Bulletins

Le Bastion, volume 1, numéro 4, février 1983

De l'éducation des garçons
L’étude de l’histoire impose parfois au chercheur d’étonnantes situations. Ainsi il semble certain qu’à LaPrairie l’éducation structurée des jeunes filles, assurée dès 1697 par les Dames de la Congrégation de Notre-Dame, ait précédé de 150 ans celle des garçons. Ces derniers auraient-ils été laissés aussi longtemps sans aucune instruction ? nous l’ignorons ! Les raisons qui occasionnèrent ce retard nous sont inconnus, cependant les premiers indices laissant soupçonner un souci d’implantation d’une école publique au village de LaPrairie datent de 1820 alors que l’arpenteur William Sax prévoit un lot de 2 arpents “for a school house” dans son plan de lotissement du Fort Neuf (rappelons que le Fort Neuf communément appelé ainsi par les habitants du village constitue en fait un agrandissement du “bourg” du côté “est” afin de répondre aux nouveaux besoins de la population et ce d’après une résolution des commissaires pour l’administration des États en remplacement de l’Ordre Jésuite). Le dit lot était situé sur la rue Ste-Ursule (St-Laurent) s’étendant en “pointe de tarte” depuis le chemin de St-Jean jusqu’à la rue St-Charles. Malgré la réservation d’un lot pour une école, il fallut attendre encore près de 25 ans qu’un mandement de Mgr Bourget assure l’éducation des garçons. Une communauté religieuse masculine fut invitée à jouer le rôle d’éducatrice auprès des garçons, cependant tout porte à croire que le grand incendie de 1846 n’est pas sans relations avec l’échec du projet. M. le curé Isidore Gravel (1854-1877) reprit plus tard le flambeau et parvint finalement à obtenir l’établissement des Clercs de St-Viateur à LaPrairie. La bénédiction de la cloche de la maison des Clercs eut lieu le 28 août 1864. L’école ouvre enfin ses portes le 3 sept. suivant au 25 rue St-Georges (aujourd’hui le 186 St-Georges) et compte pas moins de 200 élèves dirigés par 3 frères. Cette école dont la date de construction nous échappe encore, était un édifice de bois à deux étages et demi. Un perron galerie ornait la façade et le toit à deux versants était recouvert de tôle. Une petite annexe de un étage et demi raccordait le corps du bâtiment principal à l’écurie.Tiré du plan de Goad, 1907. Déjà, en 1868, monsieur Gravel songe à remplacer la maison occupée par les Clercs par une maison plus spacieuse et plus logeable. Il fait tant et si bien que le 12 avril 1872, il offre en don un terrain situé à l’encoignure des rues St-François-Xavier (aujourd’hui Chemin St-Jean) et St-Ignace pour la construction d’une nouvelle école. Une taxe spéciale de 2 et demi pour cent est levée; elle permettra aux habitants de LaPrairie de supporter financièrement la construction de la nouvelle école qui sera bâtie semble-t-il Extrait du Fonds Elysée Choquet, feuillet no. 4.14 sur les fondations mêmes de la “maison seigneuriale” d’Edme Henry. Cette décision ne sembla pas plaire à quelques bourgeois du village qui n’aimaient pas que leurs enfants côtoient ceux des habitants de la campagne. Les Clercs emménagent donc dans la nouvelle école entre le 2 et le 9 septembre 1872; cependant l’école ne compte plus que 120 élèves. Cette diminution des effectifs est dûe à l’ouverture d’une école indépendante sise au village et créée pour faire opposition aux frères. En 1876, un parti dirigé par Julien Brosseau contre ces religieux obtient finalement le départ de ces derniers sous prétexte que l’éducation qu’ils fournissent est inadéquate. La prétendue incapacité d’un certain nombre de professeurs, dont la conduite serait aux dires de certains, outrageante et immorale, aura eu raison de ce premier effort sérieux d’éducation des garçons. Il est facile de comprendre que le curé Gravel fut passablement contrarié par l’attitude de ces paroissiens (messieurs Brosseau, Roberge et Varin) constamment en lutte contre lui. Par la suite les classes sont tenues par trois professeurs laïques pendant que M. Gravel tente en vain de ramener les Clercs de St-Viateur. Après de multiples démarches, les Frères de l’Instruction chrétienne acceptent enfin de prendre en charge l’Académie St-Joseph. Le 9 septembre 1888, les classes y débutent sous la direction de 4 frères et la qualité de l’enseignement en est nettement améliorée. En 1899, on inaugure un cours du soir pour adultes qui compte bientôt plus de 60 inscriptions. L’exiguité des locaux oblige les frères à demander à la Commission scolaire, dont le président était l’avocat Pelletier, d’agrandir l’école. La bénédiction de l’agrandissement a eu lieu le 1er sept. 1912. Quinze ans plus tard l’augmentation sans cesse croissante des élèves nécessite le déplacement d’une soixantaine d’élèves vers la nouvelle annexe du Fort Neuf, l’école du Christ-Roi. Les frères quittent définitivement les Académies le 6 juin 1954 Rapporté par M. Jules Sawyer f.i.c. pour aller enseigner à la nouvelle école “St-François-Xavier” rue Ste-Elisabeth et ce jusqu’en 1968. De 1968 à 1978 ils dispensent leur savoir à l’école Romain-Robidoux qui deviendra après 1971 la polyvalente de la Magdeleine. Dès 1972 cependant, les disciples de Jean de la Mennais inaugurent une école privée dans les locaux de ce qui fut leur noviciat; c’est l’école Jean-de-la-Mennais dont la réputation quant à la qualité de l’enseignement n’est plus à faire. En 1976, les bâtiments de l’Académie St-Joseph, désaffectés depuis plusieurs années, sont vendus à l’encan par la Commission scolaire. Un incendie d’origine inconnue les rase complètement en janvier 1978. Cet incident malheureux vient soustraire au village des bâtisses sympathiques et bien intégrées au décor. La Société d’Habitation du Québec a récemment fait l’acquisition du terrain vacant afin d’y construire une résidence pour personnes âgées. Un comité de la SHLM travaille présentement à la constitution d’un dossier sur cet emplacement et ce dans le but d’obtenir du MAC la mise en œuvre de fouilles archéologiques avant la reconstruction. Ce comité souhaite aussi que la SHQ conserve le style d’architecture des anciennes Académies dans son projet d’habitations. Quiconque possède des informations pertinentes aux recherches de ce comité est prié d’en informer au plus tôt le signataire de cet article. ...
Fonds Élisée-Choquet
Nombreux sont ceux qui depuis quelques années ont eu la chance de consulter la vaste documentation du Fonds Élisée Choquet. Plus de 30 000 documents y relatent l’histoire de LaPrairie de la Magdeleine, de la Seigneurie et de la région, ainsi que la généalogie des familles qui ont vécu et façonné cette histoire. Cependant à peu près personne ne peut prétendre connaître la véritable histoire qui a présidé à la naissance de ce recueil imposant. Patricia McGee-Fontaine entreprend ici de nous livrer la première tranche de ce que récit passionnant. Le Fonds Élisée Choquet est né il y a très longtemps. En y regardant de près cette imposante masse de documents, on peut en effet situer son origine au milieu du siècle dernier. C’est l’époque où Richard-Casimir Dugresne, clerc médecin chez le docteur Aza-Taylor Alexander, fondait en 1853 (le jour ses 21 ans) l’“Institut de LaPrairie” qu’on nommera plus tard la “Société Littéraire”. La dite Société, équipée d’une bibliothèque, d’une salle de lecture et d’une salle de “discussion”, cherchait à promouvoir l’union, l’instruction mutuelle et le progrès général. La SHLM possède actuellement une copie de toutes les archives de la Société Littéraire. Le docteur Richard-Casimir Dugresne fut également en 1855 fondateur et premier secrétaire de la Société St-Jean Baptiste à LaPrairie. Il sera plus tard préfet de comté et maire de LaPrairie en 1864. De son mariage avec Marie-Louise-Alphonsine Charlebois naître une fille, Marie-Louise, qui deviendra en 1881 l’épouse de Thomas-Auguste Brisson. Cette dernière n’est âgée que de deux ans au décès de sa mère, et son père Richard-Casimir décide dès lors d’accéder à la prêtrise. Il sera ordonné prêtre en 1869, pour devenir plus tard chanoine à la Cathédrale de Montréal où il agit comme procureur de l’évêché (gestionnaire des affaires de la Cathédrale). Cette seconde carrière fut brève, terrassé par la maladie, il décédait le 24 septembre 1881 à l’âge de 48 ans. Sur son lit de mort, ici à la Providence de LaPrairie, il recommande au Docteur T.A. Brisson de ne pas laisser sa fille seule, et de l’épouser malgré le deuil; ce qui fut fait le 10 octobre 1881. A ce moment T.A. Brisson habitait LaPrairie depuis quelques années déjà. Admis à la pratique de la médecine en 1876, il s’était d’abord établi à Saint-Constant où son oncle Pierre-Thomas Hurteau était curé. Deux ans plus tard il allait se fixer à LaPrairie. Très près de la famille Charlebois par son alliance avec Marie-Louise Dufresne, (cette dernière à la mort de sa mère avait été éduquée par la famille de sa mère, les Charlebois) Thomas-Auguste Brisson se familiarisera avec le rouages de la vie politique pour tenter, sans succès, de remplacer à la législature provinciale le député conservateur Léon-Benoît-Alfred Charlebois, décédé subitement en 1887 en cours de mandat. Habile médecin et homme d’action T.A. Brisson fut nommé Chirurgien-Major du 85e Bataillon (actuellement le Régiment de Maisonneuve) et maire de LaPrairie à deux reprises après 1885. Son œuvre magistrale mérite d’être soulignée : dès 1888 il facilite l’installation des Frères de l’Instruction Chrétienne; habiles éducateurs de la jeunesse. Suivront les briqueteries en 1892, industries de première importance pour notre ville. L’année suivante il fonde “Société générale de Colonisation et de Rapatriement de la province de Québec” dont il sera l’agent général pendant quinze ans. T.A. Brisson fut également archiviste de la Société Littéraire de LaPrairie et “membre actif de la Société Historique de Montréal et comme tel, a consacré une forte portion de ses loisirs à rassembler les documents relatifs à l’histoire de Laprairie, à exhumer les pièces significatives sur cette région toute chargée d’histoire.” Lefebvre, Jean-Jacques. Biographies canadiennes-françaises. Editions 1927, page 30. Les trente dernières années de la vie de Thomas-Auguste Brisson furent presqu’entièrement partagées entre la médecine et les recherches historiques et généalogiques. Sa correspondance avec les Benjamin Sulte, E.Z. Massicotte, Gérard Malchelosse, Pierre-Georges Roy et autres grands nom de l’histoire en fait foi.   (à suivre…..) ...
Outils généalogiques
Conscient de la grande popularité du comité de généalogie et de son dynamique animateur M. Viateur Robert, le Bastion est heureux d’offrir aux chercheurs en ce domaine une série d’informations dont voici le premier élément. N’oubliez pas que les généalogistes se rencontrent tous les mardis soirs à nos locaux du 249 rue Ste-Marie. Greffes de notaires dont l’inventaire est publié par les Archives nationales du Québec. ADHEMAR, Antoine, Montréal (1668-1714). Vol. V. pp. 3-33; Vol. VI, p. 3-312 – Trois-Rivières (1674-1699), Vol. XXVII, p. 271. AMEAU, Séverin, Trois-Rivières. Première partie (1651-1690). Vol. XI, pp. 49-164. Deuxième partie (1690-1702). Vol. XXVI, pp. 11-33. AUBER, Claude, Québec (1652-1693). Vol. I, pp. 115-149. AUDOUARY, Guillaume, Québec (1647-1663). Vol. I, pp. 115-149. BADEAU, François, Québec (1654-1657). Vol. I, pp. 157-159. BANCHERON, Henry, Québec (1646-1647). Vol I, pp. 20-21. BARETTE, Guillaume, Montréal (1709-1744). Vol. XXI, pp. 239-243. BASSET, Bénigne, Montréal  (1657-1699). Vol. I, pp. 161-322. BECQUET, Romain, Québec (1663-1682). Vol. II, pp. 252-279 et Vol. III, pp. 3-195. BERMEN, Laurent, Québec (1647-1649). Vol I, pp. 21-24. BOUJONNIER, Flour, Trois-Rivières (1650-1651). Vol. XXVII, pp. 269-270. BOURDON, Jacques, Montréal (1677-1720). Vol. X, pp. 69-97. BOURGINE, Hilaire, Montréal  (1685-1690). Vol. XI, pp. 5-46. BOURON, Jean-Henry, Montréal (1750-1760). Vol. XXIII, pp. 277-312. CABAZIE, Pierre, Montréal (1673-1693). Vol. X, pp. 5-35. CARON, Joseph, Trois-Rivières (1743-1746). Vol. XXVI, pp. 35-61. CHAMBALON, Louis, Québec. Première partie (1692-1702). Vol XVIII. Deuxième partie (1703-1716). Vol. XIX. Index (1692-1716). Vol XX. CHOREL de ST-ROMAIN, René, Montréal (1731-1732). Vol. XVI, pp. 201-262. CLOSSE, Raphaël-Lambert, Montréal (1651-1656). Vol. I, pp. 152-154. COMPARET, François, Montréal (1736-1755). Vol. XIV, pp. 109-393. CORON, François, Montréal (1721-1732). Vol. XXIII, pp. 215-276. CUSSON, Jean, Trois-Rivières (1669-1700). Vol. XXVI, pp. 63-121. DAVID, Jacques, Montréal (1719-1726). Vol. XII, pp. 76-287. DEMEROMONT, Louis, Trois-Rivières (1686-1689). Vol. XXVI, pp. 123-132. DESMARETS, Charles-D., Montréal (1753-1754). Vol. XXIII, pp. 313-326. DUQUET, Pierre, Québec (1663-1687). Vol. II, pp. 109-248. FILLION, Michel, Québec (1660-1688). Vol. II, p. 94-109. FLEURICOURT, Jean-Baptiste, Montréal (1676-1702). Vol. XIII, pp. 29-41. FREROT, Thomas, Montréal (1669-1678). Vol. X. pp. 37-78. – Trois-Rivières (1677). Vol. XXVII, p. 272. GASCHET, René, Québec (1711-1743). Vol. XVI, pp. 9-95. GATINEAU, Nicolas, Trois-Rivières et Montréal (1650-1653). Vol I, pp. 150-162; Vol. XXVII, p. 273. GAUDRON DE CHEVREMONT, Charles-René, Montréal (1732-1739). Vol. XII, pp. 6-74. GENAPLE, François, Québec (1682-1709). Vol. VII, pp. 1-192. GLORIA, Jean, Québec (1663-1664). Vol. II, pp. 92-94. GODET, Rolland, Québec (1652-1653). Vol. I, pp. 154-156. GOURDEAU DE BEAULIEU, Jacques, Québec (1662-1663). Vol. II, p. 91. GUILLET DE CHAUMONT, Nicolas-Augustin, Montréal (1727-1752). Vol. XVI, pp. 97-198. GUITET, Jean, Québec  (1637-1638). Vol. I, pp. 9-10. HERLIN, Claude, Trois-Rivières (x-x). JACOB, Étienne, Québec (1680-1726). Vol. VII, pp. 193-300. JACOB, Joseph, Québec (1726-1748). Vol. VII, pp. 101-236. JANNEAU, Étienne, Québec (1691-1743). Vol. XIV, pp. 7-104. JANVRIN DUFRESNE, Jean-Baptiste, Montréal (1733-1750). Vol. XXIV, pp. 163-282. LA RIVIERE, Hilaire-Bernard de, Québec (1707-1725). Vol. VIII, pp. 237-274. (1707-1725). Vol. VIII, pp. 237-274. LA RUE, Guillaume de, Trois-Rivières (1664-1676). Vol. XXVI, pp. 133-149. LAURENT, Louis, sieur de Portail, Trois-Rivières (1661-1663). Vol. XXVI, pp. 155-164. LA TOUSCHE, Jacques de, Trois-Rivières (1664-1669). Vol. XXVI, pp. 205-253. LECOMTE, Jean, Québec (1668). Vol. VIII, pp. 275-281. LECOUSTRE, Claude, Québec (1647-1648). Vol. I, pp. 24-28. LEPAILLEUR, François, Montréal (1733-1739). Vol. XXV. LESIEUR, Charles, Trois-Rivières (1689-1696). Vol. XXVI, pp. 205-253. LESPINASSE, Jean de, Québec (1637). Vol. I, pp. 24-28. LOUET, Jean-Claude, Québec (1718-1737). Vol. X, pp. 153-180. MAUGUE, Claude, Montréal (1674-1696). Vol. IX, pp. 5-328. METRU, Nicolas, Québec (1678-1700). Vol. VIII, pp. 283-287. MICHON, Abel, Québec (1709-1749). Vol XXII. MOREAU, Michel, Montréal (1681-1698). Vol. X, pp. 90-151. MOUCHY, Nicolas de, Québec et Montréal (1664-1667). Vol. II, pp. 249-252. PETIT, Pierre, Trois-Rivières (1713-1735). Vol. XXVII, pp. 1-107. PEUVRET DE MESNU, Jean-Baptiste, Québec (1653-1659). Vol. II, pp. 1-6. PILLIAMET, Phil.-P., Montréal (1755-1758). Vol. XXIII, pp. 327-332. PIRAUBE, Martial, Québec (1639-1645). Vol. I, pp. 10-15. PORLIER, C.-J., Montréal (1733-1744). Vol. XV, pp. 9-281. POTTIER, Jean-Baptiste, Montréal et Trois-Rivières (1686-1711). Vol. XI, pp. 167-258. POULIN, Pierre, Trois-Rivières (1708-1739). Vol. XXVI, pp. 165-203. RAGEOT, Gilles, Québec (1666-1692). Vol. III, pp. 197-300; Vol. IV, pp. 3-254. RAIMBAULT, Joseph-Charles, Montréal (1727-1737). Vol. XXI, pp. 1-228. ROY dit CHATELLERAULT, Michel, Trois-Rivières (1668-1709). Vol. XXVII, pp. 109-151. ROUER DE VILLERAY, Louis, Québec (1653-1656). Vol. I, pp. 159-160. ROUSSELOT, Pierre, Québec (1738-1756). Vol. XXIII, pp. 1-184. SAINT-PÈRE, Jean de, Montréal (1648-1657). Vol. I, pp. 29-32. SANGUINET, Simon (père), Montréal (1734-1747). Vol. XIII, pp. 43-212. SENET, Nicolas, Montréal (1704-1731). Vol. XVIII. SOUSTE, André, Montréal (1745-1769). Vol. XXIV, pp. 1-161. TAILHANDIER, Marien, Montréal (1688-1731). Vol. VIII, pp. 5-99. TÉTRO, Jean-Baptiste, Montréal (1712-1728). Vol. XIII, pp. 5-26 TRONQUET, Guillaume, Québec (1643-1648). Vol I, pp. 15-19. TROTAIN dit SAINT-SEURIN, François, Trois-Rivières (1687-1731). Vol. XXVII, pp. 153-233. VACHON, Paul, Québec (1658-1693). Vol. II, pp. 6-89. VERON DE GRANDMESNIL, Étienne, Trois-Rivières (1705-1721). Vol. XXVII, pp. 235-265. VERREAU, Barthélémy, Québec (1711-1718). Vol. XXIII, pp. 185-213. On trouve des exemplaires de ces greffes de notaires aux dépôts des Archives nationales du Québec et dans certaines bibliothèques spécialisées. Quelques autres inventaires de greffes de notaires, notamment pour la région de Trois-Rivières, ont été publiés : THÉRIAULT, Yvon, Inventaire des greffes des notaires de Trois-Rivières : Du Portail, Louis-Laurent (1660-1663), Cap-de-la-Madeleine, 52 actes; Herlin, Claude (1659-1663), Cap-de-la-Madeleine, 21 actes; De Larue, Guillaume (1664-1676), Champlain, 139 actes; Lesieur, Charles (1683-1693), Bastiscan, 8 actes; De La Tousche, Jacques (1664-1688), Cap-de-la-Madeleine, 395 actes; Demeromont (1686-1689), Champlain, 39 actes; Roy dit Chatellerault, Michel (1668-1708), Sainte-Anne-de-la-Pérade, 345 actes. MARTEL, Jules, Inventaire et index des greffes des notaires du Régime français : Pressé, Hyacinthe (1736-1746), Trois-Rivières, 695 actes; Rigaud, Élie-François (1750-1778), Maskinongé; 1 350 actes; Duclos, Nicolas (1731-1769), Batiscan, 1 650 actes; Pillard, Louis (1736-1767), Neuville et Trois-Rivières, 3 083 actes; Index des actes notariés du régime français à Trois-Rivières (1634-1760). ...
