Les bulletins de la SHLM

Au jour le jour, février 2021

  • La Prairie au temps des épidémies (suite de janvier 2021)

    Deux semaines plus tard, il est résolu que les conseillers Tancrède Sauvageau, Robert Duclos et John Dunn forment un comité de santé « à l’effet de visiter les cours, les terrains, les marais, ayant pleins pouvoirs de mettre les règlements en force pour tout ce qui concerne la salubrité du village, et autres dépens nécessaires à cet effet […] ». On voit également à améliorer l’écoulement des eaux de surface, source de contamination. Pour des raisons (…)
  • La Prairie au temps des épidémies (suite 1)

    Plus tard, en octobre, le maire Brisson attire l’attention du public sur les précautions à prendre pour prévenir l’épidémie de la picote et recommande fortement la vaccination. En certains endroits, on fit appel au clergé pour convaincre les plus réticents. Bien qu’en novembre on constate que les ravages causés par la maladie diminuent, il est convenu que le secrétaire de la municipalité soit chargé de faire chanter une messe de première classe en l’honneur de Saint-Roch pour que (…)
  • La Prairie au temps des épidémies (suite 2)

    De plus, en mai 1886, à cause des eaux nauséabondes qui percolent à travers les sépultures vers un fossé, le Bureau central de santé de Montréal force la fermeture du cimetière qui ceinture l’église actuelle. Partout, le clergé veille. À Montréal en septembre 1885, l'abbé Filiatrault fulmine. Selon lui, la ville est punie en raison de la conduite insouciante de sa population au carnaval de l'année précédente; il dénonce particulièrement la (…)
  • La Prairie au temps des épidémies (suite 3)

    Au moins jusqu’en 1960, face aux épidémies, le clergé continuera, à La Prairie comme ailleurs au Québec, à inviter les fidèles à demander une protection divine directe ou indirecte par l’intermédiaire de saints protecteurs. Aujourd’hui, la science médicale assure la relève avec un succès mitigé. Bien que l’hygiène et la médecine aient fait d’énormes progrès depuis un siècle et, malgré la mise au point de vaccins efficaces en (…)
  • Un zouave à La Prairie

    En 1868, les états pontificaux sont menacés d’annexion par l’Italie. Le pape Pie IX, alors âgé de 75 ans, lance un appel à l’aide aux catholiques du monde entier. Au Québec, les autorités civiles et religieuses mettent rapidement sur pied une vaste organisation dont le but est d’enrôler des jeunes hommes volontaires prêts à aller défendre le pape. Environ 430 hommes issus de nombreuses paroisses du Québec s’enrôlent dans l’unité des zouaves pontificaux. (…)

Au jour le jour, janvier 2021

Travaux de chargement à la National Brick Co. de La Prairie.
  • La Prairie au temps des épidémies

    Depuis la naissance de l’humanité, la maladie a toujours été présente sous ses multiples manifestations. La dégradation et la morbidité sont inhérentes à la vie et en déterminent la durée. Outre les drames individuels, en certaines occasions le mal s’est répandu parmi de vastes populations sinon à travers l’humanité tout entière, provoquant des milliers voire des millions de morts. La première pandémie de peste bubonique connue fut (…)
  • La Prairie au temps des épidémies (suite 1)

    La mortalité élevée s’explique par le fait que la population d’alors est très majoritairement née dans la colonie et n’a donc jamais été touchée par cette maladie. Ce qui explique qu’elle ne soit pas immunisée. C’est aussi le cas de plusieurs Français de souche qui ne l’ont jamais eue avant de venir habiter en Nouvelle-France. Selon le Sulpicien Villermaula curé de La Prairie depuis septembre 1702, « […] la picote [petite verole] commença a faire ses (…)
  • La Prairie au temps des épidémies (suite 2)

    Au village, le premier aqueduc, un réseau privé de tuyaux de bois, verra le jour sur le tard en 1885. La chloration de l’eau ne sera implantée qu’en 1925. La construction du réseau d’égouts date de 1912, mais il faudra attendre 1989 pour que les déchets qu’ils transportent soient déviés du fleuve vers l’usine de traitement des eaux usées du bassin de La Prairie. Actuellement au Québec, 7 municipalités sur 10 contaminent toujours les cours d’eau. À travers la province, (…)
  • La Prairie au temps des épidémies (suite 3)

    Des familles entières ont pris la fuite pour se réfugier dans les campagnes où elles espèrent être à l’abri du danger. « […] Quand des amis se rencontrent ils se font des adieux comme s’ils ne devaient plus se revoir. Jour et nuit on voit des voitures qui portent des corps au cimetière; la tristesse et la terreur règnent sur tous les visages. […] » « Les cadavres qui sont transportés d'une paroisse à une autre doivent être enfermés dans des cercueils (…)
  • La famille de Joseph Sainte-Marie

