Yves Des Noyers

Nicole Lamer

Christ-Roi de La Prairie

23 juillet 1977

Réal Lamer

Gisèle Livock

Rolland Des Noyers

Ghislaine Hamel

Saint-Michel de Rougemont

26 juin 1952

Donat Hamel

Cécile Allard

Pierre Desnoyers

Éliane Beaulieu

Sainte-Angèle de Monnoir, cté de Rouville

24 octobre 1911

Pierre-Euclide Bertrand dit Beaulieu

 

Adélina Nadeau

Joseph Desnoyers dit Demaray

Axilda L’Homme

Sainte-Brigide D’Iberville

3 novembre 1874

Joseph L’Homme

Marguerite Cyr

Jacques Desnoyers dit Demaray

Julie Benoit dit Livernois

Sainte-Brigide D’Iberville

19 janvier 1846

Joseph Benoît dit Livernois

Julie L’Oiseau

Jacques Desnoyers dit Demaray

Agathe Lapré

Saint-Jean-Baptiste, cté Rouville

4 novembre 1806

Frédéric-Christian Lapré

Marie Carle dit Bellegarde

Pierre de Noyer dit Demaray

Marie Josette Cochon

Saint-Joseph de Chambly

19 août 1771

Charles Cochon

Marie-Françoise Dion

Pierre Desnoyers dit Demaray

Marie-Josephte Létourneau

Saint-Joseph de Chambly

5 juin 1737

Bernard Létourneau

Hélène Paquet

Jean Desnoyers dit Demaray

Marie-Thérèse Ménard dit Lafontaine, veuve de Jean-Baptiste Deniau

Saint-Antoine de Longueuil, 29 février 1724

marié à la Gaumine en 1709.

Réhabilitation à Sainte-Famille de Boucherville le 28 février 1724.

Jacques Ménard dit Lafontaine

Catherine Forestier (Fortier) de Mervent, arr. de Fontenay-le-Comte, Poitou (Vendée), France.

Mariage à La Gaumine (en France, sous Louis XIII et XIV). L’instigateur de ces épousailles improvisées est un certain Gaumin qui « se présenta devant son curé avec sa promise et deux témoins. Les deux amants exprimèrent, devant leur curé et les témoins, leur consentement matrimonial et s’en retournèrent chez eux. Ils prétendirent ensuite qu’ils avaient satisfait au décret et qu’ils étaient régulièrement mariés. De là le nom de mariage à la Gaumine, rare en N.-F. Ceux qui suivirent Gaumin allongèrent encore la corde. Ils entraient dans l’église pendant une messe quelconque, se mettaient dans le même banc puis, au moment de l’Élévation, se donnaient la main devant les deux témoins qu’ils avaient amenés. Le mariage était sans autre formalité ».

Notre ami Rolland est né à Sainte-Angèle-de-Monnoir, comté de Rouville, le 11 janvier 1932, fils de cultivateur, benjamin d’une famille de 18 enfants. Il fit ses premières études à Sainte-Angèle-de-Monnoir. Il arriva sur le marché du travail en 1948 comme meunier à la Société Coopérative Agricole de Sainte-Angèle-de-Monnoir pendant cinq ans et gérant secrétaire pendant sept ans. Il arrive à La Prairie en 1961, y continue ses études à la polyvalente de la Magdeleine le soir, et ensuite au cégep de Longueuil en administration, gestion, droit et relations humaines. En 1960, il commence à travailler pour la compagnie Agrico Canada Ltée à Chambly pour une durée de vingt-deux ans. Il est représentant pour les ventes d’engrais chimiques et accède au poste d’assistant gérant. Son employeur lui paie des cours en marketing et en agronomie à Buffalo, NY, à l’Université d’Indianapolis et aussi à Sarasota, Floride. De 1982 à 1994, il est à l’emploi de William Houde Ltée comme vendeur d’engrais chimiques en province et de céréales de semences et fourragères. M. Des Noyers a une retraite très active depuis dix ans il fait partie de la chorale Chant O Vent de Candiac.

Jean Desnoyers dit Demaray

Après dix ans de recherches intenses, mon ancêtre Jean Desnoyers dit Demaray était d’origine inconnue. Connaissant la date de sa naissance, le sept septembre 1677, et celle de son décès, le six mars 1763, je consulte les archives disponibles au local de la Société historique, à la Bibliothèque municipale de Montréal et aux Archives nationales de Québec. Un jour, la Société reçoit de nouveaux livres sur les origines des Québécois (Indiens compris) provenant des Universités de Montréal et Québec.

Ce fut pour moi le vrai départ. Jean Desnoyers dit Demaray était bien mon ancêtre. J’ai ensuite consulté le registre sur les Indiens du Québec, j’y ai découvert son baptême. Le parrain avait pour nom Desnoyers, et l’enfant Jean était le fils de Meskarominit, ce qui veut dire Demaray en abénaquis, et de Colette, tous deux Indiens de la réserve de la Mission Saint-Joseph de Sillery à Québec.

Selon le Père Léo-Paul Hébert de Joliette, il est bien possible que le petit Jean ait été élevé par son parrain. J’ai visité la réserve indienne abénaquise d’Odanak à Pierreville, le tiers des Indiens portent des noms de blancs. Donc, pour Desnoyers, il n’est pas étonnant, disent-ils, qu’on entende Desnoyers dit Demaray.

J’ai communiqué alors avec plusieurs communautés religieuses, dont celle des Frères de l’Instruction chrétienne; ce fut le Père Adrien Pouliot, aumônier, 86 ans, archiviste-historien retraité, qui me servit de guide dans tous les registres des Églises et de la Cathédrale de Québec. Mais c’est aux Archives nationales que nous avons trouvé les registres des Indiens; notre petit Jean était bien là. Voici, traduit du latin par le père Pouliot, ce qu’on pouvait lire le 8 décembre 1677.

« Je Jacques Vauthier, j’ai baptisé sans les cérémonies un enfant abénaquis d’un jour né ayant comme père de Meskarominit, catéchumène abénaquis, et comme mère de Colette abénaquise, tous deux mariés. Le nom de Jean lui a été destiné. Les cérémonies furent supplées par après le 12 décembre. Le parrain fut le nommé Desnoyers. Le 12 décembre, les cérémonies ont été complétées. »

J’ai poursuivi mes recherches à Québec et aux environs et je n’ai trouvé qu’un seul Desnoyers, dont le prénom était Charle. Il était propriétaire terrien. Peut-être était-ce lui, le fameux parrain que je cherchais.

Pour finir, Jean Desnoyers dit Demaray s’est marié à Boucherville à Marie-Thérèse Ménard dit Lafontaine; de leur union naquirent huit enfants. Ils demeuraient dans le Rang Tremblay à Longueuil. Il était soldat de la Compagnie Levilliers, décédé et inhumé à Saint-Philippe le 6 mars 1763 à 86 ans.

PS : Ceci est le compte-rendu de mes recherches officieuses de l’année 1988.