Le dernier forgeron à La Prairie
Depuis l’âge des métaux le forgeron a toujours fasciné autant par sa force physique parfois exceptionnelle, que par sa connaissance de la secrète et mystérieuse alchimie du fer et du feu. Au Québec le forgeron de village, issu d’une longue tradition, est devenu avec les siècles un personnage légendaire qui a inspiré peintres, conteurs et écrivains. Hélàs, la fabrication industrielle de nombreux objets métalliques, la multiplication des automobiles après 1950 et l’apparition de machines-outils fort complexes ont opéré chez nous la lente mais certaine disparition de ce beau métier. Les hommes et leur art n’y sont plus, mais le personnage nous habite toujours; grand, fort, mi-sérieux mi-taquin et un peu secret. Ainsi en fut-il de Charles-Auguste Bouthillier, dernier forgeron de LaPrairie, décédé le 12 octobre 1982 à l’âge de 84 ans et 6 mois. Voici donc dans les lignes qui suivent le bref récit d’une vie qui allait pendant près d’un demi siècle inspirer au soufflet de l’histoire la mémoire de l’homme et du geste. Il naquit rue Saint-Ignace le 14 avril 1898 dans ce qu’on appelait le faubourg à “m’lasse”, quartier très achalandé dans le LaPrairie de l’époque. Dernier né; quatre garçons et quatre filles l’avaient déjà précédé auprès de leurs parents Moise Bouthillier et Catherine Barrette. À l’âge de six ans il fait son entrée à l’Académie St-Joseph qu’il fréquentera pendant sept ans. Un emploi assez rémunérateur à la Laprairie Brick l'amène alors à abandonner les études. Après quelques mois il quitte la briqueterie pour un séjour de courte durée à la fonderie Dussault rue St-Ignace. A l'automne 1915, nouveau changement, il se retrouve comme aide dans la forge chez Peter Lyall à Montréal-ouest, et après une interruption de plus d'un an dûe à la guerre, il passera en 1918 chez Hamel à Verdun afin d'y apprendre cette fois-ci pendant quatre mois le vrai métier de forgeron. Il s'établira enfin à LaPrairie en janvier 1922 après un séjour de vingt mois chez Henri Lapalme forgeron à Delson. D'abord associé à Adolphe Gingras; les deux compagnons ouvrent une boutique de forge sur le terrain d’Israel Longtin, rue du Boulevard, là où est situé aujourd'hui le commerce de bois de Marcel Oligny. Après cinq mois de cette association Charles Bouthillier achète la part de Gingras et devient l'unique propriétaire de la forge. Il allait ainsi pendant plus de quarante-cinq ans avec sa seule enclume comme figure de proue, naviguer sur le dur métier de forgeron. Fers à chevaux, pinces à briques, rampes d'escaliers et balustrades de balcons, réparations de voitures diverses, bandages de roues etc… tout cela se succéderait au feu dont lui seul avait l'habitude. Il a donc pratiqué la maréchalerie, la taillanderie et le charronnage, en même temps que la forge en général. Les tâches qu'il pouvait accomplir et les objets qu'il pouvait fabriquer dans une journée étaient donc des plus variés. Son souci premier était de satisfaire le client en réparant ou en fabriquant complètement la pièce nécessaire; pour ce faire l'habileté manuelle, la connaissance des températures et l'esprit inventif s'imposaient. Qu'on ajoute à cela une habileté particulière pour amadouer les chevaux les plus récalcitrants. Un client quadrupède qui attend qu’on le chausse à neuf. Ayant déjà compris qu'il faut battre le fer quand il est chaud, il épouse en 1923 Marthe Raquépas. Celle-ci donnera successivement naissance à huit enfants dont des jumelles et des triplées (une seule de ces dernières survivra). Quelques années plus tard il entreprend la construction de la boutique actuelle et le pavage de la cour. Hélàs vers 1950-55 la demande n'est plus la même et le métier se transforme pour les raisons citées au début de ce texte; la soudure prend vite la place des travaux usuels. Il en va ainsi jusqu'en juillet 1967 époque à laquelle M. Bouthillier doit à regret abandonner sa forge après avoir été terrassé par une crise cardiaque, Quinze années suivront à turluter et à taquiner le poisson et les membres de la famille. Mais un jour de l'automne 1982 la braise des souvenirs devait se refroidir à jamais; Dieu rappelait vers lui le fils de Vulcain. Adieu donc et merci M. Bouthillier ! Avec la précieuse collaboration de Mme Alice Bouthillier. ...
Dix ans déjà!
Le 27 novembre dernier plus de 125 convives participaient au banquet du dixième anniversaire de la Société historique de LaPrairie de la Magdeleine. Outre le président, M. André Taillon et son épouse, on remarquait également à la table d’honneur messieurs Pierre Deniger et Denis Lamarche, respectivement membre du parlement canadien et maire de LaPrairie; ils étaient eux aussi accompagnés de leur dame. Le père Julien Déziel, historien et généalogiste, le frère Ernest Rochette (fr. Damase) f.i.c. et M. Roland Bélanger président de la Fédération des Sociétés d’Histoire du Québec faisaient également partie du groupe des invités de marque. Pendant le repas; lequel avait été précédé de la messe traditionnelle et du vin d’honneur, messieurs René Côté f.i.c. et Gaétan Bourdages se partagèrent la délicate tâche de dresser l’éloge de la Société. Il est heureux que pour ce faire ils aient pu compter sur des années dont la fertilité nourrira la prochaine décennie. Car, il faut bien le reconnaître, la récolte a donné plus que la promesse des fleurs. Les origines et les réalisations des dernières années en témoignent de façon troublante. Qu’on se rappelle les premières réunions en 1971 sous les combles du restaurant le “Vieux Fort”. Qu’on n’oublie pas non plus l’enthousiasme et le dynamisme des pionniers qui obtenaient à l’automne 1972 la charte de la Société et organisaient en juin de la même année des fêtes nationales grandioses qui allaient attirer plus de 40 000 personnes dans le Vieux LaPrairie. Après ces débuts remarquables la Société n’allait ni ralentir le rythme, ni trahir sa vocation première. La déclaration de l’arrondissement historique, les fouilles archéologiques, l’aménagement du rez-de-chaussée du Vieux Marché, l’exposition historique permanente, l’acquisition de 20 000 photocopies du Fonds Elisée Choquet, les capsules didactiques et la publication du bulletin “Le Bastion” comptent parmi ses plus beaux joyaux. Lourds du fardeau de tant de gloire, les membres de la Société n’ont d’autre choix que de porter leur passé au futur. Car on ne fête pas ses dix ans pour abandonner le flambeau à la postérité, mais plutôt pour l’alimenter à la source de sa courte histoire. Une si belle soirée n’allait pas s’achever dans la remise du “¨Prix Thomas-Auguste Brisson”. Attribué pour la première fois, cette récompense, qui porte le nom d’un médecin qui fut à la fois maire et historiographe de LaPrairie (homme remarquable, LaPrairie lui doit son entrée dans l’ère industrielle), est remise à la fin de chaque année au membre de la Société qui s’est le plus distingué par son zèle et sa détermination à servir les objectifs de la Société. Le premier récipiendaire en fut le signataire de cet article. Après une fin de soirée récréative où le chant et la musique furent à l’honneur, les invités prirent congé à regret : l’histoire avait une fois encore marqué des points. René Côté f.i.c.   Gaétan Bourdages   Le Père Julien Déziel a célébré la messe traditionnelle.   Une table fort animée.   Paul Favreau et Ernest Rochette, deux grands connaisseurs de notre histoire locale.   De g. à dr. : Denis Lamarche maire, André Taillon prés SHLM et son épouse Marie-Reine, Pierre Deniger député du comté au fédéral.   Ménestrels d'un soir: Mario Coutu, André Taillon et Gilles Lussier Photos: 10e anniversaire Toute personne désireuse d’obtenir copies de photographies du dixième anniversaire, est invitée à consulter un album déposé à cet effet aux locaux de la Société. Les commandes de reproduction seront consignées sur les formulaires accompagnant l’album et leur paiement devra être effectué dès réception des photos. Aucune commande ne pourra être acceptée après le 15 mars 1983. ...
Finance$
Voici les états financiers de la SHLM pour la période allant du 26 juin 82 au 6 janvier 83. Solde au 26 juin 1982 : 3995, 27$ DEPENSES : d’exploitation : 621, 11$ Le Bastion : 615, 34$ achat d’un livre : 4, 75$ conférencier : 25, 00$ Pot. Archéologie : 2311, 75$ Soirée 10e anni. : 2166, 95$ Connais-tu LP : 49, 28$ Animation cult. (salaires) : 3862, 21$ TOTAL : 9656, 39$ REVENUS : Connais-tu (subv.) : 3000 ,00$ Animation (subv.) : 3200 ,00$ Cotisations : 124 ,00$ Bastion (ventes) : 189, 80$ Intérêts (banque) : 217 ,02$ Revenus divers : 110 ,11$ Recouvrement de frais encourus : 131 ,19$ Soirée 10e anniv. : 2103, 00$ TOTAL : 9075 ,12$   3995, 27$ – 9656, 39$ + 9075, 12$ = 3414, 00$ Solde au 6 janvier 1983 : 3414, 00$ Subventions non dépensées : Renouvellement exposition : 1000 ,00$ Connais-tu LP : 2950, 72$ Total : 3950 ,72$ Montants recouvrables; *Coût Bastion no. 3 : 258 ,61$ Animation cultur. (2e tranche subv.) : 662 ,21$ Total : 920 ,82$   AVOIR NET : 3414 ,00$ – 3950 ,72$ + 920 ,82$ = 384 ,10$ Réservé au Bastion : 189 ,80$ SURPLUS : 194 ,30$ Les taux d’intérêts élevés de 1982 nous ont permis de retirer 446 ,95$ de revenus d’intérêts en plaçant, lorsque possible, nos fonds dans un compte à intérêt quotidien. Il ne semble pas qu’il sera possible de répéter pareil exploit en 1983. Pour maintenir de saines finances et assurer le bon fonctionnement de la SHLM, votre exécutif s’est vu obliger de voter une hausse de 2 ,00$ sur le montant de la cotisation. Celle-ci a donc été portée à 12 ,00$ pour l’année 1983. Mentionnons que la Société comptait 122 membres en règle au 31 décembre 1982. *Paiement reçu depuis la rédaction de ce rapport. ...
Connais-tu La Prairie?
Consciente de son rôle d’éducation et de diffusion des valeurs patrimoniales, la SHLM est particulièrement sensible à l’importance d’une percée dans le monde scolaire. Si ces dernières années les ressources et la disponibilité pour ce faire nous faisaient défaut, il en est pour l’heure tout autrement. Grâce au programme de subventions d’aide à l’emploi du Ministère des Affaires culturelles, nous avons retenu les services de deux personnes pour une durée de vingt semaines. L’une d’elles, Mme Claudette Rousseau, consacre toutes ses énergies à préparer un document pédagogique destiné aux élèves de sixième année des écoles de LaPrairie. Le dit cahier est conçu de façon à permettre aux 11-12 ans de mieux connaître leur ville et son histoire. Mme Rousseau est bien connue pour ses multiples interventions en milieu scolaire et sa solide connaissance des différents agents d’éducation. Son époux, M. Henri-Paul Rousseau, y va de son talent remarquable comme graphiste, dessinateur et maquettiste. Ils forment tous deux une solide équipe de travail qui annonce des résultats forts prometteurs. Rappelons ici que la SHLM a déjà obtenu du MAC une subvention de 3 000$ afin de mener ce projet à terme. L’ensemble sera composé de six modules avec cahiers d’élèves et guides du maître. Les thèmes suivants y ont été retenus : ta ville aujourd’hui, ton quartier, ta ville il y a 300 ans, le site historique, le patrimoine et le rallye. Toutes les activités proposées aux élèves permettent l’intégration de toutes les matières scolaires, ce qui est tout à fait conforme à l’esprit des nouveaux programmes du Ministère de l’éducation. Au terme de leur démarche historique, professeurs et élèves seront conviés à un rallye à pied à travers les rues de l’arrondissement. En intervenant de cette façon auprès des jeunes la SHLM souhaite développer chez eux l’attachement au milieu d’origine et le renforcement de leur identité par la découverte d’un héritage plein de leçons et d’espoirs. ...
