’œuvre d’un peintre anglais de Montréal, peut-être Duncan.L’abbé CHOQUET, vicaire à Longueuil, prétend que c’est une œuvre de Dulongpré. Ciboire en argent doré réalisé à Paris entre 1684 et 1687. Auteur inconnu. Appartient à la fabrique de la Nativité de la Sainte Vierge Marie. Ampoules aux saintes huiles réalisées à Paris par Alexis Porcher vers 1753-54. Calice réalisé par Laurent Amyot pour La Prairie et payé 17 louis en 1801. Porte trois fois la marque LA. Bénitier en argent dans le style de Laurent Amyot. Malgré certaines ressemblances et bien qu’un orfèvre non identifié ait réalisé un bénitier pour La Prairie en 1795, l’absence de poinçon ne nous autorise pas à lui attribuer cette œuvre avec certitude. Maître-autel en bois sculpté de Paul Jourdain dit La Brosse. Réalisé pour l’église de Longueuil il permet d’imaginer l’ampleur du retable que le même Jourdain façonne pour La Prairie entre 1736 et 1747. Ostensoir en argent doré, œuvre de Claude Ballin, orfèvre à Paris et donné aux Jésuites de La Prairie en 1667-68. Fut transporté lors de nombreux déplacements de la mission St-François Xavier où il se trouve encore....