De nombreux artefacts amérindiens ont été mis à jour : d’abondantes céramiques Meadowood datant d’au moins 4 500 ans avant aujourd’hui ainsi que des pointes de flèches typiques de l’Archaïque. Il s’agit des plus vieilles pointes de flèche jamais trouvées à La Prairie. On a également découvert un foyer amérindien rue Sainte-Marie, aussi une petite figurine en terre cuite qui aurait orné la base d’une pipe et qui suite à des échanges entre les groupes amérindiens proviendrait de la région des Grands Lacs.

Pointe de flèche
Pointe de flèche de l'Archaïque.

Les sites fouillés abritent aussi des objets d’origine européenne. La rue Saint-Ignace a fourni un intéressant échantillonnage de la vie domestique au 17e siècle alors que sur la rue Sainte-Marie les artefacts de la vie domestique au 18e siècle s’y trouvaient en quantité appréciable.

La découverte de nombreuses bases de pieux ayant servi à ériger la palissade fortifiée est venue remettre en question le tracé déjà connu du fort original. Ces nouvelles données obligent à reformuler les hypothèses émises à ce jour. Il est certain que le périmètre réel du fort et son orientation diffèrent quelque peu du plan fait en 1704.

Figurine d'ours
Minuscule tête d'ours en terre cuite.

Inspirés par les résultats des fouilles effectuées il y a quelques années par l’archéologue François Grondin et en s’appuyant sur la plan établi par Charles Manuel en 1840, l’équipe de Brian Ross a également procédé à des sondages devant l’église actuelle afin de repérer de façon précise le périmètre de l’église de pierre construite en 1705. On peut désormais affirmer que, contrairement à ce qu’on avait toujours cru, le clocher de la première église de pierre n’était pas rattaché au bâtiment principal.

Enfin les archéologues ont poussé leurs observations jusque sur l’ancien site de Rose et Laflamme car il est éventuellement question d’y ouvrir l’ancienne rue Saint-Louis.

Bien qu’il ne s’agisse ici que de résultats préliminaires, on peut d’ores et déjà affirmer que la campagne de fouilles de l’été 2008 s’est avérée être des plus fructueuse. Le sous-sol du Vieux La Prairie est toujours aussi riche d’un immense potentiel archéologique.