À l’initiative de la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine six nouvelles plaques commémoratives seront installées en juin 2007 sur autant de bâtiments de l’arrondissement historique. Nous vous présentons ici les textes de ces différentes plaques.

Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge

Construite entre 1840 et 1841 selon les plans de Pierre-Louis Morin, l’église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge est la troisième du bourg de La Prairie, après une chapelle (1687) et une première église de pierre (1705).

Dès 1855, l’église doit recevoir une nouvelle façade et un nouveau clocher, le tout réalisé d’après des plans de John Ostell, l’ouvrage est complété par Victor Bourgeau. Ce dernier conçoit aussi le décor intérieur, exécuté entre 1865 et 1866, en collaboration avec des artistes de renom.
 

Le Vieux Marché

Construit en 1862 par la Municipalité, ce bâtiment public abrite à l’origine au rez-de-chaussée, un des premiers marchés couverts au Canada, à l’étage, la Société littéraire animera une salle de rencontre et une « chambre de lecture » jusqu’en 1878. Au fil des ans, les usages se multiplient, l’endroit étant tour à tour : étal de boucher, caserne de pompiers et de police, théâtre, siège de la fanfare, de la cour de justice, du conseil de comté et du conseil municipal. Depuis 1976, la Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine occupe le rez-de-chaussée, et le théâtre est toujours situé à l’étage.
 

L’hospice de la Providence

En 1846, les Soeurs de la Providence de mère Émilie Gamelin fondent un hospice dans une maison de pierre de trois étages ayant appartenu à la veuve Leborgne. La maison était alors située à droite, sur l’emplacement actuellement vacant. Les soeurs s’occupent des pauvres, des malades, des enfants et des personnes âgées. Les bâtiments sont la proie des flammes la même année, puis ils sont reconstruits en 1847.

Une annexe (1868) et une chapelle en pierre (1881) viennent ensuite s’ajouter à l’imposant complexe que l’incendie de 1901 a détruit, à l’exception de la chapelle ; cette plaque est apposée sur le mur même de la façade d’origine construite en pierre bosselée.

L’hospice est rebâti l’année suivante ; il sera agrandi par la suite au moins à quatre reprises. Il est vendu et devient la Résidence la belle époque en 1987. Les Soeurs de la Providence quittent alors La Prairie