Les bulletins de la SHLM

Au jour le jour, juin 2020

Inondation rue du Boulevard au début du 20e siècle.
  • La Prairie et la guerre de 1812

    La guerre de 1812 « La guerre de 1812, qui a duré jusqu’en 1814, fait référence au conflit militaire qui a opposé les États-Unis à la Grande-Bretagne. Comme colonie britannique, le Canada a été entraîné dans la guerre de 1812 et a été envahi à maintes reprises par les Américains. La guerre a été menée dans le Haut-Canada, le Bas-Canada, dans la région des Grands Lacs et le long de la côte de l’Atlantique, ainsi qu’aux États-Unis. (…)
  • La Prairie et la guerre de 1812 (suite 1)

    La milice sédentaire (locale) qui, depuis une loi de 1803, regroupe tous les hommes entre 16 et 60 ans, la moyenne d’âge se situant autour de 20 ans, est également appelée en renfort lorsque le besoin se fait sentir. Selon l’historien James Jackson, l’enrôlement des Canadiens français dans la milice ne se fit pas sans heurts : « Au moment de la déclaration de la guerre entre la Grande- Bretagne et les États-Unis, à l'été 1812,  l'enrôlement dans la milice de certains (…)
  • La Prairie et la guerre de 1812 (suite 2)

    Les Suisses Le régiment d'infanterie suisse des Meurons fut mis sur pied en 1781, puis transféré à l'armée britannique en 1795. Il entra au service des Anglais après avoir combattu dans les rangs hollandais pour le compte de la compagnie des Indes hollandaises. Le régiment fut envoyé au Bas-Canada en août 1813. Comme c’était l’usage à l’époque, il portait le nom de son colonel, Charles Daniel de Meuron. Sous les ordres de Sir George Prevost, dont le père était un (…)
  • La Prairie et la guerre de 1812 (suite 3)

    La troupe au presbytère de La Prairie Outre les troupes régulières qui occupaient les nouvelles casernes construites à l’ouest du village, plusieurs soldats logeaient chez l’habitant. Or, faute de logements, au grand dam du curé Jean-Baptiste Boucher, sur ordre des autorités militaires, plusieurs soldats du Meuron, 1. Voir notre article dans le Au jour le jour de décembre 2017, page 3.  au moins deux cents selon le curé, occupèrent le presbytère neuf durant quelques semaines sinon (…)
  • La Prairie et la guerre de 1812 (suite 4)

    Jean-Baptiste Boucher est donc contraint de retourner vivre dans le vieux presbytère achevé en 1718 pour, croit-il à tort, au moins une dizaine de jours. Laprairie 28 sept 1813 « 30 sept. j’écrivois hier du presbytère nouveau, et aujourd’hui vers 9 1/4 du matin, il a été occupé par 200 Meurons et leur musique. son Excellence le fit demander hier soir par deux de ses aides de camp; et ce matin a décidément donné l’ordre de le prêter pour une dizaine, assûrant que tous les (…)
  • La Prairie et la guerre de 1812 (suite 5)

    Chateauguay 7 novembre 1813 « Sir George a passé 7 ou 8 jours chez moi par 2 différente fois. je ne l’ai pas vu depuis le 27 dernier. les Généraux Stoven, De Watteville ont toujours faits leur résidence chez moi. Soit l’un, Soit l’autre Depuis le 24 9bre accompagnés de leur état major. Concevez quelle vie j’ai pu mener, & Comment j’ai pu Soutenir. Graces a Dieu, […] » Laprairie 9 nov 1813 « les Meurons ont laissé la Prairie; tout étoit dans l’allarme. (…)
  • Le déserteur

    Extrait d’une lettre du curé Boucher en date du 25 mai 1815 « Francis Fitzgerald, du 3e Régiment, dit Buffs, fut fusillé â deux heures, cinq minutes. Il n'avait que dix neuf ans, sa désertion de la Circonstance de l'avoir faite tout armé, était sa première faute. Le Lieutenant Blair, de sa compagnie. avouait qu'il fallait, il est vrai. un exemple. après tant de désertions que font ici les troupes, mais qu'il aurait fallu un sujet plus méchant que lui, et qu'en le fesant passer par (…)