Les bulletins de la SHLM

Au jour le jour, avril 2021

Imprimerie des Frères de l’instruction chrétienne.
  • Les chemins de la guerre - partie 1

    N.D.L.R. Dans les pages qui suivent, les soulignés et les remarques entre (…) sont de nous. De tout temps, les routes ont été créées pour répondre à des besoins d’ordre commercial ou militaire. Ces exigences variaient avec le temps et les conjonctures de telle sorte qu’au fil du temps de nouvelles routes sont apparues alors que d’autres furent abandonnées. Lorsqu’il est question d’établir le tracé exact des voies terrestres du 18e siècle, la prudence s’impose, car les (…)
  • Les chemins de la guerre - partie 1

    En 1709, pour des raisons d'ordre stratégique, la première structure de bois de Chambly fait place à une construction de pierre. Le fort, qui ne fut jamais attaqué, sert par la suite d'entrepôt et de dépôt de ravitaillement pour les autres postes construits le long du Richelieu. En septembre 1760, décrépit et faiblement défendu il est abandonné aux mains des Anglais sans qu'un seul coup de feu ne soit tiré. Situé en bordure du Richelieu, à peu près à mi-chemin (…)
  • Les chemins de la guerre - partie 1

    Il est à se demander quelles étaient l’orientation (vers Longueuil ou vers La Prairie), la largeur et la longueur du chemin construit par les soldats de Carignan, fatigués et si peu nombreux. Nous ignorons également combien de jours la troupe a consacrés à cette besogne. Les documents de l’époque sont muets à ce sujet. Selon certains, ce chemin menait de Chambly à Longueuil et aurait par la suite été abandonné pendant plusieurs décennies. Pourquoi alors les militaires se seraient-ils (…)
  • Les chemins de la guerre - partie 1

    Le 1er septembre 1757 : […] j’ai donné ordre de ramener quatre bataillons dans le gouvernement de Montréal, pour travailler au chemin de Chambly et au fort de Saint-Jean. Ibidem, Vol. 2 page 133 Le 4 septembre 1757 : Du fort de Saint-Jean à Montréal il y a neuf lieues [40 km] ; il y a un chemin de six lieues [26,4 km] qui coupe la langue de terre qui est entre la Rivière de Sorrel [le Richelieu] et le fleuve Saint-Laurent ; de Saint-Jean, il va aboutir aux habitations qui sont sur la rive droite du fleuve Saint-Laurent, à un endroit (…)
  • Souvenirs d'antan

    Quelques cartes postales de notre collection...  

Au jour le jour, mars 2021

Ancien moulin des Jésuites à ville de Sainte-Catherine.
  • Jean Deshayes, géographe du roi

    Finalement après 335 ans passés au fonds des Archives de la Marine en France, une ancienne carte refait surface et vient conclure la synthèse autour de la première route terrestre de la Nouvelle-France. Et, du fait de sa rigueur, cette carte géographique vient clore le débat et le désabusement autour du tracé initial du fameux « Chemin de Chambly » et de fait... du tout premier « Chemin du Roy » de la colonie. Immanquablement depuis environ deux siècles, nos historiens canadiens affirmaient qu’en (…)
  • Jean Deshayes, géographe du roi (suite 1)

    Aussi, il apparaît sur cette carte le court chemin qui menait du fort Chambly vers l’ancien fort Sainte-Thérèse, situé à la tête des rapides du Richelieu, à 7,5 km au sud de Chambly. À noter : ce petit chemin fut également  « construit » par le Régiment de Carignan-Salières au mois d’octobre de l’année 1665. (Note 1) Conséquemment, il n’y a plus de doute possible, Jean Deshayes le géographe accompli de Louis XIV met fin aux débats (…)
  • Jean Deshayes, géographe du roi (suite 2)

    Cette carte est le fruit d’un pionnier des sciences au Canada, Jean Deshayes, désigné par Louis XIV pour effectuer des relevés du fleuve Saint-Laurent. À l’automne 1685, Deshayes voyage jusqu’au lac Ontario. Au retour, il observe une éclipse de lune, ce qui lui permet de calculer la longitude de Québec. Durant l’hiver, il parcourt la côte sud et l’île d’Orléans en raquettes, comptant chacun de ses pas pour mesurer les distances. Équipé d’une barque et d’un canot (…)
  • Un ancien dépotoir

