Les bulletins de la SHLM

Les chemins de la guerre - partie 1 (suite 2)

Le 1er septembre 1757 : […] j’ai donné ordre de ramener quatre bataillons dans le gouvernement de Montréal, pour travailler au chemin de Chambly et au fort de Saint-Jean. Ibidem, Vol. 2 page 133


Le 4 septembre 1757 : Du fort de Saint-Jean à Montréal il y a neuf lieues [40 km] ; il y a un chemin de six lieues [26,4 km] qui coupe la langue de terre qui est entre la Rivière de Sorrel [le Richelieu] et le fleuve Saint-Laurent ; de Saint-Jean, il va aboutir aux habitations qui sont sur la rive droite du fleuve Saint-Laurent, à un endroit que l’on appelle la Prairie, qui est une grande paroisse, où l’on fait une traversée de trois lieues [13 km] dans le fleuve Saint-Laurent pour arriver à Montréal. C’est ce chemin qui fait la communication de Chambly et de Saint-Jean à Montréal […]. Ibidem, Vol. 2 pp. 137-138


Cette dernière remarque laisse clairement entendre que les échanges se font essentiellement via la route qui va de Chambly à La Prairie.


Le 17 août 1760 : Si, comme je n’en doute pas, le projet de M. Murray est de revenir à Sorel, la chose une fois décidée, nous ne pourrons faire autre chose que de se replier vers Chambly tout ce qui est dans cette partie, et le camper le reste à Longueuil, en faisant accommoder un chemin entre Chambly et Longueuil, il nous sera facile alors de passer de Longueuil à l’île de Montréal, si la flotte anglaise voulait y monter. Ibidem, Vol. 5 page 98


Cela signifierait qu’il n’existe pas alors de chemin digne de ce nom entre Longueuil et Chambly.


Le 30 août 1760 : J’apprends, mon cher général, par M. de Roquemaure, qu’il a abandonné Saint-Jean et brûle ce matin, qu’il est derrière la rivière de Montréal (rivière l’Acadie) ; que les ennemis paraissent à la Savane et y mènent du canon ; que je dois prendre garde à moi par le chemin de Chambly ; que sa position est mauvaise, et qu’il a peu de monde. J’avais déjà posté une grand’garde sur le chemin de Chambly. Ibidem, Vol. 5 page 117

 
Il est clair qu’il s’agit ici du chemin qui relie La Prairie à Chambly.


Le 1er septembre 1760 : Rien de plus facile aux déserteurs que de se rendre à Saint-Jean ; il passe journellement, par le bois, des miliciens qui viennent de chez Jacot. Le chemin de Chambly à Longueuil est mauvais ; il en est venu cependant une femme, ce matin, portant un très gros paquet. Ibidem, Vol. 5 page 122


Le 22 août 1760 : Il faut qu’on envoie les charrettes de la Prairie et Longueuil à Chambly pour les transports […]. Ibidem. Vol. 10 page 156


De ce qui précède, il est clair que, des deux chemins de Chambly, le plus utilisé et le mieux entretenu était celui qui menait de Chambly à La Prairie.


Dans le prochain numéro : le chemin de Saint-Jean.

 

Au jour le jour, avril 2021