Prix T.A. Brisson
L’idée de créer un prix pour honorer l’un de nos membres germait à l’intérieur de la Société depuis deux ans déjà. Les fêtes du 10e anniversaire allaient constituer l’occasion rêvée pour la première remise de cette récompense. De plus l’association du nom du docteur Thomas-Auguste Brisson à la remise du prix nous permettrait d’exprimer à la fois notre reconnaissance à ce pionnier de l’étude de notre passé et d’ajouter beaucoup de prestige au geste. L’arrêt des règlements relatifs au prix, les critères d’élection et le choix des candidats éligibles furent confiés à un comité de quatre personnes. Après maintes délibérations il fut décrété que le prix T.A. Brisson allait être remis au membre de la SHLM qui se serait le plus distingué dans l’année en cours par son dévouement, sa fidélité à servir les intérêts de la Société, sa disponibilité, sa créativité, son efficacité et ses publications. Le Conseil général devait par la suite être invité à choisir le membre le plus méritant; ce qui fut fait par vote proportionnel secret en fonction des critères précités. C’est sans grande surprise que les membres de la Société apprirent la nomination de M. Gaétan Bourdages à titre de premier récipiendaire du prix T.A. Brisson. Membre de la Société depuis bientôt six ans, M. Bourdages en a assuré la présidence de 1979 à 1981. Dans la dernière année il fut à maintes occasions conférencier invité chez nous et des sociétés voisines. C’est alors qu’il nous a communiqué les résultats de ses recherches sur l’histoire des églises de LaPrairie et de leurs dépendances, recherches fort bien documentées et rehaussées de photographies d’un très grand intérêt. M. Bourdages est également responsable d’une recherche et d’une conférence sur le Royal-Roussillon ; régiment français qui pour avoir défendu la Nlle-France lors de la guerre de “Sept ans” a prêté son nom à la municipalité régionale de comté qui regroupe LaPrairie et plusieurs autres municipalités. Notre lauréat achèvera sous peu le traitement informatique des variables liées aux 556 soldats du dit régiment. La publication de ces résultats devrait constituer un outil précieux pour les généalogistes de la région. M. Bourdages a de plus collaboré cette année à de nombreux comités de travail : production des capsules didactiques du sentier piétonnier, lesquelles seront mises en place dès ce printemps; acceptation du rapport d’étude sur le potentiel archéologique de l’arrondissement historique, réalisation d’un programme de mise en valeur du Vieux LaPrairie et production de deux dépliants et d’un diaporama et élaboration du projet d’intervention en milieu scolaire : “Connais-tu LaPrairie ?”. Cependant la réalisation la plus remarquable de M. Bourdages demeure la création du bulletin officiel de la Société : “Le Bastion”. Après lui avoir donné naissance, il en assure la direction et y signe de nombreux articles de grande qualité. Au nom de tous les membres de la SHLM je tiens à rendre hommage à M. Gaétan Bourdages pour son dévouement et sa compétence. Puisse son travail stimuler davantage chez nous la recherche et tonifier les esprits férus d’histoire et de vérité. Lettre d’Albert Boismenu, f.i.c. La Prairie, le 12 novembre 1982 M. Gaétan Bourdages Directeur de “LE BASTION” La Prairie Monsieur Bourdages,          Formidable, “LE BASTION”. Sa qualité se dirige de plus en plus vers les sommets. Félicitations aux auteurs et, en premier lieu, à son éditeur!          Puisse ce bulletin se maintenir à la hauteur du matériel qu’il publie et faire honneur à la Société fort respectable à laquelle il se rattache! Un lecteur assidu, Albert Boismenu, f.i.c.   Liste de candidats au prix T.A. Brisson pour 1982 M. Gaétan Bourdages Mme Héléna Doré-Désy Mme Berthe Dubuc-Favreau M. Yvon Lacroix M. Michel Létourneau Mme Patricia McGee-Fontaine M. Robert Mailhot M. Viateur Robert M. Jules Sawyer M. André Taillon ...
Royal-Roussillon
Compagnie de Bassignac M. De Bassignac Capitaine M. le Chevalier de Grand Jean Lieutenant Noms et Surnoms des Sergens, Haute-Payes et Soldats 1. Pierre Piere dit Ladouceur, Sergent, 28 ans 2. Jean-Bapt. Lepaire dit Champigny, Sergent, 24 3. Louis Vernier dit Belamour, Tambour, 19 4. Giraud(?) Ducros dit Dauphiné, Caporal, 30 5. Pierre Autebesse dit Beauséjour, Caporal, 24 6. Maurice Belfont dit Bélair, Caporal, 28 7. Jean Cohade dit Léveillé, Anspessade, 24 8. Julien Colin dit Colin, Ansp., 24 9. Gilbers Monestier dit St-Laurent, Ansp., 26 10. François Delmar dit Laviolette, 26 11. Bernard Lecomte dit Lecomte, 22 12. Jean Rourque dit St-Jean, 23 13. Léger Bodiar dit Clermont, 24 14. Jean George dit Belleroze, 21 15. Charles Girau dit Lasonde, 22 16. Jacques Modière dit Vadeboncoeur, 24 17. Giraud(?) Ventoize dit Laroze, 22 18. Louis Chartier dit Bienaimé, 23 19. Jean Voyere dit Lagrandeur, 28 20. Michel Tirade dit Divertinans, 19 21. Jean-Bapt. Dieunay dit Baptiste, 28 22. Esprit Laidier dit St-Esprit, 33 23. Antoine Durand dit Olivier, 21 24. Jean Olivier dit Lacouture, 21 25. ( ….. ) Laurent dit Labonté, 20 26. Antoine Farouge dit Crepin, 21 27. Louis Bernardin dit St-Louis, 21 28. François Rochefort dit Jolyboir(?), 22 29. Claude Maude dit Lajeunesse, 22 ans 30. Jacques Majou dit Ovilias, 20 31. Jacques Arnaud dit Surnosque (6), 22 32. Denis Brunet dit Lalime, 23 33. Louis Lacoste dit Bellegarde, 20 34. Jean-Bapt. Noel dit Boneau, 24 35. Antoine Paris dit Lajoye, 25 36. Jean-Pierre Ardene dit Ardene, 22 37. Antoine Moreau dit St-Rémy, 26 38. Jean-François Martin dit Prêtaboire, 21 39. Jean Malory dit Bouzy, 23 40. Jean Labarthe dit Lafleur, 23 Compagnie d’Aureillan M. d’Aureillan Capitaine M. Noguerer (?) Lieutenant 1. Dominique Caseneuve dit Caseneuve, Sergent, 36 ans 2. Jacques Michel Boissadel dit Boissadel, Sergent, 28 3. Dulric Estoquy dit Montmedy, Tambour, 20 4. Jacques Dele …. dit Lacasse, Caporal, 20 5. Jean Serier dit St-Maurice, Caporal, 29 6. Antoine Cabanne dit St-Antoine, Caporal, 19 7. Antoine Faure dit Lavallé, Anspessade, 23 8. François Lebel dit Blondin, Ansp., 18 9. Pierre Combes dit St-Gervais, Ansp., 21 10. Jean Robers dit Lafleur, 23 11. Antoine Joly dit Jolyboir, 18 12. Jean Chabayon dit Lavigueur, 18 13. Bernard Monpes at dit Beausoleil, 18 14. Antoine Fourquaud dit Laréjouissance, 22 15. André Andrieux dit Vendome, 30 16. Etienne Frussines dit Lafrance, 24 17. Jean Chaborder dit Laprovidence, 19 18. Jean Marcourel dit Lafeuillade, 19 19. Jean-Bapt. Sauzes dit Grignon, 20 ans 20. Antoine Delpay dit Sibras, 24 21. Jacques Sague dit Roussillon, 17 22. Antoine Varnier dit Francoeur, 21 23. Etienne Malette dit Laforge, 17 24. Nicolas Lacaille dit Lacaille, 22 25. Pierre Bojard dit Toutouze, 18 26. Jacques Pavillon dit Pavillon, 18 27. Alexis Estrue dit Sansquartier, 19 28. Pierre Albert dit Laramée, 19 29. Bernard Audiberd dit Liauran( ?), 22 30. Louis Pesset dit Pesset, 21 31. Roland M …… dit Belhumeur, 30 32. Pierre Marjau dit Sanspelle, 18 33. Jean Antoine Lalanne dit Lalanne, 19 34. Antoine Roland dit Roland, 20 35. Nicolas Sirries dit Picard, 22 36. George Achard dit Achard, 33 37. François Paytis dit Beziers, 17 38. Louis Paris dit Paris, 18 39. Daniel Guenaud dit Lasagesse, 20 40. Pierre Février dit Février, 30 Compagnie de Valette M. Valette Capitaine M. Beaumevieille Lieutenant 1. Antoine Coche dit Coche, Sergent, 28 ans 2. Louis Bapt. Dupuis dit Dupuis, Sergent, 27 3. Jean Bapt. Derouin dit St-Jean, Tambour, 20 4. Jacques Jos. Léonard dit Laforet, Caporal, 27 5. Frs. Gaspard Grenel dit Beauséjour, Caporal, 28 6. Thomas De Lampe dit Laliberté, Caporal, 24 7. Louis Montageran dit Maconnois, Anspessade, 30 8. Christophe Kil dit Bellefleur, Anspessade, 26 ans 9. André Jos. Lenoble dit Lenoble, Ansp., 30 10. Emmanuel Canel dit Roussillon, 26 11. Jean Sauber dit Lablanquerie, 19 12. Charles Plas dit Saint-Charles, 22 13. François Renaud dit Sans chagrin, 24 14. François Blanc dit Leblanc, 24 15. Pierre Gueret dit Labonté, 22 16. Louis Thrial dit Vadeboncoeur, 19 17. Léonard (?) Egous dit Laréjouissance, 26 18. Pierre Luquet dit St-Martin, 24 19. Joseph Lambert dit Lambert, 19 20. Claude Favole dit Vivarais, 18 21. Etienne Boyer dit Carpentras, 19 22. Antoine Delfart(?) dit Delfars, 20 23. Clément Milhe dit Lajeunesse, 18 24. Pierre Barthélémy dit Ledan, 20 25. Etienne Caron dit St-Etienne, 23 26. Pierre Henry dit St-Pierre, 19 27. Laurent., Brunel dit, St-Laurent., 22 28. Jacques Chay dit Jolycoeur, 20 29. François Gouries dit Latour, 27 30. Jacques Beleray dit Laroche, 23 31. Michel Michelau dit Lorange, 20 32. Philippe André Bridel (?) dit Lacouture, 20 33. Jean Bapt. François dit Lafontaine, 25 34. François Longprez dit Lajoye, 23 35. Thomas Roque dit Belhumeur, 30 36. Pierre Durand dit Villard, 20 37. Pierre Maury dit Sansquartier, 20 38. Charles Gautier dit Gautier, 30 39. Honoré Grebis dit Sansregret, 27 40. Jean Bapt. Hominche dit Lafleur, 17 (……) Indique une calligraphie difficile à lire. Retranscription due au travail de Gaétan Bourdages. ...
Éditorial – La culture : un service essentiel
Les institutions multiples dont s’est munie la ville de LaPrairie depuis quelques années ne sont pas sans augmenter le bien-être de l’ensemble des citoyens : équipements modernes pour la lutte contre les incendies, hôtel de ville, garage municipal, centre et centre d’achats sont là, il faut bien le reconnaître, des services essentiels. Cependant nous croyons que l’évolution et la composition actuelle de la population de LaPrairie exigent le développement plus marqué d’un secteur de l’activité humaine jusque là laissé dans l’ombre : à savoir le domaine culturel. Outre l’existence du Café instantané, du restaurant-théâtre du Vieux Fort et du Musée du Vieux Marché, les acquisitions à caractère culturel constituent à ce jour un bien maigre tribut. Cependant depuis quelques années, le dynamisme des édiles municipaux face à la Maison à tout l’monde et au Vieux Marché, autorisent, quant à la mise en place d’une maison de la culture, des espoirs encore insoupçonnés. Il y a cent ans LaPrairie, grâce à la Société littéraire, était dotée d’une bibliothèque, d’une salle de lecture et d’une salle de discussion : hélas tout cela n’est plus. Et pourtant l’intérêt marqué des dernières années pour les nombreuses expositions d’œuvres d’artistes et d’artisans, la demande croissante pour des cours à caractère culturel (émaux sur cuivre, tissage, peinture, danse etc..) et l’augmentation des heures disponibles pour les loisirs appelle de plus en plus l’ouverture d’un véritable centre culturel à LaPrairie. La Banque centrale de Prêt (dépôt régional de volumes qui sont prêtés aux nombreuses bibliothèques municipales de la région) en choisissant notre ville comme site posait sans le savoir un premier jalon en ce sens. Il va sans dire que les débuts peuvent être modestes et prendre place à l’intérieur d’un édifice déjà existant (n’a-t-il pas fallu vingt ans à la bibliothèque municipale de Boucherville avant d’être logée dans le magnifique centre culturel actuel ?). Quoi qu’il advienne, nombreux sont ceux qui dans notre ville songent de plus en plus à la nécessité d’une bibliothèque municipale et croient que sur ce point il serait grand temps de revenir cent ans en arrière. ...
Psst...
Ne manquez pas le prochain numéro des Cahiers de la Société d’Histoire de Longueuil qui portera sur la querelle entre les curés Armand Ulric (LaPrairie) et Joseph Ysambart (Longueuil) au sujet du rattachement du Mouille-pied à la paroisse de Longueuil en 1722. Il s’agit d’un dossier quasi complet mettant en relief tous les échelons de l’administration d’une société seigneuriale d’Ancien Régime où il n’y avait pas de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Cette affaire, qui suscita une volumineuse correspondance, impliqua les deux curés concernés, les paroissiens, le baron de Longueuil, l’Intendant de la Nouvelle-France, l’évêque de Québec, et eut son point culminant jusqu’à Versailles. ...
Cotisations
Ne tardez pas à renouveler votre carte de membre. Votre diligence à ce faire accélère la réalisation de nombreux projets. Nouveau tarif en 1983 : 12$ pour l’année. ...
Quatrième de couverture
Enfin, le Musée du Vieux Marché vous ouvre ses portes… du 15 mai au 31 août de 9 :00 à 19 :00 tous les jours ...
Le Bastion
Février 1983         “Le Bastion” Bulletin officiel de la Société historique de LaPrairie de la Magdeleine. C.P. 131 LaPrairie, P. Q. J5R 3Y2 Dépôt légal : Second trimestre de 1982 La parution de ce quatrième numéro du Bastion est due aux revenus provenant de la vente des numéros précédents. Ce bulletin est imprimé à 250 exemplaires le numéro dont 125 sont distribués parmi les membres de la Société. La vente des copies excédentaires procure donc les argents nécessaires à la parution du numéro suivant. Le zèle de chacun à faire connaître le Bastion est aussi indispensable à sa survie. Directeur : Gaétan Bourdages Maquette : André Taillon Rédaction : Gaétan Bourdages André Taillon Michel Létourneau Robert Mailhot Patricia McGee-Fontaine Graphisme : Henri Paul Rousseau Photos : M. Gélinas f.i.c. Dactylographie : M. Gaétan Bourdages Xénographie : M. Bergeron f.i.c. Couverture : rue St-Georges vue par Michel Létourneau. ...

