Les bulletins de la SHLM

Au jour le jour, février 2020

L’ancien site du fort de Saint-Lambert
  • L'histoire du Café Instantané

    Du 22 mai 1981 au 5 avril 1984, le Café Instantané, sis au 102, rue Saint-Georges, dans le Vieux-La Prairie, a été un lieu de création et de diffusion de la culture en région. Il doit sa naissance au travail d’un groupe d’animation culturelle de La Prairie, le Groupe Astheur inc. Le fondateur de ce groupe est Pierre Grimard, surnommé Pierrot (1955-2010). En 1978, il réunit en collectif de production des artistes de la Rive-Sud qui veulent vivre de leur métier dans leur coin de pays. Ces artistes deviennent ainsi (…)
  • L'histoire du Café Instantané (suite 1)

    Dans le Québec des années 1980, on assiste à une vague de cafés-théâtres et à un renouveau des boîtes à chansons faisant cohabiter plusieurs disciplines artistiques. Le projet du Café profite de ce contexte. Le Café se veut un tremplin non seulement pour les membres du Groupe qui y présenteront leurs propres spectacles, mais aussi pour les artistes connus et moins connus œuvrant dans la chanson, le théâtre, la musique, la peinture, la poésie, etc. Pour le décor et (…)
  • L'histoire du Café Instantané (suite 2)

    Daniel se propose comme technicien du son et éclairagiste; Lison prête son piano droit; Pierrot demeure le coordonnateur du Groupe, ainsi que le directeur artistique et l’administrateur du Café. C’est ainsi que dans le journal régional Le Reflet, 51e édition de la 14e année, le 27 mai 1981, la une titrait : « Le Groupe Astheur célèbre l’ouverture du Café Instantané à La Prairie ». L’événement s’est tenu le vendredi 22 mai, en pleine floraison des (…)
  • L'histoire du Café Instantané (suite 3)

    Le Café reçoit également des troupes de théâtre amateur, de nouvelles formations musicales, les auteurs-compositeurs-interprètes de la relève du temps, Marcel (Max) Décoste, Céline Delisle, André Landriault, Normand Perron, Yvan Porcheron, Pierre Shea dans son spectacle Les clients, ainsi que les chanteuses Denise Duford, Danielle Jasmin et Geneviève Mauffette. L’équipe du Café souligne aussi les fêtes officielles et non officielles en organisant des soirées de danse et de musique (…)

Au jour le jour, janvier 2020

L’Académie Saint-Joseph après l’incendie de janvier 1978
  • Brunch annuel de la SHLM

    Le dimanche 9 février prochain à 10 h 30 aura lieu, à la Plaza Rive-Sud de La Prairie, le brunch annuel de la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine.  Cet événement permettra aux bénévoles, aux membres et aux partenaires de la SHLM de dresser la rétrospective de l’année 2019 et d’échanger sur les activités de l’année en cours. La SHLM profitera également de cet événement pour récompenser son (ou sa) bénévole de (…)
  • Les enfants de Jean-Baptiste Raymond (suite)

    Clothilde Raymond Jean-Baptiste Raymond avait légué son domaine de La Tortue à sa fille aînée, Clothilde, mariée au notaire Paul-Théophile Pinsonnault, de La Prairie. Ceux-ci s’y établirent avec leurs enfants en 1817. La famille Pinsonnault mettra en valeur le domaine en l’augmentant, ce qui constituera une véritable ferme expérimentale avec serres, élevage, vivier et cultures de toutes sortes. Paul-Théophile, fort de son legs et de sa fortune personnelle, y vivra en véritable (…)
  • Les enfants de Jean-Baptiste Raymond (fin)

    Sophie Raymond C’est à La Tortue qu’est née Marie Geneviève Sophie en 1798. Elle épousa Joseph Masson, futur seigneur de Terrebonne, à l’église de La-Nativité-de-la-très-Sainte-Vierge-Marie de La Prairie le 6 avril 1818. Plus tard, des 74 hommes d’affaires qui ont constitué la compagnie Champlain & St. Lawrence, seulement six d’entre eux étaient d’origine canadienne-française dont Joseph Masson, qu’on dit avoir été le premier millionnaire (…)

Au jour le jour, décembre 2019

Crèche de Noël à l’ancienne Académie Saint-Joseph
  • Les enfants de Jean-Baptiste Raymond

    N.D.L.R.  Ce texte est la seconde partie de l’article sur la famille Raymond paru dans ce bulletin en février 2019. Des 17 enfants qui naquirent du mariage de Jean-Baptiste Raymond avec Marie-Clotilde Girardin, 7 seulement (un garçon et 6 filles) atteignirent l’âge adulte. La règle voulait qu’ils se marient au sein de l’élite coloniale, canadienne ou britannique. Nous verrons que les filles épousèrent toutes des membres de professions libérales ou des (…)
  • Les enfants de Jean-Baptiste Raymond (suite)

    Un homme aux multiples talents Major dans la milice en 1813, il participa à la bataille de la Châteauguay. En 1830, il était devenu juge de paix du district de Montréal, et en 1831, on l’avait nommé inspecteur d’écoles dans le comté de Laprairie. Élu député de Huntingdon en 1824, réélu en 1827 et élu dans Laprairie en 1830, il appuya le Parti canadien, puis le Parti patriote. Réélu en 1834, il conserva son siège jusqu’à la suspension de la (…)
  • Les enfants de Jean-Baptiste Raymond (suite)