    Grâce à la collaboration de Mme Yolande Sainte-Marie, voici quelques informations au sujet de la photo illustrant notre article sur la « La saga du boulevard Édouard VII » paru à la page 5 du bulletin de novembre 2020. On reconnaît sur la photo Joseph Sainte-Marie (1885-1966) au volant de la voiture. Il est accompagné de son épouse Marie-Louise Brosseau et de leurs 2 enfants. Le couple s’est marié à La Prairie le 2 juin 1908. À droite, Marie-Louise Brosseau pose avec son fils Gérard né en (…)

Au jour le jour, décembre 2020

Monument installé lors de l’inauguration du boulevard.
  • Le boulevard Taschereau

    Un nouveau boulevard Pour des raisons inconnues, en février 1929, le conseil municipal de La Prairie manifeste son désir de voir le futur boulevard Taschereau aboutir, non pas sur la rue Sainte-Élisabeth, mais plutôt à l’angle des rues Notre-Dame et Édouard VII. Une demande qui, heureusement, ne fut pas retenue. Peu importe, c’est par un radieux après-midi du lundi 12 septembre 1932 que la cérémonie d’ouverture du nouveau boulevard de la rive-sud débuta dans la municipalité de (…)
  • Le boulevard Taschereau (suite 1)

    Tout le long du boulevard, les demeures étaient décorées et les habitants se pressaient à la rencontre du premier ministre Taschereau et de ses collègues. Précisons qu’à cette époque il n’y avait que quelques maisons entre le chemin de la Pinière et La Prairie. La situation devait s’améliorer avec l’ouverture du boulevard Taschereau. À La Prairie, le convoi fut accueilli par le maire Longtin. Des discours furent prononcés et l’on dévoila le monument de béton qui (…)
  • Le chemin royal de Chambly

    Le 15 octobre 1673, le capitaine Jacques de Chambly accorda officiellement les concessions de sa seigneurie devant le notaire royal Antoine Adhémar. Les terres les plus à l'ouest par rapport au fort Chambly (en direction de La Prairie) étaient situées sur la côte dite « Mont-Royal », le long de la rivière L’Acadie. La dernière de ces terres fut concédée à René Dumas dit Rencontre, un jeune soldat d'à peine 22 ans. Après cinq années de durs labeurs, Dumas, insatisfait (…)
  • Le chemin royal de Chambly (suite 1)

    Pourtant, plutôt que de traverser à Longueuil, le chemin de retour vers Chambly passera via La Prairie, seul chemin existant d’alors, le « Chemin royal de Chambly ». Selon l'article no 14 de L'Acte de Capitulation de Montréal, les dirigeants et officiers de la Nouvelle-France se devaient, avant de quitter la colonie, de remettre aux Britanniques « et de bonne foi, toutes les cartes et plans du pays », ce qui fut accordé. Celles-ci servirent immédiatement à Jonathan Carver, cartographe et capitaine (…)
  • Une nouvelle archiviste à la SHLM

    Après avoir roulé ma bosse comme assistante-réalisatrice en télévision à partir de 1994, ma soif d’apprendre et mon désir de réaliser des études à l’étranger me poussent à initier le programme d’Études hispaniques à l’Université de Montréal en 2001. En 2003 et 2004, je poursuis mes études au département de philologie espagnole à l’Universidad autónoma de Madrid tout en saisissant l’opportunité de ce séjour (…)

Au jour le jour, novembre 2020

Voiture de livraison de l’ancienne boulangerie Lussier.
  • La saga du boulevard Édouard VII

    À cause de sa position géographique, proximité de Montréal et lieu de transit vers Saint-Jean-sur-Richelieu et le Richelieu, La Prairie a toujours été au carrefour des grandes voies de circulation. Depuis la création de la municipalité au printemps 1846, les élus municipaux ont dû œuvrer à répondre à de nombreux besoins souvent pressants : réseaux d’aqueducs et d’égouts, lutte aux incendies, sécurité publique, nouveaux modes de transport, voies de (…)
  • La saga du boulevard Édouard VII (suite 1)

    Le boulevard Édouard VII Ancienne piste utilisée par les Amérindiens, la première route qui reliait la côte Saint-Lambert à La Prairie était un chemin de terre peu carrossable qui longeait le fleuve. Par grands vents, la houle frappait les voitures et les obligeait à rebrousser chemin. En hiver, ce n’était guère mieux, la glace qui s’y formait et la poudrerie qui créait des bancs de neige rendaient la circulation très difficile. En avril 1903, la « question des bons chemins » (…)
  • La saga du boulevard Édouard VII (suite 2)