Le Bastion, volume 1, numéro 3, novembre 1982

Association d'anciens à Laprairie
Lundi 24 mai 1926 ASSOCIATION D’ANCIENS À LAPRAIRIE Elle a été formée hier à l’Académie Saint-Joseph de l’endroit. De grandes fêtes LAPRAIRIE, 24. – (De l’envoyé spécial de la “Patrie”) – De grandes fêtes ont eu lieu hier à l’Académie S.-Joseph de Laprairie. On a commencé d’organiser une Société des anciens élèves de l’Institution. Plus de 300 personnes ont participé aux différentes manifestations qui étaient sous la direction de M. l’abbé A. R. Lamarche, curé de la paroisse : de M. le Dr J. M. Longtin, maire de la ville ; de M.A. Beaulieu, président de la Commission Scolaire ; et du R. F. Célestin, directeur de l’Académie de Laprairie.          Les fêtes ont débuté par une messe basse célébrée en l’église paroissiale, à 7.30 heures hier matin. M. l’abbé L.P. Allaire, vicaire de la paroisse, officiait. M. le curé Lamarche fit un court sermon sur la nécessité pour les anciens élèves de conserver bien vivants en leur cœur et en leur esprit les enseignements catholiques qu’ils ont reçu pendant leur adolescence.          Pendant la messe, le maître de chapelle, M. A. Lefebvre, dirigea un programme de chants appropriés.          A une heure hier après-midi, les anciens se réunirent au réfectoire de l’Académie où un banquet leur fut servi.          M. le curé Lamarche présidait. On remarquait à la table d’honneur, et aux autres tables principales : M. le Dr J. M. Longtin, maire de Laprairie ; M.A. Beaulieu, président de la Commission Scolaire locale : M. J. Lussier, préfet du compté et maire de S.-Philippe, le Révérend Frère Provincial, le R.F. Célestin, directeur de l’Académie ; le R.F. Denis, visiteur des écoles ; MM. E. Lamarre, L. Audette, E. Desrosiers, R. Bouvier, V. Surprenant, A. Brisson, L. Pélodeau, G.H. Bourdeau, A. Brisson, V. Roy, J.W. Lamarre, G. H. Lamarre, J. E. Tessier, O. Brossard, B. Brossard, R. Pagé, les RR. FF. Ubald, Eusèbe, Denis, Hervé-Marie, Léonidas, Benjamin, Xavier-Joseph, Clémentien, Charles, Arthur-François, Frédéric, Eugène-Marie, Hilarion, Damase ; MM. les abbés L. P. Roy et L. P. Allaire, vicaires à Laprairie, etc., etc…          Au dessert, des discours furent prononcés par M. le curé Lamarche, M. le maire Longtin, M. A. Beaulieu, président de la Commission Scolaire ; M. J. Lussier, préfet du comté et maire de Saint-Philippe ; et par le R. F. Provincial de l’ordre des R.R. FF. de l’Instruction Chrétienne, l’ordre auquel appartiennent les Frères qui dirigent l’Académie Saint-Joseph de Laprairie.          Tous les orateurs insistèrent sur la nécessitée de fonder et de maintenir des associations d’anciens élèves afin que ne se rompent jamais les relations qui doivent toujours exister entre les anciens et leur Alma Mat.          M. le curé Lamarche remercia les anciens élèves d’avoir répondu en aussi grand nombre à l’appel qu’on leur avait lancé.          Le soir les fêtes se terminèrent par une séance récréative.          On procédera bientôt à l’élection des officiers de cette nouvelle association d’anciens élèves. ...
Dr Barbeau
Nous sommes heureux de faire connaître à nos membres de la Société Historique de La Prairie de la Magdeleine qu'un des leurs, dans la personne du Dr André Barbeau, a été honoré par la célèbre université de Montpellier dont la faculté de médecine était déjà célèbre en 1153. Voici un aperçu de ce que rapportait "La Presse" dans son édition du 31 août 1982. "Le Professeur André Barbeau, directeur du département de neurobiologie à l'Institut de recherches clinique de Montréal, a récemment été honoré par la plus vieille école de médecine au monde, l'Université de Montpellier, France.  Le docteur Barbeau, neurologue et chercheur, a reçu en juin 1982 un doctorat Honoris Causa pour souligner ses travaux de pionnier dans l'utilisation de la L-DOPA pour le traitement de la maladie de Parkinson, et sa direction des études multidisciplinaires sur l'ataxie de Friedreich. Par la même occasion, l'Université de Montpellier a remis au Professeur Barbeau les insignes de Docteur Honoris Causa attribués de façon posthume en 1947 à son père, le Professeur Antonio Barbeau. C'est la première fois en 1000 ans d'histoire de la Faculté que cet honneur échoit à deux générations de la même famille. Félicitations et merci au Dr Barbeau. ...
Nécrologie
Le 12 octobre 1982 M. Charles Auguste Bouthillier quittait cette terre à l’âge de 84 ans et 6 mois. Il était le père des mesdames Alice et Denise Bouthillier toutes deux membres de la Société. Reconnu comme le dernier forgeron de LaPrairie, M. Bouthillier laisse dans le deuil plusieurs parents et amis, et l’histoire perd en lui un vénérable témoin d’un métier presque disparu. Afin d’exprimer sa sympathie à la famille éprouvée, le Bastion consacrera plusieurs pages de son prochain numéro à souligner les liens étroits qui unissaient l’œuvre du défunt à l’histoire de LaPrairie. ...
1846
A l'occasion, les volontaires de Montréal étaient requis pour combattre les incendies des villes avoisinantes. Un après-midi d'août 1846, une lueur fauve se propagea dans le ciel de Laprairie. Le capitaine du Protector à Montréal décida de partir à la rescousse avec ses hommes et son équipement. Aucun pont ne reliait alors Montréal à la rive sud. Ils traversèrent donc le fleuve sur le bateau passeur vers Longueuil, et de là, ils hâlèrent la pompe tout le long du chemin de Laprairie. C'était un long remorquage. A la fin, épuisés, ils réquisitionnèrent un cheval dans un champ. Il était temps: le brasier avait rasé des rangées de maisons et l'église écossaise avait été anéantie. Les pompiers de Montréal parvinrent néanmoins à réchapper l'église catholique et les habitations qui l'entouraient. Tiré de : COLLARD, Edgar Andrew. Montréal du temps jadis. Editions Héritage Amérique, St-Lambert, 1981. Page 178. ...
Architecture - Maison Lussier
Maison G.A. Lussier 238, rue St-Ignace, La Prairie Le terrain comprenant aujourd'hui les propriétés de MM Patenaude, Lussier et Duclos (234, 238 et 240 rue St-Ignace) a été concédé en 1694 à M. René Dupuis par les Pères Jésuites, alors Seigneurs de La Prairie. Ses dimensions original es étaient de 100 pieds (français) sur la rue St-Ignace par 38 pieds de profondeur et aboutissant à la palissade du fort.  La petite ruelle qu'on retrouve aujourd'hui entre l'ancienne boulangerie Lussier et la maison du 240 St-Ignace existait déjà à cette époque et contournait le Bastion sud-ouest du fort. M. Joseph Lefaivre, marié à une dame Tristal, se portera acquéreur du terrain en 1729 et y bâtira une maison que l'on décrit comme suit en 1735: "Une maison de pièces sur pièces, deux cheminées de pierres dont l'une est double. La maison a 35'-0" x 3o'-0", le toit est couvert de planches. On y retrouve aussi un petit bâtiment de 25'-0" x 10'-0" en pièces sur pièces avec glacière." Cette description correspond exactement à la maison G. A. Lussier actuelle. Parmi les autres propriétaires, notons M. François McKay en 1765, M. Antoine Sénéca1 en 1778 puis M. Joseph Hébert vers 1800. A cette époque le village de La Prairie est en pleine expansion et le bourg délimité par l'ancienne palissade devient de plus en plus peuplé. M. Hébert subdivisera donc son terrain en trois parties; il gardera la vieille maison, vendra les deux autres lots dont un à son fils Antoine. Vers 1816, la maison est "vieille, lattée dehors et dedans mais néanmoins bonne et logeable avec aussi deux autres bâtiments vieux. " La maison appartiendra encore aux Hébert jusqu'en 1857 lorsque Hiran Duclos, marié à Adélaide Hébert vend à Julien Brosseau, aubergiste. Actuellement, M. G. A. Lussier la tient de son père depuis de nombreuses années. Depuis, la Famille Lussier a procédé à de nombreux travaux de restauration et est fière, à juste titre, d'être la propriétaire de la plus ancienne maison de l'arrondissement historique de La Prairie. ...
Marguerite Bourgeoys
Un peu d’histoire en hommage à ses filles les religieuses de la Congrégation Notre-Dame à La Prairie.          C’est à La Prairie même, nous apprennent de vieux documents, que “La Mère Marguerite Bourgeois” a fondé l’un de ses premiers postes d’enseignement (probablement vers les années 1685). “Elle a, en passant, montré Dieu aux petits, porté la consolation aux affligés et laissé entrevoir le ciel aux mourants”. Ses collaboratrices, qu’elle désignait sous le nom de “Filles de la Providence”, œuvrèrent ici jusqu’à l’arrivée des Sœurs fondatrices. – Il ne s’agit là que de missions temporaires à l’occasion des communions et des confirmations ; l’enseignement se bornait au catéchisme, à la lecture et à l’écriture.          La pauvreté empêchait de songer à un établissement permanent. La première offre que La Prairie fit à Mère Bourgeois en vue d’un établissement permanent se situe en 1692. Le curé de La Prairie, Louis Geoffroy, sulpicien, leur fait cadeau de son presbytère en 1695. Le 7 juin 1697, les Pères Jésuites, seigneurs de La Prairie, cèdent, autour de cet établissement, un arpent de terre, qui fut accepté par la Mère Marguerite Lemoyne-du-Saint-Esprit, supérieure, Marie-Barbier-de-l ’Assomption, assistante, et Marguerite Trottier, dépositaire. Cet emplacement se situait là où se trouve la sacristie de l’église actuelle de La Nativité. En 1704, on décide de bâtir une église en pierres, orientée nord-sud. Cette église subsistera comme église paroissiale de la Nativité de la Sainte-Vierge jusqu’en 1841. Les religieuses passent donc de “l’autre côté” sur le site actuel du couvent (aujourd’hui Maison-à-Tout-le-Monde). Le curé d’alors, à La Prairie, M. de Villermaula, leur aménage son presbytère, qu’il abandonne pour un nouveau. Les seigneurs jésuites consentent à changer leur concession antérieure, avec l’unique obligation de deux communions annuelles ! En 1717, par testament, Jean Cailloud dit Baron, père d'une religieuse, concède aux soeurs sa Ferme de la Butte. Outre ces générosités, il faut admirer l’héroïsme de ces "Filles Séculières de la Congrégation", comme on les nommait alors. Les témoignages sont unanimes là-dessus. On les logeait, oui, mais la nourriture, le vêtement les outils pédagogiques??? Elles vivaient du travail de leurs mains et y employaient tous leurs instants libres jusque fort avant dans la nuit, à la lumière de la chandelle. En 1718, on décida de construire un couvent en pierre. Les soeurs purent alors recevoir des pensionnaires moyennant une certaine quantité de blé et de lard. L’instruction était gratuite. Il vint des pensionnaires de fort loin: jusque de Détroit et des extrémités de la Nouvelle-France. Et les années se succèdent dans cette "grisaille"… vaillance des religieuses, externat local, pensionnat, à l’usage de l’étranger et les inévitables réparations !!! En 1769, les soeurs doivent vendre leur Ferme-à-la-Butte pour une restauration générale de leur couvent. En 1815, elles sont dans l’obligation de refaire les murs du couvent et le pignon ouest. Dans les années 1830, les mauvaises récoltes qui précèdent la Rébellion amènent partout le malaise général. Le pensionnat se vide et accule les Soeurs à la pauvreté extrême. Elles doivent fermer leur couvent en 1836, avec la permission de Mgr Lartigue évêque de Montréal. A l’époque des Troubles de 1837, le couvent sert de bureau-caserne au magistrat de police Wetherall jusqu'en 1842. On obtient la permission d'utiliser la chapelle du couvent en 1840-41, pendant la construction de la nouvelle église paroissiale (l’actuelle église de La Nativité). Mais à la demande générale, les classes reprennent le 14 septembre 1844, avec deux religieuses et 100 élèves. Le souci d1 une bonne éducation pénètre et s’étend dans tout le peuple. En 1886, le curé de la paroisse, M. Gravel, président des commissaires d’écoles, fait bâtir à la place de l’ancien couvent de pierres, tout lézardé, une maison de briques, deux fois plus vaste, à quatre étages avec mansardes. C’est là que Mgr Descelles vint présider, le 13 octobre 1897, le 200è anniversaire de fondation. Le couvent qui, avec l’église paroissiale, avait échappé au grand feu de La Prairie en 1846 (feu qui avait détruit plus de 200 maisons au village) fut réduit en cendres dans la nuit du 27 juillet 1901; ce qui endommagea assez considérablement la couverture nord de l’église! Mgr Bruchési, évêque de Montréal, décida la reconstruction sans délai. Et en septembre 1902, les classes recommençaient avec neuf religieuses et plus de 150 élèves. Mgr Racicot bénit la nouvelle cloche le 10 juin 1905. Depuis une dizaine d'années, les religieuses sont parties. Le couvent a fermé ses classes. Mais la Cité de La Prairie a fort bien aménagé ce "vieux couvent" maintenant mis à la disposition de la population… c’est aujourd’hui: LA MAISON-A-TOUT-LE-MONDE! ...
Finance$
Voici, en date du 5 oct. 1982, l’état des ressources financières de la SHLM, toutes dépenses étant payées : Compte courant : 224 ,83$ Compte int. quo : 4229 ,00$ Total : 4453 ,83$ De ce dernier montant 4 000$ sont réservés, c’est-à-dire qu’ils nous ont été accordées comme subvention pour la réalisation de projets bien spécifiques. Il ne nous reste donc plus que 453, 83$ pour les dépenses courantes, ce qui n’autorise que des dépenses fort prudentes. Il est bon de préciser à ce stade-ci que les subventions ne sont jamais accordées pour défrayer des dépenses d’opérations, mais uniquement pour la réalisation de projets clairement définis au préalable. Il résulte de ce qui précède que les argents perçus pour les cartes de membre, lesquelles ont été jusqu’ici notre principale source de revenu, ne nous permettent qu’une bien faible marge de manœuvre. Il faudra sans doute songer pour 1983 à multiplier et diversifier les possibilités de contributions financières en organisant, si possible, deux activités de financement. De plus, les cotisations des membres devront augmenter quelque peu (à 12 $ ?) pour faire face aux coûts croissants du papier, de l’imprimerie et de la poste, lesquels sont responsables de la majeure partie de nos frais d’opération. ...
Un été de 82
Le printemps denier nous vous promettions un été particulièrement actif au Musée. Déjà assurés d'une subvention du MAC de près de 25 000 $ pour la mise en valeur de l'arrondissement, nous espérions du gouvernement fédéral l'embauche de quatre étudiants qui auraient assuré l'accueil des visiteurs dans l'arrondissement. Malheureusement nous n'avons pu bénéficier de la subvention à l'emploi. Aussi est-ce grâce à l'Association touristique Rive-sud, laquelle nous ayant grâcieusement prêté une employée, et grâce aussi au MAC qui nous autorisait à engager un étudiant, qu'une présence fut assurée au Vieux Marché durant les samedis et dimanches de l'été 82. Tout n'est cependant que partie remise: conjointement avec l’ATR nous réitérons auprès du fédéral la demande d'emploi pour une période de dix mois. Déjà le Min. des Aff. culturelles nous a assuré de l'embauche de deux employés (en poste au 1er nov.) pour une durée de cinq mois. La Ville de LaPrairie assumera 10% des coûts de cette opération. A l'hiver nous actualiserons le programme de "mise en valeur" par la réalisation d'un diaporama illustrant les grandes étapes du développement de l'arrondissement, également l'impression de deux dépliants (un promotionnel et un sur le circuit patrimonial) et la refonte de l'exposition permanente. Au printemps la clientèle scolaire des niveaux primaires et secondaires de la région pourront apprécier l'histoire de LaPrairie grâce au projet "Connais-tu LaPrairie ? " également subventionné par le MAC. Ce projet créera des outils de diffusion de l'histoire à l'usage des enseignants. Le Conseil de Ville à notre demande a reporté en mai la mise en place des capsules didactiques sur le parcours du chemin piétonnier. Ajoutons à cela que ces mêmes élus municipaux sont en discussion avec l'ATR pour mener à terme l'installation d'un kiosque d'information touristique et finaliser le dossier de la signalisation routière. Le Conseil nous a également demandé quelques suggestions pour rafraîchir à l'ancienne l'affichage des noms de rues dans l'arrondissement. Solide de ces appuis la SHLM ne peut que remplir plus efficacement son rôle de sauvegarde, de mise en valeur et de diffuseur des valeurs patrimoniales. ...