    La collecte sélective, la récupération, le recyclage, le compostage et la réutilisation sont des gains écologiques récents dans l’histoire du traitement des déchets produits par l’homme. Il n’y a pas si longtemps les ordures étaient brûlées, déposées dans la nature ou encore jetées dans les cours d’eau. Aujourd’hui, ce qui ne peut être traité est dirigé vers d’immenses sites d’enfouissement qu’il faudra sous peu agrandir. En juillet (…)
  • Prix Léonidas-Bélanger 2020

    Le Prix Léonidas-Bélanger de la Fédération Histoire Québec compte deux  volets : « publication » et « réalisation - événement ». Le prix « publications » est remis les années paires et doit mettre en valeur l'excellence d'une publication réalisée par une société membre de la Fédération Histoire Québec (société d'histoire, d'archéologie, de patrimoine ou de généalogie, centre (…)

Au jour le jour, février 2021

  • La Prairie au temps des épidémies (suite de janvier 2021)

    Deux semaines plus tard, il est résolu que les conseillers Tancrède Sauvageau, Robert Duclos et John Dunn forment un comité de santé « à l’effet de visiter les cours, les terrains, les marais, ayant pleins pouvoirs de mettre les règlements en force pour tout ce qui concerne la salubrité du village, et autres dépens nécessaires à cet effet […] ». On voit également à améliorer l’écoulement des eaux de surface, source de contamination. Pour des raisons (…)
  • La Prairie au temps des épidémies (suite 1)

    Plus tard, en octobre, le maire Brisson attire l’attention du public sur les précautions à prendre pour prévenir l’épidémie de la picote et recommande fortement la vaccination. En certains endroits, on fit appel au clergé pour convaincre les plus réticents. Bien qu’en novembre on constate que les ravages causés par la maladie diminuent, il est convenu que le secrétaire de la municipalité soit chargé de faire chanter une messe de première classe en l’honneur de Saint-Roch pour que (…)
  • La Prairie au temps des épidémies (suite 2)

    De plus, en mai 1886, à cause des eaux nauséabondes qui percolent à travers les sépultures vers un fossé, le Bureau central de santé de Montréal force la fermeture du cimetière qui ceinture l’église actuelle. Partout, le clergé veille. À Montréal en septembre 1885, l'abbé Filiatrault fulmine. Selon lui, la ville est punie en raison de la conduite insouciante de sa population au carnaval de l'année précédente; il dénonce particulièrement la (…)
  • La Prairie au temps des épidémies (suite 3)

    Au moins jusqu’en 1960, face aux épidémies, le clergé continuera, à La Prairie comme ailleurs au Québec, à inviter les fidèles à demander une protection divine directe ou indirecte par l’intermédiaire de saints protecteurs. Aujourd’hui, la science médicale assure la relève avec un succès mitigé. Bien que l’hygiène et la médecine aient fait d’énormes progrès depuis un siècle et, malgré la mise au point de vaccins efficaces en (…)
  • Un zouave à La Prairie

    En 1868, les états pontificaux sont menacés d’annexion par l’Italie. Le pape Pie IX, alors âgé de 75 ans, lance un appel à l’aide aux catholiques du monde entier. Au Québec, les autorités civiles et religieuses mettent rapidement sur pied une vaste organisation dont le but est d’enrôler des jeunes hommes volontaires prêts à aller défendre le pape. Environ 430 hommes issus de nombreuses paroisses du Québec s’enrôlent dans l’unité des zouaves pontificaux. (…)

Au jour le jour, janvier 2021

Travaux de chargement à la National Brick Co. de La Prairie.
  • La Prairie au temps des épidémies

    Depuis la naissance de l’humanité, la maladie a toujours été présente sous ses multiples manifestations. La dégradation et la morbidité sont inhérentes à la vie et en déterminent la durée. Outre les drames individuels, en certaines occasions le mal s’est répandu parmi de vastes populations sinon à travers l’humanité tout entière, provoquant des milliers voire des millions de morts. La première pandémie de peste bubonique connue fut (…)
  • La Prairie au temps des épidémies (suite 1)

    La mortalité élevée s’explique par le fait que la population d’alors est très majoritairement née dans la colonie et n’a donc jamais été touchée par cette maladie. Ce qui explique qu’elle ne soit pas immunisée. C’est aussi le cas de plusieurs Français de souche qui ne l’ont jamais eue avant de venir habiter en Nouvelle-France. Selon le Sulpicien Villermaula curé de La Prairie depuis septembre 1702, « […] la picote [petite verole] commença a faire ses (…)
  • La Prairie au temps des épidémies (suite 2)