      Le plan des ingénieurs Boucher et Demers date de 1909. Le tracé proposé du futur boulevard commence au club de golf Ranelagh devenu le Country Club de Montréal en 1920. Ce tracé est plus éloigné de la rive du fleuve que l’ancien chemin de terre. Ce plan sera repris et modifié en 1912 par une autre firme d’ingénieurs. Une route qui longera le fleuve En janvier 1910, les maires des comtés de Laprairie et de Napierville présents au Ranelagh Club de Saint-Lambert à (…)
  • La saga du boulevard Édouard VII (suite 3)

    Le projet du tramway À La Prairie tous ont hâte que le projet aboutisse et on veut davantage qu’un bon chemin. En ce même mois de novembre 1913, il est unanimement résolu que le Dr Brisson soit autorisé à prendre des options de la Succession Beaudry et Georges Dubois afin de pouvoir offrir un droit de passage de 30 pieds à la Cie des tramways électriques le long du boulevard Édouard VII. Au mois de janvier suivant, les élus municipaux adoptent un règlement de 24 longs paragraphes qui précise (…)
  • La saga du boulevard Édouard VII (suite 4)

    Le dossier s’éternise « On se plaint beaucoup de l’état du chemin Édouard VII entre le pont Victoria et La Prairie. Les travaux ont déjà coûté beaucoup d’argent, mais les plans n’ont pas été convenablement préparés, ou ils n’ont pas été convenablement exécutés; une grande partie du chemin est en ruine et ne peut être utilisée. Un chemin temporaire qui avait été construit à côté, paraît aussi avoir (…)
  • Prière de modérer vos transports

    Avec l’arrivée de l’automobile et des nouveaux fous du volant au début du 20e siècle les autorités ont dû réagir rapidement afin d’assurer une circulation qui soit à la fois sécuritaire pour les conducteurs et pour les piétons. Avant même l’apparition des feux de signalisation et des panneaux stop vers 1920, les élus locaux ont vite compris qu’il fallait limiter la vitesse de ces bolides de plus en plus nombreux et de plus en plus rapides. C’est ainsi qu’en août (…)

Au jour le jour, octobre 2020

Maison du capitaine de vapeur Médard Demers sur la rue du Boulevard
  • Urbanisation et environnement

    Introduction J’arrive bientôt à la fin de mon baccalauréat en histoire après presque trois années passées à l’Université de Montréal. C’est l’histoire de l’environnement qui a retenu mon attention et qui continue de nourrir ma passion pour la discipline en général. La plupart du temps, lorsqu’un historien rédige l’histoire, elle reflète souvent les enjeux de son époque. Quoi de mieux que de réinterpréter un moment pivot de (…)
  • Urbanisation et environnement (suite 1)

    Un aperçu de ce que devait être La Prairie à la fin du projet de GOREDCO.   Par sa vision moderne et futuriste de la banlieue, le projet fut accueilli avec bienveillance autant par les politiciens fédéraux que par les provinciaux et municipaux de l’époque. Deux jours seulement après l’annonce du projet, un éditorial paru dans Le Reflet l’appuya fortement tout en s’attaquant à une éventuelle opposition citoyenne. « Avec la publication du rapport sur le plan de (…)
  • Urbanisation et environnement (suite 2)

    En effet, la ville fut autrefois une seigneurie possédant un immense territoire qui comprenait les territoires actuels de  Brossard, Candiac, Delson, Saint-Philippe et Sainte-Catherine. Les années 50 vont voir la création de nouvelles municipalités comme Brossard (1958) et Candiac (1957), encadrant La Prairie sur deux côtés. Les villes de Longueuil, Saint-Bruno de  Montarville, Brossard, Boucherville et Châteauguay virent leur population augmenter entre les années 60 et 90, surtout grâce à la construction (…)
  • Urbanisation et environnement (suite 3)

    Vue sur le lac de la Citière   Par sa position géographique stratégique par rapport à Montréal, La Prairie était donc une ville idéale pour le projet ville nouvelle. Ville idéale où pour réussir ce raccordement, il fallait procéder à une modernisation de l’ancien village ainsi qu’au drainage de la majeure partie des 2 600 acres prévu dans le projet d’urbanisation. Le plan directeur de GOREDCO comprend sept pages sur la façon dont la compagnie aurait (…)
  • Dernière heure

    Subvention de Patrimoine Canada En réponse à une demande de financement de la SHLM auprès de Patrimoine Canada, nous avons le plaisir de vous annoncer que nous avons reçu une subvention de 10 000 $ dans le cadre du Programme d’aide aux musées, volet Fonds d’urgence relatif à la COVID-19. Grâce à cette subvention, nous prévoyons l’embauche d’un ou d’une archiviste à temps plein pour une durée d’environ quatre mois. Le mandat devra se terminer avant le 31 mars 2021. Rallye (…)