Royal-Roussillon
Compagnie de Ducros M. Ducrod Capitaine M. (   ) Alambert Lieutenant M. Castagnié Enseigne Noms et Surnoms des Sergens, Hautes-payes et Soldats 1. Pierre Falet dit Falet, Sergent, 38 ans 2. Etienne Vilaret dit Vilaret, Sergent, 22 3. François Tambour dit Baguette, 22 4. Jean Deslauriers dit Deslauriers, Caporal, 40 5. Louis Courtois dit St-Louis, Caporal, 40 6. Louis Jourdan dit Jourdan, Caporal, 38 7. Jean Barege dit LaBaterie, Anspessade, 24 8. Louis Marquis dit LaRamée, Ansp., 23 9. Jean Costé Calde dit Lafleur, Ansp., 25 10. Simon Doutié dit LaJeunesse, 32 11 (Gironte Thoussine) dit Roussillon, 36 12. Jean-Pierre Fermis dit LaJoye, 24 13. Pierre Fabre dit Fabre, 22 14. Alexandre Borie dit LaViolette, 30 15, Jean Casaner dit (Pougit), 33 16. Jean-Jacques Tiget dit Givaudan, 32 17. Pierre Ferrière dit LaFerrière, 22 18. Pierre Bedour dit Sanschagrin, 25 19. Pierre Joly dit LaFramboise, 22 20. Albert Perot dit Perot, 20 21. Alexandre Monat dit Jolicoeur, 21 22. Pierre Bertrand dit (Aular), 20 23. Guillaume Legarde dit Vadeboncoeur, 25 24. Bernard Bidouze dit Roquefort, 22 25. Pierre Vialat dit Beausoleil, 21 26. Jean (Servil) dit Belair, 21 27. André Guesse dit La Bonté, 19 28. Jacques Antoine dit Raymond, 18 29. Jean Migou dit Charlot, 22 30. Louis (Lafabegue) dit Lafabègue, 23 31. Franço s Riaut dit Laroze, 20 32. Antoine Bertrand dit Francoeur, 25 33. André Albert dit (Maconoir), 17 34. Jacques Barbe dit LaLancette, 18 35. François Bossel dit Sanscartier, 25 36. Barthelemy (LaNaux) dit Ste-Colombe, 28 37. Gabriel Briol dit Francoeur, 21 38. Jean Dufour dit Vivarois, 18 39. François Guichard dit St-François, 20 40. Jacques Cassicas dit St-Jacques, 25   Compagnie de Boisset M. Boisset Capitaine M. D’Arbousse Lieutenant   1. Jean Petit dit Petit, Sergent, 27 ans 2. Pierre Sellery dit Laforest, Sergent, 29 3. Philippe Betançon dit Lionnoir, Tambour, 17 4.  Jacques Deltu dit Vadeboncoeur, Caporal, 26 5. Guillaume Roy dit Lalancette, Caporal, 27 6. Jean Bourgevin dit Chancelade, Capitaine, 28 7. Jean Lavy dit Lavy, Anspessade, 24 8. Michel Cavière dit St-Michel, Ansp., 22 9. Jean Chador dit Deslauriers, Ansp., 25 10. Joseph Regardier dit LaRoze, 24 11. Jean Gousset dit Lamoureux, 22 12. Louis Ressingat dit LaViolette, 22 13. Nicolas Joseph Ongueche dit Bethune, 20 14. Joseph Maurin dit Rencontre, 20 15. François Lessamdis dit Sansquartier, 29 16. Jacques Lacaffre dit Belleroze, 20 17. Jean Verneuil dit Lafeuillade, 19 18. Antoine LaChapelle dit LaChapelle, 22 19. Raymond Genevre dit Raymond, 23 ans 20. Jean Molinier dit St-Martin, 24 21. Antoine Brindier dit LaBonté, 19 22. Joseph Chenat dit Jolyboir, 22 23. Roland Séville dit LaJeunesse, 21 24. Louis (Vigu) dit St-Louis, 18 25. Antoine Daniel dit St-Antoine, 22 26. Jean Gautier dit Ladouceur, 30 27. François Roche dit Dubois, 34 28. Pierre Gervais dit Prêtaboire, 20 29. Guillaume (Coustit) dit St-François, 18 30. Pierre PaulJanson dit Sansfaçon, 21 31. Philippe Prudhomme dit Latendresse, 17 32. Joseph (Biber) dit St-Rambert, 18 33. Baptiste Rembers dit Lambert, 17 34. Jean (Pugez) dit Lafontaine, 18 35. Laurent Soulié dit Blondin, 26 36. Pierre Paulias dit St-Pierre, 18 37. Jean Gaulièvre dit Gautier, 22 38. Martin Monné dit Belhumeur, 27 39. Jacques Bonette dit Latulippe, 21 40. Raphael Cannereste dit St-André, 22 Compagnie de Ducoin M. Ducoin Capitaine M. St-Félix Lieutenant   1. Jacob Caché dit SansCartier, Sergent, 26 ans. 2. Jacques Lévêque dit Levêque, Sergent, 25 3. Joseph Michel dit St-Michel, Tambour, 20 4. Charles Mondars dit Sansregret, Caporal, 23 5. Jean Brinolle dit Lafortune, Caporal, 23 6. Claude Ficelain dit LaFleur, Caporal, 26 7. François Pitote dit Ladouceur, Anspessade, 27 8. Laurent Bortet dit St-Laurent, Anspessade, 21 ans 9. Jacques LeGrand dit Dufraine, Ansp., 19 10. François Marie (Preinsac) dit Preinsac, 17 11. Laurent Perret dit Laforme, 22 12. Bernard Paurrot (?) dit LaJoye, 20 13. Joseph Lovau dit Remoneau, 19 14. Jacques Nicolas dit Tranchemontagne, 35 15. Jean (Ar…) dit St-Jean, 28 16. Charles Beautrin dit Bienvenu, 18 17. Thomas Tourna dit LaJeunesse, 22 18. Jean Pelgrin dit LaBonté, 22 19- François Duplacy dit Duplacy, 20 20. Joseph Maunat dit Honoré, 27 21. Guillaume LeBlanc dit Sanschagrin, 22 22. Joseph LaModie dit LaModie, 22 23. Nicolas Bordet dit Sanssoucy, 21 24. François Prevôt dit Francoeur, 20 25. Philippe Thérier dit Léveillé, 22 26. Jacques Barthelemy dit Monplaisir, 25 27. Joseph LaMaloise dit Laliberté, 24 28. Claude Miquel dit Blondin, 17 29. Antoine Bousquet dit Lafrance, 22 30. Jean VilCasal dit Lamuraille, 26 *** 31. Dominique Durand dit Mauchan, 18 32. Augustin Grégoire dit LaRoze, 18 33. Nicolas Detiere dit Latulippe, 26 34. Joseph (Uxgries) dit Passepartout, 18 35. Claude Thomas dit Vaudemons, 25 36. Vincent (Huguecy) dit St-Vincent, 22 37. Jean Nicolas Peyrot dit Raymond, 21 38. Antoine Recoudy dit Lalime, 24 39. Jean (Penuvaille) dit Languedoc, 20 40. Charles Godrin dit Vadeboncoeur, 28 (…) Indique une calligraphie difficile à lire. *** Ancêtre de M. Jacques Monchamp de St-Constant. Cette retranscription est due au travail de Gaétan Bourdages. ...
La commune
Le 27 octobre dernier, M. Ildège Brosseau, assistant-greffier du dernier groupe des syndics de la Commune de LaPrairie, donnait à nos locaux une conférence fort appréciée sur les trois années qui précédèrent la fin de la Commune (1963-1966) et la répartition qui s'ensuivit auprès des censitaires de la Seigneurie. L'occasion s'avéra unique puisque M. Brosseau était accompagné des quatre autres syndics de son groupe dont le dernier président, M. Donat Duquette. L'enregistrement de la causerie sur ruban magnétique allait donner à la logothèque de la Société son premier joyau. Nous devions également recevoir de M. Brosseau l'invitation à photocopier tous ses documents: trésor inestimable pour nos archives. Enfin M. Edouard Doucet de Longueuil nous apprenait que la Commune d'Yamaska existe toujours mais qu'on est en voie d'en régler la répartition; nous n'étions donc plus les derniers à avoir utilisé une Commune. On se devait de clore la soirée par une séance de photos; nous vous offrons ces beaux souvenirs à la page suivante. Les derniers syndics de la Commune de LaPrairie. De gauche à droite : M. Robert Coupal (syndic), M. Pierre Gagnon (syndic), M. Lucien Ferdais (syndic), M. Donat Duquette (président) et M. Ildège Brosseau (assistant-greffier). N.B. N’apparaît pas sur la photo le Notaire Paul Boucher alors secrétaire du groupe ; il est décédé depuis.   Le conférencier : M. Ildège Brosseau   M. Donat Duquette, Dernier président des syndics   M. Gilles Lussier c.a. (il vérifia en 1966 les comptes de la répartition de la Commune). À droite : M. Ildège Brosseau.   ...
Zonage
En août dernier un comité de la SHIM savamment mené par l'architecte Michel Létourneau rencontrait le maire, le gérant et l'ingénieur de la Ville de LaPrairie afin de leur faire part au nom de la Société de certaines recommandations relatives au nouveau règlement de zonage. La SHLM s'est dite satisfaite de l'ensemble du règlement. Hormis quelques déceptions, l'administration municipale a répondu plutôt favorablement aux demandes et aux remarques exprimées par notre comité. L'essentiel des échanges est relaté de façon sommaire dans les lignes qui suivent; l'éditeur suggère aux lecteurs avides de plus amples explications de consulter le procès-verbal de la réunion; lequel est disponible à nos locaux. 1.demande de la SHLM: qu'on ajoute un paragraphe signalant aux résidents de l'arrondissement la nécessité d'obtenir un permis du MAC pour exécuter des travaux à l'extérieur des bâtisses. réponse de la Ville: accepté. 2. demande: qu'on traite le cas "Rose et Laflamme" comme dérogatoire, ce qui permettrait en cas de fermeture de l'usine de récupérer la rue St-Louis. réponse: la Ville assure que la situation actuelle ne saurait empirer. 3. demande: La SHLM souhaite que les habitations éventuellement construites face à l’Olympia soient réduites de 14 à 3 étages. réponse: la hauteur sera réduite à 12 étages. 4. demande: qu'on réduise à 25% le pourcentage d'agrandissement permi pour les usages dérogatoires à l'intérieur de l'arrondissement. réponse: on maintient le pourcentage permi à 50%. 5. demande: qu'on limite les commerces type de "voisinage" au rez-de-chaussée et les logements aux étages supérieurs pour les zones R-5. réponse: il est accepté qu'aucun commerce ne soit sans logement. 6. demande: le présent règlement ne devrait pas favoriser la création de nouveaux stationnements au détriment de lots vacants. réponse: la Ville n'a pas modifié le règlement dans le sens de notre demande, elle nous assure cependant d'un contrôle vigilant à ce sujet. 7. demande: afin de ne pas briser la trame actuelle de l'alignement des bâtisses le long des rues, la marge de "recul avant" pour toute nouvelle construction devrait être la moyenne des marges de recul des bâtisses voisines. réponse: la marge de recul est fixée à 0 i.e. sur le trottoir. 8. demande: afin de favoriser les toits à combles inclinés, la hauteur maximum des édifices dans l'arrondissement devrait être ramenée à deux étages et demi. réponse: accepté. 9. La Société et la Ville s'entendent sur une définition plus précise du mot “bruit” ; à inclure au présent règlement. ...
Éditorial - L'âge d'or de l'histoire.
La pensée était là de tout temps comme une ombre sur le placenta cosmique de la terre en formation. Elle allait, avec la patience de l'éternité, chercher pendant des milliards d'années l'habitacle qui conviendrait à son degré de perfection. L’homme ultime effort de ces millions de tâtonnements de l'ostracoderme au Cro Magnon, offrait enfin son encéphale à la conscience et à la réflexion. Du même coup l'histoire voyait le jour, témoin privilégié des désirs, des craintes et des accomplissements des sociétés humaines; avec le temps elle se grossirait et prendrait mille visages: oeuvres d'art, monuments, archives, document; sonores ou visuels et objets de culture domestique. Hélas ces restes du passé allaient trop souvent décevoir par leur fixité, leur détérioration et leur silence: il fallait trouver mieux. Et la solution devait nous venir de l'est. Que le Japon offre à la fois au monde contemporain une leçon de culture et de technologie, cela étonne et rassure. Maître incontesté de l'industrie de pointe, le pays du soleil levant propose un concept révolutionnaire qui fait voler en éclats l'image traditionnelle du musée. Sa réalisation pourtant est fort simple: reconnaître dans un premier pas les artisans dont la discipline perpétue de façon fidèle de très anciennes méthodes de fabrication (au Québec ce pourrait être un ébéniste qui réalise des meubles à la façon des ancêtres Français et ce en utilisant les outils de l'époque). Les artisans ainsi choisis se doivent de posséder une très longue expérience et être réputés pour l'extraordinaire qualité de leur art. Ces vénérables personnes sont par la suite subventionnées jusqu'à leur décès avec comme seule condition de se consacrer entièrement à la production, à la préservation et aussi et surtout à l'enseignement des mille secrets de leur art à de jeunes artisans prometteurs. Ils sont des musées à l'âge d'or certes, mais des musées bien vivants, mus par le dynamisme de l'évolution et de la créativité. Leur contact instruit, émeut et stimule, il procure à l'historien des joies que ne sauraient générer un fonds d'archives ou un artéfact particulièrement recherché. En changent ce qui doit être changé, l'expérience japonaise demeure réalisable dans notre région, La présence à LaPrairie du Centre d'accueil pour personnes âgées et la création du programme “Nouveaux Horizons” rassemblent les conditions essentielles à la mise en oeuvre d'une politique de récupération des arts anciens. C'est sans tarder qu'il nous faut recueillir et favoriser la renaissance des métiers d'autrefois avant que les derniers dépositaires emportent à jamais dans la tombe leur science presque centenaire, A défaut de faire comme au Japon, on peut toujours réaliser des films, des photos ou des interviews sur ruban magnétique et dont le contenu s'ouvrirait à la fois à l'artisanat, aux métiers, à la petite histoire, voire même au folklore.  Quoi qu'il en soit, agissons sans délai car pour plusieurs de ces vieux artisans il est déjà moins cinq à l'horloge du temps. ...
Acquisitions
Inventaire préparé par Mme Héléna Doré-Désy. Titre Donateur En écoutant le Maréchal Foch Foch Souffrance et mort du maréchal Le maréchal Joffe The Days of Sir Wilfrid Laurier The Acadian Exiles Deux mois en Amérique du Nord Me Gérard Péladeau Nos soldats- Histoire militaire du Canada de 1604 à nos jours. Les Aînés de la SHLM Nos racines – nos. 1 à 96 Les Aînés de la SHLM Nos racines – nos. 97 à 120 Héléna Doré-Désy Le Canada ecclésiastique 1967 Viateur Robert Inventaire des greffes des notaires. Index des greffes des notaires décédés (1645-1948). Patricia McGee-Fontaine “Les Communes” de l’abbé Elysé Choquet (2 copies) Père Jules Romme Histoire de St-Constant Donateur inconnu   (suite au prochain numéro) ...
Quatrième de couverture
Pèlerinage au profit des Soeurs de la Providence ...
Le Bastion
Novembre 1982     “Le Bastion” Bulletin officiel de la Société historique de LaPrairie de la Magdeleine C.P. 131 LaPrairie, P. Q. J5R 3Y2   La parution de ce troisième numéro du Bastion n’aurait jamais été pensable sans la généreuse contribution monétaire de tous les citoyens de la Ville de LaPrairie. En prenant cette initiative, le maire M. Denis Lamarche et tous les conseillers municipaux ont tenu à souligner l’excellence du travail accompli par la SHLM depuis dix ans déjà.   Directeur: Gaétan Bourdages   Rédaction: Gaétan Bourdages André Taillon Michel Létourneau Robert Mailhot Jules Sawyer Héléna Doré-Désy   Maquette: André Taillon   Photos et dactylographie par: Gaétan Bourdages   Dépôt légal: Second trimestre de 1982.   Couverture: dessin à la plume réalisé en 1897.   Xérographie: M. Bergeron f.i.c.        ...
Nouveaux membres
St-James Ian Blanchard Marguerite Dionne Louise Melancon Serge Société historique de St-Constant Association touristique Richelieu Rive-Sud Comité d’histoire de Mouille-Pied ...
Dans le prochain numéro
La Société fête son dixième anniversaire ; une rencontre avec le ou la récipiendaire du prix T.A. Brisson, la vie et l’œuvre de Charles Auguste Bouthillier, une surprise sur la page couverture. ...

