Un grand voyageur, épris d’aventure!

BIBEAU, François, signait : «f bibaud» et «bibau», naquit entre 1632 et 1638 : le recensement de 1667 lui donne 35 ans et celui de 1681, 43! Le 10 avril 1656, par-devant Savin, notaire à La Rochelle, François Bibault, laboureur, demeurant à la Fond, près de La Rochelle, s'engageait à Arnaud Peré pour le Canada. La première mention de notre colon dans nos archives se trouve dans une action en dommage que lui intente Quentin Moral, le 15 septembre 1660. En 1662, il réside au Cap-de-la-Madeleine. Dans l'intention de fonder un foyer au Canada, il passe, le 29 octobre 1665, au Cap-de-la-Madeleine un contrat de mariage (gr. Latouche) avec Jeanne de Mérinne, fille de Jean et de Marie de la Haye, de Saint-Sulpice de Paris; mais le mariage n'eut pas lieu. Jusqu'à 1666, Bibeau avait habité la côte de Saint-Marc, mais le 6 avril de cette année, notre colon se fit concéder par le P. Fim1in, S.J. deux habitations de 2 arpents sur 40, l'une, côte de Batiscan, entre François Lory dit Gargot au S.-O., et Nicolas Rivard, au N.-E.; l'autre, côte Saint-Eloi, entre François Duclos au S.-O. et Jean Trotier, au N.-E. (gr. Latouche). Le 25 décembre suivant, il aliénait sa terre de Saint-Marc, également de 2 arpents sur 40 en faveur de René Blanchet; les voisins en étaient Pierre Ménard auS.-0. et Benjamin Anscau au S.-E. (gr. Latouche). François Bibeau, bien que propriétaire, louait ses services comme domestique chez Élie Bourdeau, en 1667 (recens., Sulte, Hist., IV, 69e). Le 15 janvier 1669 (gr. Vachon), à l'occasion d'un voyage dans l'ouest, il teste en faveur de Jeanne Chalifour, avec qui il passera à son retour un contrat de mariage (gr. Vachon, 29 oct. 1669). Retourné dans l'ouest, notre voyageur signe, avec Nicolas Perrot et Louis Jolliet, le 14 Juin 1671, la prise de possession du Sault-Sainte-Marie. Deux mois plus tard, le 17 août 1671, il épouse à Québec Jeanne Chalifour, mais c'est pour reprendre aussitôt le chemin des grands lacs. On sait qu'il était à Montréal en 1673, de retour de l'ouest et de nouveau en 1675. Jeanne Chalifou, femme Bibeau mourut vers 1679, car Boivinet fit élection de tuteur pour sa fillette, Marie Bibeau, le 10 avril de cette année. François Bibeau convola en secondes noces avec Louise Esnard aux Trois-Rivières le 17 novembre 1682 (contrat, Ameau, 9 oct.). Il habitait alors à St-François-du-Lac, où il avait reçu une première concession à l'île St-Jean le 1er mars 1680 (gr. Adhémar). Il avait pourtant demeuré à la seigneurie de Lintot (Bécancour), 1674-1681 : c'est là que le place le recensement de 1681 (Sulte, Hist., V, 75) avec 6 arpents de terre défrichés. Plus tard, on le rencontre à Nicolet (Région de Trois-Rivières, 7 mars 1689), à Batiscan 1691-98 et, finalement, derechef, à Saint-François-du-Lac, où il semble avoir fini ses jours vers 1712. Une sentence du Conseil Souverain du 3 juillet 1713 (VI., 639-640, cf. p. 436) statuait que Pierre Bibault serait «payé par préférence sur les biens de feu son père, de 300 livres, douaire de feu sa mère, et autres sommes qu'il justifiera avoir payé pour les funérailles de son père et pour tes fournitures durant sa dernière maladie». Enfants : Du premier lit : Marie. Du second lit : Huit enfants, Pierre, Anonyme, François, Nicolas, Jean-Baptiste, Simon, Marie-Anne, Joseph. Extrait de "Nos Ancêtres Au XVIIe Siècle, par Archange Godbout''

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