Le temps qu’il fit sur mon pays

Le temps qu’il fit sur mon pays

Notre époque vit de nombreux débats sur le réchauffement climatique et les caprices de la météo. Le lecteur sera heureux de constater que, de tout temps, le climat a manifesté ses sautes d’humeur et souvent surpris nos ancêtres dont les outils de prévisions météorologiques étaient plutôt rudimentaires. À preuve, ces extraits du journal La Minerve de 1828 :

Le 7 février 1828 : « Depuis deux jours nous avons un dégel considérable accompagné de pluie. La neige a disparu en plusieurs endroits, et on craint pour les traverses Il s’agit du pont de glace qui relie La Prairie à la Pointe-Saint-Charles. si ce tems continue. Celle de Laprairie passe pour être dangereuse. »

Le 4 août 1828 : « On nous écrit de Laprairie que Vendredi dernier un orage violent accompagné de grèle et de tonnerre, a causé des dommages considérables dans cette paroisse, ainsi qu’à la Tortue Aujourd’hui un secteur de la ville de Delson. et à St. George. On dit que la grèle était d’une grosseur extraordinaire, et poussée par un vent si impétueux, que toutes les vitres exposées du côté de ce vent et qui n’étaient pas défendues par des contrevents, en ont été brisées. Les moissons ont souffert un tort irréparable, et on a observé jusqu’à des pieds de bled d’Inde coupés nets par des gros grains de grêle dont la plus grande partie était de figure triangulaire. En mai 1986, une violente tempête de grêle (certains grêlons atteignent 8 cm) s’abat sur la région de Montréal et cause des dommages évalués à 15,5 millions de dollars. Un homme a été tué par la foudre à la Tortue. »