Le Bastion, volume 1, numéro 2, juillet 1982

D'art en or
         Depuis la plus haute antiquité la religion a toujours été l’inspiratrice et l’instigatrice de toutes les formes de l’art. De l’âge de pierre à la chrétienté, le surnaturel, dans son essence et ses manifestations, a toujours su faire vibrer les âmes les plus sensibles et les mener aux sommets de l’imagination créatrice. De plus sous sa forme institutionnelle, la religion était presque toujours la seule capable de rassembler les fonds nécessaires au paiement des plus grands artistes et des plus beaux matériaux. L’histoire des églises de La Prairie n’échappe pas à la règle; les Amyot, Polonceau, Porcher, Dulongpré, Boucher, La Brosse, Liébert et de nombreux autres y ont travaillé finement l’or et le bois, ou encore manié le pinceau avec dextérité. Aussi avons-nous pensé qu’il vous plairaît de voir quelques images des plus belles pièces de l’art religieux de La Prairie. MORISSET & BAZIN, Notes prises le 28 septembre 1937. PORTRAIT DE L’ABBE JEAN-BAPTISTE BOUCHER, curé de Laprairie de 1794 à 1839, date de sa mort. Il est légèrement tourné vers la gauche. Il a une figure rose empreinte à la fois de fermeté et de bienveillance; figure qui a du caractère; ses cheveux sont poivre et sel; sa bouche est volontaire; ses lèvres sont d’un rose tout à fait charmant. Il croise les bras et, de la main droite, tient un bréviaire à couverture écarlate. Il est assis dans un fauteuil de noyer recouvert d’un tissu ou d’un cuir vert. Non signé. Probablement l’œuvre d’un peintre anglais de Montréal, peut-être Duncan.L’abbé CHOQUET, vicaire à Longueuil, prétend que c’est une œuvre de Dulongpré. Ciboire en argent doré réalisé à Paris entre 1684 et 1687. Auteur inconnu. Appartient à la fabrique de la Nativité de la Sainte Vierge Marie. Ampoules aux saintes huiles réalisées à Paris par Alexis Porcher vers 1753-54. Calice réalisé par Laurent Amyot pour La Prairie et payé 17 louis en 1801. Porte trois fois la marque LA. Bénitier en argent dans le style de Laurent Amyot. Malgré certaines ressemblances et bien qu’un orfèvre non identifié ait réalisé un bénitier pour La Prairie en 1795, l’absence de poinçon ne nous autorise pas à lui attribuer cette œuvre avec certitude. Maître-autel en bois sculpté de Paul Jourdain dit La Brosse. Réalisé pour l’église de Longueuil il permet d’imaginer l’ampleur du retable que le même Jourdain façonne pour La Prairie entre 1736 et 1747. Ostensoir en argent doré, œuvre de Claude Ballin, orfèvre à Paris et donné aux Jésuites de La Prairie en 1667-68. Fut transporté lors de nombreux déplacements de la mission St-François Xavier où il se trouve encore. ...
L'Ordre de Bon Temps
         Le dimanche 14 février dernier avait lieu un déjeuner familial organisé conjointement par la SHLM et les Chevaliers de Colomb de La Prairie. Nous pensions alors pouvoir atteindre les trois objectifs suivants : gonfler quelque peu les coffres de la Société; fournir aux membres et aux amateurs d’histoire une occasion de se rencontrer et d’échanger; faire connaître la SHLM aux gens de La Prairie. Le tout fut couronné de succès. En effet 322 déjeuners furent servis (240 adultes et 82 enfants), ce qui nous a permis de réaliser un profit net de 280,00$. De semblables expériences vécues par d’autres associations avaient démontré qu’il s’avérait plus rentable financièrement de servir plus de 400 déjeuners, au détriment cependant de la qualité des discussions entre les personnes présentes, vue l’exiguité de la salle. Ces échanges furent d’autant plus nombreux et fructueux, stimulés qu’ils étaient par la présence d’une mini-exposition fort bien animée et présentant maquettes, brochures et livres. Peu nombreux sont ceux qui sont restés indifférents au charme communicatif des Favreau, Désy et Sawyer.          Une telle réussite est redevable a bien des gens. Sans pouvoir les nommer tous, mentionnons les 5 membres de l’exécutif et les conjoints de 3 d’entre eux ainsi que les “Aînés de la Société”.          Mentionnons également la collaboration des Sonnor qui ont accepté de racheter le surplus d’aliments. Ce geste nous a permis d’acheter en quantité suffisante pour parer à toute éventualité tout en évitant de “manger” nos profits.      Au cas ou l’un de nos lecteurs serait intéressé à organiser semblable déjeuner chez lui, le comité organisateur fournit avec plaisir la liste de ce qu’il lui faudra : 40 kgs de bacon 65 douzaines d’œufs 11 kgs de farine 34 litres de fèves au lard 25 litres de crêpes 45 pains 17 gallons de breuvage à l’orange 9 litres de sirop de table 2,3 kgs de café 360 godets de lait et tout un assortiment d’articles tels que nappes de papier, bâtonnets, ustensiles de plastique, sachets de sucre et de confiture… et beaucoup de courage. Bon appétit! ...
Feu Benoît Brossard
En mars damier la Société perdait l'un de ses membres les plus valeureux. Bien que l'hommage posthume ne sache jamais effacer les chagrins, la valeur du disparu oblige l'éditeur à un effort mérité. Les propos qui suivent sont tirés d'un article paru dans Le Reflet du 10 mars dernier et signé par J.E. Rochette f.i.c. grand ami du disparu. Benoît Brossard est décédé dans sa 80e année. Après d'excellentes études à l'Académie Saint-Joseph il obtint un emploi à la Banque d'Hochelaga où il devait demeurer jusqu'à sa retraite. Après un séjour de quatorze ans comme gérant de la succursale des Iles de la Madeleine il devait revenir à La Prairie pour y terminer sa carrière. Membre actif de la SHLM depuis nombre d'années, il était le trésorier du comité des "Aînés de la SHLM'' et il s'acquittait de ses fonctions avec une rare compétence. En Benoît Brossard la ville de La Prairie perd l'un de ses plus brillants citoyens. Il était l'intégrité même ; son nom était synonyme de bonté, de charité, de droiture, de simplicité et de vraie valeur. On ne le dira jamais assez Benoît Brossard n'est plus, mais son souvenir demeurera impérissable chez tous ceux qui ont connu son grand coeur et bénéficié de son amitié. ...
Le futur au présent
A l'occasion du premier numéro du Bastion en début d'année, nous avions fixé quelques grands objectifs à atteindre pour 1982. A peine 6 mois plus tard, certains de ces buts sont déjà dépassés. Ainsi le nombre des membres est-il passé de 65 à 115. A quoi attribuer un succès si éclatant? Soulignons d'abord l'excellent travail du comité Horizons Nouveaux qui a su communiquer à tous les visiteurs la chaleur du Vieux La Prairie. Plusieurs groupes de l'an passé reviennent nous visiter de nouveau. Ajoutons à cela le dynamisme du comité de généalogie qui par ses publications et son exposition de la Semaine de l'Histoire a suscité un intérêt remarquable dans la région. Aussi la publication du Bastion permet à la SHLM une plus grande cohésion dont on pourra davantage apprécier les effets dans les mois à venir. Enfin le déjeuner de la St-Valentin aura tracé la voie à des retrouvailles essentielles au partage d'idées communes. Chacun aura remarqué l'assistance de plus en plus nombreuse à chacune de nos conférences. Un de nos membres, Viateur Robert, a publié son premier volume. Il reste encore beaucoup à faire. Mais c'est avec beaucoup d'optimisme et d'enthousiasme que le nouvel exécutif envisage son mandat. Déjà nous nous sommes réunis pour former le prochain Conseil Général. L'année qui vient devrait nous permettre d'atteindre les objectifs suivants:   1.Réunions et assembleés: au moins deux assemblées générales dont l'une est déjà prévue pour le 15 sept. 82. Nous entendons accorder encore plus d'importance cette année au Conseil Général qui se doit donc d'être complet et représentatif.   2. Réalisation de l'inventaire des biens de la SHLM.   3. Formation des comités suivants: Recherches Conférences Acquisitions Archives Comité des guides bénévoles: piloté par un groupe école. Comité des expositions avec mandat élargi. Comité d'accueil Comité de la bibliothèque   4. Poursuite du travail des autres comités. Comité de généalogie (de belles surprises à venir) Comité du Bastion   5. Plusieurs projets doivent aussi retenir notre attention. Mise en valeur de notre cartothèque. Semaine de l'histoire 83 Dossier archéologie Capsules didactiques Diffusion des connaissances Financement Membres Vie sociale Supervision de deux subventions du MAC: A. "Connais-tu LaPrairie ? 11 (destiné aux écoles) B. "Mise en valeur de l'arrondissement"   La sagesse laisse à penser que tout ce qui précède ne s'accomplira pas en un an. Chacun cependant détient sa part de responsabilité et nous accomplirons de grandes oeuvres dans la mesure ou l'esprit d'équipe dépassera la somme des promesses des talents individuels. D'ici là bon repos. Que l’automne permette à chacun de trouver dans la SHLM loisir, détente et ressourcement, tout en contribuant activement à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine. ...
Architecture - Maison Cuillerrier
La concession du terrain remonte à 1794, alors que Les RRPP Jésuites concèdent le terrain à Louis Bazinet. Il y bâtit une maison de pièces sur pièces ainsi qu'une grange. Joseph Guérin, dit Lafontaine ainsi que Joseph Decombre, dit Porcheron en sont les brefs acquéreurs jusqu'à ce que Robert Sheldon, chirurgien, bâtit, entre 1807 et 1825, une maison de pierre, à pignons de colombages lambrissés de planches verticales et un toit couvert de bardeaux de cèdre. Une partie de la maison est utilisée comme "bureau de consultation". En 1825, Joseph Twiss, marchand et horloger fait l'acquisition de la propriété qu'il partage deux (2) ans plus tard avec son frère Austin; l'ancien bureau de consultation devient alors une boutique. Lors du grand feu du mois d'août 1846, la maison subit de sérieux dommages, ainsi que la plupart des maisons du bourg. Joseph Tremblay achète la propriété en 1847. Il utilise la brique américaine pour rebâtir les pignons. Le toit aura une charpente plus simple, à chevrons et sera à nouveau de bardeaux percé de quatre (4) lucarnes. L'ancien magasin deviendra un logement avec les années et conserve cette vocation encore aujourd'hui. En 1977, Monsieur et Madame R. Cuillerrier, alors propriétaires, décident de restaurer cette splendide demeure car le poids des années se fait sentir. La maison reprend alors les allures que lui avait conférées son propriétaire cent trente (130) années plus tôt. Depuis le coin des rues St-Georges et St-Jacques est devenu un centre d'intérêt des plus convoité.   ...
Éditorial - Small is beautiful…
         Il peut sembler bizarre qu’un petit bulletin voit le jour au moment où les grands noms de la presse écrite disparaissent sous la pression des média électroniques. Et pourtant “Le Bastion” est là pour rester. Attendu depuis longtemps il apparaît comme un lien privilégié entre les membres de la SHLM. Tout à la fois soutien inébranlable de la défense de nos intérêts, place publique sur laquelle coexistent les opinions les plus diverses et témoin de la réalité et des aspirations de notre organisme; “Le Bastion” témoigne par sa seule parution de l’étonnante vitalité de notre groupe. Avec le temps et l’expérience il prendra un visage plus finement ciselé, et, sans doute, les chercheurs, généalogistes, cartographes, ethnographes et autres tentés de fondre leurs idées au creuset du Bastion se feront bientôt plus nombreux. Quoi qu’il en soit l’éditeur s’engage à maintenir le pouls du nouveau-né à un rythme convenable, à corriger sa croissance au gré des critiques et à lui infuser dans tarder tout le sang nouveau qui s’offrira.          Enfin la qualité des textes et le respect des objectifs poursuivis par la Société auront toujours préséance sur la quantité. Le pamphlet et la diatribe sont exclus et à jamais. Et si un jour l’on répand que ce bulletin est devenu grand, c’est sans doute qu’il aura su rester petit. ...
Élection
La Prairie, 20 juin 1982 Bonjour chers membres,          J’ai le plaisir de vous communiquer la composition du nouvel exécutif de la Société Historique de La Prairie de la Magdeleine. Etant donné qu’une seule candidature a été reçue pour chacun des postes à combler, il n’a pas été nécessaire de tenir des élections.          Le nouvel exécutif de la SHLM se compose donc comme suit : Président : Monsieur André Taillon 1er vice-président : Monsieur Michel Létourneau 2e vice-présidente : Mme Patricia McGee-Fontaine Secrétaire : Monsieur Jules Sawyer Trésorier : Monsieur Robert Mailhot          Je félicite mon nouvel exécutif et lui souhaite tout le succès désiré dans les projets qu’il entreprendra pour l’année qui vient. Denise Roy-Mailhot Présidente d’élections          Au nom de tous je remercie Benoît Morin pour les multiples services rendus à la Société.  Benoît quitte La Prairie pour un coin du Québec où l’air est meilleur. Je souhaite au “gentleman farmer” beaucoup de succès dans sa nouvelle vie et des joies sans bornes. André Taillon, président ...
Hommage à Nouveaux-Horizons
         L’équipe du Bastion tient à rendre ici un hommage particulier au groupe des “Aînés” de la SHLM (Nouveaux Horizons). Dix personnes qui pendant dix-huit mois se sont rendus coupables du péché de l’amour de La Prairie; une faute si impardonnable ne peut être passé sous silence. Certes il y a bien à la SHLM de jeunes universitaires qui, férus de leurs diplômes, causent de mise en valeur, d’archéologie, de vocation touristique et tiennent un langage parfois bien complexe. Mais la passion des “Aînés” est d’un autre ordre, ils parlent du cœur, l’œil brillant ils font revivre le La Prairie de leur jeunesse, ils sont les derniers déposants de souvenirs vivaces et excitants. La source de leur science est dans le passé de chacun d’eux; en cela ils nous sont indispensables, leur apport est inappréciable. Et ceux qui croient en sourdine que l’histoire est une science, devront se rappeler que là comme ailleurs, “le cœur a ses raisons que la raison ne peut comprendre”. Merci aux “Aînés”. ...