    L’Impartial et le chemin de fer Jean-Moïse Raymond s’associa avec un certain Jaumenne dans une aventure qui fut de courte durée. Tous deux étaient propriétaires de L’Impartial, un journal paru brièvement à La Prairie entre novembre 1834 et mai 1835. Journal littéraire, scientifique, commercial et d’agriculture édité à La Prairie, L’Impartial faisait partie d’une liste de 13 « miscellanées » de langue française publiées au Bas-Canada entre 1778 et (…)

Au jour le jour, novembre 2019

Procession de la Fête-Dieu
  • L'école de rang du chemin des Prairies - la suite

    De 1894 à 1954 : deuxième école de rang Au début des années 1890, le bâtiment est en mauvais état et le lieu trop petit et peu propice à l’apprentissage. Le 17 juillet 1894, les commissaires d’école adressent une requête au surintendant de l’Instruction publique à Québec afin d’obtenir la permission « ….de reconstruire leur maison d’école de l’arrondissement no. 2 sur un plan de 24 X 26 pieds en conformité aux règlements du Conseil de (…)
  • L'école de rang du chemin des Prairies - la suite

    Une nouvelle apparence La photographie de la page 2 prise au tournant du XXe siècle montre l’aspect de la nouvelle école de rang. Devant le bâtiment d’un étage et demi, coiffé d’un toit à deux versants et revêtu de planches à clins et de contrevents installés à l’été 1900, se profile l’image de l’institutrice entourée d’une vingtaine d’écoliers prenant la pose avec tabliers blancs et livres à la main. Sur le devant de (…)
  • L'école de rang du chemin des Prairies - la suite

    De 1954 à 1960 : troisième école de rang Bien qu’au début des années 1950, on recense plus de 5000 écoles de rang dans les paroisses du Québec, des voix s’élèvent et réclament leur fermeture et la centralisation des services dans les villes et les villages, avec également l’accès à un réseau d’enseignement secondaire public. Des études révèlent une triste réalité, à savoir que le Québec a le plus bas taux de (…)
  • L'école de rang du chemin des Prairies - la suite

    C’est le temps que ça change   Déjà à la fin des années 1950, la population de la nouvelle ville de Brossard connaît une croissance importante. Les familles récemment installées sur le territoire réclament des écoles modernes et l’accès à une éducation de qualité. La nécessité de centraliser les services scolaires s’impose alors comme la meilleure solution. Lors d’une assemblée spéciale tenue le 16 août 1960, les commissaires (…)

Au jour le jour, octobre 2019

Ancienne intersection du boul. Taschereau et du chemin de Saint-Jean.
  • 1691 La bataille de La Prairie offert en ligne

    Il y a 10 ans, par la publication de « 1691 La bataille de La Prairie », les trois co-auteurs  souhaitaient faire la lumière sur les deux batailles survenues à La Prairie au matin du 11 août 1691. Or, victime de son succès et, malgré une réimpression vers 2012, l’ouvrage est maintenant épuisé. Dans l’optique d’une nouvelle édition, les  auteurs se proposent de réviser certains aspects des trois chapitres initiaux et d’y ajouter un chapitre supplémentaire sur les (…)
  • L’école de rang du chemin des Prairies (1)

    Introduction   Pendant plus d’un siècle, l’école de rang  contribue à l’éducation de plusieurs générations d’élèves âgés de 6 à 14 ans issus du milieu rural et des régions éloignées.  Les personnes qui l’ont fréquentée se souviennent de sa valeureuse institutrice, de la salle de classe unique à « sept divisions » avec son poêle à bois et ses pupitres doubles, de la visite inopinée de l’inspecteur ainsi que de la distribution des prix de fin d’année scolaire où sont conviés parents et commissaires d’école. Au début des années 1950, (…)
  • L’école de rang du chemin des Prairies (2)

    Une école pour les enfants du peuple   L’histoire de la petite école de rang au Québec débute en 1829 au moment où se met en place  un nouveau système public d’écoles élémentaires gratuites, dites écoles « de syndics ».    Au début du 19e siècle, l’analphabétisme sévit chez les Canadiens français. Depuis la Conquête de 1760, le gouvernement tarde à organiser l’enseignement public avec pour conséquence des générations d’enfants privés complètement d’instruction. L’établissement de deux régimes scolaires parallèles, soit l’Institution (…)
  • L'école de rang du chemin des Prairies (3)

    1834 : première école de rang à la côte des Prairies   Les habitants de la côte des Prairies profitent alors de ce contexte favorable pour mettre en place leur  maison d’école.  François Moquin, Pierre Brosseau, Antoine Ste-Marie, Étienne Dumontet, Louis Brossard et François Sénécal expriment ici le désir de voir leurs enfants accéder à l’instruction. Le 27 juin 1834, à la résidence de la veuve Étienne Dumontet, ces mêmes habitants sont rassemblés devant le notaire Médard Hébert dans le but d’agréer la donation d’un lopin de terre « …  à la (…)
  • L'école de rang du chemin des Prairies (4)

    Place aux institutrices   À La Prairie, les commissaires Guillaume D’Eschambault, Moïse Brossard, Louis Brosseau et Julien Bourassa, assisté du R.P. Tellier curé de la paroisse, s’activent à la relance du nouveau régime scolaire.  Le 23 septembre 1846, l’instituteur Eusèbe Lussier est engagé à l’école de la côte des Prairies pour enseigner la lecture, l’écriture et l’arithmétique.7 Mais il quitte l’année suivante. Il faut dire que les conditions de travail sont difficiles et le salaire versé par les commissaires peu lucratif. De plus, les parents et les (…)