    Au village, le premier aqueduc, un réseau privé de tuyaux de bois, verra le jour sur le tard en 1885. La chloration de l’eau ne sera implantée qu’en 1925. La construction du réseau d’égouts date de 1912, mais il faudra attendre 1989 pour que les déchets qu’ils transportent soient déviés du fleuve vers l’usine de traitement des eaux usées du bassin de La Prairie. Actuellement au Québec, 7 municipalités sur 10 contaminent toujours les cours d’eau. À travers la province, (…)
  • La Prairie au temps des épidémies (suite 3)

    Des familles entières ont pris la fuite pour se réfugier dans les campagnes où elles espèrent être à l’abri du danger. « […] Quand des amis se rencontrent ils se font des adieux comme s’ils ne devaient plus se revoir. Jour et nuit on voit des voitures qui portent des corps au cimetière; la tristesse et la terreur règnent sur tous les visages. […] » « Les cadavres qui sont transportés d'une paroisse à une autre doivent être enfermés dans des cercueils (…)
  • La famille de Joseph Sainte-Marie

    Grâce à la collaboration de Mme Yolande Sainte-Marie, voici quelques informations au sujet de la photo illustrant notre article sur la « La saga du boulevard Édouard VII » paru à la page 5 du bulletin de novembre 2020. On reconnaît sur la photo Joseph Sainte-Marie (1885-1966) au volant de la voiture. Il est accompagné de son épouse Marie-Louise Brosseau et de leurs 2 enfants. Le couple s’est marié à La Prairie le 2 juin 1908. À droite, Marie-Louise Brosseau pose avec son fils Gérard né en (…)

Au jour le jour, décembre 2020

Monument installé lors de l’inauguration du boulevard.
  • Le boulevard Taschereau

    Un nouveau boulevard Pour des raisons inconnues, en février 1929, le conseil municipal de La Prairie manifeste son désir de voir le futur boulevard Taschereau aboutir, non pas sur la rue Sainte-Élisabeth, mais plutôt à l’angle des rues Notre-Dame et Édouard VII. Une demande qui, heureusement, ne fut pas retenue. Peu importe, c’est par un radieux après-midi du lundi 12 septembre 1932 que la cérémonie d’ouverture du nouveau boulevard de la rive-sud débuta dans la municipalité de (…)
  • Le boulevard Taschereau (suite 1)

    Tout le long du boulevard, les demeures étaient décorées et les habitants se pressaient à la rencontre du premier ministre Taschereau et de ses collègues. Précisons qu’à cette époque il n’y avait que quelques maisons entre le chemin de la Pinière et La Prairie. La situation devait s’améliorer avec l’ouverture du boulevard Taschereau. À La Prairie, le convoi fut accueilli par le maire Longtin. Des discours furent prononcés et l’on dévoila le monument de béton qui (…)
  • Le chemin royal de Chambly

    Le 15 octobre 1673, le capitaine Jacques de Chambly accorda officiellement les concessions de sa seigneurie devant le notaire royal Antoine Adhémar. Les terres les plus à l'ouest par rapport au fort Chambly (en direction de La Prairie) étaient situées sur la côte dite « Mont-Royal », le long de la rivière L’Acadie. La dernière de ces terres fut concédée à René Dumas dit Rencontre, un jeune soldat d'à peine 22 ans. Après cinq années de durs labeurs, Dumas, insatisfait (…)
  • Le chemin royal de Chambly (suite 1)

    Pourtant, plutôt que de traverser à Longueuil, le chemin de retour vers Chambly passera via La Prairie, seul chemin existant d’alors, le « Chemin royal de Chambly ». Selon l'article no 14 de L'Acte de Capitulation de Montréal, les dirigeants et officiers de la Nouvelle-France se devaient, avant de quitter la colonie, de remettre aux Britanniques « et de bonne foi, toutes les cartes et plans du pays », ce qui fut accordé. Celles-ci servirent immédiatement à Jonathan Carver, cartographe et capitaine (…)
  • Une nouvelle archiviste à la SHLM

    Après avoir roulé ma bosse comme assistante-réalisatrice en télévision à partir de 1994, ma soif d’apprendre et mon désir de réaliser des études à l’étranger me poussent à initier le programme d’Études hispaniques à l’Université de Montréal en 2001. En 2003 et 2004, je poursuis mes études au département de philologie espagnole à l’Universidad autónoma de Madrid tout en saisissant l’opportunité de ce séjour (…)