Chercheurs recherchés
L'histoire qu'on écoute suscite parfois de l'intérêt, mais seule l'histoire qu'on apprend à partir de recherches personnelles peut faire naître la passion. Aussi "Le Bastion" croit innover en offrant à ses lecteurs un encart spécial constitué d'une copie authentique d'un document historique original et inédit. Faites-en la collection et utilisez-les comme des outils privilégiés de l'historien.   Le présent numéro du Bastion et les deux suivants vous permettront de rassembler la liste complète des soldats composant les treize compagnies du Régiment Royal-Roussillon venus en Nouvelle-France au printemps de 1756. Scrutez ces noms avec attentions, vous y retrouverez peut-être un ancêtre ! État du Bataillon de Royal-Roussillon                  Infanterie Compagnie des grenadiers de Poularies… M. de Poularies Capitaine M. LeFebvre Lieutenant M. DeMarnet Lieutenant en 2d Noms et Surnoms des Sergens, Haute-payes et Soldats François Carnir dit Corbiere, Sergent, 39 ans Pierre Baillos dit Joyal, Sergent, 33 Dominique Mondy dit Léveillé, Tambour, 25 Pierre Laduye dit Jolycoeur, Caporal, 33 André Cros dit Deslauries, Caporal, 35 Lucien Barre dit Million, Caporal, 29 Nicolas Pierre petit Jean dit Sansoucy, Anspessade, 30 Fremy Charpentier dit Charpentier, Anspessade, 30 Pierre Perret dit Perret, Anspessade, 36 Boutamy dit Picard, 32 Alexis Lefebvre dit Laroze, 27 Louis Renaud dit Touranjoie, 28 Louis Anglade dit St-Louis, 27 Joseph Cheusse dit Vadeboncoeur, 30 Pierre (Lamourd) dit Bourguignon, 32 Michel (Vanda) dit LaForge, 27 Antoine Teron dit Languedoc, 29 René Crosic dit Monferan, 25 Claude Estaque dit Besançon, 27 Jacques Tarrier dit LaVolonté, 29 Michel Vigue dit Pretaboire, 26 Benoît Henry dit Nancy, 26 Joseph Teron dit Lafontaine, 27 Guillaume Foulquier dit Lajoye, 25 Joseph Calvet dit Montplaisir, 27 Pascal Vié dit Bellair, 25 Jacques Baquet dit Latendresse, 26 Jacques Cros dit St-Gervais, 27 Nicolas Vouillard dit Tranchemontagne, 28 ans Jean Nicolas LeMaire dit Liberté, 25 Joseph Baussau dit Fleury, 26 Jean Veurmaut dit Belfleur, 21 Joseph Gely dit (St-Pozi ??), 20 Jacques Huguer dit R(B)oziers, 20 Jean Damvert dit St-Denis, 22 Jean-Baptiste Millou(n) dit St-Jean, 20 Nicolas Vilmain dit St-Nicolas, 22 Barthelemy (Calmot) dit Bivesatier, 20 Nicolas Mangou dit St-Louis, 24 Jean LaBarte dit LaBarte, 25 Pierre Toureille dit St-Pierre, 24 François Govel dit St-François, 19 Elie Fort dit LaSonde, 17 Pierre Trier dit Lavigueur, 20 Ignace Emard dit Valencienne, 22 Compagnie de D’Estou M. D’Estou Capitaine M. (   ) Privat Lieutenant M. (   ) Liebault Enseigne Noms et Surnoms des Sergens, Haute-payes et Soldats Charles Carbonnel dit Languedoc, Sergent, 32 ans Pierre Besou dit LaViolette, Sergent, 27 Pierre Labadie dit Lacouture, Tambour, 26 Louis Testory dit St-Louis, Caporal, 33 Joseph (Vernier) dit Lafleur, 32 Jean Bonnet Caporal dit Vadeboncoeur, 31 Guillaume Casagner dit Sansregret, Anspessade, 30 Joseph Galles dit Leveillé, Anspessade, 28 Jean Bergner dit Lajeunesse, Anspessade, 28 Joseph Farnous dit D’auphiné, 28 Pierre Monliar dit Bouché, 26 Pierre. Casaguiés (Casagner) dit Bonrencontre, 26 ans Pierre Caudy dit Roussillon, 22 George Tichaut dit St-Amans, 24 Jean Voir dit Bellair, 26 Jean de Fernat dit SansFaçon, 24 Jean Biguer dit St-Jean, 26 Thomas Labarde dit Serignan, 22 Pierre Noel dit Belamour, 21 Grégojre (Hue) dit Sansrémission, 22  (Aphordie) Cairot dit Cairot, 21 Etienne (Cournette) dit St-Etienne, 20 Antoine (Senegua) dit Ladouceur, 18 Remy Agoust dit Sansoucy, 18 Etienne Bessou dit Bessou, 18 Laurent Belegou dit St-Laurent, 23 Paul Louis (Sautel) dit Latuluppe, 19 Jean (Raconte) dit Francoeur, 19 Jean Saury dit LaBonté, 19 Nicolas Colin dit Colin, 18 Jean Gibert dit Lafontaine, 19 Melchior Porc et dit Lajoye, 18 Thomas Cabaner dit Cabaner, 18 François Reul dit Belleroze, 18 Jean Guillaumet dit Beausoleil, 19 Antoine Roux dit (Printanier), 17 François Chaly dit Chaly, 18 Senior Roquefort dit Roquefort, 21 Jean Robert dit Deslauriers, 26 Jean Ducrod dit Ducrod, 18   (…….) Indique une calligraphie difficile à lire. Ces noms sont tirés d’un microfilm des Archives Publiques du Canada Cette retranscription est due au travail de Gaétan Bourdages et d’André Taillon. ...
Nos églises… (suite et fin)
Voici la seconde et dernière partie de la liste des artisans de la première église de pierre construite à La Prairie en 1705. La première partie a déjà paru dans le précédent numéro de ce bulletin. Laflèche – forgeron ? 1725-27 Laperle – menuisier 1726 Laramée – forgeron 1694-1720 Lavigne – maçon 1743 LeBer Jeanne – broderie, tapisserie 1717 Leblanc Augustin – architecte 1840-41 Leclerc Pierre – forgeron 1809 Lefebvre Pierre – ? 1690 LeNoblet – peintre ? 1717 Liébert – sculpteur 1770-72 Longtin – charpentier 1740 Maillet Gilbert – maçon 1702-05 Marassé – peintre 1800 Martin – couvre en bardeau 1758 Pacoult – marchand 1694 Perras – menuisier 1816 Polonceaux – orfèvre 1797-1804 Ranzard – menuisier 1783-84 Rolland – menuisier 1749-50 Sare – maçon 1725 Soeurs (C.N.D.) Mtl et Laprairie 1695-1816 vêtements liturgiques Ibidem – dorure 1750 Tavernier – façon de la boule du clocher 1816 Troge Charles – bois et métal 1761-1801 ...
Pour vous servir
André Taillon A la présidence depuis un an, il était de l’exécutif depuis quelques années déjà. Tout ce qui est humain l’intéresse et particulièrement les nouveautés. Esprit curieux et dynamique, fertile en idées futuristes, il voudrait que ses journées aient vingt-cinq heures… Jules Sawyer Pionnier de la première heure, il était là de tout temps. D’une disponibilité à faire rougir les politiciens, son bon caractère et son sens de la diplomatie permettent souvent à l’exécutif d’essuyer en douceur les petits orages. Et parlez-lui un peu de sons sens de l’humour ça le fera sûrement rire. Patricia Fontaine Personnage déjà fort connu. Elle était du premier groupe des mordus de la généalogie. La classification et la photocopie du Fonds Elysé Choquet devaient la rendre célèbre à jamais. De retour après une année de repos, elle travaille actuellement à une série de cartes précieuses sur les terriers. Michel Létourneau Un des architectes de la Société. Encore étudiant il travaillait à une volumineuse recherche sur l’architecture du “Vieux La Prairie”, document qui devait servir de pièce maîtresse au dossier de déclaration de l’arrondissement historique. Esprit brillant, il adore les vieilles maisons et les vieilles gens, et lorsqu’il dit qu’il ne reviendra pas à l’exécutif il suffit de lui rappeler qu’on a besoin de lui pour qu’il reste. ...
Robert Mailhot
Respectez-le puisqu’il détient maintenant les cordons de la bourse. Homme d’une grande rigueur scientifique et d’une logique implacable, il adore l’histoire parce qu’elle lui permet d’explorer de nouvelles avenues du savoir humain. Adressez-vous à lui comme un ordinateur, utilisez le bon langage et l’expression juste et vous recevrez instantanément une réponse (pas nécessairement la bonne)… ...
La mesure de vos connaissances
Répondez correctement aux questions qui suivent et expédiez vos réponses (avec vos noms et adresse) à l'adresse suivante: Société historique de La Prairie a/s Le Bastion C.P. 131 La Prairie (Québec) J5R 3Y2 prix : Les meilleurs répondants recevront une photo (8 X 10 NB) du vapeur Laprairie et la liste des noms apparaîtra dans le prochain envoi de ce journal.   1.- Qui fut le premier maire de La Prairie? 2.- Nommez un artiste-peintre du XVIIIe siècle originaire de La Prairie. 3.- Quel nom portait le quai où accostaient les vapeurs? 4.- A quand remonte la construction de la première église de bois? 5.- Qui a été le premier chirurgien-major du Régiment de Maisonneuve? 6.- Quelle est actuellement la plus vieille construction de La Prairie encore habitée? 7.- Qui fut chargé d'administrer au XIXe s. les biens des Jésuites seigneurs de La Prairie? 8.- En quelle année le "vieux village" a-t-il été déclaré "arrondissement historique? 9.- Qui a sculpté le chandelier pascal encore en usage à l'église de la Nativité? 10.- Quel âge aura en septembre prochain votre Société historique? ...
Récentes acquisitions
Sensibles à la bonne organisation de la Société et à son vaste rayonnement, plusieurs songent à lui confier des volumes ou documents anciens depuis longtemps jalousement conservés dans leurs familles. D’autres encore, soucieux d’enrichir une bibliothèque encore toute neuve, font don des dernières parutions dans le vaste champ de l’histoire locale et régionale. Voici donc une liste non exhaustive des plus récentes acquisitions; prière de nous signaler des oublis possibles : Inventaire préparé par Mme Héléna Doré-Désy. Liste partielle : Généalogie Titres Donateur Généalogie Robert Bisaillon Mariages de Ste-Clotilde Mémoires de la Société de Généalogie Can.-fr. Viateur Robert Généalogie de Alphonse et Mary Hobson-Brossard André Taillon Mariages du Comté de Laprairie 1751-1972 Patricia Mc-Gee Fontaine Mariages du Comté de Napierville Mariages de St-Joachim de Chateauguay 1736-1963 Héléna Doré-Désy Mariages de LaPrairie Benoît Pontbriand La Grande Recrue de 1653 Me Gérard Péladeau Mariages de Boucherville Chambly, Verchères, Contrecoeur St-Aimé (Cté Richelieu) Beloeil, St-Mathias, St-Bruno Verchères, Varennes, Rouville St-Césaire (Cté Rouville) St-Charles sur Richelieu, Marieville, Pointe-aux-Trembles Les “Aînés” de la SHLM Dictionnaire National des Can.-fr. Drouin, les 3 volumes Mariages de Notre-Dame de Montréal. 2 volumes Histoire et Généalogie des Acadiens par Bona Arseneault 6 volumes Le Complément du Dictionnaire Tanguay, 1 volume.     (suite au prochain numéro) ...
Congrès à l’automne
Après dix ans la Société atteint sa maturité. Malgré l'épreuve du temps, nombreux sont les problèmes demeurés sans solutions. De plus un inventaire des biens de la Société s'impose, après deux vaines tentatives il faut absolument savoir ce que la Société possède. Enfin le prix T.A. Brisson doit se trouver un récipiendaire et puis un dixième anniversaire ça se fête en grand. Aussi l'éditeur de ce bulletin a-t-il pensé proposer à TOUS LES MEMBRES de la Société une journée de congrès dès l'automne prochain: ce serait là l'occasion de dresser ensemble la liste de ce que possède la Société, de trouver ensemble des réponses à certaines difficultés de fonctionnement, de choisir ensemble le ou la récipiendaire du prix T.A. Brisson et enfin de fêter ensemble nos dix ans. Qu'en pensez-vous? ...
Quatrième de couverture - Emplacement des églises
Travail exécuté par Michel Létourneau, archtiecte ...
Le Bastion
Juillet 1982 "Le Bastion" Bulletin officiel de la Société historique de LaPrairie de la Magdeleine. C.P. 131 LaPrairie P.Q. J5R JY2   La parution de ce second numéro du Bastion n'aurait jamais été pensable sans la généreuse contribution monétaire des personnes suivantes: HORIZONS NOUVEAUX ROBERT MAILHOT HELENA DORE DESY Yvon Lacroix Mme Lucille Babeu Mme Hélène Ménard Mme Marguerite Lasnier m et mme robert lamoureux mme martine surprenant   Directeur: Gaétan Bourdages Rédaction: Gaétan Bourdages André Taillon Michel Létourneau Robert Mailbot Ernest Rochette Maquette: André Taillon Photos: G. Bourdages A. Taillon M. Bergeron M. Létourneau Dactylographie: Louise Péloquin Bourdages Xérographie: M. Bergeron f.i.c. Page couverture: Couvent des Soeurs de la C.N.D. Dessin à la plume réalisé vers 1898. ...
Membres actifs
B.-Taillon Marie-Reine Babeu Monique Barbeau André Barbeau René Beauregard Cécile Beauvais Guy Bertrand Florence C.N.D. Boismenu Albert Bonneterre Angéline Bourdages Gaétan Bourne Marguerite Bouthillier Alice Bouthillier Denise Boyer Denise Boyer-Godin Denise Brault Pierre Brisson Gervaise Me Brossard Mariette Brosseau Roland Centre cult. de Verdun Chouinard-Bouthillier L. Cote Jean-René Cote René F.I.C. Cote Suzanne Cuillierrier Réal Daigneault Robert Demers-Lamarre Lucille Deniger Pierre Deslippe Gaston Desrosiers Viviane Déziel Julien O.F.M. Dore-Désy Héléna Doucet Edouard Doucet Louise Dubuc-Favreau Berthe Duchesneau Madeleine Duclos Yves Dulude Jeanne Dumouchel Hélène Dupré Guy Favreau Paul Fontaine Albert Fontaine Patricia Gagnon Luc Gauthier Michel Geoffroy Jean Geoffroy Jeanna Girard Thérèse Gouin Léonard Guérin Madeleine Houde Claudette Juteau Jeanne-d’Arc Juteau Roland L’Heureux Jean L. Melançon Jacqueline Lacroix Yvon Lafaille Mary Lamarche Marcel Lamoureux Jean-Marie Lamoureux Lucille Laprotte Jean F.I.C. Latraverse Yves F.I.C. Lazure Laurent G. Lefrançois Lucien Lecavalier Léo Lefort Jocelyne Legault Léonie Legault Réal Létourneau Michel Lévesque Cécile Lussier Gilles Lussier Jeannine Mailhot Robert Martin Anne Martin Aurore Monchamp Jacques Monette Conrad Monette Germaine Montbriand Monique Moquin Alphonse Moquin Corrine Moquin Françoise Moquin Jacqueline Morin Benoit Oligny Marcel Patenaude J.Z. Léon Péladeau Gérard Péladeau-Longtin Éveline Péloquin Jude Curé Perron René Curé Racine Paul Rémillard Paul F.I.C. Renaud-Huymans Suzanne Robert Albertine Robert Viateur Rochette Ernest F.I.C. Rouillier Léo Roy Thérèse Roy-Mailhot Denise Saintonge Jean-Pierre Sawyer Jules F.I.C. Spénard Maurice St-Aubin Hubert St-James Gilbert Ste-Marie Alice Surprenant Alexis Surprenant-Barrette C. Surprenant-Laplante M.J. Taillon André Tessier Jean-Guy Tremblay Céline Vanlynseele Claire ...

Le Bastion, volume 1, numéro 1, janvier 1982

Nos églises...
Voici la liste des artisans de la première église de pierre construite à LaPrairie en 1705. Il s’agit ici d’un début, la suite paraîtra dans le prochain numéro de ce bulletin.   Agnier – menuisier (1692-1727) Amiot – serrurier 1705 Amyot, Laurent – orfèvre (1793-1801) Bau – menuisier (1704) Beaudin – charpentier (1718-1743) Beauregard – sculpteur ? 1723 Boucher, Antoine – forgeron ? 1824 Boucher, Michel – peintre et menuisier 1801-1804 Bourdon – menuisier 1816 Briard – menuisier 1743 Busson P. – potier 1689 (n’a pas travaillé à LaPrairie) Cailliez – fondeur de cloche ? 1771 Champagne, Maître – charpentier 1704 Chevallier – menuisier 1750 Couagne, Mr de – peintre 1711 Crépeau – couvreur ou ferblantier 1783 Cruischank – orfèvre 1787 Denoyers – menuisier 1726 Duchâtel – maçon 1809 Dufrêne – vitre et peinture 1809 Dulongpré, Louis – peintre 1820 Dupuy, X. – menuisier 1796 Durouzeau – forgeron 1747 Faiseret – orfèvre 1691 Foren A. – maçon ? 1691 Frolin – menuisier 1801-02 Goyette, Joseph – sculpteur 1832 Haguenier (Aguenier) – sculpteur 1721-1748 Hyérosme – menuisier 1591-92 Jérome – menuisier 1719 LaBrosse, Paul Jourdain dit – sculpteur 1736 ...
Architecture - Maison “Lavallée-Pommainville”
Maison “Lavallée-Pommainville” 336 à 342 rue St-Ignace, LaPrairie. 1975          Le terrain est concédé par les Jésuites, en 1756, à A. Cusson, maître farinier et demeurant au moulin à vent. Vers 1772, le nouveau propriétaire, Jean-Baptiste Cardinal y bâtit : “…une maison de bois sur solage et cheminé de pierre, une écurie et un four.” La maison aura ensuite plusieurs propriétaires dont : 1775- André Perras 1788- Jean-Baptiste Chabot 1796- François Bellefleur 1797- François Rolland, négoce 1800- Pierre Frolin 1813- Henry Polonceau, orfèvre 1836- Louis Hébert A ce moment, la vieille maison “menace ruine”. L’année suivante, M. Hébert la démolira pour y construire la maison actuelle. On mentionne la maison en 1842 alors que Hébert la vend à M. Roy Portelance. Cette superbe maison de deux étages est alors coiffée d’un comble éclairé par six lucarnes, le toit est couvert de bardeaux de cèdre, deux cheminées de pierre en chicane servent à chauffer cet imposant volume. La répartition des ouvertures est symétrique et le toit s’arrête à l’effleurement des murs. Les murs extérieurs sont lambrissés de planches verticales teintes ou chaulées. Son allure ressemblait à ce moment à une maison de la Nouvelle-Angleterre. Vers le dernier quart du XIXe s. l’apparence de la maison sera passablement modifiée lorsque sa vocation change pour devenir une auberge, comme d’ailleurs beaucoup de maisons dans le village à cette époque. On construira alors les larmiers du toit afin de protéger les galeries finement décorées dans l’esprit victorien en vogue à l’époque. On présume aussi que tout le cloisonnement intérieur y a été modifié. Avec les années, suite au déclin de la vie économique du vieux bourg, l’auberge sera transformée en un “quatre logements”, les galeries seront “modernisées”, les vieilles lucarnes disparaîtront ainsi que les cheminées de pierre. Les corniches pourries seront coupées…etc.. En 1978, Mme Lavallée alors propriétaire, l’ayant héritée de son père M. Pommainville, profite des programmes de restauration alors en vigueur pour redonner à ce patrimoine familial sa splendeur d’antan. Cette initiative fort louable vint enrichir notre arrondissement historique d’un de ses plus beaux éléments. ...
Prix T.A. Brisson
Soucieuse de stimuler la recherche et la diffusion de nouvelles connaissances sur l’histoire locale, la SHLM a créé le prix Thomas-Auguste Brisson. Cette récompense, dont la forme n’est pas encore définie, sera décernée à la fin de chaque année, par un comité préalablement constitué. Le ou la récipiendaire se sera particulièrement illustré(e) dans l’un des deux domaines ci-haut mentionnés. Toute candidature devra être parrainée par au moins deux membres en règle de ka Société. Et bien, au travail maintenant… ...
Finances
         Dans le but d’assurer son indépendance financière et de faciliter la réalisation de plusieurs projets en attente, votre Société a mis sur pied un projet de financement. Il s’agit d’un déjeuner familial organisé avec la collaboration des Chevaliers de Colomb de La Prairie. Il en coûte 2,50$ par personne, et les enfants moins de 12 ans ne déboursent que la somme de 1,00$. Le tout aura lieu : Déjeuner familial “St-Valentin” de la Société Historique de LaPrairie (SHLM) grâce à la collaboration des Chevaliers de Colomb (#4569) Dimanche le 14 février 1982 de 7h A.M. à midi Œufs – bacon – fèves au lard – rôties – crêpes – café – jus d’orange – à volonté – École Notre-Dame 444, rue St-Charles LaPrairie          En plus d’être une véritable aubaine et d’aider au financement de nos activités, ce déjeuner est l’occasion rêvée pour la Société Historique de se faire connaître auprès de plusieurs centaines de personnes. Afin d’assurer le succès d’une telle activité, nous avons besoin d’un coup de main. Si vous être prêts à “mettre la main à la pâte”, faites-le savoir au soussigné. Notre objectif de 800 déjeuners est réalisable si l’on se fie aux résultats obtenus par d’autres organismes précédemment. Donc c’est un rendez-vous ! Venez bouffer avec vos amis et fêter la St-Valentin avec nous ! ...
Généalogie
         Le Comité de Généalogie ayant travaillé dans l’ombre depuis sa fondation, est de ce fait très peu connu des autres membres de la Société Historique de La Prairie qui, sans aucun doute, ignorent le bien fondé de ce Comité et surtout ce que se membres ont produit depuis ce temps.          Tout d’abord, chacun de ses membres (environ dix) a fait la généalogie complète de sa propre famille, ce qui se traduit par un manuscrit d’environ 275 pages renfermant de trois à quatre mille noms ce qui représente en quelque sorte un travail très considérable.          Depuis quelques mois certains membres ont entrepris la tâche de produire la généalogie des familles les plus anciennes de La Prairie et ses environs, surtout les familles des premiers arrivants, en se basant sur les quarante premiers mariages qui ont eu lieu à La Prairie de 1670 à 1700.          A ce jour, vingt-cinq généalogies des premiers arrivants sont terminées (généalogie semi-détaillée) et environ soixante-quinze généalogies de familles arrivées après 1700 sont sur le point de l’être.          Dans quelque temps le Comité projette de tenir une exposition, probablement en avril, afin de, premièrement donner l’opportunité au public de venir voir ce que ses membres ont produit et surtout d’intéresser les membres et les non-membres de la Société de généalogie ; chaque membre du comité se fera un plaisir et un devoir d’assister chaque nouveau venu en l’initiant dans ce nouveau domaine et l’aidant dans ses recherches, ceci jusqu’à ce que ce nouveau chercheur soit en mesure de voler de ses propres ailes.          Le Comité a quelques autres projets en vue, mais il est encore trop tôt pour les rendre publics, étant encore au stade de l’étude.          Nous invitons tous les membres de la Société Historique de La Prairie à nous rendre visite lors de nos sessions de travail qui se tiennent le premier mercredi de chaque mois et les mardis des autres semaines, de 19 :50 hres à 22 :00 hres. ...
Royal-Roussillon
         A la demande des autorités municipales de La Prairie, une quinzaine de membres de la Société Historique de La Prairie de La Magdeleine se sont réunis en septembre dernier afin de proposer un nom pour la future municipalité régionale de comté qui doit regrouper 11 municipalités de la région. A l’unanimité, ces derniers ont retenu une suggestion de la S.H.L.M., soit le vocable de “Roussillon”.          C’est pour mieux faire connaître la pertinence de ce choix que la S.H.L.M. a organisé une conférence sur le sujet. Présentée par Gaétan Bourdages, elle eut lieu le 16 décembre dernier et remporta un vif succès.          En effet, grâce à un esprit de synthèse remarquable et dans un style clair et concis, Gaétan, en présentant l’historique du Royal Roussillon, a pu dégager le contexte économique, politique et militaire de l’époque. Il a aussi donné un aperçu des armes d’époque et des moyens de transport des troupes.          Mais surtout chacun a pu apprécier la façon dont Gaétan a fait revivre ces personnages. En se basant sur une correspondance abondante et en s’appuyant sur des images de qualité, il a dégagé les forces et les faiblesses de ces bâtisseurs, nous présentant tantôt leur quotidien, tantôt leurs réflexions.          Nous avons pu admirer également un fusil de chasse “Tulle” en usage chez les Canadiens en 1690 et qu’ont sans doute utilisé à l’occasion les soldats du Roussillon. C’est grâce à M. Jacques Denault, collectionneur de Boucherville, que nous avons pu apprécier ce rare bijou. Soldat des Compagnies Franches de la Marine          Il a aussi apporté un exemplaire d’un livre paru en 1809 et fort lu par les officiers de l’époque et qui rend hommage à la gloire et à l’honneur.          M. Denault s’est dit intéressé à présenter une conférence sur les armes anciennes dans un proche avenir.          Soulignons en terminant la présence des maires des onze municipalités ou de leurs représentant(e)s. Les députés des deux circonscriptions se sont également fait représenter.          La soirée s’est terminée autour d’une table bien garnie grâcieusment offerte par le Conseil de Ville de La Prairie. Chacun aura remarqué que la Ville n’aura pas ménagé ses efforts. En effet nous avons dégusté un “Cote du Roussillon” qui, ma foi, est un vin qui se défend fort bien. Drapeau d’ordonnance, bleu, rouge, vert et feuilles mortes          Voici un bref résumé de la conférence au profit de ceux n’ont pu y assister :          Mentionnons d’abord que Roussillon est relié au nom d’un régiment français qui s’est illustré pendant la guerre de Sept Ans (1756-63), Le Royal Roussillon, et dont le 2ième Bataillon s’est battu ici en Nouvelle-France.          Gaétan a d’abord bien cerné le contexte politique et militaire qui prévalait au milieu du XVIIIe S. en Europe et en Amérique du Nord. Même si l’empire colonial français s’étendait à l’ouest jusqu’aux Grands-Lacs et au sud jusqu’en Louisianne, il était bien fragile parce que trop étendu et mal défendu. La population française était alors de quelque 75,000 habitants alors que près de 1,300,000 Anglais étaient concentrés le long de la côte est entre le Maine et la Floride. Il était donc illusoire d’espérer conserver un tel empire avec si peu de gens.          Les difficultés internes n’étaient pas négligeables. Les rapports entre militaires Français et Canadiens étaient difficiles. La mentalité de colonisateur et de dominateur des premiers plus empressés à retourner en France qu’à rester ici, rendait laborieuses les plus honnêtes tentatives de collaboration. De plus, la vie quotidienne des troupes n’était pas de tout repos. Leurs effectifs limités les forçaient à se déplacer rapidement d’une région à l’autre et ainsi à parcourir souvent à pied de grandes distances en peu de temps, ce qui exigeait un grand effort physique. Elles n’étaient pas toujours bien nourries non plus. C’est dans ce contexte et dans ces conditions que devait opérer le Royal-Roussillon qui était surtout chargé de la défense du sud du Québec actuel. Ses quartiers d’hiver étaient d’ailleurs installés à LaPrairie pendant quelques hivers. Ses soldats et officiers se sont illustrés à la plupart des batailles qui ont eu lieu entre 1756 et 1760. Mentionnons entre autres les victoires de Carillon et de Ste-Foy et la défaite des Plaines d’Abraham. Bon régiment ? c’est celui en tout cas dont le pourcentage des soldats tués fut le plus faible. Enfin, après s’être illustré en Europe dans de nombreuses batailles, le Régiment fut dissous après la défaite française de 1940.   ...
À venir...
         M. Yvon Lacroix, qui est déjà venu nous parler des origines de LaPrairie de 1667 à 1697, viendra vers le milieu de février continuer à nous entretenir sur ce sujet inépuisable, tant les documents sont nombreux. Toutes les familles de LaPrairie pourront y reconnaître un ancêtre lointain qui, contre vents et marées, s’installa sur ces terres pour y fonder une famille et bâtir un pays. Malgré le climat, les guerres, ils tinrent comme de vrais entêtés et s’enracinèrent dans cette terre pleine de promesses.          M. Gaétan Bourdages, ex-président de la Société Historique de LaPrairie de la Magdeleine, poursuit une étude sur les églises de LaPrairie. Ayant eu accès aux archives de la paroisse de la Nativité de la Vierge, il donnera une causerie sur la première église de pierre (1705) et la suivante (1841). Il y illustrera les emplacements différents, l’architecture, et l’évolution de la paroisse primitive qui a donné naissance aux paroisses environnantes qui par la suite contribuèrent à l’expansion des premières familles. Cette étude accompagnée de documents, révélera certainement des aspects qui sauront nous faire apprécier notre petit coin de pays. ...
Nos effectifs
Avez-vous déjà renouvelé votre carte de membre ? L’année 1982 est amorcée et nous rappelle qu’il est maintenant temps de renouveler notre carte de membre de la SHLM. Le montant de la cotisation a été fixé à 10,00 $. Vous comprendrez que cette augmentation s’imposait afin de pouvoir contrer la hausse générale du coût de la vie et plus particulièrement celle vertigineuse du secteur postal. Vous savez probablement que depuis le début du mois, le coût d’un envoi de première classe passera de 0,17$ à 0,30$. Nous songeons aussi à la réalisation d’un bulletin avec parutions régulières au cours des mois qui viennent ; ce qui signifiera des déboursés supplémentaires. Nous ne doutons pas cependant que vous en apprécierez les résultats et que vous continuerez à appuyer sans réserve votre Société. Votre exécutif ...
Éditorial
Les années passent… janvier 1982 ! La SHLM existe depuis huit ans déjà. Si l’on regarde le chemin parcouru, il est suffisamment long pour alimenter nos réflexions et orienter nos agirs pour l’année qui vient. On ne peut comprendre le rôle que la SHLM a joué sans l’associer étroitement à la création de l’arrondissement historique. Si la fondation de notre Société a précédé de trois années la création de l’arrondissement, le développement de celui-ci a considérablement influencé l’action de celle-là. Si la création de l’arrondissement a eu pour effet de polariser les positions des citoyens, ou groupes de citoyens, elle a toutefois agi comme un élément stimulant. A l’occasion de nombreuses décisions des divers paliers de gouvernement, la SHLM a dû prendre position et souvent, faire des recommandations. De même, sur le plan budgétaire, elle a bénéficié d’un édifice rénové au coût de quelques 85 000,00$ et de subventions directes de l’ordre de 20 000,00$. Ce contexte particulier a eu pour effet la mise en chantier de nombreux projets. Étant dotée d’outils qui font l’envie de tous, la SHLM se doit de réaliser les espérances que permettent tous ses moyens. Nous avons dû, pour une plus grande efficacité, refondre notre constitution pour la rendre plus souple et mieux adaptée aux exigences nouvelles. Pourtant le “membership” n’a pas augmenté. Au contraire. Si nous pouvons nous féliciter de la présence de nouveaux membres et de nouvelles ressources, nous devons en regretter plusieurs autres qui, selon le concours des événements, ont pris leurs distances. Par ailleurs, nous sommes sollicités par de nombreuses personnes en droit de bénéficier des fruits que doivent produire les énergies investies. On pourra se rappeler notre soirée d’élections de juin dernier. Chacun sentait bien le poids que pouvait constituer la présidence. Mais est-ce normal ? En d’autres termes, si un partage de tâche équitable était réalisé ne serions-nous pas moins écrasés, plus efficaces et plus encouragés ? Le problème n’est pas nouveau. Il existe depuis plusieurs années. Il devient impérieux de le résoudre et chacun doit s’interroger. L’année qui vient nous apporte de nombreux projets. Les capsules didactiques seront installées, nous devrons poursuivre nos démarches pour obtenir des fouilles archéologiques, le groupe Nouveaux-Horizons terminera son mandat, il faudra donc mettre sur pied un autre comité pour l’animation du Vieux Marché, l’exposition est à renouveler, les coffres sont à engraisser, nous devons collaborer à un plan de mise en valeur de l’arrondissement. Plusieurs membres avec les années, ont accumulé de l’information inédite. Nous devons cette année accentuer la diffusion de nos connaissances. Mais surtout nous devons nous assurer d’un fonctionnement harmonieux de nos activités fondamentales. Ce sont d’abord ces activités qui donnent vie à la Société. On ne doit rien prendre pour acquis ni allant de soi. Il n’y a pas de miracle. Chacun doit y aller de ses efforts, de sa disponibilité et de sa créativité. C’est sans aucun doute à ce niveau que sont les plus grandes exigences et d’autant plus héroiques qu’elles personnelles et effacées. Chose certaine nous avons besoin de vous tous ! Mais ne sont-ce pas là les défis que rencontre chaque organisation bénévole ? Puisse la nouvelle année multiplier sans cesser pour chacun toutes les joies du cœur et vous combler au-delà de vos espérances. ...
Sault Saint-Louis et d’une partie de l’île de Montréal – Dressée par Champlain
Légende A. Petite place que je fis défricher. B. Petit étang. C. Petit îlot où je fis faire une muraille de pierres. D. Petit ruisseau où se tiennent les barques. E. Prairies où se mettent les sauvages quand ils viennent en ce pays. F. Montagnes qui paraissent dans les terres. G. Petit étang. H. Mont Royal. I. Petit ruisseau. L. Le sault. M. Lieu où les sauvages passent leurs canots par terre du côté du nord. N. Endroit où l’un de nos gens et un sauvage se noyèrent. O. Petit îlet de rochers. P. Autre îlet où les oiseaux font leurs nids. Q. L’île aux hérons. R. Autre île dans le sault. S. Petit îlet. T. Petit îlet rond. V. Autre îlet demi-couvert. X. Autre îlet où il y a des oiseaux de rivière. Y. Prairies. Z. Petite rivière. 2. Iles assez grandes et belles. 3. Lieux qui se découvrent quand les eaux baissent, où il se fait un grand bouillonnement. 4. Prairie pleines d’eaux. 5. Lieux fort bas et peu de fond. 6. Autre petit îlet. 7. Petits rochers. 8. Ile Sainte-Hélène. 9. Petit îlet dégarni d’arbres. 10. Marécages dans le grand sault. ...
Le Bastion
Janvier 1982         “Le Bastion” Bulletin officiel de la Société historique de LaPrairie de la Magdeleine. C.P. 131 LaPrairie P.Q. J5R 3Y2   La publication de ce premier envoie du bulletin “Le Bastion” n’aurait jamais été possible sans la généreuse contribution monétaire des personnes suivantes : Albert Boismenu Claudette Houde Laurent Houde André Taillon   Directeur : Gaétan Bourdages Robert Mailhot André Taillon Jules Sawyer Viateur Robert Michel Létourneau   Photos : M. Spénard M. Létourneau   Dactylographie : Louise et Gaétan Bourdages ...

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